Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
A la base le personnage du journaliste Franz Olivier Giesbert sorte de monsieur je sais tout de l’intelligentsia politique, m’est assez peu sympathique, aussi ai-je été étonné du succès de son polar « L’immortel » inspiré de l’histoire d’un parrain marseillais ayant survécu à 22 impacts de balles lors d'un réglement de comptes.
Aussi plutôt que gaspiller du temps à lire le livre, ai-je décidé de voir le film « L’immortel » réalisé en 2008 par Richard Berry.
Sans surprise, « L’immortel » commence par l’assassinat de Charly Mattei (Jean Reno) vieux caïd marseillais, fusillé par huit hommes dans un parking sous terrain du vieux port de
Marseille alors qu’il vient de déposer son fils en surface.
L’assassinat a été commandité par son vieil ami d’enfance, Tony Zacchia (Kad Merad) désireux de s’implanter dans le trafic de drogue, pratique contre laquelle s’est toujours défendu Mattei.
Mais assez miraculeusement Mattei survit et se remet peu à peu de ses blessures même si il gardera à vie une paralysie de la main droite.
Pendant que l’inspecteur intègre Marie Goldman (Marina Fois) s’intéresse contre l’avis de son supérieur peu combattif, de près à cette sanglante guerre des gangs, Mattei échappe à un second tueur
envoyé à l’hôpital et cherche aves ses adjoints Karim (Moussa Maasrki) Pat (Luchie Phan) et l’avocat Beaudinard (Jean-Pierre Darroussin) les auteurs de son agression.
Patiemment il remonte la piste jusqu’à son ami Zacchia désireux de s’associer avec le mafieux Aurelio Rampeli (Richard Berry lui-même).
La guerre des gangs est alors inévitable entre les deux hommes avec au milieu l’inspecteur Goldman qui compte les points.
Les morts pleuvent de chaque coté, alors que Mattei décide d’éliminer chacun des tueurs un par un pour assouvir sa vengeance.
Après un arrangement avec Goldman qui respecte également le sens de la famille, Mattei va même libérer son fils capturé par les sbires de Zacchia et règle ensuite ses comptes avec son vieux
rival.
Mais Goldman intervient in extremis, arrêtant Zacchia et mettant ainsi fin au règlement de compte entre voyous.
Aprés s'etre épargné Beuadinard également impliqué dans son agression, Mattei, usé et repus, s’achète donc une vie plus calme à l’écart des problèmes de gangsters.
En conclusion « L’immortel » est un polar au scénario ultra conventionnel (un truand qui revient pour se venger) servi par une violence écœurante.
Berry ne fait pas ici dans la dentelle et on assiste à une surenchère de meurtres, tortures et de courses poursuites hallucinantes en voitures/moto le long des routes ensoleillées des Bouches du
Rhône.
Au final, le film accumule les clichés dans un Marseille pour attrape gogo, avec des personnages caricaturaux (tueurs sanguinaires mais avec le sens de l’honneur, respectant la famille) , des
femmes objets particulièrement transparentes (Marina Fois sert de faire valoir) et encore pire des gangsters assez peu convaincants comme Kad Merad assez ridicule en parrain marseillais bègue ou
Joey Starr faisant son habituel numéro de gros bras dans une prison.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce mauvais polar ne m’a pas donné envie de lire le livre.