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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 22:35

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Nous sommes à présent en 1992 et David Fincher alors à son premier film se voit confier la réalisation de « Alien 3 ».

On découvre ici que les survivants du vaisseau Sulaco, placés en état de biostase, sont brusquement tirés de leur sommeil par un incendie et expulsés via une capsule de survie qui atterrit sur une planète prison du nom de Fiorina 16, peuplée d’une vingtaine de criminels psychotiques dont les pulsions meurtrières ont été canalisées par un endoctrinement religieux poussé se caractérisant par un isolement quasi monacal.

Le détenu Dillon (Charles S Dutton) a su assoir son autorité religieuse sur ses compagnons et obtient une réelle influence pacificatrice au sein de la prison aux cotés du directeur, un dénommé Andrews (Brian Glover).

A son réveil, le lieutenant Ripley (Sigourney Weaver) est prise en charge par le médecin de la prison Jonathan Clemens (Charles Dance), qui du fait de son affaiblissement lui prodigue des soins personnalisés et la maintient sous ordre de Andrews strictement isolé du reste des détenus, qu’un contact féminin pourrait perturber.

Ripley découvre que ni Hicks, ni Newt ni même l’androïde Bishop n’ont survécu au voyage et la mort de la jeune fille provoque en elle un sérieux doute sur son caractère naturel.

Sans dévoiler l’intégralité de ses pensées, Ripley insiste pour examiner le corps de Newt et que Clemens réalise un autopsie.

Le médecin accepte et comprend à demi mot que la nature de l’infection que redoute Ripley n’a en rien à voir avec une épidémie de choléra, et gagne peu à peu sa confiance.

Mais Andrews, parfait fonctionnaire désireux de ne pas se faire remarquer de sa hiérarchie coupe court aux examens, fait incinérer les corps humains, demande à ce que Ripley soit placée en quarantaine jusqu’à l’envoi d’une navette de la Weyland-Yutani vienne sous huit jours pour la récupérer.

En réalité les doutes de Ripley s’avèrent fondés puisque au moins un « Facehugger » a bel et bien embarqué dans la Sulaco, puis a vraisemblablement tué Newt et Hicks avant de s’infiltrer dans la base en infectant le corps d’un rottweiler venu inspecter la navette de sauvetage.

Bien entendu, la poitrine du chien libère un Alien qui croit à grande vitesse et ne tarde pas à tuer plusieurs détenus de la prison.

De son coté, l’entêtée Ripley se rend, avec la complicité de Clemens, dans la casse ou ont été entreposés les restes de Bishop.

Elle y est agressée par des détenus incapables de réfréner leurs pulsions criminelles et il faut attendre l’intervention musclée de Dillon pour rétablir le calme.

Réactivés temporairement, les restes de Bishop confirment la présence d’un Alien à bord du Sulaco, ce que se refuse à croire Andrews qui se voile la face en attribuant les morts à des accidents ou à une brusque crise de démence d’un détenu.

Clemens en revanche soutient Ripley et au cours d’une courte liaison avec elle lui révèle ses erreurs de jeunesse aboutissant à son incarcération, mais il est malheureusement tué par la bête, qui épargne mystérieusement Ripley mais massacre Andrews qui meurt dans l’ignorance.

Dès lors, avec un directeur en second appelé 65 (Ralph Brown) en raison de son faible QI, des gardiens non armés et des prisonniers habitués à la quasi auto administration, l’ordre devient très fragile au sein de la prison et la tension monte.

Ripley parvient à s’entendre avec Dillon, le seul à pouvoir canaliser les prisonniers par son charisme naturel, pour leur expliquer que l’équipe envoyée par la Weyland n’a pour but que capturer l’Alien pour le ramener sur Terre au mépris de la vie de taulards,  et tenter d’élaborer une stratégie rudimentaire visant à piéger l’Alien dans le dédale des galeries de la prison pour le bloquer dans une presse hydraulique géante et déverser du plomb fondu sur lui.

Mais l’exécution du plan s’avère plus compliquée que prévue et les prisonniers s’égarant dans les galeries sont impitoyablement tués par l’Alien.

En profitant d’une accalmie, Ripley demande à 65 de la passer au scanner de la navette et découvre qu’elle possède un Alien implanté dans le corps.

Se sachant condamnée, elle demande à Dillon de la tuer mais celui lui demande de se porter volontaire attirer personnellement l’Alien dans la presse, avant d’exécuter son vœux.

Le plan se remet laborieusement en place, avec la mort de nouveaux prisonniers pris par surprise par la créature mais Dillon parvient en se sacrifiant avec un immense courage à immobiliser enfin l’Alien dans la presse afin de l’asperger de plomb en fusion.

L’arrivée de la navette de secours de la Compagnie est une bouffée d’espoir pour 65, qui veut croire à un désir sincère de les secourir mais l’homme périt finalement, tué par la créatures dont les étonnantes capacités de survie lui permettent de s‘extirper du magma.

C’est une nouvelle fois Ripley qui triomphe en aspergeant d’eau l’animal dont la carapace fragilisée par la chaleur finit par exploser par choc thermique.

Le chef de de l’équipe envoyée par la Compagnie,  un homme ayant crée Bishop à son image (Lance Henriksen), propose à Ripley de la ramener sur Terre afin de la soigner et d’étudier l’Alien à des fins militaires.

La réponse du lieutenant est de se suicider en se jetant dans la lave en fusion afin de mettre à terme à l’infection de l’humanité par les Aliens.

En conclusion, « Alien 3 » est pour moi le volet le plus faible et le plus décevant de la saga.

En conflit avec la production, Fincher alors tout jeune, n’est pas réellement un spécialiste des films de science fiction et son univers carcéral, bien que clos et sombre, ne parvient pas à suffisamment entretenir de climat angoissant.

Dire qu’on s’ennuie en regardant le film serait exagéré, mais le rythme assez lent de l’intrigue et les attaques finalement assez prévisibles de la bête, ne clouent pas le spectateur à son siège comme lors du premier numéro.

L’esthétique volontairement sobre et épurée perd un peu la démesure gothique de l’œuvre de H.R Giger.

Avec ses acteurs sans grand signes distinctifs dont la dangerosité supposée ne sert à rien face à la parfaite machine à tuer qui est en face d’eux, « Alien 3 » pourrait presque passer pour un film comme les autres et perd pour moi de sa saveur.

Reste heureusement Sigourney Weaver, toujours parfaite, le sympathique Bishop et un petit rôle honnête pour Charles Dance.

De loin le plus dispensable de la saga.

Dommage.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 21:26

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En 1986, après le fort succès commercial et artistique du premier « Alien », James Cameron un autre immense réalisateur prend la suite pour « Aliens, le retour ».

Nous avions laissé le lieutenant Ripley (Sigourney Weaver) en biostase dans sa navette de sauvetage après avoir échappé aux griffes de l’horrible créature ayant décimé tout l’équipage du Nostromo et nous la retrouvons 57 ans après, très bien conservée par la mise en veille de ses fonctions organiques.

Ripley a été retrouvée et rapatriée sur une station orbitale possédée par sa compagnie : Weiland-Yutani, qui fort logiquement lui demande des comptes après la perte du Nostromo et de sa précieuse cargaison de minerais.

Bien entendu, personne ne veut croire à la version des faits avancée par Ripley et à cette histoire de créature extraterrestre pondant dans le corps d’autres vivants pour se reproduire, d’autant plus que Ripley se montre particulièrement animée pour ne pas dire véhémente dans ses explications.

Sévèrement rétrogradée à la manutention dans les hangars, Ripley voit pourtant sa situation changer du tout au tout lorsque Burke (Paul Reiser) avocat de Weiland, la contacte pour lui demander d’assister une équipe de Marines envoyée en mission afin de découvrir pourquoi les colons de la Weiland, partis terra former LV-426 ne répondent plus.

Après une première réaction de peur et de répulsion, Ripley comprenant qu’elle vivra de toute façon hantée par ses cauchemars accepte la mission qui la rétablira de plus dans des fonctions de pilotage de vaisseau spatial.

Elle embarque donc sur le vaisseau Sulaco avec Burke et une solide équipe d’une dizaine de Marines durs à cuir commandés par le lieutenant Gorman (William Hope) dont le soldat Hudson (Bill Paxton) et la brulante latino Vasquez (Jenette Goldstein) sont assurément les plus grandes gueules.

Détail marquant, Bishop (Lance Henriksen) un androïde les accompagne, ce qui du fait du passé catastrophique de Ripley concernant Ash sur le Nostromo, provoque une forte réaction de défiance, atténuée par l’assurance tranquille du robot quand à son impossibilité physique d’attaque d’êtres humains.

Après avoir sommairement écouté quelques conseils dispensés par Ripley et s’être fortement armés de puissants fusils capables de percer les carapaces des Aliens, les Marines débarquent sur la station de raffinage de LV-426 qui de l’extérieur parait très calme.

Ils progressent lentement et méticuleusement, trouvant des traces de luttes mais nulle part les corps de colons.

Seule une jeune enfant appelée Newt (Carrie Henn) est découverte se terrant parmi les galeries souterraines de la base.

Terrorisée et en état de choc, l’enfant se montre incapable de parler et est recueillie par Ripley qui tente de la rassurer en la mettant en sécurité dans un véhicule blindé.

Les recherchent des Marines les entrainent dans une la salle du réacteur atmosphérique de la base ou sont localisés les colons.

Du fait de la proximité du réacteur nucléaire, l’usage des armes lourdes est prohibé ce qui force les Marines a se rabattre sur des lances flammes.

Mais en réalité les colons sont morts infectés par les Aliens présents sur LV-426 et les Marines tombent sur une embuscade.

Pris par surprise et submergés par la violence de l’attaque, ils perdent beaucoup d’hommes et son contraints de se replier dans le désordre.

L’inexpérimenté Gorman qui supervise la situation depuis le véhicule blindé est  rapidement dépassé par la situation, aussi Ripley décide d’elle dans le chaos le plus total de foncer à bord du blindé pour secourir les Marines.

Son intervention s’avère judicieuse puisqu’elle permet d’extirper quelques survivants face à des Aliens déchainés n’hésitant pas à s’attaquer au blindé pour tenter de percer ses protections.

Mais la navette de secours chargée de les rapatrier à bord du Sulaco est attaquée de l’intérieur par les féroces Aliens et s’écrase sur le réacteur atmosphérique provoquant des dégâts irréversibles et une réaction chimique irréversibles aboutissant à échéance coute à la destruction de la station.

Ripley, Newt, Burke et la poignée de Marine survivants sont alors contraints de se réfugier à l’intérieur de la station et de s’y barricader en attentant la venue d’hypothétiques secours.

C’est alors que Bishop révèle toute son utilité en acceptant de ramper dans les gaines de ventilation pour recaler l’antenne de la station permettant de téléguider à distance la navette de secours envoyée depuis le Sulaco.

Le courageux androïde accomplit bravement sa mission, tandis qu’à l’intérieur du complexe la pression des Aliens se fait plus intense.

Folle de rage, Ripley essaye de faire avouer à Burke qu’il savait pertinemment ce que les colons allaient trouver en réalité sur LV-426 puisque la Compagnie avait déjà envoyé le Nostromo rechercher les Aliens 57 ans auparavant.

Mais l’employé, aveuglé par ses objectifs de profit de mise au point de nouvel armement militaire après l’étude des Aliens, décide devant la décision de Ripley de le dénoncer, de libérer deux « Facehugger » sur elle et la pauvre Newt.

Avec courage et un peu de chance, les deux femmes échappent à la mort, grandement aidées par l’intervention des Marines qui comprennent la duplicité de Burke.

Contraints de tenter une sortie par les gaines de ventilation pour embarquer dans la navette réacheminée par Bishop, les Marines s’exposent aux Aliens et tombent courageusement les uns après les autres, Hudson, Gorman et l’épatante Vasquez tombant de manière héroïque en préférant se faire exploser plutôt que d’être dévorés par les Aliens.

Seuls le caporal Hicks (Michael Biehn) blessé à l’acide et Ripley parviennent à rejoindre Bishop dans la navette, Burke étant tué par les monstres et Newt étant tombée après une explosion dans la salle de ponte des « Facehuggers » pondus par une reine Alien au corps énorme et difforme.

Courageusement, Ripley retourne sur place chercher Newt, et l’arrache à la reine, étonnamment pacifique devant elle, avant d’incendier tous les œufs au fusil d’assaut.

La reine perd sa capacité de ponte mais retrouvant sa mobilité se montre capable d’embarquer dans la navette de secours, ou elle tue sauvagement le pauvre Bishop après que la station ait explosé dans une puissante déflagration thermonucléaire.

Une lutte à mort s’engage alors avec Ripley, qui utilise l’exosquelette d’un robot de charge de grande taille pour lutter pied à pied avec l’immense reine.

La machine est suffisante pour bloquer les capacités meurtrières de la reine et Ripley finit non sans une lutte acharnée à évacuer son corps dans l’espace.

Epuisée, elle place Hicks, Newt, les reste de Bishop et elle-même en biostase pour le voyage du retour.

En conclusion, « Aliens le retour » est fortement différent de l’œuvre originale de Scott.

Cameron déploie ici la grosse artillerie en utilisant des commando hyper virils capables de tuer des Aliens, présents cette fois en grande quantité mais du coup nettement plus vulnérable à la puissance de feu humaine.

L’action est plus spectaculaire avec l’utilisation de véhicule lourd et toute l’ingéniosité d’un exosquelette robotisé face à une reine Alien démesurée.

Même si tous les Marines tous en muscles et en gueule sont interchangeables, le scénario solide se tient très efficacement notamment avec la présence bienvenue d’une enfant fragile et débrouillard mais aussi d’un androïde cette fois dans un rôle beaucoup plus positif et  bénéfique que dans le premier opus ou il apparaissait sournois et machiavélique.

Pourtant en privilégiant l’action et la surenchère, « Aliens le retour » perd pour moi en suspens et ne parvient pas à égaler l’intensité suspens quasi insupportable du premier opus.

Moins mystérieux, moins diaboliquement angoissant, cet Alien bis délivre cependant un spectacle tout à fait divertissant.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 19:46

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Abordons à présent un sujet qui met tient à cœur, « Alien » de Ridley Scott.

Sorti en 1979, « Alien » raconte l’histoire dans un futur lointain d’un vaisseau spatial commercial appelé le Nostromo qui revenant sur Terre pour transporter une cargaison de minerais, se trouve dévié de sa route par la réception d’un signal de détresse émanant d’une planète nommée LV-426.

Obéissant à la procédure automatisée de sécurité, l’ordinateur de bord appelé Mère sort l’équipage de sa biostase, sorte de sommeil artificiel permettant de supporter les longs trajets en préservant les fonctions organiques des êtres vivants.

Les sept membres du vaisseau se réveillent alors, parmi eux Dallas (Tom Skeritt) le barbu capitaine, le second Kane (John Hurt), le lieutenant Ripley (Sigourney Weaver), l’officier scientifique Ash (Ian Holm), la fragile Lambert (Veronica Wilson) et les deux mécaniciens raleurs Parker (Yaphett Kotto) et Brett (Harry Dean Stanton) obnubilés par leurs primes et qu’il est particulièrement difficile de convaincre de faire un détour pour aller à la rencontre du signal.

Le Nostromo s’immobilise en orbite géostationnaire et envoie une navette pour se poser sur la planète inconnue.

La descente est plus délicate que prévue et une panne dans les circuit de pressurisation cloue sur place la navette le temps que Parker et Brett réparent.

Ash supervise sur des moniteurs les actions de Lambert et Kane partis sur le terrain habillés de scaphandres.

Le groupe tombe sur l’épave d’un gigantesque vaisseau de forme torique, à l’intérieur duquel se trouve le cadavre d’un extra terrestre géant, gisant la cage thoracique perforée.

Tandis que Ash peine à établir un visuel régulier et que Ripley décode une partie du signal ressemblant plus à un avertissement qu’à un SOS, la curiosité scientifique de Kane lui ait fatale puisque au cours de l’exploration de ce qui ressemble à une batterie d’œufs, un « Facehugger »  créature ressemblant vaguement à une raie, brise la visière de son casque et s’agrippe férocement à son visage.

Vivant mais inconscient, Kane est rapatrié en catastrophe par navette mais Ripley s’oppose à sa réintégration sur le vaisseau au motif de contagion.

Outrepassant les consignes, Ash prend sur lui d’ouvrir le sas pour faire entrer Kane.

Après une vive explication avec Ripley et l’attitude désinvolte de Dallas, Kane est finalement examiné par les médecins qui découvrent que la chair incisée de l’animal contient un acide organique particulièrement agressif capable de perforer plusieurs couches d’acier.

Impuissant à soigner Kane, l’équipage découvre que la mort du « Facehugger » et le réveil du blessé, en apparence en bonne santé.
Kane est cependant victime de malaise durant le repas et sa cage thoracique se perfore, libérant une horrible petite créature insectoide appelée Alien qui se dissimule très vide dans les recoins du vaisseau.

Dès lors, l’équipage comprend qu’il a affaire à un intrus dangereux qu’il convient de traquer.

Si Ash est plutôt d’avis de la capturer vivant, Ripley pense de son coté qu’il vaut mieux éliminer la créature.

Equipés de détecteurs de mouvement d’une portée de dix mètres et de lances électriques, l’équipage se divise alors en plusieurs groupes pour recherche l’Alien.

En cherchant le chat, Brett est surpris par l’animal qui a grandi de manière impressionnante, et qui doté de griffes, d’une queue avec aiguillon et surtout d’une horrible bouche avec appendice rétractile mortel, le tue et le dévore impitoyablement.

La panique gagne alors l’équipage qui comprend alors qu’il est réellement en danger et s’équipe de lance flammes pour pensent ils l’incinérer.

Leur stratégie pour le bloquer dans les conduits d’aération échoue lamentablement et Dallas est lui aussi tué.

Lorsque Ripley interroge l’ordinateur pour trouver un moyen de triompher de la créature, elle se heurte à un verrouillage informatique qu’elle finit par lever pour comprendre que Ash a obéi à une consigne secrète de la Compagnie pour ramener l’Alien sur Terre pour l’étudier, y compris en acceptant si nécessaire l’équipage.

Folle de rage, Ripley est agressée par Ash qui semble doté d’une force surhumaine et d’une insensibilité à la douleur provenant de sa condition d’androïde synthétique.

Arrivé en renfort, Parker cogne sur Ash et aide Ripley à l’endommager suffisamment pour le mettre hors service.

Ripley prend alors les choses en mains et décide d’évacuer l’équipage par la navette de secours en prenant soin de faire exploser le Nostromo avec la créature à son bord.

Elle réalise les manipulations nécessaires à l’application de ce plan, mais Lambert Parker partis chercher de l’hydrogène sont tués par l’Alien, non sans une brave résistance du sympathique colosse noir.

Après avoir récupéré son chat, Ripley s’éjecte et fait exploser le vaisseau.

Malheureusement, l’Alien remarquablement intelligent a réussi à embarquer dans la navette de secours et agresse Ripley alors qu’elle tentait de se mettre en biostase.

Après l’avoir aspergé de le gaz frigorifique sans réussir à briser sa résistance phénoménale, Ripley décide de revêtir un scaphandre et d’ouvrir une trappe donnant sur l’extérieur pour l’aspirer dans l’espace.
La lutte pour la survie est acharnée, mais Ripley finit enfin par éjecter l’animal, puis à se mettre en biostase, échappant enfin au cauchemar.

En conclusion, « Alien » est un chef d’œuvre absolu et sans nul le film de science fiction/horreur le plus réussi de tous les temps.

Plus que l’univers sombre, technique, futuriste et effrayant crée par Scott en collaboration avec le sculpteur H.R Giger concepteur du monstre, l’intensité du film est telle que le spectateur ressent pendant toute sa durée la pression physique de la peur.

Complètement immergé dans ce huis clos angoissant, on suit avec passion les tentatives d’un équipage commercial surpassé en férocité par un ennemi naturel, mais usant des capacités d’analyse et d’adaptation du cerveau humain pour vaincre.

Tous les acteurs sont époustouflants, à commencer par Weaver impeccable en femme de caractère, de haute valeur morale et capables de décisions affirmées.

Mais difficile de ne pas être fasciné par l’androïde traitre et cynique joué par Holm incarnant les valeurs modernes du capitalisme (le profit plus important que la moralité) ou par la gouaille généreuse du géant Kotto.

« Alien » séduit donc autant par son scénario de huis clos oppressant et diabolique que par son esthétique bio-mécanique-insectoide géniale.

Ne cherchez plus le meilleur film de Scott …

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 19:08

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Science fiction à présent avec « After earth » Manoj Night Shyamalan auteur de grands succès tournant autour du surnaturel.

Sorti en 2013, « After earth » raconte dans un futur proche et après l’exode de la race humaine sur une planète appelée Nova prime après que la Terre ait été abandonnée en raison de son atmosphère devenue invivable, la mission d’entrainement d’un père, le général Raige (Will Smith) avec son fils Kitai (Jaden Smith) fraichement recalé pour faire partie des Rangers.

Durant le vol, le vaisseau est pris dans une tempête gravitationnelle provoquée par un vol d’astéroïdes, et sérieusement endommagé, doit se poser en catastrophe sur une planète jugée impraticable, et qui s’avère être en réalité la Terre, après son abandon 1000 ans auparavant par les hommes.

L’équipage périt durant le crash qui libère de surcroit une mystérieuse créature extra-terrestre appelée Ursa, qui devait être transférée sur une autre planète en raison de sa dangerosité.

Raige survit mais est grièvement blessé à la jambe.

Il choisit d’envoyer son fils Kitai également survivant, chercher une balise distante de 100 kms de la zone d’impact.

Malgré une combinaison en néoprène truffée de technologie qui permet à Raige de suivre et communiquer avec son fils en temps réel depuis le vaisseau, la mission dans une planète devenue hostile et sauvage, est extrêmement périlleuse.

Kitai dans un désir de montrer ses capacités à son père, l’accepte sans sourciller, malgré la peur qui le tenaille.

Il a pour lui quelques heures d’autonomie respiratoire assurée par des masques filtrant l’air et une sorte de sabre à double lame déployable sur simple pression.

Soutenu à distance par son père, Kitai s’élance et se heurte rapidement à une bande de singes extrêmement agressifs qui le prennent en chasse.

Le jeune homme panique, court devant lui, parvenant à leur échapper en se jetant dans une rivière.

Mordu par une sangsue toxique, il vacille, ne parvenant à survivre qu’à grand peine, après s’être injecté l’antidote au venin mortel, sur les conseils de son père.

Affaibli, Kitai se réveille à temps pour ne pas succomber au froid, mais dans un sommeil troublé revoit des scènes de son enfance, avec les conseils avisés de sa mère, Faia (Sophie Okonedo) restée sur Nova dans l’attente de la dernière mission de son mari.

Surmontant son angoisse de père, Raige s’adresse à son fils en militaire, tentant de l’aider à juguler la peur qui lui fait perdre ses moyens.

Tandis que Raige répare sa jambe en s’aidant de la technologie du vaisseau, le jeune homme se ressaisit mais ayant gaspillé ses forces et ses réserves se trouve acculé au pied d’une cascade infranchissable.

Un dialogue tendu s’établit à présent entre père et fils, le premier lui demandant d’abandonner la mission, alors que le second se rebelle, refusant l’échec et se jetant dans le vide.

Kitai utilise les capacités de vol de sa combinaison pour planer dans les airs mais est pris en chasse par un aigle géant qui le capture et l’emmène dans son nid.

Il se réveille à temps pour échapper à une attaque de lion-loups qui tuent la progéniture de l’aigle et profite du combat désespéré du rapace contre les prédateur pour fuir en faisant preuve d’habilité et de sang froid.

Kitai retrouve la seconde partie du vaisseau mais malheureusement la balise perturbée par le rayonnement magnétique est inactive.

Raige qui s’affaiblit graduellement et perd peu à peu ses forces ainsi que sa lucidité, trouve en lui les ressources pour donner suffisamment de courage à son fils pour lui faire gravir les pentes d’un volcan en éruption afin d’émettre depuis un point plus élevé.

Kitai obéit mais tombe sur Ursa, sorte d’araignée géante à la bouche difforme.

Il lui échappe d’extrême justesse, en se réfugiant dans les cavités du volcan et doit à nouveau lutter avec elle en surface en profitant d’une paralysie temporaire.

Faisant preuve d’un courage inouï, Kitai chevauche la bête et la terrasse à l’aide de son sabre.

Il peut alors émettre le fameux signal qui provoque l’arrivée des secours et le sauvetage de son père inconscient et de lui-même.

En conclusion, malgré un scénario prometteur, « After earth » est à l’arrivée en déception.

Le film démarre de manière rapide et efficace, évitant une exposition des personnages trop pesante pour immédiatement plonger le spectateur dans cette quête pour la survie dans une nature hostile et mystérieuse.

Si la relation père-fils avec la quête de ce dernier pour se monter à la hauteur de son estime est plutôt bien vue, on ne comprend pas en effet la référence au « Moby dick » de Melville roman beaucoup plus riche qu’une simple confrontation de l’homme à la nature pour s’accomplir en tant qu’individu.

Mais plus gênant, Shyamalan déçoit dans les scènes d’action et de découverte de la faune/flore de la planète, extrêmement peux imaginatives, avec des créatures assez similaires à ce qui existe actuellement.

L’armement du jeune homme est lui aussi d’une grande pauvreté, avec son sabre faisant plus office de bâton de berger que d’arme réellement capable de terrasser des créatures de grande taille.

Notons tout de même une prestation honnête et sobre de Will Smith et de son fils-star, qui n’est pour rien dans le semi échec de ce film de science fiction, trop timoré pour justifier d’un intérêt de premier plan.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 16:10

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Retour vers un film très old school qui aura marqué les années 80, « Wargames » de John Badham.

Sorti en 1983, « Wargames » raconte l’histoire d’un adolescent de Seattle, David Lightman (Matthew Broderick), indiscipliné à l’école mais féru de jeux vidéos, qui en compagnie de sa petite amie du moment, la sportive et séduisante Jennifer Mack (Ally Sheedy) va pénétrer par hasard dans un programme informatique top secret de la Défense américaine.

Après quelques recherches acharnées sur le concepteur du jeu Stephen Falken (John Wood)  réputé décédé dix ans auparavant, David parvient à trouver le mot de passe du nom de son fils Josuha, pour pénétrer dans les arcanes du jeu.

Alors qu’il croit jouer à un scénario de guerre thermonucléaire ou il a pris le camp des soviétiques, David vient en réalité d’entamer une partie avec le WOPR, intelligence articificielle embarqué dans le centre militaire ultra secret du NORAD, situé dans les montagnes du Colorado.

A l’intérieur de la base, l’attaque virtuelle de têtes nucléaires russes lancée par David, provoque la panique et la mise en alerte de tout le système de défense américain.

Le général Jack Berringer (Barry Corbin) mène les opérations aidé du docteur Mc Kit trick (Dabney Coleman) qui lui est dépassé par le brusque emballement de la situation géostratégique.

Heureusement, David et Jennifer sont rappelés à leurs obligations par leur famille et se déconnectent brutalement du jeu, ce qui met fin à l’attaque mais n’arrête pas la partie commencée avec WOPR.

En regardant les informations, les deux adolescents comprennent que quelque chose d’étrange s’est passé après leur jeu et David est peu après arrêté par le FBI qui reste dubitatif devant l’innocence du gamin.

Il réussit par ingéniosité à s’échapper de sa cellule et décide avec Jennifer de retrouver Falken finalement vivant dans une ile sous une fausse identité.

Le scientifique se montre tout d’abord revêche et misanthrope, en expliquant que pour lui la fin du monde est inéluctable mais peu à peu le duo d’ado parvient à le faire changer de position pour accepter de les aider à résoudre le crise nucléaire provoquée.

Alors que le NORAD croit subir une nouvelle attaque massive nucléaire russe par sous marins interposés, David, Jennifer et Falken parviennent à convaincre les militaires qu’ils assistent à une simulation, et laisse le surdoué pénétrer dans le programme WOPR pour changer de jeu et initialiser un jeu de morpion ou personne n’est désigné vainqueur.

David réussit in extremis et sauve une situation des plus compromises.

Le monde, après avoir frôlé la catastrophe est finalement sauf, ouf !

En conclusion, « Wargames » utilise habilement les balbutiement de la micro-informatique (vive le DOS !) et le développement des premiers jeux vidéos d’arcade, pour proposer le premier film de « hacker » montrant que l’extrême vulnérabilité des systèmes informatiques même militaire face à des adolescents doués et motivés.

L’idée de base ne manque pas de piment et on jubile de voir l’ordinateur central de la défense nucléaire américaine perdre les pédales face à des militaires dépassés par le cours des évènements.

Sympathique, vif en rebondissement et plutôt bien ficelé, « Wargames » reste un petit film familial rempli d’un charme aujourd’hui suranné.

A réserver aux plus jeunes ou aux plus nostalgiques des consoles Atari.

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 09:55

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Nanti d‘excellentes critiques « Gravity »  de Alfonso Cuaron est assurément le film à voir en cette fin d’année 2013.

Dès les premières minutes le spectateur se trouve catapulté dans l’espace, ou une mission de la NASA s’active à réparer le télescope Hubble.

L’expérimenté Matt Kowalski (George Clooney) dirige les délicates opérations en liaison avec la base de Houston.

Pour le médecin astronaute Ryan Stone (Sandra Bullock), il s’agit en revanche de la première mission, et la jeune femme est nerveuse lorsqu’elle effectue les vérifications d’une carte électronique en défaut en plein espace.

Malgré cela, Kowalski parvient par ses blagues et anecdotes stupides à détendre l’atmosphère.

Pourtant lorsque Houston annonce qu’une pluie de débris d’un satellite frappé par un missile va venir s’abattre sur eux, le stress monte brusquement de plusieurs crans.

Malheureusement, l’équipage ne peut esquiver l’impact destructeur qui coute la vie au troisième membre, un jeune astronaute au tempérament fantasque.

Sous la violence de l’impact, la navette Explorer se trouve gravement endommagée et Ryan est propulsée dans le vide spatiale.

Après un moment de panique absolue, la voix de Matt retentit et parvient à la rassurer assez pour économiser son oxygène.

A l’aide de propulseurs, Matt rejoint Ryan et l’attache à lui pour la tracter vers la navette, malheureusement inutilisable.

Privé de communication avec Houston, Matt se base sur son expérience pour prendre les choses en main et proposer à Ryan d’atteindre une base russe pour rentrer à bord d’un de ses vaisseaux Soyouz.

Le voyage en plein espace à coup de micros poussées est épuisant et stressant en raison de l’autonomie en oxygène se réduisant au fur et à mesure.

Impeccable dans son rôle de mentor, Matt parle avec Ryan pour faire chuter son stress.

Celle-ci lui parle de sa fille, morte malencontreusement après une chute à l’école, son métier de médecin et son gout pour écouter de la musique après une dure journée de travail.

Le duo finit par arriver de justesse à la station russe, elle aussi sévèrement endommagée par la pluie de débris et dont le Soyouz est inutilisable pour rentrer à terre.

Matt conseille donc à Ryan d’embarquer dans le Soyouz pour rejoindre une station chinoise en meilleur état l’espère t il.

Mais une nouvelle pluie de débris vient surprendre le duo alors qu’il n’était pas encore entré dans le cocon protecteur de la capsule.

Frappés et secoués, Matt et Ryan sont dangereusement éjectés et Ryan empêtrée dans les filins du parachute du Soyouz tient par un fil le pauvre Matt qui après une longue hésitation lui recommande de le laisser dériver afin de s’en sortir seule.

En larmes, Ryan accède à sa demande, le filin élastique la ramenant par un principe mécanique simple vers la capsule.

Enfin à bord, Ryan se débarrasse de sa combinaison, découvre l’intérieur de la station mais doit faire rapidement face à un incendie provoqué par un court circuit intérieur.

Paniquée devant l’intensité des flammes, Ryan se jette dans le cockpitt du Soyouz et surmonte son manque de confiance en elle pour prendre en commandes manuelles le pilotage.

Malheureusement passée la phase d’éjection, la machine refuse de démarrer, laissant la jeune femme en plein désarroi.

Pour tromper son désespoir, Ryan parle avec la base de Houston, capte par radio un indien inuit qui fait aboyer ses chiens pour elle, mais reçoit en rêve l’aide inattendu de Matt, qui parvient à lui insuffler le gout de vivre encore et lui prodigue le conseil judicieux d’utiliser les rétro fusées de l’appareil pour se propulser.

A son réveil, Ryan comprend que Matt n’est pas en vie mais applique ses conseils pour rejoindre la station chinoise à l’aide d’une manœuvre à haut risque consistant à se propulser à l’aide d’un extincteur.

Il lui est difficile de décrypter le manuel de commande en chinois mais après plusieurs tâtonnement, elle parvient à enclencher le processus de retour automatique sur terre d’une capsule de survie.

La descente à haute vitesse est effrayante, Ryan sentant sa dernière heure venue, fait une nouvelle fois preuve d’un grand courage et est récompensée lorsque sa capsule amerrit dans un lac de faible profondeur.

Il lui faut pourtant survivre à un dernier danger, l’inondation de sa cabine par l’eau du lac, pour une toucher une ile toute proche, et reprendre contact avec son cher plancher des vaches.

En conclusion, « Gravity » surtout en 3D est un spectacle hallucinant encore jamais vu, surclassant de la tête et des épaules le très surestimé (et gnangnan) avatar.

Bien entendu, visuellement le film est superbe, fascinant avec ses visions du cosmos glacé mais également de la splendeur de la planète terre mais c’est son point fort est surtout son scénario haletant qui prend aux tripes le spectateur pour ne plus le lâcher.

Le couple d’acteurs stars est exceptionnel, sans doute digne de l’oscar, avec toutefois une préférence pour le personnage de Clooney, impérial de charisme rassurant et de générosité.

Face à l’immensité de la nature et des forces la dépassant, le personnage de Bullock plonge à l’intérieur d’elle-même, et se retrouve face à ce qui au-delà le pur instinct de survie, peut lui insuffler le gout de vivre et à dépasser le traumatisme de la mort de sa fille.

Une légère critique cependant, le fait qu’après avoir traversé toutes ses effroyables épreuves elles arrive sur Terre avec de simples égratignures au visage n’est pas pour moi réaliste.

Inutile pourtant de bouder son plaisir, « Gravity » est un chef d’œuvre, un des meilleurs films spatiaux jamais tourné, un régal visuel couplé d’une profonde réflexion …

Un seuil conseil donc, courrez y tout propulseur en avant !

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 22:50

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On reste dans la science fiction mais dans un registre différent avec « Skraeling, tome 2, enragé » bande dessinée de Thierry Lamy (scénario) et Damien Venzi (dessinateur).

Paru en 2012, ce second tome plonge l’auditeur dans le Weltraum un monde d’anticipation inspiré de l’armée du III ième reich ou Kostler un soldat allemand incorporé dans une  unité d’élite appelée les Skraeling équipée d’armes High tech (armure, masque, optronique, bouclier et fusil haute puissance) doit se défendre des accusations de meurtre d’un de ses collègues, un certain Kiel.

Excellent combattant, mais réputé de sang « impur » car ici des peuples slaves, Kostler est victime de son tempérament belliqueux qui le pousse à lutter violemment avec ses collègues dont son ennemi Schoem, fermement décidé à venger Kiel.

Le général Stroop chef du projet Skaeling qui semble fasciner sa fille Geli, envoie le capitaine Weser à la tête d’une autre unité puissamment armée appelé les Pro-natio capturer Becker le directeur d’un camps de travail en prétextant sa gestion corrompue et une production d’armes défaillantes en série censée avoir causée la mort d’un bataillon de troupes d’élites féminines, les Valkyrjas.

Weser devient le seul maitre du camp et donne aux prisonniers quelques gages apparents d’une amélioration de leur sort.

Il cherche en réalité dans le camp des terroristes.

Influent, il fait pression sur le lieutenant Steyr, pour barrer le processus de naturalisation de Kostler, qui pour débloquer la situation est contraint de lui demander de tuer son ami caméraman Gerry et sa petite amie, une prostituée nommée Julia elle aussi issue de l'Est.

Mais Kostler se montre incapable d’accomplir de tels actes et cache Julia dans un container prêté par Gerry dont les photos montrent impitoyablement les traitements chimiques effectués sur les Skraeling.

Un brillant faits d’armes lors d’un entrainement hyper poussé des Skaeling ou il s‘extirpe sous le feu de mercenaires tirant à balles réelles sur lui, le font se distinguer comme un combattant d’exception au sein de la hiérarchie militaire commandée par Stroop.

Incapable de contrôler davantage sa haine, Schoem s’en prend à Julia, mais est heureusement tué par un bombardement slave avant de commettre l’irréparable même si en réalité, on soupçonne fortement Koestler de lui avoir réglé son compte.

Pourtant lorsque Koestler refuse d’exécuter les prisonniers du camps géré par Weser, on croit qu’il a signé son arrêt de mort, mais la révolte de ceux-ci contre leurs gardiens et la prise en otage de Stroop va venir chambouler la situation.

Juste avant son exécution, Koestler est sauvé par son ami Gerry qui propose aux Skraeling de se distinguer en prenant d’assaut le camp pour libérer Stroop.

En conclusion, « Skraeling, tome 2, enragé » plonge le lecteur dans un monde dur, âpre, austère et très difficile à pénétrer.

On ne sait à vrai dire pas trop à quoi se raccrocher, avec cette fiction fortement inspirée de l’idéologie nazi et des ses troupes dites d’élite comme le SS et cette petite touche de guerrier high tech des années 40 amélioré par la science.

Difficile donc de ne pas être mal à l’aise face à cet univers néo-nazi ou évolue un commando de race « inférieure » qui grâce à ses capacités guerrièrse et à son esprit indomptable, parvient en apparence à prendre le dessus sur ce pour quoi il a été programmé.

Coté graphisme, tout ceci reste très volontairement très austère ….

Pour une découverte, Skraeling intrigue donc mais ne parvient pas à passionner.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 21:19

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Paru en 1982, « Les maitres du temps » est un vieux film d’animation de Science fiction, réalisé par René Laloux d’après un roman de Stefan Wul « L’orphelin de Perdide ».

« Les maitres du temps » commence par le naufrage d’un buggy spatial sur une planète appelée Perdide.

Avant de mourir, le conducteur du vaisseau délivre à son fils Piel (Frédérick Legros) alors enfant : Mike une balise ovoïde lui permettant de communiquer vocalement avec un vaisseau spatial à l’intérieur duquel se trouve son ami le capitaine Jaffar (Jean Valmont).

Jaffar transporte en réalité le Prince Matton (Yves Marie Maurin) et sa compagne Belle (Monique Thierry) en fuite de sa propre planète après avoir dérobé un important trésor.

Poursuivi par une force de police intergalactique, le Prince est en réalité en cavale et cherche à atteindre une planète nommé Aldébaran qui le mettra hors de portée de ses poursuivants.

Masculin et protecteur, Jaffar communique avec Piel à travers la balise pour le guider dans sa progression sur le monde de Perdide, planète sauvage pouvant se révéler dangereuse pour un petit garçon esseulé.

Jaffar fait une halte en chemin sur une planète aquatique pour retrouver son ami Silbad (Michel Elias) un vieux navigateur bourru et sympathique, dont les connaissances sont utiles pour orienter Piel pour se nourrir et s’hydrater en utilisant au mieux les ressources végétales de Perdide.

Au cours de cette halte, le vaisseau de Jaffar embarque deux petits êtres volants infantiles nés d’une plante : Jad (Ludovic Baugin) et Yula (Pierre Tourneur) dont les capacités télépathiques s’avéreront précieuses et dont l'absolue connaissance de la notion de richesse, conduira à jetter le trésor du prince dans l'espace.

Aidé de Silbad, Jaffar a pour but de se rendre sur Perdide pour récupérer Piel, ce qui contrarie les plans de fuite de Matton.

Le prince fourbe tente ainsi de se débarrasser de Piel en l’orientant pour se noyer dans un lac, mais le garçon est sauvé in extremis par Belle et Jaffar.

Brutalement rappelé à l'ordre, le prince s'enfuit en capsule sur une planète intermédiaire mais est rapidement pris en chasse par Jaffar suivi par Jad et Yula.

Au cours de la poursuite, Jaffar et Matton sont capturés par des étranges hommes sans visage dotés d’ailes d’anges.

Ces hommes sont en réalité des voyageurs spatiaux dont l’âme a été absorbée par une créature monstrueuse appelée la conscience collective et informe, qui les a ensuite asservis.


Aidé par Jad et Yula, Jaffar comprend qu’il doit nier de toutes ses forces mentales le processus d’annihilation télépathiques auquel il va être soumis mais c’est finalement Matton qui pour racheter son âme, se jette sur la créature et réussit sa destruction en usant de toutes les ressources de son esprit.

Matton et la conscience collectives sont tués dans la lutte, les anges sont libérés de leurs chaines mentales et reprennent leur apparence hétérogène de voyageurs de l’espace.

Ils sont tous embarqués sur le vaisseau de Jaffar qui est arraisonné par une patrouille policière à la recherche du prince.

Jaffar utilise les capacités d’un voyageur métamorphe pour faire croire aux soldats qu’il a récupéré le trésor de Matton et que les voyageurs sont ses prisonniers.

Les policiers ne se doutent de rien et embarquent ce qu’ils croient être une prise facile, alors que en réalité, les voyageurs sont déterminés à prendre le contrôle de leur vaisseau pour rentrer chez eux.

Une fois doublement débarrassé de ces encombrants poursuivants et passagers, Jaffar peut ensuite se concentrer sur l’opération de sauvetage de Piel, mais comprend que la communication a été rompue car ce dernier a perdu Mike dans une caverne remplie de lianes tueuses.

La situation devient alors des plus urgentes, d’autant plus que Piel livré à lui-même après la mort de son ami quadrupède Ouin-ouin et la perte de Mike, est attaqué par les frelons géants dévoreurs d’esprits.

Le vaisseau de Jaffar est alors capté par une station orbitale dont les dirigeants explique aux voyageurs que des conquérants d'une race mystérieuse appelés les maitres du tempscours du temps ont fait revenir Perdide 60 ans en arrière.

On comprend alors que Silbad mourant était en réalité  Piel enfant secouru des frelons par des astronautes avant de se développer pour devenir un navigateur chevronné.

En conclusion, « Les maitres du temps » est une œuvre extrêmement singulière, doté d’un scénario riche, complexe et d’une atmosphère étrange, parfois franchement angoissante, qui pourra déstabiliser un jeune public.

Les fanas de SF ne pourront que gouter ce scénario fouillée et la richesse de la faune évoquée, avec une grande variété de créatures étranges et souvent dangereuse.

Moebius prête tout son talent de dessinateur pour le graphisme somptueux (pour l’époque) permettant de donner vie à ce monde foisonnant.

J’ai ainsi tout particulièrement apprécié les personnages de télépathes, comme les gracieux Jad et Yula, parfaits miroirs extérieurs de nos pensées les moins avouables ou les terribles hommes-oiseaux, aussi élégant qu’inquiétants par leur terrible uniformité.

Le reproche principal que je ferais au film est son rythme lent et un certain manque de punch, pour le reste tout ce délire télépathico-futuriste réalisé par des pointures françaises du genre, ne peut  être considéré qu’avec le plus grand respect.

A voir (ou revoir) donc pour tous les mordus de SF.

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 19:25

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Le moment est venu de terminer les copieux « Chefs d’œuvre de H.G Wells » avec autour du roman clé « M Barnstaple chez les hommes-dieux » une multitudes courtes nouvelles.

Œuvre assez tardive publiée en 1923, « M Barnstaple chez les hommes-dieux » , raconte l’arrivée après un accident de voiture dans un monde parallèle appelé Utopia d’un petit journaliste anglais mal dans sa peau appelé Barnstaple.

A peine remis de son choc, Barnstaple fait connaissance avec d’autres terriens eux aussi égarés après un accident, comme un politicien conservateur nommé Burleigh, un dignitaire religieux nommé Amerton, un caricaturiste du nom de Catskill et un personnage secondaire Lady Stella.

Soudés par l’épreuve, les terriens avancent et découvrent aux contacts des habitants que Utopia ressemble à une version supérieurement évoluée de la Terre.

S’ensuivent alors de longs entretiens avec l’utopien Urthred et d’autres savants comme Stevenin, au cours desquels les terriens apprennent à connaitre en profondeur la société utopienne, qui semble avoir détruit le capitalisme sans pour autant être tombé dans les travers du marxisme.

Sans propriété, sans monnaie, gouvernement, juges ni police, Utopia propose une liberté quasi-totale pour les individus qui ne sont même pas obligés de travailler pour vivre.

Cette révolution a été obtenue au prix d’un long apprentissage passant par des siècles et des siècles de progrès scientifiques, de combats mais aussi d’éducation, afin d’inculquer progressivement aux générations le gout du pacifisme, de la connaissance, de la liberté et du développement personnel.

Ainsi, Utopia est parvenu à éradiquer peu à peu les classes d’hommes belliqueux et cupides pour parvenir à un haut niveau de développement que ce soit technique ou social.

Les terriens réagissent diversement à ces annonces, si Barnstaple est fasciné par cette société parfaite ou les individus rivalisent de sérénité et de beauté, en revanche le Amerton est outré de voir que les utopiens, qui semblent avoir été éclairé par un messie ressemblant au Christ, n’ont pas pour autant sombré dans l’adoration et la soumission béate au messie du catholicisme.

De plus en plus agressif, en comprenant peu à peu que cette société incroyante vit de surcroit dans une grande liberté de mœurs ou le mariage n’est même pas obligatoire, Amerton est sur le point d’être déclaré dément et placer en conditionnement médical pour éradiquer ses incompréhensibles pulsions haineuses.

Mais la bonne entente entre terriens et utopiens se lézarde davantage lorsque ces derniers se trouvent victimes d’une épidémie propagée par la venue d’étrangers remplis de germes terriens dans leur monde aseptisé.

Devant l’hécatombe, les utopiens sont contraints de placer Barnstaple, ses amis et d’autres voyageurs terrestres ayant tué des utopiens par leur conduite irresponsable en quarantaine dans un immense château de pierre entouré par un lac.

Dans ce relatif isolement, Catskill révèle sa nature de leader en réussissant à convaincre les terriens de la nécessité pour eux de prendre possession d’Utopia.

En effet, l’étroit d’esprit Catskill ne partage pas la vision pacifique et progressiste des utopiens et estime que la véritable nature de la vie réside dans la compétition et la violence.

Seul Barnstaple ose s’opposer franchement aux visées belliqueuses de Catskill et il est alors pourchassé par la petite troupe après qu’il ait donné l’alerte à deux utopiens qui allaient être pris en otage dans la forteresse de pierre.

Traqué, Barnstaple se réfugie alors dans un gouffre plongeant sous le château et échappe de peu à une mort atroce.

Le château est alors rasé par les puissantes armes des utopiens, avec curieusement assez peu de morts terriens et Barnstaple toujours sous le charme de ce monde fascinant accepte d’être à contre cœur de revenir sur Terre afin de montrer aux Utopiens, le chemin entre les deux mondes.

Après des adieux déchirant et même le rapatriement de quelques éléments humains jugés non dangereux, Barnstaple rentre donc retrouver sa petite femme qui le croyant parti pour de longues vacances en solitaire, le trouve radieux.

Les autres nouvelles présentes dans le recueil traitent au choix de révolution scientifique avec dans « Le nouvel accélérateur » (1901)  la découverte d’un procédé permettant de se mouvoir à de telles vitesses que le monde parait tourner au ralenti, de voyages temporels avec dans « Un rêve d’Armageddon » (1901) un homme devenu chef d‘état futuriste préférant une vie simple et amoureuse au déclenchement d‘une guerre, de voyages dans le monde des esprits gardiens des âmes avec l’effrayant « L’histoire de Plattner » (1896) , de possession de corps par des démons dans le succulent « Le corps volé » (1898) ou encore mieux d’une âme voguant dans le cosmos après la mort possible de son corps dans l’enivrant « Sous le bistouri » (1896).

On terminera avec des nouvelles de calibre moindre traitant de télépathie, « Un étrange phénomène » (1895), d’un homme hanté toute sa vie par une porte l’emmenant dans une dimension idyllique « La porte dans le mur » (1906) ou bien d’un homme dérangé par une incursion dans le pays des fées « Mr Skelmersdale au pays des fées » (1901).

En conclusion, difficile encore une fois de bouder son plaisir devant une pareille pluie de nouvelles plus créatives les unes que les autres.

Loin au dessus du lot, « M Barnstaple chez les hommes-dieux » est l’un des romans les plus abouti de Wells mais verse essentiellement dans une projection philosophique d’une existence idyllique et parfaite ou religion, politique, argent, travail et guerre seraient abandonnés au profit d’un développement scientifique, technique, intellectuel et social sans faille.

Ce roman très théorique manque donc pour moi d’action et contient certaines longueurs ou se complait l’écrivain excité de développer sa vision de la société idéale.

Le plupart des autres nouvelles sont excitantes, bien écrites et tiennent le lecteur en haleine du début à la fin.

Wells y déploie tout son talent de conteur et son imagination mélangeant science fiction et fantastique dans un intense bouillonnement de trouvailles.

On se régale donc globalement à la dernière partie de cet ouvrage, même si il ne contient pas à proprement parler de chefs d’œuvres de la trempe de « La guerre des mondes » ou de « L’ile du docteur Moreau ».

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 23:00

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Nous poursuivons avec « Les chefs d’œuvres d’H.G Wells » avec une série d’histoires estampillés pur classiques de la science fiction : « L’étoile », « Une histoire des temps à venir », « Les premiers hommes dans la lune », « Dans l’abime » et « L’Œuf de crystal ».

Dans « L’étoile » (1895), micro nouvelle de cinq pages, Wells décrit les impacts catastrophiques du passage d’une étoile filante de dimension suffisante pour bouleverser l’éco système terrestre et provoquer de terribles lésions à l’espèce humaine, dont une poignée seulement d’homme survivra aux cataclysmes engendrés.

Plus consistant est « Une histoire des temps à venir » (1897), qui raconte au XXII ième siècle une histoire d’amour impossible entre Elisabeth Mwres, fille d’un haut fonctionnaire des Machines pneumatiques et hydrauliques et Denton, un petit machiniste de cette même compagnie.

Tombée amoureuse de Denton avec un coup de foudre impossible à raisonner, Elisabeth va contrarier les projets de son père qui la destinait à Bindon, un employé plus gradé dans la société, jugé meilleur parti.

Malgré l’intervention d’un hypnotiseur chargé d’effacer toute trace de passion chez Elisabeth, Denton va poursuivre sa passion et parvenir à briser le conditionnement effectué l’élu de son cœur.

Le couple va être contraint de fuir la ville tentaculaire, surpeuplée et protégée par d’épaisses murailles pour s’aventurer à la campagne, ou il va s’apercevoir de la quasi impossibilité pour des citadins délicats comme eux de vivre dans la rudesse des conditions climatiques et la menace des animaux sauvages.

Se repliant à la ville, le couple, doté à présent d’un enfant, va sombrer peu à peu dans la misère, ce qui va le contraindre à mettre leur enfant dans une crèche publique et à se loger dans un centre d’aide social, ou ils échangent le loyer et le gite contre des jours de travail pénible effectués au gré des besoins quotidiens.

Denton va atrocement souffrir de la vie d’ouvrier et apprendre à ravaler son dédain pour bénéficier des leçons de self défense d’un collègue sympathique et ainsi être capable d’une efficacité au combat de rue qui lui permettra de survivre à l’usine.

Bien que moins spectaculaires, la douleur et l’humiliation d’Elisabeth seront également très fortes.

En apparence désespérée, la situation va se débloquer avec la mort de Bindon, atteint d’une maladie incurable et devenu à la fin de ces jours magnanime, ce qui va permettre à Elisabeth de toucher assez d’argent pour tirer le couple de la déchéance la plus totale.

Dernière pierre angulaire de cette trilogie, « Les premiers hommes dans la lune » datant de 1895, raconte une nouvelle aventure folle ou  Bedford un aventurier anglais fauché en train d’écrire une pièce de théâtre pour se refaire, lie connaissance avec un savant fou, le professeur Cavour, pour mettre en place un procédé révolutionnaire permettant de vaincre les lois de la gravitation.
Cavour tapisse une sphère d’une substance révolutionnaire appelée la cavorite afin de pouvoir grimper dans les cieux.

Epris d’aventures mais également de profits, Bedford lui emboite le pas et les deux hommes se lancent alors dans une folle ascension en voyageant à travers un puits gravitationnel en direction de la lune.

Sur place, les deux hommes découvrent la splendeur des paysages lunaires, la démultiplication de leurs capacités musculaires du fait de la gravité moindre mais de manière encore plus surprenante la présence d’une quantité d’oxygène certes moindre que sur la Terre, mais suffisante pour respirer et pour permettre la photosynthèse nécessaire à l’apparition de la vie.

Allant de surprises en découvertes, le duo découvre de gigantesques créatures rampantes qu’ils baptisent veaux lunaires qui se trouvent gouvernées par des bipèdes insectoides appelés Sélénites.

Emportés par leur enthousiasme, Cavour et Bedford perdent de vue leur sphère et s’égarent à la surface lunaire.

Grisés par l’absorption de nourriture lunaire, les deux hommes s’en prennent alors violemment aux Sélénites jusqu’alors pacifiques et se retrouvent capturés.

Emmenés sous la surface lunaire, les deux hommes sont capturés et mis en observation.

La brusque révolte de Bedford et ses forces décuplés par rapport aux faibles capacités motrices des Sélénites lui permette de briser ses chaines en or et de pousser Cavour plus timoré à le suivre.

La remontée vers la surface lunaire est un long cheminent à travers un réseau de galeries complexes ou les affrontements avec les Sélénites, plus faibles, moins courageux, dotés d’armes rustiques mais dangereuses (piques, flèches) causent des blessures superficielles aux deux rescapés.

Dans le tumulte de la lutte pour la survie, Bedford perd Cavour et parvient à regagner la sphère ou à bord de laquelle, il s’enfuit à demi mort de faim et d’épuisement, après avoir procédé à une ultime recherche de son compagnon.

Malgré son inexpérience, Bedford parvient à manœuvrer la sphère et à revenir sur terre, les bras chargé de l’or recueilli sur la lune.

Il atterrit à Londres et après avoir mis son or en sureté, entreprend malgré l’incrédulité des hommes de la rue, de raconter par écrit son récit.

L’histoire se poursuit néanmoins avec l’envoi de messages radio par Cavour encore vivant et complètement adopté par la société Sélénite dont il découvre les richesses enfouies.

Aidé par un électricien, Bedford lit minutieusement les récits de son ancien compagnon et découvre qu’il a pu pénétrer toutes les couches de la société jusqu’à entrer en contact avec l’autorité suprême de la Lune, un Sélénite doté d’un énorme cerveau appelé le Grand Lunaire.

Subjugué par ces créatures capables d’apprendre sa langue, Cavour adhère à leur modèle socialiste basé sur une décomposition à l’extrême des rôles, ou chaque individu ne se développe physiquement et intellectuellement que par rapport à la fonction qui lui a été assignée.

Le Grand Lunaire se montre très curieux sur la société terrienne et Cavour en totale confiance avec son nouveau mentor, se montre de plus en plus imprudent, allant jusqu’à lui révéler que les humains sont des êtres belliqueux dotés d’armes puissantes capable de représenter une menace sérieuse pour la société Sélénite globalement plus sage et pacifiste.

On comprend enfin à la rupture brutale des communication que Cavour a été tué …

Deux courtes (mais savoureuses) nouvelles viennent ensuite conclure cette première partie, « Dans l’abime » (1896) qui narre le voyage d’un savant appelé Elstead dans les profondeurs sous marines à l’aide d’une sphère capable de supporter les fortes pressions et surtout sa rencontre avec des créatures spectrales des profondeurs qu’il finit hypnotisé par suivre au fond des mers, puis « L’Œuf de crystal » (1897) encore plus fascinant avec la présence d’une œuf qui  donne comme un poste de télévision à son possesseur une vision sur la vie sur Mars avec des créatures ailées mystérieuses.

En conclusion, « Les chefs d’œuvres de H.G Wells, partie 1 » recèle déjà des aventures particulièrement inventives venant stimuler l’imagination du lecteur.

« Une histoire des temps à venir » est romantique à souhait avec un dénouement peu être trop positif et tiré par les cheveux et « Les premiers hommes sur la lune » peut être considéré malgré quelques longueurs, comme le plat de résistance du recueil avec une vision très poussée, foisonnante même si peu réaliste de la vie sur la Lune.

On goutera avec un gout certain les deux courtes nouvelles finales, sans nulle doute les plus plaisantes à la lecture en raison de leur construction simple.

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