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Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires

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Best of (Buzy)

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Coup de projecteur sur la carrière de Buzy chanteuse populaire dans les années 80, mais aujourd’hui fortement tombée dans l’oubli.

Sorti en 1995, ce « Best of » se propose en dix sept titres de revisiter la carrière d’une artiste dont le style évoluait au confluent du rock légèrement punk et de la variété.

On débute par son premier tube, « Adrian » remarquable uniquement en raison de son refrain un tantinet irritant et de ses paroles gentiment rebelles.

La suite s’enchaine avec « Engrenage » lui aussi irritant aussi bien du point de vue des paroles faiblardes que de la voix aigue, vulgaire et elle aussi pénible à supporter.

La jolie brunette a ensuite la bonne idée de s’entourer d’un compositeur et le résultat s’entend sur « Shepard » ballade bluesy beaucoup plus calme et plaisante malgré un coté forcément daté années 80.

On notera avec un certain intérêt l’ouverture vers les Etats-Unis tout comme le tristounet  « Alice » dédié malgré des paroles quasi incompréhensibles à Alice Cooper et aux autres célèbres rockers des années 70.

Arrive ensuite le plus grand tube de la carrière Buzy, l’immortel « Body physical » soutenu par un puissant beat de batterie et des refrains incendiaires estampillés « sex & rock ‘n’ roll ».

Mais l’impact de ce tube musclé ne doit pas faire oublier « Keep cool » glissant de manière sensuelle et fluide dans les oreilles de l’auditeur.

Difficile en revanche en revanche d’apprécier le remix froid et mécanique de « Le ciel est rouge » qui parvient à en altérer la puissance de tube de variété, la ballade gnangnan « Tu m’écris » ou l’hommage trop révérencieux plombé d’affreux synthés à Serge Gainsbourg « Gainsbarre ».

Sans doute touché par l’admiration de la jeunette, Gainsbourg acceptera de la parrainer sur « I love you Lulu »  lui aussi abominable aussi bien au niveau du son que des paroles.

On préférera sans doute Buzy dans le registre pop/punk plus personnel de « Dyslexique » l’un des ses plus grands tubes malgré lui aussi un son très années 80 ou même le tonique « Adrénaline ».

Longue ballade larmoyante au piano, « J' veux pas que tu vieillisses » montre toutes les limites de la chanteuse dans le registre mélodique tout comme « Leslie » dont les miaulements de chatte écorchée font à peine mieux.

La fin du disque se profile alors avec une jolie triplette : « Sweet soul »  et « Baby boum », « La vie c’est comme un hôtel » beaucoup plus rock et conquérants.

En conclusion, écouter « Best of » en entier est une véritable épreuve.

Très ancré dans les années 80, le répertoire de Buzy, sa batterie électronique et ses synthétiseurs passent difficilement le cap des ans.

Trois quarts de variétés, un quart de rock plus une attitude de punkette fragile à la Jeanne Mas composent se cocktail du passé.

On retient une voix particulière : aigue, agressive dans sa version rock, pleurnicharde sur l’aspect ballade, souvent difficile à supporter mais qui ne laisse pas indifférent tant elle recèle de caractère.

Quelques tubes eux aussi datés sortent du lot, tout en ne dépassant pas le cadre succès d’estime, Buzy restant pour moi une rockeuse du Top 50.

Inutile donc de trop s’attarder …

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