Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 19:12

peace_sells.jpg2

 

 

Quatrième membre du Big four californien aux cotés de Metallica, Slayer et Anthrax, Megadeth avait été jusqu’alors honteusement ignoré dans ces colonnes.

L’heure est donc venue de réparer cet oubli avec le second album du groupe, « Peace sells … but who’s buying ? ».

Sorti en 1986, avec Chris Poland à la guitare et Gar Samuelson à la batterie, « Peace sells … but who’s buying ? » et sa pochette mascotte hideuse, débute par « Wake up dead » qui compense l’indigence du chant de Dave Mustaine par des parties instrumentales faisant la part belle à la vitesse et à l’intensité.

La suite, « The conjuring » est du même acabit aussi impressionnant du point de vue de la puissance de feu des guitares que minable sur celui du chant.

Il faut attendre le troisième titre, « Peace sells » pour découvrir le premier classique du disque qui monte régulièrement en puissance avant de déverser des torrents d’énergie sur l’auditeur.

On retombe ensuite assez bas sur « Devil’s island » qui déploie une grande fougue mais manque tout de même grandement de structuration.

Les fans de guitare électrique se régalent sur la première partie de « Good mourning/Black friday » totalement instrumentale et très mélodique avant un tabassage en règle d’apparence toujours désordonnée.

On s’ennuie ferme sur « Bade omen » et « I ain’t superstitious » chaotiques sur lequel s’escrime un Mustaine à bout de souffle au milieu de guitares en furie.

La clôture s’effectue avec « My last words » doté d’un feeling plus accrocheur se superposant à des parties de guitares dont la vitesse défie l’entendement.

En conclusion, « Peace sells … but who’s buying ? » est avant tout un album fait par (et pour ?) les amoureux des guitares électriques qui se déchaient à tout crin ici.

L’album sonne ostensiblement thrash par ses rythmiques ultra rapides, ses bastonnages permanents et ses guitares aussi percutantes que tranchantes.

Outre le chant particulièrement faible de Mustaine, ses défauts principaux sont son manque de variété et une structuration souvent bancale qui donne l’impression que les musiciens ne forment pas un ensemble cohérent et jouent chacun de leur coté.

Pour ces raisons et malgré sa puissance brute, « Peace sells … but who’s buying ? » ne constitue pas pour moi une œuvre de référence mais plutôt une épreuve sonore pénible à supporter dans la durée.

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 11:53

hell_awaits.jpg3.gif

 

 

Après les quelques incartades électro/pop de ces dernières semaines j’avais réellement envie de revenir à des musiques plus brutales, aussi « Hell awaits », second album de Slayer sorti en 1985 m’offre-t-il le terrain de jeu idéal pour cela.

Nous sommes au milieu des années 80 et après un premier album dans la plus pure lignée du mouvement thrash metal californien, Slayer récidive avec ce « Hell awaits » à l’infâme pochette satanique, à peine plus élaborée que celle de « Show no Mercy ».

Après quelques borborygmes du plus vilain effet et une introduction de plus trois minutes, « Hell awaits » déboule avec la furie si caractéristique du groupe à l’époque.

La frappe puissante et sèche de Lombardo définit la structure rythmique sur laquelle les guitaristes jettent leurs riffs et Tom Arraya ses vocaux haineux pour former un ensemble violent et chaotique.

On embraye sur la suite, « Kill again » aussi rapide et intense qu’un TGV de l’enfer lancé à pleine bourre, pour encaisser tout essoufflé « At dawn they sleep » au tempo étonnamment plus posé que ses prédécesseurs avant un déferlement de puissance digne des tranchées de 14-18 dans sa partie terminale.

Sortant de cette relative linéarité, l’auditeur se cramponne toujours fermement à son siège et subit de nouvelles rafales de thrash concentré, « Praise of death » qui tabasse tout azimut sans grand discernement pendant plus de cinq minutes puis « Necrophiliac » tout aussi violent mais un poil plus réglé.

L’épreuve sonore est donc bel et bien présente et fidèles à eux même, les Californiens abordent à présent la partie terminale de leur œuvre, sans baisser le pied un instant, en alignant « Crypts of eternity » redoutablement tranchant mais peut être handicapé par sa longueur et enfin « Hardening of arteries » plus intéressant dans sa partie instrumentale terminale.

En conclusion, on comprend mieux à son écoute pourquoi « Hell awaits » ne figure pas dans la top list des albums de Slayer.

On retrouve certes les fantastiques rythmiques du groupe avec le talent sans doute unique du coup de patte de Lombardo, une pluie de riffs et solo explosifs dus au duo infernal Hanneman/King, mais ceci ne suffit pas à masquer les limites de compositions trop linéaires, manquant également de refrains fédérateurs.

Malgré sa pugnacité, le chant uniforme de Arraya peut aussi être vu comme une limitation.

On pourra donc reprocher à « Hell awaits » son coté unidimensionnel et monolithique, il n’en reste pas moins un album de thrash féroce impressionnant par l’intensité et l’engagement de sa musique que l'on peut qualifier d'extrême.

 

 

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 22:04

locust.jpg3

 

 

Relancé par un « The blackening » réputé réussi aussi bien artistiquement que commercialement, Machine head sort en 2011 « Unto the locust » à la ridicule pochette montrant un hideux grillon géant.

On débute encore une fois par un titre à rallonge, « I am hell » découpé en réalité en trois parties imbriquées, « Sangre sangi » courte introduction de chœurs néo-classiques, « I am hell » lent, lourd et menaçant et très réussi puis « Ashes to the sky » ultra rapide et violent.

Favorablement accroché par cette première approche, l’auditeur est tenu en haleine par les étonnants riffs de guitares néo-classique de « Be still and know » qui déroule un mid tempo viril et bien balancé.

Le recette est répétée sur « Locust » avec une introduction extrêmement ciselée débouchant sur un mid tempo sans génie mais efficace ayant le bon gout de s’effacer pour laisser la place à des remarquables solo lumineux de la paire Flynn/Demmel.

Le niveau reste élevé sur « This is the end » avec un remarquable travail sur les riffs et un chant bien maitrisé de Flynn et une accélération terminale proprement ahurissante.

Nos gros costauds tatoués et percés poussent encore plus loin l’aspect mélodique sur « Darkness within », doté d’une longue première partie acoustique.

On arrive enfin à la dernière partie du disque, composée de « Pearls before the swine » , long titre (plus de sept minutes) sans queue ni tête alternant passages mielleux et bastonnade à l’aveugle puis « Who we are » médiocre mixture thrash sans âme saupoudrée de ridicules chants d’enfants.

En conclusion, après un « Blackening » peu inspiré et impossible à digérer, « Unto the locust » surprend par une approche moins démonstrative, plus cadrée, variée et techniquement travaillée.

Le format des morceaux certes toujours beaucoup trop long (tout ou presque à plus de six minutes !) ne contribue pas à rendre le disque très accessible mais Machine head semble ici réellement proposer quelque chose de moderne et frais, sans chercher à recycler en permanence son court mais glorieux passé.

« Unto the locust » n’est assurément pas un album culte mais est soutenu par un jeu de guitare parfois impressionnant, et toujours de qualité.

A écouter pour les fans de thrash moderne et viril.

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 21:20

blackening.jpg1

 

 

Le remarquable « Burn my eyes » de Machine head a déjà eu les faveurs de ces chroniques, avant que en toute honnêteté votre serviteur ne lâche assez rapidement le groupe en cours de route.

Après moultes turpides, variations d’orientations musicales et changement de formation, Machine head traversa les années 2000 avec une certaine difficulté pour revenir en force en 2007 avec « The blackening » présenté à l’époque comme l’album de la renaissance absolue.

Imposant d’entrée une certaine déférence en raison de sa pochette macabre, « The blackening » débute par « Clenching the first of dissent » qui après une introduction mignonette déroule de gros riffs lourds nous ramenant au milieu des années 90.

Sur plus de dix minutes, Machine head fonce bille en tête, ralentissant simplement la cadence pour poser des refrains ultra pesants.

Le résultat parait puissant mais surtout confus et inutilement long.

Avec « Beautiful morning », Machine head alterne de manière ridiculement stéréotypée couplets appuyés et refrains mélodiques éthérés.

Difficile également de s’emballer sur « Aesthetics of hate » qui bien que brillant fugacement par les parties de guitares de la paire Rob Flynn/ Phil Demmel, pèche par sa durée excessive et sa structure terriblement alambiquée.

Surprise sur « Now I lay down » dont l’alternance de passage ultra aériens et d’autres plus sombres, rappellent le meilleur de Killswitch Engage.

On revient immédiatement à du plus classique sur « Slanderous » avec d’énormes riffs, la grosse voix grondante de Flynn mais toujours une structure pesante et un manque flagrant de fluidité dans la composition.

Impossible de ne pas se noyer dans les neuf minutes de « Halo » qui recèle pourtant quelques passages mélodiques notables couplés avec la marque de fabrique traditionnelle du groupe, composée de ses fameux riffs mammouths.

Construit sur le même modèle, « Wolves » se démarque cependant par une attaque nettement plus véloce, rappelant quelque peu l’esprit thrash des meilleurs années.

Machine head termine enfin avec « Farewell to arms », seul morceau de haut niveau avec ses belles plages mélodiques et sa puissance sourde, capable de rivaliser un tantinet avec les meilleurs souvenirs des années 90.

En conclusion, encensé par les critiques au point de voir en lui le « Master of puppets » des années 2000, « The blackening » est simplement un album de power/thrash moderne, au travers duquel Machine head tente dans une certaine confusion de gonfler ses biceps et de bomber le torse tel un body builder de concours face à un jury.

Le groupe recycle assez maladroitement les riffs de « Burn my eyes » en les incorporant dans des structures lourdingues, surallongées, assez peu inspirées et au final sans grand intérêt.

Le chant de Flynn est franchement pénible, avec des passages brusques entre grognements bestiaux et envolées mélodiques mille fois entendues chez la concurrence apparue entre temps (comme Killswitch engage).

Bien entendu, les garçons restent assez habiles guitare à la main et parviennent à glisser déci delà quelques passages digne d’intérêt mais ceci demeure après tout bien anecdotique.

Mon conseil est donc de passer votre chemin face à cet album surgonflé aux stéroïdes et de vous focaliser sur des musiques plus naturelles, instinctives, spontanées et dépouillées.

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 14:44

chaos_ad.jpg1

 

 

En 1993, Sepultura n’a pas encore atteint son pic artistique et commercial mais s’en rapproche tout du moins sérieusement et bénéficie déjà d’une statut de groupe majeur du thrash metal contemporain.

La raison de ce succès ? Une émancipation progressive par rapport à ses modèles américains, une musique plus efficace, les rythmiques si puissantes d’Igor Cavalera et surtout les textes ouvertement sociopolitiques de Max Cavalera.

Survient alors « Chaos AD » et sa pochette ésotérico-morbide.

L’entrée en matière est impressionnante avec un « Refuse/resist » chaloupé et rugueux, dont le clip en fit un véritable hymne à la rébellion pour les contestaires du monde entier.

Anarchique, rebelle et brutal, ce morceau ne pouvait qu’avoir un fort impact sur la jeunesse de l’époque.

L’enchainement avec « Territory » est fantastique avec un nouveau mid tempo ultra pesant ou la voix sépulcrale de Cavalera porte une rage sourde.

Les parties de guitares thrash sont à l’honneur sur le rapide « Slave new world » à qui il manque un soupçon d’originalité pour pleinement accrocher l’auditeur.

Sepultura fait de nouveau mal sur le mid tempo lourd et agressif, « Amen » qui s’en prend un peu facilement à la religion puis démontre son attachement aux racines indiennes du Brésil avec l’instrumental acoustique tout en retenue « Kaiowas ».

Mais la trêve est de courte durée, Max et sa bande revêtant instantanément leurs tenues de combat pour se jeter dans un rugueux « Propaganda » manquant de fluidité.

Le niveau des compositions chute alors sensiblement avec le laborieux et maladroit « Biotech is godzilla ».

On a ainsi franchement du mal à adhérer à « Nomad » plat et pauvre malgré les grognements sourds de Max et ce pas le semi instrumental « We who are not as others » aux paroles ultra répétitives qui va venir améliorer la situation.

Le groupe a beau vitupérer ensuite contre les brutalités policières brésiliennes auteur du massacre de la prison Carandiru en 1992, le morceau « Manifest » n’en demeure pas moins extrêmement pénible.

Il faut attendre la fin du disque pour voir une lumière dans la pénombre, avec « Hunt » aux riffs très accrocheurs mais cette accalmie est de courte durée tant « Clenched fist » s’étale inutilement sur ses huit minutes terminée par des hurlements de déments assez déplaisants.

En conclusion, malgré sa réputation,  « Chaos AD » n’est pas pour moi un album plaisant.

Après une introduction tonitruante (les deux premiers titres), l’album s’essouffle aussi rapidement qu’un fumeur de ganga sur un 400m, révélant des compositions sans grande saveur ni inspiration.

Sepultura ralentit ses tempos et atténue sa violence, axant plus son travail sur mid tempo lourd, parfois inutilement alambiqués.

Cavalera lasse avec son chant monolithique d’homme des cavernes qui ne peut faire oublier la relative pauvret des riffs de la paire qu’il forme avec Andreas Kisser.

Reste donc un album bien ancré dans son époque, dans un registre politico-contestataire très en vogue.

En 1993, Sepultura se pose en une version plus body buildée et métallique que Rage against the machine, mais aussi sans doute moins accessible.

Pour moi passés les deux premiers titres, sans intérêt avec le recul.

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 18:11

damnation.jpg2

 

 

De temps en temps l’amateur éclairé, un brin persévérant et chanceux tombe sur des groupes de l’underground tombés au fil des ans dans un oubli bien compréhensible.

Formé originellement en 1978, le groupe de heavy-thrash américain Hades aura connu une carrière à éclipses, sortant de manière sporadique un album tous les cinqs ans avant de se séparer dans la foulée.

Sorti en 2001, « Damnation » et sa pochette très accrocheuse est seulement le sixième album des américains en vingt trois ans d’existence.

Le line up du groupe se compose à l’époque du guitariste fondateur Dan Lorenzo aidé à ce poste par Ed Fuhrman, du chanteur Alan Tecchio, du bassiste Jimmy Schulman et du batteur Ron Lipnicki.

L’entame du disque est des plus thrash avec un « Bloast » ultra court et bastonnant sans pitié.

La voix haut perchée et puissant de Tecchio frappe toute de suite les esprits dans un registre similaire à celui de Rob Halford.

Sur la lancée, on enchaine avec « Out the window » au tempo moins agressif mais plus posé permettant de développer un impact encore supérieur.

Le groupe reste dans le registre de l’intensité sur « Damnation » et « Absorbed » qui comportent toute la panoplie du thrash au tempo rapide, aux riffs puissants et aux vocaux offensifs.

On ralentit un peu la cadence sur deux mid tempo « Force quit » et « Stressfest » plutôt patauds et brouillons.

Nouvelle démonstration de puissance avec « Biocaust » rapide et intense avant une tentative de power ballade assez maladroite sur « This I know ».

Malgré ses riffs implacables et la belle démonstration vocale de Tecchio, « Momentary clarity » tourne un peu à vide.

L’ambiance est une nouvelle fois plombée sur « California song »  et « Stop and go » lourds et confus avant le final « Bad vibrations » assez réussi dans son registre plus lent.

En conclusion, malgré des débuts fracassants, « Damnation » tient assez peu ses promesses et trouve bien vite ses limites.

Les compositions sont pourtant puissantes, à la frontière du heavy et du thrash metal, avec un chanteur impressionnant et des gros riffs de guitares, pourtant cela ne suffit pas à faire prendre véritablement la sauce, Hades restant en quelque sorte bloqué par ses insuffisances.

Manque d’inspiration, manque d’originalité, manque de technicité ou de feeling ? Sans doute un peu de tout cela.


« Damnation » est donc pour moi insuffisant pour faire sortir du lot Hadès.

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 19:53

wrecking_cd_live.jpg4

 

 

Après la chronique du Dvd, voici la celle du Cd « Wrecking everything » le live d’Overkill capturé lors d’un concert mémorable sur ses terres quasi natale du New Jersey.

Cd oblige, la version audio est moins riche que la vidéo d'une dizaine de titres.

Le groupe entame néanmoins gaillardement les hostilités avec « Necroshine » limpide et puissant puis abat une des cartes maitresses de son nouveau répertoire de l’époque, « Thunderhead » dont les refrains parfaitement calibrés font assurément mouche sur scène.

Puis on puise dans le répertoire plus old school avec « Evil never dies »  et « Deny the cross » ruant comme des mustang sauvages.

On saute trois titres du Dvd pour rester dans le nerveux avec les hymnes fantastiques « I hate » et « Shred » véritable leçon de thrash metal administrée par des maitres du genre.

Nouveau saut de puce de deux titres pour atterrir sur une autre nouveauté « Bleed me » qui se défend plus qu’honorablement face aux monstres de puissance qui l’entoure.

Le public est maintenant chauffé à blanc et Overkill peut alors faire parler un des exocets de sa période dorée, « Long time dying » qui combine puissance et fluidité pour former une association imparable.

L’ambiance se fait ensuite bestiale sur le sinueux et rugueux « It lives » enchainé d’un « The battle » entrainant et intense.

Jugeant tout de même, qu’il est temps de placer un moment de relative douceur dans cette pure déferlante de thrash metal, Overkill joue ensuite la poignante power ballade de près de dix minutes « The years of decay ».

Le concert se termine avec l’ultra fédérateur « In union we stand » enchainé d’une ultime gifle le cinglant hymne « Overkill ».

En conclusion, considérablement épuré « Wrecking everything »  tient néanmoins formidablement la route avec une version toute en nerf, en muscles, en griffes et en crocs du répertoire d’Overkill.

Pratiquement aucun titre en dessous sur la version Cd qui ne fait qu’aligner les classiques du début à la fin à tel point qu’on pourrait considérer ce « Wrecking everything » comme le best of non officiel du groupe.

Une œuvre qui ravira à n’en pas douter les amateurs de thrash et qui montre que quand Overkill fait les choses il les fait souvent bien.

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:08

bloodletting.jpg3

 

 

Après avoir connu un magnifique (et inespéré ! ) regain de créativité à la fin des années 90 avec notamment l’excellent duo de guitaristes Sebastian Marino/Joe Comeau, Overkill aborde le nouveau millénaire en étant attendu au tournant une fois ses hommes forts remplacés par le seul Dave Linsk.

Mais fidèle à son tempérament de producteur insatiable, le groupe continue de sortir des albums tous les deux ans (voir moins !) et enchaine comme si de rien était par « Bloodletting » sorti en 2001 avec une fois n'est pas coutume une pochette artistiquement réussie dans son coté horrifique.

L’entame est disons le tout de suite impeccable avec un « Thunderhead » puissant et accrocheur dans la veine des excellentes productions précédentes.

Sur cette lancée, le trapu « Bleed me » passe en force en contribuant à mettre sur orbitre le supersonique « What I’m missin » qui vient transpercer les conduits auditifs de l’auditeur.

Semblant tout miser sur la vitesse et le punch, « Death comes out to play »  laisse à peine entrevoir un ralentissement coupable sur des refrains plus bancals.

Overkill a beau jouer vite, l’impact des « Let it burn » et autre « I hurricane »  trop scolaires est tout de même assez restreint.

Après une longue introduction mélodique, le groupe a du mal à canaliser sa puissance sur le trop brouillon « Left hand man ».

La cadence infernale est enfin enrayée avec « Blown away » longue et étrange power ballade alternant passages relativement aériens et plus appuyés.

Mais l’accalmie est de courte durée et lors du rush final, Overkill reprend sa mitrailleuse lourde pour arroser l’espace à tout va avec une efficacité toute relative que ce soit sur le très haché « My name is pain » ou le « Can’t kill a dead man » pourtant doté de refrains marteaux pilons.

En conclusion, après le départ d‘une puissante ossature de guitaristes ayant pour moi contribué à rénover le son d‘Overkill, « Bloodletting » tente de compenser cette perte en bandant ses muscles de toutes ses forces dans l'espoir de faire illusion.

L’illusion est superficielle et ne saurait sur la durée masquer le manque de fluidité et de groove de compositions au demeurant ultra puissantes.

Doté d’une forte puissance de feu, « Bloodletting » parviendra sans doute à satisfaire les fans de thrash désirant se saouler jusqu’à plus soif de sons agressifs mais ne pourra pleinement combler ceux amateurs de compositions certes puissantes mais toujours élaborées.

Rien de grave donc, mais un réel recul pour un groupe dont le renouveau s’annonçait pourtant terriblement excitant à l’orée des années 2000.

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 20:14

horroscope.jpg2

 

 

Poursuite de l’exploration de la dense discographie d’Overkill avec « Horrorscope » sorti en 1991.

Le précédent album « The years of decay » était superbement abouti avec un savant dosage de thrash metal roots et de morceaux plus calmes tout en ambiances contrastées.

Les New yorkais s’adjoignent ici les services d’un second guitariste Merit Grant en soutien de Rob Cannavino précédemment embauché.

Avec sa pochette basique et sans surprise, « Horrorscope » débute par « Coma » long titre alambiqué déroulant un tempo rapide un brin uniforme.

Puis survient « Infectious » alternant passages supersoniques truffés de refrains en acier et ralentissements relatifs pour préparer de nouvelles déflagrations.

Les riffs de guitares s’entrevéchent furieusement sur « Blood money » qui s’illumine sur des refrains hauts en couleurs sur lesquels Bobby Ellsworth vient à pousser sur sa voix.

Le niveau chute sensiblement avec « Thanx for nothing » et « Bare bones » thrash certes nerveux mais très linéaires et sans grande originalité.

Overkill semble se souvenir de ses bonnes idées de variations sur « Horrorscope » et le pseudo industriel assez raté « New machine » qui ralentissent la cadence sans pleinement assumer leur coté mélodique.

On souffle avec le sympathique instrumental « Frankenstein » très rock dans l’esprit avant d’attaquer la dernière partie de l’album composée d’un « Live Young, die free » bien trop bas du front, d’un « Nice day … for a funeral » perdant en impact et en fraicheur ce qu’il gagne en complexité puis du final « Soulitude » seule vraie réussite mélodique du disque avec une ambiance atmosphérique de toute beauté.

En conclusion, après un album aussi impressionnant que « The years of decay », « Horrorscope » déçoit forcément.

Overkill est toujours méritant dans ses intentions, en panachant son thrash old school un peu binaire avec des morceaux plus calmes et mélodiques mais le résultat est cette fois moins convaincant.

« Horrorscope » est un album en demi teinte, manquant de créativité dans ses parties frontales extrêmement répétitives et de sensibilité dans ses parties mélodiques.

Trop souvent ennuyeux et inutilement alambiqué, il demeure loin donc loin d’être indispensable pour moi.


Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:56

overkill_live.jpg4

 

 

Une fois n’est pas coutume, un Dvd live consacré au groupe Overkill.

Sorti en 2002, « Wrecking everything » à la pochette macabre vient illustrer par un témoignage d’un concert joué dans leur fief du New Jersey, une carriére longue de dix huit ans.

Vingt trois titres sont donc joués devant une salle de bonne taille (dimension d’un Bataclan ?) peuplés de fans purs et durs souvent tatoués à l’effigie de leur groupe.

Dés l’entrée en matière le pourtant sinueux « Necroshine » on sent la puissance et la détermination du groupe.

Promotion oblige, « Thunderhead » l’un des titres forts du dernier album est mis en lumière avec une efficacité proprement redoutable.

Puis Overkill revisite ses nombreux classiques, le très frontal « Evil never dies » , le plus mélodique « Deny the cross » avant un medley survitaminé de l‘hymne « Wrecking crew » enchainé du costaud « Powersurge ».

Malgré le peu d’impact de « Gasoline dream » issu d’un album moins punchy, le groupe se rattrape avec des bombes à fragmentation issues des années 80, l’impérial « I hate », le très thrash dans l’âme « Shred »  entrecoupés d’un intrus des années 90 « Coma » qui ne jure pas en pareille compagnie.

L’ambiance est excellente, chaleureuse et presque familiale.

Bobby Blitz Ellsworth est un excellent frontman, une sorte de Mick Jagger du thrash, en plus athlétique et tatoué, le petit bassiste DD Verni se donne à fond, les deux guitaristes Derek Tailer et Dave Linsk assurent l’essentiel quand à l’imposant Tim Mallare il frappe de toute la force de ses gros bras ses futs de batterie.

La fête continue mixant allégrement les époques, « Hello from the gutter » confirme son statut d’hymne des années 80, « Long time dying » se rappelle comme une merveille de la période glorieuse de la fin des années 90, « Battle » comme l’un des meilleurs titres du pourtant moyen « W.F.O » le tout entrecoupé d’un nouvel extrait du dernier album « Bleed me ».

Après toutes ces puissantes déflagrations, Overkill éprouve le besoin de ralentir un peu le tempo.

Ceci est fait avec la reprise de Black sabbath « Spiritual void » enchainé du long et superbement mélodique « The years of decay ».

Deux nouveaux hymnes viennent réveiller la foule, « In union we stand » aussi efficace que le « United » de Judas priest sur scène et « Overkill » véritable déclaration de guerre du groupe.

Le costaud « Horrorscope » annonce la dernière partie du concert avec une nouvelle pluie d’hymnes des années 80, le jouissif « Rotten to the core » , l’implacablement frénétique « Elimination » avant le final terriblement fun « Fuck you » agrémenté du début de « War pigs » en guise de bonus de luxe.

On passera rapidement sur le second Dvd composé majoritairement d’interviews longuettes sur la carriére du groupe et ses différents membres avec bien sur une large partie réservée aux fans de longue date d’Overkill.

En conclusion, « Wrecking everything » est une formidable offrande aux fans d’Overkill.

Toute la générosité et le cœur de cet éternel « Rocky du thrash » sont visibles dans ce concert avec des musiciens fidèles à leurs racines jouant avec leurs tripes une musique underground.

Mais plus que l’attitude exemplaire, on saluera la prodigieuse efficacité des morceaux du groupe, véritables brulots de thrash qui boostés par un son puissant prennent toute leur dimension sur scène.

Les décennies passent, 80, 90, 2000 et maintenant 2010.

Les vétérans du thrash sont toujours là, pratiquant avec passion une musique puissante, directe, authentique, qui ne passe pas à la télévision, pas en radio, ne remplit pas les stades et ne fait pas les gros titres de la presse.

Si vous avez l’occasion, aller les voir un jour jouer live, vous en ressortirez revitalisé pour au moins une semaine avec des souvenris imperissables plein la tete.

Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens