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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 16:51

Ride_lightning.jpg

 

4

 

Comme c’est souvent le cas pour les jeunes groupes bourrés de talent, dans les années 80 Metallica n’a pas de temps à perdre et s’apprête tel une locomotive lancée à pleine vitesse à tout renverser sur son passage en entraînant derrière lui une nuée de suiveurs profitant de la fantastique aspirant générée.

C’est donc en cette date « Orwellienne » de 1984 soit un an après leur premier album que nos quatre californiens chevelus sortent leur deuxième album « Ride the lightning ».

Fort logiquement après l’engouement généré par « Kill’em all », le groupe obtient plus de moyens et change de producteur, passant de Jon Zazula à Fleming Rasmussen.

Avec sa pochette esthétiquement superbe en forme d’hommage à la foudre qu'il  prétend maîtriser après l’avoir produite, « Ride the lightning »  débute par un … menuet !!!

Mais cette courte introduction pouvant faire figure de blague n’est en réalité qu’un prélude au terrible « Fight fire with fire » qui cogne à tout va en un déchaînement ininterrompu de fer et de feu et manque à mes yeux d’un peu de fluidité pour aérer ce coté incroyablement brutal.

Après pareil coup de bélier dans le buffet, on tente péniblement de se relever avant de se faire cueillir par « Ride the lightning » largement supérieur avec un tempo moins fou, des riffs redoutables et un break suivi d’un solo magistral judicieusement placé.

Le chant d’Hetfield toujours rauque et agressif se montre ici toutefois trop monocorde pour pleinement charmer.

Metallica se montre particulièrement inspiré sur « For whom the bell tolls » , qui après une introduction de tintement glaçant, déploie un morceau  au tempo médian et à l’atmosphère épique particulièrement prenante.

Décidément bien surprenant, « Fade to black » délaisse le thrash coup de poing pour s’orienter vers une magnifique power ballade sombre et triste qui se termine par une grandiose montée en puissance.

Le groupe et surtout Hetfield démontrent ici leur capacité à officier dans un registre plus large que le thrash basique et énergique de leurs débuts.

Après cette incursion dans un domaine plus mélodique, Metallica revient à ses racines sur « Trapped under ice » tout en dureté, violence et rage.

Plus mou et moins inspiré « Escape » est vite éclipsé par l’un des plus fameux titre du répertoire des four horsemen, l’imposant « Creeping death »  efficace surtout en raison de ses gros refrains prompts à enflammer les stades.

L’album se termine sur un gigantesque instrumental de plus de onze minutes, « The call of Ktulu » inspiré des écrits horrifiques de H.P Lovecraft.

En conclusion, « Ride the lightning » révèle la dimension supérieure de Metallica par rapport à un groupe de thrash metal classique et peut etre considéré comme le premier étage du décollage de la fusée vers la stratosphère du succés.

Alors qu’il aurait pu continuer dans la droite lignée de son premier album tout en muscles et en nerfs, le groupe montre avec ce deuxième disque un registre musical étonnamment plus varié.

Meme si certaines fusées thrash sont toujours belle et bien présentes pour combler les amateurs de défonce musicale bien corsée, la musique proposée ici développe plusieurs facettes et n’hésite pas à s’aventurer dans des registres plus mélodiques ou dans d’ambitieux instrumentaux que seraient incapables de produire la quasi totalité des groupes de thrash traditionnels.

Pour la plupart des spécialistes, cette évolution constante vers le haut fut provoquée par le bassiste Cliff Burton, véritable génie musical qui s’inspirait beaucoup de musique classique et incitait Metallica à repousser ses limites musicales.

Bien que moins instinctif et sauvage que son prédécesseur, « Ride the ligthning » est un excellent album qui comblera les amateurs d’un hard rock plus exigeant et complexe. 

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 16:01

killemall.jpg

 

5

 

Pour beaucoup de critiques spécialisées dans le rock, Metallica est assurément le plus grand groupe de hard de tous les temps en raison de son immense popularité et de son influence sur ce style de musique.

Cette influence qu’on peut qualifier de majeure provient essentiellement  de leurs quatre premiers albums qui eurent un impact prédominant dans les années 80 en révolutionnant le hard rock de l’époque pour créer le thrash metal, avatar encore plus dégénéré combinant la puissance et le coté épique du heavy metal avec l’agressivité et la simplicité du punk.

Mon rapport personnel avec Metallica est complexe puisque comme beaucoup j’ai appris a aimer le hard rock avec eux en les aimant passionnément avant de les délaisser lentement mais sûrement avec le virage musical entrepris en 1996 avec « Load ».

Un soir de fin d’année 1995, je me rappelle très distinctement avoir été m’acheter sur un coup de tête après un examen les quatre premiers album du groupe et m’être éclaté comme un fou le casque sur la tête pendant toutes les fêtes familiales en découvrant ce style si intense qui me charmait à l’époque.

C’est donc en quelques sorte un « flash back » vers mes souvenirs d’adolescents que je vous propose en ces quelques colonnes.

Premier de série, « Kill’em all » sorti en 1983.

Un titre provocateur, violent et sans concession à l’image de la pochette ensanglantée représentant finalement plutôt fidèlement l’ambiance de tout le disque.

L’albume débute par un « Hit the lights » surprenant de hargne et de fougue à vrai dire plutôt brouillonnes.

La rythmique du batteur Lars Ulrich et du bassiste Cliff Burton est frénétique, les parties de guitares de Kirk Hammett d’une folle rapidité, quand au chanteur James Hetfield sa voix juvénile et rauque parachève l’impression de violence à l’ensemble.

Passé l’effet de surprise, déboule « The four horsemen » véritable chef d’œuvre épique de plus de sept minutes de folle intensité ou la férocité implacable des riffs thrash se marie fort bien avec les refrains fédérateurs hurlés par Hetfield comme possédé.

Au cours de ce morceau culte qui leur collera aux basques durant toute sa carrière, Metallica surprend même par un somptueux break central légèrement plus mélodique avant une ré-attaque pied au plancher.

Mais aucun temps mort, aucun répis n’est accordé puisque « Motorbreath » court titre vrombissant fait figure de transition musclée avant le mid tempo « Jump in the fire » brillant par la qualité impeccable des refrains et des riffs d’acier.

Disons le franchement à ce stade, l’auditeur est déjà complètement renversé et conquis par cette tornade de décibels et c’est un brin frustré qu’il patiente avec le faiblard instrumental de basse « Anesthesia-pulling teeth » pour reprendre sa dose de violence avec le cinglant « Whiplash » qui emporte tout avec ses riffs de mitrailleuse lourde et son groove de pieuvre défoncée à l’acide.

Puis Metallica change brièvement de calibre et ralentit légèrement la cadence sur « Phantom lord » légèrement plus poussif malgré des parties de guitares toujours par instant phénoménales.

Mais tel un boxeur se relevant au coup de gong pour reprendre pour un dernier round son entreprise de destruction, le groupe termine en trombe  en alignant trois fusées atomiques, « No remorse » sans concession avec son tempo saccadé et ses riffs acérés, puis « Seek & destroy » l’un des meilleurs morceaux de son histoire avec son riff anthologique, ses refrains fédérateurs destinés à faire vibrer les stades et enfin l’impérial « Metal milita » soutenu par ses bruits de bottes qui claquent dans une tempête apocalyptique de violence digne de la troisième guerre mondiale.

En conclusion, le sanguinolent « Kill’em all » est pour moi l’un sinon le meilleur album de Metallica.

Apre, intense, violent et sans concession, il est a rapprocher de l’album « Raw power » des Stooges et de tous ces chefs d’œuvres originels écrits dans une urgence et une  rage sans limite transmutées en formidable sources créatives.

Si on veut critiquer on pourra reprocher le chant pas toujours maîtrisé d’un James Hetfield  acnéique et alors âgé d’à peine vingt ans mais ce coté bancal renforce encore plus l’impression de sauvagerie et de rudesse de l’ensemble.

Avec « Kill’em all » Metallica bouleverse par son effarante approche des riffs la musique de son époque et entre dans la carrière musicale par la porte des grands.

Preuve irréfutable de son aura culte, presque trente ans après sa sortie, l’impact de « Kill’em all » est toujours aussi puissant.

Faster, stronger, harder …

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 18:47

World_.jpg

3

 

Après un « Christ illusion » marquant le retour du batteur Dave Lombardo et une revitalisation inespérée à sa musique, Slayer réédite la formule en 2009 avec « World painted blood » à la pochette pour une fois bien sobre.

Cette vision du monde peinturlurée de sang débute avec « World painted blood » , du Slayer rapide, méchant et intense.

La voix de Tom Arraya cingle toujours l’air dans des couplets assassins, les riffs de la paire Hanneman/King assurent la dynamique, un léger ralentissement central vient faire office d’armistice avant de relancer l’intraitable machine de guerre.

Pour efficace qu’il soit, il manque néanmoins à ce titre d’ouverture un refrain fédérateur pour obtenir le titre grand classique qu’il aurait pu revendiquer.

Slayer croit en violence avec « Unit 731 » , ode à une unité japonaise secrète ayant réalisé pendant la seconde guerre mondiale des expériences de torture dignes des nazi sur des prisonniers de guerre chinois, russes et américains.

On a ici affaire à un ouragan de métal gavé de haine, bastonnant à tout va sa rage aveugle et un brin désordonnée.

Toujours décoiffant, le groupe bascule dans ses vieilles obsessions pour le meurtre et la torture sur « Snuff » dont la violence judicieusement canalisée autour de refrains scandés fait ici très mal.

Titre plus complexe et déroutant, « Beauty through order » instaure une première partie en forme de faux rythme malsain avant de relâcher à nouveau les chevaux pour de folles cavalcades.

On poursuit avec le ventre mou du disque (non je ne parle pas de la surcharge pondérale de Kerry King) mais des médiocres, besogneux et peu inspirés « Hate worldwide »  et « Public display of dismembrement » dont la surenchère de violence pousse jusqu’à l’écœurement.

Plus lent et saccadé, « Human strain » tient la route sans forcer et ce malgré un break à la limite du ridicule tandis que par son approche moins frontale et son atmosphère plus originale « Americon » apporte une petite touche d’originalité bienvenue dans ce monde de brutes tatouées.

Retour à l’extrême old school avec « Psychopathy red » dont la violence indigeste ultra condensée rappelle la sauvagerie d’un titre de « Reign in blood ».

Vient ensuite la première vraie tentative de relative variation mélodique avec « Playing with dolls » , sa voix claire, son tempo lent et torturé venant télescoper les habituels passages plus traditionnels de thrash.

Aimant toujours les mélange entre violence et mélodie, je considère « Playing with dolls » comme le titre le plus réussi du disque.

On termine avec « Not of this god » très peu inventif qui canonne à tout va avant de curieusement s’engluer dans un break raté pour remettre les gaz dans la dernière ligne droite.

En conclusion, pour son onzième album, rien de nouveau dans le monde des tueurs en série, des criminels de guerre et autre perturbés en tout genre, Slayer si il ne tente pas grand chose coté innovation, ne baisse pas le pied et délivre toujours un thrash abrasif, excessivement violent et sans concession.

L’agressivité présente sur ce disque surprend il est vrai, tant on aurait pu penser qu’à leurs ages avancés, les vétérans du thrash américain pourraient se permettre de lever le pied et de s’orienter vers une musique plus contrastée présentant plus de variété.

Il n’en est finalement rien.

Avec le retour de son batteur légendaire, Slayer semble vouloir prendre un malin plaisir à tenir la dragée haute aux petits jeunes en déployant un niveau de puissance brute toujours absolument terrassant.

Le résultat est donc un « World painted blood » beaucoup plus agressif, linéaire et bourrin que « Christ illusion ».

Bien entendu, le contrat est rempli, et le disque risque fort de remporter un franc succès auprès des fans les plus « purs et durs »,  pourtant j’ai pour ma part été quelque fois saturé par ce déferlement continu de violence et par le manque d’originalité de certains titres.

Toujours est il qu’après plus de vingt cinq ans de carrière, Slayer tient toujours debout et fermement sur ses vieilles jambes.

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 21:58

The_great_southern.jpg3

 

En 1996, Pantera alors au zénith de sa popularité et de sa créativité sort le très offensif « The great southern trendkill » à la venimeuse pochette made in Texas.

L’album démarre par un hurlement et par un énorme déchaînement de violence sur « The great southern trendkill ».

La batterie de Vinnie Paul bastonne comme jamais, la guitare de Dimedag Darrell allume des feux de bengale à tout va mais c’est surtout la voix de Phil Anselmo qui déchaîne la foudre.

Les auditeurs les plus fragiles seront sans doute partis en courant après cette premier tornade de poussiére et de boue, les plus vaillants verront leur courage récompensé car l’orage se calme bien vite avec « War nerve » aux rythmiques certes bodybuildées mais tout de même globalement moins rude que le titre d’ouverture.

Arrive ensuite ni plus ni moins que le meilleur morceau du disque, « Drag the waters », mid tempo dévastateur au groove sauvage et aux refrains absolument irrésistibles.

Après pareille démonstration, Pantera se fait plus subtil sur « 10’s » qui véhicule une ambiance intimiste, ténébreuse, mélodique et rampante.

Moiteur suffocante et sonorités étranges surprennent sur « Steps to nowhere » assez pénible à supporter en raison de son caractère lancinant.

Retour de la mélodie épurée avec le très aérien « Suicide Note Pt I » influencé par le stoner rock, très vite contre balancé par son petit frère le violent « Suicide Note Pt II » qui malgré sa vigueur se montre trop brouillon pour convaincre.

Rien à dire en revanche sur « Living through me » véritable bombe heavy thrash au tempo rapide et aux refrains cinglants comme des fouets.

Décidément très aventureux, Pantera se lance sur « Floods » dans un long morceau atmosphérique de prêt de sept minutes suintant le stoner rock agrémenté de quelques passages plus appuyés.

En comparaison « The undeground in America » et « Sanblasted skin » s’avèrent plutôt quelconques et peu inspirés avec leur thrash bas de plafond.

En conclusion, « The great southern trendkill » aurait pu être un disque immense si il n’avait été gâté de quelques scories et de titres bien faiblards comparés à certains joyaux bel et biens présents.

Pantera puise ici dans ses racines sudistes pour varier sa musique et proposer des titres plus profonds truffés d’ambiances malsaines au possible pour contre balancer le coté toujours très violent et direct de son style habituel.

Croisement audacieux mais souvent réussi de stoner et de power metal, « The great southern trendkill » demeure néanmoins une tentative originale et intéressante qu’il est important de saluer.


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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 21:02

Reinventing.jpg4

 

Après « The great southern trendkill » sans nul doute l'album le plus riche de sa carrière, Pantera comme beaucoup de formations avant lui connaît de fortes turbulences notamment à cause de la vie tumultueuse de Phil Anselmo, dont les problèmes de dos et l’addiction à l’heroine mettent en péril l’avenir du groupe.

Quatre ans passent et les Texans finissent par accoucher en 2000 dans la douleur de leur cinquième album en version power metal, « Reinventing the steel ».

A l’époque on ne le sait pas encore mais ce sera le dernier de leur courte existence.

Avec sa pochette choc (encore une !) sans nul doute pour adresser un message de prévention aux jeunes afin de les mettre en garde contre les méfaits de l’alcool qui vous fera faire n’importe quoi y compris sauter dans un mur de flammes, « Reinventing the steel » démarre par le court mais très musclé « Hellbound » qui après une introduction lente et poisseuse, explose au visage tel un cocktail molotov.

Le groupe enchaîne immédiatement avec « Goddam electric », véritable ode à la religion métal pourvoyeuse de jeunesse éternelle, assénée avec une rythmique colossale et un groove mid tempo purement irrésistible.

En guest de luxe sur ce titre ravageur, on retrouve ni plus ni mois que Kerry King de Slayer.

Pantera continue d’avancer cuirassé de fer en alignant « Yesterday don’t mean shit », au moins égal au précédent titre car doté du même groove d’enfer et de refrains terriblement tranchants.

Après ces trois bombes mid tempo déployant leur terrible puissance de feu, il n’est que trop temps de casser le rythme trop bien huilé de ce disque avec « You’ve got to belong to it » dont le tempo haché et les sonorités étranges brouillent les cartes.

Sensé être le titre le plus accrocheur car accompagné d’un vidéo clip, « Revolution is my name » est en revanches un peu poussif malgré ses riffs mitrailleuses.

La machine à détruire reprend du service sur « Death rathe » , à la force tellurique extrêmement intense et jouissive.

Le message old-school est ré asséné avec la force du maillet de Thor sur le très pesant et sans concession « We’ll grind that axe for a long time ».

Simple et gonflé aux hormones,« Uplift » envoie une nouvelle gifle survitaminée à la face du monde tandis que « It makes them disappear » plus lent et lancinant s’avère pénible à l’écoute sur la distance.

Dernier effort de ce disque, « I’ll cast a shadow » séduit par sa relative touche mélodique et chaleureuse tout en restant très Pantera donc violent dans le style.

En conclusion, contrairement à ce que son titre habile pourrait laisser penser , « Reinventing the steel » n’est pas un album révolutionnaire ou particulièrement novateur mais extrêmement homogène, fluide malgré sa terrible puissance et d’une grande qualité d’ensemble.

Pantera délaisse un peu la vitesse et le bastonnage à tout va pour se concentrer sur le groove et l’efficacité de ces mid tempo souvent il faut bien le dire irrésistibles.

Mais le destin voudra que « Reinventing the steel » soit le dernier disque de nos cow boys puisque après un énième break suite à de violents accrochages entre Anselmo et les deux frères du groupe, le génial guitariste Dimedag Darrell sera assassiné sur scène en 2004 alors qu’il jouait avec son projet parallèle Damageplan.

Privé donc de son ame créatrice, la panthère texane n’avait plus assez de griffes pour attraper de nouvelles proies et ce tragique événement marqua donc par conséquent la fin de l’histoire d’un des plus grands groupes de métal qui en seulement cinq albums étalés sur 10 ans laissa une marque indélébile dans l’histoire du rock lourd et dur.

Aujourd’hui Darrell est entré par sa musique et son destin rock’n’roll au panthéon de la musique tandis que les autres membres tentent de survivre dans des projets parallèles de seconde voir troisième division, le plus connu d’entre eux étant Down avec lequel Phil Anselmo réussit une belle seconde carrière.


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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 20:44

Far_beyond.jpg

3

 

Après deux albums ayant eu un grand retentissement dans le (petit) monde du métal, Pantera se voit estampillé au début des années 90 leader de la musique violente et sans concession appelée power metal, version plus moderne et musclée du thrash des années 80,

A l’époque, Pantera et les Brésiliens de Sepultura rivalisent de puissance dans la catégorie gros durs, tandis qu’un tout jeune groupe alors en devenir suit leur traces, Machine Head.

Sorti en 1994, « Far beyond driven » assoit alors la supériorité des Texans.

On notera la pochette bien morbide, évoquant pour moi le film « Driller killer » d’Abel Ferrara, ou un tueur en série assassines ses victimes en forant leurs têtes à coups de perceuse.

Aprés quatre ans passés, on est ici bien loin de l’ambiance potache et bon enfant des « Cowboys from hell » des origines.

« Far beyond driven » débute par « Strenght beyond strenght », véritable tornade de haine et de d'energie qui dévaste tout sur son passage.

Riffs décapiteurs d’arbres, frappes colossales et vocaux de titan font de ce titre une gifle monstrueuse qui terrasse net l’auditeur.

On est toujours dans le pugnace avec « Becoming » et « 5 minutes alone » , mais cette fois avec deux redoutables mid tempo ultra balancés qui tels des gorilles en colère défrichent méthodiquement toute la végétation aux alentours pour marquer leurs territoire et impressionner d’éventuels rivaux.

Vinnie Paul insuffle un surprenant groove à cette musique si lourde, tandis que les solo de Darrell, surprennent par leur inventivité.

Pantera poursuit son effort avec « I’m broken » qu’on peut considérer comme le meileur titre de l’album.

Le groupe dresse un infranchissable mur sonore et avance ses rythmiques de rouleau compresseur sur lesquelles se greffe la voix brûlante d’un Anselmo mettant toutes ses tripes  et son ame comme si sa vie en dépendait.

L’ensemble est monstrueux d’intensité comme peut l’attester la vidéo de l’époque, véritable leçon de metal toute en énergie, en dénuement et en sueur.

Après avoir mis une raclée à tout le monde, Pantera fait tout dérailler avec le très déjanté et malsain « Good friends and a bottle of pills » suintant le mal être et les états d’ame d’un chanteur en pleine dépression.

L’introspection se poursuit avec l’interminable « Hard lines, sunken cheeks » aux refrains tournants curieusement au ralenti.

Très primaire et pénible est « Slaughtered », avec les grognements de cochons d’Anselmo sur les refrains.

On se demande alors ou est passé la furia et maestria du début de l’album en écoutant, la torture saccadée, violente et répétitive de « 25 years »,  étalée sur plus de six minutes.

Alors qu’on y croyait plus, le groupe se ressaisit avec « Shedding skin » , ténébreuse et crépusculaire power ballade avec un chant sur le fil du rasoir et des refrains enivrants.

Comme ressuscité, Pantera retrouve alors tout sa puissance de feu et bastonne alors à tout va sur l’infernal « Use my third arm » sans doute l’un des morceaux les plus violents jamais écrits par le groupe.

Malgré sa frappe de mammouth,  « Throes of rejection » se montre surtout comme un gros délire sombre, pénible et étouffant comme une nuit d’insomnie.

Après avoir copieusement secoué voir écœuré l’auditeur, les Texans gardent leur meilleure surprise pour la fin avec le reprise de la ballade« Planet Caravan » de Black Sabbath, réussissant le tour de force de surpasser l’original par une pureté sans faille d’interprétation.

On pourra alors juger sur piéce des merveilles que peut produire la rencontre de deux légendes du metal comme Pantera et le Sabb’’.

En conclusion, « Far beyond driven » est un album surprenant, déroutant et difficile d’accès mais pourtant fort intéressant.

Après un « Cowboy from hell » sympathique mais encore trop proche de ses racines et un « Vulgar display of power » certes hyper rugueux mais mono dimensionnel, le troisième disque des Texans après avoir aligné quatre titres colossaux dignes des plus grands disques de metal, sort complètement des sentiers battus pour explorer des terrains plus glauques et torturés.

A de rares exceptions prêts ces incartades trop emplies de spleen lancinant et de rage destructrice, laissent à vrai dire la plupart du temps sur sa faim mais on saluera  néanmoins la prise de risque de cette entreprise absolument anti commerciale signe que le groupe s’est toujours moqué des modes, proposant contre vents et marées la musique qu’il affectionne, à savoir ce métal viril et violent sans compromission aucune.

Et puis rien que pour la mystique envoûtante de « Planet caravan », magnifique ballade capable de séduire un public non adepte de musique bruyante, l’écoute de ce disque se justifie à elle seule.


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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 19:42

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2

 

Après le courageux coming out de « Cowboys from hell » et le terrible aveu proclamé, non nous ne sommes pas un groupe pour midinettes et gays, Pantera enfonce le clou encore plus fort en 1992 avec le terrible « A vulgar display of power ».

Tout est dit ou presque dans le titre et la pochette très « in your face », les quatre texans durcissent encore le ton pour proposer une musique encore plus dure et sans concession.

Premier titre emblématique, « Mouth for war » frappe durement avec une musique plutôt lente mais très lourde, une voix grave hyper rugueuse et des refrains virils parsemés de quelques accélérations assassines.

Avec son tempo lourdingue et ses beuglement sourds, « New level » pousse la recette encore plus loin, l’aspect mélodique passant alors complètement à la trappe.

La première franche réussite de ce disque réside dans « Walk » avec son tempo saccadé, ses riffs destructeurs et ses refrains poids lourds.

Pantera renoue ensuite avec ses premiers amours thrash pour proposer dans la même lignée « Fucking hostile » qui surprend par sa vitesse et sa violence exutoire.

Après cette avalanche de distribution de mandales, changement radical d’ambiance avec le ténébreux «  This love » somptueuse power ballade aux refrains musclés contrastant avec les couplets très doux.

On peut voir dans ce titre complexe et maîtrisé, la marque d’un grand groupe capable de jouer sur les nuances et les changements d’ambiance.

Les Texans ressortent l’artillerie lourde sur « Rise » , rapide, lourd et vicieux comme une charge de rhinocéros rendu fou furieux par une blessure superficielle.

On ne peut pas dire que Pantera fasse dans la dentelle non plus avec « No good (attack the radical) » , très destroy et décousu.

Puis le groupe creuse profondément sous la surface de la terre avec l’affreusement lourd « Live in a hole ».

« Regular people » avance ensuite telle une invincible machine de guerre assénant son mid tempo assassin faiblement contre balancé par de courts passages à peine plus doux.

Phil Anselmo hurle ensuite comme un possédé sur les refrains de « By demons be driven » totalement à l’image du disque, dur, massif et sans concession.

Pour adoucir ce monde de brutes épaisses, Pantera termine son disque « coup de poing » par « Hollow » sans nulle doute l’une de ses plus belles ballades.

Darrell montre alors enfin toute l’étendue de son talent et de son fantastique toucher de guitariste capable de créer des ambiances envoûtantes tandis qu’Anselmo surprend par sa finesse vocale.

En conclusion, avec sa violence et son ambiance picole-baston, « A vulgar display of power » est souvent considéré par les fans les plus durs comme le meilleur disque de Pantera.

L’album se démarque ainsi complètement des « Cowboys from hell » et délivre un nouveau style appelé power métal, à savoir une musique au frontières du thrash tout en étant plus compacte, plus lourde et plus violente.

Le chant aigu d'Anselmo a ainsi complètement disparu, la frappe monolithique de Vinnie Paul écrase tout l’espace, et les solo de Dimedag sont plus réduits afin de créer un impact supérieur.

Je n’ai pas trop adhéré à ce style trop brutal, étriqué et monodimensionnel pour moi, étant de surcroit rapidement usé par les beuglement d’Anselmo.

Ainsi ce vulgaire étalage de puissance plaira sans doute aux fans de musique vraiment dure, mais restera au delà de ce que mes oreilles plus délicates peuvent encaisser.


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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 21:16

 

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Nous poursuivons ce tour d’horizon des groupes bruitistes.

A la fin des années 80, un obscur groupe texan du nom de Pantera décide de bannir son orientation première glam-rock pour créer le power metal une musique foncièrement plus brutale synthétisant un mélange de heavy et de thrash.

A l'époque Pantera se compose de deux frères grassouillets portés sur la bouteille, Dimedag Darrell à la guitare, Vinnie Paul à la batterie, de Rex à la basse et d’un chanteur-hurleur à la personnalité hors norme, Philip Anselmo.

En 1990 le gang texan sort « Cowboys from hell » considéré par les spécialistes comme la première pierre d’un monstrueux édifice sonore.

La pochette de l’époque, vraiment risible est une sorte de copié collé de photos des membres du groupe dans un décor de bar du far west mais on peut penser qu'à ses débuts Pantera faisait sans doute ce qu’il pouvait au niveau artwork sans disposer de gros budgets.

« Cowboys from hell » ouvre les hostilités par un mid tempo pesant mettant en exergue le style du groupe : rythmiques pachydermiques, riffs puissants et solo emphatiques très « rock » de Darell couplés avec lles lignes de chant hurlées d’Anselmo.

Lui succédant, « Primal concrete sledge » paraît très pénible à l’écoute car saccadé, brutal et brouillon.

Ce titre est pour moi le seul raté de ce disque.

Plus cohérent et posé sur de solides fondations, « Psycho holiday » tient mieux la route sans toutefois pleinement séduire.

Le thrash pur jus est au rendez vous avec le très speed « Heresy » qui voit Anselmo s’initier sur les refrains au chant suraigu à la Rob Halford l’une de ses premières idoles.

On peut considérer  « Cemetery gates » comme le premier grand titre de Pantera, tant cette surprenante power ballade met en avant des qualités mélodiques qu’on ne soupçonnait pas chez de rugueux texans buveurs de whisky et de bières.

Anselmo chante ici superbement et l’émotion suinte par tous les pores de ce long morceau épique de plus de sept minutes.

Retour à du thrash classique et bas du front et  sur « Domination » à l’énergie très primaire.

Plus intéressant est « Shattered » car influencé par le meilleur de Judas Priest revisité à la sauce Pantera.

Hyper vélocité, variations permanentes, vocaux suraigus ou plus graves font de ce titre un grand moment de plaisir.

Le groupe prend alors de plus en plus d’assurance avec le très cinglant « Clash with reality » qui allie tempo rapide, son massif, solo de haute volée, vocaux haut perchés et refrains explosifs.

 « Medicine man » moins percutant malgré ses nombreuses variations est rapidement surclassé par l’ultra compact et sans concession « Message in blood » ou Anselmo hurle toute son saoul et que Darell enjolive par un des long passages instrumentaux dont il a lui seul le secret.

Autre passage relativement mélodique sur « The sleep », comme si le groupe rassasié de violence éprouvait le besoin de souffler avec une atmosphère plus reposée.

Le solo de Darrell est ici sublimissme de toucher et de virtuosité.

Mais fidèle  à sa nouvelle ligne de conduite, Pantera termine en frappant fort avec « The art of shredding » rapide, dur et tranchant comme une lame de rasoir.

En conclusion, en raison d'un production faiblarde et de quelques tatonnements bien compréhensibles « Cowboys from hell » n’est sans doute pas dans l’absolu le meilleur album de Pantera mais il fait tout de même preuve de qualités sortant du lot.

Armés d’un guitariste virtuose au toucher magique et aux riffs surpuissants mais également d’un chanteur au charisme hors norme, les jeunes cow-boys de l’enfer font ici une entrée fracassante dans la cour du heavy metal pour hommes.

Encore influencé par ses modèles comme Rob Halford, Phil Anselmo s’échine sans être ridicule à vouloir chanter dans des registres haut perchés, style qu’il abandonnera assez vite par la suite pour se forger sa propre empreinte vocale.

Meme si on ne peut pas encore parler de power metal en raison de réminiscences thrash trop marquées, « Cowboys from hell » est un disque de gros calibre, puissant, agressif, varié et d’un niveau technique élevé.


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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 17:16

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A la fin des années 80, le mouvement thrash metal venu des USA est au fait de sa gloire et c’est donc fort logiquement que Anthrax sort en 1987 « Among the living » réputé comme son meilleur album.

Au gouvernail de ce navire on retrouve donc toujours les inamovibles Charlie Benante (batterie), Franck Bello (basse) et Scott Ian-Dan Spitz (guitares) avec toujours au chant Joey « crinière folle » Belladonna.

Pochette toujours médiocre, à peine moins nulle que celle de « Spreading the disease » deux ans plus tôt.

Les New Yorkais démarrent piano avec « Among the living », mid tempo gentiment thrash qui ne marquera pas les esprits avant d’enchaîner sur le cinglant « Caught in a mosh » qui monte de plusieurs crans au niveau vitesse et puissance.

Rythmiques frénétiques et saccadées, riffs agressifs, solo speed et non mélodiques, gros refrains fédérateurs, la marque de fabrique du groupe est bel et bien la.

Pour avoir été moi aussi un jour « Pris dans une moche » je confirme toute l’horreur de la situation.

Plus intéressant à mon sens, car plus original « I am the law » inspiré du comic book Judge Dredd, avec son tempo plus posé et son riff central plus accrocheur.

« Efilnikfusin (N.FL) » est dans la même lignée que « Caught in a mosh », rapide, saccadé, énergique et assez platement linéaire.

Plus convaincant avec ses refrains très enlevés, « Skeletons in the closet » passe mieux malgré une rythmique qui pioche allégrement.

Arrive ensuite, l’un des plus grands hits jamais composé par le groupe, « Indians » qui allie habilement thrash frontal et refrains mélodiques.

Dans l’absolu « One world » est également un bon morceau, inspiré et varié, sans doute mon préféré du disque.

La fin de « Among the living » est alors beaucoup plus poussive : l’instrumental acoustique « A.D.I » introduit ensuite le très laborieux « Horror of it all » et « Imitation of life » chaotique et criard, qui termine en agonisant ce disque.

En conclusion, « Among the living » est un album homogène, solide qui contient peu de moments de faiblesse et sans doute la plus forte densité de titres emblématiques du groupe notamment la triplette magique : « Caught in a mosh », « Indians », « I am the law ».

Le fan de thrash ne sera donc pas déçu et en aura pour son argent avec ce style si caractéristique mais si prévisible, si linéaire et dont le son maigrelet a assez mal supporté le poids des ans.

« Among the living » est donc un solide disque de thrash des années 80 mais qui aurait sans doute besoin d’être remasterisé.

Pour ma part, il s’agit d’un Anthrax période Belladonna dans la moyenne supérieure.


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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 20:22

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Afin de relancer une carrière qui commençait à battre sérieusement de l’aile, la maison de disque Polygram sortit en 1998 un best of de l’age doré d’Anthrax intitulé « Moshers … 1986-1991 ».

Le Mosh est cette danse brutale cousine du pogo et du slam popularisée par les groupes de thrash dans les années 80, quand à la période temporelle elle couvre toute la première ère du groupe avec le chanteur Joey Belladonna dit la "grande frisée".

Ce best of commence  par le morceau « AIR »  dont j’ai déjà loué la qualité et le coté emblématique du meilleur de ce que pouvait proposer le Anthrax à l’époque.

Tempo rapide, matraqué, chant mélodique haut perché, refrains efficaces font de « AIR » une valeur sure du répertoire des New Yorkais.

Grosse qualité également sur « Madhouse », qui construit sur le même modèle, atteint immanquablement sa cible.

Emblématique, « Caught in a mosh » l’est aussi mais son coté plus brouillon et laborieux m’a toujours irrité.

On enchaîne ensuite avec « I’m the law » inspiré par le personnage de comics Judge Dredd, qui fut largement discrédité par le film avec Sylvester Stallone.

La chanson en elle même se démarque légèrement des compositions habituelles du groupe par un tempo globalement ralenti ainsi que par des riffs et des refrains très accrocheurs.

Le disque déroule ensuite les hits clonés qu’Anthrax débitait à l’infini dans les années 80, « Efilnikufesin » très énergique mais aussi terriblement linéaire ainsi que l’immensément populaire « Indians » qui combine astucieusement grosse puissance de feu et refrains mélodiques.

Venant briser quelque peu cette machinerie trop parfaite, vient « I’m the man » ,  gag foutraque, braillard, déglingué et quasi insupportable à l’écoute.

Plus mélodique, « Make me laugh » passe en revanche beaucoup mieux sans être inoubliable.

Autre grand succès d’Anthrax, la reprise de Trust, « Antisocial » astucieusement recyclée et américanisée mais perdant toutefois en testostérone.

Egalement dans une veine plus mélodique on trouve « Now it’s dark » plutôt réussi et les très longs et intenses « Keep it in the family »  « In my world » sans doute parmi les morceaux les plus aboutis du groupe et ce malgré quelques longueurs.

On enchaîne sur le trop terne et stéréotypé est « Belly of the beast » et « Got the time » autre célèbre reprise punk revitalisée avec succès par les thrashers.

L’album se termine sur « Bring the noise » sorte de fusion rap-metal exécutée avec la légende du hip hop Public Ennemy qui réalisa un véritable hold up commercial avec un esprit d’ouverture similaire a celui d’Aerosmith quand il mit son « Walk this way » en commun avec Run DMC (pour la musique).

En conclusion, « Moshers …1986-1991 » est dans l’absolu un très bon best of qui reflète à la perfection la musique que pratiquait Anthrax dans les années 80 avec une formule de thrash mélodique et dynamique qui eu son succès à l’époque.

Personnellement je trouve ce style très linéaire, étroit et ne goûte guère le chant très stéréotypé de Joey Belladonna.

Le tout a donc avec le recul forcément mal vielli à mes oreilles.

Mais on saluera tout de même les quelques habiles prises de risques ou inspiration du groupe que ce soit par la reprises osées d’un groupe français ou le choix d’un duo avec des artistes de hip hop.

« Moshers …1986-1991 » pourra néanmoins être apprécié des collectionneurs et des jeunes curieux désireux de se faire une opinion sur le style pratiqué par ce groupe phare du thrash des années 80.


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