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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 11:50
Rocky V (John G Avildsen)

En 1990, le premier réalisateur des Rocky, John G Avildsen reprend les manettes pour le « Rocky V ».

Cette fois, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) pense en avoir fini avec la boxe après son éclatante victoire face à Ivan Drago (Dolph Lundgren) mais de retour aux Etats-Unis découvre le revers de la médaille : il est victime de lésions cérébrales qui lui interdisent à tout jamais la pratique de son sport et combe du comble, son beau frère Paulie (Burt Young) s’est laissé abusé par son comptable qui l’a dépouillé de tous ses biens.

Rocky découvre donc que tous ces efforts n’ont servi à rien et qu’il est de nouveau à sec.

Il vend donc ses biens et repart de zéro avec Adrian (Talia Shire) et son fils Jr (Sage Stallone), revenant dans son ancien quartier de Philadelphie ou un fort sentiment d’échec l’envahit.

Adrian repousse les approches agressives de George Washington Duke (Richard Grant) promoteur cupide qui souhaite s’enrichir en faisant remonter Balboa sur un ring et qui vient jusqu’au domicile de Rocky pour le tenter.

Alors que son fils connait des difficultés pour s’acclimater à ce nouvel environnement agressif ou il se fait tabasser et racketter, Balboa renoue toutefois par procuration avec ses premiers amours en acceptant d’entrainer un jeune boxeur d’Oklahoma, Tommy Gunn (Tommy Morrison).

Le jeune homme est sans famille, sans rien d’autre que sa volonté d’y arriver et séduit Rocky par ses qualités de puncheur.

Après quelques refus, Tommy est pris sous l’aile de Rocky qui l’entraine et l’héberge sous son toit, au détriment de son fils qui se sent délaissé et apprend également la boxe pour se défendre.

Tommy accumule les victoires et est approché par Duke, qui souhaite l’intégrer dans son écurie.

La tentation de l’argent, des femmes et du succès finissent par atteindre Tommy qui ne supporte plus de vivre dans l’ombre de l’ancien champion.

Contre l’avis de son mentor qui le met en garde, il signe avec Duke et se voit offrir un match contre le champion du monde Cane (Michael Williams) qu’il surclasse aisément.

Mais ce succès ne suffit pas à obtenir la reconnaissance qu’il désire et Tommy se voit malgré son titre toujours reproché d’être un boxeur de seconde zone par rapport à Balboa.

Ivre de rage, Tommy retourne à Philadelphie et provoque Rocky dans la rue.

Rocky qui a compris qu’il devait plus se rapprocher de sa fille et de son fils, dont les fréquentations laissent à désirer, refuse de faire le jeu de Duke et d’affronter son ex poulain.

Mais Tommy ne s’arrête pas là et agresse Paulie ce qui force Balboa à l’affronter … en pleine rue.

Le combat est âpre et Rocky triomphe de celui qu’il a façonné … au grand damm de de Duke qui voit ses machinations s’effondrer.

Rocky redevient ce qu’il a toujours un été, un membre des classes populaires de Philadelphie essayant de s’en sortir du mieux qu’il peut en contribuant à inculquer de saines valeurs à son fils.

En conclusion, « Rocky V » est généralement le moins connu des six Rocky, à cause notamment d’une intrigue plus mince, d’un opposant moins charismatique et de la mise sérieusement en retrait du personnage hors des rings.

Ce choix délibéré nuit donc à l’impact du film, tout comme la musique plus branchée hip hop de MC Hammer (qui ça ?) que rock des années 70/80.

On appréciera cependant le personnage de Duke, fortement inspiré de l’abominable crapule Don King, escroc des rings manipulant les jeunes boxeurs.

Ce pale Rocky des années 90 était sensé en principe clore la saga, avant que Stallone lui-même ne décide d’un ultime baroud d’honneur en 2006.

Un mot enfin sur le blond Tommy Morrison qui fut certes un authentique boxeur et éphémère champion du monde poids lourd avant de voir sa vie basculer en découvrant en 1996 sa séropositivité.

Avec une carrière sportive et cinématographique brisées, la vie de Morrison ne fut qu’un long combat contre le Sida qui se conclut par une triste mort en 2013.

Cette destinée tragique ne rend pas pour autant ce « Rocky V » impérissable et fait de lui le plus faible de la saga.

Rocky V (John G Avildsen)
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 13:58
Rocky IV (Sylvester Stallone)

1986 déjà et « Rocky IV » de Sylvester Stallone à l’horizon.

Nous sommes dans les années Reagan-Gorbatchev, en pleine escalade de la Guerre froide et ce climat tendu de relations internationales va peser fortement sur le cinéma d’action américain dont Stallone est un des plus fervents représentants.

Tout comme « Rambo II » et « Rambo III », « Rocky IV » désigne clairement le nouvel ennemi, un boxeur de l’URSS, le terrible Ivan Drago (Dolph Lundgren), montagne de muscles impassible soigneusement encadré par sa femme Ludmilla (Brigitte Nielsen) et le représentant du parti Nikoli Koloff (Michael Pataki).

Champion amateur inconnu aux Etats-Unis, Drago débarque sur le sol de l’oncle Sam afin d’en défier les boxeurs.

Cette arrivée pousse Apollo Creed (Carl Weathers) à sortir de sa retraite sportive pour assouvir sa passion des rings et son gout pour le challenge.

De son coté, apaisé à 34 ans, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) goute à la joie d’une vie de famille aisée avec son fils Jr (Rocky Krakoff), Paulie (Burt Young, Adrian (Talia Shire), sa Lamborghini et un robot faisant office de camarade de jeu.

Contre l’avis de ses proches, Apollo décide de défier Drago et embauche Rocky comme coach.

Il s’agit en principe d’un match exhibition et Creed, qui ne voit en Drago qu’un colosse emprunté, commet un péché d’orgueil.

La conférence de presse entre les deux hommes est orageuse avec un affrontement politique latent évident concernant les deux systèmes auxquels appartiennent les athlètes.

Le match a lieu au Madison Square Garden de New-York dans un grand show patriotique auquel participe le roi de la soul, James Brown en entonnant le célèbre « Living in america ».

Confiant en ses capacités athlétique et en une préparation scientifique, Drago reste de glace et le match commence.

Apollo est rapidement débordé par la puissance du Russe qui le met à mal.

Sévèrement touché et ensanglanté à l‘issu du premier round, il incline Rocky à jeter l’éponge ce que l’orgueil du champion refuse en bloc.

Apollo remonte donc sur le ring et subit une avalanche de coups qui le sonne et le laisse inanimé au sol.

Paniqués, Rocky et les proches du champions se ruent sur le ring, trop tard et ne peuvent que constater le décès d’Apollo.


Bouleversé par la mort de son ami, Rocky se voit obligé de défier à son tour Drago pour le match retour en Russie.

Il se fait aider de Duke (Tony Burton) ex coach d’Apollo et se rend sur place avec le teigneux Paulie.

L’accueil sur place est glacial avec plusieurs chaperons chargés de surveiller les aller et venus du boxeur.

Rocky a choisi un chalet perdu dans les montagnes et s’entraine à la dure, sans sparring partner.

Il coupe du bois, porte des charges lourdes, court dans la neige, escalade des montagnes tandis que Drago utilise des machines sophistiquées enregistrant ses paramètres physiologiques et use également de dopage.

Après une préparation titanesque, le combat se déroule devant une foule toute acquise au champion russe.

Rocky a dans un premier temps du mal à tenir le choc face à un combattant certes peu vif mais terriblement puissant et agressif qui le martèle d’enchainements gauche-droite, puis comme à son habitude, trouve la cadence, rendant lui aussi coups pour coups après avoir réussi à casser la distance.

Drago découvre la souffrance et le doute face à un adversaire qui refuse de chuter et le match prend une tournure épique.

Les deux hommes vont au bout de leurs forces et le public russe ému par le courage de Rocky change de camp, allant jusqu’à soutenir le boxeur américain qui finit par triompher.

Drago à terre, Rocky prend la parole pour diffuser un message de paix et de tolérance entre les peuples.

Il est acclamé non seulement par le public mais également par les dirigeant soviétiques !

En conclusion, malgré un fond politique des plus douteux « Rocky IV » propose une vraie variation, ouvrant le cercle restreint des opposants à Rocky, fidèle représentant de la classe populaire américaine, au grand méchant ennemi russe.

Certes le traitement ne verse pas dans la finesse et évite in extremis l’anti soviétisme primaire.

Du coté de l’action, Stallone se surpasse encore une fois, avec un physique réellement métamorphosé.

Au boxeur costaud mais un peu gras des année 70 et à celui très aminci du début des années 80, succède une montagne de muscles et une réputation à présent établie d’adepte de la « gonflette » des body builders à coups de stéroïdes.

Le constat est le même pour Dolph Lundgren acteur de série B alors juvénile dont la musculature est ici sévèrement hypertrophiée.

L’imposant Lundgren a semble t il plus marqué les esprits que le bougon Mister T, mais toujours est il que l’affrontement Est-Ouest tient toutes ses promesses question spectacle.

Visionné lorsque j’étais adolescent, « Rocky IV » constitua pendant longtemps une référence d’engagement sportif à mes yeux, même si dans les faits, il demeure un films d’action solide au propos aujourd’hui risible.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 12:39
Rocky III, l'oeil du tigre (Sylvester Stallone)

De « Rocky II » à « Rocky III, l’œil du tigre » il n’y a qu’un gant de boxe et Sylvester Stallone sentant clairement le vent en poupe aligne le troisième volet de la saga en 1982.

Au début des années 80, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) s’est clairement sorti de la dèche et défendu avec son succès son titre de champion du monde de boxe poids lourds face à une dizaine de challengers.

Devenu une star aux Etats-Unis, Rocky porte beau, assurant une vie confortable à ses proches, Adrian (Talia Shire)son fils (Ian Fried) et Paulie (Burt Young) même si ce dernier vit assez mal de n’être qu’un parasite dans son entourage.

Il se prête également à des œuvres caritatives, allant même jusqu’à affronter un énorme catcheur, appelé Lèvres de feu (la superstar Hulk Hogan dans un de des rares rôles sur grand écran), dans un combat mémorable ou les deux hommes ne font pas de cadeaux.

Mais la menace arrive par un nouveau boxeur de Chicago, Clubber Lang (Mister T), redoutable puncheur à la coupe afro qui ravage le championnat des lourds, se voyant classé n°1 mondial après de retentissant succès.

Ivre de reconnaissance, Lang provoque Balboa lors d’un discours d’inauguration d’une statue à son effigie sur les marches de la ville de Philadelphie.

Rocky relève le gant malgré les réticences de sa famille et de Mickey Goldmill (Burgess Meredith) malade du cœur.

Trop confiant, il s’entraine dans une ambiance de fête foraine, négligeant de s’imposer les rigueurs d’une véritable préparation alors que Lang travaille lui d’arrache pied.

Le jour du match, Mickey a un malaise dans le vestiaire ce qui perturbe fortement Rocky.

Peu à son aise sur le ring, il subit la loi des poings, véritable machine à cogner qui avance inlassablement sur lui jusqu’à l’envoyer au tapis.

Revenu dans le vestiaire, Rocky va au chevet de Mickey qui décède dans ses bras.

La mort de son mentor est terrible pour Rocky qui n’a plus gout à rien.

Adrian le soutient bien entendu mais c’est de la part d’Apollo Creed (Carl Weathers) que va venir un soutien inattendu, l’ex champion voulant suppléer à la mort de Mickey pour devenir le coach de son rival.

A la retraite, Apollo souhaite cependant continuer à vivre le frisson des rings et propose ses services à un Rocky à la dérive qui accepte finalement de le rejoindre dans un quartier black miteux de Los Angeles pour préparer la revanche contre Lang.

Arrivé avec Paulie et Adrian, Rocky retourne dans un gymnase crasseux et s’entraine avec des athlètes noirs, à la manière d’Apollo.

Il doit tout réapprendre, surtout à se déplacer légèrement en dansant comme Apollo afin de jouer sur sa vitesse de déplacement face au punch de Lang.

L’apprentissage est difficile car Rocky, déprimé pense encore à Mickey, se demandant si tout ceci en vaut la peine.

Ce sera une nouvelle fois Adrian qui parvient à le décider.

Sous le soleil californien, Rocky travaille dur avec Apollo, sprintant sur les plages, accumulant les longueurs de piscine, travaillant inlassablement son jeu de jambe et ses déplacements.

Finalement le déclic resurgit et Rocky retrouve finalement ce qu’Apollo appelle l’œil du tigre.

Incroyablement aminci et affuté, il se présente au match contre l’affreux Lang qui passe son temps à insulter tout le monde et à clamer qu’il est le meilleur.

Le match n’en est pas moins intense car la puissance de Lang est bel et bien réelle et si le robuste iroquois est moins technique qu’Apollo, ses larges crochets n’en font pas moins mal lorsqu’ils touchent leur cible.

Mais Rocky trouve encore en lui les ressources nécessaires à encaisser, provoquant Lang pour qu’il s’épuise et le cueillant finalement une nouvelle fois au finish.

Après avoir savouré sa victoire, Rocky retrouve Apollo pour un rematche en privé dans une ambiance de détente et de camaraderie.

En conclusion, sans égaler « Rocky II », « Rocky III, l'oeil du tigre » en donne au spectateur pour son argent au niveau des scènes de combat, avec un Stallone fortement aminci aux muscles sec et déliés s’en donnant à cœur joie avec son pote Weathers en Californie.

Le look ravageur de Mister T et sa forte présence physique font oublier son jeu minimaliste à la limite du ridicule, tandis que les autres personnages font ici office de faire valoir, la mort de Mickey constituant le seul moment un peu fort du film.

Ce troisième Rocky très lucratif marque également un tournant dans la relation entre Apollo et Rocky, les deux hommes construisant une belle amitié après s’être mis sur la tronche pendant les deux premiers films.

A réserver donc pour les fans de la saga avec un joli clin d’œil au « Eye of the tiger » de Survivor tube (hard) rock bien connu des années 80 qui laissa une marque encore vivace de nos jours.

Rocky III, l'oeil du tigre (Sylvester Stallone)
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 11:46
Rocky II (Sylvester Stallone)

Esprit de Noël oblige (!), voici « Rocky II » de Sylvester Stallone.

Nous sommes en 1979 et Sly fort de l’incroyable succès artistique et commercial du premier opus ou il mit beaucoup de lui-même, remet cette fois le couvert.

L’histoire est très simple, après le match titanesque les opposants, Apollo Creed (Carl Weathers) ne supporte pas d’avoir été tenu en échec par un boxeur venu de nulle part et écoute son fort égo de champion qui lui réclame une revanche afin de prouver de manière éclatante sa supériorité.

De son coté, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) sérieusement amoché après le match, se voit fortement déconseillé de reprendre la boxe sous peine de perdre son œil droit.

Il surfe alors sur sa notoriété soudaine et se laisse embarquer dans le tournage de spots publicitaires souvent ridicules mais lucratifs.

Du coté de sa vie privée, Rocky ne reste pas inactif, épouse Adrian (Talia Shire) à l’église mais dans la plus stricte intimité et décide de profiter un peu de la vie en achetant une nouvelle voiture une Pontiac Firebird, un grand appartement et des vêtements couteux pour ses proches dont son beau frère l’éternel râleur Paulie (Burt Young).

Mais les choses se passent mal au niveau des contrats publicitaires et Rocky se trouve assez rapidement dans le rouge au niveau financier.

Après s’être fait recalé à tous les entretiens d’embauche pour des postes de bureau, Rocky découvre que quasi illettré, il ne peut que faire des travaux manuels.

Paulie lui rachète sa voiture, lui trouve une place dans un abattoir ou il charrie les carcasses de bœufs toute la journée mais ceci ne dure pas.

Enceinte, Adrian est elle aussi obligée de reprendre son travail au magasin d’animaux pour aider son mari.

Rocky réalise qu’il a besoin de la boxe pour vivre mais son entraineur Mickey Goldmill (Burgess Meredith) refuse de le reprendre pour ne pas abimer encore plus sa santé.

Têtu, Rocky persévère, fréquentant la salle de boxe comme homme à tout faire, ce qui ne tarde pas de lui attirer les sarcasmes des autres boxeurs.

De son coté, Apollo multiplie les provocations et déclarations fracassantes dans la presse, allant jusqu’à insulter l’étalon italien pour le forcer à accepter la revanche.

Lorsque Adrian fait un malaise et tombe dans le coma, Rocky a perd pour sa vie, prie et lui lit des mots qu’il a maladroitement écrits pour elle.

Ses prières sont exhaussées, Rocky reçoit un fils et sa femme survit.

Regonflé à bloc, il convainc Mickey de le reprendre pour le combat contre Apollo.
L’entrainement est terriblement rude, Rocky devant se remettre en condition et modifier sa façon de combattre en garde de droitier afin de protéger son œil malade et de déstabiliser Apollo.

Devenu mythique, l’entrainement combinant corde à sauter, musculation « roots », séance de Sparring partner et surtout long footings dans les rues de Philadelphie avec la population des laissés pour comptes et des enfants l’accompagnant, crée un nouveau moment fort de la carrière du boxeur.

Le soir du combat, Rocky demande au prêtre de son mariage de le bénir et se heurte malgré les conseils de Mickey à la vivacité et technicité supérieures d’Apollo.

Largement dominé, il est plusieurs fois envoyé au tapis mais s’accroche avec son courage habituel, parvenant à faire douter le champion au fil des rounds.

Le match devient complètement fou, chacun des deux hommes se rendant coup pour coup dans une débauche d’énergie et de sueur.

Durement touché au corps, Apollo se bat à présent avec ces dernières forces, frappant Rocky au visage qui réplique lui aussi comme une bête acculée.

A la fin du combat, les deux hommes chancellent et tombent, Rocky se relevant en titubant tandis que Apollo perd cette fois pour de bon la revanche.

En conclusion, « Rocky II » n’est pas qu’une pale resucée du premier opus mais un très bon film de boxe dans lequel Stallone construit une belle suite au premier opus.

La partie ou Rocky devenu un nouveau riche, change brutalement de milieu social tout en perdant ses repères est excellente, tout comme se montre touchantes ses tentatives pour s’éduquer, trouver un travail « digne » lui permettant de nourrir sa femme enceinte.

Les fanas de sport spectacle et de bourre pifs dans la tronche trouveront également leur compte dans cette revanche, avec un second match très intense, dans lequel on appréciera l’engagement des deux acteurs et la plastique quasi parfaite de Carl Weathers, athlète d’une incroyable fluidité, souplesse et puissance.

Moins misérabiliste que le premier opus, « Rocky II » touche sa cible en combinant émotion et action, avec toujours pour cadre les bas quartiers de Philadelphie, ville froide et dure mais viscéralement attachée aux tripes du champion, qui y enchaine les footings.

Et si « Rocky II » était le meilleur de toute la saga ? La question est posée …

Rocky II (Sylvester Stallone)
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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 15:28
Tyson (James Toback)

Le noble art a toujours eu sa place dans ces colonnes aussi est-ce avec un grand plaisir que sera chroniqué le documentaire de James Toback intitulé « Tyson » consacré en 2008 au plus grand champion du monde poids lourd de ces trente dernières années, Mike Tyson.

En une heure et demi seulement, Mike Tyson accepte de se livrer comme jamais devant une caméra, parlant de son enfance dans le quartier défavorisé de Brownsville à Brooklyn avec un père inconnu et toute une flopée de beau pères se succédant au gré des liaisons de sa mère.

Jeune, Mike apprend la dure loi de la rue et bien que répugnant à se battre, doit faire usage de sa force déjà importante après qu’on ait massacré les pigeons qu’il élevait sur les toits de son quartier.

Sans repère, fasciné par les petits truands noirs de Brooklyn à la richesse tapageuse, Tyson rejoint une bande et commet des braquages avant de se faire coffrer par la police à seulement 13 ans.

En prison, Tyson découvre la boxe par l’ancien boxeur Bobby Irish Stewart, qui le stupéfait après un coup du foie qui le cloue au sol.

Ayant détecté les immenses capacités physiques de l’adolescent mais aussi sa grande fragilité vis-à-vis du monde du dehors, Stewart oriente Tyson vers l’entraineur Cus d’Amato, entraineur réputé de New-York.

On comprend très vite que la rencontre avec Amato est cruciale dans la vie de Tyson.

Comme dans les films, Amato va exercer sur le jeune homme le rôle de père qui lui a toujours manqué, forgeant son corps et son mental pour faire de lui un futur champion de boxe.

Complètement intégré au sein de la famille Amato, Tyson va prendre progressivement confiance en lui, comprenant qu’il peut faire autre chose de sa vie que d’être un délinquant.

Sur le ring, la combinaison Tyson-Amato fait des ravages et le jeune boxeur accumule les succès grâce à une vitesse et un punch phénoménaux.

Malgré quelques déconvenues pour les sélections des jeux olympiques de 1984, Tyson passe professionnel en 1985 avec Jim Jacobs et Bill Cayton comme managers.

La mort de Amato est une tragédie pour Tyson qui perd son père spirituel à seulement 19 ans.

Mais la machine crée par Amato est lancée et Tyson devient le plus jeune champion du monde des lourds en 1986 à seulement 20 ans.

Le monde découvre alors fasciné et terrifié, un boxeur petit mais ultra rapide et puissant, capable de ridiculiser des adversaires plus grands et lourds qu’il surclasse en vitesse et punch.

Ces années sont les meilleurs pour le boxeur, qui accumule les exploits sportifs et devient une star, propulsé en cela par son nouveau et sulfureux manager Don King, lui-même ancien repris de justice qui aura une influence néfaste sur son poulain.

Tyson change de vie, est adulé dans le monde entier, sort, côtoie beaucoup de femmes et épouse sur un coup de tête l’actrice Robin Givens âgée sensiblement du même âge.

Ce mariage est un naufrage, Givens demande huit mois plus tard le divorce et se répand dans la presse sur la personnalité dépressive voir violente de son ex-mari.

Profondément affecté par cette rupture, Tyson dérive, boit, se drogue, perd son assiduité à l’entrainement et se fait surprendre à la surprise générale en 1990 à Tokyo par le modeste James Douglas dans l’une des plus grandes surprises de l’histoire de la boxe.

Cette dérive s’accélère lorsqu’en 1992, Tyson est incarcéré pour un viol commis sur une candidate au concours de Miss Black America.

Il purge sa peine avec interdiction de s’entrainer, rase les murs, lit, se convertit à l’Islam par rejet de la société américaine.

Ce qu’il raconte sur la dureté de la vie en prison se montre effrayant avec des détenus de longues durée à tendances psychotiques lançant leurs excréments, mettant le feu aux lits, les viols, les révoltes et les cellules d’isolement ou il peut cultiver son penchant pour la solitude.

Sorti en 1995, Tyson n’est plus le même, ayant beaucoup perdu physiquement et mentalement en prison.

Il épouse sa psychologue la belle Monica Turner, avec qui il restera marié 7 ans et aura trois beaux enfants, mais qui finira par le quitter en raison de ses éternelles infidélités.

Après quelques matchs de rodage viennent les choses sérieuses avec le combat contre Evander Holyfield, vieux boxeur extrêmement résistant et courageux, qui ne se montra pas impressionné par l’aura bestiale de Tyson.

Holyfield le bat une première fois en 1996 à Las Vegas dans un match dur ou Tyson se plaint de coups de tête.

La revanche en 1997 tourne au psychodrame, Tyson perdant la tête, mordant à deux reprises son adversaire à qui il arrache un morceau d’oreille, se faisant disqualifier et suspendre après une bagarre générale sur le ring.

La violence et la provocation seront également au rendez vous face à l’imposant anglais Lennox Lewis, qui sera le dernier champion à le battre en 2002 avant une retraite définitive en 2005 face au modeste Kevin Mc Bride, Tyson ayant perdu le gout de combattre et ne s’estimant plus assez compétitif pour les grands titres.
En traçant le bilan de ses dernières années, Tyson exprime son amertume face à ses anciens managers requins, les Jacobs, Layton mais surtout l’affreux Don King qui l’escroquèrent en ne lui laissant que les miettes de l’immense fortune amassée sur les rings.

Le boxeur ne mâche pas ses mots sur King, le traitre qu’il est allé piétiner dans un hôtel de Beverly Hills avant de ne récupérer que à peine 10% de ces gains par la voie légale.

Il évoque également sa passion des femmes, son instabilité amoureuse, ses innombrables conquêtes attirées par sa célébrité, sa réputation d’athlète brutal et son argent.

Etonné d’être encore en vie à 40 ans, Tyson n’avait rien prévu et va devoir se chercher une nouvelle vie, loin de la boxe mais en relation avec ses enfants dont il semble fier.

En conclusion, « Tyson » est un documentaire à l’image de son sujet, âpre, intense, captivant et constituerait sans problème le biopic d’un film hollywoodien.

Derrière la brute bodybuildée, se dessine un homme fragile, en proie à de grandes difficultés et angoisses existentielles qu’il masque à travers une agressivité et un mode de vie extravertie.

Personnage sans limite, extrême dans son rapport au sexe et à l’argent, Tyson semble vivre toujours en cherchant à se bruler les ailes.

On demeure également abasourdi de voir l’influence de son premier coach Cus Amato, sorte de Mickey des Rocky, qui le tira vraisemblablement de la rue et d’une mort précoce dans l’anonymat, la violence et la misère.

Bien entendu, j’ai adoré voir ce champion mythique ouvrir son cœur mais ai également gouté les analyses techniques, notamment de boxeurs français (Fabrice Benichou, Souleymane M’Baye, Thierry Jacob, John Dovi, Dominique Nato …), louant la technique simpliste du boxeur en basant tout sur la vitesse et le punch pour faire la différence, mais également le terrible ascendant psychologique qu’il exerçait sur ses adversaires qui perdaient leur moyens face à lui.

Au-delà du témoignage, on restera sans voix sur les vidéos du Tyson du début des années 80, ce félin musclé, rapide et féroce, broyant de la puissance de ses coups surnaturels les corps martyrisés de ses adversaires.

Monumental donc, avant de découvrir le livre " La vérité et rien d'autre" sorti en 2013 ?

Tyson (James Toback)
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 11:40

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L’être humain n’étant fort heureusement pas réduit à son cerveau mais possédant également un amas de systèmes organiques s’interconnectant dans une enveloppe corporelle, cette chronique va s’intéresser à un domaine assez peu développé en ce ces colonnes : le sport et en particulier la course à pied que je pratique modérément mais régulièrement depuis mes 16 ans.

Sorti en 2007 « Courir, tout ce que vous devez savoir pour débuter » s’apparente au premier abord au parfait manuel pour se mettre ou se remettre à une activité physique réputée à la portée de tous lorsque le printemps refait parler de lui.

Divisé en cinq chapitres, cet ouvrage reprend la question à son origine en s’intéressant au besoin primaire qu’ont les hommes de courir.

Présenté sous la forme d’un argumentaire, sont motivés les principaux avantages de la course à pied : sport instinctif, sans contraintes horaires ni spatiales idéal pour perdre du poids, renforcer son tonus, mieux dormir, réduire le stress et encore plus surprenant améliorer certaines capacités mentales.

Sport privilégié des hommes d’affaires, des artistes ou des ingénieurs, la course à pied semble avoir des effets sur la créativité et la gestion de son temps.

A l’inverse, l’ouvrage s’attache à battre en brèche certaines contre vérités comme les dommages infligés aux genoux, ou la réputation de sport ennuyeux, solitaire pour jeunes gens minces.

Un peu plus technique voir scientifique, le calculs mathématiques du fameux tests des 2,4 kms de Cooper réalisé dans tous les collèges de France, permet de déterminer la VO2 max suivant le sexe, le poids et l’âge des individus.

Complété par un checkup médical nécessaire passé un certain âge (tests d’effort et analyse sanguine), le choix de l’équipement est le second paramètre essentiel avant de s’élancer sur les pistes ou chemins.

Les chaussures bien entendu relèvent de la plus grande attention mais la sélection d’une tenue adaptée à l’environnement également : chaleur, froid, pluie, ces deux derniers étant de mon coté les plus délicats à surmonter.

Si il relève du bon sens pratique de se protéger du soleil par des casquettes, d’éviter les heures les plus chaudes (10h-16h) de s’hydrater abondamment et de revêtir coupe vent, gants, bonnets et couches goretex ou synthétiques pour les temps d’hiver, la question de l’alimentation s’avère tout de suite beaucoup plus complexe à mettre en pratique.

Ici riz brun, pates au sarrasin, pain complet, abominables muesli, asperges, haricots, choux, blettes, épinards prennent le pouvoir pour rentrer dans les saints sacrements du sportif.

Plus accessibles et agréables on retrouvera avec plaisir le melon, l’orange, la banane, le poulet, l’agneau, le saumon, le thon.


On appréciera les conseils prodigués pour un échauffement et un retour au calme indispensables pour améliorer la récupération et réduire le risque de blessure, la fin d’une séance s’accompagnant également des traditionnels étirements illustrés ici sur quelques photos.

Le chapitre trois est consacré aux entrainements, qui peuvent être de 20 à 30 minutes lorsqu’on reprend une activité ou tout simplement lorsqu’on manque de temps.

Le choix du parcours idéal (route de campagne sans voiture mais assez fréquentée) fait l’objet de plusieurs variantes du moment que le coureur est en sécurité.

L’alternance des séance de courses et de marche est ici recommandée, l’important étant de maintenir une activité régulière (3 ou 4 courtes séances par semaine) en n’augmentant pas le kilométrage de plus de 10% à chaque sortie.

Lorsque les résultats se font sentir sur la capacité à l’effort, un travail de vitesse peut alors entrer en action pour améliorer les performances à grand renfort de séries de lignes droites, aller-retour ou 400m pour un volume maximum de 5% de l’entrainement global.

Allié à une politique de récupération souvent négligée par les fondus du surentrainement, le travail spécifique de vitesse permet d’améliorer progressivement les performances sans se blesser.

Le chapitre suivant insiste sur l’intérêt de courir à plusieurs : en couple, avec un chien en club ou entre amis, ce qui augmente la motivation et la sécurité.

Tenir un carnet de course, se fixer des objectifs comme perdre du poids ou participer à une compétition sont également de bons moteurs.

Un passage appréciable sur l’entrainement croisé avec un second voir un troisième sport permet rééquilibrer le musculature forcément atteinte par une pratique trop exclusive de la course à pied et dans ce domaine, le duo classique natation/vélo si cher aux triathlètes arrive en pole position.

Enfin le livre termine en mettant en valeur les effets périphériques que peuvent avoir la course à pied sur l’hygiène de vie, en amenant à organiser son temps, son alimentation et son sommeil.

En conclusion, « Courir, tout ce que vous devez savoir pour débuter » est un livre intelligent et plaisant qui pourra venir habilement donner du courage aux personnes désireuses de reprendre une activité physique modérée à tout âge.

J’ai apprécié son approche combattant les idées reçues sur la course à pied, notamment toutes les excuses qu’on peut se donner pour ne pas courir comme le manque de temps, de forme ou d’espace.

Simple et universel en raison de son implantation dans nos gènes d’anciens primates courant pour s’enfuir ou chasser, l’acte inné de courir revêt une signification nouvelle dans nos mondes occidentaux ou le confort, la sédentarité, la junk food et l’usage massif d’excitants comme le café ou les boissons « énergisantes » font de nous des êtres moins forts, moins endurants physiquement et mentalement que nos ainés.

Si courir peut aujourd’hui s’apparenter à renouer le contact avec son corps et l’environnement, il n’en est pas moins souvent ennuyeux et pénible.

J’ai en effet toujours considéré la course à pied, que je pratique en solitaire ou en groupe, comme une activité de mise en forme ou de complément à un autre sport et non l’inverse.

Souvent soumise aux aléas d’une météo par essence capricieuse, la course est également difficile pour moi en hiver, ou le manque de luminosité et les conditions peu favorables pèsent dans le moral.

Je réprouve également une approche trop scientifique de la course à pied, avec le besoin de tout chiffrer : le kilométrage, le temps, la fréquence cardiaque et le poids.

Lorsque cet aspect de contrôle prend le pas sur l’alimentation et décrit quoi, quand et combien manger six fois par jour, cela commence à me contrarier.

Cet aspect travaillomaniaque du coureur d’endurance m’a toujours agacé, aussi reproche je au livre de ne pas proposer également des sports de compléments plus dynamiques et fun comme le tennis, le basket ou les arts martiaux pour rentre plus attractif l’exercice de la course à pied.

Malgré ces quelques reproches de principe, je recommande donc la lecture de ce livre pour toute personne désirant se lancer à son rythme dans cette pratique remise au gout du jour depuis quelques années …

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 22:42

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Sorti en 2000, « Girlfight » est un petit film de Karyn Kusama qui connut un joli petit succès d’estime et décrocha quelques prix dans les festivals.

L’histoire est celle de Diana Guzman (Michelle Rodriguez) jeune femme latino américaine issue d’un quartier populaire, Brooklyn de New-York.

Rebelle et mal dans sa peau, Diana est élevée avec son jeune frère Tiny (Ray Santiago) par son père Sandro (Paul Calderon) depuis la mort de sa mère par suicide.

Perturbée, Diana se fait remarquer par son agressivité et par les multiples bagarres auxquelles elle participe notamment au collège pour une histoire de jalousie entre filles avec Veronica (Shannon Walker Williams), plus féminine qui s’est rapprochée de sa meilleure amie Marisol (Elisa Bocanegra).

Un jour qu’elle va chercher son frère à son cours de boxe, Diana ressent un appel secret pour l’ambiance de sueur, de courage et d’abnégation dans la confrontation physique qui se dégage de l’endroit.

A force de culot et de détermination elle convainc le coach de la salle Hector (Jaime Tirelli) de l’entrainer en vue de combattre.

Diana souffre physiquement en répétant ses gammes à la corde à sauter, au punching ball et pleine de rage, rechigne à apprendre les techniques du ring.

Malgré sa réprobation, Tiny couvre sa sœur et ne dit rien à Sandro, qui un peu dépassé par les évènements, passe son temps dans des soirées alcoolisées à jouer entre hommes.

A la salle, Diana remarque Ray (Victor Sierra) jeune bellâtre promis à une carrière professionnelle.

Par son assiduité et des dons certains, Diana gagne le respect des boxeurs avec qui elle s’entraine, et se rapproche logiquement de Ray, avec qui elle entame une relation timide tournant autour du ghetto latino, de leur jeunesse écorchée et de la boxe comme unique voie de sortie.

La jeune femme profite d’une opportunité de tournoi de boxe mixte pour affronter son premier adversaire masculin, un macho latino qui la provoque constamment et qui finit par être disqualifié par l’arbitre.

A cette occasion, aidé par Ray, elle s’émancipe également de l’influence de son père et parvient à lui tenir tête quand il découvre qu’elle boxe.

Tout ceci ne fait que renforcer la rage de Diana, qui multiplie les footings matinaux et les séances toujours plus intenses en salle avec Hector.

Diana se trouve également plus posée à l’école ou elle parvient à résister aux piques de sa rivale Veronica.

Elle remporte un match décisif contre une jeune boxeuse noir talentueuse, ce qui lui ouvre les portes d’un match qualificatif pour un l’obtention d’un contrat pro.

Malheureusement le match doit avoir lieu contre Ray, son petit ami qui est prêt à refuser ce combat.

Contre toute attente, Diana insiste auprès de Ray pour que le match se tienne et finit par l’emporter aux points après un match étrange et rempli d’émotions.

Même si Diana bat son ami, ceci ne semble pas entamer leur liaison tumultueuse.

En conclusion, malgré sa pluie de récompenses et la révélation de Michelle Rodriguez, masculine et surmusclée, « Girlfight » n’est pour moi qu’un film de boxe comme les autres.

Evidemment, l’aspect féministe de l’œuvre a été mis en avant pour saluer le courage de cette jeune femme pauvre, écorchée et paumée, qui s’accroche à ce sport dur et intense pour donner une direction à sa vie et exorciser ses propres démons.

Ces intentions sont nobles, mais le scénario n’évite pas quelques lourdeurs, comme l’improbable love story avec un bellâtre fadasse voir même l’improbable victoire d’une femme certes entrainée mais face à des soit disant futurs pro masculins.

Il y a certes la description mainte fois évoquée de l’ascèse de l’entrainement du boxeur, mais à force de vouloir montrer sa rage et sa capacité, Rodriguez perd en chemin toute sa féminité et se montre plus repoussante qu’attirante.

Peu d’enthousiasme donc pour ce petit film féministe.

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 10:25

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Le succès naissant des arts martiaux mixtes mélangeant boxe thaï, lutte, judo et Jiu jistu a été exploité en 2011 par « Warrior » de Gavin O’Connor.

« Warrior » raconte le destin croisé de deux frères embringués dans une histoire familiale complexe, Tommy Colon (Tom Hardy) ancien Marine tout juste revenu de la guerre d’Afghanistan et Brendan (Joel Edgerton), professeur de sciences physiques et père de famille en apparence rangé.

Après de nombreuses années de silence, Tommy fait irruption chez son père Paddy (Nick Nolte) ancien alcoolique repenti et on comprend instantanément que les relations sont tendues.

Le sujet principal de la discorde est la mort de la mère, que Tommy a aidé seul dans ses derniers jours, tandis que Paddy, ravagé par sa dépendance, la laissait à son funeste sort.

Désœuvré et révolté, Tommy s’inscrit dans une salle de sports de combat, ou il fait tout de suite impression en mettant KO le champion local d’arts martiaux mixtes.

L’entraineur Joe Zito (Kevin Dunn), décèle alors le potentiel de Tommy et lui parle d’un grand tournoi de MMA organisé à Atlantic city, Sparta.

Intéressé, Tommy préfère néanmoins s’entrainer à la dure avec son père, qui avait fait de lui un champion de lutte dans sa jeunesse.

De l’autre coté, le gentil Brendan, lui aussi séparé de son père et son frère depuis des années, découvre qu’il est endetté jusqu’au cou et pour ne pas avoir à vendre sa maison, décide lui aussi de reprendre le chemin des matchs d’arts martiaux mixtes ou il excelle.

Mais cette activité violente et mal considérée est déclarée incompatible avec sa qualité de professeur, et Brendan est suspendu de ses cours ce qui le place en position quasi désespérée vis-à-vis de ses créanciers.

Il s’en va trouver Frank (Frank Grillo) son ancien entraineur et lui fait part de sa volonté de se ré-entrainer à plein temps pour se renflouer financièrement.

L’entrainement en parallèle des deux frères est dur, avec un mélange de rounds particulièrement âpre et de séquences de footings en fractionné ou les organismes sont poussés à leur limite.

Bénéficiant de la blessure du favori de Frank, Brendan se voir offrir une place pour le tournoi Sparta.

Il s’apprête donc à se rendre à Atlantic City, pour combattre dans le même tournoi que Tommy, devenu une star lorsque son passé de héros d’Afghanistan est révélé au grand jour.

L’explication entre les deux frères a lieu sur une plage et démontre toute la haine de Tommy contre Brendan, accusé lui aussi d’avoir laissé tombé sa mère.

Malgré une louable volonté de Brendan de se rabibocher, le dialogue semble définitivement rompu entre les deux hommes.

Arrive alors le tournoi, et la dureté des matchs.

Si Tommy domine facilement ses adversaires en raison de sa puissance et de sa hargne hors du commun, Brendan a plus de peine et ne s’en sort que difficilement notamment après un match épique contre un athlétique afro américain.

Mais malgré les coups et les blessures, les deux frères passent les tours.

Brendan réussit en demi finale un authentique exploit en sortant le russe Koba (Kurt Angle) impressionnant colosse et favori du tournoi.

La finale opposera donc les deux frères sous les yeux de Paddy et de leurs camps respectifs.

Le match est prodigieusement intense et d’une grande violence, chacun cherchant à résoudre par les coups échangés le différent familial.

Après plusieurs rounds, Brendan prend finalement l’avantage sur Tommy et le pousse par une clé de bras à abandonner après lui avoir assuré de son amour.

Les deux frères tombent dans les bras l’un de l’autre …

Au final, « Warrior » est un film de gros bras qui ne fait pas dans la dentelle.

L’histoire de famille sous jacente introduit un peu de profondeur dans ce qui n’aurait pu qu’être qu’une apologie de l’ultra violence d’un sport qui fait passer la boxe et le judo pour des amusements entre fillettes.

Malgré le réalisme des matchs et l’implication (physique) des acteurs surgonflés aux stéroïdes pour des questions de crédibilité, « Warrior » ne vole pas beaucoup plus haut que les films de baston habituels, avec une histoire sentimentale à grosse ficelles destinée à contre balancer la boucherie de certaines scènes.

Pas forcément convaincu par la thérapie bourre-pif donc …

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 15:33

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Depuis « Gran Torino », j’avoue avoir levé le pied sur la filmographie d’un Clint Eastwood plus que vieillissant.

Sorti en 2012, « Une nouvelle chance » de Robert Lorenz est une nouvelle occasion de renouer avec l’acteur.

« Une nouvelle chance » raconte l’histoire d’un vieil agent de joueur de base-ball de des Braves, appelé Gus Lobel (Clint Eastwood) qui vit difficilement sa fin de carrière en Caroline du Nord.

Esseulé depuis la mort de sa femme dans les années 80, Gus est malgré les grands résultats obtenus lors de sa longue carrière et la confiance de son ami Pete Klein (John Goodman), mis en difficulté par la nouvelle vague des agents comme Philip Snyder (Matthew Lillard) qui combine ambition dévorante et usage massif de nouvelles technologies informatiques.

Lors d’une visite médicale, son médecin détecte que Gus perd peu à peu la vue, ce qui compromet encore davantage son avenir d’agent.

Mais poussé par son orgueil, son amour du base-ball et aussi ce métier qui le pousse sans doute à s’accrocher à la vie, Gus s’accroche comme un mort de faim.

Sa seule fille, Mickey Lobel (Amy Adams), qui est promise à un brillant avenir dans son cabinet d’avocats avec une récente offre de promotion, accepte de prendre quelques jours de vacances pour revenir l’aider.

L’arrivée de Mickey bouleverse un peu la vie du vieil homme acariâtre qui refuse de voir sa maladie en face, mais il doit pourtant céder face à la détermination de la jeune femme.

Egalement passionnée de base-ball, Mickey accompagne Gus dans la tournée des stades ou un jeune batteur appelé Bo Gentry (Joe Massingil) se montre un candidat sérieux pour accéder à un contrat en ligue majeure.

Lors de ses tournées, Mickey rencontre Johnny Flanagan (Justin Timberlake), lui-même ancien joueur dont la carrière a été brisée par une blessure à l’épaule, et qui tente de se reconvertir comme agent.

Johnny est attiré par Mickey et un jeu de séduction s’instaure avec la bénédiction tacite de Gus, qui respecte l’opiniâtreté et la passion de Johnny.

Troublée par le naturel et le charme du jeune homme, Mickey cède peu à peu, acceptant sans grande peine le départ de son petit ami citadin et replongeant avec plaisir dans le monde de son père.

La jeune femme découvre que sa vraie passion est le base-ball et que sa carrière d’avocate surbookée ne lui convient au final pas.

Malgré le tissu de louanges autour de Gentry et le soutien massif de Snyder qui compte lui proposer un contrat chez les Braves pour monter en grade, Gus est le seul à détecter la faiblesse potentielle du batteur sur la balles en cloche avec ses mains glissantes.

Mais malgré le soutien de Pete, le directeur du recrutement des Braves, Vince Freeman (Robert Terminator Patrick) cède à la force de persuasion de Snyder et signe Gentry.

La conséquence est le licenciement de Johnny qui avait écouté les conseils de Gus.

Pourtant malgré cet échec, le hasard met sur la route de Mickey, un lanceur amateur appelé Rigo Sanchez (Jay Galloway) doté d’un talent potentiellement exceptionnel.

La jeune femme flaire d’instinct le diamant brut, convainc instantanément son père, Johnny, puis Pete de faire faire un bout d’essai à Sanchez chez les Braves.

Sanchez passe le test face à Gentry et humilie le batteur incapable de gérer la vitesse et la variété des lancers de son adversaire.

La sanction est immédiate pour Sydney qui est licencié par Freeman.

Mickey et Johnny dont la liaison est maintenant manifeste entrent donc dans la cours des grands agents ce qui permet à Gus de passer la main.

En conclusion, assez sévèrement critiqué pour son classicisme et son coté prévisible, « Une nouvelle chance » est un beau film, plus intéressant qu’il n’y parait à première vue.

Certes, l’action y est quasiment inexistante et les non amateurs de base ball trouveront le temps bien long.

Eastwood fait son numéro de vieillard aigri et dépassé refusant de céder trop vite la place à une jeunesse pressée, arrogante et souvent stupide.

Les thèmes habituels si chers à l’acteur sont bels et bien présents : le vieillissement, la famille (même si celle-ci est éclatée et imparfaite), la transmission des connaissances entre générations, l’amour des proches les plus fidèles, l’amour de son métier, l’assouvissement de ses passions.

Ces thèmes ont certes été abordés précédemment (notamment dans l’exceptionnel « Gran Torino » mais ils sont également traités avec finesse et élégance dans « Une nouvelle chance ».

Derrière la star, l’insuffisance de Justin Timberlake (dont j’exècre la musique) et le coté passe partout de la très WASP Amy Adams sont contrebalancés par de solides acteurs comme John Goodman ou Robert Patrick.

Un bon Eastwood de fin de carrière donc.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 20:56

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Délaissons un peu le monde du comic book Marvel-DC pour bifurquer sur « La rage au poing » du duo italien Alessandro Crippa (scénariste) et Alberto Ponticelli (dessinateur).

Sorti en 2007, « La rage au poing » raconte le destin particulièrement éprouvant de Paulinho Cavalera gamin des favelas brésiliennes, qui en plus de son horizon de misère et de délinquance se voit affublé d’un handicap après que son père l’ait estropié d’une main dans un accès de colère.

Avec pareil environnement, Paulinho rapidement dans la petite délinquance avec ses associés Andreas et Diego.

Le quotidien de Paulinho est alors partagé entre deals hasardeux, relations monoparentales déstructurées et concerts de thrash metal brésilien pour évacuer son trop plein d’agressivité.

Son seul compagnon d’infortune est Pelé, un chien des rues de race pitbull qui lui tient compagnie.

Mais Paulinho est un impulsif, un révolté qui supporte mal l’autorité d’Andreas.

Il décide alors Diego à se révolter contre le patron d’Andreas ce qui provoque une expédition punitive de celui-ci.

Skinhead brutal au physique musculeux, Andreas se venge de la rébellion de ses anciens associés en tuant Pelé ce qui affecte beaucoup Paulinho.

Dès lors, le jeune homme se sachant menacé de mort est contraint de fuir vers une autre métropole.

Réduit à l’état d’errance, il est repéré au cours d’une bagarre de rue par Horacio, un entraineur borgne de Vale tudo, art martial mixte mélangeant boxe thai, jiu-jistu et lutte.

Paulinho est entrainé à la dure par Horacio qui l’aide à développer un style de combat particulier basé sur les techniques de jambes.

Les blessures sont fréquentes à la salle d’entrainement mais Paulinho n’à rien à perdre et fait preuve d’une rage intérieure telle qu’il atteint un niveau suffisant pour disputer ses premiers combats clandestins.

Paulinho remporte un première série de victoires et a bien du mal à ne pas sombrer dans les plaisirs faciles (prostituées et drogues).

Heureusement Horacio le rappelle à ses devoirs et à la discipline, seule porte de salut pour rester performant dans ce monde brute.

Le grand jour arrive pour Paulinho qui se voit proposer un combat officiel à Mexico contre un adversaire appelé le Kaiser, en réalité son ancien ennemi Andreas parvenu à une grande notoriété dans le petit monde du free-fight.

Alors que les paris montent, Paulinho ne peut contrôler sa haine et finit par tuer son adversaire.

Il tient sa vengeance mais est emprisonné.

Au cours de son séjour, il apprend que Horacio a manipulé Paulinho en pariant sur le Kaiser lors du combat.

Fou de rage, Paulinho s’échappe au culot et retrouve Horacio à la salle de sport.

L’explication est embrouillée, Horacio révélant qu’il a orienté tous les paris sur le Kaiser pour finalement parier sur lui et rafler ainsi toute la mise qu’il a mis en sécurité dans la salle, payant finalement le prix de son deuxième œil le tour qu’il avait joué aux maffieux.

Incapable de se raisonner Paulinho le tue sans que son ancien mentor ne résiste, acceptant en apparence son destin et faisant prendre conscience à Paulinho qu’il a pu se délivrer de l’obsession contre son père responsable de son infirmité.

Ayant hérité de l’argent des paris et de la salles de sport d’Horacio, Paulinho termine donc seul mais apaisé avec un but potentiel dans l’existence, poursuivre l’œuvre de son mentor.

En conclusion, « La rage au poing » est un livre abominablement violent à vivement déconseiller aux âmes sensibles.

Tout en effet n’est que chaos, violence exacerbée, désespoir et corruption du monde entre gangsters, prostitués, pratiquants et organisateurs de free fight évoluant dans un univers sale, dur et misérable.

Pour rattraper le coup, on remarquera les style unique et visuellement très beau de Alberto Ponticelli qui parvient à animer cette bestiale histoire de combats libres exutoires ne volant pas bien haut.

Tout ceci demeure toutefois insuffisant pour me rendre cette lecture assez attractive.

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