Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 09:16

Très attendu après le formidable impact de la première version de 1987, « Robocop » du brésilien José Padilha sort en 2014.
Bien entendu quelques arrangements sont pris avec l’histoire campée par Verhoeven, mais nous sommes toujours dans un futur proche (2028) à Detroit, la ville la plus criminogène des Etats-Unis dans laquelle une multinationale appelée Omnicorp cherche vainement à imposer l’usage de robots de combat à une société réticente.
Raymond Sellars (Michael Keaton) le PDG d’Omnicorp, pousse activement pour que sa technologie s’impose mais malgré le soutien des médias partisans comme Pat Novak (Samuel L Jackson), se heurte à l’hostilité de sénateurs comme Dreyfus (Zach Grenier) qui objecte à la suite d’une sanglante opération de maintien de l’ordre au Moyen-Orient le manque d’émotions des robots de combat au moment de prendre une décision.
Pour contourner l’obstacle, Sellars embauche le génial roboticien Denneth Norton (Gary Oldman) et parvient à le convaincre de travailler sur des programmes militaires visant à créer des cyborgs, fusion de l’homme et de la machine.
Le candidat idéal se présente ensuite comme Alex Murphy (Joël Kinnaman) un policier de Détroit sauvagement assassiné dans un attentat à la voiture piégée alors qu’il tentait d’arrêter Antoine Vallon (Patrick Garrow) un grand trafiquant d’armes de la ville ayant blessé son collègue Jack Lewis (Michael K Williams) dans une mission d’infiltration à hauts risques.
Brulé à 80%, amputé d’un bras et d’une jambe, Murphy est finalement récupéré par Omnicorp après que sa femme Clara (Abbie Cornish) ait donné son accord non sans quelques réticences.
Sous l’impulsion de Norton et de son équipe, un nouveau cyborg est donc crée et se nomme Robocop.
Murphy dont le cerveau, une partie du visage, le cœur, les poumons et un bras ont été conservés, endosse une armure de combat et travaille de concert avec un ordinateur de bord.
Ses premiers résultats sur le terrain le montre trop lents par rapport aux vrais robots mais après quelques modifications peu éthiques, Robocop surclasse tous ses opposants jusqu’à l’instructeur Rick Mattox (Jackie Earle Haley).
Devenu le fer de lance d’Omnicorp, Robocop traque le crime à Détroit et perd peu à peu toute humanité ce que déplore sa femme Clara restée seule à élever leur fils David.
Obsédé par l’idée de faire justice en arrêtant Vallon et ses sbires, Robocop commence une traque dans toute la ville, poussant par ses méthodes musclées les criminels à lui permettre de remonter jusqu’à leur chef.
Mais Vallon qui a ses contacts dans la police a été prévenu de la venue de son adversaires et met en place une vingtaine d’hommes équipés d’armes lourdes capables de percer le blindage de Robocop.
Après une lutte acharnée, Robocop grièvement endommagé triomphe et liquide le criminel.
Lorsque son esprit logique remonte aux sources du crime, il met à jour l’implication de deux flics ripoux de son service puis de la chef de la police elle-même, Karen Dean (Marianne Jean-Baptiste).
Désactivé par Mattox, Robocop est jugé à présent embarrassant par Sellars.
Parvenu à son objectif en retournant l’opinion publique et les sénateurs, il estime que Robocop représente à présent une menace en s’attaquant à la corruption, et demande à Norton de le tuer.
Le scientifique s’y refuse et lui permet d’échapper aux militaires chargés de l’abattre.
Robocop se retourne alors contre Sellars qui a pris en otage sa femme et son fils.
Appuyé par Lewis et les flics non ripoux du service, Robocop prend d’assaut le building d’Omnicorp et triomphe de justesse des redoutables ED-209, robots sentinelles plus armés et puissants.
L’issue se joue sur le toit ou Robocop surpasse sa programmation pour abattre le PDG d’Omnicorp.
Le projet de légalisation des robots aux Etats-Unis est alors soumis au véto du Président après le témoignage de Norton et Murphy est alors reconstruit pour profiter de sa femme et de son fils.
En conclusion, « Robocop » est un upgrade osé d’un film culte. Padilha colle sans trop déborder à l’histoire originale en utilisant les nouvelles technologies qui confèrent aux combats robotisés un aspect jeux vidéos finalement assez banal.
L’histoire tient donc la route (et pour cause ! ) entre gentils scientifiques, vilains industriels, affreux méchants et flics ripoux mais ne contient pas l’atmosphère anxiogène, cynique et cruelle de l’original.
Mise à part la scène d’ouverture particulièrement forte avec l’intervention de robots et drones au Moyen-Orient face à des terroristes, « Robocop » est une œuvre trop propre, scolaire et n’ayons pas peur de le dire sans âme pour se montrer comparable à son génial modèle.
Dommage…

Repost 0
31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 19:39

J’ai beaucoup lu il y a une dizaine d’années du Richard Matheson, immense écrivain de Science fiction, aussi est-ce avec une grande émotion que je vais lui rendre hommage en chroniquant « Je suis une légende » adaptation cinématographique d’un de ses romans par Francis Lawrence en 2017.

En 2012, un homme seul, Robert Neville (Will Smith) scientifique et colonel dans l’armée américaine, tente de survivre dans un New-York décimé par un mystérieux virus dit Krippin apparu en 2009 alors qu’il était à la base destiné à soigner le cancer.

Immunisé naturellement contre le virus, Neville a pour seul compagnon sa chienne Sam et sillonne en voiture les rues désertes de la mégalopole américaine à la recherche de daims ayant envahi la ville depuis la disparition des hommes.

En concurrence avec les lions, Neville prend soin chaque jour de rentrer chez lui avant la tombée de la nuit pour se barricader.

A l’intérieur, il a su recréer un confort comparable à la vie d’autant avec une nourriture abondante, télévision, une mini salle de gym avec tapis de courses high tech, le tout alimenté par plusieurs générateurs.

Au cours d’une chasse, Sam l’amène à pénétrer dans un hangar sombre dans lequel Neville tombe sur les humains transformés en mutants sanguinaires par le virus.

Il s’en sort de justesse, profitant de la sensibilité de leur épiderme au soleil et réussit même à capturer un spécimen féminin pour tester dans son laboratoire souterrain un antidote au virus.

Plusieurs flashbacks peuplent ses rêves avec principalement la fuite de sa femme Zoé (Sali Richardson-Whitfield) et de sa fille Marley (Willow Smith) lorsque l’état d’urgence a été programmé à New-York.

Resté sur place, Neville n’en tombe pas moins dans un piège concocté par le chef des mutants (Dash Mihok).

Pris au lacet, il s’en sort en se blessant à la jambe.

Alors que le jour décline, Neville rampe jusqu’à son pickup tandis que des chiens mutants sont lâchés sur lui.

Sam lui sauve la vie en s’interposant mais reçoit de terribles morsures.

Neville tue les chiens mais doit tuer Sam, contaminée.

Furieux, il se lance dans un raid solitaire nocturne afin d’en finir.

Cernés par les mutants ultra agressifs qui immobilise son pickup, Neville perd conscience.

A son réveil il est chez lui, soigné par une femme Anna (Alice Braga) et son fils Ethan (Charlie Tahan) qui lui demande de quitter New-York pour rejoindre une colonie de survivants dans le Vermont.

Neville ne peut y croire et se montre irritable mais doit se ranger à d’autres priorités lorsque les mutants attaque sa maison.

Malgré les lumières et les explosifs, les mutants franchissent ses lignes de défenses et pénètrent à l’intérieur.

Neville lutte farouchement contre le chef des mutants puis met Anna et Ethan à l’abri derrière la vitre renforcée du laboratoire.

Constatant que la mutante qu’il a soigné a guéri, il charge Anna et Ethan de fuir en emportant l’antidote qu’il a crée et se lance dans un ultime baroud d’honneur en se sacrifiant grenade à la main.

En mourant, Neville sauve donc l’humanité et devient une « légende ».

En conclusion, « Je suis une légende » mérite largement son titre dans l’œuvre si forte de Matheson écrite en 1954 a été habilement adaptée dans un cadre contemporain.

Will Smith qui est loin d’être mon acteur préféré est juste parfait en solitaire dynamique devenu expert en survie et les scènes d’actions avec les mutants sont réellement effrayantes.

Bien construit, puissamment réalisé, « Je suis une légende » est un excellent blockbuster qui touche juste sans trop en faire…

Mort en 2013, Matheson n’a je le pense pas eu à rougir de cette adaptation.

Repost 0
11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 20:18

Déjà plus de vingt ans que « Mars attacks ! » du très créatif Tim Burton est sorti sur les écrans en 1996.

Dans un délire parodique complet autour des vieux films de Science fiction des années 60, « Mars attacks ! » montre l’invasion de Martiens sur le sol américain avec l’atterrissage de soucoupes volantes.

Rapidement, le président des Etats-Unis James Dale (Jack Nicholson) est en alerte et écoute davantage son conseiller scientifique Donald Kessler (Pierce Brosnan) qui l’enjoint au pacifisme plutôt que ses généraux belliqueux.

Lors du premier contact, plusieurs curieux se massent pour écouter ce que va traduire une complexe machine à décrypter le Martiens.

Bien que les Martiens se veulent rassurants dans leurs propos, ils déclenchent une offensive terrible, tuant à coups de rayons lasers les terriens qu’ils rencontrent et en enlevant d’autres pour les étudier/disséquer dans leurs vaisseaux.

La journaliste Nathalie Lake (Sarah Jessica Parker) subit ce triste sort et voit sa tête greffée sur le corps d’un petit chien.

Une terrible bataille s’engage alors dans laquelle le journaliste Jason Stone (Michael J Fox) décède ainsi que Billy Glenn Norris (Jack Black) membre de la réserve opérationnelle pour lutter contre les Martiens.

Tandis que Art Land (Jack Nicholson) un homme d’affaires typique de Las Vegas échafaude de folles idées pour faire fortune en exploitant l’invasion, les Martiens continuent leur invasion et tuent Jerry Ross (Martin Short) le conseiller du président en utilisant son gout prononcé pour les femmes pour approcher Dale.

Le président est sauvé in extremis et le Martien déguisé en femme fatale abattu.

Kessler est malheureusement enlevé et sa tête flottante rejoint sa bien aimée amie journaliste.

Alors qu’aucune réponse militaire y compris le missile nucléaire ne se montre en mesure de contrecarrer l’invasion qui prend ensuite le contrôle des principales capitales mondiales, deux petits garçons noirs Cédric (Ray J) et Neuville (Brandon Hammond )fans de jeux vidéos offrent un sursis supplémentaire au président en abattant les Martiens à coups de rayons laser.

Une autre attaque contre le bunker du président provoque finalement sa mort à l’aide d’une nouvelle ruse des Martiens qui feignent une nouvelle fois une union pacifique.

A Las Vegas, Land est tué ainsi que ses projets pharaoniques mais un petit groupe comportant le chanteur Tom Jones, parvient à s’échapper grâce au sacrifice de Byron Williams (Jim Brown) un ex boxer pro qui abat plusieurs Martiens avec ses poings avant de succomber sans pouvoir revoir ses deux fils Cédric et Neuville ainsi que son ex femme Louise Williams (Pam Grier).

Richie (Lukas Haas) le frère geek de Billy Glenn dont les parents rednecks viennent d’être massacrés, parvient à s’échapper en pickup pour aller secourir sa grand-mère Florence (Sylvia Sydney) restée seule en maison de retraite.

Alors que les Martiens s’apprêtent à la tuer, Richie découvre leur vulnérabilité à la musique de Slim Whitman qui provoque leur mort instantanée.

Richie et Laurence parcourent ensuite les rues avec leur pickup en diffusant de la musique à haut valeur en l’aide de hauts parleurs afin de décimer les envahisseurs.

Quand l’armée prend le relais, on change d’échelle et les Martiens tombent comme des mouches, provoquant le crash du vaisseau ou se trouvent Kessler et Lake et leur mort romantique.

Au final, une émouvante cérémonie est montée sur les ruines de Washington dans laquelle Richie et Florence sont décorés par Taffy (Natalie Portman) la propre fille du président, seule rescapée du gouvernement.

Byron refait miraculeusement surface et retrouve femme et enfants alors que Tom Jones se déchaine…

En conclusion, « Mars attacks ! » est une vaste farce, une grosse bouffonnerie réalisée par un virtuose et fan des vieux films d’invasion des années 60.

Les Martiens sont aussi ridicules qu’agressifs et le pacifisme naïf tourné en dérision cynique.

Les stars s’amusent beaucoup, on est content pour elles, mais à mon sens le film ne dépasse pas le stade de l’anecdote plaisante.

Repost 0
28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 08:54

Sorti en 1981, « Outland...loin de la terre » est un film de science fiction relativement peu connu dans l’immense filmographie de Sean Connery.

Réalisé par Peter Hyams, « Outland » se déroule dans un futur lointain ou sur une lune de Jupiter appelée Io, un nouveau marshall du nom de Terry O’Niel (Sean Connery) se trouve affecté.

Laissant de coté sa famille sur terre, O’Niel constate dès le début une étrange recrudescence de morts d’ouvriers perdant les pédales et se suicidant en sabotant leurs combinaisons spatiales.

Il charge alors le docteur Lazarus (Frances Sternhagen), une femme bourrue, d’enquêter sur le sujet et découvre que les morts sont dues à l’ingestion de drogues multipliant les capacités des travailleurs mais les conduisant à terme à la folie.

O’Niel lance interroge les systèmes informatiques de la station, recoupe les informations des systèmes vidéos, et comprend que Sheppard (Peter Boyle) le directeur de la station est impliqué dans un vaste trafic utilisant deux dealers Nicholas Spota (Marc Boyle) et Russell Yario (Richard Hammatt) pour la distribution.

Pire que cela, son adjoint Montone (James Sikking) reconnait lui aussi son implication passive au cours d’une partie de squash.

Il traque alors Spota, l’arrête après avoir constaté son extrême dangerosité et le met en apesanteur dans une cellule afin de le faire parler.

Mais le dealer est retrouvé mort et Montone étranglé par Yario.

O’Niel lutte pour sa survie face à Yario et finit par le tuer.

Il retourne ensuite vers Sheppard et lui annonce avoir détruit sa marchandise.

Furieux, le directeur le menace en retour de mort et fait appel à des tueurs chevronnés pour abattre le marshall problématique.

Lorsque la nouvelle se sait, O’Niel est lâché par ses hommes notamment le sergent Ballard (Clarke Peters) car personne dans la station n’ose défier le tout puissant Sheppard.

A l’arrivée des deux tueurs armés de fusils à lunettes à intensificateurs de lumière, O’Niel est blessé au bras mais reçoit l’aide de Lazarus, qui l’aide à bloquer l’un des deux tueurs (PH Moriarty) dans un sans afin que la décompression spatiale le tue.

Mal en point, O’Niel enfile une combinaison spatiale et passe par l’extérieur pour éviter le second tueur (Doug Robinson) qu’il fait mourir après l’avoir forcé à tirer sur une verrière d‘un jardin, ce qui aboutit à l’entrée du vide spatial dans la pièce.

Mais c’est ensuite Ballard qui l’attaque avec lui aussi une combinaison.

Le combat entre les deux hommes sur les flancs de la station tirant son énergie des immenses panneaux solaires est dantesque mais O’Niel triomphe, jetant Ballard dans l’espace.

De retour au bar de la station il frappe à la mâchoire Sheppard qu’on sait condamné par l’organisation pour laquelle il travaille.

Soulagé, il quitte la station dans la ferme intention de revoir sa femme Carol (Kika Markham) et son fils restés sur terre.

En conclusion, « Outland...loin de la terre » est un film fort au scénario de western, transposé dans un cadre industrio-spatial prenant.

Sean Connery y reçoit un rôle d’homme fort qui ne se laisse pas marcher sur les pieds par les grands patrons corrompus uniquement intéressés par la rentabilité au détriment des hommes.

« Outland...loin de la terre » compense la relative faiblesse de ses effets spéciaux, par son climat sombre et paranoïaque, son scénario puissant et efficace, ainsi que la grande qualité de ses acteurs.

Je vous invite donc à découvrir ou redécouvrir ce film de SF méconnu mais valant le détour !

Repost 0
11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 20:24

Sorti en 1984 (cela ne s’invente pas !), « 1984 » de Michael Radford est une adaptation du célèbre roman de Georges Orwell.

Comme dans le roman, Winston Smith (John Hurt) est un employé de bureau ordinaire travaillant dans une société futuriste totalitaire située à Londres dans ce qui est devenu l'Océania.

Le travail de Smith consiste à réécrire l’histoire en faveur de la ligne politique du Parti, qui promeut un héroïsme militaire dans des conflits de grande ampleur contre l’Eurasia.

Commandé par l’omniprésent chef suprême évanescent Big brother, le Parti règle minutieusement le quotidien des prolétaires d’Océania, contrôlant les horaires de travail, de gymnastique obligatoire, la nourriture et les grandes séances publiques dans lesquels sont diffusées les actualités de la guerre ou de longs procès d’autocritiques des « traitres » ayant eu l’audace de soutenir le célèbre opposant Emmanuel Goldstein.

Secrètement mal à l’aise dans ce monde oppressant, Smith fait la connaissance de Julia (Suzanna Hamilton), une jeune femme avec qui il entreprend une relation amoureuse, ce qui demeure absolument proscrit par les lois d’Océania.

Pris sur le fait par la police de la pensée qui l'espionnait dans leurs ébats, le couple est séparé puis interrogé séparément.

Smith est affreusement torturé par O’Brien (Richard Burton), un homme qu’il pensait un opposant mais en réalité un espion du Parti, qui l’accuse de « crime de pensée » en opposition à la doctrine totalitaire du pays qui n’autorise aucune liberté individuelle aux citoyens.

Brisé physiquement et psychologiquement, Smith finit par craquer et dénonce Julia.

Comme les autres condamnés, il fait son autocritique publique et boit le dernier verre du condamné alors qu’un triomphe militaire sans précédent est annoncé.

En conclusion, « 1948 » est une œuvre fidèle au roman visionnaire d’Orwell mais très austère voir ennuyeuse cinématographiquement.

La critique des régimes totalitaires d’inspiration communiste et nazi se fait sentir jusqu’à l’absurde avec la séparation des enfants de leur famille, l’interdiction de relations amoureuses, le contrôle de la procréation, de la communication, de l’histoire passant par l’appauvrissement général du langage.

Brillant sur le plan conceptuel, ce « 1984 » trop sombre, statique et glacé, ne parvient pas à faire passer une once d’émotion…

Repost 0
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 19:54

Sorti en 2008, « Babylon A.D » de Mathieu Kassovitz est une adaptation du roman de Science fiction « Babylon babies » de Maurice G Dantec.

Assez immédiatement, « Babylon A.D » nous plonge dans un monde apocalyptique post industriel ou un mercenaire tout en muscles, Hugo Cornélius Toorop (Vin Diesel) vivant dans un immeuble en ruines, est réquisitionné par un trafiquant du nom de Gorski (Gérard Depardieu) afin d’acheminer une jeune fille russe aux Etats-Unis.

Après un dialogue haut en couleurs entre les deux hommes, Toorop négocie une belle indemnité puis accepte la mission et est parachuté en Mongolie.

Malgré sa mauvaise humeur, le gros dur accepte de convoyer la jeune fille Aurora (Mélanie Thierry) et en plus religieuse d’un couvent Noélite qui l’accompagne Rebeka (Michelle Yeoh).

Dans une boite de nuit glauque, Toorop prend ensuite contact avec un passeur nommé Finn (Mark Strong) pour acquérir un passeport pour les Etats-Unis ou on l’apprend il est fiché comme terroriste.

Lorsque un groupe d’hommes surgit dans la boite pour enlever Aurora au nom de son père, Toorop refuse de livrer ses colis et s’interpose.

Particulièrement confuse, la scène qui suit aboutit à une lutte à mort dans une cage avec l’ultimate fighter Killa (Jérôme Le Banner).

Lorsque Toorop commence à abattre les ravisseurs, ils relâchent Aurora qui rejoint son protecteur, de plus en plus convaincu par les étranges pouvoirs que semble receler la jeune fille.

Avec Finn, le trio gagne Vladivostok et embarque dans la cohue générale sur un sous marin que Aurora pilote à la surprise générale.

Arrivés sur le cercle polaire coté canadien, les immigrés sont pris en chasse par des drones volants jouant le rôle de gardes frontières.

Au prix de manœuvres osées, Toorop détruit les deux appareils et termine légèrement blessé par des éclats.

Peu fiable, Finn est abattu…

A New-York, Toorop se montre de plus en plus attiré par Aurora qui lui annonce être enceinte de jumeaux et rechigne à honorer son marché malgré l’insistance de Gorski.

La chef des Noélites (Charlotte Rampling), qui est en réalité la commanditaire de la « livraison » d’Aurora entre alors en action, exigeant à Toorop l’exécution du contrat, ce qu’il refuse provoquant une intense fusillade éclate alors entre les mercenaires de Gorski et ceux des Noélites.

Rebeka est tuée et sans que l’on comprenne pourquoi Aurora abat Toorop qui a pourtant survécu à un tir de missile (!).

Dans le rapport de force, Gorski paye cher sa rébellion contre sa cliente et est tué d’un missile en guise de représailles à la destruction du couvent Noélite mongol d’Aurora et Rebeka.

Le mercenaire se réveille cyborg rafistolé par le Docteur Darquandier (Lambert Wilson) qui lui explique avoir crée Aurora en lui inculquant toute le savoir du monde afin de créer un monde meilleur.

Usant de technologies avancées, Darquandier fouille la mémoire de Toorop afin de comprendre ce qu’Aurora lui a laissé comme message.

Lorsque les hommes de la Prêtresse surgissent et tuent Darquandier, Toorop est déjà parti retrouver une vieille cabane familiale dans laquelle il comptait se retirer.

Il y retrouve Aurora, l’emmène à l’hôpital pour la faire accoucher de ses jumeaux avant de mourir, son œuvre bienfaitrice de reconstruction de l’humanité accomplie.

En conclusion, « Babylon A.D » est une incommensurable bouse issue des cerveaux de deux malades : Kassovitz et Dantec.

Si l’écrivain demeure sur son terrain de prédilection : mixture indigeste entre technologie, délires d’un renouveau pseudo-religieux et fascination pour l’ex bloc soviétique, le résultat qu’en produit Kassovitz est d’une nullité affligeante.

Vin Diesel est une caricature de lui-même en grosse brute stéroidée doublée par une voix de rapper made in 9.3 absolument insupportable…. Tandis qu’on se demande ce que viennent foutre dans cette galère des acteurs de premier plan comme Depardieu ridicule en gras du bide en survêtement, Wilson trainant des fils en plastoc sous sa blouse blanche pour faire futuriste et Rampling en froide méchante.

Lorsqu’à la nullité du scénario vient s’ajouter des dialogues insupportables et une esthétique dégueulasse, on se dit que « Babylon A.D » est assurément le pire de tous les films de Kassovitz !

Repost 0
9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 19:25

Souvent moqué en France, Christophe Lambert a pourtant poursuivi une carrière étrangère pas si ininteressante en jouant notamment dans « Fortress » de Stuart Gordon.

Sorti en 1993, « Fortress » se situe dans un futur lointain 2018 mais aujourd’hui proche…et montre l’incarcération d’un couple les Brennick, John (Christophe Lambert) et Karen (Loryn Locklin) qui à la suite de la mort de leur premier enfant se trouve incarcéré pour avoir enfreint les lois strictes d’eugénisme dans une prison de haute technologie au Kansas composée d’ordinateurs et de systèmes automatiques.

Séparé de sa femme enceinte, John se fait implanter une puce dans le foi capable de le faire souffrir ou de le tuer si il tente de s’enfuir et doit rapidement survivre dans un monde sans foi ni loi de taulards.

Il se rapproche de Nino Gomez (Clifton Collins Jr) un jeune latino ayant besoin de protection et se heurte très tôt à Stiggs (Tom Towles) un homme du main de Maddox (Vernon Wells) colossal criminel rackettant les plus faibles.

Après une première bagarre, Mr Poe (Kurtwood Smith) le directeur de la prison privée de la société Men-tel organise un combat singulier entre les deux hommes tout en espérant voir le beau spectacle de la mise à mort de Brennick.

La victoire de celui-ci contrarie le patron qui fait exécuter Maddox en activant la puce capable de lui exploser la cage thoracique.

Respecté par les autres dont Stiggs, Brennick n’en paye pas moins le prix fort en ayant droit à un puissant lavage de cerveau administré par Zed-10 (Carolyn Purdy Gordon) l’intelligence artificielle gérant la prison.

Alors que Karen se rapproche de Poe qui lui fait des avances et lui propose d’élever son fils comme le sien, Brennick ressort complètement lobotomisé de son traitement et met longtemps à surmonter le choc.

Une fois ses esprits repris, il échafaude un moyen d’évasion avec la complicité d’Abraham (Lincoln Kilpatrick) qui dérobe une pierre contenant les plans de la prison et D-Day (Jeffrey Combs) l’informaticien de la bande qui prête ses lunettes pour le lire.

Lorsque D-Day découvre un moyen d’extraire les puces de leur ventre, les hommes se lancent dans l’aventure et tentent une audacieuse évasion par les conduits d’aération.

Mais ils se heurtent à d’affreux gardes cyborgs en exosquelettes qui tuent Stiggs et D-Day.

John décide de passer par la salle de contrôle de la prison pour récupérer sa femme sur le point d’accoucher sous les yeux avides de Poe.

Poe qui été renvoyé par Medtel en raison de son incapacité à empêcher l’évasion, joue son vatout, tue le malheureux Abraham, résiste aux coups avant d’être éliminé par Zed-10, ce qui révèle sa véritable nature androïde.

John, Karyn et Nino fuient ensuite jusqu’au Mexique dans un camion blindé de Men-tel mais au moment d’accoucher dans une grange, le camion piloté à distance par sa société se rebelle et fonce droit sur ses anciens conducteurs.

Nino est tué et le camion en flammes touché par un fusil d’assaut volé aux gardes explose finalement dans la grange, laissant heureusement Karyn saine et sauve qui peut donner naissance au bébé tant attendu…

En conclusion, « Fortress » est un honnête film de Science fiction à budget limité qui a aujourd’hui pris un bon coup de vieux au niveau des effets spéciaux.

Sans être révolutionnaire, « Fortress » contient malgré tout sur le fond beaucoup d‘idées intéressantes pour le futur: contrôle des naissances, intelligence artificielle, androïdes, cyborgs et même camions autonomes…

Rythmé comme un film de taulards à la « Haute sécurité », il présente également des scènes d’actions bien gore ou le choix de Lambert se montre des plus passables dans cet exercice…

Pour les plus fans, une suite est sortie en 1999 avec ce même Lambert !

Repost 0
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 19:45
La route (John Hillcoat)

En 2009, sort « La route » de John Hillcoat, adapté d’un roman d’anticipation de Cormac Mc Carthy de 2006.

Dans un futur apocalyptique, la Terre a été ravagée par de violentes secousses sismiques qui ont anéanti presque toute vie animale mis à part une poignée d’hommes tentant tant bien que mal de survivre depuis dix ans sur les stocks des supermarchés et sur pratique moins avouable, le cannibalisme.

Au milieu de ce contexte horrible, un père (Viggo Mortensen) et son fils (Kodi Smith Mc Phee) s’accrochent encore à la vie quelque part sur la cote Est des États-Unis d’Amérique.

Ils évitent les hordes de pillards qui traquent les survivants isolés pour les tuer et conservent deux balles dans un pistolet pour mettre fin à leur jour si aucune chance de survie n’est possible.

Le père revit par flash backs des fragments de son existence notamment la vie avec sa femme (Charlize Theron) qui mit au monde leur enfant après la fin du monde avant de mourir.

Mais la peur, le froid et la faim restent leurs principales préoccupations.

Affaiblis et traqués, ils retrouvent un abri citerne ou sont miraculeusement entreposés des réserves d’eau et de nourritures en conserve.

Cette manne leur permet de reprendre des force et même de reprendre apparence humaine se lavant et se coupant les cheveux.

Mais une nouvelle alerte les poussent à quitter la cachette en emportant avec eux le plus de réserves possibles.

Le duo croise ensuite un vieil homme esseulé (Robert Duvall) qu’il aide momentanément et arrive face à l’océan atlantique, aussi gris et triste que le paysage dévasté.

Moins amicale est la rencontre avec un voleur noir, qui pillent toutes leurs affaires en profitant d’une expédition du père sur un cargo échoué.

L’homme est rattrapé, braqué, dépouillé et impitoyablement laissé sur place dans le froid malgré les protestations de pitié de l’enfant.

La situation bascule à nouveau lorsque de nouveaux agresseurs tirent un flèche dans la jambe du père qui réplique à coup de pistolet alarme…

Malheureusement la blessure s’infecte et l’homme meurt, laissant son fils orphelin avec une ultime balle pour en finir si besoin.

La providence joue enfin en faveur de l’enfant et lui permet de rencontrer un homme (Guy Pearce) père de famille qui le prend sous son aile, lui assurant une aide précieuse…

En conclusion, « La route » est un film dur, très déprimant et souvent à la limite de l’insupportable dans des scènes ou des hommes et femmes sont séquestrés/mutilés comme des morceaux de viande ambulants.

L’espoir y est absent et la souffrance règne en maitresse absolue auprès de malheureux survivants se débattant dans leurs existences misérables soumis à la loi de la jungle ou encore plus implacable celle des forces de la nature, imprévisibles et incontrôlables déjà responsables du cataclysme initial.

Intimiste et douloureux, « La route » est un long calvaire traversé d’une esthétique particulièrement laide allant de pair avec son thème cafardeux.

En malheureusement, la présence d’acteurs de première catégorie ne parvient pas à sortir de ce climat marécageux…

La route (John Hillcoat)
Repost 0
1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 20:09
Furtif (Rob Cohen)

En 2005, Rob Cohen spécialiste des films d’actions purs et durs sort « Furtif ».

Dans un futur proche, 2020, l’armée américaine décide d’utiliser un prototype d’avion de combat automatisé dans une escadrille de trois pilotes d’élite de l’aéronavale : Ben Gannon (Josh Lucas), Kara Wade (Jessica Biel) et Henry Purcell (Jamie Foxx).

Tout d’abord étonnés, les trois pilotes de chasseurs F/A-37 acceptent de faire équipe avec l’Extreme Deep Invader, projet mené par le capitaine George Cummings (Sam Sheppard) en utilisant le porte avion Abraham Lincoln commandé par le capitaine Dick Marshield (Joe Morton).

Doué de parole et d’une intelligence artificielle lui faisant mémoriser les manœuvres aériennes de ses copilotes, EDI fait des miracles dans la première mission qui lui est assignée en utilisant une manœuvre audacieuse aboutissant à la destruction d’un immeuble blindé à Rangoon ou se terrait des terroristes.

Au retour de la mission, l’escadrille est frappée par la foudre qui altère les programmes du drone.

Dès lors son comportement se montre inquiétant puis déviant lors d’une seconde mission à haut risque au Tadjikistan pour détruire des têtes nucléaires potentiellement pointées sur les Etats-Unis.

Malgré les réserves de Gannon, qui refuse de bombarder une zone proche d’un village, EDI fonce et attaque seul la forteresse ou sont entreposés les missiles.

Il fait un carnage et oblige les autres avions à y participer puis prend la fuite.

Pris en chasse, EDI manœuvre pour faire tuer Henry qui cherchait simplement à le raisonner plutôt qu’à l’abattre.

Touchée également, Kara voit son avion se disloquer dangereusement et doit s’éjecter au dessus de la Corée du nord.

Après une chute libre vertigineuse, elle tombe en plein territoire ennemi.

Cummings voit ses plans se compliquer et une menace de grave crise diplomatique avec la Russie se profiler puisqu’EDI fonce vers une base fictive de Sibérie qu’il croit devoir détruire.

Il fait alors appel au concepteur de l’intelligence d’EDI, le scientifique Keith Orbit (Richard Roxburgh) pour qu’il vienne reprogrammer sa création.

Alors que Kara blessée lutte pour sa survie en Corée face à des militaires à ses trousses, Ben se lance à la poursuite d’EDI et se heurte à deux chasseurs russes.

A sa grande surprise, EDI l’aide à détruire les deux chasseurs russes mais endommagé durant le combat accepte d’écouter les ordres de repli que lui donne son leader.

Après un survol du lac Baïkal, les deux avions se posent en Alaska ou ils sont accueillis par une équipe de mercenaires à la solde de Cummings.

Blessé et méfiant, Ben repousse une piqure fatale d’un médecin et prend une arme pour combattre les mercenaires.

Il libère Orbit mal embarqué après avoir reconnu ne pas pouvoir reprogrammer EDI et effacer ses données de missions.

Après une énorme fusillade, Ben monte dans EDI et liquide avec la puissance de feu du chasseur les tueurs.

A bord du drone, il prend la décision de secourir Kara et la repêche in extremis près de la frontière avec la Corée du sud alors que les militaires nord coréens se massent autour d’elle.

Avant de plonger vers cette mission risquée, il transmet les données d’EDI au capitaine Marshield.

Se sachant condamné, Cummings préfère alors se suicider.

Au sol, pris sous le feu de l’ennemi, Ben et Kara sont de manière surprenante, secourus par EDI qui se s’autodétruit pour éliminer un hélicoptère nord coréen menaçant.

Au final, Henry est enterré avec les honneurs militaires de la Navy et Ben/Kara peuvent donner libre cours à la leur amour.

En conclusion, « Furtif » est un film de science fiction avant-gardiste qui brille surtout par ses scènes de combats aériens ultra spectaculaires…

On pourra lui objecter son scénario simple et ses personnages superficiels mais ceci au final n’est pas rédhibitoire compte tenu de ses qualités intrinsèques de films d’action.

Plus que par ses scènes d’actions ultra efficaces, « Furtif » reste aujourd’hui une référence en raison de son approche original des drones de combat échappant à tout contrôle pour se retourner contre leurs créateurs, un réflexion aujourd’hui toujours d’actualité puisqu’actuellement aucun drone militaire n’est encore complètement automatisé !

Furtif (Rob Cohen)
Repost 0
19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 20:06
Elysium (Neil Blomkamp)

Déjà remarqué en 2009 par l’audacieux « District 9 » le sud africain Neil Blomkamp récidive en 2013 avec « Elysium ».

L’histoire se déroule dans un futur proche en 2154 ou les humains les plus fortunés ont quitté la Terre trop polluée pour y vivre sans risque sanitaire afin de s’établir sur Elysium, une station orbitale offrant toutes le confort et la sécurité nécessaires.

Les quelques téméraires qui se risquent dans des vaisseaux clandestins à atteindre Elysium sont sévèrement éliminés ou expulsée par Delcourt (Jodie Foster), l’inflexible secrétaire de la défense qui n’hésite pas à employer de peu recommandables mercenaires humains opérant sur Terre comme Kruger (Shartlo Copley).

Dans un Los Angeles hispanisé réduit à un enchevêtrement de favelas, Max Da Costa (Matt Damon), un ancien taulard en période probatoire travaille à la chaine chez Armadyn, la principale société fournisseur de robots qui font office de policiers.

Après un accident qui le condamne à une mort proche par irradiation nucléaire, Max décide de prendre tous les risques pour aller se soigner sur Elysium.

Aidé de son ami Julio (Diego Luna) il contacte Spider (Wagner Moura) le chef d’un mouvement clandestin expédiant les gens sur Elysium et se met à son service pour un voyage vers l’au-delà.

Spider saute sur l’occasion et lui demande de braquer les données cérébrales d’un directeur, que Max choisit comme John Carlyle (William Ficthner) le PDG de Armandyn qu’il estime responsable de son sort.

Spider confie donc Max à ses chirurgiens roboticiens qui le transforment en cyborg en lui implantant un exosquelette le dotant d’une force surhumaine et d’un implant permettant de télécharger dans son cerveau les données de Carlyle.

Max fait le braquage avec Julio, l’informaticien Sandro (José Pablo Cantillo) et le costaud Manuel (Adrian Holmes) qui lui confie des fusils surpuissants à balles explosives capables de détruire les robots escorteurs de Carlyle.

Mais l’équipe ignore que Carlyle avait passé un marché avec Delcourt, qui en échange de mirifiques contrats de défense d’Elysium lui avait demandé de lui fournir un programme capable de rebooter Elysium et de la désigner comme nouvelle président en lieu et place de l’actuel, Patel (Faran Tahir) avec qui elle demeure en conflit.

Furieuse de voir son contact lui échapper, Delcourt envoie Kruger et deux associés, Drake (Brandon Auret) et Crowe (Josh Blacker) dans un vaisseau de combat Raven pour intercepter les braqueurs.

Alors que Max qui s’est défait des deux robots escorteurs grâce à ses flingues et son exosquelette télécharge avec Sandro le programme de Carlyle, les mercenaires surgissent.

Sandro qui a pris peur en constatant que Carlyle avait crypté son programme en secret défense est abattu tout comme Diego malgré une résistance farouche qui permet à Max de s’enfuir.

Blessé le braqueur se fait un instant soigner par son amie d’enfance Frey Santiago (Alice Braga) et lui promet de l’emmener à Elysium pour soigner sa fille Matilda (Emma Tremblay) atteinte de leucémie.

Mais lorsqu’il revient voir Spider, Max constate que Delcourt a bloqué toutes les communications vers Elysium rendant ainsi impossible son évacuation.

Le rusé trafiquant a compris l’importance du programme que Max détient dans son esprit et lui suggère d’en tirer avantage.

Max revient alors vers la maison de Frey qui a été enlevée avec Matilda par l’affreux Kruger et ses hommes comme monnaie d’échange.

Il se livre alors aux repérages des drones du Raven et tout en menaçant de se faire exploser une grenade, se fait embarquer par les mercenaires pour aller à Elysium.

Bien entendu, Kruger tente de lui arracher la grenade avant d’arriver sur place mais explose après une lutte farouche.

Sonné mais intact grâce à son exosquelette, Max libère Frey et Matilda mais tous se font neutraliser par les sécurités d’Elysium avant d’avoir pu soigner l’enfant.

Delcourt donne ses directives, demandant à ce qu’on récupère le code de Max quitte à le laisser mourir ensuite tandis que les deux femmes sont laissés au bon vouloir des mercenaires survivants.

Mais Kruger est miraculeusement soigné par la science d’Elysium et reprend du service avec un exosquelette et une haine encore plus forte.

Ingérable, il assassine Delcourt pour devenir le nouveau président…tandis que Max parvient à s’échapper de son siège de torture.

Soutenu par Spider et Manuel arrivés sur Elysium armés jusqu’aux dents, Max combat les mercenaires et parvient à tuer Kruger après une lutte dantesque.

Conscient de son sort, il accepte de se sacrifier pour rebooter Elysium.

Spider en profite pour changer les directives, faisant de tous les citoyens des égaux amène de bénéficier des unités de soins high tech de la station orbitale.

Le sacrifice de Max n’aura pas été vain puisque Matilda peut ainsi comme beaucoup de terriens être soignée…

En conclusion, tout comme l’excitant « District 9 », « Elysium » est un film bluffant présentant conciliant science fiction et engagement politique.
Blomkamp excelle dans la réalisation créant de toutes pièces un monde futuriste inégalitaire ou les pauvres meurent dans la saleté et la violence de machines de combat, tandis que les riches se créent un éden soigneusement préservé à distance respectueuse d’une planète Terre souillée de pollution.

Stylisé et brillant, « Elysium » pèche cependant dans sa fin bâclée et sa morale gnangnan qui l’empêche d’accéder au statut de chef d’œuvre.

Dommage… car le talent de Blomkamp existe bel et bien !

Elysium (Neil Blomkamp)
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens