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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 10:35
John Carter (Andrew Stanton)

Paru en 2012, « John Carter » est une adaptation d’Andrew Stanton d’un roman culte de Science fiction écrit en 1917 par Edgar Rice Burroughs.

L’histoire commence par un jeune anglais du nom d’Edgar Rice Burroughs (Daryl Sabara) qui apprend la mort de son oncle John Carter (Taylor Kitsch) et le fait qu’il hérite d’un gigantesque manoir ou il découvre un vieux manuscrit laissé sur place.

Curieux, Edgar lit le manuscrit et apprend à connaitre l’histoire de son oncle, chercheur d’or du début du XX ième siècle, qui connait comme beaucoup de ses collègues des difficultés financières qui l’amènent à se faire refuser de crédit par les commerçants et en raison de son tempérament bouillant se faire incarcérer.

En prison, on découvre un homme solitaire, ex soldat à la réputation flatteuse qui refuse obstinément d’avoir encore à faire à l’armée.

Après une évasion et une course poursuite avec les soldats, Carter se réfugie dans une carrière indienne et trouve un talisman magique, qui lui fait perdre confiance et se réveille sur une planète inconnue et désertique, Mars.

Il a rapidement affaire aux populations locales, les Tharks, humanoïdes verdâtres haut de plus de deux mètres et dotés de quatre bras.

Ebloui par les étonnantes capacités physiques de Carter capable d’accomplir en raison de la faible gravité des bonds prodigieux, Tars Tarkas (William Dafoe) le chef des Tharks, capture Carter et le prend sous sa protection.

Amené au campement, Carter découvre une société guerrière et clanique ou la force sert souvent à régler les conflits.

Rebelle, Carter tient tête à ses geôliers qui le traitent comme un bête curieuse, mais est pris en compassion par Sola (Samantha Morton) a fille de Tars, qui lui fait boire un élixir le rendant capable de comprendre la langue de la planète.

Carter se lit aussi d’amitié avec une créature mélange de chien et de monstre, capable malgré sa masse de se déplacer à des vitesses surnaturelles.

La réalité de Mars le rattrape brutalement avec un affrontement dantesque entre les deux royaumes humains de la planète, dans lequel Sab Than (Dominic West) le prince rouge de Zodanga tente d’annexer sa rivale Helium.

Un combat entre navires aériens a lieu au dessus du camp des Tharks, mais Than doté d’une puissance surnaturelle lui permettant de projeter des rafales d’énergie et de décimer ses adversaires.

Personnage brutal et limité, Than semble piloté par un prêtre mystérieux Matai Shang (Mark Strong) chef d’une caste apparentée à des dieux de Mars les Therns.

N’écoutant que son courage, Carter monte à l’assaut des vaisseaux et grâce à ses étonnantes qualités physique, défait la horde de Zodanga.

Après le combat, Carter fait la connaissance de Dejah Torris (Lynn Collins), la fille du roi d’Helium, forcée par son père, d’épouser Sab Than pour préserver son royaume et en fuite.

Rebelle et scientifique de haut niveau, Dejah apprend à Carter sa situation d’exilé sur Mars.

Choqué et incrédule, Carter bénéficie en raison de ses capacités de guerrier de la clémence de Tars Tarkas qui tenant tête à son rival Tal Hajus (Thomas Haden Church), leur permet de s’enfuir du camp des Tharks, avec Sola devenue de fait une traitresse à son propre camp.

Chevauchant des pachydermes étonnamment véloces, le trio se fait guider par Sola dans un monde désertique et parfois hostile.

Après avoir pénétré dans un temple sacré qui se révèle sous l’action du médaillon en réalité une machinerie d‘une infinie complexité, Dejah et Carter comprennent qu’un double de Carter a peut être été crée pour être envoyé sur Mars mais attaqués par les Warhoons, une tribu similaire aux Taraks commandée par Shang.

Refusant la fuite, Carter se retourne et affronte seul une horde hostile, qu’il détruit presque à lui seul mais est finalement capturé et amené à Zodanga ou il est interrogé par Shang qui semble user de pouvoirs surnaturels le rendant capable de contrôler musculairement ses adversaires au moyen de la force bleue.

Dans l’affrontement, Dejah est reprise par un navire de son père et ramenée à Helium ou elle se résigne à épouser à Than pour le bien de son royaume.

Aidé par Kantos Kan (James Purefoy) un proche de Dejah, échappe à Shang et ses sbires et revient chez les Taraks pour chercher de l’aide et renverser Zodanga.

Il se heurte à la prise de pouvoir d’un nouveau roi, qui le met en prison aux coté de Tars le roi déchu.

Faisant preuve de courage, Carter et Tars affrontent dans une arène deux immenses singes blancs qu’ils parviennent aidés par Sola, à tuer devant un foule finalement acquise à leur cause.

Tal Hajus est finalement tué en combat singulier par Carter qui devenu chef rallie de fait à ses cotés les Tharks.

Interrompant les noces de Dejah, Carter et les Tharks combattent les troupes de Zodanga et alliés aux Heliumites, parviennent à les défaire, seul Shang, usant de capacités méta morphes, parvenant à s’enfuir.

Carter épouse Dejah mais son bonheur est de courte durée lorsqu’il est brutalement ramené sur Terre par l’abominable Shang.

La boucle se boucle avec Edgar qui suivant les instructions de son oncle, pénètre dans son caveau pour protéger son corps de la vengeance des Therns.

On comprend qu’en réalité Carter a maquillé sa mort pour attirer un Thern et lui dérober son médaillon pour retourner vers Mars retrouver sa vie avec Dejah.

En conclusion, « John Carter » est un film riche, foisonnant et bien enlevé avec tous les ingrédients d’un space opera à la « Star wars » : ennemis aux pouvoirs mystiques, affrontements entre factions diverses parsemés d’intrigues politiques et enfin créatures étranges évoluant dans des décors dépaysants.

Malgré ce fond intéressant, des acteurs plutôt charismatiques notamment Taylor Kitsch et Lynn Collins aux physiques parfaits, « John Carter » recèle néanmoins un fort gout de déjà vu et se révèle comme une copie de « Star wars » ou de films du même style.

Efficace donc mais au final assez peu novateur. Aura quand meme permis de refaire connaitre l'existence du formidable roman de Burroughs.

John Carter (Andrew Stanton)
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 09:13
Dark star (John Carpenter)

Sorti en 1974 au titre d’un projet de fin d’études, « Dark star » est un film culte car le premier du réalisateur John Carpenter.

Nous sommes ici dans un pur univers de Science fiction dans lequel, un vaisseau spatial appelé Dark star, a pour mission depuis 20 ans de larguer des bombes automatisées pour détruire des mondes en apparence instables représentant une menace pour l’expansion humaine.

Parfaitement rodé par sa longue période d’activité, l’équipage se compose du lieutenant Doolitlle (Brian Narelle), qui depuis la mort par accident du capitaine Powell (Joe Sanders), dirige les techniciens Pinback (Dan O’Bannon), le rugueux Boiler (Cal Cuniholm) et Talby (Dre Panich) solitaire passant la plus claire partie de son temps en observation de l’infini spatial dans un poste supérieur du vaisseau.

La vie au sein du Dark star est régie par un Ordinateur De Bord à la voix féminine et douce, qui fournit une assistance à la conduite des missions et peut également agrémenter le quotidien en diffusant de la musique.

Dans l’espace, les dangers sont abondants et le Dark star dont les boucliers anti radiations sont hors service essuie une première tempête électromagnétique qu’il a a grand peine à surmonter.

Pour tromper la routine mortelle des missions, Pinback a embarqué une mascotte, un curieux alien en forme de ballon gonflable doté de pattes (!)

Mais l’animal se rebelle, échappe à sa cellule et s’enfuit dans le vaisseau avec Pinback à ses trousses.

Le traque de l’alien dans les recoins sombres du Dark star est d’une réelle angoisse car l’étrange animal se montre particulièrement vicieux, détraquant le mécanisme laser de mise à feu d’une bombe ou piégeant son poursuivant dans la gaine d’ascenseur afin de le faire chuter ou de le faire écraser.

En fâcheuse posture, Pinback échappe de justesse à la mort, évitant une chute mortelle en s’accrochant à la cabine d’ascenseur avant de parvenir à se hisser à l’intérieur et à activer un système de nettoyage automatique qui lui permet sortir de ce mauvais pas.

Irrité, il s’arme d’un pistolet anesthésiant mais demeure incapable de retrouver l’alien tapi dans la pénombre.

Doolitlle découvre la personnalité angoissée et paranoïaque de Pinback en consultant les enregistrements périodiques du bord, ou le technicien qui a usurpé l’identité d’un membre de l’équipage, avoue son malaise à bord avec ses collègues, un sentiment d’isolement et de souffrance.

La tache de maintenance du laser aboutit à une fausse manipulation et l’impossibilité de larguer une des puissantes bombes qui reste solidement arrimée au vaisseau.

Avec une mise à feu programmé dans quinze minute, la bombe devient un danger mortel pour le Dark star menacé d’explosion.

Paniqué, Doolittle se rend en soute pour interroger le corps cryogénisé de Powell, qui dans un étant de demi mort cérébrale, finit par lui souffler de dialoguer philosophie avec la bombe.

Désespéré, Doolittle tente le coup, s’extraie du vaisseau et entame un dialogue avec l’ordinateur de la bombe, capable de dialogue et de réflexion.

La discussion tourne autour de la phénoménologie, cette branche de la philosophie traitant de l’étude des sensations, et Doolittle parvient à semer le doute dans le système de la bombe, qui renonce in extremis à exploser pour réfléchir à la fiabilité de ses sensations pour appréhender le monde qui l’entoure.

Mais le répit est de courte durée puisque une nouvelle avarie provoque l’éjection de Talby dans l’espace.

Doolittle se rue à la recherche de son ami et parvient à le récupérer tandis que la bombe finalement rapatriée en soute dérive sur des questions existentielles et finit par exploser, volatilisant le Dark star dans un rayon d’un kilomètre.

Restés seuls, les deux cosmonautes survivants s’accrochent aux débris mais Talby est finalement emporté dans l’espace par une créature d’énergie pure qu’il nomme Phénix, trouvant ainsi une forme de paix éternelle dans l’immensité cosmique.

Doolittle reprend alors appui sur un débris qu’il chevauche comme une planche de surf, son sport favori sur Terre avant de mettre le cap vers une planète pour y trouver son salut.

En conclusion, malgré un budget minimaliste et des effets spéciaux frisant souvent le ridicule, « Dark star » est pour moi un film culte compensant son manque d’impact visuel par son puissant scénario et ses idées de génie, mélange de « 2001, l’Odyssée de l’espace » et « Alien ».

Les personnages sont tous attachants à l’exception de la brute Boiler et les scènes d’actions particulièrement réussies, comme l’insoutenable traque de Pinback dans les bas fonds du vaisseau et les périlleuses manœuvres pour sa survie qui s’ensuivent ou le fascinant dialogue philosophique entre une bombe douée d’intelligence et le lieutenant Doolittle.

Traitant de demi-vie après la mort par des systèmes de cryogénisation, d’intelligence artificielle ou tout simplement d’automatisation à outrance, mais plus largement de la fascination de l’homme pour l’immensité du cosmos et des forces qui l’habitent, « Dark star » est un petit bijou de série B que je recommande à tous les fans de Science fiction, avec en prime la musique composée par Carpenter lui-même, mélange réussi de synthétiseurs et de country-rock.

Dark star (John Carpenter)
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 07:19
Chroniques martiennes (Ray Bradbury)

Retour dans la SF des années 50 avec les très célèbres « Chroniques martiennes » de Ray Bradbury.

Publiées en plusieurs nouvelles, les « Chroniques martiennes » peut se lire comme un roman de vingt huit chapitres se déroulant temporellement entre 1999 et 2026.

On y découvre la volonté exploratrice de la Terre envoyant plusieurs vagues d’expéditions vers la planète Mars.

Mais les choses ne se passent pas comme prévu puisque malgré quelques rêves prémonitoires des Martiens dotés de facultés télépathiques, les premiers cosmonautes sont pris pour des fous par les habitants et éliminés, leur fusée étant détruite.

La troisième expédition de 2001 n’est pas non plus la bonne puisque l’archéologue Spender perd la tête et abat ses coéquipiers avant d‘être pris en chasse par le capitaine Wilder.

Mais les autres explorateurs qui suivent découvrent un monde bien que similaire à la Terre, étrangement vide, les Martiens semblant avoir été décimés par la variole, maladie amenée par les Terriens au gré de leurs venues successives.

La place est donc libre pour les premiers colons qui commencent à s’implanter par vagues toujours plus nombreuses en plantant des arbres pour rendre l’atmosphère plus respirable.

Les prêtres ne tardent pas à venir, et le père Paradine se prend de fascination pour les sphères bleues représentant les derniers habitants intelligents de la planète.

Il trouve sa voie et prend la décision de rester sur place pour apporter la religion chrétienne à ce nouveau monde et ses habitants en apparence bienveillants.

Persécutés sur Terre, les Noirs pauvres partent massivement chercher une monde meilleur sur Mars à la grande irritation de leurs patrons propriétaires terriens.

Les Terriens bâtissent des villes similaires à celles de leur planète sur Mars et reproduisent un système similaire à celui États-Unis.

Certaines dérives apparaissent comme l'émergence de mouvements moralistes répressifs dont les inspecteurs zélés sont massacrés par des robots dans la nouvelle Usher II en un vibrant hommage à Allan Edgar Poe et Howard Philipps Lovecraft.

Lorsqu’une énorme guerre nucléaire éclate sur Terre, le mouvement s’inverse et les habitants inquiets pour leurs familles refluent sur la planète d’origine.

Sam Parkhill qui comptait profiter du développement pour faire fructifier sa compagnie de hot dogs prend peur lorsque les derniers Martiens l’abordent, en tuant plusieurs d’entre eux dans une fuite désespérée.

Malgré sa violence, les Martiens le pardonnent, lui annonçant leur départ définitif et faisant de lui le propriétaire d’un monde à présent bien vide.

Seuls quelques irréductibles solitaires comme Walter Gripp restent sur place, trop attachés à présent à leur vie martienne certains préférant mourir sur place comme Hathaway membre d’une des premières expéditions qui refuse de revenir sur Terre aux cotés de son capitaine.

A travers la lente dérive d’une maison entièrement automatisée tournant à vide avant de bruler, Bradbury évoque la destruction de la Terre ravagée par une guerre nucléaire reflet de la folie des hommes.

Seuls les derniers colons martiens, parvenus à une certaine stabilité, deviennent les derniers survivants de l’espèce humaine parvenant à cohabiter harmonieusement avec les Martiens restés sur place.

En conclusion, « Chroniques martiennes » est une construction graduelle au travers de courtes nouvelles en apparence anecdotiques, qui permettent de décrire le processus de déplacement de l’humanité de la Terre devenue inhabitable en raison de sa gestion irresponsable vers Mars, sensé leur donner une nouvelle chance d’accéder à une forme de sagesse.

Bien sur les débuts sont difficiles, les premiers explorateurs se faisant décimer par les populations martiennes télépathes et protéiformes, avant que la tendance ne s’inverse et que les Martiens ne finissent pas céder en apparence la place pour de mystérieuses raisons.

L’exercice contient bien entendu sa part d’hétérogénéité et rend difficile l’attachement à des personnages changeant pratiquement à chaque chapitre.

Malgré son statut de roman de SF historique adapté à la télévision puis au théâtre dans les années 60-70, « Chroniques martiennes » ne m’a pas enchanté outre mesure, peut être parce que le thème de la migration spatiale a été ensuite largement exploré par la suite dans la littérature et le cinéma.

Chroniques martiennes (Ray Bradbury)
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 10:53
Oblivion (Joseph Kosinski)

Toujours à la pointe, « Oblivion » est un film de science fiction ambitieux de Jospeh Kosinski.

Sorti en 2013, il s’inscrit dans la veine des histoires post apocalypse au cours desquelles en 2077 la race humaine a été détruite après une guerre nucléaire face à des envahisseurs extra terrestres appelés les Chacals qui détruisirent la Lune.

L’humanité triompha mais la planète fut irradiée et rendue inhabitable.

Les survivants s’établirent sur une station orbitale appelé le Tet en raison de sa forme tétraédrique dans le but de coordonner les opérations des derniers terriens avant la grande migration sur Titan.

Jack Harper (Tom Cruise) est l’un des derniers habitants et un technicien chargé de la maintenance des drones sphériques qui surveillent les plateformes de forage maritime chargée de drainer assez d’énergie pour le grand voyage.

Il fait équipe avec Vika (Andrea Riseborough) officier de liaison avec Sally (Melissa Leo) qui supervise leurs actions depuis le Tet.

Jack sillonne le globe terrestre sur un petit appareil hybride entre avion et hélicoptère et peut au gré des interventions descendre à terre pour se déplacer à l’aide d’une moto high tech.

Appelé pour la perte de deux drones, Jack descend dans un ancien bâtiment désaffecté et se trouve agressé par certains Chacals survivants.

Mal embarqué dans un lieu reculé, obscur et humide, il est sauvé par la réactivation d’un drone qui décime ses adversaire à l’aide de canons laser.

De retour au poste de surveillance confortable et épuré, Jack prend un repos bien mérité avec Vika dans leur piscine tandis que le drone récupéré doit être réparé.

Un différent oppose pourtant le couple, Vika désirant partir le plus tôt possible sur Titan tandis que Jack, nostalgique reste très attaché à la planète Terre ou il a tous ses souvenirs.

Au cours d’une autre patrouille, le technicien coupe volontairement le contact avec Vika et se rend dans un lieu secret ou il a aménagé une cabane près d’un lac.

Dans l’isolement de ce lieux montagneux idyllique, il revit sa vie passée en récoltant les objets d’avant la guerre nucléaire comme des vieux disques.

La chute d’une capsule venue du ciel vient bouleverser la quiétude de sa vie et Jack bravant toutes les consignes de sécurité du Tet, se rend sur la zone du crash, découvrant plusieurs survivants dans des capsules.

Jack s’interpose face aux drones qui éliminent les rescapés, sauvant in extremis une jeune femme Julia (Olga Kurylenko).
Persévérant, il fait fi des remontrances de Vika et ramène Julia à la plateforme.

Bien que choquée, la jeune femme se remet et oblige Jack à remettre en cause tout ce qu’il pensait savoir sur l’histoire de la Terre.

La coupure avec Vika semble inéluctable, et le couple Jack-Julia est ensuite capturé par les mystérieux Chacals, en réalité des humains dirigés par Malcom Beech (Morgan Freeman) qui utilisent des armures et des brouilleurs pour échapper aux drones et mener leurs actions terroristes.

Un dialogue tendu s’installe avec Malcom qui informe Jack de sa volonté d’utiliser ses capacités d’interface avec un drone capturé pour lui dérober une pile à hydrogène et la faire exploser à l’intérieur du Tet.

Le technicien refuse malgré la pression de Sykes (Nikolaj Coster Waldau) le lieutenant de Malcom puis se laisse troubler par les révélations de Julia qui lui annonce être sa femme avant qu’on efface sa mémoire.

De retour sur la plateforme, Jack tente de convaincre Vika qui refuse catégoriquement de l’entendre, préférant le dénoncer à Sally qui envoie des drones pour les détruire.

Vika est tuée et Jack/Julia s’enfuient dans leur appareil poursuivis pars trois drones.

Seule l’habileté et l’incroyable manœuvrabilité de l’appareil de Jack leur permet de détruire leur poursuivants, mais leur fuite les fait entrer dans la zone radioactive qui met hors service leur appareil.

Une fois à terre, Jack trouve son double et l’affronte sous les yeux ébahis de Julia.

Il triomphe après un corps à corps musclé et fonce avec l’appareil de son double tandis que Julia blessée agonise.

Par une curieuse coïncidence, l’appareil retrouve une autre plateforme dans laquelle une autre Vika bel et bien vivante finit par lui donner un moyen de sauver Julia.

Le couple rejoint donc les Chacals dans le but de détruire le Tet, mais leur base sous terraine est découverte et prise d’assaut par des drones qui déciment les combattants.

Rompu au combat des drones, Jack est d’un précieux secours tout comme Sykes qui connait le point faible de leur blindage.

Après avoir écarté la menace, Jack fait mine de livrer Julia à Sally, qui accepte de l’accueillir sur le Tet.

Au cours du voyage spatial, Jack écoute la boite noire récupérée dans la capsule de Julia et comprend qu’avant l’holocauste, il formait avec Vika une équipe de spationautes cherchant à mettre hors de danger leurs proches, avant que leur navette ne soit détournée par le Tet.

Dans un ultime réflexe de survie, Jack a libéré la capsule enfermant Julia afin de lui sauver la vie, tandis qu’il a été capturé comme Vika puis utilisé sous forme de clones par les extra terrestres une fois les défenses terrestres éradiquées.

Jack passe les contrôles du Tet en mentant avec habileté puis face à l’intelligence artificielle fait sortir Malcom du caisson pour activer la bombe à hydrogène après avoir cité l’exemple du sacrifice du guerrier Horace dans la Rome antique.

Le Tet est détruit et on retrouve quelques années après Julia élevant seule la fille du couple dans la cabane de Jack dans une Terre reprenant peu à peu vie.

La surprise est donc de taille quand Julia découvre un autre Jack revenu pour la voir.

En conclusion, « Oblivion » est un grand film de science fiction mêlant tout ce qu’on aime dans le genre : scénario ambitieux, complexe, paranoïaque, effets spéciaux impressionnants et esthétisme superbe.

Rien n’est vraiment original ici donc mais toutes les influences habilement réutilisées : extra terrestres, guerre nucléaire, manipulations mentales, clonage et robots.

Le fan du genre en aura donc pour son argent et pourra laisser son imagination explorer à l’infini les superbes variations proposées.

Oblivion (Joseph Kosinski)
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 13:20
La guerre des mondes (Steven Spielberg)

Grand réalisateur toujours avec « La guerre des mondes » de Steven Spielberg.

Sorti en 2005 dans un fracas d‘annonces spectaculaires comme tous les films de Spielberg, « La guerre des mondes » est la transposition du roman de H.G Wells écrit à la fin du XIX ième siècle.

Ici Londres cède la pas à la banlieue de New York avec Ray Ferrier (Tom Cruise) père de famille divorcé un peu largué qui reçoit la garde de ses enfants Robbie (Justin Chatwin) et Rachel (Dakota Fanning) le temps que son ex femme parte en vacances.

Le contact passe mal avec Robbie adolescent rebelle et tourmenté (comme tous les adolescents ?) et Ray se montre particulièrement maladroit jusqu’à ce que d’étranges évènements ne viennent bouleverser sa petite vie tranquille de banlieusard.

Le ciel se couvre, se chargeant de nuages et d’immenses éclairs zèbrent l’horizon.

Les informations sont inquiétantes car relatant des faits similaires dans le monde entier.

Des tremblements de terre ne tardent pas à arriver, les immeubles s’écroulant, le sol s’ouvrant sous l’arrivée d’énormes machines tripodes brulant vif les gens à coup de puissants faisceau laser ou les cueillant à l’aide d’immenses tentacules.

Mu par un instant de survie, Ray prend ses enfants et monte dans sa voiture, tentant de fuir au milieu de foules paniquées et de monstrueux embouteillages.

Cherchant à rallier Boston par les petites routes moins fréquentées, il échappe de peu à un lynchage et doit abandonner sa voiture accidentée à une foule hystérique.

Paniqué par l’invincibilité présumée des monstres qui tiennent en déroute les soldats au moyen d’impénétrables écrans de force, Ray laisse finalement Robbie aller au devant des combats et préfère sauver la plus jeune et fragile Rachel.

Alors que l’armée est anéantie dans un déluge de flammes, ils sont pris en charge par Harlan Ogilvy (Tim Robbins) homme solitaire vivant réfugié dans une cave et préparant une embuscade contre les monstres.

Désireux de protéger Rachel, Ray se refuse à tenter quoi que ce soit et les deux hommes s’affrontent dans un climat de tension extrême lorsqu’un tentacule serpentin vient inspecter la cave suivis par les extra terrestres eux-mêmes, sortent de vagues humanoïdes à la peau lisse.

Impossible à raisonner dans sa folle tentative, Harlan est finalement tué par Ray mais l’enlèvement de Rachel par un des monstres mécaniques le pousse à faire surface.

Capturé, il comprend que les humains sont détenus dans des cages afin de servir à alimenter les machines et a être recrachés sous forme de jets de sang solidifiés changeant le paysage en rouge vif.


Utilisant son habileté, Ray place une ceinture de grenade dans le ventre du monstre qui s’apprête à le dévorer et provoque sa destruction interne.

Il peut ainsi s’enfuir avec Rachel et retrouve Robbie pour comprendre que les tripodes vacillent d’eux-mêmes, atteints d’un mystérieux mal qui les affaiblit.

L’armée américaine profite de cette vulnérabilité pour porter le coup de grâce à coup de bazooka et achève les monstres dont les motivations quand à l’extermination de la race humaine resteront à jamais mystérieuses …

En conclusion, « La guerre des mondes » fait passer d’un roman anglais effrayant, et iconoclaste à un grand spectacle hollywoodien beaucoup plus politiquement correct montrant un brave père de famille américain moyen prêt à tout (y compris tuer son semblable) pour défendre sa progéniture.

On perd certes de la richesse et de la subversion du roman de H.G. Wells (contre le matérialisme, la bureaucratie et la religion) au profit d’une mécanique à grand spectacle d’une belle efficacité.

Tom Cruise est certes agaçant car caricatural comme la plupart des personnages 200% ricains qu‘on trouve dans la plupart des films catastrophes, mais le film de Spielberg sauve la mise par la qualité de ses effets spéciaux et quelques séquences adroites notamment à l’intérieur de la cave.

Pour le reste, un divertissement de plus ?

La guerre des mondes (Steven Spielberg)
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 09:23
Dune (David Lynch)

Sorti en 1984, « Dune » de David Lynch est une adaptation audacieuse de l’œuvre de 1970 de l’écrivain Frank Herbert.

Le spectateur est ici rapidement plongé dans un univers de pure Science fiction gouverné par une organisation ultra puissante appelé la Guilde, qui somme via un émissaire d’aspect monstrueux l’Empereur Padishah Shaddam IV (José Ferrer) d’intervenir sur la planète Arrakis ou Dune, stratégique en raison de sa production d’une substance appelée Epice permettant de voyager dans l’espace et d’améliorer les capacités physiques ou mentales.

L’Empereur doit provoquer une attaque des Harkonnens les rivaux des Atreides qui contrôlent actuellement Dune pour rétablir son contrôle et ainsi alimenter la Guilde en Epice.

L’émissaire de la Guilde demande également à l’Empereur de tuer Paul Atreides (Kyle Mac Lachlan), le jeune fils du Duc Leto (Jürgen Prochnow) qui s’entraine sur la planète Caladan pour développer des techniques de combat rapproché avec l’usage d’un bouclier défensif constitué d’un écran d’énergie pure face à un adversaire réel ou un robot offensif.

Paul semble plus que doué et disposer de capacités extrasensorielles qui font de lui un potentiel messie appelé le Kwisatz Haderach et est encadré en cela par la révérend mère Gaia Helen Moham (Sian Philipps) autorité religieuse suprême de l’ordre de Bene Gesserit des Atreides.

Se sachant prêt, Paul suit son père et sa mère Lady Jessica (Francesca Annis) pour rencontrer la colonie Atreides de Dune, qui exploite l’Epice dans des conditions difficiles sur un monde de sables ou vivent d’énormes vers attaquant périodiquement les centres de production.

Il ignore les plans de conquête du Baron Vladimir Harkonnen (Kenneth Mc Millan), obèse atteint de maladie de peau, obligeant par sadisme ses sujets à porter des ventouses reliées à leur système sanguin pour les tuer selon son bon plaisir.

Homosexuel pervers, le Baron se déplace à l’aide d’un système de lévitation pneumatique et charge ses deux tueurs, Feyd-Rautha (Sting) et son neveu Rabban (Paul Smith) de le seconder.

Soutenus par les troupes d’assaut Sardukar de l’Empereur, les Harkonnen attaquent Dune, prenant le dessus sur les Atreides dont la résistance héroïque ne peut compenser l’infériorité numérique et technique.

Guidé par le Docteur Wellington Yueh (Dean Stockwell), qui trahit les Atreides dans le fol espoir de retrouver sa femme, les Harkonnen prennent possession de la planète, capturant Jessica, Paul et Leto qui dispose cependant d’une capsule de gaz mortel enfiché dans sa mâchoire.

Leto tente crânement sa chance mais ne peut tuer que Piter De Vries (Brad Dourif) bras droit du Baron et meurt à son tour.

Alors qu’il s’apprêtent à être jetés dans le désert Paul utilise les techniques vocales enseignés par sa mère pour prendre le contrôle des pilotes du vaisseau.

Une fois débarrassés d’eux, ils ne peuvent empêcher le crash en plein désert et après être pourchassé par un immense ver de sable, se réfugient dans une grotte ou ils font la connaissance des Fremen, le peuple autochtones de Dune.

Après quelques tensions, les Fremen, impressionnés par les techniques de combat surnaturel de Jessica et Paul, les acceptent parmi eux en échange d’un apprentissage.

Jessica reçoit en transfert les pouvoirs de Ramallo, (Silvana Mangano), révérend Mère des Fremen.

Considéré comme un Messie, Paul forme donc une véritable armée Fremen capable en utilisant les capacités de l’esprit et de la voix, de propulser des ondes de choc surpuissantes canalisées par un appareillage portatif, capable de briser les pierres les plus solides.

Il connait également l’amour avec Chani (Sean Young), princesse Fremen.

Après avoir éliminé Wellington et asservi cruellement l‘Atreides Thufir Hawat (Freddie Jones), le Baron laisse son neveu stupide et brutal Raban administrer Dune mais rapidement les exactions des Fremen contre les centres de production d’Epices poussent la Guilde à menacer un nouvelle fois l’Empereur qui convoque le Baron pour lui signifier une intervention massive de ses troupes.

Après avoir bu l’eau de la vie, liquide mystique jalousement caché par les Fremen dans leur grottes, Paul se révèle comme l’authentique Messie capable de voir le futur et de contrôler les immenses vers de sable et de les domestiquer pour les mener à l’attaque.

La charge des vers contre les Sardukar est impressionnante.

Dotés de leurs nouveaux pouvoirs, les Fremen font également de gros dégâts, prenant le dessus sur les troupes de l’Empereur venu pourtant personnellement superviser les opérations.

Menacé par la jeune sœur de Paul, Alia (Alicia Witt), déjà dotée de pouvoirs extrasensoriels, le Baron est finalement propulsé dans le désert ou il connait une mort atroce dévoré par l’immense gueule d’un vers des sables.

Dans l’ultime face à face, l’Empereur lâche Feyd-Rautha pour un combat au couteau face à Paul, finalement remporté par ce dernier qui déchaine une immense pluie sur Dune, prouvant ainsi sa qualité de Messie.

En conclusion, malgré un coté un peu daté et son statut de cuisant échec commercial, « Dune » est une œuvre singulière, parfois fascinante, marchant dans les traces de « Star wars » de Georges Lucas.

Puisant à loisir dans les romans d’Herbert, l’univers décrit est riche, complexe, foisonnant emportant le spectateur dans un monde virtuel passionnant.

Malgré l’époque, les costumes et effets spéciaux fonctionnent, notamment dans l’animation des horribles vers géants, sorte de forces de la nature emportant tout sur leur passage.

La dimension mystique/religieuse est intéressante avec le développement de capacités psychiques surhumaines pour qui se donne les moyens de marcher dans les traces du Messie.

Solidement interprété avec notamment Sting étonnant dans un rôle d’éphèbe-tueur, « Dune » mérite même plus de trente ans après le coup d’œil et assoit pour moi la réputation de réalisateur ambitieux et barré de David Lynch.

Dune (David Lynch)
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 13:13
La mutante (Roger Donaldson)

On reste dans la Science fiction des années 90 avec le célèbre « La mutante » de Roger Donaldson.

Sorti en 1995, « La mutante » prend pour point de départ un scénario audacieux ou des scientifiques américains utilisent une mystérieuse formule mathématiques envoyées de l’espace pour effectuer des tests sur des embryons humains.

Malheureusement l’expérience ultra secrète tourne mal et un des cobayes, une jeune fille nommée Sil (Natacha Henstridge) s’échappe du complexe et fuit de trains en trains.

Fitch (Ben Kingsley), le directeur du projet réunit alors une équipe hétéroclite composé d’un agent spécial Lennox (Michael Madsen), du télépathe Dan Smithson (Forrest Whitaker) et de deux scientifiques, Laura (Marg Helgenberger) et Stephen Harden (Alfred Molina).

Ensemble, profitant des facultés de pisteur de Dan, ils se lancent sur les traces de Sil qui tue deux personnes dans un train, un sans domicile fixe et une contrôleuse.

Obéissant à une croissance accélérée, Sil arrive finalement à Los Angeles ou elle se fond à loisir dans l’environnement urbain et branché de la ville.

Devenue une superbe blonde, elle se met en quête d’un reproducteur pour donner naissance à une race capable d’exterminer l’humanité.

Hantée par les relents de son humanité, Sil fait de curieux cauchemars ou elle se voit comme le monstre qu’elle est en réalité.

Une première rencontre dans une discothèque branchée de la ville, aboutit à la mort d’une rivale et à celle de l’homme sur lequel elle avait jeté son dévolu, un bellâtre aisé vivant sur les hauteurs de la ville, mais malheureusement pour lui diabétique et donc jugé incompatible pour la reproduction.

L’équipe de choc qui a réalisé dans la reproduction d’une expérience en laboratoire la virulence du virus extra-terrestre, ne peut que suivre les cadavres laissés sur sa route et constate qu’un nouvel homme, John Carey (Whip Hubley), qui a secouru la mutante après un accident de la route a également été tué au moment de s’accoupler avec elle.

Frustrée par son échec, Sil prend en otage une mère de famille (Virginia Morris), habite chez elle, la torture et l’emmène dans sa voiture pour faire croire à sa mort dans une explosion.

Bien que cette mort semble suspecte aux yeux de Lennox, Fitch adhère à cette thèse plausible.

Le groupe fête une dernière fois la fin de la mission dans la boite de nuit sans savoir que Sil rode les cheveux raccourcis et brunis.

Durant la soirée Lennox et Laura se rapprochent et ont une aventure.

Eméché, Arden se laisse séduire par la sculpturale brune et a un rapport sexuel avec elle, qu’il paye de sa vie.

Enceinte, Sil s’enfuie dans les égouts de la ville pour donner naissance à un fils.

Le groupe se remet sur le qui-vive et s’enfonce dans les égouts lourdement armé en se fiant aux capacités mentales de Dan.

Fitch est pris par surprise, tué par Sil qui a maintenant horriblement muté pour prendre l’aspect d’un réel monstre.

La progression dans des boyaux obscurs est angoissante.

Sil accouche d’un petit garçon aux pouvoirs et à la voracité déjà inquiétante.

Lennox Dan et Laura parviennent à échapper aux griffes de Sil et à la repousser dans une nappe enflammée ou elle périt non sans résistance avec son fils.

Le sujet semble donc clos, même si une tentacule survit et infecte un rat laissant penser à une suite probable …

En conclusion, « La mutante » est une série B très bien dotée en acteurs de premier plan, qui permit la révélation de la sculpturale Natascha Henstridge dont la beauté de top model et la poitrine parfaite font ici sensation.

La prestance des acteurs, l’originalité du scénario et l’impact de certaines scènes sexuelles/gore, ne compensent pas une certaine lenteur dans la réalisation et des effets spéciaux pour le moins limités.

Malgré ces petits défauts, le film reste cependant un bon divertissement avec cerise sur la gâteau la patte du sculpteur HR Giger, designer de la forme monstrueuse de Sil.

Non sans surprise donc, « La mutante » fut le premier d’une série de quatre films efficaces qui courre encore dans les années 2000.

La mutante (Roger Donaldson)
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 11:50
Real steel (Shawn Levy)

Passionné de Robotique depuis mes plus jeunes années, je me devais de visionner « Real steel » de Shawn Levy.

Sorti en 2011, « Real steel » traite dans un futur (très) proche, de la vie de Charlie Kenton (Hugh Jackman), un ancien boxeur passé près d’un titre mondial et reconverti en entraineur de robots boxeurs qui se produisent dans plusieurs organisations lucratives.

Solitaire, bourru, fauché et déclassé, Charlie voit son dernier robot démoli par son rival de toujours sur les rings Ricky (Kevin Durand) qui lâche contre lui dans une ambiance de rodéo un taureau d’une tonne.

Poursuivi par Ricky, Charlie s’enfuit et découvre que son ex femme est morte, lui léguant ainsi la charge de son fils Max (Dakota Goyo).

Peu concerné, Ricky préfère confier la garde de Max à ses beaux parents contre une coquète somme d’argent lui permettant d’acheter un nouveau robot de combat, mais accepte par commodité de garder l’enfant quelques mois pour récupérer ensuite la totalité de la somme.

Aidé par son ex petite amie Bailey (Evangeline Lilly) qui tient une salle de boxe pour robot, Charlie reçoit donc Noisy boy un robot japonais ayant concouru pour le titre mondial.

Il découvre les capacités de Max pour commander les robots mais n’en tient pas compte gâchant ainsi les capacités de Noisy boy qui se fait détruire lors d’un combat de seconde zone organisé par Finn (Anthony Mackie).

Déprimé et irrité par son échec, Charlie en est réduit à fouiner dans une décharge publique de quoi recréer un robot.

Son choix se porte sur un petit robot d’ancienne génération qu’il retape à l’aide su savoir faire de Bailey et des restes de Noisy boy.

Doué de capacités mimétiques lui permettant de combattre comme un homme, le robot appelé Atom fait ses preuves dans un combat clandestin dans un ancien zoo ou il triomphe d’un adversaire féroce.

Charlie et Max se rapprochent et se font remarquer par un organisateur de combat de première division la WRB, qui leur propose un combat contre un robot de classe mondiale, Twin cities dans une arène pleine à craquer.

Max tient bon et refuse une offre juteuse pour racheter Atom de Farra Lemkovva (Olga Fonda) riche femme d’affaires russes travaillant avec le concepteur génial Tak Mashido (Karl June).

La victoire de Atom contre Twin cities après un match âpre, ouvre la voie à un match pour le titre mondial face à Zeus, le dernier robot de Mashido.

Max a tenu bon, refusé contre l’avis de Charlie de vendre Atom et défié en public Mashido dans la plus pure tradition du sport spectacle américain.

Le couple père-fils est pris à parti hommes de main de Ricky qui passent à tabac son débiteur.

Après un ultime conseils pris auprès de Bailey, le jour du combat arrive en prime time.

Ricky a misé une sommes colossale pour un KO contre Atom et se retrouve de fait lié par son pari à Finn.

Tout d’abord surclassé par la puissance phénoménale et le gabarit de Zeus, Atom parvient à s’adapter en puisant dans les propres techniques de combat de Charlie et résiste à son adversaire, lui décochant quelques coups qui l’ébranlent.

Le combat est équilibré, semant le doute chez Mashido qui sentant le danger prend lui-même les commandes de Zeus en mode manuel.

Mais Atom plus véloce et technique, épuise la puissance de Zeus et le met sérieusement en difficulté.

Il faut alors attendre une intervention des juges pour décréter honteusement Zeus vainqueur aux points, sous les huées d’un public acquis à la cause du challenger.

Le film se termine sur un triomphe à la Rocky avec le père, le fils et le robot levant les bras devant la foule en délire, tandis que Ricky doit à son tour rendre des comptes à Finn et ses hommes.

En conclusion, malgré une idée de départ excitante consistant à calquer la montée en puissance des sports ultra violent de Free fight, pour l’adapter sur des combats robotisés, « Real steel » trop conventionnel dans son traitement déçoit.

Le scénario d’un père ex gloire de la boxe devenu un raté et retrouvant finalement son fils est nullissime, la minuscule Evangeline Lilly ne tenant ici qu’un rôle de potiche experte en robotique très peu crédible.

Avec des personnages caricaturaux, un scénario vide et un sous exploitation du thème pourtant passionnant de l’intégration de la Robotique dans nos existence, « Real steel » ne repose donc que sur ses scènes de combat entre robots.

Dans ce domaine, Levy nous sert un remake robotique de « Rocky » avec un vieux robot bon pour la casse grimpant les échelons pour défier les plus grands champions.

Ceci reste donc également peu inventif, la fluidité et le punch des combats ne suffisant pas à sauver le film de la médiocrité absolue.

Real steel (Shawn Levy)
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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 10:51
Total recall (Paul Verhoeven)

Dans les années 90, les films d’anticipation ont le vent en poupe et Paul Verhoeven, après avoir marqué les esprits avec son « Robocop » trois ans auparavant, récidive avec « Total recall » adaptation d’une nouvelle de l’écrivain de science fiction assez barré Philipp K Dick.

Nous sommes ici en plein futur proche, et Douglas Quaid (Arnold Schwarzenegger) un ouvrier du bâtiment vivant confortablement sur Terre avec sa jolie femme Lori (Sharon Stone) est hanté par des rêves mystérieux qui perturbent son existence.

Obéissant à une profonde pulsion, Quaid se rend chez Rekall, une entreprise spécialisée dans l’implantation de souvenirs, pour offrir des séjours de rêves à ses clients.

Dans ce contexte, il se choisit agent secret sur Mars avec en ligne de mire une rencontre avec une femme brune et athlétique.

Quaid se retrouve donc sanglé sur une chaise, reçois une injection mais réagit mal à l’opération, devant sous l’emprise de délires schizophréniques, enragé.

Persuadé d’être réellement un agent secret, il se rebelle contre le personnel et échappe à tout contrôle.

La situation bascule lorsque ses anciens collègues de chantier essaient de le tuer, mais Quaid s’en sort avec une réelle science du close combat.

Il rentre paniqué chez Lori, mais réalise aussi qu’elle souhaite sa mort.

Après une lutte farouche et quelques blessures superficielles, il lui arrache des parcelles de vérité, notamment le fait qu’elle ait été engagée par l’industriel Cohaagen (Ronny Cox), maitre de la planète Mars, pour jouer le rôle de sa femme et que ses souvenirs soient faux.

Ebranlé par ces révélations, Quaid se ressaisit juste à temps pour échapper à de nouveau à des tueurs emenés par le féroce Richter (Michael Ironside), en réalité le mari de Lori.

Entré en possession d’une mallette, Quaid comprend qu’il était en réalité l’agent secret Hauser qui poursuivi par Cohaagen a implanté son esprit dans son corps.

Sous ses conseils vidéo, il arrache un émetteur implanté dans son nez et s’arrange pour le placer sur un rat afin de désorienter ses poursuivants.

Quaid sait qu’il n’a pas le choix et doit aller sur Mars pour résoudre ce dilemme.

Arrivé sur place en utilisant un hologramme le faisant passer pour une solide matrone, Quaid découvre une planète exploitées pour ses mines et dont l’air respirable est assuré par Cohaagen, ce qui le place en situation de monopole lucratif.

Les habitants qui ne paye pas pour l’air se retrouvent invariablement contaminés et deviennent des mutants dont certains atrocement difformes acquièrent des dons de mediums.

Mais Mars est également déchirée par un conflit avec les rebelles menés par leur chef le mystérieux Kuato, qui organise de violents attentats.

Pris en charge par Benny (Mel Johnson) un chauffeur de taxi black sympa, Quaid pénètre dans Venusville, dans les bas fond de Mars et retrouve dans un bar à entraineuse, la femme brune de ses rêves, Mélina (Rachel Ticotin).

La fougueuse latine semble furieuse contre lui et le prendre pour un autre, en réalité Hauser qui était son amant.

De retour à son hôtel, Quaid est pris à parti par Lori et le docteur Edgemar (Roy Brocksmith) de chez Rekall qui lui indique qu’il fait un mauvais rêve et doit avaler une pilule pour retrouver la réalité et sa gentille petite femme.

Quaid est ébranlé par le discours du médecin mais renonce au dernier moment en le voyant transpirer lorsqu’il le menace de son arme.

Il n’hésite alors pas à le tuer et est encore une fois attaqué par Richter et ses hommes.

Aidé par Mélina, Quaid combat les tueurs tandis qu’une lutte à mort s’engage entre Lori et Mélina, et Quaid doit intervenir pour tuer son ex femme qui prenait le dessus sur la pourtant redoutable Latina.

La situation évolue et oblige Mélanie à faire table rase du passé pour s’enfuir avec son amant vers la rébellion.

Le fidèle Benny sert d’intermédiaire et après que celui-ci ait révélé sa véritable nature de mutant, le trio rencontre Kuato, mutant vivant sur le ventre d’un homme appelé George (Marshall Bell).

Pourtant Richter parvient encore une fois à retrouver sa trace, grandement aidé par la trahison de Benny.

Kuato est tué mais avant de mourir, ordonne à Quaid de démarrer d’énormes machines sous terraines d’origine extra-terrestres capables de rendre l’atmosphère de Mars respirable.

Quaid s’enfuie avec Mélina, mais Benny tente de les tuer en utilisant une énorme machine excavatrice avant d’être finalement transpercé par une machine à forer, payant de fait cash sa trahison.

Plus déterminé que jamais, Quaid résiste à la pression de Cohaagen qui lui montre qu’il a été utilisé par son associé Hauser pour infiltrer la rébellion et ainsi tuer Kuato.

Il tient tête et parvient in extremis à empêcher Cohaagen de réimplanter l’esprit de Hauser en lui en tuant cinq gardes et scientifiques.


Cette fois avec Mélina et une batterie d‘hologrammes judicieusement utilisés, il triomphe des gardes de Cohaagen, tue l’affreux Richter et enclenche les machines infernales permettant de modifier l’atmosphère de Mars.

Le changement brutal tue Cohaagen projeté à l’extérieur de la zone pressurisée et manque également de tuer Quaid et Mélina.

Le couple néanmoins peut savourer sa victoire totale …

En conclusion, « Total recall » est considéré à juste titre comme « Robocop » comme un film culte.

Verhoeven utilise cette fois la thématique si chère à K Dick en brouillant les pistes entre rêves et réalité, passé, présent, conscient et subconscient.

Le scénario est donc retors à souhait et truffé de jolis rebondissement.

Pour autant, « Total recall » n’est pas un film contemplatif mais également un puissant film d’action très violent dans lequel un Schwarzenegger en pleine jeunesse et santé peut mettre en avant son impressionnante musculature.

En plus d’acteurs de très bon niveau, notamment Sharon Stone dans l’un des rôles de parfaite garce qui l’a fit repérer avant « Basic instinct », « Total recall » brille par une esthétique certes limitée par les moyens informatiques de l’époque, mais tout à fait prenante avec une vision de la vie sur Mars des plus respectables.

Indépendamment du remake de Len Wiesman sorti en 2012, « Total recall » reste à regarder encore aujourd’hui avec un très grand plaisir.

Total recall (Paul Verhoeven)
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 18:25
Les cavernes d'acier (Isaac Asimov)

Isaac Asimov n’a étrangement jamais encore eu les honneurs de ces colonnes jusqu’alors, ce qui montre clairement que je suis beaucoup moins friand de romans de science fiction à l’heure actuelle que je l’étais il y a encore une dizaine d’années.

Sorti en 1954, « Les cavernes d’acier » fait partie d’une trilogie consacrée au robots, grand sujet de prédilection de la SF d’après guerre jusqu’à encore nos jours.

Ici, il est question d’un meurtre dans un futur proche, sur notre bonne vieille planète Terre complètement transformée et sur laquelle les humains survivent dans d’immenses conurbations souterraines auto suffisantes en électricité, air, eau et vivres.

Le meurtre en question se déroule à Spacetown, zone frontalière de New-York mais ségréguée dans laquelle vivent les descendants des colons terriens des mondes extra terrestres, plutôt mal perçus par les autres terriens.

La victime est le professeur Sarton, éminent scientifique de Spacetown.

Elijah Baley le policier New-Yorkais chargé de l’enquête par son supérieur hiérarchique le commissaire Julius Enderby, qui était à Spacetown au moment du meurtre.

Les deux hommes sont en bons termes, Baley étant un bon flic de terrain, tandis que Enderby est plus un bureaucrate.

L’enquête s’annonce délicate en raison de la situation politique explosive entre les deux communautés, aussi les Spaciens imposent ils un de leurs robots, R Daneel Olivaw pour travailler de concert à la résolution de l’énigme.

Baley est donc contraint par sa hiérarchie de travailler avec un parfait androïde, imitant à la perfection le comportant humain et doit surmonter la répugnance intime des Terriens à l’égard de créatures crées de toute pièces par les Spaciens.

Contre la promesse d’une promotion dans la hiérarchie des citoyens de la vielle, il se plie néanmoins aux ordres et fait connaissance avec le très poli Daneel avant qu’un premier incident éclate dans un magasin de chaussures, dans lequel une émeute éclate après qu’une femme ait refusé de se faire servir par un robot.

La situation s’envenime et l’autorité de policier de Baley n’est pas suffisante pour contenir la colère de la foule, aussi de manière surprenante Daneel prend il l’initiative de menacer les émeutiers d’une arme afin de les contraindre au calme.

Baley stupéfié par l’autorité de Daneel, le conduit néanmoins à son appartement pour le présenter à sa femme Jessie, qui se montre également très perturbée par l’apparence humaine du robot mais séduite par la promesse d’ascension sociale, pousse son mari à résoudre l’enquête.

Le duo insolite se met néanmoins au travail et Daneel révèle que Straton travaillait sur un nouveau matériaux combinant fer et carbone afin de créer une parfaite synthèse de l’humain et du robot, pour mettre un terme à la peur irrationnelle qu’impose ce dernier, peur puisant également ses racines dans les menaces de licenciement professionnel crées par la productivité supérieure des machines sur les hommes.

Assez rapidement, Daneel émet l’hypothèse que le tueur a emprunté un des chemins de campagne hors de la surveillance des accès traditionnels fait d’escaliers mécaniques à haute vitesse.

Flanqué de son associé, Baley se rend Spacetown interroger un des collègues de la victime le professeur Fastolfe et sous les yeux ébahis de son chef Enderby qui suit à distance l‘entretien, affirme qu’il n’y a pas eu de meurtre car en réalité, Straton était un robot.

Cette déclaration fracassante provoque un tollé et un débat quasi philosophique avec Fastolfe et Daneel, qui est suspecté malgré lui d’être en réalité un homme devient l’enjeu de la discussion et lorsqu’il révèle être en réalité bien un robot, Baley s’évanouit sous le choc.

Soigné sur place, Baley surmonte le ridicule de son échec et est à sa grande surprise maintenu dans ses fonctions et continue d’échanger avec Fastolfe pour mieux connaitre le mode de vie des Spaciens, à la longévité exceptionnelle car très peu soumis aux maladies et pratiquant un sévère contrôle de la natalité.

Face aux mouvements terriens dit « médiévalistes » prônant un retour à l’ancienne vie centrée sur la Terre, plus proche de la nature et à la rupture avec Spacetown,
Fastolfe expose ses thèses pour pousser les humains à la colonisation d’autres mondes extraterrestres en s’appuyant sur leurs alliés robots, afin de résoudre les inévitables problèmes de démographie qui se poseront à mesure que la science progressera.

Ébranlé par ses thèses, Baley l’est encore davantage lorsque Daneel lui soumet l’hypothèse que Enderby, lui-même présent sur les lieux au moment du crime est en vertu d’un principe logique implacable, également suspect.

Mais Baley n’a pas le temps d’investiguer davantage sur son patron, puisque le duo de policier est pris en chasse par des médiévalistes qu’il sème à grand peine, en sautant de tapis roulant en tapis roulant.

Une fois remis de ses émotions, Baley convoque le Dr Gerrigel, un expert en Robotique pour en savoir plus sur les Robots.

Le savant lui énonce ce qu’est un robot avec à la clé l’énoncé des trois fameuses lois de la Robotique, qui édictent en premier principe le fait qu’un robot ne doit pas porter atteinte à la vie d’un homme ou tout faire pour la préserver, de lui obéir et en dernier lieu de préserver sa propre existence, mais semble complètement décontenancé lorsqu’il réalise que Daneel, est un robot imitant parfaitement l’homme et capable dans certaines conditions de le menacer comme lors de l’incident du magasin de chaussures.

Une fois Gerrigel parti, Baley reçoit un nouveau choc, lorsqu’il comprend que sa femme a été secrètement séduite par un mouvement médiévaliste et a été en contact avec Francis Clousarr, un activiste beaucoup virulent, détecté par l’analyse des suspects potentiels de Daneel, comme l’un des poursuivants des tapis roulants.

Baley admet la repentance de sa rêveuse de femme, et se rend avec Daneel dans une usine de fabrication de levure interroger Clousarr, personnage particulièrement revêche et hostile aux robots.

Mais l’interrogatoire tourne court lorsque Baley apprend la mort mystérieuse de R Sammy, robot travaillant au commissariat avec Enderby.

A sa grande surprise, Baley est suspecté par Enderby en raison de l’arme du crime, un vaporisateur nucléaire, qu’il aurait pu se procurer dans une centrale nucléaire traversée après la fuite face aux médiévalistes.

Soumis à la pression de Spacetown, qui désire clore l’enquête avant minuit, Baley joue son vatout et fait craquer Enderby en démontrant qu’il était un sympathisant médiévaliste et exploitant une vidéo compromettante, qu’il a utilisé R Sammy pour tuer Straton et ensuite le faire disparaitre.

Une fois Enderby confondu, Baley surprend ensuite en lui demandant d’utiliser son influence pour tenter de changer les mentalités en prônant la cohabitation pacifique entre hommes et robots.

Daneel finit par avouer à Baley que la résolution de l’enquête n’était qu’accessoire et que le but véritable de Spacetown, était d’utiliser la psychologie de Baley, plus accessible à leurs thèses, pour propager leur message de paix sur Terre et d’exode extra planétaire.

En conclusion, « Les cavernes d’acier » est un mélange de policier et de science fiction dont la lecture est au final plutôt pénible.

L’intrigue est extrêmement tortueuse et manque de rythme, les protagonistes s’égarant plutôt dans de longues discussions scientifico-philosophiques, que cherchant réellement à faire avancer l’enquête.

Asimov est bien entendu plus convaincant sur le terrain scientifique, avec une analyse plaisante de la cohabitation entre robots et hommes, devenant similaires physiquement tout en restant complémentaires, notamment dans la conquête spatiale.

Le modèle présenté est plutôt en effet pacifique, le robot n’étant plus vu comme une menace soit pour faire perdre son emploi aux humains faiblement qualifiés, soit pour en vertu de principes d’intelligence artificielle, prendre complètement le dessus sur ses créateurs.

Cette vision optimiste contraste avec celle plus négative des cités modernes, toujours plus gourmandes en énergie et de ce fait dépendantes de ressources de plus en plus difficiles à trouver et à acheminer pour faire face à une démographie en augmentation constante résultant des progrès scientifiques.
La solution proposée, la colonisation de nouveaux mondes ne peut pour moi se suffire à elle-même puisque représentant une fuite en avant, et négligeant nettement l’existence d’espèces vivantes extra terrestres capables de s’opposer à cette entreprise de conquête qui serait nécessairement belliqueuse.

Ouvrage pionnier en son époque (les années 50), « Les cavernes d’acier » est 60 ans après, relativement intéressant sur le fond et plutôt faible sur la forme.

Les cavernes d'acier (Isaac Asimov)
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