Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires

Tous les premiers albums de Skunk anansie étant ici chroniqués avec généralement des avis plus que favorables, il était logique que les album solo de Skin alias Deborah Dyer, y trouvent également
leur place.
Sorti en 2006, « Fake chemical state » est déjà le second album solo de la panthère noire, qui à la suite de l’éclatement du clan Skunk au début des années 2000, décida de battre seule
la savane à la recherche des nouveaux territoires et de nouvelles proies.
Avec à ses cotés Elliot King, Mark Kulke (guitares), Wayne Riches (batterie) et John Blackburn (batterie), Skin inaugure son second album conformément à la pochette punk à souhait avec
« Alone in my room » titre au groove puissant et entrainant.
Ce vent de fraicheur, de jeunesse et d’énergie se poursuit sur « She’s on » doté de gros riffs réjouissants.
Bien qu’un tantinet moins explosif et plus tortueux, « Movin » tient solidement la barre et on sent que Skin prend sur « Just let the sun » le temps de calmer le jeu pour
exprimer les superbes capacités de sa voix.
Cette tendance s’affirme sur « Purple » superbe power ballade envoutante et c’est donc passablement sous le charme, que l’auditeur se laisse prendre par la main pour marcher aux cotés
de la belle sur « Don’t need a reason » dont les quelques passages chaotiques et destroy contrastent avec l’ambiance générale aérienne et maitrisée.
Arrivé à ce stade, le groupe trouve sa vitesse de croisière, « Nothing but » qui déroule sans surprise un rock efficace mais sans réelle aspérité puis « Take me on » aux riffs
plaisants et aux refrains plus musclés.
La fin du disque se présente alors avec « Fooling yourself » sympathique et anodin puis une ultime ballade glissée comme un baiser dans son sommeil « Falling for you ».
En conclusion, « Fake chemical state » est bon album de rock moderne, vivant, bien construit et très bien produit.
Les morceaux sont agréables, puissants mais fluides, contrôlés, sans doute parfois un peu trop, ce qui produit parfois une impression de routine.
On ne pourra que recommander ce disque aux fans de Skin, qui retrouveront ici toute la puissance et la grâce féline dans leur diva.
Les autres passeront un agréable moment sans pour autant crier au génie.