Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 22:11

globalia.jpg3.gif

 

 

J’ai déjà lu et assez peu gouté les écrits de Jean-Christophe Rufin, aussi est-ce avec une certaine suspicion que j’ai abordé « Globalia ».

Sorti en 2004, « Globalia » est un roman d’anticipation/science fiction racontant dans un futur indéterminé l’évolution de la planète Terre pour former un ensemble unique appelé Globalia, ou les humains vivent dans une communauté fermée protégée du monde extérieur par de gigantesques dômes transparents régulant la température interne.

Sous des dehors de régime démocratique prospère et sur, Globalia opère un contrôle étroit des individus, obérant leurs capacités de réflexions propres en les orientant dans le culte de l’éternelle jeunesse et dans une multitude d’activités futiles comme le sport, les loisirs ou des célébrations quotidiennes en tout genre.

Baïkal, un jeune homme intelligent mais en rébellion patente contre Globalia est sélectionné par Ron Atlman, le dirigeant officieux du système, pour être favorisé dans sa quête d’évasion même si son amie Kate est judicieusement conservée à l’intérieur comme garantie.

Il peut ainsi échapper aux patrouilles de sécurité et rejoindre les non zones, parties de la Terre non contrôlées par Globalia.

Evoluant en Amérique du sud, Baïkal fait la connaissance de Fraiseur, issu d'une lignée d'anciens ouvriers mécaniciens formant l’une des tribus de la non zone.

A son contact, il apprend à se débrouiller dans un environnement sauvage ou règne la loi du plus fort entre bandes rivales et ou les raids militaires meurtiers des forces Globaliennes font régulièrement de lourds dégats.

Au sein de Globalia, le journaliste Puig Pujols est licencié par son patron pour avoir eu l’audace de remettre en cause la version gouvernementale concernant les auteurs d’un attentat meurtrier.

On découvre à ce propos une autre facette de Globalia qui consiste à contrôler étroitement la presse afin de manipuler les masses en créant de toutes pièces des ennemis.

C’est Baïkal qui est choisi comme bouc émissaire et responsable de l’attentat mais Puig révolté contre ces procédés parvient à intercepter un courrier de Kate, désireuse de revoir son amant et à peu à peu gagner sa confiance.

Puig est également en contact avec l’association Walden, qui se livre à l’activité forcément douteuse de fournir à ses adhérents des livres papiers alors que le format électronique soigneusement filtré à possession du domaine.

Par ce biais, il trouve de précieuses informations sur la géographie et surtout l’Histoire précédant la version artificiellement crée par Globalia.

Un beau jour, ulcéré par les manipulations de Globalia, Puig et Kate décident eux aussi de partir pour rejoindre Baïkal dans les non zones.

Si le but de Puig est de porter des documents précieux aux forces rebelles en leur montrant les principales faiblesses de Globalia, celui de Kate est plus axé sur les retrouvailles avec son ami.

Leur évasion semble dans un premier temps facilitée par les groupes mafieux effectuant le filtrage entre les non zones et Globalia, mais le couple se retrouve prisonnier de Tertullien, l’un des plus puissants chefs en réalité à la solde des militaires de Globalia dirigés par le général Sisoes, lui-même aux ordres de Altman.

De son coté, Baïkal fait la connaissance de la tribu des Déchus, principal groupe dissident de Globalia et jouant sur sa réputation (factice) de grand terroriste, prend naturellement l’ascendant sur des rebelles jusqu’alors incapables de s’unir pour mener une attaque de front afin de libérer sa chère et tendre.

Aidé de Fraiseur et de Howard, frère de Helen, la principale chef Déchue, Baïkal prend d’assaut le repère Tertullien et peut ainsi récupérer sa bien aimée.

Fraiseur est malheureusement tué dans l’assaut par le traitre Howard, et Tertullien, parvient à s’échapper et à prévenir ses maitres d’une attaque d’envergure contre Globalia.

Le plan de Altman se dévoile enfin, manipuler Baïkal, Kate et même Puig afin de se servir d’eux comme appât pour forcer les adversaires intérieurs de Globalia à se démasquer.

Au cours d’une réunion au sommet entre les industriels dirigeants le pays, Altman, parvient à mettre en évidence la trahison de Paul Wise, héritier de la plus grande entreprise de fabrication d’armes de Globalia, mais en réalité profondément opposé à ses principes directeurs.

L’association Walden, pilotée par Wise, est démantelée et les activités illicites de l’homme d’affaires neutralisées.

Au final, Baïkal qui a retrouvé Kate, décide de quitter son rôle improvisé de chef de clan, de rester dans les non zones afin de vivre de manière sauvage loin du monde aseptisé etsur- contrôlé de Globalia.

En conclusion, « Globalia » est plutôt une agréable surprise et permet à Rufin de démontrer des qualités insoupçonnées dans un registre ou je ne l’attendais guère.

Le propos est une critique à peine voilée contre la tentative de modelage du monde par les Etats-Unis ou plus généralement par une fausse démocratie dirigée en réalité par des lobbys industriels/financiers plus puissants que les hommes politiques et la presse, réduits de fait à de simples marionnettes.

Rufin décrit donc un monde certes confortable mais factice ou le citoyen est conditionné pour ne pas réfléchir et continuer à servir les intérêts souvent économiques des véritables dirigeants.

Hors de ce monde, survivent des peuples revenus à l’état semi sauvage et communément désignés par Globalia comme des terroristes au motif qu’ils ont refusé de partager leurs valeurs.

Mais Rufin choisit de ne pas aller jusqu’au bout du conflit et laisse son roman dans un état de status quo, chacun restant de part et d’autre des murailles délimitant son territoire.

On pourra sans doute regretter ce manque d’engagement terminal, hausser les épaules devant le manque d’intérêt de la morne relation amoureuse entre les personnages principaux, mais plus logiquement louer les qualités d’écriture et le parti assez audacieux de l’auteur, qui réussit pour le coup à tenir en haleine sur toute la durée d’un roman ambitieux et remarquablement écrit.

Repost 0
26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:37

blade_runner.jpg2

 

 

En 1982, après « Alien », Ridley Scott toujours très inspiré par la science fiction s’attelle à « Blade runner » librement adapté de l’écrivain de science fiction Philip K Dick.

« Blade runner » prend donc place dans le Los Angeles futuriste de 2019 ou Rick Deckard (Harrison Ford), se voit contacté par le policier Gaf (Edward James Olmos) pour accomplir la difficile mission de traquer et détruire six dangereux androïdes appartenant à la classe des Répliquant, interdite de séjour sur Terre après une révolte contre leurs créateurs humains.

Bien que spécialiste, Rick doit enquêter soigneusement dans une ville glauque en permanence dans l’obscurité et la pluie, ou les voitures peuvent voler au milieu de buildings hideux déversant un flot continu de publicité pour des multinationales.

En réalité, les Répliquants qui appartiennent à une classe de robots particulièrement évolués sont difficiles à distinguer des êtres humains et seul un test dit de Voight Kampf en examinant la dilation de leur pupille pendant un interrogatoire formel, permet des les identifier avec certitude.

Il apparait également que les six renégats cherchent à entrer en contact avec leur société d’origine la Tyrell  corporation fondée par Eldon Tyrell (Joe Turkel) pour trouver un moyen d’annuler le processus qui les condamne à une mort naturelle après quatre ans.

Lorsque Rick se rend chez Tyrell pour examiner les indices concernant la tentative avortée d’un Répliquant nommé Leon (Brion James) d’infiltrer la société, il fait la connaissance de Rachel (Sean Young) assistante de Tyrell, qui s’avère  après avoir passé le test être une Répliquante.

Mais Rachel qui s’est vu implanté des souvenirs humains ignore tout de cet état et se montre très perturbée par cette révélation.

Pendant ce temps là, les Répliquants emmenés par leur chef Roy Batty (Rutger Hauer) remontent patiemment la piste de Tyrell, en questionnant  le scientifique Chew (James Hong) puis en envoyant la séduisante Pris (Daryl Hannah) charmer le généticien Sébastian (William Anderson).

De son coté, Rick remonte la trace de Zhora (Joanna Cassidy) qui exhibe sa plastique parfaite dans un bar à strip teaseuse des bas fonds de la ville.

Méfiante, la belle prend la fuite mais est abattue grâce au pistolet spécial de Rick.

Plus tard, Rick est agressé par surprise par Leon qui aidé de sa force surhumaine le désarme et le menace sérieusement.

C’est alors Rachel qui intervient, sauvant la vie de Rick et tuant Leon.

Reconnaissant, Rick se rapproche de Rachel et noue une relation amoureuse avec elle.

Cette relation le conduit à ignorer les ordres de sa hiérarchie qui lui commande d’éliminer Rachel comme les autres androïdes.

Pris, qui a emménagé chez Sébastian, introduit Roy chez le généticien et ensemble, le couple fait pression sur le scientifique pour arriver jusqu’à Tyrell qui partage avec lui une passion pour les échecs.

L’interrogatoire de Tyrell est serré, mais le scientifique confirme ne pas avoir de solutions techniques pour prolonger ses androïdes, certes plus performants que les humains mais moins endurants.

Ce refus se solde par la mort des deux scientifiques.

Une nouvelle fois, Rick remonte la trace des androïdes et tombe sur Pris, qui tente de passer inaperçue au milieu des automates de Sébastian.

Ceci ne dupe pas le chasseur, et une lutte féroce s’engage alors dans l’appartement, se soldant par la mort de l’androïde.

Le combat final peut alors s’enclencher entre Rick et Roy.

Si le robot prend l’avantage en raison de ses grandes capacités de combat mais gravement détérioré finit par succomber également.

Une fois le dangereux Roy abattu, Rick rejoint Rachel mais ne peut se résoudre à l’éliminer.

Gaf lui fait comprendre en laissant un indice qu’il approuve ce choix …

En conclusion, « Blade runner » est un film assez inclassable et fortement déroutant.

Son atmosphère étrange, laide, déprimante et son rythme lent le rendent assez difficile à suivre.

Sur l’aspect futuriste, Scott se cantonne au strict minimum avec un monde obscur et sinistre ou les robots ont le même aspect que les hommes.

Film méditatif, plus axée sur la relation de l’homme et de la machine, celle-ci devenant particulièrement ambigüe lorsque la machine épouse trop étroitement son modèle, « Blade runner » recèle la particularité de rendre les robots pathétiques, à l’instar du personnage incarné par Hauer, dur à cuir condamné malgré ses efforts à une fin inéluctable.

Restent que malgré ses qualités de fond, « Blade runner » souffre pour moi d’un manque d’intensité et d’une esthétique discutable et d’une atmosphère confinée bien trop pesante.

Ceci me suffit à ne pas le voir considérer comme culte.

Repost 0
23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 20:55

grand_silence.jpg3.gif

 

 

Publié en 1999, « Le grand silence » est le premier roman de Robert Silverberg que j’ai lu de ma vie.

Le célèbre auteur américain a été souvent malmené dans ses colonnes, mais jeune lecteur au début des années 2000 j’appréciais à l’époque son œuvre.

« Le grand silence » propose dans un futur proche ou les implants ont remplacé les téléphones, la trame ultra classique d’une invasion d’extra-terrestres appelés les Entités, qui sans crier gare ou donner une quelconque raison de leurs motivations, débarquent un beau jour sur Terre à bord d’immenses et étranges vaisseaux qui provoquent de vastes incendies.

Bien entendu une vague de panique mais également de curiosité ne tarde pas à accompagner la venue de ces Entités, ressemblant à d’immenses pieuvres à la peau parcourue de taches multicolores variant suivant les conditions extérieures.

Silverberg fait vivre l’invasion au travers d’une famille américaine de Los Angeles, les Carmichael, dirigée par un ex colonel de l’armée américaine, vivant dans un ranch reculé sur les hauteurs californiennes.

Ayant démontré ses compétences lors de la guerre du Viêt-Nam, le Colonel est rapidement contacté par le instances militaires et politiques du pays afin de réfléchir à la meilleur stratégie à adopter face aux envahisseurs mais se trouve personnellement touché lorsque sa belle fille Cindy, aux tendances hippies, embarque volontairement dans le vaisseau alien dans l’espoir de découvrir un monde meilleur.

Le Colonel est particulièrement marqué lorsqu’il apprend que son fils Michael, pilote de canadair volontaire, s’est tué en tentant d’éteindre un des feux, peu après avoir encaissé le refus de Cindy de revenir sur Terre.

Malgré leur refus de communiquer directement avec les hommes, les Entités établissent peu à peu une domination sur les humains, en coupant sélectivement l’énergie électrique, ce qui met hors service tous les systèmes évolués et fait instantanément régresser l’humanité.

Trop supérieurs technologiquement, les Entités semblent invulnérables à toute attaque directe et amènent par un contrôle mental appelé la Pression, les humains à accomplir pour eux des basses besognes de construction comme l’édification d’un mur gigantesque autour de Los Angeles.

En face, la résistance désorganisée tente de communiquer via des réseaux de pirates informatiques collectant péniblement quelques bribes d’informations sur les Entités.

Après la tentative désespérée d’une frappe via un satellite militaire, la riposte de Entités est terrible et entraine une grande pandémie qui réduit de moitié la population de la Terre.

De manière inexplicable, le ranch des Carmichael échappe au contrôle des Entités et devient une sorte de havre de paix et de résistance dans un monde sombrant dans la déliquescence.

La famille se resserre autour du vieux chef de clan, vivant en autarcie et se reproduisant de génération en génération.

Son fils Anson prend le relais mais souffre terriblement ne pas parvenir à trouver un véritable moyen de combattre efficacement les invincibles monstres qui gouvernent la Terre.

Ronnie, le rebelle fort en gueule, découvre l’amour au ranch et épouse les idéaux de la famille.

Tandis que certains humains comme le génial pirate informatique tchèque Borgmann, choisissent par individualisme ou désir de revanche de mettre leurs compétences au services des Entités, en intégrant le corps de Quisling, police chargé d’assoir leur domination, les mystères de l’évolution font que en Angleterre nait le jour de Noel, un métisse anglo-pakistanais nommé Khalid Burke.

Chahuté par une enfance difficile, Khalid qui n’a jamais connu sa mère et doit subir les violences de son père, une brute Quisling faisant vivre un enfer à sa famille, apprend à se détacher de l’existence en se construisant un masque d’impassibilité.

Un soir pourtant que son père est allé trop loin, Khalid décide de se venger en lui dérobant un prototype d’un fusil à balles explosives, lui-même pris à un réseau terroriste.

Incapable d’éprouver la moindre pensée négative contre des créatures dont il admire la beauté, Khalid parvient à passer au travers des capacités de détection télépathiques des Entités et en tue une.

Le père de Khalid est alors comme sa famille déporté.

Le jeune homme survit pourtant et bénéficie de l’aide de Cindy, Quisling de 60 ans, qui déçue par son contact avec les Entités, fugue avec lui vers les Etats-Unis.

Le couple improvisé trouve refuge dans le ranch des Carmichael et Khalid contribue à renouveler la dynastie en ayant un fils Rachid avec une des femmes.

Lorsque la famille découvre que Khalid a réussi à tuer une des entités, la décision est prise de former deux enfants Rachid et Tony pour les rendre capables d’accomplir des actes identiques.

Mais trop pressés et mal préparés, les Carmichael bâclent la première opération, ce qui provoque la mort de Tony.

Le cycle des vie et des morts suit son cours, Anson et Ronnie meurent avec un fort sentiment d’échec, tandis que leur fils Andy, génie de l’informatique atypique au sein de la famille, prend la décision de quitter le clan pour devenir Rectificateur, sorte de nouveau délinquant informatique piratant les systèmes afin d’arranger quelques situations contre rétribution.

Ce sera pourtant lui qui sera l’élément déterminant du puzzle, après qu’il eut été capturé par les Entités et mis à mal une partie de leur système informatique réputé inviolable.

Andy est en effet le seul à être capable de décrypter les archives de Borgmann, tué par une jeune suédoise abusée sexuellement et détenteur des bases de données les plus étendues et exactes sur les Entités.

Après une lutte épique dans le cyber espace, le génie parvient à localiser à Los Angeles, l’Entité appelée numéro Un, ce qui permet aux Carmichael d’échafauder un plan d’assassinat ciblé destiné à provoquer la mort en chaine des autres Entités prétendument reliées par télépathie.

Aidé par Andy, Rachid est alors le seul à avoir en lui la capacité de pénétrer les défenses informatiques et télépathiques des monstres, et réussit sa mission.

L’effet escompté n’est cependant pas la mort en chaine des autres monstres, mais plutôt aboutit à un bombardement du ranch et la mort d’une bonne partie du clan.

Un jour pourtant, les Entités quittent la Terre pour des raisons aussi mystérieuses que celles de leur venue.

Après plus de cinquante années d’occupation, les réactions sont mitigées, avec un mélange de joie, d’incrédulité mais aussi de tristesse car la plupart des gens s’étaient résignés à vivre sous le joug de ces créatures prétendument divines.

Les survivants de Carmichael décident donc de commencer par abattre le mur de Los Angeles avant de rebattre un monde ou la notion de liberté serait centrale.

En conclusion, « Le grand silence » est un long roman inégal, très inférieur à « La guerre des mondes » mais demeure globalement réussi.

Comme reproches principaux reproches on sera agacée par la vision americano voir californio centrée de Silverberg, la négation quasi-totale du globe terrestre, réduit à l’Angleterre et à quelques courts passages Praguois ainsi que par la conclusion d’une grande faiblesse avec un retour au monde initial sans réelle évolution de l’humanité.

Les longues descriptions de cette famille de militaires blonds et athlétiques vivant en régime autarcique new age sont également sans intérêt tout comme les relations sommaires esquissées entre ses membres.

Si la description des monstres n’apporte pas non plus de grande originalité, le roman bien construit, contient des passages bien intéressants, notamment dans ses parties scientifiques, dans la description d’un système de collaborateurs se rangeant par faiblesse ou intérêt du coté des envahisseurs, ou dans ses superbes duels d’informaticiens.

Deux personnages émergent nettement, le hacker Andy et le mystérieux métisse musulman Khalid, sorte de messie zen apportant par son détachement absolu la clé de la lutte anti-alien.
Porté par l’imagination de Silverberg et sa science de la narration, on passe donc un agréable moment, tout en reconnaissant les nombreuses lacunes du roman.

Repost 0
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 22:30

alien_4.jpg5

 

 

« Alien, la résurrection » est le quatrième volet d’une franchise entamée à la fin des années 70 est confié suprême honneur au français Jean-Pierre Jeunet quatre ans avant le succès phénoménal et dans un registre diamétralement opposé car beaucoup plus gentillet de « Amélie Poulain ».

J’avais à l’époque vu le film dès sa sortie en 1997 lors d’un stage en Belgique ce qui me donne l’occasion de saluer mon ami Bruno qui je l’espère lira cette chronique en se rappelant de nos jeunes années.

Mais foin de saudade brésilienne, place au présent et au film qui se situe pas moins de 200 ans après les événements de « Alien 3 »  ayant abouti sur la planète prison de Fiorina 16 à la mort du lieutenant Ellen Ripley (Sigourney Weaver) alors infectée par une les créatures qu’elle a toujours combattu.

Si la compagnie Weyland-Yutani a certes logiquement disparu, les militaires n’ont cependant pas abandonné leurs tentatives d’études et de domestication des Aliens, et se sont arrangés pour sur un vaisseau spatial laboratoire appelé l’USM Auriga, récupérer l’Alien Reine contenu dans son ventre de Ripley et créer ensuite un clone génétiquement identique dans le but de donner naissance à une lignée d’Aliens.

La nouvelle Ripley n’a d’autres choix que d’accepter sa condition de femme cobaye mais demeure toujours parfaitement rétive à l’idée d’obéir à toute forme d’autorité militaire.

Ceci se caractérise par une nette agressivité à l’encontre des chercheurs qui tentent de lui redonner une structure mentale, agressivité décuplée par l’hybridation Alien qui lui assure une force quasi surhumaine, de stupéfiantes capacités de régénération et un sang à forte teneur acide capable d’attaquer le métal le plus solide.

Les militaires commandés par le général Perez (Dan Hedaya) reçoivent une précieuse cargaison d’êtres humains livrés en état de biostase par des mercenaires emmenés par Frank Elgyn (Michael Wincott) beau pirate hâbleur et accessoirement amant de la sexy Sabra Hillard (Kim Flowers).

La présence des mercenaires forts en gueule ne passe pas inaperçue et l’atmosphère devient rapidement électrique sur l’USM Auriga, surtout après une rencontre musclée ou Ripley ridiculise Johner (Ron Pearlman) qui lui faisait des avances lors d’une partie de basketball.

En réalité, les militaires ont utilisé les 12 corps des malheureux prisonniers pour implanter en eux les œufs d’Aliens afin de multiplier leurs créations.

Les Docteur Gediman (Brad Dourif) et Wren (J.E Freeman) se passionnent tellement pour leurs recherches qu’il finissent par en oublier toute prudence et à sous estimer les Aliens retenus dans des cellules blindées, qui utilisant à merveille leurs capacités d’adaptations sacrifient l’un des leurs pour forer un passage à travers le sol et ainsi s’échapper en kidnappant Gediman.

Les Aliens libèrent alors leur cruauté naturelles et déciment scientifiques et militaires complètement dépassés par la tournure des évènements.

A l’intérieur du vaisseau la panique gagne du terrain et les mercenaires sont alors contraints de s’organiser pour leur survie.

L’alliance avec Ripley en contact quasi télépathique avec les monstres semble de bon aloi et un militaire, le soldat Distephano (Raymond Cruz) choisit même de quitter son camps pour tenter de survivre avec les mercenaires.

Le but de Ripley est pourtant d’un tout autre ordre et consiste prioritairement à détruire le vaisseau qui s’apprête à rentrer sur Terre en pilotage automatique et donc de fait à porter l’infection Alien sur toute la race humaine.

Mais même si les mercenaires exhibent des armes qu’ils avaient dissimulées aux militaires, le combat contre les Aliens s’avère plus que périlleux et Elgyn est le premier à succomber.

Les capacités surhumaines de Ripley s’avèrent précieuses pour progresser dans ce dédale mortel et le groupe y fait d’horribles découvertes comme l’exploration d’un laboratoire d’expériences génétiques préludant au clonage que Ripley folle de rage incinère afin d’abréger les souffrances d’une misérables femme au corps mutilé agonisant lentement ou bien la découverte de Larry Purvis (Leland Orser) malheureux rescapé au corps infecté par un Alien, qui est finalement pris en charge après un long débat interne.

L’affreux docteur Wren ne partage bien entendu pas le point de vue de Ripley et tire sur Call (Winona Ryder) jeune membre des mercenaires réputée plus sensible et fragile.

Lorsque le groupe se voit contraint de traverser un long passage envahi d’eau, Sabra n’y survit pas et périt, happée par un Alien après une angoissante chasse sous marine au ralenti avant que le flamboyant Christy (Gary Dourdan) ne le tue à grand coups de balles explosives.

L’ascension par une échelle vers la porte de sortie est également épique, car le groupe se trouve traqué par un second Alien qui s’agrippe au corps inconscient de Christy tracté à bout de bras par l’infirme Vriess (Dominique Pinon).

La situation est critique et il faut attendre une action spectaculaire de Johner qui penche son grand corps dans le vide pour vider ses chargeurs sur l’Alien pour respirer un peu.

Mais le poids du monstre gisant empêche le duo Vriess/Christy de gravir les dernières marches.

Christy accepte alors de se sacrifier en se jetant dans le vide pour permettre à son ami de poursuivre son ascension.

C’est finalement Call qui ouvre la porte de sortie, révélant ainsi sa nature d’androïde qui lui permet en s’interfaçant avec l’ordinateur central de l’Auriga de le dévier de sa trajectoire préprogrammée pour l’envoyer s’écraser sur Terre.

La tentative désespérée de Wren est finalement mise en déroute par le sacrifice de Purvis qui fait éclater l’Alien de son torse sur le docteur et le tue.

Mais Ripley réalise que la Reine qu’elle a enfantée s’est maintenant dotée d’un système reproductif plus évolué, qui lui permet de donner naissance directement à des Alien sans passer par des œufs.

Le premier enfant de cette monstrueuse progéniture est une créature hybride appelée le Newborn qui possède des traits humanoïdes.

Le Newborn reste cependant férocement animal, tue la Reine, puis Gediman toujours aveuglé par sa passion scientifique mais épargne Ripley qu’il considère à tort comme sa mère biologique.

Alors que les rescapés parviennent à embarquer sur le vaisseau des mercenaires, le Newborn s’invite à bord, tuant Distephano et malmenant Call.

Ripley est alors contrainte de descendre en soute affronter sa progéniture et profitant des relations troubles la liant au monstre, le tue de manière cruelle en le faisant aspirer par petits morceaux par le vide spatial.

L’épreuve est telle que Ripley ne peut retenir ses larmes après la mort de l’étrange créature à la douleur presque humaine tandis que l’Auriga s’écrase sur Terre …

En conclusion, « Alien, la résurrection » est un film étonnant, impressionnant, très créatif et se hisse brillamment au second rang de la saga, juste derrière le premier et à vrai dire assez inégalable opus.

Le style gothique, macabre et visuellement si fort de Jeunet convient à vrai dire parfaitement à Alien et le réalisateur impose avec un grand talent sa marque à l’œuvre initiale de H.R Giger et Ridley Scott.

Certaines scènes sont réellement anthologiques avec le combat sous marin pour échapper à la mort ou l’ascension de l’échelle, difficile de ne pas être révulsé devant l’horreur des expériences pseudo scientifiques aboutissant à des non êtres pathétiques et difformes …

Jeunet réunit également autour de la fascinante Weaver une galerie exceptionnelle d’acteurs de premier plan, avec entre autre Ryder parfaite en petit robot fragile, Pearlman génial en brute charismatique ou encore Dourdan et Pinon, formant un duo complémentaire au final grandiose.

Du coté des effets spéciaux, on se régale, avec des créatures plus effrayantes et indomptables que jamais et goutant au délicieux malaise provoqué par un Alien humanoïde doté de certaines expressions pathétiques.

Pour toutes ces raisons, « Alien, la résurrection » peut être considéré comme un très grand film et une belle fierté nationale.

Repost 0
16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 22:35

alien_3.jpg2

 

 

Nous sommes à présent en 1992 et David Fincher alors à son premier film se voit confier la réalisation de « Alien 3 ».

On découvre ici que les survivants du vaisseau Sulaco, placés en état de biostase, sont brusquement tirés de leur sommeil par un incendie et expulsés via une capsule de survie qui atterrit sur une planète prison du nom de Fiorina 16, peuplée d’une vingtaine de criminels psychotiques dont les pulsions meurtrières ont été canalisées par un endoctrinement religieux poussé se caractérisant par un isolement quasi monacal.

Le détenu Dillon (Charles S Dutton) a su assoir son autorité religieuse sur ses compagnons et obtient une réelle influence pacificatrice au sein de la prison aux cotés du directeur, un dénommé Andrews (Brian Glover).

A son réveil, le lieutenant Ripley (Sigourney Weaver) est prise en charge par le médecin de la prison Jonathan Clemens (Charles Dance), qui du fait de son affaiblissement lui prodigue des soins personnalisés et la maintient sous ordre de Andrews strictement isolé du reste des détenus, qu’un contact féminin pourrait perturber.

Ripley découvre que ni Hicks, ni Newt ni même l’androïde Bishop n’ont survécu au voyage et la mort de la jeune fille provoque en elle un sérieux doute sur son caractère naturel.

Sans dévoiler l’intégralité de ses pensées, Ripley insiste pour examiner le corps de Newt et que Clemens réalise un autopsie.

Le médecin accepte et comprend à demi mot que la nature de l’infection que redoute Ripley n’a en rien à voir avec une épidémie de choléra, et gagne peu à peu sa confiance.

Mais Andrews, parfait fonctionnaire désireux de ne pas se faire remarquer de sa hiérarchie coupe court aux examens, fait incinérer les corps humains, demande à ce que Ripley soit placée en quarantaine jusqu’à l’envoi d’une navette de la Weyland-Yutani vienne sous huit jours pour la récupérer.

En réalité les doutes de Ripley s’avèrent fondés puisque au moins un « Facehugger » a bel et bien embarqué dans la Sulaco, puis a vraisemblablement tué Newt et Hicks avant de s’infiltrer dans la base en infectant le corps d’un rottweiler venu inspecter la navette de sauvetage.

Bien entendu, la poitrine du chien libère un Alien qui croit à grande vitesse et ne tarde pas à tuer plusieurs détenus de la prison.

De son coté, l’entêtée Ripley se rend, avec la complicité de Clemens, dans la casse ou ont été entreposés les restes de Bishop.

Elle y est agressée par des détenus incapables de réfréner leurs pulsions criminelles et il faut attendre l’intervention musclée de Dillon pour rétablir le calme.

Réactivés temporairement, les restes de Bishop confirment la présence d’un Alien à bord du Sulaco, ce que se refuse à croire Andrews qui se voile la face en attribuant les morts à des accidents ou à une brusque crise de démence d’un détenu.

Clemens en revanche soutient Ripley et au cours d’une courte liaison avec elle lui révèle ses erreurs de jeunesse aboutissant à son incarcération, mais il est malheureusement tué par la bête, qui épargne mystérieusement Ripley mais massacre Andrews qui meurt dans l’ignorance.

Dès lors, avec un directeur en second appelé 65 (Ralph Brown) en raison de son faible QI, des gardiens non armés et des prisonniers habitués à la quasi auto administration, l’ordre devient très fragile au sein de la prison et la tension monte.

Ripley parvient à s’entendre avec Dillon, le seul à pouvoir canaliser les prisonniers par son charisme naturel, pour leur expliquer que l’équipe envoyée par la Weyland n’a pour but que capturer l’Alien pour le ramener sur Terre au mépris de la vie de taulards,  et tenter d’élaborer une stratégie rudimentaire visant à piéger l’Alien dans le dédale des galeries de la prison pour le bloquer dans une presse hydraulique géante et déverser du plomb fondu sur lui.

Mais l’exécution du plan s’avère plus compliquée que prévue et les prisonniers s’égarant dans les galeries sont impitoyablement tués par l’Alien.

En profitant d’une accalmie, Ripley demande à 65 de la passer au scanner de la navette et découvre qu’elle possède un Alien implanté dans le corps.

Se sachant condamnée, elle demande à Dillon de la tuer mais celui lui demande de se porter volontaire attirer personnellement l’Alien dans la presse, avant d’exécuter son vœux.

Le plan se remet laborieusement en place, avec la mort de nouveaux prisonniers pris par surprise par la créature mais Dillon parvient en se sacrifiant avec un immense courage à immobiliser enfin l’Alien dans la presse afin de l’asperger de plomb en fusion.

L’arrivée de la navette de secours de la Compagnie est une bouffée d’espoir pour 65, qui veut croire à un désir sincère de les secourir mais l’homme périt finalement, tué par la créatures dont les étonnantes capacités de survie lui permettent de s‘extirper du magma.

C’est une nouvelle fois Ripley qui triomphe en aspergeant d’eau l’animal dont la carapace fragilisée par la chaleur finit par exploser par choc thermique.

Le chef de de l’équipe envoyée par la Compagnie,  un homme ayant crée Bishop à son image (Lance Henriksen), propose à Ripley de la ramener sur Terre afin de la soigner et d’étudier l’Alien à des fins militaires.

La réponse du lieutenant est de se suicider en se jetant dans la lave en fusion afin de mettre à terme à l’infection de l’humanité par les Aliens.

En conclusion, « Alien 3 » est pour moi le volet le plus faible et le plus décevant de la saga.

En conflit avec la production, Fincher alors tout jeune, n’est pas réellement un spécialiste des films de science fiction et son univers carcéral, bien que clos et sombre, ne parvient pas à suffisamment entretenir de climat angoissant.

Dire qu’on s’ennuie en regardant le film serait exagéré, mais le rythme assez lent de l’intrigue et les attaques finalement assez prévisibles de la bête, ne clouent pas le spectateur à son siège comme lors du premier numéro.

L’esthétique volontairement sobre et épurée perd un peu la démesure gothique de l’œuvre de H.R Giger.

Avec ses acteurs sans grand signes distinctifs dont la dangerosité supposée ne sert à rien face à la parfaite machine à tuer qui est en face d’eux, « Alien 3 » pourrait presque passer pour un film comme les autres et perd pour moi de sa saveur.

Reste heureusement Sigourney Weaver, toujours parfaite, le sympathique Bishop et un petit rôle honnête pour Charles Dance.

De loin le plus dispensable de la saga.

Dommage.

Repost 0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 21:26

alien_2.jpg3.gif

 

 

En 1986, après le fort succès commercial et artistique du premier « Alien », James Cameron un autre immense réalisateur prend la suite pour « Aliens, le retour ».

Nous avions laissé le lieutenant Ripley (Sigourney Weaver) en biostase dans sa navette de sauvetage après avoir échappé aux griffes de l’horrible créature ayant décimé tout l’équipage du Nostromo et nous la retrouvons 57 ans après, très bien conservée par la mise en veille de ses fonctions organiques.

Ripley a été retrouvée et rapatriée sur une station orbitale possédée par sa compagnie : Weiland-Yutani, qui fort logiquement lui demande des comptes après la perte du Nostromo et de sa précieuse cargaison de minerais.

Bien entendu, personne ne veut croire à la version des faits avancée par Ripley et à cette histoire de créature extraterrestre pondant dans le corps d’autres vivants pour se reproduire, d’autant plus que Ripley se montre particulièrement animée pour ne pas dire véhémente dans ses explications.

Sévèrement rétrogradée à la manutention dans les hangars, Ripley voit pourtant sa situation changer du tout au tout lorsque Burke (Paul Reiser) avocat de Weiland, la contacte pour lui demander d’assister une équipe de Marines envoyée en mission afin de découvrir pourquoi les colons de la Weiland, partis terra former LV-426 ne répondent plus.

Après une première réaction de peur et de répulsion, Ripley comprenant qu’elle vivra de toute façon hantée par ses cauchemars accepte la mission qui la rétablira de plus dans des fonctions de pilotage de vaisseau spatial.

Elle embarque donc sur le vaisseau Sulaco avec Burke et une solide équipe d’une dizaine de Marines durs à cuir commandés par le lieutenant Gorman (William Hope) dont le soldat Hudson (Bill Paxton) et la brulante latino Vasquez (Jenette Goldstein) sont assurément les plus grandes gueules.

Détail marquant, Bishop (Lance Henriksen) un androïde les accompagne, ce qui du fait du passé catastrophique de Ripley concernant Ash sur le Nostromo, provoque une forte réaction de défiance, atténuée par l’assurance tranquille du robot quand à son impossibilité physique d’attaque d’êtres humains.

Après avoir sommairement écouté quelques conseils dispensés par Ripley et s’être fortement armés de puissants fusils capables de percer les carapaces des Aliens, les Marines débarquent sur la station de raffinage de LV-426 qui de l’extérieur parait très calme.

Ils progressent lentement et méticuleusement, trouvant des traces de luttes mais nulle part les corps de colons.

Seule une jeune enfant appelée Newt (Carrie Henn) est découverte se terrant parmi les galeries souterraines de la base.

Terrorisée et en état de choc, l’enfant se montre incapable de parler et est recueillie par Ripley qui tente de la rassurer en la mettant en sécurité dans un véhicule blindé.

Les recherchent des Marines les entrainent dans une la salle du réacteur atmosphérique de la base ou sont localisés les colons.

Du fait de la proximité du réacteur nucléaire, l’usage des armes lourdes est prohibé ce qui force les Marines a se rabattre sur des lances flammes.

Mais en réalité les colons sont morts infectés par les Aliens présents sur LV-426 et les Marines tombent sur une embuscade.

Pris par surprise et submergés par la violence de l’attaque, ils perdent beaucoup d’hommes et son contraints de se replier dans le désordre.

L’inexpérimenté Gorman qui supervise la situation depuis le véhicule blindé est  rapidement dépassé par la situation, aussi Ripley décide d’elle dans le chaos le plus total de foncer à bord du blindé pour secourir les Marines.

Son intervention s’avère judicieuse puisqu’elle permet d’extirper quelques survivants face à des Aliens déchainés n’hésitant pas à s’attaquer au blindé pour tenter de percer ses protections.

Mais la navette de secours chargée de les rapatrier à bord du Sulaco est attaquée de l’intérieur par les féroces Aliens et s’écrase sur le réacteur atmosphérique provoquant des dégâts irréversibles et une réaction chimique irréversibles aboutissant à échéance coute à la destruction de la station.

Ripley, Newt, Burke et la poignée de Marine survivants sont alors contraints de se réfugier à l’intérieur de la station et de s’y barricader en attentant la venue d’hypothétiques secours.

C’est alors que Bishop révèle toute son utilité en acceptant de ramper dans les gaines de ventilation pour recaler l’antenne de la station permettant de téléguider à distance la navette de secours envoyée depuis le Sulaco.

Le courageux androïde accomplit bravement sa mission, tandis qu’à l’intérieur du complexe la pression des Aliens se fait plus intense.

Folle de rage, Ripley essaye de faire avouer à Burke qu’il savait pertinemment ce que les colons allaient trouver en réalité sur LV-426 puisque la Compagnie avait déjà envoyé le Nostromo rechercher les Aliens 57 ans auparavant.

Mais l’employé, aveuglé par ses objectifs de profit de mise au point de nouvel armement militaire après l’étude des Aliens, décide devant la décision de Ripley de le dénoncer, de libérer deux « Facehugger » sur elle et la pauvre Newt.

Avec courage et un peu de chance, les deux femmes échappent à la mort, grandement aidées par l’intervention des Marines qui comprennent la duplicité de Burke.

Contraints de tenter une sortie par les gaines de ventilation pour embarquer dans la navette réacheminée par Bishop, les Marines s’exposent aux Aliens et tombent courageusement les uns après les autres, Hudson, Gorman et l’épatante Vasquez tombant de manière héroïque en préférant se faire exploser plutôt que d’être dévorés par les Aliens.

Seuls le caporal Hicks (Michael Biehn) blessé à l’acide et Ripley parviennent à rejoindre Bishop dans la navette, Burke étant tué par les monstres et Newt étant tombée après une explosion dans la salle de ponte des « Facehuggers » pondus par une reine Alien au corps énorme et difforme.

Courageusement, Ripley retourne sur place chercher Newt, et l’arrache à la reine, étonnamment pacifique devant elle, avant d’incendier tous les œufs au fusil d’assaut.

La reine perd sa capacité de ponte mais retrouvant sa mobilité se montre capable d’embarquer dans la navette de secours, ou elle tue sauvagement le pauvre Bishop après que la station ait explosé dans une puissante déflagration thermonucléaire.

Une lutte à mort s’engage alors avec Ripley, qui utilise l’exosquelette d’un robot de charge de grande taille pour lutter pied à pied avec l’immense reine.

La machine est suffisante pour bloquer les capacités meurtrières de la reine et Ripley finit non sans une lutte acharnée à évacuer son corps dans l’espace.

Epuisée, elle place Hicks, Newt, les reste de Bishop et elle-même en biostase pour le voyage du retour.

En conclusion, « Aliens le retour » est fortement différent de l’œuvre originale de Scott.

Cameron déploie ici la grosse artillerie en utilisant des commando hyper virils capables de tuer des Aliens, présents cette fois en grande quantité mais du coup nettement plus vulnérable à la puissance de feu humaine.

L’action est plus spectaculaire avec l’utilisation de véhicule lourd et toute l’ingéniosité d’un exosquelette robotisé face à une reine Alien démesurée.

Même si tous les Marines tous en muscles et en gueule sont interchangeables, le scénario solide se tient très efficacement notamment avec la présence bienvenue d’une enfant fragile et débrouillard mais aussi d’un androïde cette fois dans un rôle beaucoup plus positif et  bénéfique que dans le premier opus ou il apparaissait sournois et machiavélique.

Pourtant en privilégiant l’action et la surenchère, « Aliens le retour » perd pour moi en suspens et ne parvient pas à égaler l’intensité suspens quasi insupportable du premier opus.

Moins mystérieux, moins diaboliquement angoissant, cet Alien bis délivre cependant un spectacle tout à fait divertissant.

Repost 0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 19:46

alien.jpg5

 

 

Abordons à présent un sujet qui met tient à cœur, « Alien » de Ridley Scott.

Sorti en 1979, « Alien » raconte l’histoire dans un futur lointain d’un vaisseau spatial commercial appelé le Nostromo qui revenant sur Terre pour transporter une cargaison de minerais, se trouve dévié de sa route par la réception d’un signal de détresse émanant d’une planète nommée LV-426.

Obéissant à la procédure automatisée de sécurité, l’ordinateur de bord appelé Mère sort l’équipage de sa biostase, sorte de sommeil artificiel permettant de supporter les longs trajets en préservant les fonctions organiques des êtres vivants.

Les sept membres du vaisseau se réveillent alors, parmi eux Dallas (Tom Skeritt) le barbu capitaine, le second Kane (John Hurt), le lieutenant Ripley (Sigourney Weaver), l’officier scientifique Ash (Ian Holm), la fragile Lambert (Veronica Wilson) et les deux mécaniciens raleurs Parker (Yaphett Kotto) et Brett (Harry Dean Stanton) obnubilés par leurs primes et qu’il est particulièrement difficile de convaincre de faire un détour pour aller à la rencontre du signal.

Le Nostromo s’immobilise en orbite géostationnaire et envoie une navette pour se poser sur la planète inconnue.

La descente est plus délicate que prévue et une panne dans les circuit de pressurisation cloue sur place la navette le temps que Parker et Brett réparent.

Ash supervise sur des moniteurs les actions de Lambert et Kane partis sur le terrain habillés de scaphandres.

Le groupe tombe sur l’épave d’un gigantesque vaisseau de forme torique, à l’intérieur duquel se trouve le cadavre d’un extra terrestre géant, gisant la cage thoracique perforée.

Tandis que Ash peine à établir un visuel régulier et que Ripley décode une partie du signal ressemblant plus à un avertissement qu’à un SOS, la curiosité scientifique de Kane lui ait fatale puisque au cours de l’exploration de ce qui ressemble à une batterie d’œufs, un « Facehugger »  créature ressemblant vaguement à une raie, brise la visière de son casque et s’agrippe férocement à son visage.

Vivant mais inconscient, Kane est rapatrié en catastrophe par navette mais Ripley s’oppose à sa réintégration sur le vaisseau au motif de contagion.

Outrepassant les consignes, Ash prend sur lui d’ouvrir le sas pour faire entrer Kane.

Après une vive explication avec Ripley et l’attitude désinvolte de Dallas, Kane est finalement examiné par les médecins qui découvrent que la chair incisée de l’animal contient un acide organique particulièrement agressif capable de perforer plusieurs couches d’acier.

Impuissant à soigner Kane, l’équipage découvre que la mort du « Facehugger » et le réveil du blessé, en apparence en bonne santé.
Kane est cependant victime de malaise durant le repas et sa cage thoracique se perfore, libérant une horrible petite créature insectoide appelée Alien qui se dissimule très vide dans les recoins du vaisseau.

Dès lors, l’équipage comprend qu’il a affaire à un intrus dangereux qu’il convient de traquer.

Si Ash est plutôt d’avis de la capturer vivant, Ripley pense de son coté qu’il vaut mieux éliminer la créature.

Equipés de détecteurs de mouvement d’une portée de dix mètres et de lances électriques, l’équipage se divise alors en plusieurs groupes pour recherche l’Alien.

En cherchant le chat, Brett est surpris par l’animal qui a grandi de manière impressionnante, et qui doté de griffes, d’une queue avec aiguillon et surtout d’une horrible bouche avec appendice rétractile mortel, le tue et le dévore impitoyablement.

La panique gagne alors l’équipage qui comprend alors qu’il est réellement en danger et s’équipe de lance flammes pour pensent ils l’incinérer.

Leur stratégie pour le bloquer dans les conduits d’aération échoue lamentablement et Dallas est lui aussi tué.

Lorsque Ripley interroge l’ordinateur pour trouver un moyen de triompher de la créature, elle se heurte à un verrouillage informatique qu’elle finit par lever pour comprendre que Ash a obéi à une consigne secrète de la Compagnie pour ramener l’Alien sur Terre pour l’étudier, y compris en acceptant si nécessaire l’équipage.

Folle de rage, Ripley est agressée par Ash qui semble doté d’une force surhumaine et d’une insensibilité à la douleur provenant de sa condition d’androïde synthétique.

Arrivé en renfort, Parker cogne sur Ash et aide Ripley à l’endommager suffisamment pour le mettre hors service.

Ripley prend alors les choses en mains et décide d’évacuer l’équipage par la navette de secours en prenant soin de faire exploser le Nostromo avec la créature à son bord.

Elle réalise les manipulations nécessaires à l’application de ce plan, mais Lambert Parker partis chercher de l’hydrogène sont tués par l’Alien, non sans une brave résistance du sympathique colosse noir.

Après avoir récupéré son chat, Ripley s’éjecte et fait exploser le vaisseau.

Malheureusement, l’Alien remarquablement intelligent a réussi à embarquer dans la navette de secours et agresse Ripley alors qu’elle tentait de se mettre en biostase.

Après l’avoir aspergé de le gaz frigorifique sans réussir à briser sa résistance phénoménale, Ripley décide de revêtir un scaphandre et d’ouvrir une trappe donnant sur l’extérieur pour l’aspirer dans l’espace.
La lutte pour la survie est acharnée, mais Ripley finit enfin par éjecter l’animal, puis à se mettre en biostase, échappant enfin au cauchemar.

En conclusion, « Alien » est un chef d’œuvre absolu et sans nul le film de science fiction/horreur le plus réussi de tous les temps.

Plus que l’univers sombre, technique, futuriste et effrayant crée par Scott en collaboration avec le sculpteur H.R Giger concepteur du monstre, l’intensité du film est telle que le spectateur ressent pendant toute sa durée la pression physique de la peur.

Complètement immergé dans ce huis clos angoissant, on suit avec passion les tentatives d’un équipage commercial surpassé en férocité par un ennemi naturel, mais usant des capacités d’analyse et d’adaptation du cerveau humain pour vaincre.

Tous les acteurs sont époustouflants, à commencer par Weaver impeccable en femme de caractère, de haute valeur morale et capables de décisions affirmées.

Mais difficile de ne pas être fasciné par l’androïde traitre et cynique joué par Holm incarnant les valeurs modernes du capitalisme (le profit plus important que la moralité) ou par la gouaille généreuse du géant Kotto.

« Alien » séduit donc autant par son scénario de huis clos oppressant et diabolique que par son esthétique bio-mécanique-insectoide géniale.

Ne cherchez plus le meilleur film de Scott …

Repost 0
11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 19:08

after_earth.jpg2

 

 

Science fiction à présent avec « After earth » Manoj Night Shyamalan auteur de grands succès tournant autour du surnaturel.

Sorti en 2013, « After earth » raconte dans un futur proche et après l’exode de la race humaine sur une planète appelée Nova prime après que la Terre ait été abandonnée en raison de son atmosphère devenue invivable, la mission d’entrainement d’un père, le général Raige (Will Smith) avec son fils Kitai (Jaden Smith) fraichement recalé pour faire partie des Rangers.

Durant le vol, le vaisseau est pris dans une tempête gravitationnelle provoquée par un vol d’astéroïdes, et sérieusement endommagé, doit se poser en catastrophe sur une planète jugée impraticable, et qui s’avère être en réalité la Terre, après son abandon 1000 ans auparavant par les hommes.

L’équipage périt durant le crash qui libère de surcroit une mystérieuse créature extra-terrestre appelée Ursa, qui devait être transférée sur une autre planète en raison de sa dangerosité.

Raige survit mais est grièvement blessé à la jambe.

Il choisit d’envoyer son fils Kitai également survivant, chercher une balise distante de 100 kms de la zone d’impact.

Malgré une combinaison en néoprène truffée de technologie qui permet à Raige de suivre et communiquer avec son fils en temps réel depuis le vaisseau, la mission dans une planète devenue hostile et sauvage, est extrêmement périlleuse.

Kitai dans un désir de montrer ses capacités à son père, l’accepte sans sourciller, malgré la peur qui le tenaille.

Il a pour lui quelques heures d’autonomie respiratoire assurée par des masques filtrant l’air et une sorte de sabre à double lame déployable sur simple pression.

Soutenu à distance par son père, Kitai s’élance et se heurte rapidement à une bande de singes extrêmement agressifs qui le prennent en chasse.

Le jeune homme panique, court devant lui, parvenant à leur échapper en se jetant dans une rivière.

Mordu par une sangsue toxique, il vacille, ne parvenant à survivre qu’à grand peine, après s’être injecté l’antidote au venin mortel, sur les conseils de son père.

Affaibli, Kitai se réveille à temps pour ne pas succomber au froid, mais dans un sommeil troublé revoit des scènes de son enfance, avec les conseils avisés de sa mère, Faia (Sophie Okonedo) restée sur Nova dans l’attente de la dernière mission de son mari.

Surmontant son angoisse de père, Raige s’adresse à son fils en militaire, tentant de l’aider à juguler la peur qui lui fait perdre ses moyens.

Tandis que Raige répare sa jambe en s’aidant de la technologie du vaisseau, le jeune homme se ressaisit mais ayant gaspillé ses forces et ses réserves se trouve acculé au pied d’une cascade infranchissable.

Un dialogue tendu s’établit à présent entre père et fils, le premier lui demandant d’abandonner la mission, alors que le second se rebelle, refusant l’échec et se jetant dans le vide.

Kitai utilise les capacités de vol de sa combinaison pour planer dans les airs mais est pris en chasse par un aigle géant qui le capture et l’emmène dans son nid.

Il se réveille à temps pour échapper à une attaque de lion-loups qui tuent la progéniture de l’aigle et profite du combat désespéré du rapace contre les prédateur pour fuir en faisant preuve d’habilité et de sang froid.

Kitai retrouve la seconde partie du vaisseau mais malheureusement la balise perturbée par le rayonnement magnétique est inactive.

Raige qui s’affaiblit graduellement et perd peu à peu ses forces ainsi que sa lucidité, trouve en lui les ressources pour donner suffisamment de courage à son fils pour lui faire gravir les pentes d’un volcan en éruption afin d’émettre depuis un point plus élevé.

Kitai obéit mais tombe sur Ursa, sorte d’araignée géante à la bouche difforme.

Il lui échappe d’extrême justesse, en se réfugiant dans les cavités du volcan et doit à nouveau lutter avec elle en surface en profitant d’une paralysie temporaire.

Faisant preuve d’un courage inouï, Kitai chevauche la bête et la terrasse à l’aide de son sabre.

Il peut alors émettre le fameux signal qui provoque l’arrivée des secours et le sauvetage de son père inconscient et de lui-même.

En conclusion, malgré un scénario prometteur, « After earth » est à l’arrivée en déception.

Le film démarre de manière rapide et efficace, évitant une exposition des personnages trop pesante pour immédiatement plonger le spectateur dans cette quête pour la survie dans une nature hostile et mystérieuse.

Si la relation père-fils avec la quête de ce dernier pour se monter à la hauteur de son estime est plutôt bien vue, on ne comprend pas en effet la référence au « Moby dick » de Melville roman beaucoup plus riche qu’une simple confrontation de l’homme à la nature pour s’accomplir en tant qu’individu.

Mais plus gênant, Shyamalan déçoit dans les scènes d’action et de découverte de la faune/flore de la planète, extrêmement peux imaginatives, avec des créatures assez similaires à ce qui existe actuellement.

L’armement du jeune homme est lui aussi d’une grande pauvreté, avec son sabre faisant plus office de bâton de berger que d’arme réellement capable de terrasser des créatures de grande taille.

Notons tout de même une prestation honnête et sobre de Will Smith et de son fils-star, qui n’est pour rien dans le semi échec de ce film de science fiction, trop timoré pour justifier d’un intérêt de premier plan.

Repost 0
7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 16:10

war games3.gif

 

 

Retour vers un film très old school qui aura marqué les années 80, « Wargames » de John Badham.

Sorti en 1983, « Wargames » raconte l’histoire d’un adolescent de Seattle, David Lightman (Matthew Broderick), indiscipliné à l’école mais féru de jeux vidéos, qui en compagnie de sa petite amie du moment, la sportive et séduisante Jennifer Mack (Ally Sheedy) va pénétrer par hasard dans un programme informatique top secret de la Défense américaine.

Après quelques recherches acharnées sur le concepteur du jeu Stephen Falken (John Wood)  réputé décédé dix ans auparavant, David parvient à trouver le mot de passe du nom de son fils Josuha, pour pénétrer dans les arcanes du jeu.

Alors qu’il croit jouer à un scénario de guerre thermonucléaire ou il a pris le camp des soviétiques, David vient en réalité d’entamer une partie avec le WOPR, intelligence articificielle embarqué dans le centre militaire ultra secret du NORAD, situé dans les montagnes du Colorado.

A l’intérieur de la base, l’attaque virtuelle de têtes nucléaires russes lancée par David, provoque la panique et la mise en alerte de tout le système de défense américain.

Le général Jack Berringer (Barry Corbin) mène les opérations aidé du docteur Mc Kit trick (Dabney Coleman) qui lui est dépassé par le brusque emballement de la situation géostratégique.

Heureusement, David et Jennifer sont rappelés à leurs obligations par leur famille et se déconnectent brutalement du jeu, ce qui met fin à l’attaque mais n’arrête pas la partie commencée avec WOPR.

En regardant les informations, les deux adolescents comprennent que quelque chose d’étrange s’est passé après leur jeu et David est peu après arrêté par le FBI qui reste dubitatif devant l’innocence du gamin.

Il réussit par ingéniosité à s’échapper de sa cellule et décide avec Jennifer de retrouver Falken finalement vivant dans une ile sous une fausse identité.

Le scientifique se montre tout d’abord revêche et misanthrope, en expliquant que pour lui la fin du monde est inéluctable mais peu à peu le duo d’ado parvient à le faire changer de position pour accepter de les aider à résoudre le crise nucléaire provoquée.

Alors que le NORAD croit subir une nouvelle attaque massive nucléaire russe par sous marins interposés, David, Jennifer et Falken parviennent à convaincre les militaires qu’ils assistent à une simulation, et laisse le surdoué pénétrer dans le programme WOPR pour changer de jeu et initialiser un jeu de morpion ou personne n’est désigné vainqueur.

David réussit in extremis et sauve une situation des plus compromises.

Le monde, après avoir frôlé la catastrophe est finalement sauf, ouf !

En conclusion, « Wargames » utilise habilement les balbutiement de la micro-informatique (vive le DOS !) et le développement des premiers jeux vidéos d’arcade, pour proposer le premier film de « hacker » montrant que l’extrême vulnérabilité des systèmes informatiques même militaire face à des adolescents doués et motivés.

L’idée de base ne manque pas de piment et on jubile de voir l’ordinateur central de la défense nucléaire américaine perdre les pédales face à des militaires dépassés par le cours des évènements.

Sympathique, vif en rebondissement et plutôt bien ficelé, « Wargames » reste un petit film familial rempli d’un charme aujourd’hui suranné.

A réserver aux plus jeunes ou aux plus nostalgiques des consoles Atari.

Repost 0
3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 09:55

gravity.jpg5

 

 

Nanti d‘excellentes critiques « Gravity »  de Alfonso Cuaron est assurément le film à voir en cette fin d’année 2013.

Dès les premières minutes le spectateur se trouve catapulté dans l’espace, ou une mission de la NASA s’active à réparer le télescope Hubble.

L’expérimenté Matt Kowalski (George Clooney) dirige les délicates opérations en liaison avec la base de Houston.

Pour le médecin astronaute Ryan Stone (Sandra Bullock), il s’agit en revanche de la première mission, et la jeune femme est nerveuse lorsqu’elle effectue les vérifications d’une carte électronique en défaut en plein espace.

Malgré cela, Kowalski parvient par ses blagues et anecdotes stupides à détendre l’atmosphère.

Pourtant lorsque Houston annonce qu’une pluie de débris d’un satellite frappé par un missile va venir s’abattre sur eux, le stress monte brusquement de plusieurs crans.

Malheureusement, l’équipage ne peut esquiver l’impact destructeur qui coute la vie au troisième membre, un jeune astronaute au tempérament fantasque.

Sous la violence de l’impact, la navette Explorer se trouve gravement endommagée et Ryan est propulsée dans le vide spatiale.

Après un moment de panique absolue, la voix de Matt retentit et parvient à la rassurer assez pour économiser son oxygène.

A l’aide de propulseurs, Matt rejoint Ryan et l’attache à lui pour la tracter vers la navette, malheureusement inutilisable.

Privé de communication avec Houston, Matt se base sur son expérience pour prendre les choses en main et proposer à Ryan d’atteindre une base russe pour rentrer à bord d’un de ses vaisseaux Soyouz.

Le voyage en plein espace à coup de micros poussées est épuisant et stressant en raison de l’autonomie en oxygène se réduisant au fur et à mesure.

Impeccable dans son rôle de mentor, Matt parle avec Ryan pour faire chuter son stress.

Celle-ci lui parle de sa fille, morte malencontreusement après une chute à l’école, son métier de médecin et son gout pour écouter de la musique après une dure journée de travail.

Le duo finit par arriver de justesse à la station russe, elle aussi sévèrement endommagée par la pluie de débris et dont le Soyouz est inutilisable pour rentrer à terre.

Matt conseille donc à Ryan d’embarquer dans le Soyouz pour rejoindre une station chinoise en meilleur état l’espère t il.

Mais une nouvelle pluie de débris vient surprendre le duo alors qu’il n’était pas encore entré dans le cocon protecteur de la capsule.

Frappés et secoués, Matt et Ryan sont dangereusement éjectés et Ryan empêtrée dans les filins du parachute du Soyouz tient par un fil le pauvre Matt qui après une longue hésitation lui recommande de le laisser dériver afin de s’en sortir seule.

En larmes, Ryan accède à sa demande, le filin élastique la ramenant par un principe mécanique simple vers la capsule.

Enfin à bord, Ryan se débarrasse de sa combinaison, découvre l’intérieur de la station mais doit faire rapidement face à un incendie provoqué par un court circuit intérieur.

Paniquée devant l’intensité des flammes, Ryan se jette dans le cockpitt du Soyouz et surmonte son manque de confiance en elle pour prendre en commandes manuelles le pilotage.

Malheureusement passée la phase d’éjection, la machine refuse de démarrer, laissant la jeune femme en plein désarroi.

Pour tromper son désespoir, Ryan parle avec la base de Houston, capte par radio un indien inuit qui fait aboyer ses chiens pour elle, mais reçoit en rêve l’aide inattendu de Matt, qui parvient à lui insuffler le gout de vivre encore et lui prodigue le conseil judicieux d’utiliser les rétro fusées de l’appareil pour se propulser.

A son réveil, Ryan comprend que Matt n’est pas en vie mais applique ses conseils pour rejoindre la station chinoise à l’aide d’une manœuvre à haut risque consistant à se propulser à l’aide d’un extincteur.

Il lui est difficile de décrypter le manuel de commande en chinois mais après plusieurs tâtonnement, elle parvient à enclencher le processus de retour automatique sur terre d’une capsule de survie.

La descente à haute vitesse est effrayante, Ryan sentant sa dernière heure venue, fait une nouvelle fois preuve d’un grand courage et est récompensée lorsque sa capsule amerrit dans un lac de faible profondeur.

Il lui faut pourtant survivre à un dernier danger, l’inondation de sa cabine par l’eau du lac, pour une toucher une ile toute proche, et reprendre contact avec son cher plancher des vaches.

En conclusion, « Gravity » surtout en 3D est un spectacle hallucinant encore jamais vu, surclassant de la tête et des épaules le très surestimé (et gnangnan) avatar.

Bien entendu, visuellement le film est superbe, fascinant avec ses visions du cosmos glacé mais également de la splendeur de la planète terre mais c’est son point fort est surtout son scénario haletant qui prend aux tripes le spectateur pour ne plus le lâcher.

Le couple d’acteurs stars est exceptionnel, sans doute digne de l’oscar, avec toutefois une préférence pour le personnage de Clooney, impérial de charisme rassurant et de générosité.

Face à l’immensité de la nature et des forces la dépassant, le personnage de Bullock plonge à l’intérieur d’elle-même, et se retrouve face à ce qui au-delà le pur instinct de survie, peut lui insuffler le gout de vivre et à dépasser le traumatisme de la mort de sa fille.

Une légère critique cependant, le fait qu’après avoir traversé toutes ses effroyables épreuves elles arrive sur Terre avec de simples égratignures au visage n’est pas pour moi réaliste.

Inutile pourtant de bouder son plaisir, « Gravity » est un chef d’œuvre, un des meilleurs films spatiaux jamais tourné, un régal visuel couplé d’une profonde réflexion …

Un seuil conseil donc, courrez y tout propulseur en avant !

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens