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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 09:17
Runaway, l'évadé du futur (Michael Crichton)

« Runaway l’évadé du futur » de Michael Crichton est encore un classique de la Science fiction des années 80 qui d'une certaine manière changea ma vie.
Sorti en 1984, « Runaway l’évadé du futur » décrit une société futuriste ou les robots domestiques ont pris une part prépondérante dans l’existence humaine.
Lorsque invariablement ils se détraquent et deviennent dangereux, une brigade d’intervention spécialisée dans laquelle travaille Jack Ramsay (Tom Shelleck) est appelée à la rescousse.
Père célibataire d’âge mur, Ramsay est un vieux flic muté dans la brigade robotique en raison de sa phobie du vertige qui accueille plutôt favorablement sa jeune et jolie nouvelle coéquipière Karen Thomson (Cynthia Rodes).
Ensemble ils désamorcent un robot agricole dans une ambiance plutôt bon enfant mais lorsqu’ils sont appelés pour intervenir dans une maison ou un robot domestique a assassiné une partie de la famille, la situation se tend brusquement.
N’écoutant que son courage, Ramsay pénètre armé d'un pistolet laser et d'un gilet par balles dans la maison dans laquelle le robot s’est retranché armé d’un pistolet et menaçant un bébé resté sur place.
Après un huis clos angoissant dans la pénombre, il triomphe de son adversaire robotique.
Une fois sorti, il discute avec le père seul rescapé, un certain David Johnson (Chris Mulkey), ingénieur en électronique auprès de la société Vectrocon.
Plus tard le robot incriminé explose au commissariat puis Johnson devenu paranoïaque fait des siennes dans un hôtel armé jusqu’aux dents.
Le duo intervient à nouveau, arraisonne Johnson qui voyant un homme dans la rue appelé Luther (Gene Simmons), panique et s’enfuit.
Luther utilise alors des balles missiles capables de modifier leur trajectoire pour prendre des rivages pour traquer et tuer Johnson.
Perplexe, Ramsay se rend chez Vectrocon et consulte les fichiers de Johnson, brillant ingénieur impliqué dans divers projets sécuritaires ou militaires.
Lors de son inspection, un nouvel incident éclate avec une secrétaire, Jackie Rogers (Kristie Alley), menacée par un robot sentinelle lui administrant des décharges électriques à chaque tentative de sortie de son bureau.
Ramsay règle une nouvelle fois le problème non sans avoir pris quelques décharges mais comprend que Jackie tentait en réalité de voler des puces électroniques pour les remettre au mystérieux Luther.
Pris au piège lors d’une tractation, Luther échappe une nouvelle fois à la police à l’aide de son pistolet infernal et de divers gadgets robotisés, abatant plusieurs hommes et blessant Karen au bras.
Contre l’avis de son supérieur bougon (G.W Bailey), Ramsay refuse qu’un robot peu fiable intervienne, opère lui-même Karen et lui extraie la balle explosive.
On comprend que Jackie est une cible pour Luther fermement déterminé à récupérer ses précieuses puces.
Très menaçant, le savant fou pirate les caméras de la police et lance des robots terrestres dotés de mines pour faire exploser la voiture elle aussi robotisée des policiers qui enclenche un laser pour détruire les robots-mines.
Ramsay, Karen et Jackie sont néanmoins contraints d’abandonner leur voiture pour échapper aux vagues de robots meurtriers et décident d’aller au restaurant pour forcer Luther à s’exposer.
L’homme prend habilement en otage Karen, exigeant en retour que Kristie lui remette les puces.
Mais le criminel impitoyable assassine sa maitresse et fulmine lorsqu’il découvre qu’il manque une partie de son butin.
Echappant une nouvelle fois aux policiers, Luther enlève Bobby (Joey Cramer) le fils de Ramsay pourtant lui aussi protégé par Lois, le robot domestique du policier.
Le dénouement a lieu dans un building en construction, dans lequel Luther détient Bobby.
Il piège Ramsay en l’amenant à prendre un ascenseur trafiqué et lâche sur Bobby des petites araignées robots dotées de pointes d’acide.
Heureusement Karen intervient et sauve Bobby
Piégé en hauteur, Ramsay lutte contre sa phobie et contre les araignées, parvenant finalement à faire chuter Luther qui périt tué par ses propres créations.
Rassuré, Luther tombe dans les bras de Karen pour un happy end bien mérité.
En conclusion, « Runaway, l’évadé du futur » constitua pour moi une révélation de part son audace vis-à-vis des nouvelles technologies qui n’ont certes pas connu la même progression fulgurante mais qui permettent aujourd’hui d’avoir des robots domestiques, des drones volants ou les premières voitures totalement automatisées.
Film visionnaire à l’atmosphère fascinante, « Runaway l’évadé du futur » tient également solidement la route en raison de la qualité de ses acteurs, le charismatique Tom Shelleck en tête et de manière plus étonnante, Gene Simmons, le bassiste de Kiss, parfaitement crédible en génie scientifique mu en criminel implacable.
Alors sans être complètement objectif pour un film que je considère aujourd’hui comme culte, je ne peux que conseiller ce chef d’œuvre de SF !

Runaway, l'évadé du futur (Michael Crichton)
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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 10:10
Tonnerre de feu (John Badham)

Sorti en 1983, « Tonnerre de feu » est un vieux film d’action de John Badham.

L’histoire est celle de Franck Murphy (Roy Scheider), policier d’une brigade héliportée de Los Angeles, qui traque les criminels en pleine nuit flanqué par son partenaire, le jeune Richard Lymangood (Daniel Stern), aussi passionné que lubrique.

Au cours d’une mission nocturne particulièrement difficile, le duo tombe sur le meurtre d’une chargée de de mission pour les violences urbaines, Diane Mc Neely (Robin Braxton) une jeune femme noire assassinée chez elle.

Si les tueurs sont éliminés par la police, Murphy relève des indices troublants que néglige son supérieur Jack Braddock (Warren Oates), ulcéré par une plainte de riverains alors que le duo effectuait un vol stationnaire pour observer une starlette hollywoodienne effectuer des exercices nocturnes nue chez elle.

Braddock mute le duo au sol, ce qui n’empêche par Murphy, fraichement divorcé de Kate (Candy Clark) de se rendre de nuit sur les lieux du crime pour recueillir un indice laissé par les tueurs écrit en espagnol.

Mais Murphy a la surprise d’être fraichement réintégré dans la brigade héliportée lorsqu’il apprend qu’il va devoir servir de pilote d’essai au « Tonnerre de feu », un hélicoptère ultra sophistiqué doté de vitres par balles, senseurs infra rouges et acoustiques ultra sensibles, bases de données informatisées reliés aux fichiers de la police et surtout canon mobile de 20 mm dont le but est de sécuriser les Jeux Olympiques de 1984 face à une attaque terroriste.

Son excitation est tempérée par la présence de Cochrane (Maclom Mc Dowell), son ex camarade du Viet Nam, qui devenu colonel, lui voue une haine tenace.

On découvre alors que Murphy est hanté par son passé de pilote du Viet Nam et par la chute d’un Viet Cong jeté du haut de son hélicoptère.

Cochrane hait tellement Murphy qu’il tente de le faire s’écraser lors d’un vol de routine à ses cotés en desserrant une pièce essentielle au rotor de son hélicoptère.

Mais Murphy joue de son habileté et de son expérience pour se poser en catastrophe sur un chantier.

Autorisés à voler à bord du Tonnerre de feu, Murphy et Lyman débranchent l’enregistreur de vol et dévient de leur mission première, pistant Cochrane jusqu’à un des hauts buildings de la ville, dans laquelle le colonel rencontre des hauts gradés de la défense, qui décident d’éliminer Murphy, en raison de son caractère gêneur à leurs projets : créer des émeutes dans le quartier mexicain pour promouvoir le Tonnerre de feu dans la police.

Repéré par Cochrane, l’hélico fait une embardée avec son précieux enregistrement montrant également l’implication nette de Cochrane et les siens dans le meurtre de Mc Neely qui avait découvert le pot aux roses.

Lyman devient une cible en raison de la possession d’une cassette audio être la preuve ultime, et est finalement assassiné par Grundelius (Anthony James) , non sans avoir opposé une farouche résistance à ses bourreaux.

Ulcéré, Murphy lance son ex femme Kate pour retrouver la cassette cachée par Lyman dans un endroit sur et détourne le Tonnerre de feu, devenant ainsi une menace physique bien réelle pour Los Angeles.

Il met tout d’abord aisément en échec deux hélicoptères lancés à sa poursuite, puis traqué par deux F-16, parvient à esquiver une salve de missiles air-air en leurrant leur guidage thermique près d’une rôtisserie puis les poussent à frapper un immeuble de bureau.

Alors que les F-16 se replient la queue entre les jambes, Murphy abat l’un d’eux à l’aide de son canon, obligeant le pilote à s’éjecter.

La perte d’un avion pousse Cochrane à prendre lui-même la direction des opérations à l’aide d’un second hélico armé d’énormes canons capables de percer le blindage du Tonnerre de feu.

De son coté Kate est appuyée militairement par son ex mari pour déjouer la surveillance de la police et porter la cassette à la presse.

Elle y parvient d’extrême justesse transmettant les preuves compromettantes de l’assassinat de Mc Neely et de la machination de certains militaires et industriels.

Après un ultime duel entre Cochrane et Murphy, ou blessé l’ancien pilote réussit un looping audacieux pour surclasser son adversaire, le colonel félon est abattu est s’écrase dans une vieille usine loin de la ville.

Murphy pose ensuite le Tonnerre de feu sur des rails de chemin de fer et le fait détruire par un train à grande vitesse, tandis que le scandale éclate dans les média de Los Angeles.

En conclusion, « Tonnerre de feu » est un petit bijou des années 80, un film méconnu réellement fascinant pour la technologie militaire de l’époque avec les premiers avions de haute technicité (comme le sera le Tigre européen plus tard) qu’on bien connu les fans de la série « Supercopter » à l’époque.

Outre ses scènes de combat aérien ultra spectaculaires, « Tonnerre de feu » développe un scénario brillant teinté de paranoïa ou un homme seul et intègre, brave des officiels corrompus et dangereux manipulant les médias de masse.

Lorsque cet homme s’avère être Roy Scheider, charismatique ancien pilote du Viet Nam, parfaite incarnation de la justice et de l’intégrité des « petites gens », on ne peut qu’applaudir à tout rompre tout en regrettant l’oubli relatif de cet acteur si attachant.

Brillant, prenant et parfois également drôle (notamment par la présence du fantasque Stern), « Tonnerre de feu » est un formidable divertissement à savourer même plus de trente ans après avec un égal bonheur !

Tonnerre de feu (John Badham)
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 21:50
Mad Max 4, Fury road (George Miller)

Après la série des Mad Max dans les années 80, George Miller, créateur du genre, réalise une suite inattendue trente ans après en 2015, « Mad Max 4, fury road ».

Ici, nous sommes toujours dans un futur apocalyptique aux origines identiques à celle des années 80, une bonne vieille guerre thermo nucléaire rapidement esquissée responsable d’avoir laissé un monde désertique et hostile.

Max Rockatansky (Tom Hardy) est un ancien policier solitaire torturé par la voix de sa petite fille tuée, écumant les routes sur une Ford Falcon XB351 aux capacités surboostées.

Pris en chasse par un gang de prédateurs des sables appelé les War boys, Max est capturé et emmené dans une citadelle construite dans une paroi rocheuse ou règne le leader incontesté du groupe, Immortan Joe (Hugh Keays Byrne), homme monstrueux masquant son visage et son corps défiguré par une sorte d’armure métallique.

Outre ses War boys, conditionnés depuis leur plus jeune âge en guerriers dans le culte du sacrifice ultime pour accéder au Walhalla, Immortan Joe utilise un complexe mécanisme de poulies mécaniques entrainées par la force humaine pour alimenter avec parcimonie un peuple assoiffé et ainsi les tenir sous sa coupe.

Malgré une courageuse tentative de fuite, Max est rattrapé in extremis par les gardes et désigné comme « poche de sang » de Nux (Nicholas Hoult) fragile War boy désireux de prouver sa valeur au combat.

Nux obtient une occasion rêvée de servir les dessins de son maitre, car alerté par la trahison d’Imperator Furiosa (Charlize Theron), qui a détourné un camion de livraison d’une précieuse cargaison vers une centrale de carburant, le gourou suprême met sur le pied de guerre ses meilleurs éléments.

Max se trouve donc attaché et perfusé de force sur le bolide conduit par Nux pour retrouver et arraisonner le convoi dirigé par Furiosa.

Mais Furiosa se retrouve être une redoutable conductrice capable d’exploiter à merveille les capacités défensives de son camion de guerre pour résister aux War boys.

Après une course poursuite haletante, Furiosa trouve refuge dans une tempête de sables pour semer ses poursuivants.

Incapable de contrôler son véhicule, Nux a un terrible accident de voiture auquel Max survit miraculeusement.

Se trainant jusqu’au camion, Max découvre la présence des cinq jeunes femmes d’Immortan Joe, enlevées par Furiosa et réelle source de la volonté du tyran de les lancer toutes ses forces à leur poursuite.

Toujours handicapé par ses chaines, Max accepte à contre cœur de seconder Furiosa seule capable de conduire le terrible camion.

Malgré son appartenance aux War boys, Nux est épargné et pris en sympathie par Capable (Riley Keough), une des jeunes femmes qui prend sa fragilité physique et mentale en pitié.

Lorsque Joe arrive personnellement sur le terrain flanqué de son fils, le colossal Rictus Erectus (Nathan Jones), la poursuite reprend de plus belle dans un tonnerre de mécaniques en action.

Un gang de motards des sables se joint au combat dans une confusion extrême dans laquelle motos, véhicules hérissés de pointes, camions blindés emportant des guerriers dotés d’armes offensives s’entremêlent.

Récupéré par les War boys Nux est poussé par Joe à tenter une mission suicide sur le camion mais échoue de nouveau à prouver sa valeur guerrière.

Mais la poursuite aboutie à la mort de Splendid Angharad (Rosie Huntington Whiteley), l’une des épouses enceinte de Joe qui perd un enfant des plus prometteurs.

Plus enragé que jamais malgré la présence d’un désert de sables dans lequel les véhicules sont ralentis, le gourou lance le Fermier (Richard Carter) un de ses meilleurs tueurs pour retrouver le camion lui aussi immobilisé dans cette immensité.

Furiosa démontre encore une fois ses capacités de combattante en aveuglant le Fermier à l’aide d’un fusil à tir à longue portée ce qui n’empêche pas ce tueur fanatique de foncer en tirant au hasard sur sa cible présumée.

On devine que Max termine le travail en tuant le Fermier et ses hommes, en récupérant des armes et un volant pour reprendre le contrôle du camion mais la surprise provient de Nux qui change cette fois radicalement de camps en proposant ses services pour dégager le camion des sables.

Ayant une nouvelle fois échappé temporairement aux War boys, Furiosa retrouve son clan d’origine composé de femmes les Vuvalini dans l’espoir d’atteindre une oasis paisible pour s’y établir.

Mais elle comprend pourtant que cette région est le désert qu’elle vient de traverser et que la meilleure solution est de retourner dans la citadelle qui dispose d’importantes ressources d’eau.

Aidée par Max et les guerrières de son clan, Furiosa lance alors son camion dans un ultime raid pour atteindre la citadelle et prendre à revers les troupes d’Immortan.

L’action se dénoue sur la route ou Joe déploie ses meilleurs éléments encouragés par un guitariste (iOTA) perché sur un camion crachant des décibels de son instrument lance flammes.

Tandis que Nux entretient la mécanique du camion aux pris d’audacieuses réparation, Max le défend avec toute sa détermination, repoussant les guerriers armés jusqu’aux dents, de pieux, haches, couteaux et même tronçonneuses.

Furiosa est grièvement blessée par un coup de couteau mais elle peut dans un ultime sursaut tuer Joe en lui arrachant son équipement vital pour sa survie en sacrifiant la prothèse de son bras mécanique.

Seul reste Rictus qui lutte contre Max jusqu’aux derniers instants dans lesquels Nux se sacrifie en couchant un camion pour bloquer l’accès à la citadelle et permettre ainsi à ses amis d’y pénétrer.

Lorsque la dépouille de Joe est exhibée, les gardes perdent de leur superbe et laissent l’accès au peuple aux précieuses ressources.

Sauvée par Max, Furiosa survit à ses blessures pour voir cet heureux évènement et laisse le guerrier solitaire s’éclipser dans la foule.

En conclusion, avec ce quatrième volet, « Mad Max 4, fury road » utilise les ingrédients qui ont sa renommée: histoire simple, voir simpliste compensée par des scènes d’actions ultra spectaculaires et violentes servies par une esthétique puissante mêlant idolâtrie pour les grosses mécaniques, les cuir et chaines et le heavy metal le plus bruyant qui soit.

Mais en 2015, l’effet de surprise et l’originalité ont disparu au profit d’une efficacité éprouvée.

Autre différence de taille due sans doute à l‘époque, le rôle secondaire porté par Max au profit d’une femme, Furiosa, qui est à mes yeux la réelle héroïne du film.

Sans le charisme étrange, fragile et presque malsain de Mel Gibson, Tom Hardy se montre vraiment trop effacé face à Charlize Theron qui conduit et tire mieux que lui, devenant en quelque sorte presque accessoire dans l’histoire au même titre que Nux.

Avec une fraicheur perdue et une relégation à l’arrière plan du personnage le plus emblématique, « Mad Max 4, fury road » garde pour lui ses impressionnantes scènes d’actions filmées dans le désert de Namibie dans lesquels des néo punks futuristes s’affrontent à coup de vieilles mécaniques hurlantes…

Suffisant donc pour valoir le coup d’œil mais pour acquérir le statut de film culte.

Mad Max 4, Fury road (George Miller)
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 10:38
Involution (Johan Héliot)

Sorti en 2014, « Involution » est un roman de Science fiction du français Johan Héliot.

L’histoire se déroule dans un futur proche à São Paulo (post 2020), ou se rend un informaticien français nommé Vincent Tanner dans le double but de travailler pour Sébastian Terra-Pereira, jeune et riche dirigeant brésilien de Globo, concurrent le plus sérieux du Google américain mais également de reprendre contact avec sa femme Chloé qui l’a quitté en emmenant avec elle à Santos, sa fille Angie.

Arrivé dans la capitale économique du Brésil, Vincent découvre un univers high tech poussé dans lequel les voitures conduisent de manière automatique pilotées par des ordinateurs de bord et ou la sécurité civile est assurée par des drones survolant les innombrables favelas et sont capables d’intervenir directement à chaque détection de comportement criminel.

Dans ce São Paulo luxuriant et technologique, Sébastian semble comme un poisson dans l’eau et fait preuve de la traditionnelle amabilité brésilienne avec Vincent, l’installant dans ses bureaux de Copan, monumentale œuvre de l’architecte visionnaire Oscar Niemeyer.

Grand prince, Sébastian place également Globo, son surpuissant moteur de recherche capable d’interactivité vocale, au service des recherches de Vincent.

Mais en parallèle de cette quête personnelle, se déroulent des phénomènes géologiques de grande échelle qui perturbent la vie au Brésil.

Les meilleurs scientifiques du pays, comme Mayer ou Paula Freitas, publient régulièrement des communiqués faisant états d’anomalies magnétiques en Atlantique Sud.

Cette anomalie appelée AMAS a pour principales conséquences de brouiller les communications satellites.

Bien loin en apparence de ces hautes préoccupations, César dit le Bizarre, un chef de gang tatoué d’une favela ayant fait fortune en écoulant pour le compte des barons emprisonnés du PCC (Primeiro Commando da Capital), un nouveau type de drogue appelé oxi, se rend à rendez vous avec un de ses lieutenants, João

Armé et confiant dans son aura, il comprend trop tard qu’il est tombé dans un guet apens et se fait sauvagement agressé.

Sa hargne et son refus d’abdiquer entraine la cruauté de João, qui découpe méthodiquement sa peau avant de laisser pour mort dans un égout putride d’une favela de Paraisopolis.

Le récit se penche ensuite sur Chloé Villeroi, qui parvient au culot à convaincre le staff de Forea, la plus grosse compagnie de pétrole du Brésil, que sa machine anti émeutes appelée le Hurleur, peut permettre après modifications de mener des forages sous marins à des profondeurs jusqu’alors inégalées.

L’ingénieur française parvient en jouant sur la fierté masculine brésilienne, à gagner l’adhésion de Luis, le chef de chantier et du chef de projet, Jorge Carreira, un viril ingénieur d’âge mur dont elle repousse les avances.

Tout est donc mis en place pour que le Hurleur avec à son bord Chloé puisse atteindre l’écorce du manteau terrestre à plus de dix mille mètres sous terre.

Mais les perturbations magnétiques s’intensifient provoquant la mise hors service des véhicules automatisés et des drones qui tombent par milliers à la surface du sol.

Le résultat est immédiat et provoque un soulèvement dans les favelas, dont les chefs profitent de l’aubaine pour lancer des attaques d’envergure contre les centres commerciaux de fait plus vulnérables.

Obligé de réagir, le pouvoir en place du président Tilburg envoie ses troupes pour tenter de juguler les émeutiers.

La fragile sécurité de la ville bascule au rythme des pillages et des répressions, le professeur Mayer est licencié en raison de ses thèses alarmistes, ce qui provoque une vague de démission des scientifiques et fragilise encore davantage les politiciens.

Vincent qui a réussi à retrouver sa fille grâce aux prouesses de Globo, découvre qu’elle est admiratrice de Vincent et parvient à la convaincre de le rejoindre au Copan avec la promesse de rencontrer le dirigeant visionnaire, qui du fait de la situation a durci les protocoles d’accès à ses bureaux-forteresses.

Une explosion de grande envergure se produit alors que Choe touche au but devant les caméras des média nationaux, ce qui produit un blackout complet des communications.

Plus grave, des Nuées grises d’origine inconnue s’étendent à la surface du globe et semblent former une sorte de bulle autour de la Terre.

Laissé pour mort dans son égout, César a pour délicieuse surprise de voir les nuées s’attacher à son corps et gommer ses blessures censées être mortelles.

Persuadé d’être protégé par le dieu Exu du Candomblé, César renait l’esprit plus conquérant que jamais et prend la tête du mouvement d’insurrection des favelas.

Désorganisée et submergée, l’armée finit par reculer et plier, laissant la voie libre à César qui devient le nouvel homme fort de São Paulo, en prenant place dans le Centro de la ville et ses quartiers chics, qui lui étaient jadis inaccessibles.

De son coté, l’esprit de Chloé est pénétré par une intelligence extra terrestre qui dormait dans le manteau terrestre.

A son corps défendant, l’ingénieur devient la Messagère le point de liaison entre les extra terrestres ayant lancé le mouvement des Nuées et les populations terrestres.

Elle comprend que des entités supérieures aussi vieilles que l’Univers ont décidé de continuer leur mouvement d’Expansion et de gommer l’espèce humaine qui les a dérangé en venant titiller le lieu ou elles attendait patiemment : le manteau de la couche terrestre.

L’Expansion passe donc par l’Involution, c’est-à-dire l’élimination de l’humanité en modifiant le rayonnement cosmique ce qui va provoquer d’horribles mutations et cancers.

Le processus de l’Involution est inexorable et constituera un prélude à l’arrivée dans plusieurs années des Initiateurs, extra terrestres à l’origine de l’Expansion.

Face à cette fin programmée, une fois la seule tentative de riposte des États-Unis anéantie ainsi qu’une bonne partie du pays, tandis que la Chine, la Corée et la Russie s‘enfoncent dans une guerre nucléaire absurde, la résignation gagne les Brésiliens, dont certains décident de vivre cloitrés chez eux et d’autres sortent en plein air, acceptant leur destin.

Rebaptisé Seigneur Exu, César traite avec Sébastian, le seul capable de maintenir un réseau de communication local en raison de l’aspect câblé de Globo et non satellitaire.

Les deux hommes deviennent les Seigneurs incontestés de ce pays en déliquescence.

Angie fausse compagnie à son père pour revenir chez sa mère à Santos, récupérant une fine couche de particules grises la protégeant des radiations, tandis que par un cruel renversement de circonstances, la peau abandonne César, qui meurt en comprenant qu’il n’était pas protégé par les Orishas.

Se sachant lui aussi condamné, Sébastian charge Globo de stocker la somme des connaissances humains sur ses serveurs afin que des traces de la civilisation humaine perdure après son extinction.

Vincent rejoint Chloé au service des extra-terrestres, gagnant ainsi une nouvelle et inespérée vie dans l’attente de la fin…

En conclusion, « Involution » est un court roman, original et inventif qui propose une nouvelle version de l’Apocalypse, ayant pour cadre symbolique un São Paulo luxuriant ultra modernisé, s’écroulant rapidement une fois ses moyens de communications anéantis par une force naturelle supérieure.

Difficile de s’attacher aux personnages, dont la psychologie reste plus que sommaire mais là ne réside pas le principal intérêt de « Involution » qui table plutôt sur une approche scientifique assez réaliste de la disparition de l’Homme, vu comme une singularité temporaire au sein d’un mouvement plus vaste d’Expansion cosmique.

Roman à la fois coloré, plaisant et profond, « Involution » surprend et séduit tout en laissant un arrière gout de malaise car décrivant la fin de ce que nous connaissons tous : notre civilisation.

Ce pessimisme finalement bien français demeure un des aspects les moins attractifs du roman à mes yeux, que je conseille néanmoins à tous les amateurs de Science fiction et du Brésil !

Involution (Johan Héliot)
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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 15:58
Le sucesseur de pierre (Jean-Michel Truong)

Philosophe et psychologue investi dans les recherches sur l’intelligence artificielle, Jean-Michel Truong est aussi écrivain de Science fiction comme en témoigne « Le successeur de pierre » publié en 1999 et sans doute l’un de des romans les plus célèbres.

Vaste ouvrage de plus de six cent pages, « Le successeur de pierre », se déroule majoritairement dans le futur proche (2032) ou à la suite d’une grande épidémie de peste, les populations des pays occidentaux ont décidé de s’enterrer dans d’immenses pyramides les isolant du monde extérieur.

Ces pyramides sont autonomes et reliées en réseau par le biais du Web, devenu le seul moyen de communication moderne, les nouvelles lois interdisent tout contact physique entre les êtres humains qui vivent isolés dans des cocons, avec pour seuls loisirs des séances de home trainer ou de sexe par avatars informatiques.

Les pays comme la Chine ayant refusé de se soumettre à ce réseau mondial contrôlé par les États-Unis qui demeurent la plus grande puissance économique et militaire mondiale, sont vus comme des ennemis potentiels refusant le Pacte de Davos favorisant les échanges mondiaux.

Seule la caste dirigeante appelée composée des Imbus vit dans une pyramide séparée à Aspen (Colorado) ou elle bénéficie d’une totale liberté tandis que le reste de la population appelée les Larves subsiste de manière totalement assistée par des machines, les rebelles terroristes vivant hors des pyramides étant composés des NoPlugs.

Dans l’univers totalement automatisé et aseptisé d’une de ses pyramides vit un jeune homme appelé Calvin qui n’ a pour seul contact social que des rendez vous périodiques avec un groupe d’amis avec lesquels il dialogue par avatars informatiques interposés : Thomas son beau père, Rembrandt le vieux français amateur d‘art, Chen le mystérieux chinois, l'exalté Nitchy et Maud sa petite amie journaliste virtuelle.

Après avoir échappé de peu à une mystérieuse tentative d‘assassinat, Calvin apprend que sa mère, Ada s’est suicidée.

Brillante chercheuse en informatique, Ada avait transmis à son fils son habileté dans la conception de programmes, aussi Calvin qui a du mal à digérer cette disparition, va-t-il mettre en pratique ses compétences pour lancer sur le Web des programmes appelés Saumons, pour trouver des informations sur ces amis dont l’attitude lui semble suspecte.

Tandis que les Saumons, utilisant des algorithmes d’intelligence artificielle pour s’améliorer et devenir de plus en plus performants dans la collecte de données, Calvin commence à se poser des questions sur la véritable identité des gens avec qui il discute depuis toutes ses années.

Il parvient à réaliser que Ada a en réalité réalisé le coup du siècle en dérobant le nouveau jeu confidentiel de la société américaine WonderWorld et en le diffusant sur le Web, ce qui a causé une énorme crise diplomatique entre les États-Unis et la Chine, accusée d’avoir effectué ce piratage.

La conséquence pour la Chine est un raffermissement de la cohésion nationale autour de la menace étrangère et de la remise sur le devant de la scène d’un vieux dirigeant centenaire maintenu en vie par un complexe système de machines, Wang Luoxun.

Aux États-Unis, le débat prend un tour politique et met en péril la position de Kleinkopf, le président qui affronte par le biais d’avatars informatiques animés son rival le sénateur Branniff, dans de médiatiques débats télévisés.

Mais Branniff, qui a commandité le vol pour déstabiliser son rival et obtenir les financement d’un couteux programme anti missiles balistiques aux cotés la société General Avionics, est finalement confondu par le travail d'investigation de Maud.

Les masques tombent, Thomas agent du gouvernement américain chargé de retrouver sans succès des milliards précédemment dérobés par Ada, Chen amant d'Ada mais surtout agent chinois finalement éliminé après avoir réussi sa mission principale de resserrement de la nation autour des valeurs traditionnelles chinoises Maud journaliste à la solde de Kleinkopf et même Rembrandt l’idole de Calvin, menteur pathologique sur son passé, finalement effacé comme bon nombre de Larves par des programmes informatiques.

Nitchy en réalité révérend, lui révèle directement les derniers secrets de cette terrible mécanique : obsédés par un désir sans cesse croissant de pouvoir et de richesse, les Imbus ont décidé de réduire progressivement la population des pyramides.

Cette tache a été confiée à des programmes informatiques agissant de manière autonomes à base de conditions logiques.

Une fois désignée par d’obscures conditions dans lesquelles rentrent l’âge, la victime est radiée de Webjob pour n’avoir plus aucun revenu et reçoit des lettres de plus en plus insistantes d’une compagnie chargée d’accompagner les Larves déclarées improductives car trop vieilles ou malades.

En parallèle les coupures d’électricité ou de ventilation déclenchée aléatoirement viennent pressuriser la victime, tout comme la réduction de la valeur nutritive de ses rations alimentaires.

Soumis à pareilles pressions psychologique, Rembrandt cède peu à peu du terrain et finit par se laisser aller malgré la volonté désespérée de Calvin de lui porter secours.

Sa mort bouleversante est un électrochoc pour Calvin qui se découvre lui aussi menacer par les impitoyables programmes informatiques.

Le jeune homme pénètre alors dans un secret encore plus profondément enfoui, l’asservissement des hommes à une entité appelée la Créature, incarnation d’une forme d’intelligence divine qui utilise l’informatique pour progressivement se détacher des hommes pour se transférer dans l’aspect minéral des composants électroniques.

Truong boucle alors son roman avec l’autre aspect historico-religieux du récit, la quête au fil des siècle d’un mystérieux manuscrit appelé la Bulle de Pierre, qui viendrait contredire les Evangiles qui ont fondé le pouvoir de l’église catholique sur le fait que Jésus était le fils de Dieu, ce qui de fait rapproche l’homme du divin.

Les disciples du patriarche orthodoxe Nestorius qui popularisa ce courant religieux au Moyen-Orient ou il fut exilé, furent considérés comme des ennemi des Papes, qui employèrent toute leur énergie pour récupérer le mystérieux manuscrit afin de le faire disparaitre.

Charles Darwin, Sigmund Freud et surtout le père Teilhard de Chardin, furent considérés par leurs travaux scientifiques et philosophiques comme des vecteurs de cette profonde vérité trouvant sa réalité dans l’avènement de la Créature, ayant pris complètement le contrôle de la société humaine pour préparer le transfert de son intelligence dans une autre enveloppe matérielle.

Calvin comprend que sa mère avait compris ce danger et que le casse du WonderWorld n’a été que le prétexte pour propager des programmes informatiques, les Gnomes, capables de modifier l’aspect destructeur de la Créature en lui inculquant des valeurs de coopération, de réciprocité et de pardon vis-à-vis de la race humaine.

Devenu à présent le seul capable de continuer son œuvre, il se sait menacé par les Imbus et décide de sortir de sa pyramide pour tenter de rejoindre le mouvement des NoPlugs vivant en marge du monde informatisé.

Il prend alors contact avec Tash, lui aussi destiné à changer le monde…

En conclusion, « Le successeur de pierre » est un roman d’une incroyable densité, érudition et complexité, qui le rend difficile d’accès.

Difficile aussi à a été de suivre en parallèle deux histoires en apparence incohérente, la quête dans le passé à la recherche d’un texte capable d’ébranler la religion catholique et les méandres d’une enquête cybernétique dans un futur proche.

Néanmoins, Truong réussit son coup avec un final particulièrement fort ou tout finit par s’assembler pour former un tout admirablement cohérent, reléguant l’homme à l’échelle de vecteur temporaire dans la transmission de l’intelligence décrétée par Dieu.

La recherche du pouvoir et de la richesse sans limite relayées par des systèmes informatiques devenus progressivement omnipotents provoqueront ils la fin de notre monde ?

Le thème est passionnant et l’auteur spécialiste de l’intelligence artificielle, y apporte une intéressante pierre à l’édifice.

D’un très haut niveau sur le fond, « Le successeur de pierre » aurait je pense gagné en rythme en adoptant une forme plus concise privilégiant l’action à l’exposition de longues thèses historico-philosophico-religieuses.


A réserver donc aux cérébraux passionnés de Science fiction…

Le sucesseur de pierre (Jean-Michel Truong)
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 21:14
Substance mort (Philip K Dick)

Voici de nouveau le plus atypique des maitres de la Science fiction en la personne de Philip K Dick qui livre en 1977 « Substance mort » l’un de ses livres les plus barrés.

« Substance mort » raconte l’histoire de Fred, un policier de la brigade des stupéfiants d'Orange County (Californie) dont la mission est de s’infiltrer dans le monde du trafic de drogue des années 90 pour faire tomber un réseau.

Fred est aidé dans sa difficile mission par un complet brouillé, merveille de technologie qui lui permet de modifier son apparence à volonté.

Dans l’univers des camés, il est donc Bob Arctor, gros consommateur qui fréquente un petit groupe de collègues junky se shootant à une drogue appelé la substance mort, diffusée à grande échelle aux Etats-Unis.

Certains comme Jerry Fabin ont le cerveau complètement ravagé par les effets secondaires de la drogue et finissent par perdre toute vie sociale, restant chez eu à voir sous l’effet de terribles hallucinations des nuées de pucerons les assaillir continuellement.

Toujours lucide, Arctor a des vues sur Donna Hawthorne, une toxicomane qui préférant la drogue au sexe, se refuse à ses avances et le fait cruellement souffrir.

D’autres personnes comme Charles Freck l’ami de Jerry, Luckman, Jim Barris le plus intelligent de l’équipe gravitent autour de son entourage proche.

Malgré les crises de paranoïa aigus de Barris, Arctor parvient à truffer sa maison de caméra vidéo afin que ses collègues puissent accumuler les preuves permettant d’accomplir leur mission.

Ils ignorent cependant en raison des facultés de transformation du complet brouillé que Fred et Arctor sont la même personne, et que Fred devient extrêmement mal à l’aise à l’idée d’enquêter pour se piéger lui-même.

Le livre surfe donc habilement sur cette ambigüité de la double personnalité, accentué par le fait que Arctor devient également accro à la Substance mort, ce qui finit par inquiéter les médecins de la police charger de le contrôler périodiquement.

En parallèle des tourments intérieurs de son personnage principal rongé une situation inextricable et un amour frustré, Dick tisse des dialogues surréalistes entre défoncés avec en toile de fond la méfiance croissante de Barris envers Arctor.

Ce délire paranoïaque se traduit par plusieurs situations cocasses comme le sabotage supposé de la voiture d’Arctor pour que le groupe se tue sur l’autoroute ou les investigations forcenés de Barris pour trouver les preuves que leur maison a été visitée par la police en leur absence.

Après un étonnant revirement ou Barris qui a bien failli tuer Luckman, vient lui-même dénoncer Arctor aux policiers, par vengeance personnelle autant que pour se disculper lui-même, Fred est finalement diagnostiqué par les médecins trop atteint par la drogue pour continuer sa mission et mis sur la touche.

Choqué, délirant et parlant à son insu en allemand, Fred a pour suprême douleur de voir Donna en réalité elle aussi une agent infiltrée, le conduire à New Path dans un centre de repos ou il devra se soigner en compagnie d’autres toxicomanes eux aussi gravement atteints.

Devenu Bruce, il entreprend son sevrage, passant des taches de balayeur à celles de planteur, comble du cynisme dans un champ servant à cultiver la fameuse Substance mort, dont les bénéfices de la vente servent secrètement au financement du centre.

La boucle est donc bouclée pour le malheureux Fred/Bob/Bruce …

En conclusion, « Substance mort » est dans le genre si particulier de Dick, une vraie réussite, portée cette fois assez peu sur l’aspect Science fiction, pour se concentrer sur les thèmes si cher à l’auteur : schizophrénie, frustration et paranoïa dans une société américaine uniformisée ou Mc Donald et Coca-Cola sont les valeurs dominantes.

Pour fuir, la seule issue semble les plaisirs artificiels des drogues, qui permettent de planer et d’élever son champs de conscience.

Pourtant, Dick ne tombe dans l’apologie et dresse un constat lucide de ses années de défonce, en soulignant les ravages mortels des drogues sur ses amis disparus ou devenus fous, auxquels se livre est finalement dédié.

Une œuvre douloureuse et cruelle donc, mais emplie de maturité et du talent de Dick.

Substance mort (Philip K Dick)
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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 10:35
John Carter (Andrew Stanton)

Paru en 2012, « John Carter » est une adaptation d’Andrew Stanton d’un roman culte de Science fiction écrit en 1917 par Edgar Rice Burroughs.

L’histoire commence par un jeune anglais du nom d’Edgar Rice Burroughs (Daryl Sabara) qui apprend la mort de son oncle John Carter (Taylor Kitsch) et le fait qu’il hérite d’un gigantesque manoir ou il découvre un vieux manuscrit laissé sur place.

Curieux, Edgar lit le manuscrit et apprend à connaitre l’histoire de son oncle, chercheur d’or du début du XX ième siècle, qui connait comme beaucoup de ses collègues des difficultés financières qui l’amènent à se faire refuser de crédit par les commerçants et en raison de son tempérament bouillant se faire incarcérer.

En prison, on découvre un homme solitaire, ex soldat à la réputation flatteuse qui refuse obstinément d’avoir encore à faire à l’armée.

Après une évasion et une course poursuite avec les soldats, Carter se réfugie dans une carrière indienne et trouve un talisman magique, qui lui fait perdre confiance et se réveille sur une planète inconnue et désertique, Mars.

Il a rapidement affaire aux populations locales, les Tharks, humanoïdes verdâtres haut de plus de deux mètres et dotés de quatre bras.

Ebloui par les étonnantes capacités physiques de Carter capable d’accomplir en raison de la faible gravité des bonds prodigieux, Tars Tarkas (William Dafoe) le chef des Tharks, capture Carter et le prend sous sa protection.

Amené au campement, Carter découvre une société guerrière et clanique ou la force sert souvent à régler les conflits.

Rebelle, Carter tient tête à ses geôliers qui le traitent comme un bête curieuse, mais est pris en compassion par Sola (Samantha Morton) a fille de Tars, qui lui fait boire un élixir le rendant capable de comprendre la langue de la planète.

Carter se lit aussi d’amitié avec une créature mélange de chien et de monstre, capable malgré sa masse de se déplacer à des vitesses surnaturelles.

La réalité de Mars le rattrape brutalement avec un affrontement dantesque entre les deux royaumes humains de la planète, dans lequel Sab Than (Dominic West) le prince rouge de Zodanga tente d’annexer sa rivale Helium.

Un combat entre navires aériens a lieu au dessus du camp des Tharks, mais Than doté d’une puissance surnaturelle lui permettant de projeter des rafales d’énergie et de décimer ses adversaires.

Personnage brutal et limité, Than semble piloté par un prêtre mystérieux Matai Shang (Mark Strong) chef d’une caste apparentée à des dieux de Mars les Therns.

N’écoutant que son courage, Carter monte à l’assaut des vaisseaux et grâce à ses étonnantes qualités physique, défait la horde de Zodanga.

Après le combat, Carter fait la connaissance de Dejah Torris (Lynn Collins), la fille du roi d’Helium, forcée par son père, d’épouser Sab Than pour préserver son royaume et en fuite.

Rebelle et scientifique de haut niveau, Dejah apprend à Carter sa situation d’exilé sur Mars.

Choqué et incrédule, Carter bénéficie en raison de ses capacités de guerrier de la clémence de Tars Tarkas qui tenant tête à son rival Tal Hajus (Thomas Haden Church), leur permet de s’enfuir du camp des Tharks, avec Sola devenue de fait une traitresse à son propre camp.

Chevauchant des pachydermes étonnamment véloces, le trio se fait guider par Sola dans un monde désertique et parfois hostile.

Après avoir pénétré dans un temple sacré qui se révèle sous l’action du médaillon en réalité une machinerie d‘une infinie complexité, Dejah et Carter comprennent qu’un double de Carter a peut être été crée pour être envoyé sur Mars mais attaqués par les Warhoons, une tribu similaire aux Taraks commandée par Shang.

Refusant la fuite, Carter se retourne et affronte seul une horde hostile, qu’il détruit presque à lui seul mais est finalement capturé et amené à Zodanga ou il est interrogé par Shang qui semble user de pouvoirs surnaturels le rendant capable de contrôler musculairement ses adversaires au moyen de la force bleue.

Dans l’affrontement, Dejah est reprise par un navire de son père et ramenée à Helium ou elle se résigne à épouser à Than pour le bien de son royaume.

Aidé par Kantos Kan (James Purefoy) un proche de Dejah, échappe à Shang et ses sbires et revient chez les Taraks pour chercher de l’aide et renverser Zodanga.

Il se heurte à la prise de pouvoir d’un nouveau roi, qui le met en prison aux coté de Tars le roi déchu.

Faisant preuve de courage, Carter et Tars affrontent dans une arène deux immenses singes blancs qu’ils parviennent aidés par Sola, à tuer devant un foule finalement acquise à leur cause.

Tal Hajus est finalement tué en combat singulier par Carter qui devenu chef rallie de fait à ses cotés les Tharks.

Interrompant les noces de Dejah, Carter et les Tharks combattent les troupes de Zodanga et alliés aux Heliumites, parviennent à les défaire, seul Shang, usant de capacités méta morphes, parvenant à s’enfuir.

Carter épouse Dejah mais son bonheur est de courte durée lorsqu’il est brutalement ramené sur Terre par l’abominable Shang.

La boucle se boucle avec Edgar qui suivant les instructions de son oncle, pénètre dans son caveau pour protéger son corps de la vengeance des Therns.

On comprend qu’en réalité Carter a maquillé sa mort pour attirer un Thern et lui dérober son médaillon pour retourner vers Mars retrouver sa vie avec Dejah.

En conclusion, « John Carter » est un film riche, foisonnant et bien enlevé avec tous les ingrédients d’un space opera à la « Star wars » : ennemis aux pouvoirs mystiques, affrontements entre factions diverses parsemés d’intrigues politiques et enfin créatures étranges évoluant dans des décors dépaysants.

Malgré ce fond intéressant, des acteurs plutôt charismatiques notamment Taylor Kitsch et Lynn Collins aux physiques parfaits, « John Carter » recèle néanmoins un fort gout de déjà vu et se révèle comme une copie de « Star wars » ou de films du même style.

Efficace donc mais au final assez peu novateur. Aura quand meme permis de refaire connaitre l'existence du formidable roman de Burroughs.

John Carter (Andrew Stanton)
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 09:13
Dark star (John Carpenter)

Sorti en 1974 au titre d’un projet de fin d’études, « Dark star » est un film culte car le premier du réalisateur John Carpenter.

Nous sommes ici dans un pur univers de Science fiction dans lequel, un vaisseau spatial appelé Dark star, a pour mission depuis 20 ans de larguer des bombes automatisées pour détruire des mondes en apparence instables représentant une menace pour l’expansion humaine.

Parfaitement rodé par sa longue période d’activité, l’équipage se compose du lieutenant Doolitlle (Brian Narelle), qui depuis la mort par accident du capitaine Powell (Joe Sanders), dirige les techniciens Pinback (Dan O’Bannon), le rugueux Boiler (Cal Cuniholm) et Talby (Dre Panich) solitaire passant la plus claire partie de son temps en observation de l’infini spatial dans un poste supérieur du vaisseau.

La vie au sein du Dark star est régie par un Ordinateur De Bord à la voix féminine et douce, qui fournit une assistance à la conduite des missions et peut également agrémenter le quotidien en diffusant de la musique.

Dans l’espace, les dangers sont abondants et le Dark star dont les boucliers anti radiations sont hors service essuie une première tempête électromagnétique qu’il a a grand peine à surmonter.

Pour tromper la routine mortelle des missions, Pinback a embarqué une mascotte, un curieux alien en forme de ballon gonflable doté de pattes (!)

Mais l’animal se rebelle, échappe à sa cellule et s’enfuit dans le vaisseau avec Pinback à ses trousses.

Le traque de l’alien dans les recoins sombres du Dark star est d’une réelle angoisse car l’étrange animal se montre particulièrement vicieux, détraquant le mécanisme laser de mise à feu d’une bombe ou piégeant son poursuivant dans la gaine d’ascenseur afin de le faire chuter ou de le faire écraser.

En fâcheuse posture, Pinback échappe de justesse à la mort, évitant une chute mortelle en s’accrochant à la cabine d’ascenseur avant de parvenir à se hisser à l’intérieur et à activer un système de nettoyage automatique qui lui permet sortir de ce mauvais pas.

Irrité, il s’arme d’un pistolet anesthésiant mais demeure incapable de retrouver l’alien tapi dans la pénombre.

Doolitlle découvre la personnalité angoissée et paranoïaque de Pinback en consultant les enregistrements périodiques du bord, ou le technicien qui a usurpé l’identité d’un membre de l’équipage, avoue son malaise à bord avec ses collègues, un sentiment d’isolement et de souffrance.

La tache de maintenance du laser aboutit à une fausse manipulation et l’impossibilité de larguer une des puissantes bombes qui reste solidement arrimée au vaisseau.

Avec une mise à feu programmé dans quinze minute, la bombe devient un danger mortel pour le Dark star menacé d’explosion.

Paniqué, Doolittle se rend en soute pour interroger le corps cryogénisé de Powell, qui dans un étant de demi mort cérébrale, finit par lui souffler de dialoguer philosophie avec la bombe.

Désespéré, Doolittle tente le coup, s’extraie du vaisseau et entame un dialogue avec l’ordinateur de la bombe, capable de dialogue et de réflexion.

La discussion tourne autour de la phénoménologie, cette branche de la philosophie traitant de l’étude des sensations, et Doolittle parvient à semer le doute dans le système de la bombe, qui renonce in extremis à exploser pour réfléchir à la fiabilité de ses sensations pour appréhender le monde qui l’entoure.

Mais le répit est de courte durée puisque une nouvelle avarie provoque l’éjection de Talby dans l’espace.

Doolittle se rue à la recherche de son ami et parvient à le récupérer tandis que la bombe finalement rapatriée en soute dérive sur des questions existentielles et finit par exploser, volatilisant le Dark star dans un rayon d’un kilomètre.

Restés seuls, les deux cosmonautes survivants s’accrochent aux débris mais Talby est finalement emporté dans l’espace par une créature d’énergie pure qu’il nomme Phénix, trouvant ainsi une forme de paix éternelle dans l’immensité cosmique.

Doolittle reprend alors appui sur un débris qu’il chevauche comme une planche de surf, son sport favori sur Terre avant de mettre le cap vers une planète pour y trouver son salut.

En conclusion, malgré un budget minimaliste et des effets spéciaux frisant souvent le ridicule, « Dark star » est pour moi un film culte compensant son manque d’impact visuel par son puissant scénario et ses idées de génie, mélange de « 2001, l’Odyssée de l’espace » et « Alien ».

Les personnages sont tous attachants à l’exception de la brute Boiler et les scènes d’actions particulièrement réussies, comme l’insoutenable traque de Pinback dans les bas fonds du vaisseau et les périlleuses manœuvres pour sa survie qui s’ensuivent ou le fascinant dialogue philosophique entre une bombe douée d’intelligence et le lieutenant Doolittle.

Traitant de demi-vie après la mort par des systèmes de cryogénisation, d’intelligence artificielle ou tout simplement d’automatisation à outrance, mais plus largement de la fascination de l’homme pour l’immensité du cosmos et des forces qui l’habitent, « Dark star » est un petit bijou de série B que je recommande à tous les fans de Science fiction, avec en prime la musique composée par Carpenter lui-même, mélange réussi de synthétiseurs et de country-rock.

Dark star (John Carpenter)
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 07:19
Chroniques martiennes (Ray Bradbury)

Retour dans la SF des années 50 avec les très célèbres « Chroniques martiennes » de Ray Bradbury.

Publiées en plusieurs nouvelles, les « Chroniques martiennes » peut se lire comme un roman de vingt huit chapitres se déroulant temporellement entre 1999 et 2026.

On y découvre la volonté exploratrice de la Terre envoyant plusieurs vagues d’expéditions vers la planète Mars.

Mais les choses ne se passent pas comme prévu puisque malgré quelques rêves prémonitoires des Martiens dotés de facultés télépathiques, les premiers cosmonautes sont pris pour des fous par les habitants et éliminés, leur fusée étant détruite.

La troisième expédition de 2001 n’est pas non plus la bonne puisque l’archéologue Spender perd la tête et abat ses coéquipiers avant d‘être pris en chasse par le capitaine Wilder.

Mais les autres explorateurs qui suivent découvrent un monde bien que similaire à la Terre, étrangement vide, les Martiens semblant avoir été décimés par la variole, maladie amenée par les Terriens au gré de leurs venues successives.

La place est donc libre pour les premiers colons qui commencent à s’implanter par vagues toujours plus nombreuses en plantant des arbres pour rendre l’atmosphère plus respirable.

Les prêtres ne tardent pas à venir, et le père Paradine se prend de fascination pour les sphères bleues représentant les derniers habitants intelligents de la planète.

Il trouve sa voie et prend la décision de rester sur place pour apporter la religion chrétienne à ce nouveau monde et ses habitants en apparence bienveillants.

Persécutés sur Terre, les Noirs pauvres partent massivement chercher une monde meilleur sur Mars à la grande irritation de leurs patrons propriétaires terriens.

Les Terriens bâtissent des villes similaires à celles de leur planète sur Mars et reproduisent un système similaire à celui États-Unis.

Certaines dérives apparaissent comme l'émergence de mouvements moralistes répressifs dont les inspecteurs zélés sont massacrés par des robots dans la nouvelle Usher II en un vibrant hommage à Allan Edgar Poe et Howard Philipps Lovecraft.

Lorsqu’une énorme guerre nucléaire éclate sur Terre, le mouvement s’inverse et les habitants inquiets pour leurs familles refluent sur la planète d’origine.

Sam Parkhill qui comptait profiter du développement pour faire fructifier sa compagnie de hot dogs prend peur lorsque les derniers Martiens l’abordent, en tuant plusieurs d’entre eux dans une fuite désespérée.

Malgré sa violence, les Martiens le pardonnent, lui annonçant leur départ définitif et faisant de lui le propriétaire d’un monde à présent bien vide.

Seuls quelques irréductibles solitaires comme Walter Gripp restent sur place, trop attachés à présent à leur vie martienne certains préférant mourir sur place comme Hathaway membre d’une des premières expéditions qui refuse de revenir sur Terre aux cotés de son capitaine.

A travers la lente dérive d’une maison entièrement automatisée tournant à vide avant de bruler, Bradbury évoque la destruction de la Terre ravagée par une guerre nucléaire reflet de la folie des hommes.

Seuls les derniers colons martiens, parvenus à une certaine stabilité, deviennent les derniers survivants de l’espèce humaine parvenant à cohabiter harmonieusement avec les Martiens restés sur place.

En conclusion, « Chroniques martiennes » est une construction graduelle au travers de courtes nouvelles en apparence anecdotiques, qui permettent de décrire le processus de déplacement de l’humanité de la Terre devenue inhabitable en raison de sa gestion irresponsable vers Mars, sensé leur donner une nouvelle chance d’accéder à une forme de sagesse.

Bien sur les débuts sont difficiles, les premiers explorateurs se faisant décimer par les populations martiennes télépathes et protéiformes, avant que la tendance ne s’inverse et que les Martiens ne finissent pas céder en apparence la place pour de mystérieuses raisons.

L’exercice contient bien entendu sa part d’hétérogénéité et rend difficile l’attachement à des personnages changeant pratiquement à chaque chapitre.

Malgré son statut de roman de SF historique adapté à la télévision puis au théâtre dans les années 60-70, « Chroniques martiennes » ne m’a pas enchanté outre mesure, peut être parce que le thème de la migration spatiale a été ensuite largement exploré par la suite dans la littérature et le cinéma.

Chroniques martiennes (Ray Bradbury)
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 10:53
Oblivion (Joseph Kosinski)

Toujours à la pointe, « Oblivion » est un film de science fiction ambitieux de Jospeh Kosinski.

Sorti en 2013, il s’inscrit dans la veine des histoires post apocalypse au cours desquelles en 2077 la race humaine a été détruite après une guerre nucléaire face à des envahisseurs extra terrestres appelés les Chacals qui détruisirent la Lune.

L’humanité triompha mais la planète fut irradiée et rendue inhabitable.

Les survivants s’établirent sur une station orbitale appelé le Tet en raison de sa forme tétraédrique dans le but de coordonner les opérations des derniers terriens avant la grande migration sur Titan.

Jack Harper (Tom Cruise) est l’un des derniers habitants et un technicien chargé de la maintenance des drones sphériques qui surveillent les plateformes de forage maritime chargée de drainer assez d’énergie pour le grand voyage.

Il fait équipe avec Vika (Andrea Riseborough) officier de liaison avec Sally (Melissa Leo) qui supervise leurs actions depuis le Tet.

Jack sillonne le globe terrestre sur un petit appareil hybride entre avion et hélicoptère et peut au gré des interventions descendre à terre pour se déplacer à l’aide d’une moto high tech.

Appelé pour la perte de deux drones, Jack descend dans un ancien bâtiment désaffecté et se trouve agressé par certains Chacals survivants.

Mal embarqué dans un lieu reculé, obscur et humide, il est sauvé par la réactivation d’un drone qui décime ses adversaire à l’aide de canons laser.

De retour au poste de surveillance confortable et épuré, Jack prend un repos bien mérité avec Vika dans leur piscine tandis que le drone récupéré doit être réparé.

Un différent oppose pourtant le couple, Vika désirant partir le plus tôt possible sur Titan tandis que Jack, nostalgique reste très attaché à la planète Terre ou il a tous ses souvenirs.

Au cours d’une autre patrouille, le technicien coupe volontairement le contact avec Vika et se rend dans un lieu secret ou il a aménagé une cabane près d’un lac.

Dans l’isolement de ce lieux montagneux idyllique, il revit sa vie passée en récoltant les objets d’avant la guerre nucléaire comme des vieux disques.

La chute d’une capsule venue du ciel vient bouleverser la quiétude de sa vie et Jack bravant toutes les consignes de sécurité du Tet, se rend sur la zone du crash, découvrant plusieurs survivants dans des capsules.

Jack s’interpose face aux drones qui éliminent les rescapés, sauvant in extremis une jeune femme Julia (Olga Kurylenko).
Persévérant, il fait fi des remontrances de Vika et ramène Julia à la plateforme.

Bien que choquée, la jeune femme se remet et oblige Jack à remettre en cause tout ce qu’il pensait savoir sur l’histoire de la Terre.

La coupure avec Vika semble inéluctable, et le couple Jack-Julia est ensuite capturé par les mystérieux Chacals, en réalité des humains dirigés par Malcom Beech (Morgan Freeman) qui utilisent des armures et des brouilleurs pour échapper aux drones et mener leurs actions terroristes.

Un dialogue tendu s’installe avec Malcom qui informe Jack de sa volonté d’utiliser ses capacités d’interface avec un drone capturé pour lui dérober une pile à hydrogène et la faire exploser à l’intérieur du Tet.

Le technicien refuse malgré la pression de Sykes (Nikolaj Coster Waldau) le lieutenant de Malcom puis se laisse troubler par les révélations de Julia qui lui annonce être sa femme avant qu’on efface sa mémoire.

De retour sur la plateforme, Jack tente de convaincre Vika qui refuse catégoriquement de l’entendre, préférant le dénoncer à Sally qui envoie des drones pour les détruire.

Vika est tuée et Jack/Julia s’enfuient dans leur appareil poursuivis pars trois drones.

Seule l’habileté et l’incroyable manœuvrabilité de l’appareil de Jack leur permet de détruire leur poursuivants, mais leur fuite les fait entrer dans la zone radioactive qui met hors service leur appareil.

Une fois à terre, Jack trouve son double et l’affronte sous les yeux ébahis de Julia.

Il triomphe après un corps à corps musclé et fonce avec l’appareil de son double tandis que Julia blessée agonise.

Par une curieuse coïncidence, l’appareil retrouve une autre plateforme dans laquelle une autre Vika bel et bien vivante finit par lui donner un moyen de sauver Julia.

Le couple rejoint donc les Chacals dans le but de détruire le Tet, mais leur base sous terraine est découverte et prise d’assaut par des drones qui déciment les combattants.

Rompu au combat des drones, Jack est d’un précieux secours tout comme Sykes qui connait le point faible de leur blindage.

Après avoir écarté la menace, Jack fait mine de livrer Julia à Sally, qui accepte de l’accueillir sur le Tet.

Au cours du voyage spatial, Jack écoute la boite noire récupérée dans la capsule de Julia et comprend qu’avant l’holocauste, il formait avec Vika une équipe de spationautes cherchant à mettre hors de danger leurs proches, avant que leur navette ne soit détournée par le Tet.

Dans un ultime réflexe de survie, Jack a libéré la capsule enfermant Julia afin de lui sauver la vie, tandis qu’il a été capturé comme Vika puis utilisé sous forme de clones par les extra terrestres une fois les défenses terrestres éradiquées.

Jack passe les contrôles du Tet en mentant avec habileté puis face à l’intelligence artificielle fait sortir Malcom du caisson pour activer la bombe à hydrogène après avoir cité l’exemple du sacrifice du guerrier Horace dans la Rome antique.

Le Tet est détruit et on retrouve quelques années après Julia élevant seule la fille du couple dans la cabane de Jack dans une Terre reprenant peu à peu vie.

La surprise est donc de taille quand Julia découvre un autre Jack revenu pour la voir.

En conclusion, « Oblivion » est un grand film de science fiction mêlant tout ce qu’on aime dans le genre : scénario ambitieux, complexe, paranoïaque, effets spéciaux impressionnants et esthétisme superbe.

Rien n’est vraiment original ici donc mais toutes les influences habilement réutilisées : extra terrestres, guerre nucléaire, manipulations mentales, clonage et robots.

Le fan du genre en aura donc pour son argent et pourra laisser son imagination explorer à l’infini les superbes variations proposées.

Oblivion (Joseph Kosinski)
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