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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 20:42

wevecome.jpg2

 

En 2003, après cinq longues années d’absence, Anthrax revient sur le devant de la scène avec « We’ve come for you all » à l’artwork soigné réalisé par le dessinateur de comic books Alan Moore.

Après la courte et insipide introduction « Contact », les New Yorkais alignent tout de suite une pièce maîtresse en la présence de « What doesn’t die » , sorte d’hybride thrash modernisé extrêmement puisant et efficace avec une magnifique accélération terminale pour emballer le tout.

A la fois véloce, lourd et agressif, « What doesn’t die » est sans nul doute le meilleur titre de l’album.

Lui succédant, « Superhero » s’avère moins inspiré avec son mid tempo balancé et ses refrains poussifs.

Toujours dans le registre lourdingue, le quart d’heure patriotique ou nationaliste américain est de mise avec « Refuse to be denied », mid tempo correctement troussé sans vraiment décoller.

Anthrax puise dans les grandes capacités vocales de son chanteur pour produire avec « Safe home » une honnête power ballade dont les refrains mélodiques compensent les couplets assez atroces.

Un poil plus nerveux, « Any place but here » déroule un heavy carré mais sans grand éclat.

L’ennui poli guette alors l’auditeur et ce n’est pas le très bizarre « Nobody knows anything » très saccadé au rythme de batterie à contre temps qui viendra le tirer de sa torpeur.

Les choses s’améliorent pourtant avec « Strap it on » , certes toujours assez loin des folles calvacades thrashisantes, mais sympathique mid tempo heavy tout à la gloire du coté old school du groupe.

Furie absolue sur le court « Black Dahlia »  qui atteint de sommets inaccoutumés de violence sur les pré refrains.

Le résultat est très brouillon et chaotique.

Après ce choc bien désagréable, l’embellie survient avec « Cadillac rock box » , superbe mid tempo gavé d’excellent groove très rock’n’roll chanté par un John Bush comme souvent vocalement parfait.

Que dire ensuite sinon que « Taking the music back » et « Think about an end » manquant d’accroche et de fluidité sont aussitôt entendus et oubliés, que « Crash » passe complètement inaperçu ?

Le dernier titre, « W.C.F.Y.A » est certes plus prenant et possède une énorme potentiel d’hymne scénique mais ne peut suffire à lui seul à masquer le déception d’ensemble.

En bonus, on aura droit à la version acoustique de « Safe home » qui passera beaucoup mieux car plus en douceur, et à une reprise surboostée bien qu’incongrue des Ramones « We’re a happy family ».

En conclusion, malgré son succès critique, « We’ve come for you all » qui devait signer le grand retour d’Anthrax m’a profondément déçu.

Très peu de titres m’ont accrochés sauf bien entendu le très trompeur« What doesn’t die » et le très fluide « Cadillac rock box » .

Cela fait bien maigre pour un album du renouveau dont la plupart des titres se traînent dans un heavy mid tempo terriblement plat.

Le succès commercial ne fut d’ailleurs pas au rendez vous.

Suite à d’inextricables embrouilles entre les chanteurs Joey Belladonna (le looser qui voulait revenir) et John Bush (viré comme un malpropre malgré ce qu’il apporta artistiquement au groupe durant de si longue années ) « We’ve come for you all » est à ce jour le dernier album d’Anthrax et sept après sa sortie, Anthrax est aujourd’hui au point mort dans une belle impasse artistique.

Les années 2000 seront finalement assez tristes pour les thrashers New Yorkais, marquant un inéluctable déclin.


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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 18:14

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4

 

2004 fut une année riche pour les fans d’Anthrax qui après le retour de leur groupe fétiche après cinq ans d’absence, seront honorés par une compilation et un album live intitulé « Music of mass destruction ».

« Music of mass destruction » est un double produit composé d’un CD  et d’un DVD enregistrés à Chicago durant la tournée « We’ve come for you all » .

Pour cette tournée, Rob Caggiano vient appuyer Scott Ian aux guitares.

On noter l’artwork sympathique d’Alan Moore rendant hommage au monde des comic books et à Captain America en créant une sorte de mascotte du groupe Captain Thrax ( !).

A ce propos on recommandera chaudement le DVD qui propose un extra d'une vingtaine de minutes narrant la collaboration du dessinateur avec le groupe.

Le concert démarre fort avec le surmusclé «What doesn’t die » véritable hit gonflé aux stéroïdes et sans nul doute meilleur morceau du dernier album.

Compte tenu de sa notoriété restreinte, Anthrax se produit surtout dans des petits clubs ce qui fait qu’on sent la proximité avec un public très présent et chaleureux.

Après une introduction de ce calibre, John Bush flatte bassement son auditoire en proclamant  Chicago « capitale du heavy metal ».

Le punkisant et sautillant « Got the time » allume des incendies festifs avant que « Caught in a mosh » ne vienne raviver la flamme vacillante de l’ancien répertoire du groupe.

Anthrax pioche dans les succès plus récents de la période Bush avec la power ballade « Safe home » reprise à tue tête par le fans et l’excellent « Room for one more » avec ses refrains hachant menus les plus récalcitrants.

Interet poli pour la reprise de Trust, le trop connu « Antisocial », rare exemple d’exportation de succès français outre atlantique, qui fait toujours son effet sur une scène.

Tiré du dernier album en date, «  Nobody knows anything » dont le rythme très haché me donne beaucoup de difficultés.

Grosse impression produite avec « Fueled » véritable bolide suralimenté à la TNT puis avec « Inside out » morceau difficile aux pré-refrains ultra massifs alternés avec des couplets et des refrains mélodiques.

Speech nationaliste et lourdingue de John Bush sur la fierté d’être américain et le soutien des soldats en Irak, sur « Refuse to be denied » tiré du dernier album.

Le morceau en lui même, un mid tempo énergique passe plutôt bien sans être absolument transcendant.

Anthrax termine sur deux classiques, l’un très thrash old school issu de leurs débuts « I’m the law », l’autre  « Only » dont les refrains hyper mélodiques sont repris par le public, de la plus récente.

Entre les deux répertoires mon cœur va assurément au plus récent nettement plus intéressant et varié.

Pour compenser sans doute cette maigre heure de concert, le groupe a adjoint un DVD reprenant quasi à l’identique le concert audio.

Le groupe y apparaît au meilleur de sa forme, délivrant comme à son habitude une performance énergique et rafraîchissante par sa générosité dans l’effort.

John Bush, trapu et complètement chauve à présent, en impose en tant que vrai leader par sa présence scénique et sa voix surpuissante.

Scott Ian, petit homme à longue barbichette et crané rasé, incarne le guitariste nerveux et explosif tournoyant sur lui meme et headbanguant en permanence.

Rob Caggiano a tout l’accoutrement du heavy metalleux, crête iroquoise et bracelets de force hérissés de pointes.

Franck Bello, grand chevelu mince paraît plus en retrait arc bouté en quasi permanence sur sa basse, quand à Charlie Benante il impressionne surtout par sa dextérité aux baguettes.

Plusieurs inédits dans le concert vidéo, « Belly of the beast » et « Be all end all », mid tempo que j’ai toujours trouvé particulièrement ennuyeux (même sur scène) , l’ultra tonique (mais trop bref !) « 604 », le toujours très apprécié « Indians », le pseudo rap déclencheur de pogo « Bring the noise » , le cultissime « Metal thrashing mad » et une reprise de l’explosif « Whiplash» de Metallica.

Au rayon bonus, outre le reportage sur Alex Ross, on aura droit à quelques petites séquences pour partager l'intimité des membres du groupe que ce soit le coin intimité et picole de Bush, la passion pour les tatouages de Ian ou bien celle pour les figurines de comics de Benante.

En conclusion, ce « Music for mass destruction » comblera les fans d’Anthrax par sa complétude audio et visuelle.

Le concert est de bonne qualité, faisant la part belle aux titres les plus récents ce dont je ne me plaindrai pas.

Les New Yorkais se dépensent sans compter livrant une prestation digne de la légende des groupes de thrash ayant survécus aux années 80 mais ayant vu leur succès considérablement amoindri et devant donc lutter de toute leur ame pour conserver la poignée de fans fidèles restants.

« Music for mass destruction » constitue donc le bel album live qui manquait jusqu’alors dans la carrière du groupe.


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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 13:36

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5

 

La fin des années 90 approche à grand pas et Anthrax ne déroge pas à sa nouvelle orientation musicale plus en phase avec les courants musicaux brutaux de l’époque en sortant en 1998 son « Volume 8 : the threat is real ».

Le groupe toujours en personnel réduit à quatre, propose ici un artwork délirant non dénué d’humour autour des films de science fiction des années 50 narrant l’envahissement de notre bonne vieille planète terre par des races extra terrestres bien entendu belliqueuses.

Pourtant le début de l’album ne prête pas à rire, « Crush » le bien nommé déboule à toute vitesse, soufflant l’auditeur pris à froid par autant de classe concentrée en plus de quatre minutes.

Construction impeccable, équilibre parfait, puissance et mélodie font de « Crush » un titre majeur.

Lui succédant « Catharsis » lui est pourtant supérieur et donne l’impression d’être embarqué sur un long parcours de montagnes russes ou les émotions fortes se succèdent les unes aux autres.

Après deux titres supersoniques et quasi parfaits, Anthrax ralentit la cadence avec « Inside out » titre pesant et chaloupé jouant sur coté massif.

Le plan de relance intervient sur « Piss n vinigar » , rapide nerveux, enlevé et « 604 » court interlude supersonique.

Vient ensuite le tour de la belle ballade, « Toast to the extras » influencée par le rock sudiste pour un résultat formidablement entraînant.

Le groupe reprend les hostilités avec « Born again idiot » incroyablement véloce qui ne laisse aucun répit à l’auditeur sonné.

En comparaison, « Killing box » est certes moins fluide mais sa lourdeur et son originalité parviennent à créer une atmosphère tout à fait prenante.

Deuxième ballade du disque, « Harms way » fonctionne cependant largement moins bien que son prédécesseur mais cette petite déception est bien vite avalée par « Hog tied » morceau rapide, jouissif et fantastiquement inspiré.

D’humeur décidément aventureuse, Anthrax s’essaye à la power ballade avec « Big fat » pour un résultat surprenant et largement réussi.

Après le petit interlude gagesque et surviolent « Cupajoe », « Alpha male » regule tranquillement la tension sans forcer avant qu’une nouvelle superbe power ballade « Stealing from a chief » ne vienne conclure ce disque magnifique.

En conclusion, vous l’aurez compris en lisant mes commentaires pour le moins dithyrambiques, « Volume 8 : the threat is real » est de loin pour moi mon album préféré des New Yorkais.

Les raisons en sont simples, tout d’abord le son ici est moins massif que sur les deux précédents albums et les titres rapides, superbement fluides et inspirés sont en quantité abondante assurant le minimum de quota de bombes explosives nécessaire à un grand album de metal.

Deuxième raison majeure, le groupe se « lâche » enfin véritablement musicalement, tentant et réussissant de très belles ballades ou power ballades.

C’était sans doute le cas également sur « Sound of white noise » lui aussi aventureux sur le plan mélodique mais « Volume 8 : the threat is real » pousse l’exercice encore plus loin ce qui me ravit.

Troisième et dernière raison, John Bush chante moins en force sur ce disque, il module plus son superbe organe et le résultat n’en est que plus réussi.

Alors bien entendu nous sommes très loin du thrash metal bas du front des débuts mais plutôt dans une évolution lente et mature d’un groupe en recherche artistique se découvrant une plus large palette de talent.

« Volume 8 : the threat is real » est donc pour moi un album de très haut niveau éclaboussant de toute sa classe la concurrence de l’époque déjà assez malmenée à l’époque.


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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 21:11

Stomp442.jpg

3

 

Après un « Sound of white noise » déjà impressionnant, Anthrax poursuit avec détermination la mue entreprise avec « Stomp 442 » sorti en 1995.

On notera toutefois ici le départ du guitariste Dan Spitz laissant seul Scott Ian dans le difficile exercice de la guitare.

Avec sa pochette d'anticipation étonnante et fort réussie présentant une boule de métal compactée avec en arrière plan un petit homme nu retourné à l’état sauvage, « Stomp 442 » annonce la couleur et démarre en force avec « Random acts of senseless violence » , très heurté et assez peu harmonieux à l’écoute.

Passé ce début un brin poussif, le groupe huile et chauffe son moteur avec un « Fueled » magistral alliant puissance, agressivité et refrains fédérateurs.

Le clip délicieusement inspiré du film « Christine » de John Carpenter valait à l’époque lui aussi le détour.

Construit sur la même recette combinant riffs énergiques et impressionnante force de frappe avec un John Bush en chanteur ultra viril et dominateur, « King size » et « Riding Shotgun » continuent sur l’élan insufflé en proposant une musique certes sans grande subtilité ni fioriture mais redoutablement efficace.

Cet Anthrax new look à la frappe lourde comme une masse de forgeron ne dévie pas d’un pouce sur « Perpetual motion » qui semble comme écrasé par son propre poids.

L’exercice semblant lasser, « In a zone » apporte une légère alternative par sa structure atypique plus originale et variée même si la puissance reste largement dominante.

« Nothing » tente d’apporter une approche plus accessible moins axée sur la violence mais le résultat de cet adoucissement ne fonctionne à vrai dire que médiocrement.

Le groupe se résaissit vigoureusement dans le dernier quart du disque avec « American Pompeii » recèlant d’ébouriffantes fulgurances et des refrains en acier trempé, puis le faux calme « Drop the ball » et l’exceptionnel « Tester » assurément l’un des morceaux les plus brillants jamais composés au cours de leur carrière.

Cloturant ce disque, « Bare » joue la carte de la belle ballade acoustique planante en décalage complet avec le reste de l’album axé sur la distribution de mandales à tout va.

En conclusion, « Stomp 442 » est à l’image de sa pochette, costaud, imposant, dur, dense et capable sans doute de rouler sur lui même pour écraser quiconque se dresse sur sa route.

Lorgnant vers le son massif des groupes à succès à l’époque comme Pantera, Anthrax joue ici la carte de puissance à tout crin et aboutit à une production certes très puissante mais beaucoup moins variée et inspirée que « Sound of white of noise ».

Le groupe parvient toutefois à sortir quelques belles pièces de ses hauts fourneaux tout particulièrement à la fin du disque qui le sauve quelque de l’uniformité la plus totale.


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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 15:20

Sound_whitenoise.jpg

4

 

Le cap des 10 ans est généralement critique dans une relation.

Il en va de même au sein d’un groupe de rock et à l’orée des années 90, Anthrax change son fusil mitrailleur d’épaule pour virer son chanteur historique « l’indien »  Joey Belladonna pour embaucher John Bush qui officiait au sein du groupe de heavy metal Armored Saint.

Le reste du groupe demeure lui inchangé avec Scott Ian/ Dan Spitz aux guitares, Franck Bello à la basse et Charlie Benante à la batterie.

Après 3 ans de tatonnements, le groupe rebondit pour sortir en 1993 « Sound of white noise ».

Dés l’entrée en matière, « Potters field » on décèle le fort tournant musical pris par le groupe.

Le tempo est plus lent, moins estampillé thrash des années 80, finies donc les folles cavalcades le nez dans le guidon et les vocalises suraiguës d’un chanteur excentrique, place aux riffs massifs et à la voix grave incroyablement puissante de Bush.

Lui succédant, « Only » surprend par son aspect rock mélodique et par son fort potentiel commercial.

Ferment décidé à prendre d’assaut les radios US, Anthrax fait bien les choses, aidé en cela par un chanteur maîtrisant parfaitement son art.

De tube il en est toujours question avec « Room for more », excellent mid tempo heavy rock aux refrains superbement balancés.

On frôle pour moi la perfection dans ces chemins pourtant si larges et empruntés.

Le groupe confirme sur « Packaged rebellion » ses très bonnes dispositions du moment avec un morceau assez calme également mais parfaitement équilibré.

Il n’est plus ici questions de crise d’adolescence, de bastonnade à tout va et de tentative de record de vitesse en mode chien fou mais de musique d’homme matures prêt à assumer leur (force) de l’age.

On ne sent pas venir « Hy pro glo » mais son alternance divine de passages mélodiques et d’autres plus musclés fait à vrai dire des merveilles.

Anthrax injecte ensuite juste ce qu’il faut de rage et puissance pour faire de « Invisible » et de « 1000 points of hate » de redoutables auxiliaires de combat capable de nettoyer implacablement les ailes des armées ennemies.

« Black lodge » voit le groupe s’initier à l’art de la ballade, avec une prestation magique toute en subtilité qui laisse à vrai dire pantois.

Retour des gros riffs qui tachent sur « C11 H17 N2 O2 S Na »  dont la grosse force de frappe fait oublier le relatif manque de fluidité.

Brutal et brouillon, « Burst » s’en sort néanmoins par ses refrains punk surmusclés.

Lancinant et lourd avec ses guitares sous accordées  « This not an exit » conclut assez laborieusement ce disque pourtant fort en thème.

En conclusion, dans un registre inattendu et nouveau pour Anthrax « Sound of white noise » est un album impressionnant par sa qualité et sa remarquable cohésion d’ensemble.

Inutile de vous attendre ici à de fastidieuses démonstrations de duels et de solo de guitares aériennes, le coté direct et efficace est ici privilégié.

On alors l’impression d’être face à un énorme tank cuirassé des chenilles à la tourelle qui avance inexorablement droit sur vous sans dévier de sa ligne directrice.

L’orientation ici choisie est alors celle d’un heavy rock bien compact, pesant et plus varié que le thrash énergique surapide de la période Belladonna.

Dans un registre radicalement opposé à ce lui de son prédécesseur, John Bush impose son timbre chaud, puissant et grave.

Meme si artistiquement réussi, écartelé entre le mouvement Grunge et la frange la plus intégriste des thrahsers hostiles par nature à toute innovation, « Sound of white noise » fut un échec commercial, confirmant le coté « calimero » du groupe à contre temps de son époque durant la majeure partie de sa carrière post années 80.

Il n’en reste pas moins que « Sound of white noise » demeure une référence du heavy costaud et peut être considéré comme le « Black album » des New Yorkais.


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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 18:29

Spreading_desase.jpg3

 

Il y a une dizaine d’années j’avais un bon ami qui était fan d’Anthrax.

Cette passion confinant à l’idolâtrie et compte tenu de la relative perte de vitesse du groupe à la fin des années 90, cet ami était régulièrement moqué par le reste de notre bande.

Mais lui ne désarmait pas et sa persévérance m’a tout de même amené à acheter certains albums du groupe et à aller les voir deux fois en concert.

Aujourd’hui la vie nous a séparé, mais si un jour tu tombes sur ces lignes Fabrice sache que ses chroniques des albums du gang de New York te sont dédiées.

En 1985, l’album « Spreading the disease » marque un tournant pour Anthrax.

Après un pourtant excellent premier album « Fistful of metal » développant un thrash énergique non dénuée de mélodie, Anthrax prend le pari risqué de se séparer de son chanteur Neil Turbin et de son bassiste Dan Lilker pour embaucher Joey Belladonna et Charlie Benante à leurs postes.

Pari plutôt osé donc mais qui sera un gage de réussite puisque cette formation donnera ses lettres de noblesse au groupe.

Avec sa pochette disons le franchement plutôt cheap et nase pour l’époque, « Spreading the disease » débute avec « A.I.R » , l’un des titres phares du répertoire des américains.

« A.I.R » se compose d’une rythmique soutenue mais sautillante, de riffs trashy très pugnaces de Scott Ian sur lesquels vient se poser la voix très haut perchée mais mélodique de Belladonna.

Avec sa simplicité, son énergie et son coté entraînant, « A.I.R » explique bien la clé du succès du groupe à l’époque.

Moins fluide, moins inspiré, « Lone justice » fatigue avec ses cris suraigus assénés sur des refrains poussifs avant que le groupe ne sorte son deuxième grand classique en la présence de « Madhouse »

Compact, enlevé, puissant,« Madhouse » déroule un thrash ultra maîtrisé à la précision quasi infaillible.

Après cette splendide fusée éclairante, déboule « SSC/Stand or fall » , certes hautement énergique mais aussi très peu original et basique.

Registre plus heavy et mélodique sur « The ennemy » avec un résultat plus qu’honorable et un Belladonna montrant son aisance dans un style moins frontal.

Anthrax ressort le sac de frappe avec « Aftershock ».

C’est sec, rapide, Belladonna hurle tout son saoul mais la mayonnaise ne prend pas vraiment.

Le groupe incorpore habilement « Armed and dangerous » issu de leur premier mini EP datant de 1985..

Ce morceau brillamment construit à partir d’une introduction mélodique préludant à des belles cavalcades thrashy passe ici très bien.

Anthrax se montre par contre carrément novateur et inspiré avec « Medusa » heavy-thrash mid tempo rehaussé de refrains assassins que lancent de superbes couplets chantés de manière très aérienne par Belladonna.

Moins connu que « A.I.R » ou « Madhouse », « Medusa » est pour moi le meilleur titre de ce disque et sans nul doute l’un des meilleurs de la carrière d’Anthrax.

Le groupe poursuit sur sa lancée pour asséner un terrible « Gung-ho » , morceau le plus agressif de ce disque et authentique leçon de thrash mitraillant à tout va.

En conclusion, malgré quelques légers coups de mou « Spreading the disease » s’avère un album tout à fait recommandable pour qui ait envie de se pencher sur l’histoire du thrash metal.

Anthrax trouve ici son identité propre avec une musique certes thrash mais moins sombre et violente que ses concurrents de l’époque (Slayer, Metallica, Megadeth).

Sans aller jusqu’à dire que l’ambiance est festive, « Spreading the disease » mise un style énergique, simple et efficace ou le chant haut perché de Belladonna en décalage avec les standards de l’époque confère ce petite surplus d’originalité permettant à coup sur d’identifier le groupe.

C’est d’ailleurs ce style de chant trop stéréotypé qui m’aura toujours gêné chez ce chanteur qui je trouve manque de capacité de variations.

Que reste il de ce disque 25 ans après ? Deux classiques toujours joués en concerts, « A.I.R » et « Madhouse » et un morceau culte qui me fait toujours perdre la tête en voiture « Medusa ».

Respect donc pour cela à Scott Ian et à sa bande.


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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 21:49

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4

 

Il me semble avoir exprimé en de nombreuses reprises mon peu d’engouement pour les albums lives pourtant je ferai exception pour le « Decade of aggression » de Slayer qui en 1991 vient clore une décennie bénie marquant l’age d’or des thrashers californiens.

Ce double live au programme faisant figure de best of royal débute par un grandiloquent « Hell awaits » étalant sur prêt de sept minutes d’offensive son thrash abrasif et féroce.

Le public américain sur le premier disque, anglais sur le second enregistré à Wembley est plus proche de celui d’un immense stade que d’un bar intimiste, mais réagit finalement assez placidement aux sollicitations du chanteur Tom Arraya.

Pas de temps mort, « The anti christ » poursuit la terrible force de poussée enclenchée mettant sur orbite « War ensemble » qu’on peut sans conteste classer comme l’un des meilleurs titre live du groupe en raison de son efficacité et de son intensité hors normes.

L’excellence se poursuit avec l’enchaînement surnaturel « South of heaven »/ « Raining blood » les riffs envoûtants du premier, la puissance apocalyptique du second.

Très haut niveau d’intensité maintenu avec les deux bombes à fragmentations que sont « Altar of sacrifice » et « Jesus saves »  avant que le ténébreux « Dead skin mask » autre grand classique scénique du groupe ne vienne apporter sa traditionnelle touche mélodique et lancinante.

Meilleur moment du concert atteint avec les sept délicieuse minutes de « Seasons in the abyss » qui demeurera pour moi le chef d’œuvre absolu du groupe.

Le disque premier s’achève sur « Mandatory suicide » et le démentiel « Angel of death » qu’on pourra considérer comme clôturant de l’Ancien Testament de l’histoire du thrash metal.

C’est donc déjà passablement ratatiné qu’on passe au disque second.

Bien que considérés comme secondaires, « Hallowed point » et « Born of fire » déroulent leur implacables mécaniques de haute précision avant que le jouissif « Die by the sword » ne revienne insuffler le surcroît d’agressivité et de folie qui leur manquait.

Ayant toujours eu un faible pour le premier album de Slayer, je ne peux qu’aimer le coté sulfureux et fou de « Black magic » goûtant en revanche moins celui plus brouillon de « Captor of sin ».

Titres estimés comme mineurs, « Born of fire » et  « Post mortem » ne paraissent pas tout à fait à leur place ici mais cette impression s’estompe rapidement tant les excellents « Skeletons of society » et « Spirit in black »  viennent assurer des relais forts bienvenus.

Si « Expendable youth » est à l’image du groupe à l'époque avec une impression de puissance totalement maîtrisée au service d’une redoutable efficacité, le très terne et mou « Chemical warfare » rate la sortie du disque.

En conclusion, « Decade of agression » est un grand disque et peut être assurément considéré comme sans doute le meilleur live de thrash metal de tous les temps ou pour les débutants comme un best of de la meilleure période du groupe.

Témoignage d’une époque un peu vintage aujourd’hui, l’album brille surtout par la qualité exceptionnelle de la première galette qui regroupe à elle seule tous les meilleurs morceaux du groupe joués avec une puissance frontale exceptionnelle, la seconde se révélant en comparaison plus poussive malgré un niveau global tout à fait respectable.

Si Slayer n’avait sorti qu’un seul disque live, j’aurais sans conteste octroyé les cinq étoiles mais la volonté de proposer un double album  a obligé selon moi le groupe à délayer la qualité de sa musique avec quelques titres plus anonymes faisant office comme le disait la très distinguée Tabatha Cash à l’époque de bouche trous.

En tout état de cause, Slayer est le groupe qui m’a le plus impressionné de toute ma vie sur scène en raison de l’incroyable impression de puissance, d’excitation, d’adrénaline et de folie pure qu’il est capable de générer sur une foule magnétisée.

Et cela je ne suis pas sur qu’un disque aussi bon soit il puisse le restituer un jour …


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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 20:43

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4

 

2006 marque une date charnière au sein de Slayer puisque cette année bénie des diables voit le retour du batteur de la formation originelle le légendaire Dave Lombardo après 16 ans d’absence.

On retrouve à la production Josh Abraham secondé par l’éternel Rick Rubin.

Le résultat est donc ce « Christ illusion » à la pochette anti chrétienne choc et glauque à souhait évoquant une resucée moderne d’un « Reign in blood » .

On se dit alors non sans déplaisir que les Californiens vont remettre le couvert et en mettre plein la gueule aux religieux de tout poil.

Comme souvent chez Slayer, le premier titre est en béton armé, « Flesh storm » brille par sa force de percussion et ses refrains formidablement entraînants.

Le son clair, les guitares acérées et la frappe séche de Lombardo composent un premier tableau franchement convainquant laissant à penser le retour de la machine Slayerienne débitant des classiques du métal au kilomètre.

On embraye dans l’instant sur « Catalyst », intense, teigneux et incisif comme une ex femme en quête de pension alimentaire.

Léger ralentissement avec « Skeleton christ » morceau le plus ouvertement anti chrétien dont la structure très hachée nuit pour moi à l’efficacité globale.

Lancinant et intimiste, « Eyes of the insane »  décrit avec talent les obsessions d’un soldat revoyant les victimes qu’il a tuées au cours de ses missions de guerre.

Un vent de fraîcheur est apporté avec « Jihad » puisque des riff diaboliques, une ambiance forte et des refrains prenants entraînent l’auditeur sur le terrain de la subversion autour des attentats du 11 Septembre …vus par un terroriste islamique.

Pari osé au pays de l’Oncle Sam mais artistiquement réussi.

« Consfearancy » marque le retour vers un thrash plus orienté années 80 mais dont l’extrême virulence compense le classicisme trop marqué.

Le disque prend ensuite un virage plus sinueux avec « Katatonia » à l’ambiance pesante et lancinante, puis avec « Black serenade » , sérénade qui avouons le séduit assez peu en raison de son manque d’inspiration flagrant.

La puissance et la rage reviennent en force sur « Cult », morceau satanique crachant sa haine des religions en pleine face sur des tempo thrash sans concession.

L’album s’achève sur le dixième titre de rigueur, le cinglant « Supremist » dont le vrombissement ininterrompu des guitares insuffle un immense sentiment de puissance libérée au grand jour après une période de trop longue réclusion.

En conclusion, alors qu’on y croyait plus vraiment, « Christ illusion » marque le retour du Slayer plus inspiré, capable de produire une musique intense, rapide, incisive autour de thèmes forts mettant mal à l’aise puisque puisant dans les plus noires profondeurs de l’être humain.

Il faut donc reconnaître le fait que le retour de Dave Lombardo a provoqué la suralimentation nécessaire pour permettre à la mécanique Slayerienne de retrouver un rendement plus en adéquation avec ses performances historiques.

« Christ illusion » n’apportera pas forcément de méga hits cultes mais développe une grande homogénéité et un haut niveau de qualité d’ensemble.

Et si finalement Slayer n’était jamais meilleur que lorsqu’il était sale, vicieux, dérangeant et violent ?


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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 20:30

God_hates_us_all.jpg

3

 

En pleine tourmente après le choc des attentats du 11 Septembre 2001, Slayer sort dans ce contexte si particulier son huitième album le très bien nommé « God hates all » avec comme sur le précédent ouvrage leur producteur fétiche Rick Rubin associé cette fois ci à Matt Hyde.

Je me souviens à l’époque être allé les voir à Bercy au festival « Tatoo the earth » et avoir été impressionné par leur courage puisqu’ils avaient été l’un des rares groupes américains à ne pas avoir annulé leur show, contrairement par exemple aux gros durs de Pantera que je ne verrai donc jamais de ma vie sur scène.

Dernier album avec le musculeux batteur Paul Bostaph qui fit mieux qu’assurer l’intérim au sein du groupe, « God hates all » débute avec une courte introduction instrumentale annonçant l’apocalypse à venir.

Celle ci arrive sous la forme de « Disciple » , excellent premier titre au refrain fédérateur martelé avec une rage inouïe.

Slayer nous promet la fin du monde dans le feu, le fer, le sang et la folie des hommes accrochés à leurs dangereuses religions et à ce moment la je suis prêt à les croire.

Véritable tornade d’énergie estampillée thrash-metal sans concession, « Disciple » dégageait une telle intensité que le groupe choisit de le jouer systématiquement pour débuter ses concerts et chauffer son public à blanc.

Après un tel départ en furie, « God send death » fait figure de transition avec un impact plus faible que son prédécesseur.

La monumentale gifle revient avec « New faith » assénée à une cadence infernale avec une force et une conviction implacables.

La religion est bien entendu toujours la cible désignée de nos thrashers fous.

Le coté hardcore métal de « Diabolus in Musica » semble ici  abandonné au profit d’un son plus conforme à un thrash-metal offensif et moderne.

La tension retombe brutalement sur « Cast down » qui patine abondamment dans son manque d’inspiration.

« Threshold » recèle quelques légères réminiscences hardcore avec son tempo saccadé et puissant qui disons le franchement ne fonctionne qu’à moitié.

Malgré leurs riffs acérés et les cris rageurs de Tom Arraya, « Exile » et « Seven Faces » sont construits sur des structures trop bancale pour réellement marquer les esprits.

Le groupe émerge de ce marasme pour sortir « Bloodline » , mid tempo lancinant s’appuyant sur un refrain efficace pour traiter du thème du vampirisme autour du fantasme de l’immortalité.

Le clip, présentant les thrashers en costume cravates impeccables avant d’être progressivement souillés de sang était une belle réussite.

Atmosphère volontairement étrange et troublante sur « Deviance » traduisant en musique un fort sentiment de trouble et de souffrance psychique.

La grosse artillerie revient fort logiquement avec « Warzones », les guitares crépitent comme des à armes à feu, la batterie canarde comme une mitrailleuse tournant à plein régime et Tom Arraya se déchaîne sur ce titre fou, brutal, violent estampillé 200% Slayer.

Autre morceau régulièrement joué sur scène à l’époque, « Here comes the pain », choix d’ailleurs assez déroutant tant sa structure paraît assez décousue, manquant singulièrement de rythme avec ses refrains poussifs venant trop tardivement après la bataille.

Fidéle à la tradition, Slayer termine part « Payback » titre supersonique ou il fait parler la poudre sans vraiment surprendre malgré la terrible puissance dégagée.

En conclusion, malgré une entrée en matière culte et ultra alléchante, « God hates us all » s’avère sur la durée manquer singulièrement de fond pour tenir la distance.

On notera le retour à un son thrash plus épuré, très agressif et résolument tourné vers son époque mais cela ne suffit pas à produire un bon album.

A l’aube de ce nouveau millénaire, Slayer semble pareil à ces vieux boxeurs toujours sur les rings à plus de quarante ans, incapables de produire un effort constant mais toujours capables sur un ou deux coups assassins de faire mal et de faire basculer un match.

Je trouve que « God hates us all » très représentatif du niveau de Slayer sur ces dix dernières années, après la fin des années 90 peuplée d’errements artistiques (le son étrangement aseptisé de « Divine intervention », l’album keupon de « Undisputted Attitude » et le hardcore thrashy de « Diabolus in Musica » ) , le groupe présentant aujourd’hui le visage d’une formation désireuse de revenir à ses racines sans toutefois produire le même niveau de qualité qu’au temps de sa splendeur.

Il n’en reste pas moins que « God hates us all » contient ses quelques moments de gloire.

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 16:33

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3

 

En 1998 (l’année des champions ?) ,  suite à un album de reprises punk qui avait plutôt dérouté son public, Slayer était attendu au tournant.

Les thrashers californiens sortent alors « Diabolus in Musica » à la pochette de pretre tueur en série disons le franchement hideuse et au livret truffé d’images chocs à ne pas mettre devant tous les yeux.

Produit par Rick Rubin le producteur fétiche du groupe, l’album débute sous les meilleurs augures par « Bitter peace », un titre rapide, fort, lancé par une longue introduction travaillée et construit sur des refrains puissants et accrocheurs.

On pense à « War ensemble » pour la fluidité, la science de l’agressivité maîtrisée avec un aspect politique en plus.

Plus déroutant, « Death’s head » , recèle un rythme saccadé ou alternent breaks vicieux et courtes flambées de violence.

Cette impression de saccades se poursuit sur « Stain of mind » au rythme moyen, au phrasé haché ou émergent de brèves poussées hautement énergétiques faisant figure de grenades à mains lancées au jugé.

Le groupe ralentit ensuite franchement le rythme avec « Overt ennemy » qui s’englue péniblement pendant les trois quarts de sa durée avant de produire une accélération énergique mais bien tardive durant sa dernière partie.

Slayer poursuit dans un style hardcore inhabituel :  riffs puissants, ultra compacts et plaqués, chant saccadé, pillonnement de batterie mitrailleuse viennent suralimenter « Perversions of pain » nettement plus réussi car contenant quelques passages faussement doucereux rééquilibrant les déchaînements brutaux.

En revanche, « Love to hate » trop linéaire et pataud s’avère franchement pénible à l’écoute et indigne du statut des seigneurs du thrash.

Beaucoup plus doux, « Desire » traduit le coté obsessionnel et trouble d’une passion excessive non avouable.

Musicalement en revanche on est tout juste dans la moyenne que peut produire un groupe du calibre de Slayer.

L’album jusqu’alors assez inégal va alors prendre des meilleurs atours avec une succession de titres forts venant rehausser fortement le niveau.

Groove massif et chaloupé, riffs titanesques et grosse pression sur « In the name of god » annoncent un début ultra massif auquel succède rapidement une fantastique et graduelle montée en puissance culminant sur un déchaînement de violence paroxysmique sur fond de satanisme totalement assumé.

Lui succédant, « Scrum » le bien nommé évoquant une mêlée de football américain est le titre le plus rapide, le plus instinctif et sauvage du disque.

Plus posé « Screaming for the sky »  développe un climat de force tranquille sans trop forcer.

Sensé jouer sur l’alternance des ambiance s’étalant sur plus de six minutes, « Wicked » est en réalité assez plat et ennuyeux.

Slayer trouve tout de même la force de terminer sur une salve puissante, « Point » dont le rythme saccadé, linéaire et poussif évoque encore une fois le style hardcore.

En conclusion, « Diabolus in Musica » est sans doute l’un des albums les moins appréciés de Slayer.

Le style adopté est ici encore une fois en pleine mutation, voulant sans doute plus coller à une certaine modernité de fin de Xxiéme siècle en allant défricher sur le terrain du hardcore et de sonorités plus en phase avec leur époque.

Dans cette tentative évolution, Slayer perd en variété et en vitesse d’exécution, plombant sa musique de masse supplémentaire parfois superflue.

Tom Arraya calque sa façon de chanter sur le style de musique proposée, plus pauvre et mono dimensionnel qu’à l’accoutumé.

Malgré ses carences, « Diabolus in Musica » reste un album de Slayer avec tout ce que cela comporte d’intensité, de riffs surpuissants, et de titres par instant magistraux même si ces derniers demeurent à mes yeux en minorité ici.


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