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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 14:31

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4

 

 

Une année après son premier album retentissant, Annihilator vire ni plus ni moins que son chanteur et son deuxième guitariste pour embaucher Coburn Pharr et Dave Davis à ces postes.

Ces incessants changements de personnel seront durant toute sa carrière la marque de fabrique du groupe et surtout de son leader Jeff Waters, guitariste surdoué mais véritable tyran professionnel.

En 1990 voit le jour « Never, neverland » avec une pochette similaire à « Alice in hell » évoquant une jeune fille tourmentée par des forces irrationnelles dans ses rêves.

L’entrée en action est cette fois plus immédiate avec « The fun palace » qui si il déploie un style thrash toujours alambiqué ou la guitare de Waters dessine de folles arabesques, semble évoluer ici de manière moins brutale en privilégiant une approche mélodique des plus plaisantes.

Cette impression est confirmée par le chant de Pharr, plus agréable car moins guttural que celui de Rampage.

Prenant la suite, « Road to ruin » passe tout en vitesse mais manque véritablement de relief pour mériter l’attention.

« Sixes and sevens » est un peu meilleur avec ses refrains plus construits mais c’est surtout « Stonewall » avec son tempo heavy-thrash, ses refrains puissants et son approche plus mélodique qui fait figure de hit solide.

Annihilator poursuit sa quête mélodique avec la power ballade assez réussie « Never, neverland » qui montre combien le registre vocal de Pharr est plus étoffé que son prédécesseur.

Le médiocre « Imperiled eyes » est la dernière relative fausse note du disque car ensuite survient un finish éblouissant composé de titres thrash aussi véloces que percutants que ce soit le délirant « Kraf dinner » , l‘agressif « Phantasmagoria » aux refrains implacables, « Reduced to ash » et son tempo de mitrailleuse ou bien l’ahurissant « I am in command » véritable leçon de thrash à lui tout seul.

En conclusion, « Never, neverland » est à mes yeux un bien meilleur album que le pourtant très estimé « Alice in hell ».

Les morceaux moins brutaux et linéaires semblent plus travaillés avec un vrai travail de composition leur apportant structure et équilibre.

Le jeu de guitare de Jeff Waters est ahurissant, avec un déluge non stop de riffs tourbillonnants et de solo aussi techniques que mélodiques.

Incontestablement supérieur à Rampage, Pharr apporte un réel plus au groupe en étant  capable d’officier dans un style thrash violent mais également de moduler sa voix sur les titres plus lents et mélodiques.

Plus technique qu’Overkill, moins violent que Slayer, Annihilator semble ici trouver sa place parmi les cadors de la scène thrash des années 90.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 22:19

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Assez étrangement, les Canadiens d’Annihilator tiennent leur statut de groupe culte avec leur premier album « Alice in hell » sorti en 1989 et considéré par les puristes comme l’un des meilleurs du style thrash metal.

Pour ses débuts, le fondateur et guitariste du groupe Jeff Waters s’entoure d’un deuxième guitariste Anthony Greenham, du bassiste Wayne Darley, du batteur Ray Hartman et enfin du chanteur Randy Rampage.

L’album à la célèbre pochette représentant une adolescente en plein cauchemar éveillé, débute par « Crystal Ann » une magnifique introduction à la guitare acoustique enchainé du terrible « Alison hell »  lui-même lancé par une belle introduction de guitare avant de poser un thrash alambiqué, rugueux et saccadé.

La virtuosité des solo de  Jeff Waters, la puissance des ses riffs alliée à son toucher mélodique constituent l’ossature du groupe sur laquelle vient se greffer le chant dur et rauque de Rampage.

La suite est en mode full speed avec « W.T.Y.D » archétype du morceau thrash direct et brutal construit sur des riffs indestructibles.

Puis le soufflet retombe brutalement sur « Wicked mystic » et « Burns like a buzzsaw blade » certes surpuissants mais pénalisés par un coté linéaire, étriqué et par le chant difficile à supporter de Rampage.

« Word salad » est franchement pénible à supporter tandis que le quasi instrumental « Schizos (are never alone) » fait figure d’une éreintante démonstration technique.

On se demande ce qu’il manque à la musique du groupe, peut être ce petit supplément d’âme, d’émotion, de fluidité mais « Ligeia » ne se montre pas plus enthousiasmant et il faut attendre le dernier morceau  « Human insecticide » , son tempo infernal, ses riffs lacérant l’espace et ses refrains implacables pour retrouver un niveau de qualité similaire au début de l’album.

En conclusion, compte tenu de sa glorieuse réputation, « Alice in hell » est un album au final décevant.

Le son d’Annihilator est certes prodigieux pour l’époque avec une puissance de feu proprement incroyable, mais la fantastique technique de Jeff Waters ne suffit pas à elle seule à produire de grands morceaux.

Principal handicap du groupe, le chanteur Randy Rampage dont le style rugueux et terriblement linéaire est la plupart du temps très  pénible à supporter.

Mais mettre tout sur le dos de Rampage serait à mon sens une erreur car mis à part les trois premiers morceaux d’un niveau exceptionnel, Annihilator ne parvient pas à insuffler de liant et de fluidité dans ses compositions.

Pour moi donc, « Alice in hell » n’est pas un album culte ni le meilleur de la carrière des Canadiens.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 22:35

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3

 

 

Assez étrangement, les années semblent glisser sur Overkill qui tient la cadence infernale d’un album tous les deux ans et sort en 2003 son treizième album, un « Killbox 13» à la pochette on ne peut plus sobre avec sa mascotte sur fond gris.

Arrivé il ya deux ans, Dave Linsk est maintenant renforcé de Derek Tailer aux guitares en remplacement de la paire Joe Comeau/ Sebastian Marino, tandis que les autres membres, DD Verni (basse), Tim Mallare (batterie) et Bobby Ellsworth (chant) tiennent toujours la distance.

« Killbox 13» démarre très fort avec « Devil by the tail » excellent morceau développant un thrash puissant s’appuyant sur des riffs/refrains imparables.

On retrouve tout le savoir faire du groupe avec le cinglant « Damned », véritable tube à la dynamique emportant tout sur son passage comme un torrent de montagne déchainé après une brusque fonte des glaces.

Puis, vient « No lights » qui réussit un peu moins bien son mariage vitesse/mélodie mais est rapidement effacé par le terrible « The one » merveille portée par un groove rapide et surpuissant.

Lent et pesant, « Crystal tear » passe juste assez bien pour lancer une nouvelle déflagration, l’ultra tonique « The sound of dying » concentré de haine décuplée par un break central dévastateur.

Le groupe se montre moins à son aise sur le mid tempo mélodique « Until I die » avant de retrouver par instant sa verve en de subites poussées power-thrash.

La fin de l’album bien que toujours énergique est globalement de moins bonne qualité, que ce soit avec « Struck down » et « Unholy » qui bastonnent sévère mais se montre malgré tout trop prévisibles ou le franchement brouillon « I rise ».

En conclusion, « Killbox 13 » est un bon et solide album d’Overkill qui aurait pu être un de ses meilleurs crus sans un certain effritement dans son gros dernier quart.

Certains titres demeurent réellement impressionnants (« Damned », « The one », « The sound of dying ») mais l’album manque un peu de variété pour se classer au même niveau que « From the underground and below » et autre  succulent « Necroshine ».

Pour autant on saluera la remarquable qualité sur la durée dont reste capable un groupe de vétéran comme Overkill et on saluera bien bas cette performance de très bonne tenue.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 11:31

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5

 

 

A la fin des années 90, Overkill semble avoir trouvé la formule magique lui permettant de passer au niveau supérieur et poursuit logiquement dans cette voie alignant année après année les albums d'une incroyable qualité.

En 1999, vient « Necroshine » juste après un sympathique albums de reprises.

La pochette montre ici le retour de la mascotte du groupe dans une mise en scène macabre invitant l’auditeur vers un au-delà mortuaire.

« Necroshine » est le premier titre.

Il est long, dense, alambiqué mais très réussi en raison de sa puissance, de sa fluidité et de ses multiples variations rythmiques.

On retrouve un coté plus direct et accrocheur avec « My december » qui passe tout en vitesse et en punch.

Overkill se fait agréablement teigneux et bagarreur sur « Let us prey » doté au demeurant de refrains aériens très surprenants quand on connait les limites vocales de Bobby Ellsworth.

Impossible en revanche de résister au coté puissamment accrocheur de « 80 cycles » mi tempo alternant avec bonheur les changements de rythme.

Le groupe prend graduellement de la vitesse sur « Révélations » dont les superbes solo de la paire Marino/Comeau atténuent les refrains un peu étriqués puis se fait à nouveau implacable dominateur sur l’écrasant mid tempo « Stone cold Jesus » .

Rapide, précis et violent, « Forked tongue kiss » se montre ensuite irrésistible sur ses refrains ralentis et lourds.

La première (relative) baisse de régime se fait sentir sur « I am fear » trop direct et basique mais celle-ci est complètement gommée par « Black line » véritable tube aux refrains fédérateurs.

L’album se termine avec en force « Dead man » à la démarche saccadée et titubante d’un homme blessé à mort.

En conclusion, bien que légèrement moins puissant « Necroshine » est poourtant  pratiquement aussi bon que son prédécesseur.

Incroyablement homogène et dense, l’album présente des titres parfaitement équilibrés entre puissance élevée et accalmies faussement apaisantes.

La violence est toujours au rendez vous mais toujours remarquablement contrôlée et utilisée à bon escient lors de spectaculaires explosions commandées par les artificiers en chef.

Overkill est donc toujours un bagarreur des rues mais rendu redoutablement éduqué et accompli par des années de pratique, dominant à présent parfaitement son sujet et tout à fait capable de donner des cours de self défense dans un cadre plus officiel.

A la fin des années 90, Overkill était devenu un véritable titan du thrash, capable de revendiquer le titre de roi incontesté avec le déclin et/ou les changements d’orientation des leaders du genre comme Metallica, Megadeth, Slayer, Anthrax ou Annihilator.

Les départs du prochain album des guitaristes Joe Comeau et Sebastian Marino feront très mal au groupe, l’amenant à une rétrogradation de son statut.

Pour ma part, les années 96-99 constituent indiscutablement l’âge d’or d’Overkill, à savourer sans modération.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 10:18

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5

 

 

Rien n’arrête les thrashers fous d’Overkill qui continuent de tourner au rythme frénétique d’un album par an et sortent en 1997 « From the underground and below ».

L’excellente dynamique entrainée par le renouveau de personnel l’année précédente va ici se poursuivre.

Avec sa pochette macabre mais o combien puissante évoquant un charnier sur fond de crépuscule, « From the underground and below » démarre avec un morceau assez tortueux et rampant  « It lives ».

Les riffs d’acier et la voix rauque de Ellsworth sont bel et bien au rendez vous, mais ce qui frappe tout de suite c’est le son (mixage Colin Richardson) beaucoup plus puissant et fluide qu’a l’accoutumé.

Cette tendance se poursuit avec « Save me » et « Long time dying » pures merveilles ou le thrash est ici parfaitement domestiqué pour exploser à bon escient après quelques passages plus mélodieux lorsque ses maitres le commande.

Overkill place encore la barre plus haut sur « Genocya » pour moi l’un des meilleurs morceaux de thrash jamais écrit, alternant brutales envolées de violence et trêves savantes préludant à de nouvelles déferlantes.

Tout est en place sur « Genocya », des refrains incroyables, des variations rythmiques jouissives et une fin en forme d’apocalypse.

Pour nous remettre de nos émotions vient « Half past dead » agréable  power ballade murmurante emplie de mélancolie et de regrets.

Les hostilités reprennent avec l’explosif « F.U.C.T » nouveau chef d’œuvre qui déroule un thrash surpuissant gonflé par des refrains implacables.

Plus lent mais néanmoins vicieux, « I’m alright » calme un peu le jeu, avant une nouvelle tuerie, « The rip n’tear » tube accrocheur presque sautillant et festif.

L’album se termine en beauté par un authentique ballade « Promises » joliment troussée et par une dernière rocket « Little bit o’murder » lâchée en guise de feu d’artifice sur un village  déjà rasé mis à feu et à sang.

En conclusion, chose à peine croyable « From the underground and below » réussit le tour de force de surpasser le pourtant déjà fantastique « The killing kind » en raison d’une production supérieure magnifiant la qualité de morceaux déjà intrinsèquement géniaux.

Avec cet album, Overkill semble réellement franchir un cap, changer de dimension, délaisser pour de bon les années 80 et créer un nouveau type de thrash metal toujours violent mais dont l’impact est centuplé par l’apport de la technologie moderne.

Le résultat est bluffant, faisant pour moi passer le groupe de la troisième à la seconde division voir la première du métal.


« From the underground and below » reste l’un des mes albums fétiches, de ceux que j’écoutais en boucle à la fin des années 90, avec le « Jugulator » de Judas priest quand l’envie d’énergie et d’une certaine violence me prenait.

Il constitue une sorte de perfection pour tout amateur de ce style.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 22:16

killing_kind.jpg5

 

Décidément imperturbable, Overkill poursuit sa production de stakhanoviste du thrash metal et sort en 1996 « The killing kind ».

Après deux albums relativement plus faibles, le groupe éprouve sans doute besoin de se renouveler et change deux de ses guitaristes, embauchant Joe Comeau et Sebastian Marino en remplacement de Merritt Gant et de Rob Cannavino.

Avec sa pochette ne brillant pas encore par son originalité, « The killing kind » débute de manière tonitruante avec « Battle » véritable bombe de thrash rapide, puissant tout en étant terriblement accrocheur.

Pas le temps de souffler que déjà « God like » et « Certifiable » surviennent, tels deux molosses la bave aux lèvres, cisaillant les jarrets des fuyards de leurs riffs aiguisés.

Overkill varie intelligemment avec « Burn you down to ashes » splendide power ballade hyper sombre évoluant vers un tempo plus soutenu puis le surprenant « Let me shut down for you » mariant intelligemment rythme sautillant et passages plus mélodiques.

On reprend juste ce qu’il faut de vitesse avec « Bold face pagan stomp » puis avec l’excellent instrumental « Feeding freezy » avant de replonger dans des atmosphères  plus intimistes sur « The cleansing » rampant et inquiétant puis la ballade « The morning after/private bleeding » ou la voix éraillée de Ellsworth parvient à retranscrire toute sa souffrance.

Mais le groupe ne serait pas lui-même sans une conclusion en forme de déflagration.

Celle-ci a lieu avec « Cold, hart fact » qui place ici ses fulgurantes accélérations en totale maitrise.

En conclusion, si j’avais pu être pour le moins critique sur les précédents albums, je suis obligé de reconnaitre les étonnantes facultés de régénération d’Overkill qui trouve au fond de lui-même l’énergie mais surtout le talent de réaliser un de ses meilleurs albums avec « The killing kind ».

Superbement équilibré et maitrisé de bout en bout, « The killing kind » déploie un répertoire impressionnant très varié avec ici une réussite maximale ce qui prouve que même en difficulté et en perte de vitesse, Overkill reste, tel un grand fauve blessé,dangereux et demeure toujours capable de faire très mal.

« The killing kind » n’est peut être pas le plus rapide ou le plus féroce des albums des thrashers fous mais assurément l’un des plus denses et des plus complets.

Une véritable référence qui forcera l'admiration des connaisseurs.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 20:54

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Le contexte défavorable au thrash metal dans les années 90 ne décourage pas Overkill qui après un album plus orienté heavy en 1993, revient plus à son style de prédilection en 1994 sur « W.F.O » (World Fucking Open pour les poètes).

On passera rapidement sur la pochette médiocre au possible pour se concentrer sur la musique.

La  mise en jambes « Where it hurts » quelque peu poussive est rapidement dégommée par le cinglant « Fast junkie » aux vrombissantes parties de guitares arrachant le sol sous la morsure de leurs roues dévoreuses de bitume.

Les New Yorkais marquent ensuite le pas avec « The wait-new high in lows » mid tempo heavy aux refrains bien laborieux puis avec « They eat their young » qui malgré sa grosse puissance de feu peine à donner son plein rendement.

La bonne carburation semble être trouvée avec « What’s your problem »  nerveux et catchy puis « Under one » qui si il ne brille pas par sa finesse, assure par sa lourdeur.

La surmultipliée est passée sur « Supersonic hate » puissant et fougueux  puis on rétrograde à nouveau brutalement sur  « R.I.P (undone) » instrumental acoustique pour le moins inutile et « Up to zero » heavy lourdingue.

L’album se termine néanmoins en force avec « Bastard nation », véritable hymne aux refrains entrainants et « Gasoline dream » à l’atmosphère trouble et nuancée particulièrement réussie.

En conclusion, plutot inégal « W.F.O » n’appartient pas à la classe des grands albums d’Overkill.

Le son est en place mais la qualité des morceau n’est pas tout à fait au rendez vous.

Le groupe brille par intermittences, plaçant quelques belles réussites sans lendemain vite absorbées dans un heavy-thrash de bonne facture mais manquant d’inspiration et d’allant.

Efficace mais sans véritable plaisir ou surprise, tel pourrait etre l'éternel reproche qu'on pourrait faire à Overkill.


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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 22:43

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5

 

 

En 1989, Overkill maintient sa cadence déraisonnable de jeune chien fou et aligne son quatrième album en quatre ans !

Après un changement de producteur, Terry Date prend la place de Jon Zazula, pourtant producteur historique des trois premiers disques du groupe.

L’affreux rejeton se nomme ici « The years of decay » et affiche cette fois la nouvelle mascotte chauve souris en première ligne comme entrée d’un temple qu’on imagine forcément en connexion avec les forces obscures de hordes démoniaques.

Les New Yorkais démarrent en trombe avec « Time to kill » et « Elimination » pur bombes de thrash hardcore déboulant à la vitesse de trains express renversant tout sur leurs passages.

Pas le temps de souffler, on monte même au niveau supérieur avec le fantastique « I hate » véritable tube thrash confirmant le statut de rebelle, de guerrier des rues du groupe.

Concentré de haine et de rage aux paroles emblématiques presque punk, « I hate » est assurément l’un des mes morceaux thrash préférés.

L’état de grâce se poursuit avec « Nothing to die for » certes moins frontal, mais plus vicieux car envoyé comme un cocktail Molotov dans les chenilles d’un tank.

Puis le tortueux « Playing with spiders/skullkrusher » déroule ses sombres anneaux reptiliens sur plus de dix minutes en de lentes circonvolutions rappelant fugitivement le Black sabbath des années 70.

Après l’interlude sans surprise « Birth of tension », cette nouvelle tendance sabbathienne se poursuit sur deux monuments : le très dark « Who tends the fire » puis le mélancolique  « The years of decay » sur lequel pour la première fois la voix de Bobby Ellsworth se fait réellement poignante.

Overkill parachève son chef d’œuvre avec « Evil never dies » qui après une introduction bien malsaine vient foudroyer l’auditeur d’un éclair terminal.

En conclusion, jamais album porta plus mal son nom tant « The years of decay » n’annonce en rien le déclin d’Overkill mais plutôt l’accession à un niveau de maturité supérieur.

Jusque la le groupe excellait surtout dans un thrash frontal, basique reposant sur l’énergie, la dynamique et ses rares tentatives vers une orientation plus heavy rock ne m’avaient guère séduit.

Cette fois, tout parait formidablement en place, le son sans être fantastique est beaucoup plus étoffé, les morceaux rapides sont d’une qualité optimale et suprême cerise sur le gâteau les incursions dans le registre plus lent et mélodique sont de véritables merveilles.

« The years of decay » est donc un album fantastique, alliant thrash de haut niveau à compositions plus travaillées et complexes.

Un véritable régal.



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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 21:40

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2

 

 

Décidément bien insatiables en cette fin des années 80, les petits gars d’Overkill sortent leur troisième album en trois ans « Under the influence » en 1988 toujours avec leur mentor Jon Zazula à la production.

Rat Skates le batteur original est remplacé par Sid Flack qui restera cinq ans dans le groupe.

Comme tout bon groupe de hard désireux de faire carrière, Overkill adopte une mascotte, une sorte de chauve souris à tête de mort qui vient orner pour la première fois l’horrible couverture de cet album sentant le film d’horreur de série Z.

L’entrée en matière est somme toute assez classique avec un « Shred » au tempo saccadé, puissant relativement posé malgré un solo fulgurant de Bobby Gustafsson.

Trop long, linéaire et manquant de punch, « Never say never » déçoit franchement avant un « Hello from the gutter » très convainquant avec ses rythmes frénétiques et ses refrains fédérateurs rappelant l’origine prolétaire du groupe.

Malgré leurs vitesses « Made gone world » et surtout « Brainfade » paraissent bâclés et ne décollent pas vraiment.

Le changement de cadence avec l’adoption d’un régime plus lent ne réussit pas non plus avec le sinueux « Drunken wisdom ».

« End of the line » surprend par sa tonalité mélodique finalement assez rock avant un retour au thrash plus nerveux quoique sans surprise de « Head first ».

La clôture de l’album se fait dans le désordre avec « Overkill III (Under the influence) » morceau long, rapide et décousu.

En conclusion, « Under the influence » est un album un peu en dedans, donnant l’impression que Overkill gère plus parcimonieusement ses efforts en en gardant sous le pied.

Même si les compositions sont toujours d’un niveau correct, son thrash d’ordinaire si décoiffant manque ici singulièrement de tranchant et d’inspiration.

Le son n’a pas beaucoup évolué avec une production roots de Zazula il est vrai en phase avec son époque, et si la machine Overkill tourne toujours efficacement elle donne ici plutôt l’impression de faire du surplace que de réellement avancer vers un destin plus glorieux.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 22:34

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3

 

 

Comme beaucoup de jeunes groupes désireux de se faire une place au soleil, Overkill sort coup sur coup son deuxième album en 1987 : « Taking over » avec toujours Jon Zazula le gourou du thrash de l’époque à la production.

Le message de la couverture est on ne peut plus clair, les thrashers de la cote Est sont venus ici pour braquer la caisse à l’aide de gros calibres et il semble bien inutile de leur barrer le chemin.

Le commando débute avec l‘anti chrétien « Deny the cross » aux refrains secs et violents comme des coups de triques puis enchaine sans même changer de chargeurs avec « Wrecking crew » invincible hymne apocalyptique à la gloire de cette superbe équipe de démolisseurs.

Réusissant le tour de force de surpasser pourtant l’excellent « Overkill », « Wrecking crew » est peut être mon morceau préféré du groupe en raison de son incroyable rythmique donnant une véritable leçon de thrash des années 80.

On baisse ensuite d’intensité et on calme le jeu sur le heavy « Fear his name » à la lenteur assez surprenante pour du Overkill.

Plus posés, les New Yorkais balancent le thrash efficace et parfaitement maitrisé « Use your head » puis intensifient leur tire de barrage avec « Fatal if swallowed » dont la vitesse et la fluidité forment une combinaison fatale.

Ramassé et compact à défaut d’etre génial, « Powersurge » remplit son office tout comme le musclé « Electro-violence » entrecoupés du très bel hymne « In union we stand » digne dans l’esprit d’un Manowar version thrash americain.

Seul se démarque « Overkill II »  long morceau de plus de septs minutes toutes en variations montrant quelques ambitions d’évolution vers une musique plus complexe même si le résultat plutôt bancal ne peut être taxé de réussite.

En conclusion, malgré son titre conquérant et quelques magnifiques salves « Taking over » se montre moins impressionnant que son prédécésseur.

Plus cadré, moins rapide et fou que « Feel the fire » ,   « Taking over »  contient quelques titres plus ternes ou laborieux à moindre impact  dans un registre heavy metal à la Manowar dans lequel il se montre assez peu à son aise.

Le groupe est toujours capable d’envoyer de grandes claques dans la tronche comme le mythique « Wrecking crew » « Deny the cross » ou « Fatal if swallowed » mais celles si sont plus espacées et leur impact atténué.

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