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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 22:50

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On reste dans la science fiction mais dans un registre différent avec « Skraeling, tome 2, enragé » bande dessinée de Thierry Lamy (scénario) et Damien Venzi (dessinateur).

Paru en 2012, ce second tome plonge l’auditeur dans le Weltraum un monde d’anticipation inspiré de l’armée du III ième reich ou Kostler un soldat allemand incorporé dans une  unité d’élite appelée les Skraeling équipée d’armes High tech (armure, masque, optronique, bouclier et fusil haute puissance) doit se défendre des accusations de meurtre d’un de ses collègues, un certain Kiel.

Excellent combattant, mais réputé de sang « impur » car ici des peuples slaves, Kostler est victime de son tempérament belliqueux qui le pousse à lutter violemment avec ses collègues dont son ennemi Schoem, fermement décidé à venger Kiel.

Le général Stroop chef du projet Skaeling qui semble fasciner sa fille Geli, envoie le capitaine Weser à la tête d’une autre unité puissamment armée appelé les Pro-natio capturer Becker le directeur d’un camps de travail en prétextant sa gestion corrompue et une production d’armes défaillantes en série censée avoir causée la mort d’un bataillon de troupes d’élites féminines, les Valkyrjas.

Weser devient le seul maitre du camp et donne aux prisonniers quelques gages apparents d’une amélioration de leur sort.

Il cherche en réalité dans le camp des terroristes.

Influent, il fait pression sur le lieutenant Steyr, pour barrer le processus de naturalisation de Kostler, qui pour débloquer la situation est contraint de lui demander de tuer son ami caméraman Gerry et sa petite amie, une prostituée nommée Julia elle aussi issue de l'Est.

Mais Kostler se montre incapable d’accomplir de tels actes et cache Julia dans un container prêté par Gerry dont les photos montrent impitoyablement les traitements chimiques effectués sur les Skraeling.

Un brillant faits d’armes lors d’un entrainement hyper poussé des Skaeling ou il s‘extirpe sous le feu de mercenaires tirant à balles réelles sur lui, le font se distinguer comme un combattant d’exception au sein de la hiérarchie militaire commandée par Stroop.

Incapable de contrôler davantage sa haine, Schoem s’en prend à Julia, mais est heureusement tué par un bombardement slave avant de commettre l’irréparable même si en réalité, on soupçonne fortement Koestler de lui avoir réglé son compte.

Pourtant lorsque Koestler refuse d’exécuter les prisonniers du camps géré par Weser, on croit qu’il a signé son arrêt de mort, mais la révolte de ceux-ci contre leurs gardiens et la prise en otage de Stroop va venir chambouler la situation.

Juste avant son exécution, Koestler est sauvé par son ami Gerry qui propose aux Skraeling de se distinguer en prenant d’assaut le camp pour libérer Stroop.

En conclusion, « Skraeling, tome 2, enragé » plonge le lecteur dans un monde dur, âpre, austère et très difficile à pénétrer.

On ne sait à vrai dire pas trop à quoi se raccrocher, avec cette fiction fortement inspirée de l’idéologie nazi et des ses troupes dites d’élite comme le SS et cette petite touche de guerrier high tech des années 40 amélioré par la science.

Difficile donc de ne pas être mal à l’aise face à cet univers néo-nazi ou évolue un commando de race « inférieure » qui grâce à ses capacités guerrièrse et à son esprit indomptable, parvient en apparence à prendre le dessus sur ce pour quoi il a été programmé.

Coté graphisme, tout ceci reste très volontairement très austère ….

Pour une découverte, Skraeling intrigue donc mais ne parvient pas à passionner.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 21:19

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Paru en 1982, « Les maitres du temps » est un vieux film d’animation de Science fiction, réalisé par René Laloux d’après un roman de Stefan Wul « L’orphelin de Perdide ».

« Les maitres du temps » commence par le naufrage d’un buggy spatial sur une planète appelée Perdide.

Avant de mourir, le conducteur du vaisseau délivre à son fils Piel (Frédérick Legros) alors enfant : Mike une balise ovoïde lui permettant de communiquer vocalement avec un vaisseau spatial à l’intérieur duquel se trouve son ami le capitaine Jaffar (Jean Valmont).

Jaffar transporte en réalité le Prince Matton (Yves Marie Maurin) et sa compagne Belle (Monique Thierry) en fuite de sa propre planète après avoir dérobé un important trésor.

Poursuivi par une force de police intergalactique, le Prince est en réalité en cavale et cherche à atteindre une planète nommé Aldébaran qui le mettra hors de portée de ses poursuivants.

Masculin et protecteur, Jaffar communique avec Piel à travers la balise pour le guider dans sa progression sur le monde de Perdide, planète sauvage pouvant se révéler dangereuse pour un petit garçon esseulé.

Jaffar fait une halte en chemin sur une planète aquatique pour retrouver son ami Silbad (Michel Elias) un vieux navigateur bourru et sympathique, dont les connaissances sont utiles pour orienter Piel pour se nourrir et s’hydrater en utilisant au mieux les ressources végétales de Perdide.

Au cours de cette halte, le vaisseau de Jaffar embarque deux petits êtres volants infantiles nés d’une plante : Jad (Ludovic Baugin) et Yula (Pierre Tourneur) dont les capacités télépathiques s’avéreront précieuses et dont l'absolue connaissance de la notion de richesse, conduira à jetter le trésor du prince dans l'espace.

Aidé de Silbad, Jaffar a pour but de se rendre sur Perdide pour récupérer Piel, ce qui contrarie les plans de fuite de Matton.

Le prince fourbe tente ainsi de se débarrasser de Piel en l’orientant pour se noyer dans un lac, mais le garçon est sauvé in extremis par Belle et Jaffar.

Brutalement rappelé à l'ordre, le prince s'enfuit en capsule sur une planète intermédiaire mais est rapidement pris en chasse par Jaffar suivi par Jad et Yula.

Au cours de la poursuite, Jaffar et Matton sont capturés par des étranges hommes sans visage dotés d’ailes d’anges.

Ces hommes sont en réalité des voyageurs spatiaux dont l’âme a été absorbée par une créature monstrueuse appelée la conscience collective et informe, qui les a ensuite asservis.


Aidé par Jad et Yula, Jaffar comprend qu’il doit nier de toutes ses forces mentales le processus d’annihilation télépathiques auquel il va être soumis mais c’est finalement Matton qui pour racheter son âme, se jette sur la créature et réussit sa destruction en usant de toutes les ressources de son esprit.

Matton et la conscience collectives sont tués dans la lutte, les anges sont libérés de leurs chaines mentales et reprennent leur apparence hétérogène de voyageurs de l’espace.

Ils sont tous embarqués sur le vaisseau de Jaffar qui est arraisonné par une patrouille policière à la recherche du prince.

Jaffar utilise les capacités d’un voyageur métamorphe pour faire croire aux soldats qu’il a récupéré le trésor de Matton et que les voyageurs sont ses prisonniers.

Les policiers ne se doutent de rien et embarquent ce qu’ils croient être une prise facile, alors que en réalité, les voyageurs sont déterminés à prendre le contrôle de leur vaisseau pour rentrer chez eux.

Une fois doublement débarrassé de ces encombrants poursuivants et passagers, Jaffar peut ensuite se concentrer sur l’opération de sauvetage de Piel, mais comprend que la communication a été rompue car ce dernier a perdu Mike dans une caverne remplie de lianes tueuses.

La situation devient alors des plus urgentes, d’autant plus que Piel livré à lui-même après la mort de son ami quadrupède Ouin-ouin et la perte de Mike, est attaqué par les frelons géants dévoreurs d’esprits.

Le vaisseau de Jaffar est alors capté par une station orbitale dont les dirigeants explique aux voyageurs que des conquérants d'une race mystérieuse appelés les maitres du tempscours du temps ont fait revenir Perdide 60 ans en arrière.

On comprend alors que Silbad mourant était en réalité  Piel enfant secouru des frelons par des astronautes avant de se développer pour devenir un navigateur chevronné.

En conclusion, « Les maitres du temps » est une œuvre extrêmement singulière, doté d’un scénario riche, complexe et d’une atmosphère étrange, parfois franchement angoissante, qui pourra déstabiliser un jeune public.

Les fanas de SF ne pourront que gouter ce scénario fouillée et la richesse de la faune évoquée, avec une grande variété de créatures étranges et souvent dangereuse.

Moebius prête tout son talent de dessinateur pour le graphisme somptueux (pour l’époque) permettant de donner vie à ce monde foisonnant.

J’ai ainsi tout particulièrement apprécié les personnages de télépathes, comme les gracieux Jad et Yula, parfaits miroirs extérieurs de nos pensées les moins avouables ou les terribles hommes-oiseaux, aussi élégant qu’inquiétants par leur terrible uniformité.

Le reproche principal que je ferais au film est son rythme lent et un certain manque de punch, pour le reste tout ce délire télépathico-futuriste réalisé par des pointures françaises du genre, ne peut  être considéré qu’avec le plus grand respect.

A voir (ou revoir) donc pour tous les mordus de SF.

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 19:25

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Le moment est venu de terminer les copieux « Chefs d’œuvre de H.G Wells » avec autour du roman clé « M Barnstaple chez les hommes-dieux » une multitudes courtes nouvelles.

Œuvre assez tardive publiée en 1923, « M Barnstaple chez les hommes-dieux » , raconte l’arrivée après un accident de voiture dans un monde parallèle appelé Utopia d’un petit journaliste anglais mal dans sa peau appelé Barnstaple.

A peine remis de son choc, Barnstaple fait connaissance avec d’autres terriens eux aussi égarés après un accident, comme un politicien conservateur nommé Burleigh, un dignitaire religieux nommé Amerton, un caricaturiste du nom de Catskill et un personnage secondaire Lady Stella.

Soudés par l’épreuve, les terriens avancent et découvrent aux contacts des habitants que Utopia ressemble à une version supérieurement évoluée de la Terre.

S’ensuivent alors de longs entretiens avec l’utopien Urthred et d’autres savants comme Stevenin, au cours desquels les terriens apprennent à connaitre en profondeur la société utopienne, qui semble avoir détruit le capitalisme sans pour autant être tombé dans les travers du marxisme.

Sans propriété, sans monnaie, gouvernement, juges ni police, Utopia propose une liberté quasi-totale pour les individus qui ne sont même pas obligés de travailler pour vivre.

Cette révolution a été obtenue au prix d’un long apprentissage passant par des siècles et des siècles de progrès scientifiques, de combats mais aussi d’éducation, afin d’inculquer progressivement aux générations le gout du pacifisme, de la connaissance, de la liberté et du développement personnel.

Ainsi, Utopia est parvenu à éradiquer peu à peu les classes d’hommes belliqueux et cupides pour parvenir à un haut niveau de développement que ce soit technique ou social.

Les terriens réagissent diversement à ces annonces, si Barnstaple est fasciné par cette société parfaite ou les individus rivalisent de sérénité et de beauté, en revanche le Amerton est outré de voir que les utopiens, qui semblent avoir été éclairé par un messie ressemblant au Christ, n’ont pas pour autant sombré dans l’adoration et la soumission béate au messie du catholicisme.

De plus en plus agressif, en comprenant peu à peu que cette société incroyante vit de surcroit dans une grande liberté de mœurs ou le mariage n’est même pas obligatoire, Amerton est sur le point d’être déclaré dément et placer en conditionnement médical pour éradiquer ses incompréhensibles pulsions haineuses.

Mais la bonne entente entre terriens et utopiens se lézarde davantage lorsque ces derniers se trouvent victimes d’une épidémie propagée par la venue d’étrangers remplis de germes terriens dans leur monde aseptisé.

Devant l’hécatombe, les utopiens sont contraints de placer Barnstaple, ses amis et d’autres voyageurs terrestres ayant tué des utopiens par leur conduite irresponsable en quarantaine dans un immense château de pierre entouré par un lac.

Dans ce relatif isolement, Catskill révèle sa nature de leader en réussissant à convaincre les terriens de la nécessité pour eux de prendre possession d’Utopia.

En effet, l’étroit d’esprit Catskill ne partage pas la vision pacifique et progressiste des utopiens et estime que la véritable nature de la vie réside dans la compétition et la violence.

Seul Barnstaple ose s’opposer franchement aux visées belliqueuses de Catskill et il est alors pourchassé par la petite troupe après qu’il ait donné l’alerte à deux utopiens qui allaient être pris en otage dans la forteresse de pierre.

Traqué, Barnstaple se réfugie alors dans un gouffre plongeant sous le château et échappe de peu à une mort atroce.

Le château est alors rasé par les puissantes armes des utopiens, avec curieusement assez peu de morts terriens et Barnstaple toujours sous le charme de ce monde fascinant accepte d’être à contre cœur de revenir sur Terre afin de montrer aux Utopiens, le chemin entre les deux mondes.

Après des adieux déchirant et même le rapatriement de quelques éléments humains jugés non dangereux, Barnstaple rentre donc retrouver sa petite femme qui le croyant parti pour de longues vacances en solitaire, le trouve radieux.

Les autres nouvelles présentes dans le recueil traitent au choix de révolution scientifique avec dans « Le nouvel accélérateur » (1901)  la découverte d’un procédé permettant de se mouvoir à de telles vitesses que le monde parait tourner au ralenti, de voyages temporels avec dans « Un rêve d’Armageddon » (1901) un homme devenu chef d‘état futuriste préférant une vie simple et amoureuse au déclenchement d‘une guerre, de voyages dans le monde des esprits gardiens des âmes avec l’effrayant « L’histoire de Plattner » (1896) , de possession de corps par des démons dans le succulent « Le corps volé » (1898) ou encore mieux d’une âme voguant dans le cosmos après la mort possible de son corps dans l’enivrant « Sous le bistouri » (1896).

On terminera avec des nouvelles de calibre moindre traitant de télépathie, « Un étrange phénomène » (1895), d’un homme hanté toute sa vie par une porte l’emmenant dans une dimension idyllique « La porte dans le mur » (1906) ou bien d’un homme dérangé par une incursion dans le pays des fées « Mr Skelmersdale au pays des fées » (1901).

En conclusion, difficile encore une fois de bouder son plaisir devant une pareille pluie de nouvelles plus créatives les unes que les autres.

Loin au dessus du lot, « M Barnstaple chez les hommes-dieux » est l’un des romans les plus abouti de Wells mais verse essentiellement dans une projection philosophique d’une existence idyllique et parfaite ou religion, politique, argent, travail et guerre seraient abandonnés au profit d’un développement scientifique, technique, intellectuel et social sans faille.

Ce roman très théorique manque donc pour moi d’action et contient certaines longueurs ou se complait l’écrivain excité de développer sa vision de la société idéale.

Le plupart des autres nouvelles sont excitantes, bien écrites et tiennent le lecteur en haleine du début à la fin.

Wells y déploie tout son talent de conteur et son imagination mélangeant science fiction et fantastique dans un intense bouillonnement de trouvailles.

On se régale donc globalement à la dernière partie de cet ouvrage, même si il ne contient pas à proprement parler de chefs d’œuvres de la trempe de « La guerre des mondes » ou de « L’ile du docteur Moreau ».

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 23:00

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Nous poursuivons avec « Les chefs d’œuvres d’H.G Wells » avec une série d’histoires estampillés pur classiques de la science fiction : « L’étoile », « Une histoire des temps à venir », « Les premiers hommes dans la lune », « Dans l’abime » et « L’Œuf de crystal ».

Dans « L’étoile » (1895), micro nouvelle de cinq pages, Wells décrit les impacts catastrophiques du passage d’une étoile filante de dimension suffisante pour bouleverser l’éco système terrestre et provoquer de terribles lésions à l’espèce humaine, dont une poignée seulement d’homme survivra aux cataclysmes engendrés.

Plus consistant est « Une histoire des temps à venir » (1897), qui raconte au XXII ième siècle une histoire d’amour impossible entre Elisabeth Mwres, fille d’un haut fonctionnaire des Machines pneumatiques et hydrauliques et Denton, un petit machiniste de cette même compagnie.

Tombée amoureuse de Denton avec un coup de foudre impossible à raisonner, Elisabeth va contrarier les projets de son père qui la destinait à Bindon, un employé plus gradé dans la société, jugé meilleur parti.

Malgré l’intervention d’un hypnotiseur chargé d’effacer toute trace de passion chez Elisabeth, Denton va poursuivre sa passion et parvenir à briser le conditionnement effectué l’élu de son cœur.

Le couple va être contraint de fuir la ville tentaculaire, surpeuplée et protégée par d’épaisses murailles pour s’aventurer à la campagne, ou il va s’apercevoir de la quasi impossibilité pour des citadins délicats comme eux de vivre dans la rudesse des conditions climatiques et la menace des animaux sauvages.

Se repliant à la ville, le couple, doté à présent d’un enfant, va sombrer peu à peu dans la misère, ce qui va le contraindre à mettre leur enfant dans une crèche publique et à se loger dans un centre d’aide social, ou ils échangent le loyer et le gite contre des jours de travail pénible effectués au gré des besoins quotidiens.

Denton va atrocement souffrir de la vie d’ouvrier et apprendre à ravaler son dédain pour bénéficier des leçons de self défense d’un collègue sympathique et ainsi être capable d’une efficacité au combat de rue qui lui permettra de survivre à l’usine.

Bien que moins spectaculaires, la douleur et l’humiliation d’Elisabeth seront également très fortes.

En apparence désespérée, la situation va se débloquer avec la mort de Bindon, atteint d’une maladie incurable et devenu à la fin de ces jours magnanime, ce qui va permettre à Elisabeth de toucher assez d’argent pour tirer le couple de la déchéance la plus totale.

Dernière pierre angulaire de cette trilogie, « Les premiers hommes dans la lune » datant de 1895, raconte une nouvelle aventure folle ou  Bedford un aventurier anglais fauché en train d’écrire une pièce de théâtre pour se refaire, lie connaissance avec un savant fou, le professeur Cavour, pour mettre en place un procédé révolutionnaire permettant de vaincre les lois de la gravitation.
Cavour tapisse une sphère d’une substance révolutionnaire appelée la cavorite afin de pouvoir grimper dans les cieux.

Epris d’aventures mais également de profits, Bedford lui emboite le pas et les deux hommes se lancent alors dans une folle ascension en voyageant à travers un puits gravitationnel en direction de la lune.

Sur place, les deux hommes découvrent la splendeur des paysages lunaires, la démultiplication de leurs capacités musculaires du fait de la gravité moindre mais de manière encore plus surprenante la présence d’une quantité d’oxygène certes moindre que sur la Terre, mais suffisante pour respirer et pour permettre la photosynthèse nécessaire à l’apparition de la vie.

Allant de surprises en découvertes, le duo découvre de gigantesques créatures rampantes qu’ils baptisent veaux lunaires qui se trouvent gouvernées par des bipèdes insectoides appelés Sélénites.

Emportés par leur enthousiasme, Cavour et Bedford perdent de vue leur sphère et s’égarent à la surface lunaire.

Grisés par l’absorption de nourriture lunaire, les deux hommes s’en prennent alors violemment aux Sélénites jusqu’alors pacifiques et se retrouvent capturés.

Emmenés sous la surface lunaire, les deux hommes sont capturés et mis en observation.

La brusque révolte de Bedford et ses forces décuplés par rapport aux faibles capacités motrices des Sélénites lui permette de briser ses chaines en or et de pousser Cavour plus timoré à le suivre.

La remontée vers la surface lunaire est un long cheminent à travers un réseau de galeries complexes ou les affrontements avec les Sélénites, plus faibles, moins courageux, dotés d’armes rustiques mais dangereuses (piques, flèches) causent des blessures superficielles aux deux rescapés.

Dans le tumulte de la lutte pour la survie, Bedford perd Cavour et parvient à regagner la sphère ou à bord de laquelle, il s’enfuit à demi mort de faim et d’épuisement, après avoir procédé à une ultime recherche de son compagnon.

Malgré son inexpérience, Bedford parvient à manœuvrer la sphère et à revenir sur terre, les bras chargé de l’or recueilli sur la lune.

Il atterrit à Londres et après avoir mis son or en sureté, entreprend malgré l’incrédulité des hommes de la rue, de raconter par écrit son récit.

L’histoire se poursuit néanmoins avec l’envoi de messages radio par Cavour encore vivant et complètement adopté par la société Sélénite dont il découvre les richesses enfouies.

Aidé par un électricien, Bedford lit minutieusement les récits de son ancien compagnon et découvre qu’il a pu pénétrer toutes les couches de la société jusqu’à entrer en contact avec l’autorité suprême de la Lune, un Sélénite doté d’un énorme cerveau appelé le Grand Lunaire.

Subjugué par ces créatures capables d’apprendre sa langue, Cavour adhère à leur modèle socialiste basé sur une décomposition à l’extrême des rôles, ou chaque individu ne se développe physiquement et intellectuellement que par rapport à la fonction qui lui a été assignée.

Le Grand Lunaire se montre très curieux sur la société terrienne et Cavour en totale confiance avec son nouveau mentor, se montre de plus en plus imprudent, allant jusqu’à lui révéler que les humains sont des êtres belliqueux dotés d’armes puissantes capable de représenter une menace sérieuse pour la société Sélénite globalement plus sage et pacifiste.

On comprend enfin à la rupture brutale des communication que Cavour a été tué …

Deux courtes (mais savoureuses) nouvelles viennent ensuite conclure cette première partie, « Dans l’abime » (1896) qui narre le voyage d’un savant appelé Elstead dans les profondeurs sous marines à l’aide d’une sphère capable de supporter les fortes pressions et surtout sa rencontre avec des créatures spectrales des profondeurs qu’il finit hypnotisé par suivre au fond des mers, puis « L’Œuf de crystal » (1897) encore plus fascinant avec la présence d’une œuf qui  donne comme un poste de télévision à son possesseur une vision sur la vie sur Mars avec des créatures ailées mystérieuses.

En conclusion, « Les chefs d’œuvres de H.G Wells, partie 1 » recèle déjà des aventures particulièrement inventives venant stimuler l’imagination du lecteur.

« Une histoire des temps à venir » est romantique à souhait avec un dénouement peu être trop positif et tiré par les cheveux et « Les premiers hommes sur la lune » peut être considéré malgré quelques longueurs, comme le plat de résistance du recueil avec une vision très poussée, foisonnante même si peu réaliste de la vie sur la Lune.

On goutera avec un gout certain les deux courtes nouvelles finales, sans nulle doute les plus plaisantes à la lecture en raison de leur construction simple.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 20:26

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Voici venu à présent l’étude d’un géant de la science fiction, Herbert George Wells qui écrivit au XIX et XX ième siècle quelques un des classiques du genre.

Etant donné l’abondante production de l’auteur, cette chronique se limitera à la histoire composée de « La machine à explorer le temps ».

Classique entre les classiques, « La machine à explorer le temps » voit le jour en 1895 et raconte la folle aventure d’un scientifique londonien excentrique qui raconte à un groupement de journalistes et savants (psychologues, médecins) qu’il a réussi à voyager dans le temps en mettant au point une machine complexe.

L’homme, appelé un peu pompeusement l’Explorateur du temps, se projette ainsi dans le futur (an 802 701) et découvre un monde en apparence pacifié ou vit une espèce humanoïde à l’apparence fragile qu’il appelle les Elois.

Ces petit être étranges vivent en communauté dans des cités blanches et semblent avoir un mode de vie proche de celui des enfants, avec une existence oisive, végétarienne et détachée de tout conflit.

L’Explorateur gagne leur confiance après avoir sauvé la vie d’une jeune Elois appelée Weena, se joint à leur vie en communauté tout en continuant à chercher avec obstination à comprendre ce qui s’est passé sur la Terre pour en arriver là.

De constatations en constatations, il découvre leur peur panique des ténèbres et de la séparation du groupe, ainsi que d’étranges puits plongeant vers de profonds sous terrains dont l’accès semble frappé d’interdiction.

L’Explorateur finit par comprendre la raison de cette peur, l’existence d’une race sous terraine aveugle et difforme appelée les Morlocks, qui à la faveur de ténèbres prélève la vie des fragiles Elois.

La raison de cette situation est expliquée par la dégénérescence logique de l’humanité après que la classe des bourgeois capitalistes ait exilé celles des travailleurs dans des sous terrains ou leurs conditions de vie ne sont allés qu’en se détériorant jusqu’à les amener à régresser au stade bestial.

L’écart entre les bourgeois de plus en plus oisifs, exploitant une main d’œuvre sous terraine et les travailleurs n’a alors fait que se creuser, aboutissant également à une forme de dégénérescence de la classe dirigeante, amollie, décervelée, jusqu’à conduire à une débilité infantile.

La situation prend une tournure beaucoup plus dramatique lorsqu’il comprend que les Morlocks ont dérobé sa machine à explorer le temps, ce qui compromet sérieusement toute chance de retour.

L’ Explorateur n’a d’autres choix que de prendre son courage à deux mains pour s’engouffrer dans les maudites galeries et tenter de récupérer sa machine.

Il a pour lui une force physique supérieure à la fragile constitution des Morlocks, une barre de fer et des morceaux de camphre, qui enflammés constituent une barrière défensive efficace.

L’Explorateur lutte courageusement face à une immonde masse grouillante, mais ne peut empêcher la mort de sa chère Weena, tuée par les Morlocks.

Il parvient après une lutte particulièrement âpre à remettre la main sur sa machine et à se propulser encore plus loin dans le futur plusieurs millions d’années en avant pour fuir ce siècle maudit.

Le résultat n’est guère moins angoissant avec un monde débarrassé de toute humanité, occupé par des gigantesques crustacés agressifs puis encore plus loin par des espèces de mollusques primordiaux.

Revenu au bon vieux XIX ième siècle londonien, l’Explorateur a juste le temps de conter son histoire à un parterre incrédule avant de disparaitre cette fois à tout jamais, englouti dans les affres du temps.

En conclusion, « La machine à remonter le temps » est une œuvre intéressante proposant une vision futuriste atrocement pessimiste de l’humanité.

Très influencé par les courants de pensées socialistes et darwiniens, Wells propose ici une évolution sombre de l’humanité avec une inéluctable dégénérescence provenant de la surexploitation d’une majorité de travailleurs manuels relégués dans les tréfonds de la terre tandis qu’une minorité vit dans l’opulence, l’oisiveté et une insouciance conduisant à de tels déséquilibres que l’humanité finit par arriver d’elle-même à sa propre destruction.

Cette approche théorique est couplée avec un récit angoissant tenant en haleine l’auteur accompagnant les pérégrinations de l’Explorateur dans le monde horrifique et sous terrain des Morlocks.

A lire donc pour gouter à une vision sans doute pas si futuriste que cela lorsqu’on voit à quoi mène l’ultra libéralisme, la mondialisation et la surexploitation des pays les plus pauvres ou les conditions de vie sont sacrifiées sur l’autel du Dieu profit …

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 10:50

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En 1981, soit deux années après son premier « Mad Max », George Miller récidive avec « Mad Max 2, le défi ».

Assez peu d’innovations autour de ce deuxième volet, la trame originale est quasi identique avec cette fois Max (Mel Gibson), le guerrier de la route, écumant seul dans sa Ford Falcon Interceptor avec son petit chien les longues highways américaines rendues désertes par l’holocauste nucléaire.

Max doit comme tout le monde lutter pour sa survie et en particulier pour se procurer de l’essence, denrée devenue vitale pour se déplacer.

Sa dureté, son habileté et la rapidité de son bolide, semblent suffisantes pour se défaire des bandes de punk sauvages qui juchées sur des moto ou des buggy militarisés sont prêtes à prendre en chasse n’importe qui.

Après une rude course poursuite, Max rencontre un pilote (Bruce Spence) d’autogyre, sorte de petit hélicoptère dépouillé à l'extrème.

L’homme, un long type dégingandé lui aussi rendu nerveux par la solitude et la vie sauvage l’agresse mais Max parvient à le capturer.

Pour sauver sa vie, le pilote lui révèle qu’il sait ou se procurer de l’essence en abondance et lui indique l’emplacement d’une grande raffinerie tenue par un groupe d’homme ayant construit un camp fortifié pour se protéger des attaques des pirates.

Appâté par le gain, Max s’approche mais découvre que la raffinerie est sous la pression de la bande de Humungus (Kjell Nilson) un colosse masqué, qui convoite lui aussi le précieux hydrocarbure.

Après une attaque particulièrement violente contre des membres de la raffinerie sortis imprudemment, Max s’approche plus prêt, tue un des punks et recueille un homme grièvement blessé.

Il espère entrer dans le camp en ramenant à destination l’homme qui malheureusement meurt dans l’enceinte, plaçant Max dans la position délicate du prisonnier.

Papagallo (Mike Preston), le chef du camp le met prudemment en quarantaine tout en lui indiquant que les éclaireurs envoyés à l’extérieur cherchaient en réalité un réservoir pour tracter leur réserve de carburant et ainsi migrer vers une région plus hospitalière ou ils n’auraient pas à vivre sous la menace de Humungus.

Max prend son mal en patience et sympathise avec un petit enfant sauvage (Emil Minty).

Mais Humungus n’entend pas laisser Papagallo et sa troupe faire ce qu’il entend et se place avec toute sa bande de punks devant le camp en exigeant qu’on lui livre la raffinerie en échanges d’otages exhibés sur la calandre d’une des voitures.

On découvre alors plus précisément le rôle de Wez (Vernon Wells), féroce punk aux redoutables capacités athlétiques qui avait déjà pris en chasse Max au début du film.

Papagallo refuse de céder aux intimidations ce qui divise le camp dont une partie croit que si ils abandonnent la raffinerie, Humungus les laissera partir sain et sauf.


Au cours de la séance d'intimidation, l’ami homosexuel de Wez est tué d’un coup de boomerang du jeune enfant sauvage, ce qui le rend quasiment incontrôlable et oblige Humungus à le tenir en laisse comme un molosse enragé.

 

Papagallo utilise ensuite les capacités de pilote de Max pour l’envoyer ramener un camion capable dde tracter une citerne contenant le carburant nécessaire au départ de la colonie.


Malgré les dangers et les attaques des féroces pirates, Max aidé du pilote d'autogyre, rapatrie le camion in extremis chez Papagallo.

Individuel et solitaire, il considère alors son contrat rempli et décide de quitter le camps seul à bord de sa fidèle interceptor.

Il est alors pris en chasse par Wez et ses sbires et sa tentative se solde par un échec.

Blessé, sa voiture détruite, son chien tué, Max échappe par miracle à la mort et est recueilli par le pilote de l’autogyre qui le tracte dans les airs pour le ramener en lieu sur au camp.

Se remettant difficilement, Max n’a pas d’autre choix que de se joindre à l’expédition finale de Papagallo pour abandonner définitivement la raffinerie et migrer vers les bords de mer.

Max se porte volontaire pour conduire le camion citerne avec à son bord l’enfant devenu son meilleur ami.

Papagallo fait exploser la raffinerie pour ne rien laisser aux hommes de Humungus, qui pour se venger prend en chasse le convoi.

La poursuite finale sur la route est sans doute le point culminant du film avec d’hallucinantes scènes de combat et notamment la prise d’assaut permanente du camion citerne par Wez et ses acolytes.

Max et ses amis ripostent au coup par coup avec flèches, fusil à canon scié et bombes incendiaires artisanales lancées depuis l’autogyre mais il est difficile de contenir la violence des punks sauvages et leurs armes médiévales (arcs, masse d’armes, harpon pneumatiques).

Papagallo est tué au cours de la poursuite comme les deux sentinelles postées sur le toit de la citerne, et Max parvient enfin à faire d’une pierre deux coups en tuant Wez et Humungus après un terrible accident broyant le véhicule de se dernier.

Blessé et choqué, il réalise que le camion citerne était un leurre rempli de sable et que le carburant était en réalité réparti dans les véhicules.

Le film se conclut sur une voix off, décrivant l’établissement du camp dans une zone côtière de sécurité et laisse entendre que l’enfant deviendra la chef de la nouvelle colonie.

Quand à Max, il poursuit seul sa route …

En conclusion, « Mad Max 2, le défi » est largement aussi bon que le premier numéro.

L’effet de surprise ne joue certes plus, mais Miller bénéficie de plus de moyens et n’édulcore en rien la violence de son univers de western apocalyptique ou la régression animale est le maitre mot.

Action, violence et mécaniques rustiques surgonflées poussées à leurs limites constituent les ingrédients de base de ce cocktail survitaminé qui finit par faire oublier son scénario simpliste et ses acteurs minimalistes à l’exception du très convaincant Wells et du loufoque Spence, bien aidé par la voix si particulière de Jacques Ballutin.

On ne peut donc qu’être charmé par ce film âpre, intense à l’esthétique sado maso foncièrement heavy métal, qui influencera bon nombre d’artistes par la suite (dessinateurs, musiciens, réalisateurs).

Et plus de trente ans après, de se rendre à l’évidence sur le fait que le film contrairement à Mel Gibson, n’a pas pris une ride.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 11:42

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Envie de délaisser temporairement la littérature classique (et philosophique) pour basculer dans une littérature plus contemporaine, celle de Henri Loevenbruck, auteur en 2007 de « Le syndrome de Copernic ».

Ce copieux roman commence de manière forte par un attentat visant une tour du quartier d’affaires de la Défense à Pais.

Vigo Ravel, un malade atteint de schizophrénie étant sur le point de se rendre au cabinet médical de la tour fauchée par l’explosion, échappe miraculeusement à la mort en obéissant à des voix dans sa tête qui lui intiment l’ordre de quitter au plus vite les lieux.

Blessé superficiellement et choqué, il s’enfuit et rentre au domicile de ses Parents dans le 17 ième arrondissement de Paris.

En regardant les informations, il réalise que comme pour le 11 Septembre 2001, il y a des milliers de morts et qu’il est le seul survivant du drame.

Il comprend également que l’attentat visait la SEAM, entreprise d’armement dont l’état est l’actionnaire principal.

Vigo décide alors de retourner sur place et après quelques efforts, se voit dire que le cabinet médical ou il se rendait habituellement n’existe pas.

Pire encore, il est pris en chasse par deux hommes et ne leur échappe que d’extrême justesse en se cachant dans une vieille carrière parisienne enfouie sous le métro.

Paniqué et stressé, Vigo comprend qu’il est en danger lorsque l’appartement de ses parents est mis sens dessus dessous par les même gros bras qui l’ont agressé.

Il fuit et se réfugie dans un hôtel et prend la décision courageuse de ne plus prendre ses médicaments.

Au cours d’un rendez vous chez une psychologue, il tombe sous le charme d’une patiente d’origine maghrébine appelée Agnès.

Bien que mariée et réticente à fréquenter un schizophrène, Agnès policière de métier, accepte finalement de côtoyer Vigo avec qui une relation amicale se noue peu à peu.

Vigo reçoit également à son hôtel un mystérieux mot d’une homme se faisant appeler Sphinx, qui lui dit qu’il n’est pas malade et que la solution à ses problèmes se trouve du coté du protocole 88.

Mais les choses s’aggravent encore davantage lorsque Vigo s’aperçoit que son employeur, de Télème, plutôt bienveillant avec lui jusqu’alors, tente de le faire arrêter par les mêmes gorilles de la Défense dans un bar de blues situé sur l’ile de la Jatte.

Acculé, Vigo se découvre des réflexes insoupçonnés et dérobe la Porsche 911 de son patron qu’il conduit avec une maestria déconcertante alors qu’il pensait ne pas posséder de permis de conduire.
Il comprend alors qu’il a été trahi et qu’il ne peut faire confiance à personne de son entourage habituel.

Il se réfugie chez boulevard de Batignolles chez Agnès, qui lui révèle qu’elle s’est séparée de son mari.

Agnès accepte d’aider son ami et de mettre ses relation de policière à contribution pour faire des recherches.

Les révélations qu’elle lui présente, l’assomment : ses parents n’ont pas d’existence, leur appartement a été loué par une société d’import export offshore douteuse appelé Dermod et pire ses papiers d’identité sont également faux.

Ce sentiment angoissant est accentué lorsque la société de de Télème est rapidement déménagée et  que sa carte bancaire est désactivée.

Vigo qui attribue à la maladie ses troubles de la mémoire, se met alors sérieusement à douter de sa schizophrénie et décide de découvrir qui il est réellement.

Des messages postés sur Internet permettent de contacter Sphinx, en réalité une organisation d’activistes informatiques se posant en traqueurs acharnés des scandales et autres manipulations industrio-étatiques.

Les média grand public révèle alors que le principal suspect de l’attentat, un certain Gérald Reynald, malade schizophrène a été arrêté.

Mu par un puissant pressentiment, Vigo tente de prendre contact avec l’avocat de Reynald, mais est une nouvelle fois trahi lorsque des hommes particulièrement déterminés tente de l’intercepter.

Suspecté à présent par la police nationale d’être le complice de Reynald, Vigo comprend qu’il n’est plus en sécurité même chez Agnès qui recontactée par son mari désire elle aussi prendre ses distances avec les inextricables problèmes de son ami.

Nanti d’une belle somme d’argent en liquide qui lui a laissé sa chérie, Vigo décide d’aller perquisitionner l’appartement de Reynald et y découvre quelques documents intéressants avant d’être découvert par le véritable avocat de Reynald et de devoir une nouvelle fois prendre la fuite.

Ses recherchent l’orientent vers la ville de Nice ou a résidait Reynald.

Sur place il tombe sur Damien, un pirate informatique membre du Sphinx.

Les deux hommes sympathisent et Damien offre à Vigo l’aide du Sphinx, groupe clandestin basé dans le XX ième arrondissement de Paris.

A l’aide du Sphinx, Vigo en apprend davantage sur la société Dermod, la branche la plus sous terraine et cachée de le SEAM qui sert à fournir des mercenaires à l’Etat français pour des opérations militaires non officielles et souvent peu reluisantes à l’étranger.

Le groupe soupçonne Dermod d’avoir à travers la SEAM été visée par les attentats de la Défense.

Le décryptage des informations récupérées chez Reynald croisées avec les voix entendues par Vigo permettent d’orienter les recherches sur des locaux sous terrains cachés sous la dalle de la Défense.

Le Sphinx et Vigo parviennent à approcher le directeur de l’EPAD, qui malgré des réticences et une certaine peur, cède finalement sur la fibre émotionnelle que représente la mort des ses collègues dans l’attentat et finit par leur révéler une entrée vers les sous terrains.

Une expédition para militaire se monte alors avec en appui deux mercenaires fidèles au Sphinx.

L’expédition dans les sous terrain est comme prévu dangereuse et une fusillade ne tarde pas à éclater une fois que le groupe ait pénétré dans des locaux hébergeant des serveurs informatiques classés secret défense.

Aidé par Badji, le chef des mercenaires, Vigo découvre encore en lui d’étonnantes capacités en close combat, mais brusquement envahi par les pensées de peur de son adversaire, demeure paralysé au moment d’appuyer sur la gâchette.

Après de nombreuses pertes et une blessure de Damien, le Sphinx parvient à s’extraire du piège infernal de la Défense en important avec lui de précieux serveurs informatiques.

Mais la contre attaque de Dermod est terrible et le local du Sphinx est également perquisitionné, obligeant l’organisation à se replier dans une cache sous terraine.

L’analyse des serveurs informatiques et l’appel à une amie scientifique du groupe permet de comprendre que sous le nom de protocole 88, la société Dermod a mené des tests sur des cobayes militaires volontaires afin de créer des soldats aux capacités améliorées par traitement cérébraux électro magnétiques.

Vigo et Reynald étaient deux de ses cobayes humains avant que Dermod financée par des programmes internationaux n’investissent sur des milliers de prototypes humains.

Mais les effets secondaires des expériences sur les cobayes les rendent capables de télépathie et trop perméables aux sentiments humains, ce qui nuit à leur efficacité.

A l’aide du Sphinx, Vigo identifie l’instigateur du protocole 88, un ancien colonel de l’armée française devenu aujourd’hui le ministre de l’intérieur Farkas.

Mu par un irrépressible désir de vengeance, Vigo parvient à obtenir un rendez vous avec Farkas dans une maison isolée et bien gardée de Fontainebleau.

En face à face et avec beaucoup de cynisme, Farkas lui révèle les dernières pièces manquantes du puzzle.

Vigo découvre qu’il a été en effet un soldat d’élite, sans doute manipulé à l’époque pour participer à des expériences scientifiques qui ont mal tourné puis que lorsqu’il a été retiré du protocole 88, sa mémoire a été effacée et une nouvelle vie avec des parents et un travail factices recrées de toutes pièces

Il comprend qu’il n’est pas malade mais sans doute la prochaine évolution de l’homme, car capable de percevoir dans certaines situations les pensées de ses semblables.

Bien entendu après de telles révélations, Farkas ne peut laisser Vigo en vie et fait intervenir ses gardes du corps pour l’emmener afin de l’éliminer dans la foret.

Les gardes du corps sont extrêmement athlétiques, trop forts même pour un ex commando comme Vigo, et semblent de surcroit protégés contre l’approche télépathiques par de curieuses oreillettes.

Encore une fois, le Sphinx et ses mercenaires interviennent et interceptent à coup d’explosifs et de mitrailleuses le convoi.

Vigo se retrouve seul avec le dernier garde dans la foret et a toutes les peines du monde à se défaire de cette invincible machine à tuer.

Lorsqu’il y parvient en puisant dans ses ultimes ressouces c’est pour se faire tirer dans le dos.

Mais fort heureusement, le Sphinx le sauve des griffes de la mort.

Lorsqu’il se réveille, c’est pour apprendre que la divulgations des informations secret défenses dans les média grand public ont abouti à la chute de Farkas et à l’ouverture d’une procédure contre Dermod.

Fatigué et brisé, Vigo a le plaisir de parler à nouveau à Agnès et décide de construire une nouvelle vie avec cette femme dont il est tombé amoureux.

Il se choisit un nouveau prénom, Amel, qui signigie « Espoir » en arabe.

En conclusion, « Le syndrome Copernic » est un long roman au démarrage lent qui m’a relativement peu passionné dans sa première moitié ou scènes assez banales se succèdent à des monologues intérieurs historico-philosophiques oiseux.

Mais peu à peu, Loevenbruck construit une ambiance de paranoia intense ou le héros un monsieur tout le monde de santé fragile plutôt dépassé par les évènements découvre en lui des capacités de résistance de plus en plus intéressantes et surtout des alliés qui se révèleront précieux.

Bien sur quelques exagérations ou clichés sont à signaler, comme la force de frappe militaire d’un groupe de hackers informatiques suffisante pour terrasser des mercenaires ultra entrainés ou la policière arabe dont le héros tombe amoureux, mais ces petits défauts apparaissent rapidement mineurs lorsqu’on se trouve happé par le rythme de plus en plus passionnant de l’intrigue.

Plus le héros trouve en lui les ressources pour contrer ses puissants ennemis et avancer dans ses recherches, plus le récit prend de l’interet.

L’idée de la base secrète cachées dans une ville sous terraine laissée à l’abandon sous la Défense est géniale mais lorsque le roman bascule dans une approche de science fiction avec programme militaire secret visant à créer de super soldats conditionné par traitement électro-magnétique, on découvre alors toute l’ampleur du roman.

« Le syndrome de Copernic » est donc un livre complexe, très bien construit, qui fera le bonheur des amateurs de thriller paranoïaque à tendance science fiction.

A recommander.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 22:58

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On bascule dans un tout autre genre avec « Solaris » film de David Soderbergh sorti en 2002.

L’histoire de « Solaris » est connue de tous les amateurs de Science fiction, qui ont soit lu le roman de Stanislas Lem en 1966 soit vu le film d’Andrei Tarkovski en 1972.

« Solaris » est donc un remake qui voit Chris Kelvin (George Clooney) un psychologue forcé de se rendre sur une station spatiale scientifique ou ses occupants, chargés d’observer une planète appelé Solaris, sont victime d’intenses crises de dépression.

A partir de cette trame classique mais toujours excitante, Kelvin se rend seul sur la station pour découvrir que la plupart des occupants dont son ami le scientifique Gibarian (Ulrich Tukur) sont morts par suicide.

Les derniers occupants sont un jeune chercheur appelé Snow (Jeremy Davies) aux propos incohérents et une femme scientifique appelée Gordon (Viola Davis) qui bien que calfeutrée dans une pièce étanche, fait preuve de plus de lucidité.

Gordon donne des informations précieuses à Kelvin et lui révèle que la planète Solaris contient d’étrange émanations énergétiques capables d’inter agir sur les humains pour les rendre progressivement fous.

Kelvin ne tarde pas à éprouver les premiers effets de Solaris lorsque lors de sa première nuit à bord, il revoit sa femme Rheya (Natascha Mc Elhone) pourtant laissée sur Terre.

Le film se met alors à fortement dévier pour plonger dans le passé de Kelvin qui ré-explore à rebours son histoire avec sa femme en commençant par leur rencontre.

Intelligente, créative et sensible, Rheya ne tarde pas à séduire Chris et à l’épouser mais ce bonheur en apparence idyllique finit par se fissurer lorsque la jeune femme alors enceinte, avorte ce qui provoque une réaction de rejet de son mari.

Soderbergh alterne les séquences de flash back sur Terre avec celles bien présentes dans la station orbitale, ou Chris dialogue calmement avec une représentation de sa femme crée par Solaris.

Peu à peu, la vérité se dessine et on comprend que à la suite de leur rupture, Rheya s’est suicidée, provoquant une douleur infinie auprès de Chris.

A bord, par un étrange phénomène de similitude, Rheya tente également de se suicider, sans succès.

Puis Gordon qui désire détruire les créatures par des bombardements d’ions positifs apprend par Snow, également une créature de Solaris, que les réserves d’énergie de la station sont tellement entamées qu’un retour sur Terre est à présent impossible.

Gordon et Kelvin n’ont d’autre choix que de rentrer sur Terre à l’aide du vaisseau ayant amené Kelvin sur la station mais au moment d’embarquer le psychologue renonce, habité par la délicieuse présence de Rheya qui lui donne envie de revivre son passé.

Il peut ainsi surmonter son deuil et vivre dans le sentiment de rattraper les erreurs du passé …

En conclusion, « Solaris » traite par le biais de la Science fiction un sujet inattendu car profondément profond et intime.

Les phénomènes surnaturels ne sont servent ici que de prétexte pour explorer le psychisme meurtri d’un homme et  a finalement le guérir dans une belle tentative d’utopisme thérapeutique.

Malgré le fond remarquable du roman de Lem, la réalisation de Soderbergh gâche en réalité tout le plaisir en raison d’une ambiance cafardeuse et d’un incroyable manque de rythme.

Mis à part quelques jolis et timide effets spéciaux, la plus grande partie de l’histoire se déroule en effet sur Terre dans un cadre sinistre et déprimant au possible.

Film lent et introspectif desservi par des acteurs anesthésiés dans leur monde orbital, « Solaris » ne parvient que fugacement à intéresser à son propos qui s’avère pourtant sous de multiples aspects touchant.

Ce film donc semi raté donne donc en réalité plus envie de lire le livre dont il est issu.

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 11:37

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Je dois avouer beaucoup moins lire de Science fiction qu’il y par exemple dix ou douze ans, aussi est-ce avec un regard assez détaché que je vais à présent chroniquer « L’homme programmé » de Robert Silverberg.

Véritable pape de la SF étrangement relativement méconnu face aux maitres du genre tel Dick ou Aasimov adptés au cinéma, Silverberg est un auteur particulièrement prolifique dont j’ai déjà lu quelques œuvres sans éprouver jusqu'à présent de réel coup de foudre.

Sorti en 1972, « L’homme programmé » décrit dans un futur proche (2011 !),  la nouvelle vie New Yorkaise de Paul Macy, récemment sorti d’un centre de Réhabilitation, sensé avoir guéri ses penchants criminels après quatre ans de traitement électrochimiques intensifs ayant pour but d’effacer son ancienne personnalité.

Paul a donc maintenant une nouvelle identité, de nouveaux souvenirs et un nouveau travail d’animateur de télévision holographique.

Pourtant cette belle apparence sans histoire va se fissurer très vite lorsqu’il va entrer en contact brutalement avec une jeune femme nommé Lissa Moore, qui très amaigrie et agitée, va lui révéler être la maitresse de son ancienne personnalité, un certain Nat Hamlin.

Malgré ses réticences, Paul va peu à peu se laisser infiltrer par l’envie de savoir qui il était avant son traitement et découvrir assez vite que Nat Hamlin était un sculpteur renommé au style particulièrement brillant et provocateur.

Mais l’artiste passionnel était agité de sombres pulsions sexuelles l’amenant à commettre des viols sanglants à répétitions qui amenèrent à son incarcération.

La rencontre avec Lissa encore amoureuse de Nat malgré les propres violences qu’elle a subi de sa part, réveille ce passé et une nouvelle liaison difficile commence avec Paul.

Lissa révèle à Paul les difficultés de sa vie, en raison de ses facultés télépathiques qui lui font entendre les pensées des gens à la manière de voix dans sa tête.

Les choses prennent une autre tournure lorsque lors d’une de ses visites périodiques auprès des médecins du centre de Réhabilitation, Paul découvre que l’esprit de Nat n’a pas été totalement effacé et vit encore dans les tréfonds de son cerveau.

Dominateur et flamboyant, Nat n’accepte pas longtemps de rester en second plan et harcèle constamment le placide Paul pour reprendre le contrôle de son corps.

Une compétition féroce s’engage alors d’autant plus que Nat exerce une pression physique menaçant de provoquer un arrêt cardiaque à Paul si celui se rend à nouveau au Centre pour tenter un effacement plus poussé.

Même si Paul est aidé de Lissa dont l’effrayante puissance télépathique lui permet de tenir en respect le criminel, la lutte contre un ennemi aussi intime et déterminé semble perdue d’avance, et Nat profite d’une des nombreuses absences de la fragile télépathe pour lors d’une agression physique, reprendre le contrôle du corps de Paul.

Paul parvient cependant à se remettre du combat et survit à son tour dans les recoins de l’esprit de Nat.

Tandis qu’il apprend lentement comment lutter psychiquement, il assiste placidement à la reconquête de Nat de son nouvel environnement, avec une tentative d’obtention d’un nouveau lucratif contrat face à un homme d’affaire obèse pour le moins circonspect quand à la résurrection de l’artiste maudit mais de manière plus inquiétante les vieilles pulsions d’agressions sexuelles qui se réveillent lorsque Nat revient à l’endroit de son ancien atelier.

Paul profite des doutes artistiques de Nat et de sa tension sexuelle pour attaquer son psychisme et lui faire subir quasiment les mêmes tourments qu’il a enduré.

Parvenu à retrouver in extremis une Lissa en perdition totale car rongée par son pouvoir, il unit ses nouvelles facultés à celles de la télépathes pour tuer de manière définitive l’esprit de Nat.

L’histoire se termine donc de manière positive avec la possibilité d’un traitement pour Lissa et la construction d’une histoire d’amour pacifiée entre elle et un Paul enfin libéré de son double maléfique.

En conclusion, « L’homme programmé » est un grand moment de littérature de science fiction s’inscrivant dans le même type d’écrits qu’un Dick, avec un questionnement intéressant sur la possibilité de faire des lavages de cerveaux des criminels pour les soigner et en réalité les canaliser de manière durable.

On voit bien cependant les critiques relatives à ce procédé dangereux et les risques même infimes de conflit de personnalités en découlant.

Ici le gentil et bien terne Paul fait face à son Mister Hyde personnel, doué, brutal, extravaguant mais également beaucoup excitant.

Cet ambivalence assez universelle (entre le coté moral/conscient et celui violent/pulsionnel) ne peut que séduire le lecteur qui se reconnaitra dans ce combat éternel du bien contre le mal.

Nous sommes donc ici en présence d’un ouvrage intéressant, s’aventurant de manière adroite sur le terrain des luttes psychiques tout en laissant apparaitre le coté toujours très sexuel des écrits de Silverberg.

A ce jour, « L’homme programmé » est le livre de Silverberg qui m’a le plus séduit.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 13:04

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Sorti en 1979, « Mad Max » de George Miller est considéré par beaucoup comme un film culte dont à l’imagerie punk apocalyptique très influente.

L’histoire se situe dans un futur proche indéterminé ou l’humanité semble avoir régressé au point que des bandes de voyous motorisés sèment la terreur sur de grandes autoroutes semi désertiques et abandonnées.

Seule la MFP (Main Force Police) une police équipée pour l‘interception routière (voitures, motos) semble encore capable de lutter contre ses bandes puissantes et déterminées.

Max Rockantasky (Mel Gibson) est un de ses policiers et ses talents de pilote couplés à une certaine inconscience du danger lui permettent de réussir ou ses collègues échouent le plus souvent.

Au cours d’une course poursuite frénétique, un voleur de voiture psychotique appelé Montizano (Vicent Gil), l’aigle de la route, est tué par les policiers.

A son retour à la base, Max est acclamé en héros par ses collègues et félicité par son supérieur le costaud et viril Mc Fee (Roger Ward).

Ses amis mécaniciens lui présentent une nouvelle voiture interceptrice à la motorisation révolutionnaire suralimentée à la nitroglycérine.

Max est séduit par le prototype mais rentre retrouver sa femme Jessie (Joanne Samuel) et son bébé, qui vivent dans une belle maison située aux bords de la mer.

Mais l’aigle de la route appartenait à une bande de motards, dont le chef, Toecutter (Hughs Keays Byrne) a juré de venger sa mort.

La bande montre toute sa férocité en prenant le contrôle d’une ville, en persécutant les habitants et en violant un jeune couple qui avait tenté de prévenir les secours.

Toecutter impose sa domination par la violence et sa cruauté, aidé par son lieutenant Bubba Zanetti (Geoff Parry).

Un jeune motard attardé appelé Johnny the boy (Tim Burns) est pris sur les lieux du viol par Jim Goose (Steve Bisley) , motard hâbleur de la MFP et sérieusement secoué lors de son interrogatoire.

Mais les habitants terrorisés ne portent pas plainte et le motard psychotique est relâché en proférant des menaces de mort sur Goose et Max.

Sans doute trop confiant, Goose tombe dans un traquenard et est brulé vif par les motards déchainés comme une bande de hyènes.

Max est si choqué de voir son ami vivant mais brulé à plus de 80% qu’il annonce sa décision de démissionner de la police pour aspirer à une vie paisible avec sa famille.

Malheusement pour lui, les motards ne le laissent pas en paix et le traquent inlassablement après que Jessie ait échappé à une agression en arrachant le bras d’un d’entre eux.

Le couple est agressé dans sa ferme et la famille de Max tuée sous ses yeux.

Mu par un puissant sentiment de vengeance, Max revêt son uniforme de policier clouté, s’arme d’un fusil à pompe et enfourche la nouvelle interceptor ultra rapide.

Il fond alors sur les motards devenus des proies et en blesse quelques uns.

Mais la bande de Toecutter reste redoutable, même pour un policier déterminé, aussi Max est il blessé par balle à la jambe, a le bras cassé par une moto et voit il Bubba fondre sur lui pour le tuer.

Max parvient à tuer Bubba avec le fusil empoigné de sa main gauche et trouve la force de remonter en voiture pour courser à mort Toecutter qui finit démembré par un poids lourd.

Le hasard est encore une fois clément avec Max qui retrouve Johnny en train de dépouiller un cadavre.

Max se montre impitoyable avec le fou, le menottant à la carcasse d’une voiture à laquelle il met le feu, tout en lui laissant le choix de se couper la cheville pour se libérer.

Le film se termine sur le visage dur et ferme du héros solitaire.

En conclusion, « Mad Max » est un cauchemar halluciné, épuré et ultra violent.

Miller dépouille son premier film de tout artifice lié à un gros budget qu’il n'a de toute façon pas à l’époque et va à l’essentiel en proposant un spectacle mécanique intense et prenant.

On peut être choqué par le coté malsain/sadique du film et par la moralité sommaire appliquant la loi du talion.

Sans doute discutable sur le plan du fond et de la forme, « Mad Max » n’en est pas moins un incroyable film d’action faisant la part belle aux mécaniques vrombissantes transformées en machines de guerre.

Une œuvre profondément heavy metal dont l’univers cuir-nihilistico-punk inspirera bon nombres d’artistes de tous milieux.

Et le rôle de la révélation pour un Mel Gibson alors âgé de trente trois ans.

Il incarnera pour moi toujours ce même personnage, bon père de famille, devenant complètement dingue une fois que sa famille aura été touchée, ce qui lui donnera toute légitimité pour exercer de sanglantes représailles au mépris de toute loi.

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