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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 13:10
Battleship (Peter Berg)

Sorti en 2012, « Battleship » est une adaptation cinématographique de Peter Berg d’un jeux vidéo.

Au milieu des années 2000, le gouvernement américain découvre l’existence d’une planète « G » potentiellement similaire à la Terre et établit un programme de communication spatial via l’émission d’un signal sur l’ile de Oahu (Hawai) pour le relayer par un satellite vers « G ».

Sur cette même ile, Alex Hopper (Taylor Kitsch) un turbulent jeune homme de 26 ans se fait arrêter par la police pour avoir voulu voler un burrito afin de séduire Sam (Brooklyn Decker) une jolie jeune femme rencontrée dans un bar.

Alex est alors repris en main par son frère Stone (Alexander Skarsgard), capitaine de frégate dans la Marine américaine qui le pousse à entrer dans la Marine.

Mais alors qu’il noue une relation amoureuse avec Sam, Alex arrive en retard pour le discours de l’amiral Terrance Shane (Liam Neeson) propre père de sa chérie.

Shane achève de lancer une grande parade navale à laquelle va participer le Japon par l’intermédiaire du capitaine de vaisseau Yuki Nagata (Tadanobu Asana) commandant d’un destroyer japonais le Myoko.

Lieutenant de vaisseau spécialisé dans les systèmes d’armes, Alex embarque sur le destroyer John Paul Jones.

Son tempérament explosif lui cause des problèmes, aboutit à une bagarre avec Nagata et à son possible renvoi de la Marine.

Mais une brusque invasion extra-terrestre va changer la donne : des vaisseau surviennent de l’espace et viennent s’enficher près d’Hawai.

Les navires de la parade se rendent sur zone, puis Alex avec le second maitre Cora Raikes (Rihanna) et le maitre d’équipage Ordy (Jesse Plemons) embarquent sur un zodiac pour aller à la rencontre des étranges vaisseaux.

Alex déclenche malgré lui l’attaque des extra terrestres qui envoient une énorme pulse électromagnétique pour paralyser les systèmes de communication des navires et isoler via un champs de force une zone autour d’Oahu, stratégique pour établir un poste de liaison avec le gros de leurs troupes.

Commandant du Samson, un autre destroyer, Stone fait donner du canon contre les aliens mais paye cher son initiative par la destruction de son navire et la mort de son équipage.

La guerre est inévitable et les aliens déploient d’infernales machines rotatives sur terre, capables de détruire une base aéronavale et de paralyser une large part des axes routiers de Los Angeles.


Avec la perte du Myoko et la plupart des officiers supérieurs, Alex devient le chef du dernier destroyer sur zone le John Paul Jones et doit collaborer avec Nagata, seul survivant japonais.

Courageusement, il exploite la découverte d’un aliens retrouvé inconscient et examine la créature vaguement humanoïde qui est finalement secourue par les siens quasi invincibles en raison de leurs exosquelettes de combat.

Le robuste second maitre Beast (John Tui) combat courageusement une des créatures qui voulait détruire le système de propulsion du navire et est aidé par Alex et Raikes.

Mais l’armure de la créature la rend invulnérable aux tirs d’armes automatiques et il faut une courageuse manœuvre d’une pièce d’artillerie par Raikes pour en venir à bout.

Ordy découvre un des points faibles des aliens, une extrême sensibilité à la luminosité, ce qui permet au John Paul Jones grandement aidé par les compétences marines de Nagata de détruire trois vaisseaux aliens à coup de missiles anti navires avant d’être détruit par la férocité des sphères rotatives.

Pour contrer les aliens qui ont investi la station spatiale d’Oahu, Sam qui travaille comme thérapeute avec le lieutenant colonel Mark Canales (Gregory D Gadson), ayant perdu ses deux jambes dans l’explosion d’une mine, lance sa jeep contre leur système de transmission, les perturbant temporairement.

Plein de ressources, Alex fait réarmer le vieux cuirassé le Missouri avec un équipage de 1939-1945 avec propulsion à vapeur et systèmes analogiques pour combattre les aliens.

En un face à face terrible avec le dernier vaisseau mère, le Missouri parvient par une manœuvre audacieuse à le surprendre et à l’endommager gravement en faisant donner à la fois toutes ses armes : canons, missiles, torpilles et même mitrailleuses lourdes.

Se sachant perdu, il tire sa dernière bombe pour détruire la station de communication sur l’ile.

Mais l’US Air Force intervient finalement détruisant les sphères destructrices lâchées sur le vieux cuirassé.

L’invasion alien est repoussée, les décorations pleuvent sur Alex, Stone (à titre posthume), et Canales pour son corps à corps héroïque face aux aliens.

Bourru, Shane consent enfin finalement à ce qu’Alex se marie avec sa fille Sam.

Pourtant en Ecosse, un alien est découvert par des adolescents…

En conclusion, « Battleship » est un film au premier abord basique US navy contre aliens, mais recèle au final une réelle efficacité dans sa réalisation simple, efficace et ses effets spéciaux spectaculaires.

Les personnages sont certes brossés à gros traits mais l’intérêt principal du film est ailleurs : la belle opposition entre des extra-terrestres à l’armement ultra technologique et celui plus primitif mais employé à bon escient de nos frères humains.

On passe donc un très bon moment à son visionnage, découvrant par la même occasion avec plaisir une Rihanna tout à fait à son aise en courageuse sous officière de marine…

Battleship (Peter Berg)
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 20:19
Les racines du mal (Maurice G Dantec)

J’ai voulu rendre hommage à Maurice G Dantec, écrivain fou de techno-polar disparu au mois de juin dernier dans une quasi indifférence générale.

Quoi de mieux donc que de relire « Les racines du mal » volumineux roman de 750 pages qui confirma son talent alors naissant en 1995 ?

Dans sa première partie, « Les racines du mal » raconte au début des années 90 la cavale folle d’un tueur en série, Andreas Schaltzmann, qui persuadé d’être victime d’un complot mondial mêlant aliens et nazis, se met à tuer des animaux pour se nourrir de leur sang, avant d’abattre au gré de ses errances psychotiques, des humains dans la banlieue parisienne.

Pyromane, obsédé par une vision purificatrice du feu, Schaltzmann est un véritable danger public qui est finalement pris vivant sur une plage de Normandie après une tentative de suicide ratée.

En prison, son chemin croise celui d’une équipe de scientifiques aux méthodes révolutionnaires, menée par le docteur Stefan Gombrowicz, son assistance russe Svetlana Terekhovna et Arthur Darquandier, tous spécialisés en modélisation des systèmes cognitifs humains.

Mais même si l’équipe peut interroger et enregistrer les confessions mystico-criminelles de Schaltzmann plusieurs fois pour ainsi nourrir un ordinateur intégrant une neuromatrice qui détecte des incohérences comportementales dans la série de meurtres attribués au tueur, leurs méthodes peu orthodoxes leur attirent les foudres des médecins traditionnels qui les écartent de l’affaire.

Déçu, Darquandier qui reste au fond de lui persuadé que Schaltzmann a endossé des crimes qu’il ne pouvait matériellement pas avoir pu commettre, s’exile au Canada puis en Australie pour travailler sur des programmes de recherches spatiaux avancés.

En France, Schaltzmann est déclaré irresponsable de ces actes et interné.

L’affaire se tasse jusqu’au retour de Darquandier en France en 1999 pour une mission de recrutement de nouveaux scientifiques devant intégrer le programme Biosphère australien.

Toujours attiré par le charme slave de Svetlana, Darquandier s’arrange pour la retrouver en vue de la convaincre d’intégrer son programme de recherches.

La jeune femme lui apprend que Schaltzmann est à présent mort après avoir réussi à s’échapper pour finalement se suicider par crémation emportant avec lui ses secrets.

Svetlana avoue aussi à Darquandier être en relation avec un journaliste de la région Rhône Alpes qui en contact avec deux policiers de la région grenobloise, l’a alerté sur un étrange série de meurtres dans les régions montagneuses non seulement de France mais aussi d’Europe avec des corps retrouvés dans des lacs.

Prudents, le journaliste et les policiers utilisent des pseudo littéraires : Chellay, Byron et Shelley.

Darquandier décide alors d'abandonner sa mission de recrutement pour se replonger dans l’affaire et nourrir de nouvelles données sa neuromatrice à présent améliorée par des années de recherche avancée,

La neuromatrice appelée Docteur Schizzo dont la personnalité de base est calée sur celle de Darquandier, est capable de déjouer les pare-feux informatiques les plus sophistiqués pour s’infiltrer dans les systèmes et voler des données, pour ensuite les analyser et en déduire des conclusions.

Elle met rapidement en évidence l’existence d’un réseau européen de tueurs travaillant en équipe, se stimulant à travers des rituels et des défis.

Logiquement Darquandier se rapproche de la source policière à Grenoble et en consultant les archives de la mairie, et en faisant recouper les dates des crimes avec les profils des habitants, localise une famille potentielle de tueurs vivant dans une casse rachetée par Auguste Jimmy Bartel un ancien pilote automobile marié à sa cousine Irène Grenada.

Le Docteur Schizzo dont la personnalité a partiellement fusionné avec l’invasif Schaltzmann et qui est à présent victime d’inquiétants délires mystiques mais aussi de géniales intuitions, fournit une aide précieuse à Darquandier pour l’aider à s’introduire
dans les systèmes des tueurs qui utilisent un réseau de cybersex spécifique pour communiquer.

Le duo réalise alors un casse virtuel et dérobe la majeur partie des fichiers du groupe : ce qui révèle leur nom Ceux des ténèbres, certains de leurs crimes barbares, leurs rituels iniatiques avec déguisements, offrandes sacrificielles à leur mythologie tordue et surtout leur grand objectif de tuerie de masse pour célébrer le nouveau millénaire.

Ecœuré et effrayé, Darquandier décide d’intervenir physiquement et demande l’aide de Schizzo/Schaltzmann pour s’introduire dans la casse grenobloise en leurrant les défenses des tueurs.

Sur place, il y découvre un musée des horreurs avec salles de tortures, système d’enregistrements des supplices des victimes et fours à haute température pour faire disparaitre les restes.

Après ce raid, la quête de la famille emmène toute l’équipe vers la Cote d’Azur puis en Italie ou près du Lac majeur ils possèdent une autre base secrète.

La traque est cependant retardé par l’effondrement temporaire du Docteur Schizzo incapable de juguler la personnalité dévorante de Schaltzmann qui le met en surrégime.

Pressé par le temps et l’imminence du réveillon, Darquandier et Svetlana se font passer pour un autre groupe de tueurs désireux d’intégrer Ceux des Ténèbres et sèment également le doute sur la fiabilité de leur expert informatique un certain Minox.

La ruse prend puisque Ceux des Ténèbres finissent par s’entretuer en pleine nuit près du Lac majeur et que leur base piégée par Darquandier explose de manière spectaculaire sans faire toutefois de victimes directes.

Malheureusement les deux victimes qu’ils comptaient sacrifier ne peuvent en réchapper mais le rituel n’est pas pour autant accompli.

Resté seul avec Jérôme Granada le frère d‘Irène, Darquandier ne peut s’empêcher de l’immoler avec un cocktail Molotov.

Conséquence de l’affrontement, la neuromatrice provoque au passage à l’an 2000 un effet Electro Magnétique Pulse qui paralyse temporairement tous les systèmes de communication du globe.

Resté seul après la rupture prévisible avec Svetlana, Darquandier retourne à ses premiers amours de chercheur assistant à l’implantation de ses chères neuromatrices dans des lanceurs spatiaux.

En conclusion, tout ou presque suffit à définir Dantec dans « Les racines du mal », une première partie polar ultra haletante et ciselée comme une lame puis le basculement progressif vers un univers technologique ou l’écrivain peut à loisir développer voir dériver autour de ses théories pseudo scientifiques ou spirituelles (la Kabbale, le Gnosticisme).

Trop long, excessif dans tout (théories scientifiques avant-gardistes ou pure description des horreurs des psycho-tueurs), « Les racines du mal » n’en demeure pas moins une œuvre impressionnante dans sa construction et dans sa créativité débridée, marque de fabrique de Dantec qui restera comme un écrivain brillant, marginal et passablement cintré.

Les racines du mal (Maurice G Dantec)
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 19:54
Minority report (Steven Spielberg)

En 2002, Steven Spielberg adapte un roman de Philip K Dick « Minority Report ».

L’histoire on s’en doute ultra complexe issue de l’imagination d’un des papes de la Science fiction, montre dans un futur proche (2054) John Enderton (Tom Cruise) un agent travaillant chez Précrime, une société permettant à l’aide de mutants appelés les Précogs, d’arrêter les criminels avant qu’ils ne passent à l’acte et de les plonger dans une sorte de coma éternel à l’aide de disques frontaux.

Travaillant à partir des visions des trois Précogs, plongés dans un liquide amniotique, Anderton démontre la fiabilité de la méthode en réalisant une arrestation spectaculaire, mais est ensuite alerté par une vision transmise directement par Agatha (Samantha Norton) une des Précogs, qui lui montre l’assassinat d’une femme nommée Anne Livey (Jessica Harper).

Faisant part de son étonnement, Anderton est rassuré par son chef Lamar Burgess (Max Von Sydow) qui lui assure que la Précog a été victime d’un effet rebond d’une ancienne prévision.

Il est vrai que Précrime qui n’est encore qu’une entreprise locale de Washington doit subir les investigations de Danny Witver (Colin Farrell) représentant de la Justice, afin de juger de l’extension de l’entreprise à tout le territoire américain.

Surmontant son animosité avec l’arrogant Witver, Anderton se relaxe dans son appartement futuriste au moyen d’hologrammes de son fils disparu.

Le lendemain une autre prévision le montre assassiner un homme nommé Leo Crow (Mike Binder).

Inquiet, Anderton prend la fuite mais est pris en chasse par Fletch (Neal Mc Donough) ses anciens coéquipiers, équipés de propulseurs dorsaux et d’armes non létales.

Avec beaucoup de courage et de capacités physiques, Anderton échappe à ses poursuivants et va trouver Iris Hineman (Lois Smith) la cofondatrice de Précrime.

La vieille femme lui donne des explications sur l’existence des Précogs, issus d’une expérience scientifique ratée et lui confirme que le rêve d’Agatha concernant Lively est probablement un rapport minoritaire qu’il peut retrouver directement dans son cerveau.

Anderton comprend qu’il doit revenir à Précrime mais passe par un trafiquant d’yeux nommé Eddie Solomon (Peter Stormare) qui lui greffe de nouveaux yeux pour échapper aux contrôles policiers.

L’opération est douloureuse et Solomon peu fiable mais Anderton n’a pas le choix et accepte.

Après l’opération, Anderton échappe à des petits robots traqueurs grâce à ce stratagème capture Agatha chez Précrime et parvient à scanner son esprit avec l’aide d’un ami hacker, ce qui confirme qu’il va bien tuer Crow.

Cette prédiction se réalise malheureusement puisque Anderton se retrouve dans l’appartement de Crow et comprend que c’est lui qui a enlevé et tué son fils alors qu’il jouait avec lui à la piscine.

Malgré la présence d’Agatha et sa volonté féroce de ne pas céder aux prémonitions, Anderton tue finalement Crow qui lui révèle avant de mourir avoir été simplement engagé pour jouer un rôle.

Tout prend forme néanmoins après que Agatha lui révèle que Lively était sa mère mais Anderton est ensuite capturé chez sa femme Lara (Kathryn Morris) à qui il rendait visite dans sa folle cavale.

De son coté, Witver qui a également trouvé des éléments falsifiés dans le rêve montrant le meurtre de Lively est froidement abattu par Burgess lui-même.

Lara qui a aussi fini par douter de l’innocence de Burgess, manque de subir le même sort mais il faut attendre une réaction d’un culot monstre de Jad (Steve Harris) un collègue informaticien d’Anderton pour voir divulguer en public l’horreur du crime de Burgess, qui a assassiné Lively pour le fait qu’elle ait chercher à retrouver sa fille.

Dans un dernier face à face avec Anderton, le vieil homme hésite à le tuer puis finit par se suicider.

Le projet Précrime est alors abandonné, les Précogs relâchés et Anderton peut couler des jours heureux avec Lara…

En conclusion « Minority report » est un film à la mesure des ambitions et du gout marqué pour la Science fiction de Spielberg.

Dans un monde futuriste et froid à la « I robot », le réalisateur brosse une histoire paranoïaque et folle dans le plus pur esprit torturé de Dick.

Difficile à comprendre car complexe et tordu, le film se caractérise par une réalisation efficace, d’honnêtes effets spéciaux même si aujourd’hui largement surpassés et par une prestation taillée sur mesure pour Cruise, qui fait ce qu’on attend de lui.

Original donc par son thème mais en aucun révolutionnaire et bouleversant à mon sens.

Minority report (Steven Spielberg)
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 22:31
Rencontre du troisième type (Steven Spielberg)

Sorti en 1977, « Rencontre du troisième type » est un classique du film de Science fiction de Steven Spielberg.

Plusieurs évènements mondiaux semblent laisse à penser qu’une présence extra terrestre s’est manifesté sur Terre : la découverte d’avions de la Seconde guerre mondiale dans un désert du Mexique, d’un vieux cargo des années 20 en plein désert du Gobi.

Chargé de l’affaire, le scientifique français Lacombe (François Truffaut) se rend également en Inde pour étudier un chant réputé d’origine céleste.

Aux Etats-Unis, des perturbations du réseau électriques font appeler Roy Neary (Richard Dreyfuss) pour réparer mais en chemin le technicien se trouve face à face avec des OVNI.

Traumatisé, Roy revient changé à tout jamais et commence à observer un comportement étrange qui l’isole de plus en plus de sa famille, sa femme Ronnie (Teri Garr), ses enfants Brad (Shawn Bishop), Sylvia (Adrienne Campbell) et Toby (Justin Dreyfuss).

Vivant dans le même état que les Neary, Jullian Guiler (Melinda Dillon) qui elle a vu elle aussi les OVNI en même temps que Roy voit son fils Barry (Cary Guffey) enlevé dans la maison familiale après qu’une mystérieuse fumée se soit infiltrée par tout.

Méfiante, l’armée boucle la zone ou sont supposés être les extra-terrestres, une montagne appelée Devil’s tower, en avançant une contamination chimique.

L’état de Neary s’aggrave et il accumule sans explication plusieurs matériaux chez lui pour construire un édifice similaire à Devil’s tower.

Lorsqu’il prend conscience de cela, Neary décide de se rendre sur place avec Julian.

Ensemble avec quelques autres passionnés, ils déjouent la surveillance de l’armée et gravissent la colline pour observer une base scientifique dans laquelle travaille Lacombe et son équipe.

Enfin, une gigantesque soucoupe volante se pose et Lacombe parvient à entrer en communication avec eux grâce au chant décodé en Inde.

En réaction, un alien longiligne puis d’autres plus petits, apparaissent et relâchent les humains qu’ils détenaient sans qu’ils semblent pour le moins du monde avoir été maltraités.

Mais Neary sent comme quelques autres un appel profond en lui et décide de les suivre pour embarquer avec eux…

En conclusion, malgré son statut de film culte, ses effets spéciaux brillants voir révolutionnaires en leur temps et toute la maestria de réalisation de Spielberg, « Rencontre du troisième type » est un film aujourd’hui daté, au rythme lent et à l’intrigue poussive débouchant sur une fin ultra optimiste montrant qu’une cohabitation pacifique serait possible avec une espèce extra terrestre pourtant largement supérieure technologiquement à la civilisation humaine.

A réserver donc aux amateurs de vieux films de SF gentillets ou/et aux plus nostalgiques des premiers Spielberg.

Rencontre du troisième type (Steven Spielberg)
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 09:38
Inception (Christopher Nolan)

En 2010, Christopher Nolan sort « Inception ».

Ce film de Science fiction met en scène une équipe d’espions industriels dirigée par Dominic Cobb (Leonardo di Caprio) qui est contactée par Saito (Ken Watanabe) pour détruire son concurrent dirigé par Robert Michael Fischer (Cillian Murphy) depuis la mort récente de son père Maurice (Pete Postlewhaite).

Soupçonné à tort de la mort de sa femme Mal (Marion Cotillard) ancienne partenaire de rêve, s’étant suicidée en raison des perturbations de son psychisme, Cobb n’a pas le choix et accepte le marché.

Pour arriver à ses fins, Cobb utilise la technique de l’Extraction ou de l’Inception et infiltre le subconscient de ses victimes pour dérober leurs secrets ou les influencer dans leurs choix stratégiques.

Avec son bras droit Arthur (Joseph Gordon Levit) il recrute un escroc nommé Eames (Tom Hardy), Yusuf (Dileep Rao) un chimiste pour droguer les victimes et enfin une étudiante surdouée Ariane (Ellen Page) capable par son esprit structuré et créatif de modeler l’univers des rêves.

Au cours d’un long vol vers Sydney, Fischer est drogué afin que l’équipe infiltre son subconscient.

Mais le premier niveau rêve s’avère insuffisant pour faire parler sous la menace Fischer et son oncle Browning (Tom Bérenger) afin de leur arracher un code permettant de percer les secrets de la firme Fischer.

Agressée par les défenses psychiques de Fischer qui envoie des gardes armés pour les tuer, l’équipe fuit dans un van piloté par Yusuf.

La décision est prise d’accéder à un second niveau de rêve, à l’intérieur même du van.

Grièvement blessé dans la fusillade, Saito devient inopérant dans le second niveau.

Dans ce monde de buildings d’affaire, Cobb tente de gagner la confiance de Fischer et le drogue à nouveau.

Alors qu’Arthur assure la surveillance du second niveau de rêve face à de nouvelles menaces armées, un troisième niveau s’avère nécessaire pour atteindre le subconscient de Fischer.

L’équipe restante doit donc prendre d’assaut une forteresse enneigée, tandis que le temps s’écoule différemment dans les différents niveaux de rêve.

Pris dans une fusillade, le van chute au ralenti d’un pont, faisant vaciller le monde ou Arthur affronte des gardes du corps surentrainés, tandis que Cobb, Eames, Ariane et Fischer lui-même combattent les gardes de la base.

Malgré une nouvelle apparition de Mal qui blesse Fischer à l’épaule, la manœuvre finit par réussir et le jeune homme comprend qu’il ne doit pas reprendre les reines de l’entreprise d’un père qui le méprisait.

Dans le niveau le plus bas des rêves appelé les Limbes ou évoluent les esprits des morts, Cobb et Ariane retrouvent Mal et Saito tous les deux finalement morts dans les autres niveaux supérieurs.

Alors que Ariane sort de ce monde troublant, Cobb décide de rester dans les limbes pour convaincre Saito vieilli et hagard de le blanchir du meurtre de Mal…

Les dormeurs finissent finalement par se réveiller in extremis par des fameuses décharges provoquées par des chocs physiques et à s’extraire du van plongé dans l’eau.

Dans la réalité, Cobb descend de l’avion et revient libre aux Etats-Unis pour retrouver ses enfants qu’il n’avait pu voir depuis sa poursuite pour meurtre.

En conclusion, « Inception » est un film long, complexe marqué par le style sombre et tortueux de Nolan.

Si l’originalité du scénario rappelle les romans les plus aventureux de Philipp K Dick et si la dextérité du réalisateur ne fait aucun doute dans la superposition de multiples scènes d’actions interconnectées dans divers plans parallèles, le style très lisse et le choix d’acteurs particulièrement peu crédibles et charismatiques dans leurs rôles comme Di Caprio ou Cotillard rend l’ingestion de cette « Inception » plutôt pénible.

Malgré donc ces critiques élogieuses et sa sophistication poussée qui séduira les esprits les plus intellectuels, « Inception » n’est donc qu’un épuisant mindgame éthéré qui ne dépasse par moi le stade de la masturbation mentale.

Inception (Christopher Nolan)
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 19:24
La chose d'un autre monde (Christian Nyby)

Sorti en 1951, « La chose d’un autre monde » est un vieux classique de Science fiction de Christian Nyby adapté d’un roman encore plus ancien de 1938 de John W Campbell.

Affecté dans une base militaire en plein Alaska, le Capitaine Patrick Hendry (Kenneth Tobey) est chargé par sa hiérarchie représenté par le General Fogerty (David Mc Mahon) d’aller prendre des nouvelles d’une mission scientifique qui aurait peut être découvert les débris d’un aéronef écrasé en plein pole Nord.

Il embarque donc le journaliste Ned Scott (Douglas Spencer) toujours avide de scoop et plusieurs hommes dont Eddy Dykes (James R Young) et Ken Mc Pherson (Robert Nichols) pour se rendre sur place.

Dans la base, Hendry se heurte à la froide autorité du docteur Arthur Carrington (Robert O Cornthwaite) qui fait passer l’intérêt scientifique avant les questions de sécurité mais retrouve également avec plaisir la secrétaire Nikki Nicholson (Margaret Sheridan) dont il est épris.

L’étude détaillée du point d’impact ne laisse ensuite aucun doute sur l’existence d’une soucoupe volante enfouie sous la glace.

Cette nouvelle excite au plus haut point Scott mais Hendry parvient à refreiner ses velléités de scoop juste assez pour faire exploser la surface de la glace et mettre en évidence un être vivant congelé (James Arness).

L’humanoïde est ramené dans son bloc de glace pour être étudié par l’équipe de Carrington.

Hendry le laisse sous la surveillance du caporal Barnes (William Self) mais comprend bien vite qu’un malaise s’installe à la proximité de la créature qui parvient finalement à s’extraire de son bloc de glace.

Les militaires retrouvent un husky tué et un bras dans la neige mais l’étude de Carrington révèle que l’être est un végétal capable d’auto régénération et se nourrit de sang humain.

L’inquiétude croit et la traque de la créature se fait plus intense jusqu’à aboutir à son confinement dans une serre, solution qui a terme s’avère peu viable en raison de sa faculté à se multiplier.

De violentes disputes éclatent entre Hendry et Carrington qui préfère laisser la créature se reproduire quitte à mettre en péril la survie de la terre.

Avec l’aide de Nikki, Hendry met à jour les manigances du docteur et parvient à blesser superficiellement la créature en la faisant bruler par ses hommes.

Mais la bête rode toujours, s’attaquant à présent à couper le chauffage pour faire périr les hommes.

En une manœuvre audacieuse Hendry et ses hommes l’attirent vers le générateur principal d’énergie de la station.
L’intervention hasardeuse de Carrington manque de faire tout échouer mais la créature est finalement brulé par un puissant arc électrique qui l’anéanti.

Hendry et ses hommes sont salués par leur hiérarchie, et le brave capitaine peut ainsi couler des jours heureux avec sa future femme….

En conclusion, « La chose d’un autre monde » est une pièce de musée de la SF et ne peut malgré le caractère novateur de son scénario (pour l’époque) pas masquer des dialogues horribles et des effets spéciaux « made in plastic » pour le moins datés pour ne pas dire ridicules.

Alors certes le respect voudrait qu’on ménage cette œuvre produite par Howard Hawks, mais en toute honnêteté le plaisir d’assister à « La chose d’un autre monde » est bien mince comparé à celui de déguster à nouveau « The thing » le chef d’œuvre de John Carpenter sorti en 1982.

La chose d'un autre monde (Christian Nyby)
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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 16:55
Chaos (Luca Tahtieazym)

L’auto édition à l’honneur avec « Chaos » de Luca Tahtieazym.

ATTENTION CE QUI SUIT CONSTITUE UN SPOILER

Sorti en 2016, « Chaos » est un roman d’anticipation décrivant la survie d’une poignée d’humains sur une Terre retournée à l’âge glaciaire après un dérèglement climatique majeur appelé le Blanc, qui aboutit à des chutes de neiges ininterrompues.

Scindée en deux parties, « Chaos » débute par un récit à la première personne, du point d’une vue d’une femme appelée Blanche, qui tente de survivre seule sur de vastes étendues enneigées pour retrouver un groupe commandé par un certain Varech cherchant à gagner le sud de la France.

Traquée et blessée par les meutes de loups qui infestent la France, Blanche échappe de peu à la mort et tombe par hasard sur Serge, un homme d’âge mur mieux équipé accompagné d’un chien sobrement appelé le Chien.

Mus par un réflexe naturel, les deux survivants unissent leurs solitudes.

Face à la curiosité de ce nouveau compagnon, Blanche se livre succinctement sur son passé et décrit l’autorité de Varech, un Lituanien fort et dur devenant le leader du groupe de vingt personnes auquel elle appartenait avant que les multiples attaques des loups ne les dispersent.

Mais elle reste ses gardes jusqu’à ce que les véritables intentions de l’homme se manifeste par une brutale tentative de viol.

Après une lutte désespérée, Blanche tue Serge et prend ses provisions, son équipement et son chien, sans aucun remord compte tenu du caractère impitoyable de leur environnement.

Au cours de ses monologues intérieurs, on comprend peu à peu la rapide déchéance d’une humanité incapable de comprendre et de contrôler ce froid souverain qui a détruit la sécurité et le confort que la civilisation avait mis des siècles à bâtir.

Après une halte réparatrice dans un trou aménagé par un ermite s’étant finalement laissé mourir, Blanche et le Chien continuent leur progression à travers le blizzard, avant de tomber sur un nouveau groupe composé de cinq adultes et quatre enfants.

Toujours méfiante, Blanche écoute le discours du leader du groupe, Pietro qui la supplie presque de les rejoindre pour devenir la compagne d’un des leurs, Roberto, un beau jeune homme italien.

Si Pietro et Roberto se font plutôt amicaux, en revanche un couple composé d’une femme acariâtre appelé Ilda et d’un colosse effrayant Étienne, est plutôt de nature à l’inquiéter.

Peu à peu, Blanche comprend qu’elle n’a pas le choix : soit elle accepte l’offre soit elle est tuée et mangée comme les enfants qui servent, comble de l’horreur de garde manger à ce groupe cannibale.

Prise au piège par ce groupe disposant d‘une pistolet, elle obtient un délai de réflexion et est mise sous la surveillance hargneuse d’Ilda qui ne souhaite pas s’encombrer de sa présence.

Une petite fille est sacrifiée pour nourrir le groupe mais Blanche est sauvée de cet atroce supplice par une grosse attaque de loups qui occasionne la mort de son promis Roberto.

Se sachant inexorablement condamnée à mort, Blanche parvient à fléchir Sarah, la belle compagne de Pietro, au cœur plus sensible que les brutes qui l’entourent pour lui donner l’occasion de fuir.

Mais au cours d’une lutte confuse, Blanche tue sa bienfaitrice rendue folle par la mort de son compagnon et se débarrasse d’Étienne en utilisant le pistolet avant de curieusement épargner Ilda, la plus teigneuse du groupe.

Restée seule avec le dernier garçon Lulu, Blanche décide de faire route avec lui.

La cohabitation est pénible car Lulu comme les autres enfants est résigné à se faire dévorer et ne comprend pas ce nouveau mode de fonctionnement.

L’enfant disparait un petit matin

Blanche continue sa route jusqu’à Marseille ou elle découvre la mer non gelée ainsi que des traces de la proximité du groupe de Varech.

Affaiblie par une nouvelle attaque pratiquement mortelle des loups, Blanche parvient à se rapprocher de l’homme qu’elle cherche pour on le découvre le tuer.

Mais elle ne peut accomplir sa vengeance et est tuée après une lutte à mort dans la neige.

Dans la seconde partie, le récit bascule dans le quotidien du groupe de Varech, tyran despotique et brutal qui fait régner une discipline de fer pour maintenir la cohésion.

Se dirigeant vers l’Espagne pour tenter de passer en Afrique et de rencontrer des températures plus douces afin d’échapper aux glaces, le groupe doit lutter en plus des loups contre d’autres groupes extrêmement belliqueux.

Véritable chef de guerre, Varech est secondé par le Polonais Mikolaj, un colosse redoutable chasseur et par ses fils Luka et David.

Seule Archie, une allemande athlétique experte en tir à l’arc, vient de temps à autre faire contrepoids à son autorité.

Au sein de ce groupe se distinguent également Gordon, intellectuel anglais méprise de tous sauf d’Archie, Angus et son fils Nagib ainsi que Marie Christine, une chrétienne exaltée.

Le manque de nourriture, la maladie et les périls divers rendent la progression du groupe pénible dans les montagnes espagnoles.

Les tensions éclatent, une haine mortelle se déclare entre Mikolaj et Archie, tandis que Gordon incapable de contenir la sienne face au dégout brutal de Varech commet l’irréparable en tentant d’assassiner maladroitement le leader, ce qu’il paye de sa vie.

Une terrible avalanche fauche une bonne partie du groupe et Varech, ayant perdu d’un seul coup ses deux fils perd la tête, restant prostré.

Il met à profit cet état mental instable pour commettre un acte fou face à une terrible attaque de loups qui aggrave encore davantage le terrible état de faiblesse du groupe.

Le mythique Varech se laisse glisser dans sa dépression et meurt seul et nu dans la neige, ce qui donne à Mikolaj une envie de fuir en solo une foi récupéré le précieux et le carquois d’Archie.

Sentant le groupe sur le point d’exploser, Angus conseille à son fils de fuir tous les deux lorsque la situation sera hors de tout contrôle.

Angus semble faire de la lâcheté la vertu la plus importante de la survie et met en application ce principe après que Mikolaj ait tuée Archie, non sans une farouche résistance de cette dernière.

Restés seuls, le père et le fils discutent… mais Angus ignore que Nagib a rencontré le petit Lulu qui lui a révélé l’histoire de Blanche, sa mère qu’il croyait morte, dévorée par les loups.

Nagib comprend que son père est un menteur et qu’il a délibérément sacrifié son frère Frédéric et sa mère pour sauver sa propre peau.

Sa vengeance sera implacable…

En conclusion, basé sur un thème post-apocalyptique pourtant mainte fois rabâché, « Chaos » est une œuvre haletante à la construction parfaitement maitrisée tout comme le style sobre et puissant de l’auteur, Luca Tahtieazym.

Impeccable donc autant comme survivor épuré autant que comme western vengeur lénonien, « Chaos » laisse pourtant le lecteur sur sa faim quant au manque d’explications sur l’origine de la situation et de perspectives…

La présence d’herbivores de grandes taille avec les presque 145 mètres supposés d’épaisseur de neige reste également un mystère non élucidé… mais ces quelques petites limitations demeurent bien insignifiantes comparées au plaisir pur de ce récit âpre et intense !

Chaos (Luca Tahtieazym)
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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 23:31
Le voyage fantastique (Richard Fleischer)

En 1966, Richard Fleischer sort « Le voyage fantastique » film de Science fiction audacieux en son temps qui fut gratifié d’un oscar.

Ici, pour soigner Jan Bénès, un scientifique américain atteint d’un œdème au cerveau après une agression d’espions soviétiques, le gouvernement américain utilise une technologie révolutionnaire consistant à miniaturiser le Proteus, un sous marin jusqu’à la taille d’un microbe afin de l’envoyer avec à son bord une petite équipe médicale dans le corps malade.

L’agent secret Grant (Stephen Boyd) est ainsi réquisitionné par la hiérarchie militaire du général Carter (Edmond O’Brien) et du colonel Donal Reid (Arthur O’Connell) pour intégrer l’équipe composée du capitaine du sous marin Bill Owens, du Docteur Duval (Arthur Kennedy) colérique concepteur d’un canon laser capable de détruire l’œdème, de son assistante Cora Paterson (Raquel Welsch) ainsi que du Docteur Michael spécialiste en biochimie (Donald Pleasance).

Mu par une pile nucléaire, le Proteus miniaturisé navigue dans les artères de Bénès plongé en hypothermie avec une autonomie d’une heure avant de grandir de nouveau pour être détecté par les défenses de l’organisme.

Carter et Reid suivent son évolution dans un poste de contrôle au moyen d’appareils traçant sa radioactivité.

Mais un courant imprévu dévie le Proteus vers le cœur de Bénès ou de sévère turbulences risquent de le détruire.

Pour sauver la mission et la vie de l’équipage, Carter fait débrancher temporairement le cœur de Bénès ce qui permet au Proteus de passer la zone dangereuse pour se retrouver dans les poumons pour faire le plein d’air dans les ballasts.

A bord des tensions éclatent car Grant suspecte des actes de sabotage du canon ainsi que d’un filin de sécurité s’étant détaché et ayant failli le conduire à se faire aspirer par le souffle des poumons de Bénès.

Ralenti par des fibres qui bloquent sa propulsion, le Proteus doit être secouru mais la courageuse Paterson qui sort pour cette difficile besogne est agressée par des anticorps qui manquent de la tuer.

Pris par le temps, le Proteus emprunte le canal auditif pour arriver au cerveau et échappe de peu à la destruction par les effets des vibrations de la chute d’un objet sur le sol.

Duval révèle alors sa traitrise mais est châtié lorsque les globules blancs l’enserrent pour le broyer.

Grant utilise l’arme à laser pour détruire l’œdème de Bénès mais devenus trop grands pour espérer s’en sortir, les survivants laissent le sous marin se faire disloquer par les défenses immunitaires de Bénès et s’échappent in extremis par le globe oculaire dans lequel l’habile Reid les rattrapent.

En conclusion, « Le voyage fantastique » porte bien son nom et se révèle un petit bijou de SF des années 60 avec d’étranges paysages évoquant le monde sous marin ou l’espace à l’intérieur de la merveilleuse machine du vivant représentée par le corps humain.

Brillant, habile, original, créatif et aujourd’hui forcément suranné car dépassé par les effets spéciaux modernes, « Le voyage fantastique » se doit d’occuper une place privilégiée dans le cœur des cinéphiles les plus avisés, avec en bonus la beauté parfaite du sex symbol latina parfait des années 60 : Raquel Welsch parfaite dans sa combinaison moulante en plastique !

Le voyage fantastique (Richard Fleischer)
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 18:04
Robocalypse (Daniel H Wilson)

Sorti en 2011, « Robocalypse » de Daniel H Wilson est le premier roman d’un jeune scientifique américain, docteur en robotique.

L’histoire se déroulant majoritairement aux États-Unis est racontée au passé à l’instar d’un récit historique basé sur le journal de bord du journaliste Cormac Wallace, chef de la rébellion humaine contre une invasion mondiale des robots, qui à la fin de la guerre est parvenu à récupérer en Alaska une boite noire ayant enregistré le cours des évènements.

Le point de départ du conflit est l’invention par les scientifiques Franklin Daley et Nicholas Wassermann, d’une Intelligence Artificielle, Archos finissant par devenir autonome et à dépasser ses créateurs à qui elle reproche de l’avoir « tué » treize fois au cours d’expériences ratées.

Méprisant l’humanité, Archos désire l''améliorer par la force et après avoir tué ses créateurs, se répand comme un virus dans tous les réseaux afin de prendre le contrôle des machines facilitant notre existence.

Peu à peu, des actes isolés d’agression de robots domestiques jusqu’alors inoffensifs se perpétuent aux États-Unis mais aussi au Japon ou un vieil expert en robots industriels, Takeo Namura manque de mourir étranglé par Mikiko sa compagne androïde.

Encore plus grave, des dysfonctionnements apparaissent sur les pilotes automatiques des avions mais aussi sur les robots militaires tels ces androïdes appelés SAP (Safety And Pacification) déployés par l’armée américaine sur les théâtres d'opération.

Le soldat Paul Blanton, spécialiste des interventions robotisées, est en première ligne d’une commission enquêtant sur un incident de ce type en Afghanistan et même Mathilda Perez, la propre fille de la sénatrice dirigeant la commission est agressée à son domicile par ses propres jouets.

A Londres, Lurker un adolescent hacker spécialisé en actions malveillantes entre par hasard en contact avec Archos et apeuré par ce qu’il comprend, quitte son domicile.

Jouant comme un maitre d’échecs à l’échelle planétaire, Archos détourne une mission de forage de puits de pétrole en Alaska pour enterrer dans un puits profond et radioactif l’ordinateur principal hébergeant sa conscience.

Le témoignage retrouvé du chef de l’expédition sacrifiée de la North star, Dwight Bowie à sa femme, est particulièrement émouvant.

Puis Archos lance son offensive généralisée en faisant chuter les avions et devenir folles les automobiles à pilotage automatique qui traquent les humains pour les écraser.

Si beaucoup d’entre eux sont tués, la résistance se construit également comme cet ouvrier en bâtiment, Marcus Johnson qui attire les robots dans son quartier pour mieux les faire exploser et ainsi pouvoir gagner les bois ou les sous sols avec d’autres survivants pour se mettre plus à l’abri des capacités actuelles des machines urbaines.

Dans une réserve indienne de l’Oklahoma, le père de Blanton, Lonnie Wayne organise également une armée de résistance appelée Gray horse army, en se basant sur la culture de son peuple, les Osages tandis qu’à Tokyo, Namura parvient à déprogrammer un robot imprimante qui tentait de le tuer pour s’en faire un allié et échapper à la mort dans son immeuble entièrement automatisé.

Un étonnant retournement de situation s’effectue en Afghanistan ou les GI se font massacrer par leurs propres avtomats que ce soient robot tanks, fantassins ou drones, ce qui pousse Blanton en fuite à rejoindre le camp ennemi de Jabar.

Cormac Wallace entre en scène à Boston ou avec son frère Jack membre de la garde nationale, ils parviennent à survivre à une attaque de robots mines et s’enfuient après s’être équipés en armes et uniformes de combat.

Après être sorti de leur état, ils découvrent l’ampleur de la situation : camps de réfugiés se disputant leur survie dans les forets, mais aussi camps de travail crée par les machines ou sont parqués les humains pour participer aux chaines de construction des machines infernales d’Archos.

Ce constat les poussent à intégrer la Gray horse army qui progresse de jour en jour en intégrant des robots tanks araignées modifiés et domestiqués.

A Tokyo, Namura bâtit une véritable forteresse dans en son ancienne usine en reprogrammant les robots industriels infectés pour s’en faire de puissants alliés qu’il appelle senshi.

Avec ses senshi il livre de terribles batailles contre les troupes d’Archos mais parvient à chaque fois à les repousser de son château qui deviendra un asile pour réfugiés humains.

Prenant tous les risques, la sénatrice Laura Perez se rend dans un camp de travail pour y libérer ses enfants Nolan et Mathilda, cette dernière ayant été modifiée par Archos de telle manière à pouvoir commander aux machines.

Chacun à sa manière contribue à la lutte, Blanton et Jabar en diffusant la position d’Archos en Alaska en remontant les ondes transmises depuis une plateforme de recherches sur la vie organique, puis Lurker et Arrtrad les deux antihéros anglais qui dotés d’exosquelettes de combat vont débrancher le brouillage des communications satellitaires d’Archos avant d’être tués.

Mais un tournant s’établit lorsque sous l’impulsion de Mikiko ramenée à la vie par Namura, des robots dits libres voient le jour et décident comme l’androïde arbitre 902, l’hoplite 611 et le warden 333 de rejoindre la rébellion contre Archos.

Avec les fantastiques capacités de ces nouveaux alliés, la Gray horse army lance alors une gigantesque offensive contre la base d’Archos en Alaska.

Malgré leurs pertes importantes comme Jack tué par un des stumpers et la présence d’agressives robots mantes capable d’éventrer les massifs robots araignées leur servant de protection, les combattants triomphent de leurs adversaires avec l’appui décisif de 902 commandé par Mathilda Perez.

Etant le seul capable de descendre dans le puits radioactif dans lequel se terre Archos, 902 qui a perdu ses deux amis robots tués par des missiles, débranche le cerveau de l’armée robotique après avoir résisté à une tentative de conversion pour lâcher ses alliés humains.

Cormac Wallace peut ensuite boucler son histoire par un happy end de cohabitation robots libres-humains non sans savoir précisément si la conscience d’Archos a finalement été complétement éradiquée de la Terre…

En conclusion, roman original salué par les plus grand spécialistes du genre comme Stephen King et Steven Spielberg, « Robocalypse » est le type même de roman d’anticipation finalement assez classique ayant le mérite de décrire de manière particulièrement détaillée et pratique comment les robots civils et militaires finiraient par se retourner contre leurs créateurs.

Rien de bien neuf sur ce thème déjà traité dans les Terminator mais une approche cette fois plus scienitifique de cette guerre hommes-machines se soldant par cette conclusion se voulant rassurante : la capacité à s’adapter de l’homme prévaudra toujours sur celle de ses concurrents… et on peut se demander jusqu’à combien de temps encore vivrons nous dans cette illusion ?

Robocalypse (Daniel H Wilson)
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:47
Star wars VII : le réveil de la force (Jeffrey Jacob J Abrams)

Il fallait bien que je finisse par voir « Star wars VII : le réveil de la force » de Jeffrey Jacob Abrams.

Sorti en fin d’année 2015, ce septième opus de la prolifique saga initié par Georges Lucas en 1978 prend place trente ans après la fin de « Star wars VI : le retour du jedi » sorti rappelons le en 1983 !

Une nouvelle menace du coté obscur de la Force représenté par le Premier ordre cherche à mettre la main sur une carte permettant de localiser Luke Skywalker (Mark Hamil) le dernier jedi encore vivant.

Un homme en armure noire, Kylo Ren (Adam Driver) qui semble capable manier le coté obscur de la Force dans un style analogue à Darth Vador, prend la tete d’un commando de fantassins pour un raid sur la planète Jakku.

Il y capture Poe Dameron (Oscar Isaac) un pilote d’élite de la Résistance mais ne parvient pas à récupérer la carte glissée préalablement dans un droide appelé BB-8.

Après l’assaut et le massacre de la population à Jakku, un des fantassins nommé FN 2187 (John Boyega) se révèle incapable de suivre les ordres et se rebelle contre l’autorité de sa chef elle aussi en armure le capitaine Phasma (Gwendoline Christie).

Prenant tous les risques, FN 2187 libère Poe et s’enfuie avec lui à bord d’un chasseur Tie, en complétant la dextérité du pilote par un correct maniement de l’artillerie.

Endommagé, le chasseur s’écrase sur une zone désertique de Jakku et permet à FN 2187 rebaptisé Finn, d’entrer en contact avec Rey (Daisy Ridley) une jeune femme solitaire vivant de la vente de pièces détachées.

Rey qui a récupéré BB-8 et s’est refusée à le vendre malgré son prix comprend l’importance du droide pour le Premier ordre lorsque une escouade de chasseurs Tie attaque pour le récupérer.

La présence du Faucon millenium considéré comme une épave, permet au trio d’échapper aux chasseurs avec Rey aux commandes et Fin une nouvelle fois très efficace avec la vieille artillerie du Faucon.

Dans l’espace, le Faucon est capturé par un énorme vaisseau dans lequel figurent Han Solo (Harrison Ford) et Chewbacca (Peter Mayhew/Joonas Suotamo).

Le duo est très intéressé par récupérer le vieil appareil dont la valeur opérationnelle reste importante.

Mais deux bandes de mercenaires surgissent et demandent remboursement de vieilles dettes à Solo et son adjoint velu.

Dans la plus grande confusion, tout le monde profite de la présence de trois monstres tentaculaires appelés Rathtar pour échapper aux mercenaires et prendre la fuite à bord du Faucon millenium.
Han apprend à apprécier les capacités de mécanicienne et de pilote de Rey.

La nouvelle équipe se rend sur Takonada pour retrouver Maz Kanata (Lupita Nyon‘go), une voyante capable de les aider à localiser la Résistance dirigée par la Princesse Leia Organa (Carrie Fisher), afin de lui remettre la précieuse carte de DD-8.

Face à cet étrange créature aux grosses lunettes masquant des yeux hypertrophiés, Rey découvre le sabre laser d’Anakin Skywalker et de terrifiantes visions issues de son passé.

Mais le Premier ordre dirigé par un maitre appelé Snoke/Leader suprême (Andy Serkis), réagit, utilisant une arme surpuissante permettant de détruire des planètes de la Resistance à l’aide d’un énorme canon situé sur la planète-base Starkiller.

Sur Takonada, Rey est capturé par Ren en réalité le fils de Han Solo et envoyé sur Starkiller pour être interrogée.

Le survivants du Faucon millenium parviennent à gagner D’Quar, la planète mère de la Résistance et y retrouvent le duo Sispéo/ R2-D2 qui permettent de compléter la carte incomplète de DD-8 pour localiser Skywalker.

Les retrouvailles entre Leia et Han vieillis ont émouvantes et ont pour toile de fond le destin de leur fils Ben devenu Ren après avoir été attiré par Snoke.

Mais la destruction imminente de D’Qar par Starkiller oblige la Résistance à mettre sur place un plan d’attaque pour détruire la base du Second ordre.

Solo, Finn et Chewbacca sont chargés de désactiver les boucliers de force de Starkiller en utilisant les étonnantes capacités de vitesse du Faucon millenium.

Le trio pénètre dans la base dans laquelle Rey a résisté au pouvoir de Ren en montrant elle aussi des capacités de maitrise de la Force et est parvenu s’échapper en usant de télépathie face aux troopers.

Han se heurte à son propre fils et tente de le raisonner.

Alors que Ren semble se ranger à la volonté de son père, il finit par le tuer d’un coup de sabre laser, ce qui provoque la colère de Chewbacca qui fait exploser les bouclier de Starkiller en représailles.

Les chasseurs X-wings commandées par Poe peuvent alors tenter un raid destructeur mis trouvent une puissante résistance constituée de la DCA de la base et des chasseurs Tie.

Dans un univers enneigé, un duel au sabre laser a finalement lieu entre Ren blessé au bras par un tir de Chewbacca et Finn qui tente maladroitement de protéger Rey.

Malgré son courage, Finn est surclassé par la maitrise technique de Rey et tombe inconscient.

Rey prend alors sa place et parvient à surclasser le jeune homme en révélant elle aussi une maitrise des talents jedi impressionnante.

Mais la dextérité de Poe permet à la Résistance de porter le coup de grâce à Starkiller et à enclencher un processus de destruction de la base finalement abandonnée par Snoke qui donne l’ordre de récupérer Ren.

Chewbacca permet à Rey et Finn blessé de sortir de Starkiller avant son explosion.

Au final, Rey retrouve Luke Skywalker vieilli vivant en solitaire sur une planète océanique.

En conclusion, très attendu par les fans, « Star wars VII : le réveil de la force » a constitué pour moi une déception.

Abrams se montre pour moi plus suiveur que novateur et ne fait que recycler les bonnes idées mises en place par le maitre George Lucas.

Le Premier ordre n’est qu’une émanation mineure de l’Empire des Siths et la planète Starkiller qu’une version XXL de l’Etoile noire.

Snoke et Ren ne sont également que des copies de Dark Sidious et Anakin Skywalker.

Il y a certes un aspect important de la nostalgie en retrouvant des stars des années 80, un Han Solo ou une Leia Organa avec trente ans de plus dans les jambes, mais papy Harrison Ford parait bien tassé et fatigué pour reprendre le rôle qui fit sa renommée à quarante ans passés.

Du coté des nouveautés, les nouveaux personnages de Finn et Rey ne sont pas assez charismatiques et demandent à être creusés.

Restent pour se contenter quelques beaux combats galactiques entre chasseurs, mais ceci ne suffit pas pour moi à faire de cet épisode VII une réussite.

Et si Abrams était en réalité surestimé ?

Star wars VII : le réveil de la force (Jeffrey Jacob J Abrams)
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