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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 09:38
Inception (Christopher Nolan)

En 2010, Christopher Nolan sort « Inception ».

Ce film de Science fiction met en scène une équipe d’espions industriels dirigée par Dominic Cobb (Leonardo di Caprio) qui est contactée par Saito (Ken Watanabe) pour détruire son concurrent dirigé par Robert Michael Fischer (Cillian Murphy) depuis la mort récente de son père Maurice (Pete Postlewhaite).

Soupçonné à tort de la mort de sa femme Mal (Marion Cotillard) ancienne partenaire de rêve, s’étant suicidée en raison des perturbations de son psychisme, Cobb n’a pas le choix et accepte le marché.

Pour arriver à ses fins, Cobb utilise la technique de l’Extraction ou de l’Inception et infiltre le subconscient de ses victimes pour dérober leurs secrets ou les influencer dans leurs choix stratégiques.

Avec son bras droit Arthur (Joseph Gordon Levit) il recrute un escroc nommé Eames (Tom Hardy), Yusuf (Dileep Rao) un chimiste pour droguer les victimes et enfin une étudiante surdouée Ariane (Ellen Page) capable par son esprit structuré et créatif de modeler l’univers des rêves.

Au cours d’un long vol vers Sydney, Fischer est drogué afin que l’équipe infiltre son subconscient.

Mais le premier niveau rêve s’avère insuffisant pour faire parler sous la menace Fischer et son oncle Browning (Tom Bérenger) afin de leur arracher un code permettant de percer les secrets de la firme Fischer.

Agressée par les défenses psychiques de Fischer qui envoie des gardes armés pour les tuer, l’équipe fuit dans un van piloté par Yusuf.

La décision est prise d’accéder à un second niveau de rêve, à l’intérieur même du van.

Grièvement blessé dans la fusillade, Saito devient inopérant dans le second niveau.

Dans ce monde de buildings d’affaire, Cobb tente de gagner la confiance de Fischer et le drogue à nouveau.

Alors qu’Arthur assure la surveillance du second niveau de rêve face à de nouvelles menaces armées, un troisième niveau s’avère nécessaire pour atteindre le subconscient de Fischer.

L’équipe restante doit donc prendre d’assaut une forteresse enneigée, tandis que le temps s’écoule différemment dans les différents niveaux de rêve.

Pris dans une fusillade, le van chute au ralenti d’un pont, faisant vaciller le monde ou Arthur affronte des gardes du corps surentrainés, tandis que Cobb, Eames, Ariane et Fischer lui-même combattent les gardes de la base.

Malgré une nouvelle apparition de Mal qui blesse Fischer à l’épaule, la manœuvre finit par réussir et le jeune homme comprend qu’il ne doit pas reprendre les reines de l’entreprise d’un père qui le méprisait.

Dans le niveau le plus bas des rêves appelé les Limbes ou évoluent les esprits des morts, Cobb et Ariane retrouvent Mal et Saito tous les deux finalement morts dans les autres niveaux supérieurs.

Alors que Ariane sort de ce monde troublant, Cobb décide de rester dans les limbes pour convaincre Saito vieilli et hagard de le blanchir du meurtre de Mal…

Les dormeurs finissent finalement par se réveiller in extremis par des fameuses décharges provoquées par des chocs physiques et à s’extraire du van plongé dans l’eau.

Dans la réalité, Cobb descend de l’avion et revient libre aux Etats-Unis pour retrouver ses enfants qu’il n’avait pu voir depuis sa poursuite pour meurtre.

En conclusion, « Inception » est un film long, complexe marqué par le style sombre et tortueux de Nolan.

Si l’originalité du scénario rappelle les romans les plus aventureux de Philipp K Dick et si la dextérité du réalisateur ne fait aucun doute dans la superposition de multiples scènes d’actions interconnectées dans divers plans parallèles, le style très lisse et le choix d’acteurs particulièrement peu crédibles et charismatiques dans leurs rôles comme Di Caprio ou Cotillard rend l’ingestion de cette « Inception » plutôt pénible.

Malgré donc ces critiques élogieuses et sa sophistication poussée qui séduira les esprits les plus intellectuels, « Inception » n’est donc qu’un épuisant mindgame éthéré qui ne dépasse par moi le stade de la masturbation mentale.

Inception (Christopher Nolan)
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 19:24
La chose d'un autre monde (Christian Nyby)

Sorti en 1951, « La chose d’un autre monde » est un vieux classique de Science fiction de Christian Nyby adapté d’un roman encore plus ancien de 1938 de John W Campbell.

Affecté dans une base militaire en plein Alaska, le Capitaine Patrick Hendry (Kenneth Tobey) est chargé par sa hiérarchie représenté par le General Fogerty (David Mc Mahon) d’aller prendre des nouvelles d’une mission scientifique qui aurait peut être découvert les débris d’un aéronef écrasé en plein pole Nord.

Il embarque donc le journaliste Ned Scott (Douglas Spencer) toujours avide de scoop et plusieurs hommes dont Eddy Dykes (James R Young) et Ken Mc Pherson (Robert Nichols) pour se rendre sur place.

Dans la base, Hendry se heurte à la froide autorité du docteur Arthur Carrington (Robert O Cornthwaite) qui fait passer l’intérêt scientifique avant les questions de sécurité mais retrouve également avec plaisir la secrétaire Nikki Nicholson (Margaret Sheridan) dont il est épris.

L’étude détaillée du point d’impact ne laisse ensuite aucun doute sur l’existence d’une soucoupe volante enfouie sous la glace.

Cette nouvelle excite au plus haut point Scott mais Hendry parvient à refreiner ses velléités de scoop juste assez pour faire exploser la surface de la glace et mettre en évidence un être vivant congelé (James Arness).

L’humanoïde est ramené dans son bloc de glace pour être étudié par l’équipe de Carrington.

Hendry le laisse sous la surveillance du caporal Barnes (William Self) mais comprend bien vite qu’un malaise s’installe à la proximité de la créature qui parvient finalement à s’extraire de son bloc de glace.

Les militaires retrouvent un husky tué et un bras dans la neige mais l’étude de Carrington révèle que l’être est un végétal capable d’auto régénération et se nourrit de sang humain.

L’inquiétude croit et la traque de la créature se fait plus intense jusqu’à aboutir à son confinement dans une serre, solution qui a terme s’avère peu viable en raison de sa faculté à se multiplier.

De violentes disputes éclatent entre Hendry et Carrington qui préfère laisser la créature se reproduire quitte à mettre en péril la survie de la terre.

Avec l’aide de Nikki, Hendry met à jour les manigances du docteur et parvient à blesser superficiellement la créature en la faisant bruler par ses hommes.

Mais la bête rode toujours, s’attaquant à présent à couper le chauffage pour faire périr les hommes.

En une manœuvre audacieuse Hendry et ses hommes l’attirent vers le générateur principal d’énergie de la station.
L’intervention hasardeuse de Carrington manque de faire tout échouer mais la créature est finalement brulé par un puissant arc électrique qui l’anéanti.

Hendry et ses hommes sont salués par leur hiérarchie, et le brave capitaine peut ainsi couler des jours heureux avec sa future femme….

En conclusion, « La chose d’un autre monde » est une pièce de musée de la SF et ne peut malgré le caractère novateur de son scénario (pour l’époque) pas masquer des dialogues horribles et des effets spéciaux « made in plastic » pour le moins datés pour ne pas dire ridicules.

Alors certes le respect voudrait qu’on ménage cette œuvre produite par Howard Hawks, mais en toute honnêteté le plaisir d’assister à « La chose d’un autre monde » est bien mince comparé à celui de déguster à nouveau « The thing » le chef d’œuvre de John Carpenter sorti en 1982.

La chose d'un autre monde (Christian Nyby)
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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 16:55
Chaos (Luca Tahtieazym)

L’auto édition à l’honneur avec « Chaos » de Luca Tahtieazym.

ATTENTION CE QUI SUIT CONSTITUE UN SPOILER

Sorti en 2016, « Chaos » est un roman d’anticipation décrivant la survie d’une poignée d’humains sur une Terre retournée à l’âge glaciaire après un dérèglement climatique majeur appelé le Blanc, qui aboutit à des chutes de neiges ininterrompues.

Scindée en deux parties, « Chaos » débute par un récit à la première personne, du point d’une vue d’une femme appelée Blanche, qui tente de survivre seule sur de vastes étendues enneigées pour retrouver un groupe commandé par un certain Varech cherchant à gagner le sud de la France.

Traquée et blessée par les meutes de loups qui infestent la France, Blanche échappe de peu à la mort et tombe par hasard sur Serge, un homme d’âge mur mieux équipé accompagné d’un chien sobrement appelé le Chien.

Mus par un réflexe naturel, les deux survivants unissent leurs solitudes.

Face à la curiosité de ce nouveau compagnon, Blanche se livre succinctement sur son passé et décrit l’autorité de Varech, un Lituanien fort et dur devenant le leader du groupe de vingt personnes auquel elle appartenait avant que les multiples attaques des loups ne les dispersent.

Mais elle reste ses gardes jusqu’à ce que les véritables intentions de l’homme se manifeste par une brutale tentative de viol.

Après une lutte désespérée, Blanche tue Serge et prend ses provisions, son équipement et son chien, sans aucun remord compte tenu du caractère impitoyable de leur environnement.

Au cours de ses monologues intérieurs, on comprend peu à peu la rapide déchéance d’une humanité incapable de comprendre et de contrôler ce froid souverain qui a détruit la sécurité et le confort que la civilisation avait mis des siècles à bâtir.

Après une halte réparatrice dans un trou aménagé par un ermite s’étant finalement laissé mourir, Blanche et le Chien continuent leur progression à travers le blizzard, avant de tomber sur un nouveau groupe composé de cinq adultes et quatre enfants.

Toujours méfiante, Blanche écoute le discours du leader du groupe, Pietro qui la supplie presque de les rejoindre pour devenir la compagne d’un des leurs, Roberto, un beau jeune homme italien.

Si Pietro et Roberto se font plutôt amicaux, en revanche un couple composé d’une femme acariâtre appelé Ilda et d’un colosse effrayant Étienne, est plutôt de nature à l’inquiéter.

Peu à peu, Blanche comprend qu’elle n’a pas le choix : soit elle accepte l’offre soit elle est tuée et mangée comme les enfants qui servent, comble de l’horreur de garde manger à ce groupe cannibale.

Prise au piège par ce groupe disposant d‘une pistolet, elle obtient un délai de réflexion et est mise sous la surveillance hargneuse d’Ilda qui ne souhaite pas s’encombrer de sa présence.

Une petite fille est sacrifiée pour nourrir le groupe mais Blanche est sauvée de cet atroce supplice par une grosse attaque de loups qui occasionne la mort de son promis Roberto.

Se sachant inexorablement condamnée à mort, Blanche parvient à fléchir Sarah, la belle compagne de Pietro, au cœur plus sensible que les brutes qui l’entourent pour lui donner l’occasion de fuir.

Mais au cours d’une lutte confuse, Blanche tue sa bienfaitrice rendue folle par la mort de son compagnon et se débarrasse d’Étienne en utilisant le pistolet avant de curieusement épargner Ilda, la plus teigneuse du groupe.

Restée seule avec le dernier garçon Lulu, Blanche décide de faire route avec lui.

La cohabitation est pénible car Lulu comme les autres enfants est résigné à se faire dévorer et ne comprend pas ce nouveau mode de fonctionnement.

L’enfant disparait un petit matin

Blanche continue sa route jusqu’à Marseille ou elle découvre la mer non gelée ainsi que des traces de la proximité du groupe de Varech.

Affaiblie par une nouvelle attaque pratiquement mortelle des loups, Blanche parvient à se rapprocher de l’homme qu’elle cherche pour on le découvre le tuer.

Mais elle ne peut accomplir sa vengeance et est tuée après une lutte à mort dans la neige.

Dans la seconde partie, le récit bascule dans le quotidien du groupe de Varech, tyran despotique et brutal qui fait régner une discipline de fer pour maintenir la cohésion.

Se dirigeant vers l’Espagne pour tenter de passer en Afrique et de rencontrer des températures plus douces afin d’échapper aux glaces, le groupe doit lutter en plus des loups contre d’autres groupes extrêmement belliqueux.

Véritable chef de guerre, Varech est secondé par le Polonais Mikolaj, un colosse redoutable chasseur et par ses fils Luka et David.

Seule Archie, une allemande athlétique experte en tir à l’arc, vient de temps à autre faire contrepoids à son autorité.

Au sein de ce groupe se distinguent également Gordon, intellectuel anglais méprise de tous sauf d’Archie, Angus et son fils Nagib ainsi que Marie Christine, une chrétienne exaltée.

Le manque de nourriture, la maladie et les périls divers rendent la progression du groupe pénible dans les montagnes espagnoles.

Les tensions éclatent, une haine mortelle se déclare entre Mikolaj et Archie, tandis que Gordon incapable de contenir la sienne face au dégout brutal de Varech commet l’irréparable en tentant d’assassiner maladroitement le leader, ce qu’il paye de sa vie.

Une terrible avalanche fauche une bonne partie du groupe et Varech, ayant perdu d’un seul coup ses deux fils perd la tête, restant prostré.

Il met à profit cet état mental instable pour commettre un acte fou face à une terrible attaque de loups qui aggrave encore davantage le terrible état de faiblesse du groupe.

Le mythique Varech se laisse glisser dans sa dépression et meurt seul et nu dans la neige, ce qui donne à Mikolaj une envie de fuir en solo une foi récupéré le précieux et le carquois d’Archie.

Sentant le groupe sur le point d’exploser, Angus conseille à son fils de fuir tous les deux lorsque la situation sera hors de tout contrôle.

Angus semble faire de la lâcheté la vertu la plus importante de la survie et met en application ce principe après que Mikolaj ait tuée Archie, non sans une farouche résistance de cette dernière.

Restés seuls, le père et le fils discutent… mais Angus ignore que Nagib a rencontré le petit Lulu qui lui a révélé l’histoire de Blanche, sa mère qu’il croyait morte, dévorée par les loups.

Nagib comprend que son père est un menteur et qu’il a délibérément sacrifié son frère Frédéric et sa mère pour sauver sa propre peau.

Sa vengeance sera implacable…

En conclusion, basé sur un thème post-apocalyptique pourtant mainte fois rabâché, « Chaos » est une œuvre haletante à la construction parfaitement maitrisée tout comme le style sobre et puissant de l’auteur, Luca Tahtieazym.

Impeccable donc autant comme survivor épuré autant que comme western vengeur lénonien, « Chaos » laisse pourtant le lecteur sur sa faim quant au manque d’explications sur l’origine de la situation et de perspectives…

La présence d’herbivores de grandes taille avec les presque 145 mètres supposés d’épaisseur de neige reste également un mystère non élucidé… mais ces quelques petites limitations demeurent bien insignifiantes comparées au plaisir pur de ce récit âpre et intense !

Chaos (Luca Tahtieazym)
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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 23:31
Le voyage fantastique (Richard Fleischer)

En 1966, Richard Fleischer sort « Le voyage fantastique » film de Science fiction audacieux en son temps qui fut gratifié d’un oscar.

Ici, pour soigner Jan Bénès, un scientifique américain atteint d’un œdème au cerveau après une agression d’espions soviétiques, le gouvernement américain utilise une technologie révolutionnaire consistant à miniaturiser le Proteus, un sous marin jusqu’à la taille d’un microbe afin de l’envoyer avec à son bord une petite équipe médicale dans le corps malade.

L’agent secret Grant (Stephen Boyd) est ainsi réquisitionné par la hiérarchie militaire du général Carter (Edmond O’Brien) et du colonel Donal Reid (Arthur O’Connell) pour intégrer l’équipe composée du capitaine du sous marin Bill Owens, du Docteur Duval (Arthur Kennedy) colérique concepteur d’un canon laser capable de détruire l’œdème, de son assistante Cora Paterson (Raquel Welsch) ainsi que du Docteur Michael spécialiste en biochimie (Donald Pleasance).

Mu par une pile nucléaire, le Proteus miniaturisé navigue dans les artères de Bénès plongé en hypothermie avec une autonomie d’une heure avant de grandir de nouveau pour être détecté par les défenses de l’organisme.

Carter et Reid suivent son évolution dans un poste de contrôle au moyen d’appareils traçant sa radioactivité.

Mais un courant imprévu dévie le Proteus vers le cœur de Bénès ou de sévère turbulences risquent de le détruire.

Pour sauver la mission et la vie de l’équipage, Carter fait débrancher temporairement le cœur de Bénès ce qui permet au Proteus de passer la zone dangereuse pour se retrouver dans les poumons pour faire le plein d’air dans les ballasts.

A bord des tensions éclatent car Grant suspecte des actes de sabotage du canon ainsi que d’un filin de sécurité s’étant détaché et ayant failli le conduire à se faire aspirer par le souffle des poumons de Bénès.

Ralenti par des fibres qui bloquent sa propulsion, le Proteus doit être secouru mais la courageuse Paterson qui sort pour cette difficile besogne est agressée par des anticorps qui manquent de la tuer.

Pris par le temps, le Proteus emprunte le canal auditif pour arriver au cerveau et échappe de peu à la destruction par les effets des vibrations de la chute d’un objet sur le sol.

Duval révèle alors sa traitrise mais est châtié lorsque les globules blancs l’enserrent pour le broyer.

Grant utilise l’arme à laser pour détruire l’œdème de Bénès mais devenus trop grands pour espérer s’en sortir, les survivants laissent le sous marin se faire disloquer par les défenses immunitaires de Bénès et s’échappent in extremis par le globe oculaire dans lequel l’habile Reid les rattrapent.

En conclusion, « Le voyage fantastique » porte bien son nom et se révèle un petit bijou de SF des années 60 avec d’étranges paysages évoquant le monde sous marin ou l’espace à l’intérieur de la merveilleuse machine du vivant représentée par le corps humain.

Brillant, habile, original, créatif et aujourd’hui forcément suranné car dépassé par les effets spéciaux modernes, « Le voyage fantastique » se doit d’occuper une place privilégiée dans le cœur des cinéphiles les plus avisés, avec en bonus la beauté parfaite du sex symbol latina parfait des années 60 : Raquel Welsch parfaite dans sa combinaison moulante en plastique !

Le voyage fantastique (Richard Fleischer)
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 18:04
Robocalypse (Daniel H Wilson)

Sorti en 2011, « Robocalypse » de Daniel H Wilson est le premier roman d’un jeune scientifique américain, docteur en robotique.

L’histoire se déroulant majoritairement aux États-Unis est racontée au passé à l’instar d’un récit historique basé sur le journal de bord du journaliste Cormac Wallace, chef de la rébellion humaine contre une invasion mondiale des robots, qui à la fin de la guerre est parvenu à récupérer en Alaska une boite noire ayant enregistré le cours des évènements.

Le point de départ du conflit est l’invention par les scientifiques Franklin Daley et Nicholas Wassermann, d’une Intelligence Artificielle, Archos finissant par devenir autonome et à dépasser ses créateurs à qui elle reproche de l’avoir « tué » treize fois au cours d’expériences ratées.

Méprisant l’humanité, Archos désire l''améliorer par la force et après avoir tué ses créateurs, se répand comme un virus dans tous les réseaux afin de prendre le contrôle des machines facilitant notre existence.

Peu à peu, des actes isolés d’agression de robots domestiques jusqu’alors inoffensifs se perpétuent aux États-Unis mais aussi au Japon ou un vieil expert en robots industriels, Takeo Namura manque de mourir étranglé par Mikiko sa compagne androïde.

Encore plus grave, des dysfonctionnements apparaissent sur les pilotes automatiques des avions mais aussi sur les robots militaires tels ces androïdes appelés SAP (Safety And Pacification) déployés par l’armée américaine sur les théâtres d'opération.

Le soldat Paul Blanton, spécialiste des interventions robotisées, est en première ligne d’une commission enquêtant sur un incident de ce type en Afghanistan et même Mathilda Perez, la propre fille de la sénatrice dirigeant la commission est agressée à son domicile par ses propres jouets.

A Londres, Lurker un adolescent hacker spécialisé en actions malveillantes entre par hasard en contact avec Archos et apeuré par ce qu’il comprend, quitte son domicile.

Jouant comme un maitre d’échecs à l’échelle planétaire, Archos détourne une mission de forage de puits de pétrole en Alaska pour enterrer dans un puits profond et radioactif l’ordinateur principal hébergeant sa conscience.

Le témoignage retrouvé du chef de l’expédition sacrifiée de la North star, Dwight Bowie à sa femme, est particulièrement émouvant.

Puis Archos lance son offensive généralisée en faisant chuter les avions et devenir folles les automobiles à pilotage automatique qui traquent les humains pour les écraser.

Si beaucoup d’entre eux sont tués, la résistance se construit également comme cet ouvrier en bâtiment, Marcus Johnson qui attire les robots dans son quartier pour mieux les faire exploser et ainsi pouvoir gagner les bois ou les sous sols avec d’autres survivants pour se mettre plus à l’abri des capacités actuelles des machines urbaines.

Dans une réserve indienne de l’Oklahoma, le père de Blanton, Lonnie Wayne organise également une armée de résistance appelée Gray horse army, en se basant sur la culture de son peuple, les Osages tandis qu’à Tokyo, Namura parvient à déprogrammer un robot imprimante qui tentait de le tuer pour s’en faire un allié et échapper à la mort dans son immeuble entièrement automatisé.

Un étonnant retournement de situation s’effectue en Afghanistan ou les GI se font massacrer par leurs propres avtomats que ce soient robot tanks, fantassins ou drones, ce qui pousse Blanton en fuite à rejoindre le camp ennemi de Jabar.

Cormac Wallace entre en scène à Boston ou avec son frère Jack membre de la garde nationale, ils parviennent à survivre à une attaque de robots mines et s’enfuient après s’être équipés en armes et uniformes de combat.

Après être sorti de leur état, ils découvrent l’ampleur de la situation : camps de réfugiés se disputant leur survie dans les forets, mais aussi camps de travail crée par les machines ou sont parqués les humains pour participer aux chaines de construction des machines infernales d’Archos.

Ce constat les poussent à intégrer la Gray horse army qui progresse de jour en jour en intégrant des robots tanks araignées modifiés et domestiqués.

A Tokyo, Namura bâtit une véritable forteresse dans en son ancienne usine en reprogrammant les robots industriels infectés pour s’en faire de puissants alliés qu’il appelle senshi.

Avec ses senshi il livre de terribles batailles contre les troupes d’Archos mais parvient à chaque fois à les repousser de son château qui deviendra un asile pour réfugiés humains.

Prenant tous les risques, la sénatrice Laura Perez se rend dans un camp de travail pour y libérer ses enfants Nolan et Mathilda, cette dernière ayant été modifiée par Archos de telle manière à pouvoir commander aux machines.

Chacun à sa manière contribue à la lutte, Blanton et Jabar en diffusant la position d’Archos en Alaska en remontant les ondes transmises depuis une plateforme de recherches sur la vie organique, puis Lurker et Arrtrad les deux antihéros anglais qui dotés d’exosquelettes de combat vont débrancher le brouillage des communications satellitaires d’Archos avant d’être tués.

Mais un tournant s’établit lorsque sous l’impulsion de Mikiko ramenée à la vie par Namura, des robots dits libres voient le jour et décident comme l’androïde arbitre 902, l’hoplite 611 et le warden 333 de rejoindre la rébellion contre Archos.

Avec les fantastiques capacités de ces nouveaux alliés, la Gray horse army lance alors une gigantesque offensive contre la base d’Archos en Alaska.

Malgré leurs pertes importantes comme Jack tué par un des stumpers et la présence d’agressives robots mantes capable d’éventrer les massifs robots araignées leur servant de protection, les combattants triomphent de leurs adversaires avec l’appui décisif de 902 commandé par Mathilda Perez.

Etant le seul capable de descendre dans le puits radioactif dans lequel se terre Archos, 902 qui a perdu ses deux amis robots tués par des missiles, débranche le cerveau de l’armée robotique après avoir résisté à une tentative de conversion pour lâcher ses alliés humains.

Cormac Wallace peut ensuite boucler son histoire par un happy end de cohabitation robots libres-humains non sans savoir précisément si la conscience d’Archos a finalement été complétement éradiquée de la Terre…

En conclusion, roman original salué par les plus grand spécialistes du genre comme Stephen King et Steven Spielberg, « Robocalypse » est le type même de roman d’anticipation finalement assez classique ayant le mérite de décrire de manière particulièrement détaillée et pratique comment les robots civils et militaires finiraient par se retourner contre leurs créateurs.

Rien de bien neuf sur ce thème déjà traité dans les Terminator mais une approche cette fois plus scienitifique de cette guerre hommes-machines se soldant par cette conclusion se voulant rassurante : la capacité à s’adapter de l’homme prévaudra toujours sur celle de ses concurrents… et on peut se demander jusqu’à combien de temps encore vivrons nous dans cette illusion ?

Robocalypse (Daniel H Wilson)
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:47
Star wars VII : le réveil de la force (Jeffrey Jacob J Abrams)

Il fallait bien que je finisse par voir « Star wars VII : le réveil de la force » de Jeffrey Jacob Abrams.

Sorti en fin d’année 2015, ce septième opus de la prolifique saga initié par Georges Lucas en 1978 prend place trente ans après la fin de « Star wars VI : le retour du jedi » sorti rappelons le en 1983 !

Une nouvelle menace du coté obscur de la Force représenté par le Premier ordre cherche à mettre la main sur une carte permettant de localiser Luke Skywalker (Mark Hamil) le dernier jedi encore vivant.

Un homme en armure noire, Kylo Ren (Adam Driver) qui semble capable manier le coté obscur de la Force dans un style analogue à Darth Vador, prend la tete d’un commando de fantassins pour un raid sur la planète Jakku.

Il y capture Poe Dameron (Oscar Isaac) un pilote d’élite de la Résistance mais ne parvient pas à récupérer la carte glissée préalablement dans un droide appelé BB-8.

Après l’assaut et le massacre de la population à Jakku, un des fantassins nommé FN 2187 (John Boyega) se révèle incapable de suivre les ordres et se rebelle contre l’autorité de sa chef elle aussi en armure le capitaine Phasma (Gwendoline Christie).

Prenant tous les risques, FN 2187 libère Poe et s’enfuie avec lui à bord d’un chasseur Tie, en complétant la dextérité du pilote par un correct maniement de l’artillerie.

Endommagé, le chasseur s’écrase sur une zone désertique de Jakku et permet à FN 2187 rebaptisé Finn, d’entrer en contact avec Rey (Daisy Ridley) une jeune femme solitaire vivant de la vente de pièces détachées.

Rey qui a récupéré BB-8 et s’est refusée à le vendre malgré son prix comprend l’importance du droide pour le Premier ordre lorsque une escouade de chasseurs Tie attaque pour le récupérer.

La présence du Faucon millenium considéré comme une épave, permet au trio d’échapper aux chasseurs avec Rey aux commandes et Fin une nouvelle fois très efficace avec la vieille artillerie du Faucon.

Dans l’espace, le Faucon est capturé par un énorme vaisseau dans lequel figurent Han Solo (Harrison Ford) et Chewbacca (Peter Mayhew/Joonas Suotamo).

Le duo est très intéressé par récupérer le vieil appareil dont la valeur opérationnelle reste importante.

Mais deux bandes de mercenaires surgissent et demandent remboursement de vieilles dettes à Solo et son adjoint velu.

Dans la plus grande confusion, tout le monde profite de la présence de trois monstres tentaculaires appelés Rathtar pour échapper aux mercenaires et prendre la fuite à bord du Faucon millenium.
Han apprend à apprécier les capacités de mécanicienne et de pilote de Rey.

La nouvelle équipe se rend sur Takonada pour retrouver Maz Kanata (Lupita Nyon‘go), une voyante capable de les aider à localiser la Résistance dirigée par la Princesse Leia Organa (Carrie Fisher), afin de lui remettre la précieuse carte de DD-8.

Face à cet étrange créature aux grosses lunettes masquant des yeux hypertrophiés, Rey découvre le sabre laser d’Anakin Skywalker et de terrifiantes visions issues de son passé.

Mais le Premier ordre dirigé par un maitre appelé Snoke/Leader suprême (Andy Serkis), réagit, utilisant une arme surpuissante permettant de détruire des planètes de la Resistance à l’aide d’un énorme canon situé sur la planète-base Starkiller.

Sur Takonada, Rey est capturé par Ren en réalité le fils de Han Solo et envoyé sur Starkiller pour être interrogée.

Le survivants du Faucon millenium parviennent à gagner D’Quar, la planète mère de la Résistance et y retrouvent le duo Sispéo/ R2-D2 qui permettent de compléter la carte incomplète de DD-8 pour localiser Skywalker.

Les retrouvailles entre Leia et Han vieillis ont émouvantes et ont pour toile de fond le destin de leur fils Ben devenu Ren après avoir été attiré par Snoke.

Mais la destruction imminente de D’Qar par Starkiller oblige la Résistance à mettre sur place un plan d’attaque pour détruire la base du Second ordre.

Solo, Finn et Chewbacca sont chargés de désactiver les boucliers de force de Starkiller en utilisant les étonnantes capacités de vitesse du Faucon millenium.

Le trio pénètre dans la base dans laquelle Rey a résisté au pouvoir de Ren en montrant elle aussi des capacités de maitrise de la Force et est parvenu s’échapper en usant de télépathie face aux troopers.

Han se heurte à son propre fils et tente de le raisonner.

Alors que Ren semble se ranger à la volonté de son père, il finit par le tuer d’un coup de sabre laser, ce qui provoque la colère de Chewbacca qui fait exploser les bouclier de Starkiller en représailles.

Les chasseurs X-wings commandées par Poe peuvent alors tenter un raid destructeur mis trouvent une puissante résistance constituée de la DCA de la base et des chasseurs Tie.

Dans un univers enneigé, un duel au sabre laser a finalement lieu entre Ren blessé au bras par un tir de Chewbacca et Finn qui tente maladroitement de protéger Rey.

Malgré son courage, Finn est surclassé par la maitrise technique de Rey et tombe inconscient.

Rey prend alors sa place et parvient à surclasser le jeune homme en révélant elle aussi une maitrise des talents jedi impressionnante.

Mais la dextérité de Poe permet à la Résistance de porter le coup de grâce à Starkiller et à enclencher un processus de destruction de la base finalement abandonnée par Snoke qui donne l’ordre de récupérer Ren.

Chewbacca permet à Rey et Finn blessé de sortir de Starkiller avant son explosion.

Au final, Rey retrouve Luke Skywalker vieilli vivant en solitaire sur une planète océanique.

En conclusion, très attendu par les fans, « Star wars VII : le réveil de la force » a constitué pour moi une déception.

Abrams se montre pour moi plus suiveur que novateur et ne fait que recycler les bonnes idées mises en place par le maitre George Lucas.

Le Premier ordre n’est qu’une émanation mineure de l’Empire des Siths et la planète Starkiller qu’une version XXL de l’Etoile noire.

Snoke et Ren ne sont également que des copies de Dark Sidious et Anakin Skywalker.

Il y a certes un aspect important de la nostalgie en retrouvant des stars des années 80, un Han Solo ou une Leia Organa avec trente ans de plus dans les jambes, mais papy Harrison Ford parait bien tassé et fatigué pour reprendre le rôle qui fit sa renommée à quarante ans passés.

Du coté des nouveautés, les nouveaux personnages de Finn et Rey ne sont pas assez charismatiques et demandent à être creusés.

Restent pour se contenter quelques beaux combats galactiques entre chasseurs, mais ceci ne suffit pas pour moi à faire de cet épisode VII une réussite.

Et si Abrams était en réalité surestimé ?

Star wars VII : le réveil de la force (Jeffrey Jacob J Abrams)
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 18:40
Lorelei, la sorcière du Pacifique (Shingi Higuchi)

Film assez méconnu, « Lorelei, la sorcière du Pacifique » du Japonais Shingi Higuchi sort en 2005.

L’histoire se déroule en plein milieu de la Seconde guerre mondiale, avec la défaite imminente du Japon après le largage des bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki.

Le capitaine Masami (Koji Yakusho) est chargé par sa hiérarchie le capitaine Asakura (Shin’ichi Tsutumi) de prendre le commandement d’un sous marin furtif révolutionnaire allemand, le I-507 surnommé le Lorelei par les Américains, pour détruire des navires transportant une troisième bombe atomique à destination de Tokyo.

Conscient de la haute importance de sa mission, Masami qui a une réputation de lâche à effacer en raison de son opposition aux missions kamikaze, prend la mer avec le lieutenant Takasu (Ken Ishiguro), conseiller technique maitrisant la technique subtile de sa machine.

Masami découvre que la particularité du I-507 est de posséder un petit sous marin indétectable ne pouvant être piloté que par une jeune femme mutante Paula (Yu Kashii) dont l’organisme entre en symbiose avec le système de contrôle de l’appareil.

Deux jeunes kamikazes sont également à bord, dans le but de se faire exploser avec la Lorelei pour accomplir leur mission.

Un duel à mort s’engage avec les destroyers de l’US Navy qui traquent sans merci l’I-507 et malgré quelques pertes, parviennent à l’endommager.

Blessée après une mission de test du min sous marin, Paula se montre inopérante, ce qui laisse planer un doute sur l’atteinte finale de l’objectif.

Mais après avoir pris le contrôle de l’Etat Major Japonais qu’il tient en respect avec une arme, Asakura active Takasu pour prendre le contrôle du sous marin et lui révèle tardivement le véritable sens de sa mission à Masami : livrer le sous marin aux américains et laisser Tokyo se faire bombarder d'une frappe nucléaire pour éradiquer la corruption des élites.

Masami refuse, s’appuyant sur la fidélité de son second qui ouvre le feu sur Takasu, provoquant leurs morts respectives et la reprise du contrôle du sous marin par son capitaine.

Furieux et déshonoré, Asakura se suicide de manière spectaculaire.

Aidée par Yukito (Satoshi Tsumabuki), l’un des pilotes destinés au sacrifice, Paula parvient à se reprendre et se déclare apte à piloter le mini sous marin.

Le I-507 replonge alors sous les yeux médusés des Américains et fonce vers l’ile Tinian ou se situe la bombe.

Sur place, il est pris en tenaille par un puissant dispositif naval américain et doit lutter pour échapper aux grenades et autres charges explosives qui le mettent à mal.

Le summum du combat est atteint lorsque le mini sous marin est utilisé pour détruire deux sous marins adverses à l’aide des deux dernières torpilles du bord.

Profitant du fait que les Américains pensent l’I-507 coulé, Masami laisse le mini sous marin partir avec à son bord le couple Paula-Yukito refait subitement surface et profitant de l’effet de surprise actionne ses canons pour détruire en plein vol l’avion s’apprêtant à larguer la bombe sur Tokyo (!).

Une fois sa mission remplie, l’I-507 et le mini sous marin disparaissent, accréditant la réputation de sorcière insaisissable des mers de le la Lorelei…

En conclusion, « Lorelei, la sorcière du Pacifique » est un film maritime assez atypique car japonais et flirtant adroitement avec la science fiction.

Très prenant par son ambiance de huis clos paranoïaque si habituelle avec les sous-marins et par les spectaculaires combats contre les navires américains, « Lorelei » se montre toutefois moins convaincant dans son patriotisme exalté aboutissant au sauvetage miraculeux de Tokyo pour redorer le blason d’un Japon humilié.

Néanmoins, il demeure une curiosité tout à fait intéressante et peut sans rougir tenir la comparaison avec certaines références (américaines) du genre.

Lorelei, la sorcière du Pacifique (Shingi Higuchi)
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 18:45
La planète des singes, les origines (Ruper Wyatt)

Sorti en 2011, « La planète des singes, les origines » de Rupert Wyatt est une nouvelle variation sur le thème légendaire développé par Pierre Boulle en 1963.

On y voit Will Rodman (James Franco) un biologiste passionné par ses recherches sur l’amélioration des capacités cognitives des primates.

Travaillant pour Steve Jacobs (David Oyelowo), le président de Gen-sys, Rodman s’emballe lorsqu’il estime avoir trouvé un remède capable potentiellement de guérir les malades atteints d’Alzheimer.

Mais la femelle chimpanzé cobaye se montre ultra agressive, échappant à ses gardiens et semant la panique en pleine réunion avec de puissants investisseurs ce qui sonne le glas du programme de recherche.

Malgré cet échec, Rodman obtient une mesure d’indulgence pour emporter avec lui César (Andy Serkis), le dernier petit chimpanzé non euthanasié.

César grandit dans un environnement familial aisé dans la banlieue résidentielle de San Francisco, développant des qualités proches voir supérieure à celle d’un enfant du même âge.

Il pousse même son père adoptif à rencontrer sa compagne, une jolie vétérinaire du nom de Caroline Aranha (Freida Pinto).

Emballé par les résultats, César teste le sérum sur son père Charles (John Lithgow) atteint lui-même de la maladie d’Alzheimer avec des progrès en apparence stupéfiants avant de voir le traitement reculer.

Mais malgré son intelligence, César reste un animal sauvage et se fait remarquer en agressant un homme s’en prenant à Charles qui était entré par inadvertance dans sa voiture.

César est confisqué à ses maitres et incarcéré dans une prison pour singes ou il est victime de mauvais traitements (nourriture infecte, jet d’eau, décharges électriques) des gardiens Dodge Landon (Tom Felton), Robert Franklin (Tyler Labine) et John Landon (Brian Cox).

En prison, il endure sa peine, souffrant de la séparation d’avec Caroline et Will, avant de prendre son destin en main, faisant marcher son intelligence supérieure pour prendre le dessus sur les autres singes comme son rival Rocket (Terry Notary) qui devient son vassal.

Encadré par Maurice (Karin Konoval) un orang outang lui aussi doté de la capacité de parler le langage des signes et Buck (Richard Ridings) un colossale gorille, César règne à présent sans partage sur ses congénères et parvient à s’échapper de sa prison et dérober d’autres sérums pour doper les facultés des autres singes.

Il organise une révolte, fait tuer Dodge qui tentait de les arrêter et fait évader les singes.
Ils se ruent au siège de Gen-sys, libèrent les autres singes de laboratoires comme Koba (Christopher Gordon) et sèment le chaos dans San Francisco.

La police est submergée et un combat d’envergure éclate sur le Golden gate.

Se montrant supérieur stratégiquement aux hommes, César domine les policiers, Buck devant se suicider pour faire chuter un hélicoptère abattant un à un les singes.

Au final, Jacobs est jeté du haut du pont par Koba pour le punir de ses souffrances.

Après un ultime face à face avec Will dans une foret de séquoias ou ils allaient souvent se promener, César laisse son seul ami humain pour se replier avec les siens dans la foret ou il se sent à sa réelle place.

En conclusion, « La planète des singes, les origines », est un blockbuster proposant un divertissement efficace autant que des scènes d’actions absurdes ou une troupe de singes évolués écrase des policiers américains étrangement passifs et inefficaces.

Malgré son statut de produit calibré, le film demeure à des années lumières de la magie mystérieuse et dérangeante du film de Schaffner en 1968 et ne saurait en aucun cas être considéré comme un classique ou chef d’œuvre du genre.

La planète des singes, les origines (Ruper Wyatt)
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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 20:31
Valérian, les héros de l'equinoxe (Pierre Christin, Jean-Claude Mézières)

Comme beaucoup de gosses des années 80, j’ai lu les bandes dessinées de Valérian de Pierre Christin (scénario) et Jean-Claude Mézières (dessins).
Sorti en 1978, « Valérian, les héros de l’équinoxe » m’avait à l’époque fortement marqué, c’est pourquoi je l’ai relu en 2015 avec un vif intérêt.
Dans un futur lointain, Valérian et Laureline, le couple d’agents spatio-temporels sont chargés par leur entreprise Galaxy de se rendre sur la planète Simlane pour représenter la Terre dans une compétition d’envergure cosmique.
Sur place, le couple est accueilli par des représentants d’un monde à l’architecture magnifique mais jugé décadent par ses habitants.
L’origine de cette décadence provient des échecs récurrents de la population pour passer une série d’épreuves physiques et mentales donnant le droit aux vainqueurs les plus valeureux d’assurer une descendance à une génération à présent vieillissante.
Seul représentant de la Terre, Valérian se trouve en compétition avec trois autres champions, Irmgaal issu d’un monde guerrier volcanique maniant un glaive enflammé aux pouvoir destructeur, Ortzog colosse blindé aux chaines électriques représentant un monde d’inspiration soviétique industrialisé et rationalisé à l’extrême, Blimfilm, ermite capable de commander aux forces végétales et animales de la Nature.
A coté de ses trois puissants guerriers, Valerian dont les seules capacités résident dans son équipement de cosmonaute et dans un pistolet laser, fait bien pale figure.
Il ne se lance pas moins à leur cotés dans la compétition se déroulant sur Filène une ile éloignée.
Se séparant, les quatre hommes tracent chacun leur route en affrontant des périls naturels comme la traversée volcans pour Irmgaal, de glaciers pour Ortzog , de déserts pour Blimfilm et de montagne pour Valérian.
Ils franchissent les obstacles aidés de leurs pouvoirs et de leur détermination et se heurtent le second jour à des obstacles animaliers.
Irmgaal tue d’énormes reptiles dans des marais fétides, Ortzog surclasse en force un troupeau de gigantesques aurochs dans un défilé montagneux, Blimfilm réussissant à apprivoiser un pélican pour s’extraire d’une jungle tropicale.
Plus modestement, Valérian a affaire avec des rats qu’il brule au laser.
Le dernier jour, les trois champions arrivent les premiers au but et s’affrontent brutalement en se neutralisant mutuellement avant qu’un examinateur ne les séparent pour les préparer à la dernière épreuve de l’esprit.
Valérian arrive plus tard mais est finalement accepté par l’examinateur malgré les protestations des trois premiers arrivés qui l’estiment indigne de concourir à leurs cotés.
Chacun des champions doit donc exposer sa vision de Simlane, Irmgaal décrivant une société militariste axée sur une série de conquêtes sans fin, Ortzog une société collectiviste, industrielle, réglée à l’extrême, Blimfilm un monde dépouillé matériellement centré sur l’ascétisme et la méditation, avant que Valérian un peu embarrassé ne déclare que vouloir que laisser les habitants disposer de leur monde à leur guise.
Moqué pour son manque d’ambition, Valérian remporte pourtant à la surprise générale la compétition.
Ses rivaux sont expulsés sans ménagement et Valérian accède à la Mère suprême, divinité géante à la peau dorée chargée de féconder Simlane.
De leur union née une nouvelle génération d’enfants chargée de repeupler Simlane.
Esseulée, Laureline prend son courage à deux mains et se rend seule à Filène pour retrouver son compagnon.
Elle le retrouve réduit à l’état miniature aux cotés des autres hommes ayant fécondé la Mère suprême et le ramène dans cet état à bord de leur vaisseau spatial.
En conclusion, malgré le poids des ans, « Valérian, les héros de l’équinoxe » ne m’a pas déçu et conserve plus de quarante après toute sa séduction.
Construit sur une intrigue basique mais diablement excitante mettant en compétitions trois surhommes évoquant des super héros américains à la mentalité étroite face aux forces de la nature, « Valérian, les héros de l’équinoxe » tient en haleine en raison du style riche et puissant de Mézières pour aboutir à une conclusion beaucoup plus subtile et cérébrale.
Un petit bijou de Science Fiction des années 70 donc qui se déguste avec délectation…

Valérian, les héros de l'equinoxe (Pierre Christin, Jean-Claude Mézières)
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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 19:41
La possibilité d'une ile (Michel Houellebecq)

Sorti en 2005, « La possibilité d’une ile » est le troisième roman de Michel Houellebecq chroniqué en ces colonnes.
« La possibilité d’une ile » commence comme un roman de Science Fiction ou des humains reliés entre eux par des systèmes informatiques complexes communiquent leurs observations d’une Terre réduite à l’état de destruction puis introduit progressivement un aspect plus contemporain en apparence dissocié ou Daniel un humoriste rencontre un vif succès de part son style corrosif et ses blagues provocatrices sur les minorités ethniques, la pédophilie et le meurtre.
Avec une grande dose de cynisme à l’égard de son public, de son agent, des journalistes ou de « people » comme Jamel Debbouze, Daniel accède à la célébrité et à la richesse en surfant sur des thèmes que n’aurait pas renié Dieudonné et rencontre Isabelle, rédactrice en chef du magazine « 20 ans ».
Un peu plus jeune que lui, Isabelle qui n’en va pas moins sur ses 40 ans, tombe sous le charme de Daniel et une idylle amoureuse nait rapidement.
Intelligente et sportive, mais surtout doté d’un recul appréciable sur le magazine pour petites pétasses qu’elle dirige, Isabelle est une personne attachante dont les réticences à l’égard du sexe gênent Daniel qui attache lui une importance cruciale à la chose.
La vie du couple oscille entre Paris, Biarritz ou vie la mère d’Isabelle et Almeria, magnifique région côtière d’Espagne ou Daniel a acheté une belle maison.
Pourtant passée la quarantaine, Isabelle s’effondre complètement psychologiquement et sombre dans une terrible dépression.
Elle quitte son emploi, se néglige physiquement en prenant une vingtaine de kilos et quitte Daniel pour aller vivre avec sa mère à Biarritz.
Lui aussi également profondément défaitiste et obsédé par le vieillissement, Daniel accepte froidement cette rupture et s’enfonce lui aussi dans une spirale négative, ou la quête de jeunes corps d’adolescentes devient un leitmotiv.
Se sachant lui aussi perdu à terme avec l’approche de la cinquantaine, Daniel estime que la seule raison de vivre est le sexe et que lorsqu’un homme perd sa capacité d’érection, il n’a plus de raison de vivre.
Ces fantasmes troubles l’amènent à rencontrer Esther une jeune aspirante actrice espagnole de vingt ans.
Séduit par sa peau blanche, sa blondeur, son corps mince d’adolescente mais surtout sa sensualité et son absence de tabous sexuels, Daniel tombe immédiatement amoureux et noue avec la starlette une relation basée sur le sexe.
Daniel retrouve le plaisir de faire l’amour, allant jusqu’à utiliser des crèmes pour retarder l’éjaculation et explore avec sa jeune amante, toutes les figures imposées des films pornographiques.
Le destin de Daniel bascule lorsqu’il rencontre par l’intermédiaire de voisins en Espagne, un couple adepte d’une secte appelée les Elohimites croyant en l’existence d’êtres supérieurs assimilés à des dieux extra terrestres.
Il se rend à l’une de leurs séminaires par curiosité et se trouve traité comme un VIP par le gourou, un homme entouré de jeunes femmes prêtes à assouvir docilement ses moindres désirs.
Lors du séminaire, Daniel rencontre Vincent, un jeune artiste peintre contemporain traité lui aussi en VIP, puis d’autres personnes qu’il prénomme Flic ou Comique en raison de leur profession ou de leur trait de caractère dominant.
Daniel gagne vite les faveurs du prophète-gourou qui lui ouvre les portes des secrets de la secte et lui montre le projet de Savant, chercheur en génie génétique menant d’audacieuses recherches sur le clonage humain.
Trouvant un intérêt à fréquenter les Elohimites, Daniel se rend à un nouveau séminaire sur une ile volcanique reculée mais au climat agréable d’Espagne et découvre une nuit prophète assassiné par l’amant italien jaloux d’une belle italienne s’étant donné à lui suivant le rituel de la secte.
Tout d’abord paniqués, Flic et Savant s’affrontent avant de reprendre leurs esprits, faisant disparaitre le corps du prophète dans un volcan, éliminant les témoins gênant dont le couple italien.
Ayant révélé être le fils du prophète, Vincent accepte de se jouer le rôle de sa réincarnation auprès des fidèles donnant ainsi crédit aux expériences de clonages humains de Savant.
La révélation du miracle scientifique à la presse donne un incroyable coup de projecteur à la secte qui acquiert immédiatement un statut international.
Mais lorsqu’Esther le quitte pour suivre une formation aux Etats-Unis, le monde de Daniel s’effondre.
Il se rend compte brutalement de son âge, du ridicule de sa présence au milieu de jeunes faisant la fête de manière débridée lors de la dernière soirée d’adieux d’Esther et décide que sa vie est finie.
Après un bref passage à Biarritz, il constate la mort par suicide d’Isabelle et récupère son adorable petit chien Fox, dernier être vivant qui le rattache à la vie.
Retranché dans sa maison d’Almeria qu’il cherche désespérément à vendre pour tout liquider avant son départ, Daniel rédige sa biographie et assiste à la prise de pouvoir spirituelle des Elohimites qui surclassent les autres religions en offrant à l’homme ce à quoi il aspire : la jeunesse éternelle par le fruit de multiples réincarnations de clones.
La mort de Fox, écrasé par un ouvrier vicieux et stupide, est un drame pour Daniel qui se décide à le faire cloner.
La fin du récit se situe dans le futur ou le 25ième clone de Daniel décide d’imiter une e ses correspondantes appelée Marie et de quitter sa station d’observation pour s’aventurer avec Fox dans les vestiges de la civilisation humaine détruite par le dérèglement climatique et les guerres nucléaires.
N’ayant pas besoin de nourriture solide en raison des merveilleuses améliorations génétiques de Savant sur la structure de l’homme, Daniel25 parcourt avec Fox de vastes territoires ou il trouve des surhumains réduits à l’état de meutes crasseuses pratiquant le cannibalisme pour réguler leur population.
Il survit grâce à un fusil qui terrorise les sauvages mais ne peut les empêcher de tuer Fox.
Arrivé épuisé à l’extrémité de l’Espagne, Daniel25 pénètre seul dans une ultime zone inhabitée, se régénère par photosynthèse et absorption de sels minéraux et reste à contempler le vaste Océan qu’il voit pour la première fois de sa vie.
Ayant perdu toute faculté de réflexion, il mène une vie contemplative centrée sur ses émotions.
En conclusion, « La possibilité d’une ile » est un roman impressionnant d’une construction remarquable dans lequel Houellebecq ressasse ses vieux thèmes récurrents centrés sur le déclin de l’Occident, sa perte de repères spirituels et moraux, sa haine des vieux, sa poursuite du matérialisme et de la jeunesse éternelle dans une optique finalement purement sexuelle.
Extrêmement féroce envers son époque ou les humoristes et les journalistes sont les personnalités dominantes, Houellebecq agrandit sa perspective en insufflant une forte dose de science fiction, montrant une voie possible pour l’évolution de l’humanité : le progrès scientifique anéantissant les religions et la sexualité pour créer des hommes améliorés, détachés des contraintes, contemplant les vestiges de leur monde dans des stations en réseau.
Difficile de ne pas se montrer admiratif devant l’ambition du fond et le style corrosif, désabusé, provocateur, sexuel ou parfois comique de l’écrivain qui parvient à se renouveler tout en conservant ses caractéristiques propres.

La possibilité d'une ile (Michel Houellebecq)
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