Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires

Avec Queen, nous chevauchons le temps et sautons les époques pour nous retrouver en 1991 avec « Innuendo » dernier album en date avant la mort de Freddy Mercury terrassé par le virus du
Sida.
Avec sa belle pochette illustrant une ambiance de cirque cosmique, « Innuendo » s’ouvre par le morceau éponyme, longue pièce progressive sombre aux intonations de guitares flamenco et
heavy rock surprenantes.
Surmontant tel un astre rougeoyant cet impressionnant édifice, vient le chant toujours formidablement inspiré de Freddy Mercury.
Le ton est toujours mélancolique sur le mid tempo « I’m going slightly mad » puis plus dynamique avec « Headlong » et ses grosse guitare hard rock.
On passe sans coup férir sur le trop facile « I can’t live with you » puis se recroqueville sur la douce ballade « Don’t try so hard » interprétée tout en douceur.
Mais Queen sait se faire encore flamboyant avec « Ride the wild wind » irrésistible tube heavy rock sur fond de grondement de moteurs et à un degré moindre « All god’s
people » aux puissants chœurs permanents.
L’intensité chute fortement sur « These are the days of our lives » doux et mélodique malgré un affreux son de synthétiseur puis « Delilah » qui déroule mollement ses trois
minutes trente réglementaires.
Queen redresse ensuite violemment la barre avec les riffs heavy de « The hitman » l’un des titres les plus hard de leur répertoire.
La fin de l’album arrive ensuite de manière sublime avec « Bijou » morceau élégant et triste marqué par le jeu de guitare prodigieusement lumineux de Brian May et « The show must
go on » chant d’adieu déchirant du grand Freddy Mercury au monde terrestre.
En conclusion, commencée timidement voir froidement, la chronique des albums de Queen révèle un groupe au talent protéiforme tout bonnement hors du commun qui n’a en rien volé son immense
renommée internationale.
Malgré un son de clavier souvent irritant, « Innuendo » est une œuvre crépusculaire de toute beauté marquée du sceau d’une grande tristesse sans doute due à l’issue tragique de la
maladie de Freddy Mercury, partie indissociable du génial binôme formé avec Brian May.
Queen quitte donc définitivement la scène mais en produisant une œuvre rock dont la haute qualité ne pourra pas laisser indifférent l’amateur de belles mélodies, de guitares élégante et vivante
et surtout de grande envolées vocales.
Un grand respect donc pour ce groupe dont la fin survint il y a vingt ans déjà.