Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires

The cure toujours avec les premiers albums des années 80.
Sorti en 1980, soit un an près le premier disque « Boy’s don’t cry » est en quelque sorte une révision de « Three imaginary boys », en en reprenant plus de la moitié.
Avec sa pochette minimaliste et fauchée, « Boy’s don’t cry » ne paye pas de mine au premier abord mais le quatuor formé de Robert Smith (voix/guitare), Porl Thomson (guitare), Michael
Dempsey (basse) et Laurence Tolhurst (batterie) attaque d’entrée avec l’un des plus grands tube du groupe, le simple, frais et terriblement accrocheur « Boy’s don’t cry ».
Difficile de trouver autant d’attraits à « Plastic passion » au rythme plus heurté et saccadé puis à l’étrange « 10 : 15 saturday night » qui se remarque surtout pour son solo
de guitare central.
Les titres s’enchainent plats, lisses et linéaire, « Accuracy » et « So what » un poil moins timide et « Jumping someone else’s train » aux riffs un tantinet
plus accrocheurs.
Souple et feutré comme la marche d’un chat dans la nuit, le court « Subway song » passe comme une rêve et il faut ensuite attendre « Killing an arab » pour découvrir le
second tube de The cure qui déploie la classe folle de ses riffs magnétiques et de son tempo nerveux pour emporter l’auditeur vers un hommage aux écrits de Albert Camus et de son Etranger.
On reste dans une ambiance pseudo orientale avec l’emballant « Fire in Cairo » aux mélodies plaisantes puis se laisse entrainer dans le rythme lent et triste de « Another
day ».
The cure termine avec « Grinding halt » très rock qu’on pourrait également classer sans difficulté dans la catégorie des tubes et enfin « Three imaginary boys » beaucoup
plus morne malgré un solo de guitare appuyé à ses deux tiers.
En conclusion, « Boys don’t cry » a tout d’un premier album d’un jeune groupe de pop/rock se cherchant encore.
Certains titres sont réellement impressionnants mais l’ensemble manque fortement d’assurance et surtout d’une signature musicale forte.
On peut donc considérer « Boys don’t cry » comme une ébauche d’un futur grand groupe qui développera ensuite considérablement son art.
Encourageant donc pour des débuts mais encore un peu frêle et hésitant.