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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 22:54

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J’ai depuis longtemps entendu parler du film « Rollerball » réalisé en 1975 par Norman Jewison.

Adapté d’une nouvelle de William Harrison, « Rollerball » dépeint un monde futuriste ou des compétitions  sportives se jouent entre plusieurs équipes circulant à vive allure en patins sur un anneau de vitesse pour récupérer une balle en acier et la mettre dans une cible.

Les équipes sont équipées de protections comme les casques et épaulettes de footballeurs américains mais également de pointes sur leurs gants.

Le Rollerball se caractérise par sa grande violence puisque l’agression physique de l’adversaire est permise voir la mise à mort.

Les compétitions organisées par les puissantes Corporations d’hommes d’affaires  drainent les foules et rendent les champions de ces équipes extrêmement populaires.

Jonathan E (James Caan) est incontestablement le meilleur joueur du monde, une véritable star qui joue pour l’équipe de Houston.

Après que Houston se soit qualifié pour les demi finales d’un championnat du monde après avoir battu Madrid, Jonathan est convoqué par Bartholomew (John Houseman) qui lui apprend que la Corporation souhaite qu’il prenne sa retraite avant la demi finale contre Tokyo.

Mais le champion ne se laisse pas faire,  il effectue des recherches pour comprendre d’où viennent les Corporations et exige de revoir son ex femme Ella (Maud Adams).

On comprend que la Corporation contrôle tout, l’état, l ‘économie, y compris la vie privée des gens.

Jonathan joue tout de même le match contre Tokyo qui se révèle d’une violence extrême avec de nombreux décès.

Il permet à son équipe de le remporter in extremis mais son ami l’insupportable hâbleur Moonpie (John Beck) est grièvement blessé et laissé après la partie en état de mort clinique.

Malgré les menaces des Corporations, Jonathan ne raccroche pas.

Même si ses recherches dans la bibliothèque de Lausanne ne donnent rien, le super ordinateur gérant la banque de donnée mondiale buggant au moment de fournir des informations sur les Corporations, Jonathan capitule pas et ne cède pas non plus à Ella qui tente de le convaincre de se plier aux exigences des dirigeants.

La finale entre New York et Houston se déroule sans pénalités ni limitations de temps ce qui entraine une recrudescence de violences et l’élimination systématique des joueurs.

Décidément intouchable, Jonathan est pourtant le dernier survivant de ce jeu de massacre.

Il est l’homme qui a tenu tête à la Corporation.

En conclusion, bien que passablement surestimé « Rollerball » est un film singulier qu’il faut avoir vu une fois dans vie.

Très daté, « Rollerball » ne contient aucun effet spécial et son apparence de science fiction des années 70 fait aujourd’hui franchement sourire.

Les acteurs sont assez quelconques si ce n’est le charismatique James Caan qui polarise à lui seul toute l’attention du film sur lui.

On trouvera sans doute plus intéressant le fond du film, cette critique des compétitions sportives très brutales (football américain, hockey) vécues comme des exutoires à des vies confortables, aseptisées et contrôlées de bout en bout.

Comme dans la plupart des sports collectif (dont notre bon vieux football européen) les sportifs de Rollerball sont considérés comme des produits marketing  par les hommes d’affaires uniquement intéressé par le contrôle et le profit.

Dans ce monde détestable, Caan incarne le grain de sable qui vient gripper les rouages du système, parce que sa conscience et son humanité ne sont pas mortes.

C’est sous cet aspect finalement assez réjouissant que « Rollerball » peut interpeller et on ne peut s’empêcher de voir un parallèle avec l’essor actuel des sports ultra violents comme l’ultimate fighting dans notre société pour l’essentiel peuplée de sédentaires surinformés.

Le film eut un fort impact en son temps et influença d’autres créateurs comme le français Yves Boisset  pour « Le prix du danger » , Buichi Terasawa pour son « Rug ball » dans le manga « Cobra » ou John Mc Tiernan qui en fit un remake en 2001.


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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 19:37

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Ambiance teintée de nostalgie avec « Super 8 » de J.J Abrams et coproduit par Steven Spielberg.

Sorti sur les écrans en 2011, « Super 8 » raconte en 1979 les aventures d’une bande d’adolescents d’une petite ville américaine appelée Lillian qui alors qu’ils tournent un film d’horreur amateur, sont témoins d’une catastrophe ferroviaire.

La catastrophe est provoquée par un biologiste, le Docteur Woodward  (Glyn Turman) qui met volontairement son pickup sur les rails de chemin de fer.

Les adolescents rescapés découvrent que la cargaison du train est formée de mystérieux cubes mais ils n’ont pas le temps de satisfaire plus en avant leur curiosité puisque l’US air force ne tarde pas à débarquer et à boucler tout le périmètre.

Les militaires embarquent le biologiste grièvement blessé et procèdent à de mystérieuses investigations.

La petite bande reprend ses activités mais d’étranges phénomènes ne tardent pas à se produire dans la ville, avec le vol d’objets comme les moteurs, des coupures de courant à répétition ou plus grave la disparition de personnes comme le sheriff.

Cette situation dure dans le temps, laissant un climat de tension s’installer progressivement au sein de la population.

Au sein de la petite bande, le réalisateur amateur est Charles Kaznyk (Riley Griffiths) , adolescent joufflu et créatif, les acteurs principaux sont Joe (Joel Courtney) le fils du shérif adjoint Jack Lamb (Kyle Chandler) qui vient de perdre sa mère dans un accident d’usine et Alice Dainard (Elle Farning) fille d’un homme alcoolique et violent arrété de nombreuses fois.

Entre Joe et Alice l’attraction est visiblement manifeste, même si la jeune fille révèle que son père est indirectement à l’origine de l’accident qui a couté la vie à sa mère.

Bien vite il apparait que la cargaison du train militaire est un monstre et que celui-ci sème la terreur au sein de Lillian.

La petite équipe de cinéaste amateur trouve sur la caméra laissée sur place la preuve de l’existence du monstre et décide d’aller visiter les archives du docteur Woodward.

Ils découvrent alors que le scientifique a travaillé sur un programme militaire visant a exploiter la technologie d’un extra terrestre échoué sur terre, mais que touché par un contact physique, Woodward a développé un lien télépathique suffisamment fort avec le monstre pour essayer de le faire évader.

Policier consciencieux et courageux, Lamb se heurte aux représentants de l’armée qui ne lui révèlent aucune information quand à l’origine de leurs recherches.

Gênant, Lamb va jusqu’à être arrêté alors que l‘armée décide d‘évacuer la ville..

Mais l’enlèvement d’Alice par le monstre et l’attaque d’un bus de l’armée ou sont détenus les adolescents vont tout bouleverser.

Prenant leur courage à deux mains, les adolescents s’enfoncent dans la tanière du monstre pour retrouver et libérer leur amie.

Ils la trouvent (vivante !)  au milieu de corps entreposés et du matériel entreposé destiné à créer assez d’énergie et de matière pour construire un nouveau vaisseau spatial.

Assez inexplicablement, Joey parvient à entrainer en communication avec le monstre qui épargne les adolescents.

Il peut donc quitter la terre et retourner chez lui …

En conclusion, malgré la pluie d’éloges sur son compte, « Super 8 » m’a profondément déplu.

Son seul aspect touchant réside pour moi dans son coté hommage aux films de science fiction vintage des années 80 comme « E.T » la poésie et le merveilleux en moins.

Dans « Super 8 » manque cruellement le lien entre l’enfant et le monstre, un monstre atroce au physique arachnéen plus prompt à donner des cauchemars qu’à attendrir.

Tout est ici caricatural, le rôle de l’armée, irresponsable et inhumaine mais finalement dépassée par les événements, le gentil biologiste (noir) tué au début, l’héroïne blonde, les mauvais garçons à cheveux longs, le bon flic de bourgade, viril, paternaliste et soucieux de ses concitoyens, l’histoire d’amour façon Roméo et Juliette de banlieue et le pseudo registre émotionnel avec la perte de la mère dés le début.

Les effets spéciaux bien que réussis n’impressionnent plus personne à l’ère du 3D ce qui s’avère plus que fâcheux pour un film de science fiction.

Ceci ajouté à des mauvaises blagues pour gamins de dix ans rend ce divertissement largement frelaté.

« Super 8 » a donc le gout et la couleur de l’ancien sans jamais en avoir capturé l’essentiel.

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 21:24

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J’ai déjà exprimé plusieurs fois en ces colonnes quelques réserves sur les œuvres de Philip K Dick.

Mais persévérant j’ai tout de même malgré celles-ci lu « Le maitre du haut château ».

Ecrit en 1962 donc dans une phase de jeunesse, « Le maitre du haut château » est une urochronie décrivant le monde post seconde guerre mondiale mais après que les Allemands et les Japonais aient remporté la victoire sur les troupes Alliées.

Les Japonais occupent donc toute la zone pacifique dont les Etats Unis, les Allemands l’Europe dont la Russie.

Les Nazis ont pu mettre en œuvre leurs plans de génocide à une échelle planétaire, faisant de l’Europe de l’Est un désert et étendant leur puissance de destruction au continent africain qui a servi de gigantesque laboratoire à leurs volonté d’extermination rationnelle.

Même si économiquement le régime du III iéme Reich est un désastre, les découvertes scientifiques de la seconde guerre mondiale ont permis aux Nazis de se lancer dans la conquête spatiale avec des volontés de colonisation.

Hitler à bout de course estici  dans un asile psychiatrique et c’est Martin Bormann son bras droit qui a pris la suite.

Bien que réduits à l’état de citoyens de seconde zone dans leur propre pays, les américains sont tout de même mieux traités par les Japonais qui les ont simplement colonisés sans les massacrer.

Dans ce monde américain remodelé, Dick fait graviter plusieurs personnages, Robert Childan, antiquaire, qui vend des objets de collections aux Japonais envers qui il a développé un fort complexe d’infériorité, Franck Frink, ouvrier d’origine juive qui après quelques magouilles concernant la falsification d’objets d’art cherche à se reconvertir dans l’artisanat, son ex femme Juliana devenue professeur de judo qui fréquente un mystérieux italien nommé et le japonais Monsieur Tagomi, représentant du consul japonais qui attend un commercial suédois nommé Monsieur Baynes pour un rendez vous d’affaire.

Il s’avère en réalité que Baynes n’est pas suédois mais un agent de l’espionnage allemand (Abwehr) qu’une faction divergente de SD Nazis va chercher à récupérer.

En toile de fond du récit figure « La Sauterelle » un livre interdit et scandaleux écrit par un auteur se terrant dans les Montagnes Rocheuses, Hawthorne Abendsen.

Ce livre raconte de manière fictionnelle la monde tel qu’il serait si les Forces de l’Axe avait perdu la guerre.

Abendsen fascine surtout Juliana et Joe qui décident sur un coup de tête d’aller rencontrer l’écrivain.

Mais Juliana découvre que Joe est en réalité un tueur de la Gestapo et l’élimine après une scène particulièrement mouvementée.

La mort subite de Bormann provoque de forts bouleversements dans l’échiquier politique mondial avec une intense guerre de succession que se livrent les hommes forts du Reich, guerre finalement gagnée par Goebbels.

Tagomi empêche in extremis un commando nazi d’enlever Barnes mais l’usage qu’il fait de la violence perturbe profondément ses croyances pacifiques.

L’incident provoque d’ailleurs de forts remous dans les relations diplomatiques germanico-nipponne et vaut à Frink une relaxe après une histoire de falsification d’objets d’art.

Le livre se termine par la rencontre entre Juliana et Abendsen, qui lui révèle par gratitude qu’il a écrit son livre ne sa basant sur le Yi King le livre chinois des Oracles qui régit la vie quotidienne des territoires japonais, ce qui jette un trouble intense sur la réalité de l’histoire décrite par Dick.

En conclusion, « Le maitre du haut château » est un livre vraiment étrange et parfois déroutant ayant le mérite de provoquer une intense réflexions sur un possible non avenu.

Dans ce monde cauchemardesque régi par les Nazis, les Japonais font curieusement figure de modérés alors qu’on découvrit pourtant dans les années 80, l’existence de camps de concentration et d’horribles expérimentations pseudo scientifiques comme la tristement célèbre unité 731 de Mandchourie.

Je trouve donc Dick trop bienveillant dans sa vision d’un monde régi par les Japonais.

Autre critique, la totalité de l’action se passe aux Etats Unis, le reste du monde n’étant que lointainement évoqué.

On ne sait ainsi rien de l’Europe de l’Ouest, de l’Amérique Latine, de l’Inde, ni du Moyen Orient et on comprend tout juste dans cette vision américano centrée que les Africains (noirs) et les Chinois ont été réduits en esclavage voir davantage.

Difficile également d’adhérer à la personnalité des personnages, tant les situations dans lesquelles ils se retrouvent sont bizarres et déroutantes.

Dick est en revanche meilleur dans l’évocation de la psychologie des américains mis pour la première fois en position d’infériorité, dans la description des rapports de forces entre les dirigeants du Reich, Heydrich, Goering, Himmler, Goebbels et n’hésite pas à prendre ouvertement la défense des juifs persécutés.

La fin du livre est également astucieuse, avec cette pirouette sur ce qui est finalement réel ou sur ce qui ne l’est pas.

Pour autant, ceci ne suffira pas encore cette fois à me faire basculer du coté des admirateurs du gourou américain de la Science Fiction.


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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 10:57

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J’ai déjà été plusieurs fois élogieux en ces colonnes avec James Cameron, même pour parler de projet ratissant plus large comme son dernier  « Avatar » il est vrai que l’univers de science fiction que propose ce réalisateur audacieux est souvent intéressant.

Sorti en 1989, « Abyss » est considéré comme l’un de ses meilleurs films.

Détail croustillant, la première fois que j’ai entendu parler de ce film était lors d’un séjour en classe de neige, on la neige n’étant pas au rendez vous les professeurs avaient proposé en alternative d’aller voir ce film que j’avais à l’époque copieusement boudé.

« Abyss » démarre par le spectaculaire naufrage de sous marin nucléaire US Montana, mystérieusement heurté par un énorme faisceau d’énergie qui rend inopérant tous ses systèmes électrique.

En pleine période de guerre froide, l’escalade monte vite entre les USA et l’URSS, ces derniers étant accusés par les premiers.

L’armé américaine réquisitionne alors une équipe de civils spécialisée en robotique sous marine pour forage pétrolier afin de retrouver le sous marin et les têtes nucléaires présentes à son bord.

Virgil Brigman dit Bud (Ed Harris) dirige cette plateforme sous marine mobile doté d’engins robotisés extrêmement évolués capable d’intervenir dans les très hautes profondeurs (prêt de 7000 mètres) ou est échoué le sous marin.

Charismatique et proche de ses hommes, Bud doit pourtant composer avec une équipe de commando Seal envoyés à bord pour diriger l’opération de sauvetage.

Le lieutenant Hiram Cofey (Michael Biehn) dirige les militaires et se montre particulièrement autoritaire avec les civils aussi Bud doit user de toute son influence pour calmer ses troupes composés d’ouvriers spécialisés aguerris mais peu enclin à respecter la stricte discipline militaire.

On trouve Alain Carnes dit Hippy (Todd Graff) sorte de geek malingre trimballant toujours avec lui son rat , Catfish De Vries (Leo Burmester) gros costaud élevé aux Big Mac, Sonny Arliss Dawson (JC Quinn) et Lisa Standing (Kimberly Scott) pétulante femme noire boulotte.

De plus Bud doit faire face à des problèmes conjugaux avec Lindsey (Mary Elisabeth Mastrantonio) sa femme à la forte personnalité qui l’a rejoint sans le prévenir pour participer à la mission.

Hiram et Bud dirigent chacun leurs hommes pour inspecter le sous marin.

L’expédition est un des moments les plus intenses du film en raison d’une ambiance oppressante et morbide en raison de la découverte des corps flottants de l’équipage noyé.

Au cours de l’inspection, Arliss rencontre la créature d’énergie et perd les pédales.

Il doit être évacué en catastrophe tandis que Hiram parvient à récupérer les têtes nucléaires du sous marin.

L’équipage est alors témoin de la venue de la créature qui se utilise de l’eau de mer animée pour modeler son apparence et tenter de communiquer.

Mais un ouragan se déchaine en surface rendant non seulement impossible la remontée mais provoquant également la chute d’une énorme grue métallique qui manque d’écraser la plateforme sous marine.

A bord de la plateforme, une lutte d’influence commence alors entre Bud, Lindsey et Coley qui reçoit l’ordre de détruire le sous marin et les mystérieuses créatures à l’aide des têtes nucléaires.

Perturbé nerveusement par le syndrome des basses profondeurs, Coley utilise la force pour enfermer les civils et disposer les têtes sur un petit robot sous marin afin de déclencher l’explosion nucléaire à distance.

Bud et Catfish parviennent à s’échapper en nageant dans la sas de plongée et affrontent Coley.

Après une lutte féroce, Coley est tué dans son robot alors qu’il tentait de lancer les bombes mais le petit robot chargé coule au fond de la fosse sous marine à plus de 9000 mètres.

La mort de Coley broyé par l’énorme pressions sous marine est atroce.

Puis deux scènes fortes se suivent, l’évacuation de Lindsey en état de quasi mort clinique par Bud qui parvient ensuite à la faire renaitre à la vie puis l’exploration de la fosse par Bud qui après avoir ingéré un liquide lui permettant de supporter la pression descend à pic à 9000 mètres pour désamorcer les têtes nucléaires.

La descente d’un Bud rendu aphone dans un univers aussi extrême avec un dialogue de sa femme pour l’aider à ne pas devenir fou est pour moi l’une des scènes les plus cultes de l’histoire du cinéma.

Laissé pour mort, Bud est secouru par les créatures qui le recueille dans leur immense vaisseau translucide et gavé d’énergie.

Il comprend que les créatures après avoir envisagé d’anéantir l’espèce humaine par une immense tempête tsunami, se sont ravisées en découvrant l’amour qui existant entre lui et sa femme.

Pacifiques et sages, les créatures font remonter l’équipage depuis leur immense vaisseau qui soulève même les navires des militaires américains placés en surface.

La fin du film, un peu niaise, voit les hommes rendus à la sagesse par les créatures, renoncer à l’escalade nucléaire et Bud se réconcilier avec Lindsey.

En conclusion, j’aurais du en 1990 aller dans cette fameuse salle de cinéma et découvrir « Abyss » car cette œuvre de James Cameron est une des plus belles réussites des film de science fiction, surclassant de très loin son « Avatar » numérique.

Le monde sous marin étant inquiétant, hostile et mystérieux, Cameron exploite formidablement cette atmosphère pour réaliser un film claustrophobe et oppressant au possible.

Les technologies utilisées sont à couper le souffle pour l ‘époque avec ces incroyables robots sous marins maniés avec dextérité par des acteurs sur entrainés et des impeccables effets spéciaux permettant de donner vie à des créatures extra terrestres ressemblant à des raies translucides des grands fonds.

Malgré sa longueur, des acteurs un peu caricaturaux (le militaire dictatorial, les ouvriers des mers bourrus au grand cœur, les femmes modernes pénibles et indépendantes)  et une happy end dégoulinante de bon sentiments, « Abyss » peut être considéré comme un véritable chef d’œuvre de science fiction sous marine.

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 11:49

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La suite ou plutôt la fin de « Star wars » avec le troisième volet de la saga intitulé « Star wars III: la revanche des Sith ».

En 2005, George Lucas termine donc son projet initial de donner une suite à la première trilogie terminée dans les années 80 en parachevant son œuvre d’une seconde trilogie débutée en 1999.

Lucas reprend donc l’histoire à la suite de la guerre des clones, lorsque Obi-Wan Kenobi  (Ewan Mc Gregor) et Anakin Skywalker (Hayden Christensen) attaquent les vaisseaux de la Confédération commandés par le comte Dooku (Christopher Lee) afin de libérer le sénateur Palpatine (Ian Mc Diarmid) retenu en otage.

La scène introductive constitue donc en une hallucinante bataille spatiale avec chasseurs de combats virevoltants face au redoutables droides de combat du général cyborg Grievous.

De plus en plus puissant, Anakin parviennent à tuer Dooku et à libérer le sénateur mais le tenace et redoutable Grievous parvient à s’échapper pour continuer la guerre.

Grievous semble travailler pour le compte d’un mystérieux Sith appelé Dark Sidious.

De retour sur Coruscant, Anakin est favorisé par Palpatine qui le fait nommer au conseil des Jedi.

Mais le conseil des Jedi se méfie du sénateur, limite les pouvoirs d'Anakin et lui demande de l’espionner.

Ecartelé par sa reconnaissance envers son bienfaiteur et sa fidélité aux Jedi notamment à son maitre Obi-Wan, Anakin est très troublé.

Il est également progressivement tenté par Palpatine qui lui fait miroiter les fantastiques pouvoirs que pourraient lui offrir le coté sombre de la Force maitrisé par les seigneurs Sith.

Le jeune homme y voit le moyen d’empêcher le mort future de sa femme Padmé Amidala (Natalie Portman) enceinte de jumeaux qu’il sait devoir mourir à l’issue de l’accouchement.

Une grande partie du film réside donc en ses intrigues politiques complexes pour le pouvoir.

Ayant repéré la position de Grievous sur la planète Utapau, le conseil des Jedi charge Obi-Wan de le tuer.

Windu (Samuel L Jackson) interdit à Anakin de prendre part à la mission et cette humiliation s’ajoute à la limitation initial de ses pouvoirs au sein du conseil.

Dans le même temps, Yoda est chargé de coordonner le combat contre les droides sur la planète Kashyyyk, territoire des Wookies.

Après une lutte incroyable ayant mêlé combats robotiques au sabre laser et poursuite en lézard, Obi-Wan parvient à tuer Grievous en pilonnant son thorax dénudé de rayons laser.

Mais Palpatine alias Dark Sidious élimine les Jedi du Conseil en parvenant à faire basculer Anakin du coté sombre de la Force.

Windu est éliminé par les éclairs électriques de Dark Sidious après qu’Anakin lui ait prêté main forte.

Ayant prêté allégeance à Dark Sidious, Anakin rejoint les seigneurs Sith et prend le contrôle de la République.

Les clones se retournent donc contre les Jedi et les massacrent tous sur Kashyyyk.

Seul Yoda aidé par deux Wookies dont Chewbacca, parvient à s’échapper.

Dark Sidious se proclame Empereur devant le Sénat manipulé et fait d’Anakin son Dark Vador.

Yoda décide d’attaquer Sidious tandis que Obi-Wan est chargé d’éliminer son ancien disciple Anakin.

Le combat entre le maitre et l’élève a lieu sur la planète volcanique de Mustafar, non sans que Padmé ait une ultime fois tenté de raisonner son mari.

Après d’épiques joutes au sabre laser, Yoda ne peut vaincre Sidious, mais réussit à s’enfuir, tandis que Obi-Wan tranche les membre d’Anakin qui horriblement brulé par la lave en fusion parvient à survivre grâce à la technologie de l’Empereur.

Encarapaconné, revitalisé et mécaniquement amélioré, Anakin revêt l’aspect du Dark Vador des origines avec cette voix sépulcrale et cette respiration sous caisson pressurisé si oppressante.

Lorsque l’Empereur apprend à Vador que Padmé est morte en donnant naissance à deux jumeaux (Luke et Leia) , sa haine croit ….augmentant sa puissance.

Les jumeaux sont séparés, Luke ira se cacher sur Tatooine auprès d‘une famille adoptive même si Obi-Wan le suivra à distance, Leia recevra une éducation de princesse sur Alderaan, quand à Yoda il se retirera sur un planète perdue appelée Dagobah.

En conclusion, « Star wars III: la guerre des clones » est sans nul doute le plus réussi de la nouvelle trilogie.

Certains esprits intégristes ont pu vivement critiquer l’entreprise de George Lucas, jugeant qu’il dénaturerait l’esprit originel de la magie de la première trilogie et j’avoue que le premier opus, la menace fantôme laissait craindre effectivement le pire avec une relecture bien édulcorée du mythe.

Il n’en est rien de la revanche des Sith, qui sur un rythme trépidant, permet de suivre les passionnantes évolutions permettant de comprendre l’agencement des forces qui seront mises en présence en 1977.

Le combat intérieur d’Anakin est le thème central du film, avec ce dévoiement , cette corruption d’un code de l’honneur des chevaliers pour rejoindre la violence et l’égoïsme du pouvoir absolu.

Mais Anakin trahit pour une raison presque excusable, l’amour ce qui atténue son coté maléfique et rend le personnage de Dark Vador plus humain.

On goute à la déception d’Obi-Wan, qui plaçai tout ses espoirs en lui et croyait que son disciple serait celui qui rééquilibrerait la Force.

Grand film sombre et dramatique donc, truffé des essentiels effets spéciaux, ce troisième volet est un must, brillant par les étonnantes prestations du charismatique ennemi robotisé, le redoutable et impitoyable général Grievous pour qui j’ai un indiscutable faible.

Seul manque peut être une pincée d’humour, plus présent dans les premiers numéros, avec Chewbacca, D2-R2 et C-3PO, mais on peut considérer que le but de Lucas est ici atteint et que la boucle de cet univers à la richesse foisonnante est bouclée.


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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 19:01

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Il  y a fort longtemps que je voulais voir « Mondowest » vieux film de science fiction de 1973 réalisé par le célébrissime auteur de « Jurassik Park » Michael Crichton.

Film en réalité très étrange puisque, se déroulant dans un futur proche (1983), ou un parc d’attractions américain robotisé sert de lieu de distraction pour touristes fortunés.

Trois mondes figurent au choix, le Far West américain, le Moyen Age européen et l’antiquité romaine.

Peter Martin (Richard Benjamin) et John Blane (James Brolin) sont deux hommes d’affaires désireux de tenter l’aventure même si Peter dont c’est la première fois est avide de l’expérience de son ami au caractère plus affirmé.

Les deux hommes choisissent le Far West et commencent par se défouler dans des duels au pistolets, bagarres de saloon et fréquentation de prostituées.

Les personnages qu’ils rencontrent sont tous des robots programmés pour se comporter de manière a exciter les touristes.

Mais les robots comme ce mystérieux cow boy androïde habillé de noir (Yul Brynner) sont théoriquement incapables de blesser les hommes.

Pourtant la belle mécanique vient se gripper et les ingénieurs œuvrant au bon fonctionnement du parc découvrent un certain nombre de dysfonctionnement d’abord mineurs dans le comportement des robots puis de plus en plus inquiétants comme la morsure de Blane par un serpent robot dans le désert.

Trop sur de lui, Blane est tué en duel par le cow boy noir qui prend en chasse Peter.

Apeuré, Peter tente de semer son redoutable prédateur en passant d’un monde à l’autre.

Après avoir constaté le massacre des touristes du monde romain, il se réfugie dans la salle de contrôle ou les ingenieurs ont été masscrés.

Il parvient à brouiller les senseurs du robot et le duel final se conclut en pleine période moyenâgeuse.

En conclusion, inutile de mentir, « Mondowest » est un vieux film de science fiction qui fait son âge, aussi ne serez vous pas bluffés en 2011 par les effets spéciaux bien pauvres.

Pas de monde hallucinant ou de technologie prodigieuse (les stations de travail des ingénieurs faisant plus figure d’oscilloscopes et tableaux à énormes diodes lumineuses plutôt que de PC informatiques dernier cri).

Malgré ce manque de spectacle et un scenario somme toute assez mince, « Mondowest »  présente un intérêt par son sujet original et par son atmosphère inquiétante due majoritairement à la présence magnétique de Yul Brynner, robot maléfique au visage impassible d’implacable tueur.
On ne peut par exemple penser lors de la scène finale à « Terminator » et on se demande si James Cameron ne s’est pas tout du moins partiellement inspiré de quelques idées brillantes de cet autre grand génie de la science fiction de Crichton pour la réalisation de son premier « Terminator ».

« Mondowest » n’est donc pas un film majeur mais une sympathique curiosité à réserver aux fans de SF, de western et (comme votre serviteur) de l’immense Yul Brynner au physique d’extra terrestre.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 10:56

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Malgré le succès d’estime de « THX 1138 » oeuvre intellectuelle et torturée, c’est véritablement en 1977 avec le premier volet de la guerre des étoiles « Star wars IV : un nouvel espoir » que la carrière de George Lucas va décoller pour atteindre des sommets je pense à ce jour inégalés dans le domaine de la science fiction.

Car oui, Star wars est une saga cosmique culte qui charma et charmera plusieurs générations de jeunes et de plus âgés à présent.

Généralement on commence par la voir étant enfant, puis on la revoit plusieurs fois au cours de sa vie toujours avec tendresse, passion ou indulgence nostalgique en revenant inlassablement au même sentiment : mon dieu que c’est bien fait.

Ma prétention en chroniquant l’épisode IV de la série n’est donc pas de supplanter les aficionados du genre et les geeks de tout poil qui auraient une lecture plus fouillée et minutieuse de l’œuvre mais de livrer mon ressenti à une époque de ma vie donné de jeune adulte des années 2010.

L’histoire est connue de tous ou presque, mais il convient de la rappeler.
Dans un passé (ou un futur ?) indéterminée et imaginaire, l’univers est dominé par les armées de l’Empire, vaste organisation militaire régnant par la force et luttant contre les derniers bastions de la Rébellion, formée majoritairement d’humains dirigés par la princesse Leia (Carrie Fisher).

Leia est parvenu a dérober les plans d’une arme terrifiante crée par l’Empire, l’Etoile noire, base secrète de la taille d’une planète, disposant de la capacité de détruire à distance n’importe quel monde.

Prise en chasse par un croiseur de l’Empire, elle est finalement capturée mais a le temps d’envoyer deux de ses robots droides, C3-PO (Anthony Daniels) et D2R2 (Kenny Baker) chercher de l’aide.

Les deux robots échouent sur une planète pseudo désertique appelée Tatooine, sont capturés puis vendus comme esclaves domestiques à une famille de modestes fermiers de la région.

Le neveu des fermiers, le jeune Luke Skywalker (Mark Hamill) vit dans le souvenir d’un père mort lors de combat contre l’Empire.

Excellent pilote, curieux et intrépide, Luke va s’intéresser aux droides et découvre le message envoyée par Leia pour aller chercher de l’aide auprès de Obiwan Kenobi (Alec Guinness), vieil et mystérieux ermite vivant dans une région reculée de Tatooine.

Prêt à toute les aventures, Luke part à l’aventure chercher Obiwan, et découvre plus tard que sa famille a été massacrée par les troupes de l’Empire à la recherche des droides.

Il décide alors de s’engager dans la Rebellion avec Obiwan et de retrouver la princesse Leia sur sa planète d’origine Alderaan.

Mystique et sage, Obiwan enseigne à Luke qu’il est un chevalier Jedi, un ordre aujourd’hui disparu de chevaliers maitrisant la Force, source d’énergie qu’un Jedi est capable de mobiliser pour déplacer des objets, user de télépathie ou développer ses aptitudes physiques mais que l’ordre a été massacré par Dark Vador (David Prowse), son ancien élève, devenu Jedi félon ayant rejoint les troupes de l’Empire.

Luke se montre intéressé et commence à suivre quelques enseignements du maitre.

Mais les deux hommes ont besoin d’un transport pour se rendre sur Alderaan.

Ils le trouvent en passant un contrat avec Han Solo (Harrison Ford), contrebandier des plus louches uniquement intéressé par le profit mais possesseur d’un incroyable vaisseau spatial le Faucon Millénium capable de voler dans l’hyper espace plus vite que la vitesse de la lumière.

Hâbleur et peu fiable, Solo travaille avec son associé Chewbacca (Peter Mayhew) un immense gorille de race Wooky lui servant de pilote, mécanicien et de garde du corps.

Toute l’équipe embarque et se retrouve capturée par l’Etoile noire.

Astucieux, courageux et grandement aidé par les pouvoirs de Kenobi, la débrouillardise de Solo et les capacités techniques de droides, Luke parvient à libérer Leia et à s’enfuir sur la planète Yavin IV ou se situe la base secrète de la Rébellion.

Mais au moment de partir, Obiwan est tué au cours d’un duel au sabre laser avec Dark Vador.

Très affecté par la perte de son mentor, Luke accepte de participer à une attaque quasi suicide contre l’Etoile noire afin de déposer en un point stratégique une bombe visant à la faire imploser.

Le peu courageux Solo se détache de cette mission et après quelques tentatives infructueuses de séductions envers la princesse Leia décide de quitter l’aventure.

Luke joint donc une escadrille de chasseur X et la bataille spatiale commence donc contre les chasseurs Tai de l’empire.

C’est la le point culminant d’un film par ailleurs assez déjà assez génial, avec des combats épiques ou les lasers crépitent et ou les appareils réalisent d’impressionnantes manœuvres.

L’héroïsme est bien entendu présent avec la notion de sacrifice pour une mission plus haute que son intérêt personnel.

Mettant à profit ses dons de pilote et les enseignement d’Obiwan sur la maitrise de la Force, Luke parvient à s’infiltrer entre les défenses de l’Etoile noire et aidé par une intervention in extremis de Solo et de son Faucon Millenium qui lui permet d’écarter Vador, dépose la bombe permettant la destruction de la base.

L’épisode IV se termine donc sur un happy end avec Vador seul rescapé d’un coup d’éclat fracassant de la Rébellion contre l’Empire.

En conclusion, « Star wars IV : un nouvel espoir » est un pur chef d’œuvre.

D’une richesse et d’une créativité insensée, le film emmène le spectateur dans un monde fantastique qui stimule fortement son imagination avec des images de toute beauté que ce soit dans le design des vaisseaux spatiaux (la pureté des lignes du Faucon Millenium) ou dans les mondes exotiques peuplés d’espèces extra-terrestres.

A partir d’un schéma basique, la lutte du bien contre le mal, Lucas crée de toute pièce un univers merveilleux et insuffle un incroyable souffle épique à ses folles aventures spatiales.

Pas de temps mort, tout est ici parfaitement dosé, équilibré et disons le franchement passionnant.

On apprécie le jeune Luke, archétype du héros idéaliste, courageux et attachant parfaitement contre balancé par le coté voyou de charme de Solo, sans nul doute le meilleur rôle d’Harrison Ford avec Indiana Jones.

Le film revêt plusieurs niveaux de lecture, l’un plus ludique voir comique avec ces personnages de dessins animés que pourraient être les deux robots droides fortement inspirés de Laurel et Hardy, entre un C3-PO délicat et sensible et un D2-R2 débrouillard et joueur, l’autre plus adulte avec la dimension mystique de la maitrise d’un pouvoir absolu (la Force) allant de paire avec le code moral d’un chevalier.

Mais le personnage le plus fascinant et énigmatique de l’épisode IV demeure Dark Vador avec son masque, armure noire, sa voix issue caverneuse issue d’un caisson de survie et le versant maléfique du pouvoir corrompu qu’il incarne.

Les combats au sabre laser firent beaucoup pour le renommée de la saga, pour ma part je retiens surtout de ce premier épisode l’hallucinante séquence de fin avec l’assaut contre l’Etoile noire.

Agrémenté d’une superbe remasterisation, de l’adjonction de petite scènes introduisant par exemple Jabba le Hutt « Star wars IV : un nouvel espoir » est un film formidable justement récompensé artistiquement (par une pluie d’oscars) et commercialement par des entrées colossales.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:08

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Peu de gens savent finalement que bien avant le premier Star wars, George Lucas alors sortant de ses études de cinéma réalisa son premier long métrage appelé « THX 1138 ».

Produit en 1970 par son ami Francis Ford Coppola,  « THX 1138 » introduit dès les premières secondes le spectateur dans un univers oppressant de science fiction ou l’homme standardisé, chimiquement contrôlé n’est qu’un maillon élémentaire d’un grand système productif.

THX 1138 (Robert Duvall) est un de ces travailleurs d’un monde sous terrain.

Il assemble toute la journée des barres radioactives à l’aide de pinces manipulatrices dans une enceinte surprotégée surveillée par un poste de contrôle qui voit et entend tout.

Le soir il rentre dans son logement retrouver LUH 3417 (Maggie Mc Omie), sa compagne au crane rasé tout comme lui.

Il  se nourrit de médicaments, regarde de stupides programmes holographiques, se masturbe à l’aide de machine et effectue la prière avec LUH devant une sorte de prêtre également holographique.

Mais THX 1138 ne supporte pas cette vie abrutissante et aspire à plus de liberté.

Poussé par LUH  à la rébellion contre le système, il ne prend plus ses traitements, brave les interdits en ayant un rapport sexuel avec elle.

La réaction du système est brutale et rapide.

THX se voit séparé de LUH mais il supporte il pas qu’on lui enlève sa présence.

Son comportement devient alors déviant et entraine un accident à l’usine de nucléaire.

Il est jugé expéditivement incurable et condamné à être retraité.

Commence alors une sorte de purgatoire pour THX.

Enfermé dans une immense pièce blanche sans aucun relief ni objet, il est inlassablement épié et torturé par des policiers robots au visage de masque impassible.

Dans sa prison, il rencontre d’autres détenus comme lui, SEN 5241 (Donald Pleasance) et un hologramme noir nommé SRT (Pedro Colley) qui leur permet de s’enfuir.

Les trois hommes se retrouvent donc en cavale et pourchassés par les policiers robots.

Seul parmi eux, THX qui comprend que LUH a été exécutée, parvient à aller au bout de sa révolte en quittant le monde sous terrain après une mémorable course poursuite voiture contre moto.

Le film se termine sur la vision de THX enfin à l’air libre d’un monde en apparence désertique et baigné d’une lumière solaire quasi surnaturelle.

En conclusion, « THX 1138 » est un film impressionnant malgré son manque de moyen et intéressant dans son propos inspiré des visions totalitaires futuristes des romans de George Orwell ou d’Aldous Huxley.

Son esthétique froide et austère pourra rebuter certains et sembler bien sinistre mais le monde que décrit Lucas est ici à cette image, sans lumière, sans couleur, sans variété, privé de pulsions vitales et dominé par un pouvoir politique totalitaire s’appuyant sur une science castratrice.

Le reproche principal qu’on pourrait faire au film est un certain manque de rythme et un aspect parfois contemplatif dans certaines scènes.

Seul la scène finale avec la course poursuite entre une Ferrari customisée en engin du futur et des policiers robots juchés sur des motos montre un aspect embryonnaire du talent de Lucas pour ce type de scènes qui contribueront à sa renommée par la suite.

Finalement peu connu car trop intello, austère et empreint d’idées d’extrême gauche, « THX 1138 » est film à découvrir ou à redécouvrir avec plaisir.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 20:05

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Joe Dante a déjà été à l’honneur dans ces colonnes par l’intermédiaire de deux de ces plus célèbres filmes, « Piranhas » et « Gremlins ».

Cette fois c’est au tour de « L’aventure intérieure » , non pas un film d'aventures avec Tabbatha Cash mais un  honnête film de science fiction familial datant de 1987.

L’histoire est à vrai dire complètement folle, le lieutenant Tuck Pendleton (Denis Quaid) buveur et forte tête de l’aéronavale américaine accepte de servir de volontaire pour une expérience scientifique visant à le microniser à l’intérieur d’un mini submersible et à l’injecter dans l’organisme d’un lapin.

Juste avant l’expérience Pendleton se voit quitté par sa petite amie Lydia Maxwell (Meg Ryan).

Après sa miniaturisation dans une seringue, le laboratoire est pris d’assaut par une organisation terroriste commandée par Victor Crashaw (Kevin McCarthy) pour dérober le secret scientifique.

Ozzy Wexler (John Hora) , savant responsable de l’expérience parvient à échapper aux terroristes et après une course poursuite rocambolesque injecte Pendleton dans le fessier d’un parfait inconnu le caissier Jack Putter (Martin Short).

Pendleton parvient à entrer en contact avec Putter qui voit sa vie déjà assez pitoyable complètement bouleversée.

Les deux hommes dont les caractères et les physiques divergent vont en effet devoir s’entraider pour se sortir des griffes de Crashaw.

Le film repose donc sur l’antagonisme entre les deux héros, un militaire casse cou et un parfait anonyme archétype du looser timide qui vont lutter cote à cote en s’enrichissant mutuellement, Pendleton découvrant plus de stabilité et de calme, Putter plus d’audace et de volonté.

Mais le principal intérêt de « L’aventure intérieure » réside dans ces effets spéciaux, notamment la partie immersion à l’intérieur d’un corps humain, dans le système sanguin, prêt du globe oculaire ou à la lisière des sucs gastriques.

Toutefois le film de Dante ne va pas pour moi  assez loin dans cet aspect et reproduit qu’une partie infime de la complexité d’un organisme humain.

Les méchants sont très caricaturaux et lorgnent vers le ridicule comme ce cow boy ringard  (Robert Picardo) utilisé pour récupérer la puce électronique capable de faire reprendre sa taille normale ou un tueur cyborg (Vernon Wells) sorte d’Arnold Schwarzenegger de série B.

En conclusion, « L’aventure intérieure » constitue une déception aves une intrigue très bon enfant dans la lignée des films de science fiction des années 80.

Cette intrigue faiblarde ne parvient pas à être compensée par les effets spéciaux certes astucieux mais au final très datés et peu développés.

Quand aux acteurs que ce soit le bellâtre fadasse Dennis Quaid ou le très terne Martin Short (pale ersatz de Dustin Hoffman) et même la jolie Meg Ryan dans le rôle de la fiancée potiche blonde du héros, aucun ne parvient à réellement captiver.

Impossible donc de trouver un quelconque capital sympathie à ce film bien médiocre.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 14:12

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Séquence retour vers le passé avec « Terminator 2 : le jugement dernier » de James « Avatar » Cameron.

En 1991, alors adolescent j’étais allé voir tout excité ce grand classique de la science fiction ou les effets spéciaux de morphing hallucinants pour l’époque se mariaient avec la présence écrasante d’Arnold Schwarzenegger sur une bande son très rock’n’roll composée par les Guns and Roses.

Après le grand succès rencontré par le premier Terminator en 1984, Cameron bénéficie de beaucoup plus de moyens pour le second volet mais n’en oublie pas pour autant de donner une suite cohérente à l’histoire.

Dans le Los Angeles de 1995, Sarah Connor (la musculeuse Linda Hamilton) a donné naissance à un fils âgé d’une quinzaine d’années, John (Edward Furlong) qui deviendra le futur chef de la rébellion contre les machines à l’horizon 2059.

Dans quelques mois en effet, l’ordinateur Skynet crée par l’ingénieur Dyson (Joe Morton), deviendra autonome et déclenchera un holocauste nucléaire et la guerre entre hommes survivant et machines.

Pour tuer John, Skynet envoie dans le passé un terminator issue d’une nouvelle technologie, le T-1000 (Robert Patrick) capable par sa constitution en metal liquide, de changer de forme, de prendre l’apparence des humains et de transformer son corps en arme blanche.

La rébellion envoie a son tour un  terminator mécanique T-800 (Arnold Schwarzenegger) reprogrammé pour sauver John du T-1000.

Le film trace donc cette traque par deux machines surpuissantes d’un jeune homme fragile en perte de repères avec une mère hospitalisée car considérée comme folle.

Pendant plus de deux heures, les scènes chocs « larger than life » se succèdent à un rythme soutenu : courses de motos, cascades dans d’immenses camions US, surenchère d’explosions et de fusillades avec des armes toujours plus impressionnantes.

Les effets spéciaux de morphing pour l’animation du T-1000 sont à couper le souffle, celui ci étant quasiment invulnérable car capable de se reconstituer après chaque dommage infligé.

Face à un adversaire qui lui est technologiquement supérieur, Schwarzenegger habillé de cuir de la tête aux pieds et chevauchant une grosse harley davidson est monstrueux de charisme.

Le film brille aussi par des dialogues devenus cultes, quelques pointes d’humour et par la relation entre un jeune homme paumé et un robot tueur qui finit par jouer le rôle de père adoptif.

John parvient même en effet à apprendre les bases des émotions au Terminator qui n’hésite pas à se sacrifier pour lui assurer un avenir et éviter l’holocauste prévu.

En conclusion, contrairement à « Titanic », « Terminator 2 : le jugement dernier » n’est pas un film romantique que vous iriez voir avec votre copine mais il demeure un must absolu dans la catégorie action/science fiction.

Dernier de la série réalisé par Cameron, Titou comme on le surnommait à l’époque peut être considéré comme le meilleur de la série, avec une histoire bien construite, des effets spéciaux renversants et un Schwarzy au top de sa forme.

Toute une époque donc qui m’a marquée étant jeune et une certaine nostalgie pour moi lorsque j’écoute « You could be mine » des Guns and Roses.

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