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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 21:42

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4

 

 

Sans doute touché par le syndrome « Rocky » , j’ai toujours eu un faible pour les groupes de seconde zone comme Overkill qui bien que rencontrant un succès relatif ont contre vents et marées maintenu fièrement le cap de leur carrière sur plus de vingt ans.

Formé à New York au début des années 80, Overkill sort son premier album « Feel the fire » en 1986.

A l’époque le groupe est composé de Bobby Blitz Ellsworth au chant, de DD Verni à la basse, de Bobby Gustafson à la guitare et de Rat Skates à la batterie.

Armé de moyens modestes mais d’une rage peu commune se manifestant par sa pochette simple mais o combien évocatrice montrant quatre silhouettes émanant vraisemblablement des flammes de l’enfer, « Feel the fire » débute par « Raise the dead » nerveux mais un peu chaotique.

Le groupe ajuste brillamment le tir avec « Rotten to the core » démontrant sa capacité à incorporer des refrains simples et entrainants à un thrash incisif.

La bastonnade se poursuit avec « There’s no tomorrow » dont le rythme frénétique s’évanouit subitement pour laisser place à un passage mélodique montrant toutefois les limites du chant nasillard de Ellsworth.

Gonflés à bloc, les New yorkais ne dévient en rien de leur ligne directrice en assénant un « Second son » tendu comme une corde piano puis passent au niveau supérieur avec « Hammerhead » combinant grande puissance et refrains catchy irrésistibles.

Puis viennent « Feel the fire » à la lisière du heavy métal épique tout en conservant une bonne dose de punch et la terrible déferlante thrash « Blood and Iron » qui vient tout emporter sur son passage comme une catastrophe d’un film de Roland Emmerich.

Aucune baisse de régime à l’horizon, tolérance zéro et guerre totale avec un « Kill at command » brutal, ce « Overkill » véritable hymne thrash et déclaration à la face du monde puis « Sonic reducer » en guise de dernière rocket pour ce feu d’artifice bouillonnant d’énergie.

En conclusion, malgré son relatif anonymat « Feel the fire » est une véritable bombe thrash metal old school, celui des années 80 qui sent la sueur, la rue et la colère.

Bien sur le son est daté, un peu médiocre, bien sur Ellsworth ne peut décemment pas être considéré comme un grand chanteur mais le groupe possède une telle énergie et une telle qualité dans l’art de pondre des compositions puissantes avec ce qu’il faut de toucher pour les rendre groovantes qu’on ne peut décemment pas ne pas aimer cet album.

L’incorporation de légère teintes heavy metal ou punk à un style thrash américain contribue à briser la linéarité du style qui peut parfois être terriblement assommant.

Très bon album se distinguant par ses classiques indémodables comme « Roten to the core », « Hammerhead » ou « Overkill », « Feel the fire » mérite assurément sa place dans le top 10 des albums thrash des années 80.

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 11:25

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4

 

 

Cinq années après un « Saint anger » aussi douloureux qu’un accouchement vous meurtrissant durablement dans vos chairs, Metallica qu’on croyait mort artistiquement parlant et rongé de l’intérieur, revient avec « Death magnetic » en 2008.

La pochette morbide en forme de cercueil et le retour au vieux logo abandonné en 1996 sont les signes avant coureurs d’un changement d’orientation musicale du groupe et d’un retour à ses racines foncièrement plus thrash.

La mort magnétique débute avec un morceau trés vivant « That was just your life » .

On assiste à un véritable tir de barrage avec le vrombissement incessant des guitares qui tournoient telles les pales d’un rotor d’hélicoptère poussées à plein régime.

Rapide, incisif, doté de l’immense puissance de feu de ses riffs fantastiques, « That was just your life » se distingue du coté crade et bourru de l’album précédent par un son plus clair et fluide.

La guerre semble bel et bien déclarée avec « The end of the line » qui mitraille à tout va, causant de profondes brèches dans les conduits auditifs de l’auditeur.

Le rythme ahurissant s’attenue aux deux tiers pour proposer un final plus calme.

Moins rapide et moins intense, « Broken, beat & scared » fait moins mal malgré un coté lourd et répétitif.

Metallica n’oublie pas pour autant sa face plus musicale et propose avec « The day that never comes » un grand titre complexe débutant comme une ballade pour atteindre progressivement des sommets d’intensité.

L’artillerie lourde est ensuite ressortie sur « All nightmare long » véritable brulot incendiaire déroulant un thrash in your face sans concession.

Moins frontal, « Cyanide » propose un heavy lourd et alambiqué assez difficile à suivre.

On ne sait pas trop bien pourquoi mais après le plantage de « The unforgiven II » sur « Reload », Metallica éprouve le besoin d’écrire le troisième volet « The unforgiven III » aussi long et inutile que le deuxième volet.

Construit sur un mid tempo vif et énergique, « The judas kiss » lance le long instrumental plutôt mélodique « Suicide & redemption » qui laisse s’exprimer les musiciens pendant prêt de dix minutes rappelant par instant la période Cliff Burton dans une registre toutefois largement moins créatif.

Malgré cela, ce serait mentir que ce « Suicide & redemption » ne présent aucun intérêt.

Le final sera plus féroce avec « My apocalypse » au thrash direct et violent.

En conclusion, avec sa forte coloration thrash mélodique, « Death magnetic » marque le retour de Metallica à ses premiers amours et à un style proche de celui pratiqué à la fin des années 80.

On pense brièvement à l’album « Master of puppets » considéré par les fans « purs et durs » comme le plus équilibré du groupe entre violence  et mélodie, même si à vrai dire « Death magnetic » en est assez éloigné par son contenu plus moderne.

La force de ce disque est sa production, très soignée par Rick Rubin, qui évite au groupe le coté démo par instant déplaisant de « Saint anger ».

Le son trouvé par Rubin est lourd, clair et ultra puissant.

Après une entrée en matière impressionnante nous ramenant vingt ans en arrière, « Death magnetic » marque le pas à mi course avant de corriger le tir dans sa dernière partie.

Assez étrangement, cet album fut assez critiqué par les anciens fans, reprochant au groupe de revenir à une orientation passéiste sans réelle conviction.

La réalité est que beaucoup de vieux thrashers n’ont jamais pardonné au groupe le succès du « Black album » et critiquent à peu prêt tout ce qu’ils font, que ce soient les expérimentations de « Load-Reload », la réédition de reprises, la collaboration avec un orchestre symphonique ou la production rugueuse de « Saint anger » .

En gardant la tête froide, malgré quelques imperfections « Death magnetic » est album efficace, énergique et puissant qui rassasiera la faim des plus affamés fans de métal.


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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 20:52

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3

 

 

Cinq ans après son retour sur la scène du thrash et profitant du revival pour cette scène née dans les années 80, Kreator change de batteur, embauche Jürgen Reil à la place de Ventor et sort en 2005 « Ennemy of god ».

« Ennemy of god » poursuit dans la lignée des pochettes à sale gueule même si celle-ci est nettement plus réussie que le rouge criard hideux de « Violent revolution ».

Dés le premier morceau on se dit que quelque chose s’est passé en cinq ans (serait ce le changement de batteur ou un regain d’inspiration ?) car « Ennemy of god » débute à la vitesse d’un train express ivre de puissance, calant de formidables refrains dignes d’un Slayer des grands jours.

La surprise perdure avec « Impossible brutality» dont le rythme oscillant balance furieusement puis avec l’implacable « Suicide terrorist » véritable tornade d’acier estampillée 110% thrash metal.

On monte d’un cran dans la haine avec l’ultra agressif « World anarchy » aux riffs hacheurs de membres et on comprend alors que Kreator est venu pour mener une guerre sans compromis en donnant tout ce qu’il a dans le ventre.

La machine connait pourtant un sévère raté sur « Dystopia » dont la tentative de refrains « calmes » au milieu de l’habituelle furia germanique avorte.

Kreator pousse un peu plus loin l’incorporation de mélodies avec « Voices of the dead » même si le chant de Petrozza est absolument incapable de propager la moindre émotion.

On revient aux fondamentaux sur « Murder fantaisies » punchy mais trop similaire au style habituel de Slayer.

Kreator continue sa marche en avant en trajectoire rectiligne avec « When Death takes this dominion » un poil moins intense puis « One evil comes - a million follow » cuirassé jusqu’à la gueule.

Petite introduction acoustique avant grosses déflagrations sur « Dying race apocalypse » , artillerie lourde sur le nerveux et pugnace « Under a total blackened sky » avant de finir sur un mid tempo plein de rage sous pression « The ancient plague ».

En conclusion, « Ennemy of god » efface par sa puissance et son efficacité le jugement quelque peu négatif que j’avais pu émettre sur le retour de Kreator en 2001.

Certes presque aucune fioriture ou variation dans ce disque entièrement dévoué à la cause du thrash métal le plus dur mais plus d’intensité dans un engagement qu’on pourrait qualifier de maximal.

Principales faiblesses du groupe pour moi, la voix de Petrozza très pénible sur douze titres et cette affiliation trop proche d’un Slayer allemand.

Mais si on occulte ces deux faiblesses inhérentes à la nature profonde du groupe, il reste un album poids lourd, brutal et sans concession à qui on accordera le prix du mérite en raison de la formidable énergie dégagée.

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:29

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2

 

Tout n’est pas en ce bas monde que noblesse, grâce, harmonie, aussi la vie revêt certaines fois un aspect plus violent, sale et sordide.

Pour faire face à cet aspect plus négatif mais néanmoins bien réel, l’une de mes recettes est d’écouter du thrash metal.

Avec Kreator, formation de pionniers allemands au début des années 80, on peut dire qu’on tient un des piliers d’un genre qui ne fait généralement pas dans la dentelle.

Après un passage à vide au milieu et une suicidaire tentative d’évolution vers la musique gothique, Kreator revient à ses premiers amours en 2001 avec « Violent revolution »..

Le chanteur leader Mille Petrozza et le bassiste Christian Giesler sont toujours fidèles aux postes et Ventor (batterie) puis Sami Yli Sirnio (guitare) viennent renforcer l’équipe.

Avec sa pochette très laide  « Violent revolution » débute par « Reconquering the throne » thrash violent et saccadé évoquant un vieux Slayer de deuxième division.

Cette impression est confortée par le chant de Petrozza, assez proche de Tom Arraya dans un registre plus rauque et clairement moins fluide.

Après l’anecdotique introduction « The patriach », on apprécie la rigueur martiale de « Violent revolution ».

Kreator déroule son thrash rapide, frontal mais aussi terriblement linéaire et sans surprise sur « All of the same blood » .

Les allemands ne sont pas plus convaincants sur le rythme plus lent de  « Servant in heaven-king in hell » terriblement ennuyeux ou sur les riffs légèrement plus heavy de « Second awakening ».

Ca hurle et pioche sévère sur « Ghetto war » lourdingue à souhait et la pseudo tentative d’intro mélodique de «  Replicas of life » lançant une intense furie thrash, laisse complètement de glace tant la voix du chanteur ne se prête pas du tout à ce style.

La rage est toujours de mise mais le talent bien absent sur les plats « Slave machinery », « Bitter sweet revenge ».

Fidèle à sa ligne de conduite Kreator termine son album sans réellement prendre de risque ou changer de tactique avec le brulant « Mind of fire » et l’assommant « System decay ».

En conclusion, « Violent revolution » n’est pas un mauvais album, mais un album quelconque, très daté années 80 et sans aucune innovation ni prise de risque.

Désirant sans doute renouer avec son ancien public, Kreator fait machine arrière toute et  ne propose pas grand-chose si ce n’est un thrash metal, violent mais terriblement linéaire et répétitif.

A ce titre, la comparaison avec les revenants américains de Death angel est nettement à son désavantage.

Il est vrai que la voix très typée et franchement pénible sur la durée de Petrozza limite très fortement le champs d’action des allemands.

A réserver donc pour les forcenés de ce style de musique assez peu regardant sur le caractère évolutif de la musique.

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 21:19

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5

 

 

Sorti en 2002, « Waking the fury » d’Annihilator est la suite logique et immédiate de « Carnival diablos » réalisé un an auparavant.

A un an d’intervalle, la composition du groupe change tout de même, Randy Black second batteur du groupe remplaçant Ray Hartman dans le jeu sans fin des chaises musicales.

La pochette assez quelconque cette fois ci endort faussement la vigilance de l’auditeur qui ne comprend ce qui lui arrive lorsque l’ouragan « Ultra motion » finit de lui tomber dessus.

Le son s’est incroyablement fortifié, densifié depuis le dernier album.

Le groupe gagne en lourdeur avec des sons presque industriels tout en conservant sa formidable vitesse d’exécution, le résultat en est une puissance de frappe absolument unique, renversante et phénoménale.

Joe Comeau est toujours aussi impérial au chant et Jeff Waters parvient dans cet ouragan de violence à greffer quelques petites touches mélodiques pour rendre l’ensemble purement irrésistible.

La violence s’atténue sur « Torn », qui propose en échange des refrains et des riffs aux mélodies mystérieuses  géniales magnifiés par un break central en forme de sombre incantation.

Frénétique et ultra cadencé avec ses reprises de vitesses permanentes, « My precious lunatic asylum » est une ode à la folie portant la marque du thrash le plus débridé qui soit.

Mais la quatrième gifle n’est pas loin, car « Striker » malgré des paroles téléphonées, développe un (relatif) mid tempo en forme de rouleau compresseur balayant tout sur son passage.

Le break central assez long avant d’annoncer la reprise de la folle canonnade est également des plus savoureux.

Annihilator ne joue pas, il mitraille inlassablement, tailladant à grand coups de shrapnels les oreilles réduites en lambeaux de l’auditeur incapable de réaction.

Ce plaisir jouissif ne cesse pas et augmente même encore sur « Ritual » mid tempo ténébreux aux refrains écrasants de puissance agrémentés d’un des plus solo de guitare qui m’ait été donné d’entendre dans ma vie.

La folle machine à broyer entre à nouveau en action sur « Prime time killing » avant de lancer une nouvelle bombe thrash, le terrible « The blackest day » , dont la rythmique millimétrique fait entrer en transe telles de profondes percussions tribales entrant en résonnance avec notre âme profonde.

Insensé, « The blackest day » l’est assurément et c’est pour cela qu’il me fait parvenir à l’orgasme musical, si rare finalement en musique mais complètement prévisible ici étant donné la succession d’infernaux coups de boutoirs.

Il faut attendre le huitième titre pour enfin redescendre sur terre à un niveau humain, avec le médiocre « Nothing to me » inspiré du hard rock d’Ac/Dc, qui se déguste comme une cigarette post coïtale,  les yeux rivés au plafond et l’esprit flottant, vaguement ailleurs.

Mais il était écrit que en l’an de grâce 2002 les Canadiens seraient intouchables.

Ils le prouvent avec « Fire power » alliant robustesse, punch et riffs mélodiques mais surtout le final « Cold blooded » à l’intensité quasi surhumaine.

En conclusion, vous l’aurez compris en lisant mes commentaires dithyrambiques « Waking the fury » est assurément mon album de thrash préféré et l’un de mes disques préférés tout court.

La raison en est simple, ce disque trouvant en effet le fragile point d’équilibre entre puissance poussée à un niveau extrême, à la limite du déraisonnable et finesse mélodique ressortant par contraste de manière sublimée.

Les métaphores sexuelles ne sont pas ici superflues tant « Waking the fury »  parvient par sa fantastique force vitale à toucher directement les centres d’un plaisir primitif, animal mais o combien profond et nécessaire à notre équilibre psychique.

Peu de gens le savent compte tenu du court passage de Comeau au sein du groupe (il sera évincé deux ans plus tard !) mais Annihilator a bel et bien réalisé un authentique chef d’œuvre avec « Waking the fury »  repoussant ici les limites du thrash metal à un niveau que je ne retrouverais sans doute jamais.

Si vous aimez les bolides qui vont vite, vous emportent et vous saoulent de vitesse pure, suivez mon conseil et installez vous dans le cockpit, sensations extrêmes garanties …

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 20:28

Carnival_diablo.jpg

4

 

 

Il est parfois des moments assez excitants lorsqu’on s’apprête à écrire sur un sujet qui nous procure par avance beaucoup de plaisir.

C’est tout à fait mon état d’esprit à l’aube de chroniquer « Carnival diablos » des canadiens d’Annihilator.

Annihilator ou le groupe de thrash métal maudit par excellence, qui après un premier album phénoménal en 1989 n’a jamais pu rééditer son exploit, dévoré par le mouvement grunge naissant, la concurrence des poids lourds américains mais plus surement par ses incessants changement de personnel dus à la personnalité autoritaire du guitariste leader du groupe Jeff Waters.

Annihilator s’est aussi la valse quasi permanente des chanteurs, aussi quand le quasi inconnu Joe Comeau débarque à ce poste en 2000 on est fortement tenté de se dire « encore un de plus ».

Et bien non justement, car en 2001 sort « Carnival diablos » à la remarquable et alambiquée pochette macabre figurant une sorte de vision de l'enfer.

Décidément à contre courant je découvre alors le groupe (par hasard) avec cet album qui débute par « Denied » thrash brutal, frustre mais redoutablement précis.

La voix de Comeau rauque mais également capable de surprenantes variations dans le domaine des aigus plait immédiatement.

Le groupe raffine quelque peu sa puissance brute avec « The perfect virus » qui s’appuyant sur un riff cyclique infernal se montre irrésistible.

Retour aux bases avec « Battered » rapide, dur et étriqué avant de s’aventurer sur un registre plus lent et mélodique avec le splendide « Carnival diablos » qui montre toute la finesse du toucher de Jeff Waters.

Piochant dans diverses influences, les Canadiens miment Ac/Dc sur le plus poussif « Shallow grave » assez loin de leur répertoire naturel.

La performance de Comeau sorte de mime vocal de Bon Scott est pourtant assez bluffante.

Puis vient fugacement le tour de Judas priest, sur le monstrueux « Time bomb » , mid tempo heavy à l’ambiance obsédante et menaçante.

Annihilator revient à son style propre avec « The rush » et « Insomniac »  proposant une combinaison de thrash rapide et intense avec juste ce qu’il faut de mélodie pour faire passer la gifle.

Le bel instrumental « Liquid oval » rappelle que Waters est l’un des meilleurs guitaristes du monde avant de lancer un nouveau croisement de thrash avec des stars du heavy metal sur un  « Epic of war » influencé par Iron maiden.

Cette fois c’est Bruce Dickinson que Comeau arrive à imiter à la perfection !

L’album se termine sur un féroce « Hunter killer » épuré de toute influence extérieure et sonnant comme du pur et dur Annihilator avec en bonus un titre fantôme en forme de gag punk.

En conclusion, « Carnival diablos » est un très bon album de thrash soumis à diverses influences heavy et hard rock qui peuvent déstabiliser les puristes.

On pourra lui reprocher un certain manque d’homogénéité et de partir dans beaucoup trop de directions mais ce serait à mon sens faire preuve d’un manque d’ouverture.

Ces influences enrichissent en effet pour moi la musique du groupe, qui reste de toute façon foncièrement agressive.

Les riffs dévastateurs de Waters sont en effet toujours présents tout comme les tempo supersoniques du thrash et le nouveau venu Joe Comeau se montre d’un niveau proche de la première division des chanteurs de métal avec un registre d’une étonnante amplitude.

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 21:34

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3

 

 

Bien relancé par un « The art of dying » de bonne facture, Death angel poursuit en 2008 sa seconde carrière avec « Killing season » à la pochette similaire bien qu’un brin plus morbide.

Après l’art de la mourir, la saison du massacre, on peut dire qu’avec Death angel on a affaire à un groupe dur et sombre qui ne fait pas dans la dentelle, avec une violence contrôlée comparable à leurs confrères new yorkais d’Overkill.

« Lord of hate » ouvre les hostilités sans faire de détail avec un thrash percutant solidement ancré au sol par des refrains en béton armé.

Le son est lourd, presque gras, les guitares tournoient à la vitesse d’un rotor d’hélicoptère pour offrir sur « Sonic beatdown » une leçon de tabassage en règle duquel nul être vivant ne pourrait se tirer indemne.

Un tantinet plus calme « Dethroned » alterne en réalité passages mélodiques en clair obscur et grosses charges d’un thrash implacable digne des plus grands.

Gros riffs et rythmiques assassines prennent la relève sur le très basique « Carnival justice » .

Certes « Buried alive » n’est pas un modèle de subtilité avec ses chœurs ultra pesants, mais fait preuve d’une efficacité de panzer.

« Souless » sonne comme du Ac/Dc en plus nerveux et rugueux tandis que « The noose » balance son thrash rageur comme un poing en pleine figure.

Les gros bras continuent leur travail de démolition avec les lourdingues « When worlds collide » et « God vs God » aux influences très Machine head.

Plus vif et percutant, « Steal the crown » fait des ravages avant le coup de grâce asséné par « Resurrection machine »   mid tempo guerrier contrebalancé de quelques fugaces envolées mélodiques.

En conclusion, plus frontal et intégriste que son prédécesseur « Killing season » est un authentique album de thrash metal monolithique, violent et moderne comme j'aime à écouter parfois quand le monde me parait vraimment révoltant.

Avec ce durcissement de ton, Death angel se recentre sur sa base et rétrécit du même coup son champs musical, perdant la variété musicale si plaisante de « The art of dying ».

Mais le groupe assume son choix artistique et plonge avec force et conviction dans ce bain de jouvence en jouant à fond la carte de la puissance brute ou les guitares claquent comme fouets mortels sur des tempos de rouleau compresseur.

Impressionnant et maitrisé de bout en bout, « Killing season » impose le respect et achève de nous convaincre que Death angel est un groupe de sacrés clients pouvant sans peine prétendre au rang de maitres du thrash pur et dur.

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 20:13

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3

 

 

Zoom sur la deuxième division du thrash metal avec Death angel, groupe californien ayant la particularité d’être entièrement d’origine asiatique, philippine plus précisément.

Ayant eu son heure de gloire à la fin des années 80, Death angel profite du revival de la scène et refait surface à la surprise générale en 2004 après 14 ans de mise en sommeil.

Petit miracle, le line up original est ici conservé prêt de vingt ans après les débuts et cette reformation donne naissance à « The art of dying ».

On appréciera l’effort mis sur l’artwork de la pochette, à la fois sobre, sombre et beau.

La galette débute par « Thrown to the wolves » longue pièce de plus de sept minutes d’un thrash old school rentre dedans aux refrains très efficaces.

La voix nasillarde et rêche de Mark Osegueda se cale parfaitement sur les rythmiques saccadées et puissantes des guitares de la paire Aguilar/Cavestany sur « 5 steps to freedom » qui compense une certaine linéarité par une intensité soutenue.

Alors qu‘avec « Thicker than blood » on s’apprête à rentrer dans une logique routinière et peu inspirée de thrash prévisible à outrance, l’ange de la mort surprend avec « The devil incarnate » longue pièce reptilienne évoquant un climat de sorcellerie et de menace larvée digne d’un Black sabbath des meilleurs jours.

Véritable bijou noir, « The devil incarnate » me fait curieusement penser à des trajets que j’effectuais très tôt le matin en voiture sur des petites routes désertes de l’Essonne dans un climat de brouillard fantomatique et de nuits hivernales en parfaite adéquation avec l’ambiance assez fantastique de ce titre.

On est également agréablement surpris par « Famine » aux forts relents de Metallica grungy période « Load-Reload ».

Retour à du thrash plus classique sur le basique « Prophecy » à la forte puissance de feu puis baisse de régime avec le laborieux punkoide « No » .

Les quelques variations mélodiques sur le chant de « Spirit » viennent diluer l’abrasive recette thrash habituelles des cuistots en chef.

Les refrains virils sur le très bourrin « Land of blood » contrastent avec un final plus calme composé de « Never me » qui mélange passages nuancés presque rock à des solides refrains thrash puis « Word to the Wise » superbe semi ballade acoustique ou la belle voix cassée de Osegueda couplée à des guitares pleines de feeling, parvient à faire passer un flot intense d’émotion.

En conclusion, « The art of dying » est une bonne surprise de vétérans d’une scène qu’on pensait oubliée à jamais.

Meme si la recette de base des américains est à la base beaucoup trop prévisible et linéaire à mes yeux, ceux-ci ont l’intelligence d’introduire d’étonnantes variations qui si elles ne révolutionnent pas la face de la musique aèrent leur thrash frontal pour en relever l’intérêt.

« The art of dying » est un disque astucieux capable de réaccrocher les fans de thrash des années 80 mais aussi par sa relative ouverture de capter un public plus adepte d’une certaine modernité.

Retour réussi donc pour Death angel qui recycle son bon vieux thrash pour faire du neuf avec du vieux.

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 20:37

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3

 

Dans les années 80 Metallica semblait programmé pour atteindre les sommets et ce n’est pas la mort de Cliff Burton le bassiste originel du groupe qui fut capable d’arrêter ou même de ralentir son inexorable ascension.

En 1988, les Californiens recrutent donc le bassiste Jason Newsted et sortent leur quatrième et tant attendu album, « … And justice for all » avec leur producteur fétiche de l'époque le danois Fleming Rasmussen.

Comme l’indique la superbe pochette représentant une justice entravée et vacillante d’un blanc marbré et fissuré, « … And justice for all » recèle un contenu plus politique et social que tous les autres albums du groupe.

Le très véloce et compact « Blackened » donne tout de suite le ton de ce disque avec une structure longue et complexe, peu de refrains, un son de guitare peu mélodique et des rythmiques sèches et sous mixées.

Malgré cette approche créatrice plutôt en rupture, « Blackened » vif, rythmé et intense fonctionne très efficacement.

On enchaîne ensuite avec les presque dix minutes tout en cassures rythmiques  de « … And justice for all ».

Malgré un coté aride et peu accessible, « … And justice for all » tient plutôt bien la route par son intensité et par le chant tout en rage sourde parfaitement maîtrisée de James Hetfield.

La formule est répétée avec « Eye of the beholder » qui peine beaucoup plus en raison d’une plus grande linéarité et d’un manque de fluidité.

Arrive ensuite le chef d’œuvre du disque et l’un des titres les plus fantastiques du répertoire du groupe voir du hard rock, « One » power ballade démarrant de manière douce et subtile pour grimper crescendo dans des vertiges de violence ou la batterie crépite comme une pièce d’artillerie et les guitares taillaident comme d'immenses shrapnels létaux.

Mis à part ses superbes qualités musicales, « One » est devenu historique comme premier vidéo clip tourné par le groupe.

Le clip, inspiré d’un film cauchemardesque de 1971 « Johnny s’en va en guerre » de Dalton Trumbo est la plus parfaite ode anti militariste qui soit.

Après cette séquence si émotionnelle, on retourne au thrash alambiqué mais néanmoins toujours rugueux sur « The shortest straw » .

Metallica brise à nouveau les codes avec « Harvester of sorrow » qui après une introduction guerrière, déroule un mid tempo chaloupé aux refrains fédérateurs.

Une grosse baisse de niveau se produit sur « The frayed end of sanity » long, saccadé et plutôt pénible à supporter sur la durée.

Le très long et triste instrumental « To live is to die » est un hommage sobre et émouvant à Cliff Burton avant que le groupe ne termine son ouvrage par le musclé et revigorant power thrash « Dyers eve ».

En conclusion, « … And justice for all » est de loin l’album le plus difficile d’accès de Metallica et pourra rebuter certains par son coté profondément anti grand public.

Faisant en effet continuellement évoluer leur musique, les Four Horsemen proposent ici un thrash complexe, technique et alambiqué.

Toutes les chansons dépassent les cinq minutes, certaines flirtent avec les dix et le groupe perd en force de concussion.

Pour ma part même si je reproche à ce disque un son trop froid, aseptisé doublé d’un manque de musicalité, je reconnais la remarquable densité et les évidentes qualités de compositions de l’ensemble.

Réalisant sans doute qu’ils étaient allés peut trop loin dans cette approche artistique, les membres de Metallica changèrent ensuite leur guitare d’épaule et prirent par la suite un virage considérablement plus commercial qui les fit devenir les stars du grand public qu’ils aspiraient tant à devenir.

Pour cette raison, « … And justice for all » marque  donc pour beaucoup la fin de l’époque purement thrash des débuts de Metallica.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 17:35

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4

 

Pour les fans purs et durs de Metallica, « Master of puppets » sorti en 1986, demeure assurément son meilleur album car produisant la meilleur combinaison entre la violence thrash des débuts et la somptueuse maturité musicale qu’il était en train d’acquérir à l’époque.

L’autre raison principale de cet engouement réside dans le fait que « Master of puppets » est le dernier album ou joua le talentueux Cliff Burton qui se tua dans un accident de car en Suède lors de la tournée qui suivit.

Surdoué et ouvert à d’autres styles musicaux, Burton avait une influence sur la musique de Metallica et la poussait vers une certaine complexité.

Avec sa pochette macabre mais incroyablement belle, « Master of puppets » démarre de manière très traditionnelle par un titre coup de poing, « Battery » qui après une courte introduction accoustique déclenche un véritable bombardement atomique.

On retrouve ici la production de Fleming Rasmussen qui sut donner un son plus étoffé au jeune groupe de chiens fous du début des années 80.

Soumis à un pillonement aussi intensif, l’auditeur un peu plus délicat n'a pas d'autre option que de se recroqueviller et d'attendre patiemment la fin de l’orage.

Heureusement l’embellie rapidement arrive sous la forme de « Master of puppets » titre complexe et intense de plus de huit minutes, porté par des riffs féroces mettant par contraste savamment en valeur un superbe break mélodique central introduisant une fantastique montée en puissance avant le dénouement final toutes griffes dehors.

A n’en pas douter, « Master of puppets » est digne du Top 10 des meilleurs titres composés par Metallica au cours de sa carrière.

Par comparaison, malgré une certaine efficacité et un texte superbe  inspiré d’une vision de science fiction cauchemardesque, « The thing that should not be » sonne très répétitif et statique.

L’aspect mélodique n’est pas pour autant oublié avec la power ballade « Welcome home (Sanitarium) » qui si elle ne pavient pas tout à fait à égaler « Fade to black » demeure de haute volée.

Le thrash brutal et vengeur ressurgit avec le trop long « Disposable heroes » qui pêche à force de surpuissance par une  certaine linéarité et un manque de fluidité.

Doté d’un mid tempo ravageur, de paroles d’une force inouïe et de fulgurantes accélérations, « Lepper messiah » remet les pendules à l’heure.

L’album se termine d’une manière hallucinante avec l’instrumental de plus de huit minutes « Orion » qui propose un grandiose voyage spatial enchaîné d’une des plus violentes secousses thrash qui soit, le terrible « Damage, inc » qui après une introduction planante des plus traîtresses détruit tout sur son passage tel un rhinocéros fou furieux.

En conclusion, si il n’est pas pour moi le meilleur album de Metallica, « Master of puppets » est pour moi un très bon disque comparable en qualité à « Ride the ligthning ».

Les deux albums se rejoignent en effet par leur structure quasi jumelle et une approche musicale mélangeant violence et intensité du thrash des origines avec des incursions mélodiques ou instrumentales de grande ampleur.

Quoi qu’il en soit, « Master of puppets » malgré ses indéniables qualités musicales qui permirent à Metallica de franchir un nouveau pallier et de tourner dans les stades, marque par la disparition de Burton la fin d’une époque bénie que regrettent encore aujourd’hui les fans de la première heure.

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Published by Seth - dans Thrash Metal
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