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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 13:20
La guerre des mondes (Steven Spielberg)

Grand réalisateur toujours avec « La guerre des mondes » de Steven Spielberg.

Sorti en 2005 dans un fracas d‘annonces spectaculaires comme tous les films de Spielberg, « La guerre des mondes » est la transposition du roman de H.G Wells écrit à la fin du XIX ième siècle.

Ici Londres cède la pas à la banlieue de New York avec Ray Ferrier (Tom Cruise) père de famille divorcé un peu largué qui reçoit la garde de ses enfants Robbie (Justin Chatwin) et Rachel (Dakota Fanning) le temps que son ex femme parte en vacances.

Le contact passe mal avec Robbie adolescent rebelle et tourmenté (comme tous les adolescents ?) et Ray se montre particulièrement maladroit jusqu’à ce que d’étranges évènements ne viennent bouleverser sa petite vie tranquille de banlieusard.

Le ciel se couvre, se chargeant de nuages et d’immenses éclairs zèbrent l’horizon.

Les informations sont inquiétantes car relatant des faits similaires dans le monde entier.

Des tremblements de terre ne tardent pas à arriver, les immeubles s’écroulant, le sol s’ouvrant sous l’arrivée d’énormes machines tripodes brulant vif les gens à coup de puissants faisceau laser ou les cueillant à l’aide d’immenses tentacules.

Mu par un instant de survie, Ray prend ses enfants et monte dans sa voiture, tentant de fuir au milieu de foules paniquées et de monstrueux embouteillages.

Cherchant à rallier Boston par les petites routes moins fréquentées, il échappe de peu à un lynchage et doit abandonner sa voiture accidentée à une foule hystérique.

Paniqué par l’invincibilité présumée des monstres qui tiennent en déroute les soldats au moyen d’impénétrables écrans de force, Ray laisse finalement Robbie aller au devant des combats et préfère sauver la plus jeune et fragile Rachel.

Alors que l’armée est anéantie dans un déluge de flammes, ils sont pris en charge par Harlan Ogilvy (Tim Robbins) homme solitaire vivant réfugié dans une cave et préparant une embuscade contre les monstres.

Désireux de protéger Rachel, Ray se refuse à tenter quoi que ce soit et les deux hommes s’affrontent dans un climat de tension extrême lorsqu’un tentacule serpentin vient inspecter la cave suivis par les extra terrestres eux-mêmes, sortent de vagues humanoïdes à la peau lisse.

Impossible à raisonner dans sa folle tentative, Harlan est finalement tué par Ray mais l’enlèvement de Rachel par un des monstres mécaniques le pousse à faire surface.

Capturé, il comprend que les humains sont détenus dans des cages afin de servir à alimenter les machines et a être recrachés sous forme de jets de sang solidifiés changeant le paysage en rouge vif.


Utilisant son habileté, Ray place une ceinture de grenade dans le ventre du monstre qui s’apprête à le dévorer et provoque sa destruction interne.

Il peut ainsi s’enfuir avec Rachel et retrouve Robbie pour comprendre que les tripodes vacillent d’eux-mêmes, atteints d’un mystérieux mal qui les affaiblit.

L’armée américaine profite de cette vulnérabilité pour porter le coup de grâce à coup de bazooka et achève les monstres dont les motivations quand à l’extermination de la race humaine resteront à jamais mystérieuses …

En conclusion, « La guerre des mondes » fait passer d’un roman anglais effrayant, et iconoclaste à un grand spectacle hollywoodien beaucoup plus politiquement correct montrant un brave père de famille américain moyen prêt à tout (y compris tuer son semblable) pour défendre sa progéniture.

On perd certes de la richesse et de la subversion du roman de H.G. Wells (contre le matérialisme, la bureaucratie et la religion) au profit d’une mécanique à grand spectacle d’une belle efficacité.

Tom Cruise est certes agaçant car caricatural comme la plupart des personnages 200% ricains qu‘on trouve dans la plupart des films catastrophes, mais le film de Spielberg sauve la mise par la qualité de ses effets spéciaux et quelques séquences adroites notamment à l’intérieur de la cave.

Pour le reste, un divertissement de plus ?

La guerre des mondes (Steven Spielberg)
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 09:23
Dune (David Lynch)

Sorti en 1984, « Dune » de David Lynch est une adaptation audacieuse de l’œuvre de 1970 de l’écrivain Frank Herbert.

Le spectateur est ici rapidement plongé dans un univers de pure Science fiction gouverné par une organisation ultra puissante appelé la Guilde, qui somme via un émissaire d’aspect monstrueux l’Empereur Padishah Shaddam IV (José Ferrer) d’intervenir sur la planète Arrakis ou Dune, stratégique en raison de sa production d’une substance appelée Epice permettant de voyager dans l’espace et d’améliorer les capacités physiques ou mentales.

L’Empereur doit provoquer une attaque des Harkonnens les rivaux des Atreides qui contrôlent actuellement Dune pour rétablir son contrôle et ainsi alimenter la Guilde en Epice.

L’émissaire de la Guilde demande également à l’Empereur de tuer Paul Atreides (Kyle Mac Lachlan), le jeune fils du Duc Leto (Jürgen Prochnow) qui s’entraine sur la planète Caladan pour développer des techniques de combat rapproché avec l’usage d’un bouclier défensif constitué d’un écran d’énergie pure face à un adversaire réel ou un robot offensif.

Paul semble plus que doué et disposer de capacités extrasensorielles qui font de lui un potentiel messie appelé le Kwisatz Haderach et est encadré en cela par la révérend mère Gaia Helen Moham (Sian Philipps) autorité religieuse suprême de l’ordre de Bene Gesserit des Atreides.

Se sachant prêt, Paul suit son père et sa mère Lady Jessica (Francesca Annis) pour rencontrer la colonie Atreides de Dune, qui exploite l’Epice dans des conditions difficiles sur un monde de sables ou vivent d’énormes vers attaquant périodiquement les centres de production.

Il ignore les plans de conquête du Baron Vladimir Harkonnen (Kenneth Mc Millan), obèse atteint de maladie de peau, obligeant par sadisme ses sujets à porter des ventouses reliées à leur système sanguin pour les tuer selon son bon plaisir.

Homosexuel pervers, le Baron se déplace à l’aide d’un système de lévitation pneumatique et charge ses deux tueurs, Feyd-Rautha (Sting) et son neveu Rabban (Paul Smith) de le seconder.

Soutenus par les troupes d’assaut Sardukar de l’Empereur, les Harkonnen attaquent Dune, prenant le dessus sur les Atreides dont la résistance héroïque ne peut compenser l’infériorité numérique et technique.

Guidé par le Docteur Wellington Yueh (Dean Stockwell), qui trahit les Atreides dans le fol espoir de retrouver sa femme, les Harkonnen prennent possession de la planète, capturant Jessica, Paul et Leto qui dispose cependant d’une capsule de gaz mortel enfiché dans sa mâchoire.

Leto tente crânement sa chance mais ne peut tuer que Piter De Vries (Brad Dourif) bras droit du Baron et meurt à son tour.

Alors qu’il s’apprêtent à être jetés dans le désert Paul utilise les techniques vocales enseignés par sa mère pour prendre le contrôle des pilotes du vaisseau.

Une fois débarrassés d’eux, ils ne peuvent empêcher le crash en plein désert et après être pourchassé par un immense ver de sable, se réfugient dans une grotte ou ils font la connaissance des Fremen, le peuple autochtones de Dune.

Après quelques tensions, les Fremen, impressionnés par les techniques de combat surnaturel de Jessica et Paul, les acceptent parmi eux en échange d’un apprentissage.

Jessica reçoit en transfert les pouvoirs de Ramallo, (Silvana Mangano), révérend Mère des Fremen.

Considéré comme un Messie, Paul forme donc une véritable armée Fremen capable en utilisant les capacités de l’esprit et de la voix, de propulser des ondes de choc surpuissantes canalisées par un appareillage portatif, capable de briser les pierres les plus solides.

Il connait également l’amour avec Chani (Sean Young), princesse Fremen.

Après avoir éliminé Wellington et asservi cruellement l‘Atreides Thufir Hawat (Freddie Jones), le Baron laisse son neveu stupide et brutal Raban administrer Dune mais rapidement les exactions des Fremen contre les centres de production d’Epices poussent la Guilde à menacer un nouvelle fois l’Empereur qui convoque le Baron pour lui signifier une intervention massive de ses troupes.

Après avoir bu l’eau de la vie, liquide mystique jalousement caché par les Fremen dans leur grottes, Paul se révèle comme l’authentique Messie capable de voir le futur et de contrôler les immenses vers de sable et de les domestiquer pour les mener à l’attaque.

La charge des vers contre les Sardukar est impressionnante.

Dotés de leurs nouveaux pouvoirs, les Fremen font également de gros dégâts, prenant le dessus sur les troupes de l’Empereur venu pourtant personnellement superviser les opérations.

Menacé par la jeune sœur de Paul, Alia (Alicia Witt), déjà dotée de pouvoirs extrasensoriels, le Baron est finalement propulsé dans le désert ou il connait une mort atroce dévoré par l’immense gueule d’un vers des sables.

Dans l’ultime face à face, l’Empereur lâche Feyd-Rautha pour un combat au couteau face à Paul, finalement remporté par ce dernier qui déchaine une immense pluie sur Dune, prouvant ainsi sa qualité de Messie.

En conclusion, malgré un coté un peu daté et son statut de cuisant échec commercial, « Dune » est une œuvre singulière, parfois fascinante, marchant dans les traces de « Star wars » de Georges Lucas.

Puisant à loisir dans les romans d’Herbert, l’univers décrit est riche, complexe, foisonnant emportant le spectateur dans un monde virtuel passionnant.

Malgré l’époque, les costumes et effets spéciaux fonctionnent, notamment dans l’animation des horribles vers géants, sorte de forces de la nature emportant tout sur leur passage.

La dimension mystique/religieuse est intéressante avec le développement de capacités psychiques surhumaines pour qui se donne les moyens de marcher dans les traces du Messie.

Solidement interprété avec notamment Sting étonnant dans un rôle d’éphèbe-tueur, « Dune » mérite même plus de trente ans après le coup d’œil et assoit pour moi la réputation de réalisateur ambitieux et barré de David Lynch.

Dune (David Lynch)
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 13:13
La mutante (Roger Donaldson)

On reste dans la Science fiction des années 90 avec le célèbre « La mutante » de Roger Donaldson.

Sorti en 1995, « La mutante » prend pour point de départ un scénario audacieux ou des scientifiques américains utilisent une mystérieuse formule mathématiques envoyées de l’espace pour effectuer des tests sur des embryons humains.

Malheureusement l’expérience ultra secrète tourne mal et un des cobayes, une jeune fille nommée Sil (Natacha Henstridge) s’échappe du complexe et fuit de trains en trains.

Fitch (Ben Kingsley), le directeur du projet réunit alors une équipe hétéroclite composé d’un agent spécial Lennox (Michael Madsen), du télépathe Dan Smithson (Forrest Whitaker) et de deux scientifiques, Laura (Marg Helgenberger) et Stephen Harden (Alfred Molina).

Ensemble, profitant des facultés de pisteur de Dan, ils se lancent sur les traces de Sil qui tue deux personnes dans un train, un sans domicile fixe et une contrôleuse.

Obéissant à une croissance accélérée, Sil arrive finalement à Los Angeles ou elle se fond à loisir dans l’environnement urbain et branché de la ville.

Devenue une superbe blonde, elle se met en quête d’un reproducteur pour donner naissance à une race capable d’exterminer l’humanité.

Hantée par les relents de son humanité, Sil fait de curieux cauchemars ou elle se voit comme le monstre qu’elle est en réalité.

Une première rencontre dans une discothèque branchée de la ville, aboutit à la mort d’une rivale et à celle de l’homme sur lequel elle avait jeté son dévolu, un bellâtre aisé vivant sur les hauteurs de la ville, mais malheureusement pour lui diabétique et donc jugé incompatible pour la reproduction.

L’équipe de choc qui a réalisé dans la reproduction d’une expérience en laboratoire la virulence du virus extra-terrestre, ne peut que suivre les cadavres laissés sur sa route et constate qu’un nouvel homme, John Carey (Whip Hubley), qui a secouru la mutante après un accident de la route a également été tué au moment de s’accoupler avec elle.

Frustrée par son échec, Sil prend en otage une mère de famille (Virginia Morris), habite chez elle, la torture et l’emmène dans sa voiture pour faire croire à sa mort dans une explosion.

Bien que cette mort semble suspecte aux yeux de Lennox, Fitch adhère à cette thèse plausible.

Le groupe fête une dernière fois la fin de la mission dans la boite de nuit sans savoir que Sil rode les cheveux raccourcis et brunis.

Durant la soirée Lennox et Laura se rapprochent et ont une aventure.

Eméché, Arden se laisse séduire par la sculpturale brune et a un rapport sexuel avec elle, qu’il paye de sa vie.

Enceinte, Sil s’enfuie dans les égouts de la ville pour donner naissance à un fils.

Le groupe se remet sur le qui-vive et s’enfonce dans les égouts lourdement armé en se fiant aux capacités mentales de Dan.

Fitch est pris par surprise, tué par Sil qui a maintenant horriblement muté pour prendre l’aspect d’un réel monstre.

La progression dans des boyaux obscurs est angoissante.

Sil accouche d’un petit garçon aux pouvoirs et à la voracité déjà inquiétante.

Lennox Dan et Laura parviennent à échapper aux griffes de Sil et à la repousser dans une nappe enflammée ou elle périt non sans résistance avec son fils.

Le sujet semble donc clos, même si une tentacule survit et infecte un rat laissant penser à une suite probable …

En conclusion, « La mutante » est une série B très bien dotée en acteurs de premier plan, qui permit la révélation de la sculpturale Natascha Henstridge dont la beauté de top model et la poitrine parfaite font ici sensation.

La prestance des acteurs, l’originalité du scénario et l’impact de certaines scènes sexuelles/gore, ne compensent pas une certaine lenteur dans la réalisation et des effets spéciaux pour le moins limités.

Malgré ces petits défauts, le film reste cependant un bon divertissement avec cerise sur la gâteau la patte du sculpteur HR Giger, designer de la forme monstrueuse de Sil.

Non sans surprise donc, « La mutante » fut le premier d’une série de quatre films efficaces qui courre encore dans les années 2000.

La mutante (Roger Donaldson)
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 11:50
Real steel (Shawn Levy)

Passionné de Robotique depuis mes plus jeunes années, je me devais de visionner « Real steel » de Shawn Levy.

Sorti en 2011, « Real steel » traite dans un futur (très) proche, de la vie de Charlie Kenton (Hugh Jackman), un ancien boxeur passé près d’un titre mondial et reconverti en entraineur de robots boxeurs qui se produisent dans plusieurs organisations lucratives.

Solitaire, bourru, fauché et déclassé, Charlie voit son dernier robot démoli par son rival de toujours sur les rings Ricky (Kevin Durand) qui lâche contre lui dans une ambiance de rodéo un taureau d’une tonne.

Poursuivi par Ricky, Charlie s’enfuit et découvre que son ex femme est morte, lui léguant ainsi la charge de son fils Max (Dakota Goyo).

Peu concerné, Ricky préfère confier la garde de Max à ses beaux parents contre une coquète somme d’argent lui permettant d’acheter un nouveau robot de combat, mais accepte par commodité de garder l’enfant quelques mois pour récupérer ensuite la totalité de la somme.

Aidé par son ex petite amie Bailey (Evangeline Lilly) qui tient une salle de boxe pour robot, Charlie reçoit donc Noisy boy un robot japonais ayant concouru pour le titre mondial.

Il découvre les capacités de Max pour commander les robots mais n’en tient pas compte gâchant ainsi les capacités de Noisy boy qui se fait détruire lors d’un combat de seconde zone organisé par Finn (Anthony Mackie).

Déprimé et irrité par son échec, Charlie en est réduit à fouiner dans une décharge publique de quoi recréer un robot.

Son choix se porte sur un petit robot d’ancienne génération qu’il retape à l’aide su savoir faire de Bailey et des restes de Noisy boy.

Doué de capacités mimétiques lui permettant de combattre comme un homme, le robot appelé Atom fait ses preuves dans un combat clandestin dans un ancien zoo ou il triomphe d’un adversaire féroce.

Charlie et Max se rapprochent et se font remarquer par un organisateur de combat de première division la WRB, qui leur propose un combat contre un robot de classe mondiale, Twin cities dans une arène pleine à craquer.

Max tient bon et refuse une offre juteuse pour racheter Atom de Farra Lemkovva (Olga Fonda) riche femme d’affaires russes travaillant avec le concepteur génial Tak Mashido (Karl June).

La victoire de Atom contre Twin cities après un match âpre, ouvre la voie à un match pour le titre mondial face à Zeus, le dernier robot de Mashido.

Max a tenu bon, refusé contre l’avis de Charlie de vendre Atom et défié en public Mashido dans la plus pure tradition du sport spectacle américain.

Le couple père-fils est pris à parti hommes de main de Ricky qui passent à tabac son débiteur.

Après un ultime conseils pris auprès de Bailey, le jour du combat arrive en prime time.

Ricky a misé une sommes colossale pour un KO contre Atom et se retrouve de fait lié par son pari à Finn.

Tout d’abord surclassé par la puissance phénoménale et le gabarit de Zeus, Atom parvient à s’adapter en puisant dans les propres techniques de combat de Charlie et résiste à son adversaire, lui décochant quelques coups qui l’ébranlent.

Le combat est équilibré, semant le doute chez Mashido qui sentant le danger prend lui-même les commandes de Zeus en mode manuel.

Mais Atom plus véloce et technique, épuise la puissance de Zeus et le met sérieusement en difficulté.

Il faut alors attendre une intervention des juges pour décréter honteusement Zeus vainqueur aux points, sous les huées d’un public acquis à la cause du challenger.

Le film se termine sur un triomphe à la Rocky avec le père, le fils et le robot levant les bras devant la foule en délire, tandis que Ricky doit à son tour rendre des comptes à Finn et ses hommes.

En conclusion, malgré une idée de départ excitante consistant à calquer la montée en puissance des sports ultra violent de Free fight, pour l’adapter sur des combats robotisés, « Real steel » trop conventionnel dans son traitement déçoit.

Le scénario d’un père ex gloire de la boxe devenu un raté et retrouvant finalement son fils est nullissime, la minuscule Evangeline Lilly ne tenant ici qu’un rôle de potiche experte en robotique très peu crédible.

Avec des personnages caricaturaux, un scénario vide et un sous exploitation du thème pourtant passionnant de l’intégration de la Robotique dans nos existence, « Real steel » ne repose donc que sur ses scènes de combat entre robots.

Dans ce domaine, Levy nous sert un remake robotique de « Rocky » avec un vieux robot bon pour la casse grimpant les échelons pour défier les plus grands champions.

Ceci reste donc également peu inventif, la fluidité et le punch des combats ne suffisant pas à sauver le film de la médiocrité absolue.

Real steel (Shawn Levy)
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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 10:51
Total recall (Paul Verhoeven)

Dans les années 90, les films d’anticipation ont le vent en poupe et Paul Verhoeven, après avoir marqué les esprits avec son « Robocop » trois ans auparavant, récidive avec « Total recall » adaptation d’une nouvelle de l’écrivain de science fiction assez barré Philipp K Dick.

Nous sommes ici en plein futur proche, et Douglas Quaid (Arnold Schwarzenegger) un ouvrier du bâtiment vivant confortablement sur Terre avec sa jolie femme Lori (Sharon Stone) est hanté par des rêves mystérieux qui perturbent son existence.

Obéissant à une profonde pulsion, Quaid se rend chez Rekall, une entreprise spécialisée dans l’implantation de souvenirs, pour offrir des séjours de rêves à ses clients.

Dans ce contexte, il se choisit agent secret sur Mars avec en ligne de mire une rencontre avec une femme brune et athlétique.

Quaid se retrouve donc sanglé sur une chaise, reçois une injection mais réagit mal à l’opération, devant sous l’emprise de délires schizophréniques, enragé.

Persuadé d’être réellement un agent secret, il se rebelle contre le personnel et échappe à tout contrôle.

La situation bascule lorsque ses anciens collègues de chantier essaient de le tuer, mais Quaid s’en sort avec une réelle science du close combat.

Il rentre paniqué chez Lori, mais réalise aussi qu’elle souhaite sa mort.

Après une lutte farouche et quelques blessures superficielles, il lui arrache des parcelles de vérité, notamment le fait qu’elle ait été engagée par l’industriel Cohaagen (Ronny Cox), maitre de la planète Mars, pour jouer le rôle de sa femme et que ses souvenirs soient faux.

Ebranlé par ces révélations, Quaid se ressaisit juste à temps pour échapper à de nouveau à des tueurs emenés par le féroce Richter (Michael Ironside), en réalité le mari de Lori.

Entré en possession d’une mallette, Quaid comprend qu’il était en réalité l’agent secret Hauser qui poursuivi par Cohaagen a implanté son esprit dans son corps.

Sous ses conseils vidéo, il arrache un émetteur implanté dans son nez et s’arrange pour le placer sur un rat afin de désorienter ses poursuivants.

Quaid sait qu’il n’a pas le choix et doit aller sur Mars pour résoudre ce dilemme.

Arrivé sur place en utilisant un hologramme le faisant passer pour une solide matrone, Quaid découvre une planète exploitées pour ses mines et dont l’air respirable est assuré par Cohaagen, ce qui le place en situation de monopole lucratif.

Les habitants qui ne paye pas pour l’air se retrouvent invariablement contaminés et deviennent des mutants dont certains atrocement difformes acquièrent des dons de mediums.

Mais Mars est également déchirée par un conflit avec les rebelles menés par leur chef le mystérieux Kuato, qui organise de violents attentats.

Pris en charge par Benny (Mel Johnson) un chauffeur de taxi black sympa, Quaid pénètre dans Venusville, dans les bas fond de Mars et retrouve dans un bar à entraineuse, la femme brune de ses rêves, Mélina (Rachel Ticotin).

La fougueuse latine semble furieuse contre lui et le prendre pour un autre, en réalité Hauser qui était son amant.

De retour à son hôtel, Quaid est pris à parti par Lori et le docteur Edgemar (Roy Brocksmith) de chez Rekall qui lui indique qu’il fait un mauvais rêve et doit avaler une pilule pour retrouver la réalité et sa gentille petite femme.

Quaid est ébranlé par le discours du médecin mais renonce au dernier moment en le voyant transpirer lorsqu’il le menace de son arme.

Il n’hésite alors pas à le tuer et est encore une fois attaqué par Richter et ses hommes.

Aidé par Mélina, Quaid combat les tueurs tandis qu’une lutte à mort s’engage entre Lori et Mélina, et Quaid doit intervenir pour tuer son ex femme qui prenait le dessus sur la pourtant redoutable Latina.

La situation évolue et oblige Mélanie à faire table rase du passé pour s’enfuir avec son amant vers la rébellion.

Le fidèle Benny sert d’intermédiaire et après que celui-ci ait révélé sa véritable nature de mutant, le trio rencontre Kuato, mutant vivant sur le ventre d’un homme appelé George (Marshall Bell).

Pourtant Richter parvient encore une fois à retrouver sa trace, grandement aidé par la trahison de Benny.

Kuato est tué mais avant de mourir, ordonne à Quaid de démarrer d’énormes machines sous terraines d’origine extra-terrestres capables de rendre l’atmosphère de Mars respirable.

Quaid s’enfuie avec Mélina, mais Benny tente de les tuer en utilisant une énorme machine excavatrice avant d’être finalement transpercé par une machine à forer, payant de fait cash sa trahison.

Plus déterminé que jamais, Quaid résiste à la pression de Cohaagen qui lui montre qu’il a été utilisé par son associé Hauser pour infiltrer la rébellion et ainsi tuer Kuato.

Il tient tête et parvient in extremis à empêcher Cohaagen de réimplanter l’esprit de Hauser en lui en tuant cinq gardes et scientifiques.


Cette fois avec Mélina et une batterie d‘hologrammes judicieusement utilisés, il triomphe des gardes de Cohaagen, tue l’affreux Richter et enclenche les machines infernales permettant de modifier l’atmosphère de Mars.

Le changement brutal tue Cohaagen projeté à l’extérieur de la zone pressurisée et manque également de tuer Quaid et Mélina.

Le couple néanmoins peut savourer sa victoire totale …

En conclusion, « Total recall » est considéré à juste titre comme « Robocop » comme un film culte.

Verhoeven utilise cette fois la thématique si chère à K Dick en brouillant les pistes entre rêves et réalité, passé, présent, conscient et subconscient.

Le scénario est donc retors à souhait et truffé de jolis rebondissement.

Pour autant, « Total recall » n’est pas un film contemplatif mais également un puissant film d’action très violent dans lequel un Schwarzenegger en pleine jeunesse et santé peut mettre en avant son impressionnante musculature.

En plus d’acteurs de très bon niveau, notamment Sharon Stone dans l’un des rôles de parfaite garce qui l’a fit repérer avant « Basic instinct », « Total recall » brille par une esthétique certes limitée par les moyens informatiques de l’époque, mais tout à fait prenante avec une vision de la vie sur Mars des plus respectables.

Indépendamment du remake de Len Wiesman sorti en 2012, « Total recall » reste à regarder encore aujourd’hui avec un très grand plaisir.

Total recall (Paul Verhoeven)
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 18:25
Les cavernes d'acier (Isaac Asimov)

Isaac Asimov n’a étrangement jamais encore eu les honneurs de ces colonnes jusqu’alors, ce qui montre clairement que je suis beaucoup moins friand de romans de science fiction à l’heure actuelle que je l’étais il y a encore une dizaine d’années.

Sorti en 1954, « Les cavernes d’acier » fait partie d’une trilogie consacrée au robots, grand sujet de prédilection de la SF d’après guerre jusqu’à encore nos jours.

Ici, il est question d’un meurtre dans un futur proche, sur notre bonne vieille planète Terre complètement transformée et sur laquelle les humains survivent dans d’immenses conurbations souterraines auto suffisantes en électricité, air, eau et vivres.

Le meurtre en question se déroule à Spacetown, zone frontalière de New-York mais ségréguée dans laquelle vivent les descendants des colons terriens des mondes extra terrestres, plutôt mal perçus par les autres terriens.

La victime est le professeur Sarton, éminent scientifique de Spacetown.

Elijah Baley le policier New-Yorkais chargé de l’enquête par son supérieur hiérarchique le commissaire Julius Enderby, qui était à Spacetown au moment du meurtre.

Les deux hommes sont en bons termes, Baley étant un bon flic de terrain, tandis que Enderby est plus un bureaucrate.

L’enquête s’annonce délicate en raison de la situation politique explosive entre les deux communautés, aussi les Spaciens imposent ils un de leurs robots, R Daneel Olivaw pour travailler de concert à la résolution de l’énigme.

Baley est donc contraint par sa hiérarchie de travailler avec un parfait androïde, imitant à la perfection le comportant humain et doit surmonter la répugnance intime des Terriens à l’égard de créatures crées de toute pièces par les Spaciens.

Contre la promesse d’une promotion dans la hiérarchie des citoyens de la vielle, il se plie néanmoins aux ordres et fait connaissance avec le très poli Daneel avant qu’un premier incident éclate dans un magasin de chaussures, dans lequel une émeute éclate après qu’une femme ait refusé de se faire servir par un robot.

La situation s’envenime et l’autorité de policier de Baley n’est pas suffisante pour contenir la colère de la foule, aussi de manière surprenante Daneel prend il l’initiative de menacer les émeutiers d’une arme afin de les contraindre au calme.

Baley stupéfié par l’autorité de Daneel, le conduit néanmoins à son appartement pour le présenter à sa femme Jessie, qui se montre également très perturbée par l’apparence humaine du robot mais séduite par la promesse d’ascension sociale, pousse son mari à résoudre l’enquête.

Le duo insolite se met néanmoins au travail et Daneel révèle que Straton travaillait sur un nouveau matériaux combinant fer et carbone afin de créer une parfaite synthèse de l’humain et du robot, pour mettre un terme à la peur irrationnelle qu’impose ce dernier, peur puisant également ses racines dans les menaces de licenciement professionnel crées par la productivité supérieure des machines sur les hommes.

Assez rapidement, Daneel émet l’hypothèse que le tueur a emprunté un des chemins de campagne hors de la surveillance des accès traditionnels fait d’escaliers mécaniques à haute vitesse.

Flanqué de son associé, Baley se rend Spacetown interroger un des collègues de la victime le professeur Fastolfe et sous les yeux ébahis de son chef Enderby qui suit à distance l‘entretien, affirme qu’il n’y a pas eu de meurtre car en réalité, Straton était un robot.

Cette déclaration fracassante provoque un tollé et un débat quasi philosophique avec Fastolfe et Daneel, qui est suspecté malgré lui d’être en réalité un homme devient l’enjeu de la discussion et lorsqu’il révèle être en réalité bien un robot, Baley s’évanouit sous le choc.

Soigné sur place, Baley surmonte le ridicule de son échec et est à sa grande surprise maintenu dans ses fonctions et continue d’échanger avec Fastolfe pour mieux connaitre le mode de vie des Spaciens, à la longévité exceptionnelle car très peu soumis aux maladies et pratiquant un sévère contrôle de la natalité.

Face aux mouvements terriens dit « médiévalistes » prônant un retour à l’ancienne vie centrée sur la Terre, plus proche de la nature et à la rupture avec Spacetown,
Fastolfe expose ses thèses pour pousser les humains à la colonisation d’autres mondes extraterrestres en s’appuyant sur leurs alliés robots, afin de résoudre les inévitables problèmes de démographie qui se poseront à mesure que la science progressera.

Ébranlé par ses thèses, Baley l’est encore davantage lorsque Daneel lui soumet l’hypothèse que Enderby, lui-même présent sur les lieux au moment du crime est en vertu d’un principe logique implacable, également suspect.

Mais Baley n’a pas le temps d’investiguer davantage sur son patron, puisque le duo de policier est pris en chasse par des médiévalistes qu’il sème à grand peine, en sautant de tapis roulant en tapis roulant.

Une fois remis de ses émotions, Baley convoque le Dr Gerrigel, un expert en Robotique pour en savoir plus sur les Robots.

Le savant lui énonce ce qu’est un robot avec à la clé l’énoncé des trois fameuses lois de la Robotique, qui édictent en premier principe le fait qu’un robot ne doit pas porter atteinte à la vie d’un homme ou tout faire pour la préserver, de lui obéir et en dernier lieu de préserver sa propre existence, mais semble complètement décontenancé lorsqu’il réalise que Daneel, est un robot imitant parfaitement l’homme et capable dans certaines conditions de le menacer comme lors de l’incident du magasin de chaussures.

Une fois Gerrigel parti, Baley reçoit un nouveau choc, lorsqu’il comprend que sa femme a été secrètement séduite par un mouvement médiévaliste et a été en contact avec Francis Clousarr, un activiste beaucoup virulent, détecté par l’analyse des suspects potentiels de Daneel, comme l’un des poursuivants des tapis roulants.

Baley admet la repentance de sa rêveuse de femme, et se rend avec Daneel dans une usine de fabrication de levure interroger Clousarr, personnage particulièrement revêche et hostile aux robots.

Mais l’interrogatoire tourne court lorsque Baley apprend la mort mystérieuse de R Sammy, robot travaillant au commissariat avec Enderby.

A sa grande surprise, Baley est suspecté par Enderby en raison de l’arme du crime, un vaporisateur nucléaire, qu’il aurait pu se procurer dans une centrale nucléaire traversée après la fuite face aux médiévalistes.

Soumis à la pression de Spacetown, qui désire clore l’enquête avant minuit, Baley joue son vatout et fait craquer Enderby en démontrant qu’il était un sympathisant médiévaliste et exploitant une vidéo compromettante, qu’il a utilisé R Sammy pour tuer Straton et ensuite le faire disparaitre.

Une fois Enderby confondu, Baley surprend ensuite en lui demandant d’utiliser son influence pour tenter de changer les mentalités en prônant la cohabitation pacifique entre hommes et robots.

Daneel finit par avouer à Baley que la résolution de l’enquête n’était qu’accessoire et que le but véritable de Spacetown, était d’utiliser la psychologie de Baley, plus accessible à leurs thèses, pour propager leur message de paix sur Terre et d’exode extra planétaire.

En conclusion, « Les cavernes d’acier » est un mélange de policier et de science fiction dont la lecture est au final plutôt pénible.

L’intrigue est extrêmement tortueuse et manque de rythme, les protagonistes s’égarant plutôt dans de longues discussions scientifico-philosophiques, que cherchant réellement à faire avancer l’enquête.

Asimov est bien entendu plus convaincant sur le terrain scientifique, avec une analyse plaisante de la cohabitation entre robots et hommes, devenant similaires physiquement tout en restant complémentaires, notamment dans la conquête spatiale.

Le modèle présenté est plutôt en effet pacifique, le robot n’étant plus vu comme une menace soit pour faire perdre son emploi aux humains faiblement qualifiés, soit pour en vertu de principes d’intelligence artificielle, prendre complètement le dessus sur ses créateurs.

Cette vision optimiste contraste avec celle plus négative des cités modernes, toujours plus gourmandes en énergie et de ce fait dépendantes de ressources de plus en plus difficiles à trouver et à acheminer pour faire face à une démographie en augmentation constante résultant des progrès scientifiques.
La solution proposée, la colonisation de nouveaux mondes ne peut pour moi se suffire à elle-même puisque représentant une fuite en avant, et négligeant nettement l’existence d’espèces vivantes extra terrestres capables de s’opposer à cette entreprise de conquête qui serait nécessairement belliqueuse.

Ouvrage pionnier en son époque (les années 50), « Les cavernes d’acier » est 60 ans après, relativement intéressant sur le fond et plutôt faible sur la forme.

Les cavernes d'acier (Isaac Asimov)
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 22:11

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J’ai déjà lu et assez peu gouté les écrits de Jean-Christophe Rufin, aussi est-ce avec une certaine suspicion que j’ai abordé « Globalia ».

Sorti en 2004, « Globalia » est un roman d’anticipation/science fiction racontant dans un futur indéterminé l’évolution de la planète Terre pour former un ensemble unique appelé Globalia, ou les humains vivent dans une communauté fermée protégée du monde extérieur par de gigantesques dômes transparents régulant la température interne.

Sous des dehors de régime démocratique prospère et sur, Globalia opère un contrôle étroit des individus, obérant leurs capacités de réflexions propres en les orientant dans le culte de l’éternelle jeunesse et dans une multitude d’activités futiles comme le sport, les loisirs ou des célébrations quotidiennes en tout genre.

Baïkal, un jeune homme intelligent mais en rébellion patente contre Globalia est sélectionné par Ron Atlman, le dirigeant officieux du système, pour être favorisé dans sa quête d’évasion même si son amie Kate est judicieusement conservée à l’intérieur comme garantie.

Il peut ainsi échapper aux patrouilles de sécurité et rejoindre les non zones, parties de la Terre non contrôlées par Globalia.

Evoluant en Amérique du sud, Baïkal fait la connaissance de Fraiseur, issu d'une lignée d'anciens ouvriers mécaniciens formant l’une des tribus de la non zone.

A son contact, il apprend à se débrouiller dans un environnement sauvage ou règne la loi du plus fort entre bandes rivales et ou les raids militaires meurtiers des forces Globaliennes font régulièrement de lourds dégats.

Au sein de Globalia, le journaliste Puig Pujols est licencié par son patron pour avoir eu l’audace de remettre en cause la version gouvernementale concernant les auteurs d’un attentat meurtrier.

On découvre à ce propos une autre facette de Globalia qui consiste à contrôler étroitement la presse afin de manipuler les masses en créant de toutes pièces des ennemis.

C’est Baïkal qui est choisi comme bouc émissaire et responsable de l’attentat mais Puig révolté contre ces procédés parvient à intercepter un courrier de Kate, désireuse de revoir son amant et à peu à peu gagner sa confiance.

Puig est également en contact avec l’association Walden, qui se livre à l’activité forcément douteuse de fournir à ses adhérents des livres papiers alors que le format électronique soigneusement filtré à possession du domaine.

Par ce biais, il trouve de précieuses informations sur la géographie et surtout l’Histoire précédant la version artificiellement crée par Globalia.

Un beau jour, ulcéré par les manipulations de Globalia, Puig et Kate décident eux aussi de partir pour rejoindre Baïkal dans les non zones.

Si le but de Puig est de porter des documents précieux aux forces rebelles en leur montrant les principales faiblesses de Globalia, celui de Kate est plus axé sur les retrouvailles avec son ami.

Leur évasion semble dans un premier temps facilitée par les groupes mafieux effectuant le filtrage entre les non zones et Globalia, mais le couple se retrouve prisonnier de Tertullien, l’un des plus puissants chefs en réalité à la solde des militaires de Globalia dirigés par le général Sisoes, lui-même aux ordres de Altman.

De son coté, Baïkal fait la connaissance de la tribu des Déchus, principal groupe dissident de Globalia et jouant sur sa réputation (factice) de grand terroriste, prend naturellement l’ascendant sur des rebelles jusqu’alors incapables de s’unir pour mener une attaque de front afin de libérer sa chère et tendre.

Aidé de Fraiseur et de Howard, frère de Helen, la principale chef Déchue, Baïkal prend d’assaut le repère Tertullien et peut ainsi récupérer sa bien aimée.

Fraiseur est malheureusement tué dans l’assaut par le traitre Howard, et Tertullien, parvient à s’échapper et à prévenir ses maitres d’une attaque d’envergure contre Globalia.

Le plan de Altman se dévoile enfin, manipuler Baïkal, Kate et même Puig afin de se servir d’eux comme appât pour forcer les adversaires intérieurs de Globalia à se démasquer.

Au cours d’une réunion au sommet entre les industriels dirigeants le pays, Altman, parvient à mettre en évidence la trahison de Paul Wise, héritier de la plus grande entreprise de fabrication d’armes de Globalia, mais en réalité profondément opposé à ses principes directeurs.

L’association Walden, pilotée par Wise, est démantelée et les activités illicites de l’homme d’affaires neutralisées.

Au final, Baïkal qui a retrouvé Kate, décide de quitter son rôle improvisé de chef de clan, de rester dans les non zones afin de vivre de manière sauvage loin du monde aseptisé etsur- contrôlé de Globalia.

En conclusion, « Globalia » est plutôt une agréable surprise et permet à Rufin de démontrer des qualités insoupçonnées dans un registre ou je ne l’attendais guère.

Le propos est une critique à peine voilée contre la tentative de modelage du monde par les Etats-Unis ou plus généralement par une fausse démocratie dirigée en réalité par des lobbys industriels/financiers plus puissants que les hommes politiques et la presse, réduits de fait à de simples marionnettes.

Rufin décrit donc un monde certes confortable mais factice ou le citoyen est conditionné pour ne pas réfléchir et continuer à servir les intérêts souvent économiques des véritables dirigeants.

Hors de ce monde, survivent des peuples revenus à l’état semi sauvage et communément désignés par Globalia comme des terroristes au motif qu’ils ont refusé de partager leurs valeurs.

Mais Rufin choisit de ne pas aller jusqu’au bout du conflit et laisse son roman dans un état de status quo, chacun restant de part et d’autre des murailles délimitant son territoire.

On pourra sans doute regretter ce manque d’engagement terminal, hausser les épaules devant le manque d’intérêt de la morne relation amoureuse entre les personnages principaux, mais plus logiquement louer les qualités d’écriture et le parti assez audacieux de l’auteur, qui réussit pour le coup à tenir en haleine sur toute la durée d’un roman ambitieux et remarquablement écrit.

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:37

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En 1982, après « Alien », Ridley Scott toujours très inspiré par la science fiction s’attelle à « Blade runner » librement adapté de l’écrivain de science fiction Philip K Dick.

« Blade runner » prend donc place dans le Los Angeles futuriste de 2019 ou Rick Deckard (Harrison Ford), se voit contacté par le policier Gaf (Edward James Olmos) pour accomplir la difficile mission de traquer et détruire six dangereux androïdes appartenant à la classe des Répliquant, interdite de séjour sur Terre après une révolte contre leurs créateurs humains.

Bien que spécialiste, Rick doit enquêter soigneusement dans une ville glauque en permanence dans l’obscurité et la pluie, ou les voitures peuvent voler au milieu de buildings hideux déversant un flot continu de publicité pour des multinationales.

En réalité, les Répliquants qui appartiennent à une classe de robots particulièrement évolués sont difficiles à distinguer des êtres humains et seul un test dit de Voight Kampf en examinant la dilation de leur pupille pendant un interrogatoire formel, permet des les identifier avec certitude.

Il apparait également que les six renégats cherchent à entrer en contact avec leur société d’origine la Tyrell  corporation fondée par Eldon Tyrell (Joe Turkel) pour trouver un moyen d’annuler le processus qui les condamne à une mort naturelle après quatre ans.

Lorsque Rick se rend chez Tyrell pour examiner les indices concernant la tentative avortée d’un Répliquant nommé Leon (Brion James) d’infiltrer la société, il fait la connaissance de Rachel (Sean Young) assistante de Tyrell, qui s’avère  après avoir passé le test être une Répliquante.

Mais Rachel qui s’est vu implanté des souvenirs humains ignore tout de cet état et se montre très perturbée par cette révélation.

Pendant ce temps là, les Répliquants emmenés par leur chef Roy Batty (Rutger Hauer) remontent patiemment la piste de Tyrell, en questionnant  le scientifique Chew (James Hong) puis en envoyant la séduisante Pris (Daryl Hannah) charmer le généticien Sébastian (William Anderson).

De son coté, Rick remonte la trace de Zhora (Joanna Cassidy) qui exhibe sa plastique parfaite dans un bar à strip teaseuse des bas fonds de la ville.

Méfiante, la belle prend la fuite mais est abattue grâce au pistolet spécial de Rick.

Plus tard, Rick est agressé par surprise par Leon qui aidé de sa force surhumaine le désarme et le menace sérieusement.

C’est alors Rachel qui intervient, sauvant la vie de Rick et tuant Leon.

Reconnaissant, Rick se rapproche de Rachel et noue une relation amoureuse avec elle.

Cette relation le conduit à ignorer les ordres de sa hiérarchie qui lui commande d’éliminer Rachel comme les autres androïdes.

Pris, qui a emménagé chez Sébastian, introduit Roy chez le généticien et ensemble, le couple fait pression sur le scientifique pour arriver jusqu’à Tyrell qui partage avec lui une passion pour les échecs.

L’interrogatoire de Tyrell est serré, mais le scientifique confirme ne pas avoir de solutions techniques pour prolonger ses androïdes, certes plus performants que les humains mais moins endurants.

Ce refus se solde par la mort des deux scientifiques.

Une nouvelle fois, Rick remonte la trace des androïdes et tombe sur Pris, qui tente de passer inaperçue au milieu des automates de Sébastian.

Ceci ne dupe pas le chasseur, et une lutte féroce s’engage alors dans l’appartement, se soldant par la mort de l’androïde.

Le combat final peut alors s’enclencher entre Rick et Roy.

Si le robot prend l’avantage en raison de ses grandes capacités de combat mais gravement détérioré finit par succomber également.

Une fois le dangereux Roy abattu, Rick rejoint Rachel mais ne peut se résoudre à l’éliminer.

Gaf lui fait comprendre en laissant un indice qu’il approuve ce choix …

En conclusion, « Blade runner » est un film assez inclassable et fortement déroutant.

Son atmosphère étrange, laide, déprimante et son rythme lent le rendent assez difficile à suivre.

Sur l’aspect futuriste, Scott se cantonne au strict minimum avec un monde obscur et sinistre ou les robots ont le même aspect que les hommes.

Film méditatif, plus axée sur la relation de l’homme et de la machine, celle-ci devenant particulièrement ambigüe lorsque la machine épouse trop étroitement son modèle, « Blade runner » recèle la particularité de rendre les robots pathétiques, à l’instar du personnage incarné par Hauer, dur à cuir condamné malgré ses efforts à une fin inéluctable.

Restent que malgré ses qualités de fond, « Blade runner » souffre pour moi d’un manque d’intensité et d’une esthétique discutable et d’une atmosphère confinée bien trop pesante.

Ceci me suffit à ne pas le voir considérer comme culte.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 20:55

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Publié en 1999, « Le grand silence » est le premier roman de Robert Silverberg que j’ai lu de ma vie.

Le célèbre auteur américain a été souvent malmené dans ses colonnes, mais jeune lecteur au début des années 2000 j’appréciais à l’époque son œuvre.

« Le grand silence » propose dans un futur proche ou les implants ont remplacé les téléphones, la trame ultra classique d’une invasion d’extra-terrestres appelés les Entités, qui sans crier gare ou donner une quelconque raison de leurs motivations, débarquent un beau jour sur Terre à bord d’immenses et étranges vaisseaux qui provoquent de vastes incendies.

Bien entendu une vague de panique mais également de curiosité ne tarde pas à accompagner la venue de ces Entités, ressemblant à d’immenses pieuvres à la peau parcourue de taches multicolores variant suivant les conditions extérieures.

Silverberg fait vivre l’invasion au travers d’une famille américaine de Los Angeles, les Carmichael, dirigée par un ex colonel de l’armée américaine, vivant dans un ranch reculé sur les hauteurs californiennes.

Ayant démontré ses compétences lors de la guerre du Viêt-Nam, le Colonel est rapidement contacté par le instances militaires et politiques du pays afin de réfléchir à la meilleur stratégie à adopter face aux envahisseurs mais se trouve personnellement touché lorsque sa belle fille Cindy, aux tendances hippies, embarque volontairement dans le vaisseau alien dans l’espoir de découvrir un monde meilleur.

Le Colonel est particulièrement marqué lorsqu’il apprend que son fils Michael, pilote de canadair volontaire, s’est tué en tentant d’éteindre un des feux, peu après avoir encaissé le refus de Cindy de revenir sur Terre.

Malgré leur refus de communiquer directement avec les hommes, les Entités établissent peu à peu une domination sur les humains, en coupant sélectivement l’énergie électrique, ce qui met hors service tous les systèmes évolués et fait instantanément régresser l’humanité.

Trop supérieurs technologiquement, les Entités semblent invulnérables à toute attaque directe et amènent par un contrôle mental appelé la Pression, les humains à accomplir pour eux des basses besognes de construction comme l’édification d’un mur gigantesque autour de Los Angeles.

En face, la résistance désorganisée tente de communiquer via des réseaux de pirates informatiques collectant péniblement quelques bribes d’informations sur les Entités.

Après la tentative désespérée d’une frappe via un satellite militaire, la riposte de Entités est terrible et entraine une grande pandémie qui réduit de moitié la population de la Terre.

De manière inexplicable, le ranch des Carmichael échappe au contrôle des Entités et devient une sorte de havre de paix et de résistance dans un monde sombrant dans la déliquescence.

La famille se resserre autour du vieux chef de clan, vivant en autarcie et se reproduisant de génération en génération.

Son fils Anson prend le relais mais souffre terriblement ne pas parvenir à trouver un véritable moyen de combattre efficacement les invincibles monstres qui gouvernent la Terre.

Ronnie, le rebelle fort en gueule, découvre l’amour au ranch et épouse les idéaux de la famille.

Tandis que certains humains comme le génial pirate informatique tchèque Borgmann, choisissent par individualisme ou désir de revanche de mettre leurs compétences au services des Entités, en intégrant le corps de Quisling, police chargé d’assoir leur domination, les mystères de l’évolution font que en Angleterre nait le jour de Noel, un métisse anglo-pakistanais nommé Khalid Burke.

Chahuté par une enfance difficile, Khalid qui n’a jamais connu sa mère et doit subir les violences de son père, une brute Quisling faisant vivre un enfer à sa famille, apprend à se détacher de l’existence en se construisant un masque d’impassibilité.

Un soir pourtant que son père est allé trop loin, Khalid décide de se venger en lui dérobant un prototype d’un fusil à balles explosives, lui-même pris à un réseau terroriste.

Incapable d’éprouver la moindre pensée négative contre des créatures dont il admire la beauté, Khalid parvient à passer au travers des capacités de détection télépathiques des Entités et en tue une.

Le père de Khalid est alors comme sa famille déporté.

Le jeune homme survit pourtant et bénéficie de l’aide de Cindy, Quisling de 60 ans, qui déçue par son contact avec les Entités, fugue avec lui vers les Etats-Unis.

Le couple improvisé trouve refuge dans le ranch des Carmichael et Khalid contribue à renouveler la dynastie en ayant un fils Rachid avec une des femmes.

Lorsque la famille découvre que Khalid a réussi à tuer une des entités, la décision est prise de former deux enfants Rachid et Tony pour les rendre capables d’accomplir des actes identiques.

Mais trop pressés et mal préparés, les Carmichael bâclent la première opération, ce qui provoque la mort de Tony.

Le cycle des vie et des morts suit son cours, Anson et Ronnie meurent avec un fort sentiment d’échec, tandis que leur fils Andy, génie de l’informatique atypique au sein de la famille, prend la décision de quitter le clan pour devenir Rectificateur, sorte de nouveau délinquant informatique piratant les systèmes afin d’arranger quelques situations contre rétribution.

Ce sera pourtant lui qui sera l’élément déterminant du puzzle, après qu’il eut été capturé par les Entités et mis à mal une partie de leur système informatique réputé inviolable.

Andy est en effet le seul à être capable de décrypter les archives de Borgmann, tué par une jeune suédoise abusée sexuellement et détenteur des bases de données les plus étendues et exactes sur les Entités.

Après une lutte épique dans le cyber espace, le génie parvient à localiser à Los Angeles, l’Entité appelée numéro Un, ce qui permet aux Carmichael d’échafauder un plan d’assassinat ciblé destiné à provoquer la mort en chaine des autres Entités prétendument reliées par télépathie.

Aidé par Andy, Rachid est alors le seul à avoir en lui la capacité de pénétrer les défenses informatiques et télépathiques des monstres, et réussit sa mission.

L’effet escompté n’est cependant pas la mort en chaine des autres monstres, mais plutôt aboutit à un bombardement du ranch et la mort d’une bonne partie du clan.

Un jour pourtant, les Entités quittent la Terre pour des raisons aussi mystérieuses que celles de leur venue.

Après plus de cinquante années d’occupation, les réactions sont mitigées, avec un mélange de joie, d’incrédulité mais aussi de tristesse car la plupart des gens s’étaient résignés à vivre sous le joug de ces créatures prétendument divines.

Les survivants de Carmichael décident donc de commencer par abattre le mur de Los Angeles avant de rebattre un monde ou la notion de liberté serait centrale.

En conclusion, « Le grand silence » est un long roman inégal, très inférieur à « La guerre des mondes » mais demeure globalement réussi.

Comme reproches principaux reproches on sera agacée par la vision americano voir californio centrée de Silverberg, la négation quasi-totale du globe terrestre, réduit à l’Angleterre et à quelques courts passages Praguois ainsi que par la conclusion d’une grande faiblesse avec un retour au monde initial sans réelle évolution de l’humanité.

Les longues descriptions de cette famille de militaires blonds et athlétiques vivant en régime autarcique new age sont également sans intérêt tout comme les relations sommaires esquissées entre ses membres.

Si la description des monstres n’apporte pas non plus de grande originalité, le roman bien construit, contient des passages bien intéressants, notamment dans ses parties scientifiques, dans la description d’un système de collaborateurs se rangeant par faiblesse ou intérêt du coté des envahisseurs, ou dans ses superbes duels d’informaticiens.

Deux personnages émergent nettement, le hacker Andy et le mystérieux métisse musulman Khalid, sorte de messie zen apportant par son détachement absolu la clé de la lutte anti-alien.
Porté par l’imagination de Silverberg et sa science de la narration, on passe donc un agréable moment, tout en reconnaissant les nombreuses lacunes du roman.

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 22:30

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« Alien, la résurrection » est le quatrième volet d’une franchise entamée à la fin des années 70 est confié suprême honneur au français Jean-Pierre Jeunet quatre ans avant le succès phénoménal et dans un registre diamétralement opposé car beaucoup plus gentillet de « Amélie Poulain ».

J’avais à l’époque vu le film dès sa sortie en 1997 lors d’un stage en Belgique ce qui me donne l’occasion de saluer mon ami Bruno qui je l’espère lira cette chronique en se rappelant de nos jeunes années.

Mais foin de saudade brésilienne, place au présent et au film qui se situe pas moins de 200 ans après les événements de « Alien 3 »  ayant abouti sur la planète prison de Fiorina 16 à la mort du lieutenant Ellen Ripley (Sigourney Weaver) alors infectée par une les créatures qu’elle a toujours combattu.

Si la compagnie Weyland-Yutani a certes logiquement disparu, les militaires n’ont cependant pas abandonné leurs tentatives d’études et de domestication des Aliens, et se sont arrangés pour sur un vaisseau spatial laboratoire appelé l’USM Auriga, récupérer l’Alien Reine contenu dans son ventre de Ripley et créer ensuite un clone génétiquement identique dans le but de donner naissance à une lignée d’Aliens.

La nouvelle Ripley n’a d’autres choix que d’accepter sa condition de femme cobaye mais demeure toujours parfaitement rétive à l’idée d’obéir à toute forme d’autorité militaire.

Ceci se caractérise par une nette agressivité à l’encontre des chercheurs qui tentent de lui redonner une structure mentale, agressivité décuplée par l’hybridation Alien qui lui assure une force quasi surhumaine, de stupéfiantes capacités de régénération et un sang à forte teneur acide capable d’attaquer le métal le plus solide.

Les militaires commandés par le général Perez (Dan Hedaya) reçoivent une précieuse cargaison d’êtres humains livrés en état de biostase par des mercenaires emmenés par Frank Elgyn (Michael Wincott) beau pirate hâbleur et accessoirement amant de la sexy Sabra Hillard (Kim Flowers).

La présence des mercenaires forts en gueule ne passe pas inaperçue et l’atmosphère devient rapidement électrique sur l’USM Auriga, surtout après une rencontre musclée ou Ripley ridiculise Johner (Ron Pearlman) qui lui faisait des avances lors d’une partie de basketball.

En réalité, les militaires ont utilisé les 12 corps des malheureux prisonniers pour implanter en eux les œufs d’Aliens afin de multiplier leurs créations.

Les Docteur Gediman (Brad Dourif) et Wren (J.E Freeman) se passionnent tellement pour leurs recherches qu’il finissent par en oublier toute prudence et à sous estimer les Aliens retenus dans des cellules blindées, qui utilisant à merveille leurs capacités d’adaptations sacrifient l’un des leurs pour forer un passage à travers le sol et ainsi s’échapper en kidnappant Gediman.

Les Aliens libèrent alors leur cruauté naturelles et déciment scientifiques et militaires complètement dépassés par la tournure des évènements.

A l’intérieur du vaisseau la panique gagne du terrain et les mercenaires sont alors contraints de s’organiser pour leur survie.

L’alliance avec Ripley en contact quasi télépathique avec les monstres semble de bon aloi et un militaire, le soldat Distephano (Raymond Cruz) choisit même de quitter son camps pour tenter de survivre avec les mercenaires.

Le but de Ripley est pourtant d’un tout autre ordre et consiste prioritairement à détruire le vaisseau qui s’apprête à rentrer sur Terre en pilotage automatique et donc de fait à porter l’infection Alien sur toute la race humaine.

Mais même si les mercenaires exhibent des armes qu’ils avaient dissimulées aux militaires, le combat contre les Aliens s’avère plus que périlleux et Elgyn est le premier à succomber.

Les capacités surhumaines de Ripley s’avèrent précieuses pour progresser dans ce dédale mortel et le groupe y fait d’horribles découvertes comme l’exploration d’un laboratoire d’expériences génétiques préludant au clonage que Ripley folle de rage incinère afin d’abréger les souffrances d’une misérables femme au corps mutilé agonisant lentement ou bien la découverte de Larry Purvis (Leland Orser) malheureux rescapé au corps infecté par un Alien, qui est finalement pris en charge après un long débat interne.

L’affreux docteur Wren ne partage bien entendu pas le point de vue de Ripley et tire sur Call (Winona Ryder) jeune membre des mercenaires réputée plus sensible et fragile.

Lorsque le groupe se voit contraint de traverser un long passage envahi d’eau, Sabra n’y survit pas et périt, happée par un Alien après une angoissante chasse sous marine au ralenti avant que le flamboyant Christy (Gary Dourdan) ne le tue à grand coups de balles explosives.

L’ascension par une échelle vers la porte de sortie est également épique, car le groupe se trouve traqué par un second Alien qui s’agrippe au corps inconscient de Christy tracté à bout de bras par l’infirme Vriess (Dominique Pinon).

La situation est critique et il faut attendre une action spectaculaire de Johner qui penche son grand corps dans le vide pour vider ses chargeurs sur l’Alien pour respirer un peu.

Mais le poids du monstre gisant empêche le duo Vriess/Christy de gravir les dernières marches.

Christy accepte alors de se sacrifier en se jetant dans le vide pour permettre à son ami de poursuivre son ascension.

C’est finalement Call qui ouvre la porte de sortie, révélant ainsi sa nature d’androïde qui lui permet en s’interfaçant avec l’ordinateur central de l’Auriga de le dévier de sa trajectoire préprogrammée pour l’envoyer s’écraser sur Terre.

La tentative désespérée de Wren est finalement mise en déroute par le sacrifice de Purvis qui fait éclater l’Alien de son torse sur le docteur et le tue.

Mais Ripley réalise que la Reine qu’elle a enfantée s’est maintenant dotée d’un système reproductif plus évolué, qui lui permet de donner naissance directement à des Alien sans passer par des œufs.

Le premier enfant de cette monstrueuse progéniture est une créature hybride appelée le Newborn qui possède des traits humanoïdes.

Le Newborn reste cependant férocement animal, tue la Reine, puis Gediman toujours aveuglé par sa passion scientifique mais épargne Ripley qu’il considère à tort comme sa mère biologique.

Alors que les rescapés parviennent à embarquer sur le vaisseau des mercenaires, le Newborn s’invite à bord, tuant Distephano et malmenant Call.

Ripley est alors contrainte de descendre en soute affronter sa progéniture et profitant des relations troubles la liant au monstre, le tue de manière cruelle en le faisant aspirer par petits morceaux par le vide spatial.

L’épreuve est telle que Ripley ne peut retenir ses larmes après la mort de l’étrange créature à la douleur presque humaine tandis que l’Auriga s’écrase sur Terre …

En conclusion, « Alien, la résurrection » est un film étonnant, impressionnant, très créatif et se hisse brillamment au second rang de la saga, juste derrière le premier et à vrai dire assez inégalable opus.

Le style gothique, macabre et visuellement si fort de Jeunet convient à vrai dire parfaitement à Alien et le réalisateur impose avec un grand talent sa marque à l’œuvre initiale de H.R Giger et Ridley Scott.

Certaines scènes sont réellement anthologiques avec le combat sous marin pour échapper à la mort ou l’ascension de l’échelle, difficile de ne pas être révulsé devant l’horreur des expériences pseudo scientifiques aboutissant à des non êtres pathétiques et difformes …

Jeunet réunit également autour de la fascinante Weaver une galerie exceptionnelle d’acteurs de premier plan, avec entre autre Ryder parfaite en petit robot fragile, Pearlman génial en brute charismatique ou encore Dourdan et Pinon, formant un duo complémentaire au final grandiose.

Du coté des effets spéciaux, on se régale, avec des créatures plus effrayantes et indomptables que jamais et goutant au délicieux malaise provoqué par un Alien humanoïde doté de certaines expressions pathétiques.

Pour toutes ces raisons, « Alien, la résurrection » peut être considéré comme un très grand film et une belle fierté nationale.

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