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Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires

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Fantastic four, l'intégrale 1968 (Stan Lee, Jack Kirby)

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Les dernières intégrales des Fantastic four non encore chroniquées ici avec « Fantastic four, l’intégrale, 1968 » des inamovibles Stan Lee et Jack Kirby.

Le lecteur est immédiatement plongé dans le vif du sujet puisque le début de l’histoire reprend la trame ou le Penseur fou usurpant l’identité d’un scientifique, le professeur Santini, a rendu la Chose fou et incontrôlable alors que Richards cherchait justement un traitement pour le guérir de son apparence monstrueuse.

Tandis que Grimm déchaine sa force brute dans les rues de New-York, les trois autres fantastiques s’attaquent à la racine du mal, l’antre du Penseur, comme il se doit soigneusement protégé par un assemblage de pièges et d’androïdes qui bien entendu ne suffisent qu’à ralentir nos super héros.

Une intervention courageuse de Santini détenu en otage, permet à Richards de vaincre le Penseur avant de tomber sur la Chose en personne fermement décidé à tuer ses anciens coéquipiers !

Vacillant sous la puissance brute de son ami, Richards a encore une fois recours à un gadget technologique pour neutraliser la rage aveugle de Grimm.

Ce répit est pourtant de courte durée, puisque le Penseur bien que détenu en prison, parvient à activer son androïde le plus puissant pour attaquer de front le Baxter Building.

D’une taille colossale et doté d’un armement quasi inépuisable (force du même niveau que la Chose, gaz, électricité, absorbeur de chaleur, rayons désintégrant), l’androïde met à mal tous les FF renforcés pourtant par Grimm revenu à ses esprits, jusqu’à ce que Richards l’expédie dans la pratique zone négative pour s’en débarrasser.

Ebranlé par l’intensité de la menace et la grossesse de sa femme, Richards envisage de mettre un terme à l’activité des FF, mais une brusque apparition du Gardien, avertissant son groupe que le Surfer d’argent, une nouvelle fois déçu par les humains, va retourner son pouvoir contre la Terre.

Les FF affrontent donc leur ancien ami pour tenter de le faire revenir à la raison.

La bataille est comme on pouvait s’y attendre épique, avec projection d’énergie cosmique, zig zag à toute allure dan les airs avec la Torche et un contre un physique avec la Chose.

Lorsque l’armée américaine décide d’envoyer un missile experimental draineur d’énergie cosmique pour tuer le Surfer, les FF interviennet et sauvent leur ami, qui finit par reconnaitre son égarement.

On passe ensuite à l’une des ses aventures sans queue ni tête, visant sur la base d’une stupide méprise à provoquer l’affrontement de super héros de premier plan.

Ici, Daredevil pris par les FF pour un robot de Fatalis est attaqué.

L’homme sans peur, étant malgré ses immenses qualités physiques, un peu juste pour tenir tête aux FF, les scénaristes lui joignent Spider-man et Thor curieusement amoindri, en secours.

La bataille finit aussi vite qu’elle a commencé et laisse grandement sur sa faim à l’exception d’un intense mano à mano entre Thor et la Chose, ce dernier grandement favorisé, arrachant un match nul pour moi faussé par les scénaristes.

On change de braquet avec la nouvelle menace de Galactus, qui rongé par la faim, revient sur Terre pour qu’on lui livre son héraut le Surfer d’argent, ou la dévorer pour se régénérer.

Galactus envoie le Chatieur, guerrier silencieux mi vivant mi robot doté d’immenses pouvoirs pour ramener le Surfer mais se heurte à une farouche résistance des FF, qui exaspère suffisamment son maitre pour le rapatrier dans son vaisseau.

Voyant que son héraut est introuvable, le demi dieu cosmique occupe les FF en envoyant de grossières répliques d’eux même les combattre et entame en réalité un radical processus de destruction de la Terre.

Après avoir vaincu leurs doubles, les FF s’embarquent sans Jane enceinte pour le micro monde sub atomique ou a trouvé refuge le Surfer pour échapper à son maitre.

Les FF ne parviennent pas à contraindre le Surfer des les rejoindre et se heurtent de plus à un nouveau robot surpuissant, celui de Psychoman seigneur du micromonde.

Meme si le robot met en déroute les FF, il disparait mystérieusement, laissant la place au Surfer qui accepte finalement de remonter à la surface pour épargner la Terre et assumer ses responsabilités.

Restés sur place, les FF sont capturés par Psychoman toujours en proie à des grands désirs d’invasion.

Sorte de Fatalis miniature doté d’un arsenal technologique ahurissant, Psychoman est un adversaire redoutable qui tient tete aux FF avant de comprendre que son interet est également de les laisser revenir en surface si il veut que son micro monde soit épargné.

En surface, le Surfer accepte de trouver une étoile pour nourrir Galactus et apaiser sa faim.

En echange, le dieu cosmique l’autorise à rester sur Terre mais le conserve à sa disposition en cas de fringale.

A peine remis d’une pareille bataille, surgit un ennemi plus modeste, le Sorcier qui doté de nouveaux gants miracles décide présomptueusement de s’attaquer seul aux FF.

L’attaque du Sorcier et sa défaite plus que prévisible offre un temps mort nécessaire pour intégrer le fait que la Chose a été grâce à une nouvelle machine infernale de Richards, transformé en Ben Grimm et peut ainsi mener une vie normale sans etre traité de monstre de briques.

Mais une nouvelle attaque d’un des innombrables androïdes du Penseur fou, oblige Grimm à se retransformer en la Chose, ce qui rend théoriquement le processus irreversible.

Courageux en apparence, Grimm semble assumer son choix et participe à une opération de secours à Wyatt Wingfoot l’ami indien de Johnny Storm, dont la réserve est attaqué par un robot géant crée par une compagnie soviétique désireuse de posséder les puits de pétrole enfouis sur le territoire indien.

Une nouvelle histoire farfelue propulse les FF à nouveau dans la zone négative à la recherche d’un substance d’anti matière seule capable de sauver le bébé irradiée de Jane.

Dans ce monde étrange, désertique et dangereux, les FF tombent sur Annihilus, le seigneur des lieux, rendu quasi invincible par une capsule cosmique portée sur sa poitrine.

Bien que capturés, les FF réussisent via une manœuvre incroyable de la Chose qui arrache pratiquement un immeuble à mettre KO Annihilus, ce qui permet à Richards de lui dérober sa capsule, seule capable de soigner sa femme.

Ivre de rage, Annihilus déchaine sur les FF en fuite, des hordes d’outre monde appelées les fouisseurs, grotesques créatures à tete de poisson, qui semblent submerger les héros sous leur nombre et leur puissance.

Richards utilise alors habilement les immenses pouvoirs de la capsule pour se tirer d’affaire mais comprend que lui et ses amis ont été piégés par Annihilus sur un morceau de matière dérivant dans la zone négative.

Pris au piège, il accepte après avoir prélevé une parcelle d’anti matière de rendre sa capsule à Annihilus en échange de la rétrocession de leurs harnais dorsaux afin de rentrer sur Terre.

L’échange a lieu, chacun respectant sa part du contrat et Jane peut finalement donner naissance à un petit garçon dans de bonnes conditions.

Le dernier épisode voir Crystal, la discrète petite amie de la Torche humaine, faire des débuts convaincants au sein du groupe en humiliant à l’aide des ses pouvoirs élément aux l’opiniatre Sorcier revenu une nouvelle fois seul à la charge.

Ayant fait ses preuves sur le terrain, Crystal est donc pleinement acceptée comme un membre à part entière des FF.

En conclusion, « Fantastic four, l’intégrale, 1968 » est une intégrale particulièrement riche et dense fourmillant d’aventures d’interet variable.
Bien entendu, il est toujours agréable de se régaler dans des aventures de science fiction de belle envergure avec Galactus et son serviteur maudit si attachant le Surfer d’argent, ou meme de gouter aux joies des mondes étranges comme l’univers sub atomique du redoutable Psychoman ou la zone négative d’Annihilus, personnage qui deviendra culte par la suite.

D’une manière plus négative, les énièmes tentatives du Penseur fou et ses pénibles androïdes ou du Sorcier incapable de compenser son manque flagrant de puissance par ses bidouillages électroniques, laissent de marbre.

Bien que partant sans doute d’une bonne idée, l’affrontement FF contre l’équipe improvisée DD/Spidey/Thor apparait bien baclé.

Il reste néanmoins que le duo Lee-Kirby fournit en 1968 une matière impressionnante, vivante et foisonnante, qui ne peut que finalement emporter la décision et faire passer au lecteur de véritables moment de magie.

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