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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 20:26

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Voici venu à présent l’étude d’un géant de la science fiction, Herbert George Wells qui écrivit au XIX et XX ième siècle quelques un des classiques du genre.

Etant donné l’abondante production de l’auteur, cette chronique se limitera à la histoire composée de « La machine à explorer le temps ».

Classique entre les classiques, « La machine à explorer le temps » voit le jour en 1895 et raconte la folle aventure d’un scientifique londonien excentrique qui raconte à un groupement de journalistes et savants (psychologues, médecins) qu’il a réussi à voyager dans le temps en mettant au point une machine complexe.

L’homme, appelé un peu pompeusement l’Explorateur du temps, se projette ainsi dans le futur (an 802 701) et découvre un monde en apparence pacifié ou vit une espèce humanoïde à l’apparence fragile qu’il appelle les Elois.

Ces petit être étranges vivent en communauté dans des cités blanches et semblent avoir un mode de vie proche de celui des enfants, avec une existence oisive, végétarienne et détachée de tout conflit.

L’Explorateur gagne leur confiance après avoir sauvé la vie d’une jeune Elois appelée Weena, se joint à leur vie en communauté tout en continuant à chercher avec obstination à comprendre ce qui s’est passé sur la Terre pour en arriver là.

De constatations en constatations, il découvre leur peur panique des ténèbres et de la séparation du groupe, ainsi que d’étranges puits plongeant vers de profonds sous terrains dont l’accès semble frappé d’interdiction.

L’Explorateur finit par comprendre la raison de cette peur, l’existence d’une race sous terraine aveugle et difforme appelée les Morlocks, qui à la faveur de ténèbres prélève la vie des fragiles Elois.

La raison de cette situation est expliquée par la dégénérescence logique de l’humanité après que la classe des bourgeois capitalistes ait exilé celles des travailleurs dans des sous terrains ou leurs conditions de vie ne sont allés qu’en se détériorant jusqu’à les amener à régresser au stade bestial.

L’écart entre les bourgeois de plus en plus oisifs, exploitant une main d’œuvre sous terraine et les travailleurs n’a alors fait que se creuser, aboutissant également à une forme de dégénérescence de la classe dirigeante, amollie, décervelée, jusqu’à conduire à une débilité infantile.

La situation prend une tournure beaucoup plus dramatique lorsqu’il comprend que les Morlocks ont dérobé sa machine à explorer le temps, ce qui compromet sérieusement toute chance de retour.

L’ Explorateur n’a d’autres choix que de prendre son courage à deux mains pour s’engouffrer dans les maudites galeries et tenter de récupérer sa machine.

Il a pour lui une force physique supérieure à la fragile constitution des Morlocks, une barre de fer et des morceaux de camphre, qui enflammés constituent une barrière défensive efficace.

L’Explorateur lutte courageusement face à une immonde masse grouillante, mais ne peut empêcher la mort de sa chère Weena, tuée par les Morlocks.

Il parvient après une lutte particulièrement âpre à remettre la main sur sa machine et à se propulser encore plus loin dans le futur plusieurs millions d’années en avant pour fuir ce siècle maudit.

Le résultat n’est guère moins angoissant avec un monde débarrassé de toute humanité, occupé par des gigantesques crustacés agressifs puis encore plus loin par des espèces de mollusques primordiaux.

Revenu au bon vieux XIX ième siècle londonien, l’Explorateur a juste le temps de conter son histoire à un parterre incrédule avant de disparaitre cette fois à tout jamais, englouti dans les affres du temps.

En conclusion, « La machine à remonter le temps » est une œuvre intéressante proposant une vision futuriste atrocement pessimiste de l’humanité.

Très influencé par les courants de pensées socialistes et darwiniens, Wells propose ici une évolution sombre de l’humanité avec une inéluctable dégénérescence provenant de la surexploitation d’une majorité de travailleurs manuels relégués dans les tréfonds de la terre tandis qu’une minorité vit dans l’opulence, l’oisiveté et une insouciance conduisant à de tels déséquilibres que l’humanité finit par arriver d’elle-même à sa propre destruction.

Cette approche théorique est couplée avec un récit angoissant tenant en haleine l’auteur accompagnant les pérégrinations de l’Explorateur dans le monde horrifique et sous terrain des Morlocks.

A lire donc pour gouter à une vision sans doute pas si futuriste que cela lorsqu’on voit à quoi mène l’ultra libéralisme, la mondialisation et la surexploitation des pays les plus pauvres ou les conditions de vie sont sacrifiées sur l’autel du Dieu profit …

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 10:50

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En 1981, soit deux années après son premier « Mad Max », George Miller récidive avec « Mad Max 2, le défi ».

Assez peu d’innovations autour de ce deuxième volet, la trame originale est quasi identique avec cette fois Max (Mel Gibson), le guerrier de la route, écumant seul dans sa Ford Falcon Interceptor avec son petit chien les longues highways américaines rendues désertes par l’holocauste nucléaire.

Max doit comme tout le monde lutter pour sa survie et en particulier pour se procurer de l’essence, denrée devenue vitale pour se déplacer.

Sa dureté, son habileté et la rapidité de son bolide, semblent suffisantes pour se défaire des bandes de punk sauvages qui juchées sur des moto ou des buggy militarisés sont prêtes à prendre en chasse n’importe qui.

Après une rude course poursuite, Max rencontre un pilote (Bruce Spence) d’autogyre, sorte de petit hélicoptère dépouillé à l'extrème.

L’homme, un long type dégingandé lui aussi rendu nerveux par la solitude et la vie sauvage l’agresse mais Max parvient à le capturer.

Pour sauver sa vie, le pilote lui révèle qu’il sait ou se procurer de l’essence en abondance et lui indique l’emplacement d’une grande raffinerie tenue par un groupe d’homme ayant construit un camp fortifié pour se protéger des attaques des pirates.

Appâté par le gain, Max s’approche mais découvre que la raffinerie est sous la pression de la bande de Humungus (Kjell Nilson) un colosse masqué, qui convoite lui aussi le précieux hydrocarbure.

Après une attaque particulièrement violente contre des membres de la raffinerie sortis imprudemment, Max s’approche plus prêt, tue un des punks et recueille un homme grièvement blessé.

Il espère entrer dans le camp en ramenant à destination l’homme qui malheureusement meurt dans l’enceinte, plaçant Max dans la position délicate du prisonnier.

Papagallo (Mike Preston), le chef du camp le met prudemment en quarantaine tout en lui indiquant que les éclaireurs envoyés à l’extérieur cherchaient en réalité un réservoir pour tracter leur réserve de carburant et ainsi migrer vers une région plus hospitalière ou ils n’auraient pas à vivre sous la menace de Humungus.

Max prend son mal en patience et sympathise avec un petit enfant sauvage (Emil Minty).

Mais Humungus n’entend pas laisser Papagallo et sa troupe faire ce qu’il entend et se place avec toute sa bande de punks devant le camp en exigeant qu’on lui livre la raffinerie en échanges d’otages exhibés sur la calandre d’une des voitures.

On découvre alors plus précisément le rôle de Wez (Vernon Wells), féroce punk aux redoutables capacités athlétiques qui avait déjà pris en chasse Max au début du film.

Papagallo refuse de céder aux intimidations ce qui divise le camp dont une partie croit que si ils abandonnent la raffinerie, Humungus les laissera partir sain et sauf.


Au cours de la séance d'intimidation, l’ami homosexuel de Wez est tué d’un coup de boomerang du jeune enfant sauvage, ce qui le rend quasiment incontrôlable et oblige Humungus à le tenir en laisse comme un molosse enragé.

 

Papagallo utilise ensuite les capacités de pilote de Max pour l’envoyer ramener un camion capable dde tracter une citerne contenant le carburant nécessaire au départ de la colonie.


Malgré les dangers et les attaques des féroces pirates, Max aidé du pilote d'autogyre, rapatrie le camion in extremis chez Papagallo.

Individuel et solitaire, il considère alors son contrat rempli et décide de quitter le camps seul à bord de sa fidèle interceptor.

Il est alors pris en chasse par Wez et ses sbires et sa tentative se solde par un échec.

Blessé, sa voiture détruite, son chien tué, Max échappe par miracle à la mort et est recueilli par le pilote de l’autogyre qui le tracte dans les airs pour le ramener en lieu sur au camp.

Se remettant difficilement, Max n’a pas d’autre choix que de se joindre à l’expédition finale de Papagallo pour abandonner définitivement la raffinerie et migrer vers les bords de mer.

Max se porte volontaire pour conduire le camion citerne avec à son bord l’enfant devenu son meilleur ami.

Papagallo fait exploser la raffinerie pour ne rien laisser aux hommes de Humungus, qui pour se venger prend en chasse le convoi.

La poursuite finale sur la route est sans doute le point culminant du film avec d’hallucinantes scènes de combat et notamment la prise d’assaut permanente du camion citerne par Wez et ses acolytes.

Max et ses amis ripostent au coup par coup avec flèches, fusil à canon scié et bombes incendiaires artisanales lancées depuis l’autogyre mais il est difficile de contenir la violence des punks sauvages et leurs armes médiévales (arcs, masse d’armes, harpon pneumatiques).

Papagallo est tué au cours de la poursuite comme les deux sentinelles postées sur le toit de la citerne, et Max parvient enfin à faire d’une pierre deux coups en tuant Wez et Humungus après un terrible accident broyant le véhicule de se dernier.

Blessé et choqué, il réalise que le camion citerne était un leurre rempli de sable et que le carburant était en réalité réparti dans les véhicules.

Le film se conclut sur une voix off, décrivant l’établissement du camp dans une zone côtière de sécurité et laisse entendre que l’enfant deviendra la chef de la nouvelle colonie.

Quand à Max, il poursuit seul sa route …

En conclusion, « Mad Max 2, le défi » est largement aussi bon que le premier numéro.

L’effet de surprise ne joue certes plus, mais Miller bénéficie de plus de moyens et n’édulcore en rien la violence de son univers de western apocalyptique ou la régression animale est le maitre mot.

Action, violence et mécaniques rustiques surgonflées poussées à leurs limites constituent les ingrédients de base de ce cocktail survitaminé qui finit par faire oublier son scénario simpliste et ses acteurs minimalistes à l’exception du très convaincant Wells et du loufoque Spence, bien aidé par la voix si particulière de Jacques Ballutin.

On ne peut donc qu’être charmé par ce film âpre, intense à l’esthétique sado maso foncièrement heavy métal, qui influencera bon nombre d’artistes par la suite (dessinateurs, musiciens, réalisateurs).

Et plus de trente ans après, de se rendre à l’évidence sur le fait que le film contrairement à Mel Gibson, n’a pas pris une ride.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 11:42

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Envie de délaisser temporairement la littérature classique (et philosophique) pour basculer dans une littérature plus contemporaine, celle de Henri Loevenbruck, auteur en 2007 de « Le syndrome de Copernic ».

Ce copieux roman commence de manière forte par un attentat visant une tour du quartier d’affaires de la Défense à Pais.

Vigo Ravel, un malade atteint de schizophrénie étant sur le point de se rendre au cabinet médical de la tour fauchée par l’explosion, échappe miraculeusement à la mort en obéissant à des voix dans sa tête qui lui intiment l’ordre de quitter au plus vite les lieux.

Blessé superficiellement et choqué, il s’enfuit et rentre au domicile de ses Parents dans le 17 ième arrondissement de Paris.

En regardant les informations, il réalise que comme pour le 11 Septembre 2001, il y a des milliers de morts et qu’il est le seul survivant du drame.

Il comprend également que l’attentat visait la SEAM, entreprise d’armement dont l’état est l’actionnaire principal.

Vigo décide alors de retourner sur place et après quelques efforts, se voit dire que le cabinet médical ou il se rendait habituellement n’existe pas.

Pire encore, il est pris en chasse par deux hommes et ne leur échappe que d’extrême justesse en se cachant dans une vieille carrière parisienne enfouie sous le métro.

Paniqué et stressé, Vigo comprend qu’il est en danger lorsque l’appartement de ses parents est mis sens dessus dessous par les même gros bras qui l’ont agressé.

Il fuit et se réfugie dans un hôtel et prend la décision courageuse de ne plus prendre ses médicaments.

Au cours d’un rendez vous chez une psychologue, il tombe sous le charme d’une patiente d’origine maghrébine appelée Agnès.

Bien que mariée et réticente à fréquenter un schizophrène, Agnès policière de métier, accepte finalement de côtoyer Vigo avec qui une relation amicale se noue peu à peu.

Vigo reçoit également à son hôtel un mystérieux mot d’une homme se faisant appeler Sphinx, qui lui dit qu’il n’est pas malade et que la solution à ses problèmes se trouve du coté du protocole 88.

Mais les choses s’aggravent encore davantage lorsque Vigo s’aperçoit que son employeur, de Télème, plutôt bienveillant avec lui jusqu’alors, tente de le faire arrêter par les mêmes gorilles de la Défense dans un bar de blues situé sur l’ile de la Jatte.

Acculé, Vigo se découvre des réflexes insoupçonnés et dérobe la Porsche 911 de son patron qu’il conduit avec une maestria déconcertante alors qu’il pensait ne pas posséder de permis de conduire.
Il comprend alors qu’il a été trahi et qu’il ne peut faire confiance à personne de son entourage habituel.

Il se réfugie chez boulevard de Batignolles chez Agnès, qui lui révèle qu’elle s’est séparée de son mari.

Agnès accepte d’aider son ami et de mettre ses relation de policière à contribution pour faire des recherches.

Les révélations qu’elle lui présente, l’assomment : ses parents n’ont pas d’existence, leur appartement a été loué par une société d’import export offshore douteuse appelé Dermod et pire ses papiers d’identité sont également faux.

Ce sentiment angoissant est accentué lorsque la société de de Télème est rapidement déménagée et  que sa carte bancaire est désactivée.

Vigo qui attribue à la maladie ses troubles de la mémoire, se met alors sérieusement à douter de sa schizophrénie et décide de découvrir qui il est réellement.

Des messages postés sur Internet permettent de contacter Sphinx, en réalité une organisation d’activistes informatiques se posant en traqueurs acharnés des scandales et autres manipulations industrio-étatiques.

Les média grand public révèle alors que le principal suspect de l’attentat, un certain Gérald Reynald, malade schizophrène a été arrêté.

Mu par un puissant pressentiment, Vigo tente de prendre contact avec l’avocat de Reynald, mais est une nouvelle fois trahi lorsque des hommes particulièrement déterminés tente de l’intercepter.

Suspecté à présent par la police nationale d’être le complice de Reynald, Vigo comprend qu’il n’est plus en sécurité même chez Agnès qui recontactée par son mari désire elle aussi prendre ses distances avec les inextricables problèmes de son ami.

Nanti d’une belle somme d’argent en liquide qui lui a laissé sa chérie, Vigo décide d’aller perquisitionner l’appartement de Reynald et y découvre quelques documents intéressants avant d’être découvert par le véritable avocat de Reynald et de devoir une nouvelle fois prendre la fuite.

Ses recherchent l’orientent vers la ville de Nice ou a résidait Reynald.

Sur place il tombe sur Damien, un pirate informatique membre du Sphinx.

Les deux hommes sympathisent et Damien offre à Vigo l’aide du Sphinx, groupe clandestin basé dans le XX ième arrondissement de Paris.

A l’aide du Sphinx, Vigo en apprend davantage sur la société Dermod, la branche la plus sous terraine et cachée de le SEAM qui sert à fournir des mercenaires à l’Etat français pour des opérations militaires non officielles et souvent peu reluisantes à l’étranger.

Le groupe soupçonne Dermod d’avoir à travers la SEAM été visée par les attentats de la Défense.

Le décryptage des informations récupérées chez Reynald croisées avec les voix entendues par Vigo permettent d’orienter les recherches sur des locaux sous terrains cachés sous la dalle de la Défense.

Le Sphinx et Vigo parviennent à approcher le directeur de l’EPAD, qui malgré des réticences et une certaine peur, cède finalement sur la fibre émotionnelle que représente la mort des ses collègues dans l’attentat et finit par leur révéler une entrée vers les sous terrains.

Une expédition para militaire se monte alors avec en appui deux mercenaires fidèles au Sphinx.

L’expédition dans les sous terrain est comme prévu dangereuse et une fusillade ne tarde pas à éclater une fois que le groupe ait pénétré dans des locaux hébergeant des serveurs informatiques classés secret défense.

Aidé par Badji, le chef des mercenaires, Vigo découvre encore en lui d’étonnantes capacités en close combat, mais brusquement envahi par les pensées de peur de son adversaire, demeure paralysé au moment d’appuyer sur la gâchette.

Après de nombreuses pertes et une blessure de Damien, le Sphinx parvient à s’extraire du piège infernal de la Défense en important avec lui de précieux serveurs informatiques.

Mais la contre attaque de Dermod est terrible et le local du Sphinx est également perquisitionné, obligeant l’organisation à se replier dans une cache sous terraine.

L’analyse des serveurs informatiques et l’appel à une amie scientifique du groupe permet de comprendre que sous le nom de protocole 88, la société Dermod a mené des tests sur des cobayes militaires volontaires afin de créer des soldats aux capacités améliorées par traitement cérébraux électro magnétiques.

Vigo et Reynald étaient deux de ses cobayes humains avant que Dermod financée par des programmes internationaux n’investissent sur des milliers de prototypes humains.

Mais les effets secondaires des expériences sur les cobayes les rendent capables de télépathie et trop perméables aux sentiments humains, ce qui nuit à leur efficacité.

A l’aide du Sphinx, Vigo identifie l’instigateur du protocole 88, un ancien colonel de l’armée française devenu aujourd’hui le ministre de l’intérieur Farkas.

Mu par un irrépressible désir de vengeance, Vigo parvient à obtenir un rendez vous avec Farkas dans une maison isolée et bien gardée de Fontainebleau.

En face à face et avec beaucoup de cynisme, Farkas lui révèle les dernières pièces manquantes du puzzle.

Vigo découvre qu’il a été en effet un soldat d’élite, sans doute manipulé à l’époque pour participer à des expériences scientifiques qui ont mal tourné puis que lorsqu’il a été retiré du protocole 88, sa mémoire a été effacée et une nouvelle vie avec des parents et un travail factices recrées de toutes pièces

Il comprend qu’il n’est pas malade mais sans doute la prochaine évolution de l’homme, car capable de percevoir dans certaines situations les pensées de ses semblables.

Bien entendu après de telles révélations, Farkas ne peut laisser Vigo en vie et fait intervenir ses gardes du corps pour l’emmener afin de l’éliminer dans la foret.

Les gardes du corps sont extrêmement athlétiques, trop forts même pour un ex commando comme Vigo, et semblent de surcroit protégés contre l’approche télépathiques par de curieuses oreillettes.

Encore une fois, le Sphinx et ses mercenaires interviennent et interceptent à coup d’explosifs et de mitrailleuses le convoi.

Vigo se retrouve seul avec le dernier garde dans la foret et a toutes les peines du monde à se défaire de cette invincible machine à tuer.

Lorsqu’il y parvient en puisant dans ses ultimes ressouces c’est pour se faire tirer dans le dos.

Mais fort heureusement, le Sphinx le sauve des griffes de la mort.

Lorsqu’il se réveille, c’est pour apprendre que la divulgations des informations secret défenses dans les média grand public ont abouti à la chute de Farkas et à l’ouverture d’une procédure contre Dermod.

Fatigué et brisé, Vigo a le plaisir de parler à nouveau à Agnès et décide de construire une nouvelle vie avec cette femme dont il est tombé amoureux.

Il se choisit un nouveau prénom, Amel, qui signigie « Espoir » en arabe.

En conclusion, « Le syndrome Copernic » est un long roman au démarrage lent qui m’a relativement peu passionné dans sa première moitié ou scènes assez banales se succèdent à des monologues intérieurs historico-philosophiques oiseux.

Mais peu à peu, Loevenbruck construit une ambiance de paranoia intense ou le héros un monsieur tout le monde de santé fragile plutôt dépassé par les évènements découvre en lui des capacités de résistance de plus en plus intéressantes et surtout des alliés qui se révèleront précieux.

Bien sur quelques exagérations ou clichés sont à signaler, comme la force de frappe militaire d’un groupe de hackers informatiques suffisante pour terrasser des mercenaires ultra entrainés ou la policière arabe dont le héros tombe amoureux, mais ces petits défauts apparaissent rapidement mineurs lorsqu’on se trouve happé par le rythme de plus en plus passionnant de l’intrigue.

Plus le héros trouve en lui les ressources pour contrer ses puissants ennemis et avancer dans ses recherches, plus le récit prend de l’interet.

L’idée de la base secrète cachées dans une ville sous terraine laissée à l’abandon sous la Défense est géniale mais lorsque le roman bascule dans une approche de science fiction avec programme militaire secret visant à créer de super soldats conditionné par traitement électro-magnétique, on découvre alors toute l’ampleur du roman.

« Le syndrome de Copernic » est donc un livre complexe, très bien construit, qui fera le bonheur des amateurs de thriller paranoïaque à tendance science fiction.

A recommander.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 22:58

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On bascule dans un tout autre genre avec « Solaris » film de David Soderbergh sorti en 2002.

L’histoire de « Solaris » est connue de tous les amateurs de Science fiction, qui ont soit lu le roman de Stanislas Lem en 1966 soit vu le film d’Andrei Tarkovski en 1972.

« Solaris » est donc un remake qui voit Chris Kelvin (George Clooney) un psychologue forcé de se rendre sur une station spatiale scientifique ou ses occupants, chargés d’observer une planète appelé Solaris, sont victime d’intenses crises de dépression.

A partir de cette trame classique mais toujours excitante, Kelvin se rend seul sur la station pour découvrir que la plupart des occupants dont son ami le scientifique Gibarian (Ulrich Tukur) sont morts par suicide.

Les derniers occupants sont un jeune chercheur appelé Snow (Jeremy Davies) aux propos incohérents et une femme scientifique appelée Gordon (Viola Davis) qui bien que calfeutrée dans une pièce étanche, fait preuve de plus de lucidité.

Gordon donne des informations précieuses à Kelvin et lui révèle que la planète Solaris contient d’étrange émanations énergétiques capables d’inter agir sur les humains pour les rendre progressivement fous.

Kelvin ne tarde pas à éprouver les premiers effets de Solaris lorsque lors de sa première nuit à bord, il revoit sa femme Rheya (Natascha Mc Elhone) pourtant laissée sur Terre.

Le film se met alors à fortement dévier pour plonger dans le passé de Kelvin qui ré-explore à rebours son histoire avec sa femme en commençant par leur rencontre.

Intelligente, créative et sensible, Rheya ne tarde pas à séduire Chris et à l’épouser mais ce bonheur en apparence idyllique finit par se fissurer lorsque la jeune femme alors enceinte, avorte ce qui provoque une réaction de rejet de son mari.

Soderbergh alterne les séquences de flash back sur Terre avec celles bien présentes dans la station orbitale, ou Chris dialogue calmement avec une représentation de sa femme crée par Solaris.

Peu à peu, la vérité se dessine et on comprend que à la suite de leur rupture, Rheya s’est suicidée, provoquant une douleur infinie auprès de Chris.

A bord, par un étrange phénomène de similitude, Rheya tente également de se suicider, sans succès.

Puis Gordon qui désire détruire les créatures par des bombardements d’ions positifs apprend par Snow, également une créature de Solaris, que les réserves d’énergie de la station sont tellement entamées qu’un retour sur Terre est à présent impossible.

Gordon et Kelvin n’ont d’autre choix que de rentrer sur Terre à l’aide du vaisseau ayant amené Kelvin sur la station mais au moment d’embarquer le psychologue renonce, habité par la délicieuse présence de Rheya qui lui donne envie de revivre son passé.

Il peut ainsi surmonter son deuil et vivre dans le sentiment de rattraper les erreurs du passé …

En conclusion, « Solaris » traite par le biais de la Science fiction un sujet inattendu car profondément profond et intime.

Les phénomènes surnaturels ne sont servent ici que de prétexte pour explorer le psychisme meurtri d’un homme et  a finalement le guérir dans une belle tentative d’utopisme thérapeutique.

Malgré le fond remarquable du roman de Lem, la réalisation de Soderbergh gâche en réalité tout le plaisir en raison d’une ambiance cafardeuse et d’un incroyable manque de rythme.

Mis à part quelques jolis et timide effets spéciaux, la plus grande partie de l’histoire se déroule en effet sur Terre dans un cadre sinistre et déprimant au possible.

Film lent et introspectif desservi par des acteurs anesthésiés dans leur monde orbital, « Solaris » ne parvient que fugacement à intéresser à son propos qui s’avère pourtant sous de multiples aspects touchant.

Ce film donc semi raté donne donc en réalité plus envie de lire le livre dont il est issu.

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 11:37

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Je dois avouer beaucoup moins lire de Science fiction qu’il y par exemple dix ou douze ans, aussi est-ce avec un regard assez détaché que je vais à présent chroniquer « L’homme programmé » de Robert Silverberg.

Véritable pape de la SF étrangement relativement méconnu face aux maitres du genre tel Dick ou Aasimov adptés au cinéma, Silverberg est un auteur particulièrement prolifique dont j’ai déjà lu quelques œuvres sans éprouver jusqu'à présent de réel coup de foudre.

Sorti en 1972, « L’homme programmé » décrit dans un futur proche (2011 !),  la nouvelle vie New Yorkaise de Paul Macy, récemment sorti d’un centre de Réhabilitation, sensé avoir guéri ses penchants criminels après quatre ans de traitement électrochimiques intensifs ayant pour but d’effacer son ancienne personnalité.

Paul a donc maintenant une nouvelle identité, de nouveaux souvenirs et un nouveau travail d’animateur de télévision holographique.

Pourtant cette belle apparence sans histoire va se fissurer très vite lorsqu’il va entrer en contact brutalement avec une jeune femme nommé Lissa Moore, qui très amaigrie et agitée, va lui révéler être la maitresse de son ancienne personnalité, un certain Nat Hamlin.

Malgré ses réticences, Paul va peu à peu se laisser infiltrer par l’envie de savoir qui il était avant son traitement et découvrir assez vite que Nat Hamlin était un sculpteur renommé au style particulièrement brillant et provocateur.

Mais l’artiste passionnel était agité de sombres pulsions sexuelles l’amenant à commettre des viols sanglants à répétitions qui amenèrent à son incarcération.

La rencontre avec Lissa encore amoureuse de Nat malgré les propres violences qu’elle a subi de sa part, réveille ce passé et une nouvelle liaison difficile commence avec Paul.

Lissa révèle à Paul les difficultés de sa vie, en raison de ses facultés télépathiques qui lui font entendre les pensées des gens à la manière de voix dans sa tête.

Les choses prennent une autre tournure lorsque lors d’une de ses visites périodiques auprès des médecins du centre de Réhabilitation, Paul découvre que l’esprit de Nat n’a pas été totalement effacé et vit encore dans les tréfonds de son cerveau.

Dominateur et flamboyant, Nat n’accepte pas longtemps de rester en second plan et harcèle constamment le placide Paul pour reprendre le contrôle de son corps.

Une compétition féroce s’engage alors d’autant plus que Nat exerce une pression physique menaçant de provoquer un arrêt cardiaque à Paul si celui se rend à nouveau au Centre pour tenter un effacement plus poussé.

Même si Paul est aidé de Lissa dont l’effrayante puissance télépathique lui permet de tenir en respect le criminel, la lutte contre un ennemi aussi intime et déterminé semble perdue d’avance, et Nat profite d’une des nombreuses absences de la fragile télépathe pour lors d’une agression physique, reprendre le contrôle du corps de Paul.

Paul parvient cependant à se remettre du combat et survit à son tour dans les recoins de l’esprit de Nat.

Tandis qu’il apprend lentement comment lutter psychiquement, il assiste placidement à la reconquête de Nat de son nouvel environnement, avec une tentative d’obtention d’un nouveau lucratif contrat face à un homme d’affaire obèse pour le moins circonspect quand à la résurrection de l’artiste maudit mais de manière plus inquiétante les vieilles pulsions d’agressions sexuelles qui se réveillent lorsque Nat revient à l’endroit de son ancien atelier.

Paul profite des doutes artistiques de Nat et de sa tension sexuelle pour attaquer son psychisme et lui faire subir quasiment les mêmes tourments qu’il a enduré.

Parvenu à retrouver in extremis une Lissa en perdition totale car rongée par son pouvoir, il unit ses nouvelles facultés à celles de la télépathes pour tuer de manière définitive l’esprit de Nat.

L’histoire se termine donc de manière positive avec la possibilité d’un traitement pour Lissa et la construction d’une histoire d’amour pacifiée entre elle et un Paul enfin libéré de son double maléfique.

En conclusion, « L’homme programmé » est un grand moment de littérature de science fiction s’inscrivant dans le même type d’écrits qu’un Dick, avec un questionnement intéressant sur la possibilité de faire des lavages de cerveaux des criminels pour les soigner et en réalité les canaliser de manière durable.

On voit bien cependant les critiques relatives à ce procédé dangereux et les risques même infimes de conflit de personnalités en découlant.

Ici le gentil et bien terne Paul fait face à son Mister Hyde personnel, doué, brutal, extravaguant mais également beaucoup excitant.

Cet ambivalence assez universelle (entre le coté moral/conscient et celui violent/pulsionnel) ne peut que séduire le lecteur qui se reconnaitra dans ce combat éternel du bien contre le mal.

Nous sommes donc ici en présence d’un ouvrage intéressant, s’aventurant de manière adroite sur le terrain des luttes psychiques tout en laissant apparaitre le coté toujours très sexuel des écrits de Silverberg.

A ce jour, « L’homme programmé » est le livre de Silverberg qui m’a le plus séduit.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 13:04

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Sorti en 1979, « Mad Max » de George Miller est considéré par beaucoup comme un film culte dont à l’imagerie punk apocalyptique très influente.

L’histoire se situe dans un futur proche indéterminé ou l’humanité semble avoir régressé au point que des bandes de voyous motorisés sèment la terreur sur de grandes autoroutes semi désertiques et abandonnées.

Seule la MFP (Main Force Police) une police équipée pour l‘interception routière (voitures, motos) semble encore capable de lutter contre ses bandes puissantes et déterminées.

Max Rockantasky (Mel Gibson) est un de ses policiers et ses talents de pilote couplés à une certaine inconscience du danger lui permettent de réussir ou ses collègues échouent le plus souvent.

Au cours d’une course poursuite frénétique, un voleur de voiture psychotique appelé Montizano (Vicent Gil), l’aigle de la route, est tué par les policiers.

A son retour à la base, Max est acclamé en héros par ses collègues et félicité par son supérieur le costaud et viril Mc Fee (Roger Ward).

Ses amis mécaniciens lui présentent une nouvelle voiture interceptrice à la motorisation révolutionnaire suralimentée à la nitroglycérine.

Max est séduit par le prototype mais rentre retrouver sa femme Jessie (Joanne Samuel) et son bébé, qui vivent dans une belle maison située aux bords de la mer.

Mais l’aigle de la route appartenait à une bande de motards, dont le chef, Toecutter (Hughs Keays Byrne) a juré de venger sa mort.

La bande montre toute sa férocité en prenant le contrôle d’une ville, en persécutant les habitants et en violant un jeune couple qui avait tenté de prévenir les secours.

Toecutter impose sa domination par la violence et sa cruauté, aidé par son lieutenant Bubba Zanetti (Geoff Parry).

Un jeune motard attardé appelé Johnny the boy (Tim Burns) est pris sur les lieux du viol par Jim Goose (Steve Bisley) , motard hâbleur de la MFP et sérieusement secoué lors de son interrogatoire.

Mais les habitants terrorisés ne portent pas plainte et le motard psychotique est relâché en proférant des menaces de mort sur Goose et Max.

Sans doute trop confiant, Goose tombe dans un traquenard et est brulé vif par les motards déchainés comme une bande de hyènes.

Max est si choqué de voir son ami vivant mais brulé à plus de 80% qu’il annonce sa décision de démissionner de la police pour aspirer à une vie paisible avec sa famille.

Malheusement pour lui, les motards ne le laissent pas en paix et le traquent inlassablement après que Jessie ait échappé à une agression en arrachant le bras d’un d’entre eux.

Le couple est agressé dans sa ferme et la famille de Max tuée sous ses yeux.

Mu par un puissant sentiment de vengeance, Max revêt son uniforme de policier clouté, s’arme d’un fusil à pompe et enfourche la nouvelle interceptor ultra rapide.

Il fond alors sur les motards devenus des proies et en blesse quelques uns.

Mais la bande de Toecutter reste redoutable, même pour un policier déterminé, aussi Max est il blessé par balle à la jambe, a le bras cassé par une moto et voit il Bubba fondre sur lui pour le tuer.

Max parvient à tuer Bubba avec le fusil empoigné de sa main gauche et trouve la force de remonter en voiture pour courser à mort Toecutter qui finit démembré par un poids lourd.

Le hasard est encore une fois clément avec Max qui retrouve Johnny en train de dépouiller un cadavre.

Max se montre impitoyable avec le fou, le menottant à la carcasse d’une voiture à laquelle il met le feu, tout en lui laissant le choix de se couper la cheville pour se libérer.

Le film se termine sur le visage dur et ferme du héros solitaire.

En conclusion, « Mad Max » est un cauchemar halluciné, épuré et ultra violent.

Miller dépouille son premier film de tout artifice lié à un gros budget qu’il n'a de toute façon pas à l’époque et va à l’essentiel en proposant un spectacle mécanique intense et prenant.

On peut être choqué par le coté malsain/sadique du film et par la moralité sommaire appliquant la loi du talion.

Sans doute discutable sur le plan du fond et de la forme, « Mad Max » n’en est pas moins un incroyable film d’action faisant la part belle aux mécaniques vrombissantes transformées en machines de guerre.

Une œuvre profondément heavy metal dont l’univers cuir-nihilistico-punk inspirera bon nombres d’artistes de tous milieux.

Et le rôle de la révélation pour un Mel Gibson alors âgé de trente trois ans.

Il incarnera pour moi toujours ce même personnage, bon père de famille, devenant complètement dingue une fois que sa famille aura été touchée, ce qui lui donnera toute légitimité pour exercer de sanglantes représailles au mépris de toute loi.

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 20:35

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Envie de prendre les chemins de traverse et m’orienter vers une œuvre plus intimiste comme « Robot and Frank » film de Jake Shreier sorti en 2012.

L’histoire se déroulant dans un futur proche indéterminé ou Frank (Frank Langella) un vieil homme vit esseulé dans sa maison perdue dans une foret du New Jersey.

Triste et bourru, Frank mène une vie terne rythmée par ses visites périodiques à la bibliothèque municipale ou il courtise gentiment Jennifer (Susan Sarandon) la vieille bibliothécaire qui partage sa nostalgie pour les livres de papier.

L’annonce de la prochaine fermeture de la bibliothèque pour être reconvertie en musée branché, abat Frank qui se sent de plus en plus décalé dans un monde ou l’immatériel prend le dessus sur la réalité.

L’inactivité et la solitude de Frank lui vaut les inquiétudes de sa fille Madison (Liv Tyler) qui enchaine les treks en Asie centrale mais surtout de Hunter (James Marsden), son fils cadre supérieur qui fait de fréquents aller et retour pour lui rendre visite.

Au cours d’une de ses visites, Hunter surprend son père en lui offrant un robot chargé d’être son auxiliaire de vie.

Tout d’abord réticent, Frank accepte de mauvais gré le robot qui lui permet d’évacuer temporairement les discussions autour d’un éventuel placement en maison de retraite.

Chargé d’améliorer les conditions de vie de Frank par une alimentation saine, de l’exercice modéré et surtout la poursuite d’un projet de vie, le robot bouscule les habitudes du vieil homme qui finit pourtant par comprendre l’intérêt qu’il peut tirer de la notion assez floue de morale de son compagnon.

C’est alors que les vieux démons de Frank reprennent le dessus et son passé de cambrioleur reprend le dessus.

Il va ainsi progressivement faire équipe avec son auxiliaire pour reprendre ses activités criminelles et commencer par dérober les derniers vieux livres de la bibliothèque.

S’enhardissant, le duo improbable va ensuite viser Jake (Jeremy Strong) l’insupportable repreneur de la bibliothèque et lui voler à domicile ses bijoux de grandes valeurs.

Malgré la pression policière et les soupçons véhéments de Jake, Frank garde la tête froide et reçoit même le soutien de Madison venue s’installer chez lui pour l’aider.

La cohabitation de Madison et du robot révèle que Frank ne peut plus vivre sans son robot et ne supporte pas le mode de vie de sa fille, plus concernée par les problèmes du tiers monde que par la réalité pratique de la vie.

Après avoir failli faire prendre à sa place son fils Hunter, Frank et le robot s’échappe pour éviter une perquisition délicate visant à télécharger la mémoire du robot pour comprendre si oui ou non Frank est à l’origine du vol.

Après une longue discussion, le robot parvient à persuader Frank d’effacer sa mémoire pour effacer les traces l’incriminant.

Le vieil homme retrouve ensuite Susan, en réalité son ex femme qu’il avait oublié en raison de ses trous de mémoire.

Mais la fin semble inéluctable et Frank finit sa vie dans une maison de retraite ou sa famille à présent réunifiée vient lui rendre fréquemment visite.

En conclusion, « Robot and Frank » est un petit film complètement atypique rendu intéressant par la relation entre un vieil homme et un être artificiel composé d’un agrégat mécatronique.

On comprend alors que ce vieil homme égoïste et froid envers sa propre famille, éprouve pour son robot une complicité sans doute jamais éprouvée auparavant.

Le robot devient en biaisant sa fonction originelle un parfait stimulant pour un homme à la dérive se laissant mourir peu à peu.

Cet détournement du but premier de la robotique de service sensée fournir une fonction de domestique docile est pour moi la partie la plus intéressante du film.

Il est à noter aussi que le si le robot ne rend pas Frank meilleur ou ne change pas fondamentalement son tempérament, il agit néanmoins suffisamment pour incurver le sens de sa vie pour prendre les bonnes décisions dans sa situation.

Pour le reste, ayant été longtemps moi-même un solitaire amoureux des vieux livres papier, je n’ai pu que ressentir une forme de sympathie pour le mode de vie marginal du héros principal et ses relations sous haute tension avec sa famille pleine d’énergie et de projet que j’estimais vains.

Bien loin des gros blockbusters américains représentant une vision agressive du robot (« Terminator » ou « Transformer ») en pleine compétition avec l’humain, « Robot and Frank » a pour moi sa place au panthéon des bons films consacrée à la robotique.

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 09:31

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Voici une incartade dans un monde qui m’est relativement peu familier, celui du Manga avec « Jin-roh » de Hiroyuki Okiura, véritable légende du genre avec des réalisations cultes comme Akira (1988), Patlabor (1989) ou Ghost in the shell (1995).

Sorti en 1999, « Jin-roh » raconte dans le Japon des années 50 meurtri par la défaite, une rivalité complexe entre les forces de Police et une unité spéciale la Posem (Police de sécurité métropolitaine) dont les troupes d’élites appelées Panzer sont composées de soldats en armures sur-armés.

La Posem a été crée pour combattre un groupe terroriste appelé la Secte qui profite des troubles post guerre, pour perpétrer de sanglants attentats visant à déstabiliser le pouvoir en place.

Au cours d’une opération à risque dans les égouts, le lieutenant Kazuki Fuse membre de la Panzer, interpelle une jeune fille chargée d’une mission pour la Secte.

Mais la jeune fille refuse de se rendre au policier et actionne la bombe, se suicidant et provoquant une puissante déflagration.

Ayant survécu grâce à son armure, Fuse réintègre sa caserne avec de sévères séquelles psychologiques puisqu’il apparait hanté par son échec et par la mort de la petite fille.

Commence alors sur fond de guerre des polices, une étrange processus ou Fuse rencontre la sœur de la victime Kei Amemiya et débute une relation avec elle.

Après de nombreuses longueurs, on apprend que en réalité la sœur de la terroriste est chargée pour le compte de la police d’utiliser Fuse pour infiltrer la Posem et la placer sous contrôle.

Mais Fuse aidé sans doute par les remords de Kei, parvient à éviter un piège tendu par la Police lors d’un rendez vous nocturne dans un musée.

Traqué, il s’enfuit avec elle dans une cavale mystérieuse qui l’amène à lui révéler qu’il est en réalité un agent de la Secte, chargé d’infiltrer la Posem.

Le retournement est total et c’est un Fuse beaucoup plus déterminé qui se met à son tour à traquer les policiers venus arrêter la Secte dans les égouts.

Affublé de son armure de Panzer, Fuse massacre impitoyablement les policiers, prenant sa revanche sur le supérieur chargé de coordonner les opérations.

Mais malgré la réussite de l’opération et un relatif statut quo entre police et Posem, Fuse comprend qu’il ne peut laisser en vie Kei, et doit malgré son attachement l’éliminer.

En conclusion, malgré son scénario prometteur, « Jin-roh » m’a déçu.

Le scénario digne d’un film d’espionnage est complexe et la réalisation mollassonne provoque un fort ennui avec de longues séquences de tête à tête ou il ne se passe pas grand-chose entre palabres de hauts fonctionnaires et pseudo scènes de flirt bien timides.

Déception également du point de vue de l’ambiance, avec certes de superbes images et une classe esthétique encore rarement vues dans un Manga, mais un univers pas si futuriste que cela, avec des soldats dotés d’armures nazi vaguement améliorées se revendiquant comme des loups dénués de sentiments.

Nous sommes certes dans les années 50 et les progrès de la robotique/cybernétique n’ont pas encore vus le jour, mais ceci déçoit un peu lorsqu’on s’attend à des combats de cyborgs sur armés.

Mis à part donc pour ses qualités esthétiques, « Jin-roh » est un film trop froid, trop lent et trop cérébral pour moi.

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 22:36

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Cela faisait déjà plusieurs semaines que l’envie de voir le « Prometheus » de Ridley Scott me taraudait.

C’est chose faite depuis ce week end pluvieux de la fin juin 2012.

Taillé pour les fans de Science fiction amateurs d’histoires complexes et de paysages lointains somptueux, « Prometheus » raconte la quête dans un future proche (2093) d’une mission spatiale se rendant à bord d’un vaisseau appelé le Prometheus, pour explorer une lune lointaine sensé abriter les créateurs de l’humanité.

Le noyau dur de la mission est composé de scientifiques, comme les paléontologues Elisabeth Shaw (Noomi Rapace) et Charlie Holloway (Logan Marshall Green) qui ont bâti à partir de leurs recherches sur les différentes anciennes civilisations de l’humanité, la théorie selon laquelle des ingénieurs-créateurs extra terrestre auraient donné naissance à l’espèce humaine sur la planète Terre.

L’expédition financée par un richissime homme d’affaires mourant appelé Weyland (Guy Pearce) est dirigée par Meredith Vickers (Charlize Theron) sculpturale blonde autoritaire et assez peu avenante avec l’aide du surprenant androïde David (Michael Fassbender) crée par Weyland pour mémoriser tous les anciens langages et éventuellement prendre contact avec les extra terrestres.

En complément on trouve le capitaine du vaisseau, Janek (Idris Elba) un homme pragmatique, simple et courageux et d’autres scientifiques de moindre importance comme l’excentrique Fifield (Sean Harris) et le plus timoré Milburn (Ralf Spall).

Une fois le Prometheus arrivé à destination, l’équipage apprend la mission que lui a assigné Weyland a travers un hologramme et se décide à aller explorer un curieux temple de pierre.

Arrivée l’intérieur, l’expédition s’aperçoit que l’air est respirable, mais est témoin de phénomènes étranges comme la course éperdue d’hologrammes représentant les ingénieurs comme des humanoïdes de grande taille fuyant un péril en apparence mortel.

L’expédition progresse néanmoins plus en avant dans la structure pour découvrir une grande salle garnies de mystérieuses jarres et prend la décision de rapatrier à bord pour examen la tête d’un des ingénieurs retrouvée sur un cadavre.

Mais une tempête électro magnétique les oblige à se replier temporairement vers le vaisseau

Fifield et Milburn partis prématurément se perdent dans le dédale de pierres.

Entrés en contact avec d’étranges créatures reptiliennes, ils ne ressortirons jamais vivant du temple.

Sur le Prometheus, David a un comportement étrange, n’hésitant pas à inoculer un virus à Holloway et à profiter du retour de l’expédition dans le temple pour pénétrer dans une immense salle ou reposent les ingénieurs dans leurs tombeaux.

David met à profit ses stupéfiantes capacités de maitrise linguistiques et technologiques pour comprendre le mode de fonctionnement des machines des ingénieurs qui utilisaient des instruments de musiques pour recréer une vision en trois dimension de l’univers.

Du coté de l’expédition, le deuxième raid tourne au cauchemar avec la découverte du corps de Fifield horriblement brulé et la déclaration de l’infection foudroyante de Holloway.

Shaw pousse à un retour anticipé au vaisseau mais Vickers restée à bord interdit à Holloway de remonter à bord.

Le jeune homme comprenant qu’il n’a plus aucun espoir de survie accepte de se faire incinérer pour la survie du groupe.

Malgré sa douleur, Shaw n’a pas d’autres choix que d’accepter le sort de son amant.

Elle découvre ensuite par l’intermédiaire de David qu’elle est enceinte de trois mois.

Cette brusque nouvelle associée à sa stérilité génétique attire sa méfiance et la pousse à se faire retirer via les machines High tech du vaisseau le monstrueux embryon.

Choquée et ensanglantée, Shaw comprend ensuite que David est en réalité derrière ces manipulations et qu’il travaille pour Weyland en réalité toujours vivant à bord du vaisseau.

Weyland et sa fille Vickers lui révèlent alors son désir de rentrer en contact avec le dernier ingénieur en vie pour accéder à l’immortalité.

Il se rend malgré son infirmité dans le temple de pierre pour réveiller l’ingénieur qui se montre particulièrement agressif, tuant le vieux Weyland et détruisant son androïde David qui peut néanmoins toujours transmettre ses informations à Shaw.

La vérité éclate alors au grand jour et l’équipage restant comprend que les ingénieurs créateurs ont cherché à cultiver des espèces extra terrestres pour exterminer l’espèce humaine mais que leurs créations leur a échappé, provoquant leur propre destruction.

Pour empêcher le dernier ingénieur d’introduire la menace sur Terre, Janek prend alors la décision de sacrifier son équipage pour empêcher le vaisseau-temple des ingénieurs de décoller.

La scène, assez grandiose, réussit.

Dernière survivante du crash, Shaw communique avec David qui la prévient de la menace de l’ingénieur rodant dans le Prometheus pour l’éliminer.

Shaw réagit instinctivement en lâchant le prédateur muté en une immense pieuvre sur l’ingénieur.

Alors que Shaw aidée de David entreprend de chercher à l’aide d’un second vaisseau extra terrestre l’origine des mystérieux ingénieurs, on comprend que la mort de l’ingénieur donne naissance à un être reptilien sensé être le premier Alien …

En conclusion, malgré un léger cote de déjà vu, « Prometheus » est un incroyable spectacle de science fiction faisant la jonction idéale entre « Alien » et « Mission to Mars ».

Ridley Scott nous transporte littéralement dans un ailleurs lunaire à l’esthétique sombre inspirée de l’artiste suisse H.R Giger, concepteur de la première créature mécanoide Alien.

Les prouesses technologiques sont au rendez vous avec un spectacle somptueux, que ce soit dans les effets visuels grandioses ou devant les superbes trouvailles High tech du vaisseau comme un appareil automatique de chirurgie ou un système de drones volant capables de cartographier un immense complexe sous terrain.

Mis à part le coté visuel, « Prometheus » brille par son scenario ambitieux et excitant donnant une interprétation osée du mythe de la création des hommes par le Titan Prométheus et narrant la quête insatiable des humains pour se rapprocher de leurs divins créateurs.

Comme cerise sur le gâteau, on appréciera le trait d’union avec la saga Alien.

« Prometheus » ou le début d’une nouvelle grande saga cosmique ?

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 11:01

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En 1983, Richard Marquand termine l’œuvre de George Lucas et réalise « Star wars VI : le retour du Jedi ».

Après la cinglante déconvenue du précédent opus, la Rébellion se réorganise et  monte une opération de secours pour délivrer Han Solo (Harrison Ford) prisonnier du palais du chef mercenaire Jabba the Hutt sur Tatooine la planète natale et désertique de Luke Skywalker (Mark Hamill).

Les robots R2-D2 (Kenny Baker) et C3-PO (Anthony Daniels) aussi bien que la princesse Leia (Carrie Fisher) déguisée en chasseur de prime venant livrer Chewbacca (Peter Mayhew), sont rapidement capturés et réduits en servitude par un Jabba au physique de crapaud obèse incapable de se lever de son siège (comme Larry Flint ?)

Même Luke arrivé en renfort est finalement pris de vitesse par les ruses du roublard Jabba qui le jette dans une fosse putride ou il doit mettre en œuvre toutes ses capacités pour vaincre un horrible monstre reptilien.

Aidé par Lando Calrissian (Billy Dee Williams) déguisé en garde, Luke parvient à décryogéniser Solo mais pour devoir etre ensuite condamné avec ses amis a être jeté dans un affreux gouffre du désert qui les digérera vivant pendant des siècles.

Une nouvelle fois, Skywalker fait preuve de la fantastique maitrise de ses pouvoirs de Jedi et retourne au bord du gouffre une situation largement compromise.

La révolte éclate et Solo, Calrissian, Chewbacca parviennent à reprendre le dessus sur les mercenaires de Jabba qui finit horriblement étranglé par Leia.

Avant de partir Luke rend visite à son vieux maitre Yoda (Frank Oz) qui avant de mourir lui révèle que sa formation est terminée et qu’il est à présent le dernier des Jedi.

Malgré son chagrin, Luke prend conscience de l’importance de sa mission et réalise les liens de parenté qui l’unissent à Dark Vador (David Prowse) son père et Leia sa sœur.

Revenu au sein de la flotte de la Rébellion, Luke apprend que l’Empire est en train de construire une nouvelle Etoile de la mort qui demeure protégée de toute attaque par un puissant champs de force provenant de la planète Endor.

La Rébellion décide donc d’une opération de grande envergure visant à envoyer une équipe sur Endor (Luke, Solo, Chewbacca, Leia et les deux droides) pour désactiver le champs de force et permettre une attaque massive de l’Etoile de la mort menée par Lando à bord du Faucon Millenium.

Sur Endor, les rebelles découvrent une planète d’immenses forets peuplé de petites créatures poilues et primitives appelées les Ewoks.

Vivant dans les arbres et disposant d’une culture similaire à certains pygmés africains mangeurs d’hommes, les Ewoks prennent C3-PO pour un dieux en raison de son apparence dorée et de sa capacité à parler leur langage.

Les rebelles utilisent cette superstition et quelques tours de passe passe de Luke pour se faire des Ewoks de précieux alliés face aux troupes de l’empire composée de soldats usant de moto à lévitation et d’immenses robots de combat bipèdes.

Mais Luke demeure torturé par sa liaison difficile avec son père et tente par les sentiments de le faire revenir sur sa décision de servir le coté obscur de la Force.

Vador plus froid et machine que jamais demeure inflexible et livre son fils au vaisseau de son maitre l’Empereur (Ian Mc Diarmid).

Sur Endor, les rebelles parviennent à retourner une situation très délicate grâce au soutien des Ewoks qui usent de leurs astuces et de leur meilleure connaissance du terrain pour piéger les soldats de l’Empire lourdement équipés.

Solo parvient à faire exploser le générateur de champs de force, laissant la voie libre à l’assaut de l’Etoile de la mort.

La bataille spatiale qui en découle est superbe, dans la plus pure tradition des films de la série.

L’autre grand volet de cette fin de saga est l’affrontement au sabre laser entre Luke et Vador, avant que celui-ci pris de remords ne se retourne contre l’Empereur et le tue en se condamnant lui-même.

La célèbre scène finale voit Vador enlever son masque pour regarder une unique fois son fils dans les yeux avant de mourir.

Avec les morts de l’Empereur et de Vador, la destruction de l’Etoile de la Mort par les vaisseaux de Lando, vient la fin de l’Empire.

Une grande fête éclate donc pour célébrer la pacification de l’univers.

En conclusion, même si dans ce domaine la compétition est rude, « Star wars VI : le retour du Jedi » est pour moi le meilleur épisode de toute la saga.

La raison est simple, Marquand et Lucas font preuve dans ce dernier volet d’une créativité sans pareille, avec le monde désertique d’inspiration orientale de Tatooine ou règne un Jabba plus nabab que jamais puis celui inspiré des grandes forets nord américains ou l’action évolue dans un cadre inattendu et parfaitement stimulant.

Les points forts de la série sont tous la, rythme, action, courses poursuites virevoltantes à coups de moto de lévitation entre des arbres millénaires,  combats spatiaux entre chasseurs et croiseurs et duels au sabre laser dans une version de science fiction des luttes pour la suprématie entre samouraïs.

L’humour et la légèreté sont aussi bien présents avec des créatures attachantes comme les petits oursons Ewoks, les robots Laurel et Hardy C3-PO et R2-D2 ou bien les grotesques fêtes données dans le palais de Jabba.

Mais ce qui fait réellement la différence ici est le coté émotionnel de l’aventure avec la mort déchirante de Yoda transmettant sa philosophie pacifiste à son dernier élève et les relations poignantes d’un fils essayant de faire revenir son père à l’âme flétrie dans le droit chemin.

En ce sens, le cyborg  jedi Vador demeure un des méchants de cinéma les plus emblématiques, car capable malgré la sombre attraction qu’il dégage de rédemption.

« Star wars VI : le retour du Jedi »  clôt donc de manière magistrale la série qui révéla Harrison Ford en personnage hâbleur, séducteur et sympathique.

Un chef d’œuvre intemporel à regarder de 7 à 77 ans.

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