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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 19:54

Sorti en 2008, « Babylon A.D » de Mathieu Kassovitz est une adaptation du roman de Science fiction « Babylon babies » de Maurice G Dantec.

Assez immédiatement, « Babylon A.D » nous plonge dans un monde apocalyptique post industriel ou un mercenaire tout en muscles, Hugo Cornélius Toorop (Vin Diesel) vivant dans un immeuble en ruines, est réquisitionné par un trafiquant du nom de Gorski (Gérard Depardieu) afin d’acheminer une jeune fille russe aux Etats-Unis.

Après un dialogue haut en couleurs entre les deux hommes, Toorop négocie une belle indemnité puis accepte la mission et est parachuté en Mongolie.

Malgré sa mauvaise humeur, le gros dur accepte de convoyer la jeune fille Aurora (Mélanie Thierry) et en plus religieuse d’un couvent Noélite qui l’accompagne Rebeka (Michelle Yeoh).

Dans une boite de nuit glauque, Toorop prend ensuite contact avec un passeur nommé Finn (Mark Strong) pour acquérir un passeport pour les Etats-Unis ou on l’apprend il est fiché comme terroriste.

Lorsque un groupe d’hommes surgit dans la boite pour enlever Aurora au nom de son père, Toorop refuse de livrer ses colis et s’interpose.

Particulièrement confuse, la scène qui suit aboutit à une lutte à mort dans une cage avec l’ultimate fighter Killa (Jérôme Le Banner).

Lorsque Toorop commence à abattre les ravisseurs, ils relâchent Aurora qui rejoint son protecteur, de plus en plus convaincu par les étranges pouvoirs que semble receler la jeune fille.

Avec Finn, le trio gagne Vladivostok et embarque dans la cohue générale sur un sous marin que Aurora pilote à la surprise générale.

Arrivés sur le cercle polaire coté canadien, les immigrés sont pris en chasse par des drones volants jouant le rôle de gardes frontières.

Au prix de manœuvres osées, Toorop détruit les deux appareils et termine légèrement blessé par des éclats.

Peu fiable, Finn est abattu…

A New-York, Toorop se montre de plus en plus attiré par Aurora qui lui annonce être enceinte de jumeaux et rechigne à honorer son marché malgré l’insistance de Gorski.

La chef des Noélites (Charlotte Rampling), qui est en réalité la commanditaire de la « livraison » d’Aurora entre alors en action, exigeant à Toorop l’exécution du contrat, ce qu’il refuse provoquant une intense fusillade éclate alors entre les mercenaires de Gorski et ceux des Noélites.

Rebeka est tuée et sans que l’on comprenne pourquoi Aurora abat Toorop qui a pourtant survécu à un tir de missile (!).

Dans le rapport de force, Gorski paye cher sa rébellion contre sa cliente et est tué d’un missile en guise de représailles à la destruction du couvent Noélite mongol d’Aurora et Rebeka.

Le mercenaire se réveille cyborg rafistolé par le Docteur Darquandier (Lambert Wilson) qui lui explique avoir crée Aurora en lui inculquant toute le savoir du monde afin de créer un monde meilleur.

Usant de technologies avancées, Darquandier fouille la mémoire de Toorop afin de comprendre ce qu’Aurora lui a laissé comme message.

Lorsque les hommes de la Prêtresse surgissent et tuent Darquandier, Toorop est déjà parti retrouver une vieille cabane familiale dans laquelle il comptait se retirer.

Il y retrouve Aurora, l’emmène à l’hôpital pour la faire accoucher de ses jumeaux avant de mourir, son œuvre bienfaitrice de reconstruction de l’humanité accomplie.

En conclusion, « Babylon A.D » est une incommensurable bouse issue des cerveaux de deux malades : Kassovitz et Dantec.

Si l’écrivain demeure sur son terrain de prédilection : mixture indigeste entre technologie, délires d’un renouveau pseudo-religieux et fascination pour l’ex bloc soviétique, le résultat qu’en produit Kassovitz est d’une nullité affligeante.

Vin Diesel est une caricature de lui-même en grosse brute stéroidée doublée par une voix de rapper made in 9.3 absolument insupportable…. Tandis qu’on se demande ce que viennent foutre dans cette galère des acteurs de premier plan comme Depardieu ridicule en gras du bide en survêtement, Wilson trainant des fils en plastoc sous sa blouse blanche pour faire futuriste et Rampling en froide méchante.

Lorsqu’à la nullité du scénario vient s’ajouter des dialogues insupportables et une esthétique dégueulasse, on se dit que « Babylon A.D » est assurément le pire de tous les films de Kassovitz !

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 19:25

Souvent moqué en France, Christophe Lambert a pourtant poursuivi une carrière étrangère pas si ininteressante en jouant notamment dans « Fortress » de Stuart Gordon.

Sorti en 1993, « Fortress » se situe dans un futur lointain 2018 mais aujourd’hui proche…et montre l’incarcération d’un couple les Brennick, John (Christophe Lambert) et Karen (Loryn Locklin) qui à la suite de la mort de leur premier enfant se trouve incarcéré pour avoir enfreint les lois strictes d’eugénisme dans une prison de haute technologie au Kansas composée d’ordinateurs et de systèmes automatiques.

Séparé de sa femme enceinte, John se fait implanter une puce dans le foi capable de le faire souffrir ou de le tuer si il tente de s’enfuir et doit rapidement survivre dans un monde sans foi ni loi de taulards.

Il se rapproche de Nino Gomez (Clifton Collins Jr) un jeune latino ayant besoin de protection et se heurte très tôt à Stiggs (Tom Towles) un homme du main de Maddox (Vernon Wells) colossal criminel rackettant les plus faibles.

Après une première bagarre, Mr Poe (Kurtwood Smith) le directeur de la prison privée de la société Men-tel organise un combat singulier entre les deux hommes tout en espérant voir le beau spectacle de la mise à mort de Brennick.

La victoire de celui-ci contrarie le patron qui fait exécuter Maddox en activant la puce capable de lui exploser la cage thoracique.

Respecté par les autres dont Stiggs, Brennick n’en paye pas moins le prix fort en ayant droit à un puissant lavage de cerveau administré par Zed-10 (Carolyn Purdy Gordon) l’intelligence artificielle gérant la prison.

Alors que Karen se rapproche de Poe qui lui fait des avances et lui propose d’élever son fils comme le sien, Brennick ressort complètement lobotomisé de son traitement et met longtemps à surmonter le choc.

Une fois ses esprits repris, il échafaude un moyen d’évasion avec la complicité d’Abraham (Lincoln Kilpatrick) qui dérobe une pierre contenant les plans de la prison et D-Day (Jeffrey Combs) l’informaticien de la bande qui prête ses lunettes pour le lire.

Lorsque D-Day découvre un moyen d’extraire les puces de leur ventre, les hommes se lancent dans l’aventure et tentent une audacieuse évasion par les conduits d’aération.

Mais ils se heurtent à d’affreux gardes cyborgs en exosquelettes qui tuent Stiggs et D-Day.

John décide de passer par la salle de contrôle de la prison pour récupérer sa femme sur le point d’accoucher sous les yeux avides de Poe.

Poe qui été renvoyé par Medtel en raison de son incapacité à empêcher l’évasion, joue son vatout, tue le malheureux Abraham, résiste aux coups avant d’être éliminé par Zed-10, ce qui révèle sa véritable nature androïde.

John, Karyn et Nino fuient ensuite jusqu’au Mexique dans un camion blindé de Men-tel mais au moment d’accoucher dans une grange, le camion piloté à distance par sa société se rebelle et fonce droit sur ses anciens conducteurs.

Nino est tué et le camion en flammes touché par un fusil d’assaut volé aux gardes explose finalement dans la grange, laissant heureusement Karyn saine et sauve qui peut donner naissance au bébé tant attendu…

En conclusion, « Fortress » est un honnête film de Science fiction à budget limité qui a aujourd’hui pris un bon coup de vieux au niveau des effets spéciaux.

Sans être révolutionnaire, « Fortress » contient malgré tout sur le fond beaucoup d‘idées intéressantes pour le futur: contrôle des naissances, intelligence artificielle, androïdes, cyborgs et même camions autonomes…

Rythmé comme un film de taulards à la « Haute sécurité », il présente également des scènes d’actions bien gore ou le choix de Lambert se montre des plus passables dans cet exercice…

Pour les plus fans, une suite est sortie en 1999 avec ce même Lambert !

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 19:45
La route (John Hillcoat)

En 2009, sort « La route » de John Hillcoat, adapté d’un roman d’anticipation de Cormac Mc Carthy de 2006.

Dans un futur apocalyptique, la Terre a été ravagée par de violentes secousses sismiques qui ont anéanti presque toute vie animale mis à part une poignée d’hommes tentant tant bien que mal de survivre depuis dix ans sur les stocks des supermarchés et sur pratique moins avouable, le cannibalisme.

Au milieu de ce contexte horrible, un père (Viggo Mortensen) et son fils (Kodi Smith Mc Phee) s’accrochent encore à la vie quelque part sur la cote Est des États-Unis d’Amérique.

Ils évitent les hordes de pillards qui traquent les survivants isolés pour les tuer et conservent deux balles dans un pistolet pour mettre fin à leur jour si aucune chance de survie n’est possible.

Le père revit par flash backs des fragments de son existence notamment la vie avec sa femme (Charlize Theron) qui mit au monde leur enfant après la fin du monde avant de mourir.

Mais la peur, le froid et la faim restent leurs principales préoccupations.

Affaiblis et traqués, ils retrouvent un abri citerne ou sont miraculeusement entreposés des réserves d’eau et de nourritures en conserve.

Cette manne leur permet de reprendre des force et même de reprendre apparence humaine se lavant et se coupant les cheveux.

Mais une nouvelle alerte les poussent à quitter la cachette en emportant avec eux le plus de réserves possibles.

Le duo croise ensuite un vieil homme esseulé (Robert Duvall) qu’il aide momentanément et arrive face à l’océan atlantique, aussi gris et triste que le paysage dévasté.

Moins amicale est la rencontre avec un voleur noir, qui pillent toutes leurs affaires en profitant d’une expédition du père sur un cargo échoué.

L’homme est rattrapé, braqué, dépouillé et impitoyablement laissé sur place dans le froid malgré les protestations de pitié de l’enfant.

La situation bascule à nouveau lorsque de nouveaux agresseurs tirent un flèche dans la jambe du père qui réplique à coup de pistolet alarme…

Malheureusement la blessure s’infecte et l’homme meurt, laissant son fils orphelin avec une ultime balle pour en finir si besoin.

La providence joue enfin en faveur de l’enfant et lui permet de rencontrer un homme (Guy Pearce) père de famille qui le prend sous son aile, lui assurant une aide précieuse…

En conclusion, « La route » est un film dur, très déprimant et souvent à la limite de l’insupportable dans des scènes ou des hommes et femmes sont séquestrés/mutilés comme des morceaux de viande ambulants.

L’espoir y est absent et la souffrance règne en maitresse absolue auprès de malheureux survivants se débattant dans leurs existences misérables soumis à la loi de la jungle ou encore plus implacable celle des forces de la nature, imprévisibles et incontrôlables déjà responsables du cataclysme initial.

Intimiste et douloureux, « La route » est un long calvaire traversé d’une esthétique particulièrement laide allant de pair avec son thème cafardeux.

En malheureusement, la présence d’acteurs de première catégorie ne parvient pas à sortir de ce climat marécageux…

La route (John Hillcoat)
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 20:09
Furtif (Rob Cohen)

En 2005, Rob Cohen spécialiste des films d’actions purs et durs sort « Furtif ».

Dans un futur proche, 2020, l’armée américaine décide d’utiliser un prototype d’avion de combat automatisé dans une escadrille de trois pilotes d’élite de l’aéronavale : Ben Gannon (Josh Lucas), Kara Wade (Jessica Biel) et Henry Purcell (Jamie Foxx).

Tout d’abord étonnés, les trois pilotes de chasseurs F/A-37 acceptent de faire équipe avec l’Extreme Deep Invader, projet mené par le capitaine George Cummings (Sam Sheppard) en utilisant le porte avion Abraham Lincoln commandé par le capitaine Dick Marshield (Joe Morton).

Doué de parole et d’une intelligence artificielle lui faisant mémoriser les manœuvres aériennes de ses copilotes, EDI fait des miracles dans la première mission qui lui est assignée en utilisant une manœuvre audacieuse aboutissant à la destruction d’un immeuble blindé à Rangoon ou se terrait des terroristes.

Au retour de la mission, l’escadrille est frappée par la foudre qui altère les programmes du drone.

Dès lors son comportement se montre inquiétant puis déviant lors d’une seconde mission à haut risque au Tadjikistan pour détruire des têtes nucléaires potentiellement pointées sur les Etats-Unis.

Malgré les réserves de Gannon, qui refuse de bombarder une zone proche d’un village, EDI fonce et attaque seul la forteresse ou sont entreposés les missiles.

Il fait un carnage et oblige les autres avions à y participer puis prend la fuite.

Pris en chasse, EDI manœuvre pour faire tuer Henry qui cherchait simplement à le raisonner plutôt qu’à l’abattre.

Touchée également, Kara voit son avion se disloquer dangereusement et doit s’éjecter au dessus de la Corée du nord.

Après une chute libre vertigineuse, elle tombe en plein territoire ennemi.

Cummings voit ses plans se compliquer et une menace de grave crise diplomatique avec la Russie se profiler puisqu’EDI fonce vers une base fictive de Sibérie qu’il croit devoir détruire.

Il fait alors appel au concepteur de l’intelligence d’EDI, le scientifique Keith Orbit (Richard Roxburgh) pour qu’il vienne reprogrammer sa création.

Alors que Kara blessée lutte pour sa survie en Corée face à des militaires à ses trousses, Ben se lance à la poursuite d’EDI et se heurte à deux chasseurs russes.

A sa grande surprise, EDI l’aide à détruire les deux chasseurs russes mais endommagé durant le combat accepte d’écouter les ordres de repli que lui donne son leader.

Après un survol du lac Baïkal, les deux avions se posent en Alaska ou ils sont accueillis par une équipe de mercenaires à la solde de Cummings.

Blessé et méfiant, Ben repousse une piqure fatale d’un médecin et prend une arme pour combattre les mercenaires.

Il libère Orbit mal embarqué après avoir reconnu ne pas pouvoir reprogrammer EDI et effacer ses données de missions.

Après une énorme fusillade, Ben monte dans EDI et liquide avec la puissance de feu du chasseur les tueurs.

A bord du drone, il prend la décision de secourir Kara et la repêche in extremis près de la frontière avec la Corée du sud alors que les militaires nord coréens se massent autour d’elle.

Avant de plonger vers cette mission risquée, il transmet les données d’EDI au capitaine Marshield.

Se sachant condamné, Cummings préfère alors se suicider.

Au sol, pris sous le feu de l’ennemi, Ben et Kara sont de manière surprenante, secourus par EDI qui se s’autodétruit pour éliminer un hélicoptère nord coréen menaçant.

Au final, Henry est enterré avec les honneurs militaires de la Navy et Ben/Kara peuvent donner libre cours à la leur amour.

En conclusion, « Furtif » est un film de science fiction avant-gardiste qui brille surtout par ses scènes de combats aériens ultra spectaculaires…

On pourra lui objecter son scénario simple et ses personnages superficiels mais ceci au final n’est pas rédhibitoire compte tenu de ses qualités intrinsèques de films d’action.

Plus que par ses scènes d’actions ultra efficaces, « Furtif » reste aujourd’hui une référence en raison de son approche original des drones de combat échappant à tout contrôle pour se retourner contre leurs créateurs, un réflexion aujourd’hui toujours d’actualité puisqu’actuellement aucun drone militaire n’est encore complètement automatisé !

Furtif (Rob Cohen)
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 20:06
Elysium (Neil Blomkamp)

Déjà remarqué en 2009 par l’audacieux « District 9 » le sud africain Neil Blomkamp récidive en 2013 avec « Elysium ».

L’histoire se déroule dans un futur proche en 2154 ou les humains les plus fortunés ont quitté la Terre trop polluée pour y vivre sans risque sanitaire afin de s’établir sur Elysium, une station orbitale offrant toutes le confort et la sécurité nécessaires.

Les quelques téméraires qui se risquent dans des vaisseaux clandestins à atteindre Elysium sont sévèrement éliminés ou expulsée par Delcourt (Jodie Foster), l’inflexible secrétaire de la défense qui n’hésite pas à employer de peu recommandables mercenaires humains opérant sur Terre comme Kruger (Shartlo Copley).

Dans un Los Angeles hispanisé réduit à un enchevêtrement de favelas, Max Da Costa (Matt Damon), un ancien taulard en période probatoire travaille à la chaine chez Armadyn, la principale société fournisseur de robots qui font office de policiers.

Après un accident qui le condamne à une mort proche par irradiation nucléaire, Max décide de prendre tous les risques pour aller se soigner sur Elysium.

Aidé de son ami Julio (Diego Luna) il contacte Spider (Wagner Moura) le chef d’un mouvement clandestin expédiant les gens sur Elysium et se met à son service pour un voyage vers l’au-delà.

Spider saute sur l’occasion et lui demande de braquer les données cérébrales d’un directeur, que Max choisit comme John Carlyle (William Ficthner) le PDG de Armandyn qu’il estime responsable de son sort.

Spider confie donc Max à ses chirurgiens roboticiens qui le transforment en cyborg en lui implantant un exosquelette le dotant d’une force surhumaine et d’un implant permettant de télécharger dans son cerveau les données de Carlyle.

Max fait le braquage avec Julio, l’informaticien Sandro (José Pablo Cantillo) et le costaud Manuel (Adrian Holmes) qui lui confie des fusils surpuissants à balles explosives capables de détruire les robots escorteurs de Carlyle.

Mais l’équipe ignore que Carlyle avait passé un marché avec Delcourt, qui en échange de mirifiques contrats de défense d’Elysium lui avait demandé de lui fournir un programme capable de rebooter Elysium et de la désigner comme nouvelle président en lieu et place de l’actuel, Patel (Faran Tahir) avec qui elle demeure en conflit.

Furieuse de voir son contact lui échapper, Delcourt envoie Kruger et deux associés, Drake (Brandon Auret) et Crowe (Josh Blacker) dans un vaisseau de combat Raven pour intercepter les braqueurs.

Alors que Max qui s’est défait des deux robots escorteurs grâce à ses flingues et son exosquelette télécharge avec Sandro le programme de Carlyle, les mercenaires surgissent.

Sandro qui a pris peur en constatant que Carlyle avait crypté son programme en secret défense est abattu tout comme Diego malgré une résistance farouche qui permet à Max de s’enfuir.

Blessé le braqueur se fait un instant soigner par son amie d’enfance Frey Santiago (Alice Braga) et lui promet de l’emmener à Elysium pour soigner sa fille Matilda (Emma Tremblay) atteinte de leucémie.

Mais lorsqu’il revient voir Spider, Max constate que Delcourt a bloqué toutes les communications vers Elysium rendant ainsi impossible son évacuation.

Le rusé trafiquant a compris l’importance du programme que Max détient dans son esprit et lui suggère d’en tirer avantage.

Max revient alors vers la maison de Frey qui a été enlevée avec Matilda par l’affreux Kruger et ses hommes comme monnaie d’échange.

Il se livre alors aux repérages des drones du Raven et tout en menaçant de se faire exploser une grenade, se fait embarquer par les mercenaires pour aller à Elysium.

Bien entendu, Kruger tente de lui arracher la grenade avant d’arriver sur place mais explose après une lutte farouche.

Sonné mais intact grâce à son exosquelette, Max libère Frey et Matilda mais tous se font neutraliser par les sécurités d’Elysium avant d’avoir pu soigner l’enfant.

Delcourt donne ses directives, demandant à ce qu’on récupère le code de Max quitte à le laisser mourir ensuite tandis que les deux femmes sont laissés au bon vouloir des mercenaires survivants.

Mais Kruger est miraculeusement soigné par la science d’Elysium et reprend du service avec un exosquelette et une haine encore plus forte.

Ingérable, il assassine Delcourt pour devenir le nouveau président…tandis que Max parvient à s’échapper de son siège de torture.

Soutenu par Spider et Manuel arrivés sur Elysium armés jusqu’aux dents, Max combat les mercenaires et parvient à tuer Kruger après une lutte dantesque.

Conscient de son sort, il accepte de se sacrifier pour rebooter Elysium.

Spider en profite pour changer les directives, faisant de tous les citoyens des égaux amène de bénéficier des unités de soins high tech de la station orbitale.

Le sacrifice de Max n’aura pas été vain puisque Matilda peut ainsi comme beaucoup de terriens être soignée…

En conclusion, tout comme l’excitant « District 9 », « Elysium » est un film bluffant présentant conciliant science fiction et engagement politique.
Blomkamp excelle dans la réalisation créant de toutes pièces un monde futuriste inégalitaire ou les pauvres meurent dans la saleté et la violence de machines de combat, tandis que les riches se créent un éden soigneusement préservé à distance respectueuse d’une planète Terre souillée de pollution.

Stylisé et brillant, « Elysium » pèche cependant dans sa fin bâclée et sa morale gnangnan qui l’empêche d’accéder au statut de chef d’œuvre.

Dommage… car le talent de Blomkamp existe bel et bien !

Elysium (Neil Blomkamp)
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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 09:34
King Kong (Peter Jackson)

Sorti en 2005, « King Kong » est le remake de Peter Jackson du célèbre film de 1933 qui avait lui-même connue un remake en 1976.

Tout auréolé du succès du « Seigneur des anneaux », Jackson brosse le portrait dans le New York des années 30 de Carl Denham (Jack Black), réalisateur passionné et fou qui malgré l’opposition forcenée de ses producteurs, désire aller tourner un film sur un ile inconnue dite du Crane, perdue au milieu de l’Océan indien.

Dans le même temps, Ann Darrow (Naomi Watts) une danseuse de Broadway se retrouve sans emploi à la suite de la Grande dépression qui frappe les Etats-Unis.

Usant de roublardise et d’un zeste de chance, Denham parvient à convaincre Darrow encore inconnue de rejoindre son équipe ainsi que l’écrivain Jack Driscoll (Adrien Brody) pour embarquer sur un cargo en direction de l’ile imaginaire.

La traversée est longue et pénible dans un navire au confort parfois spartiate pour Driscoll qui doit « loger » dans une cage pour animaux que lui attribue le capitaine revêche Englehorn (Thomas Kretschmann).

Ceci ne l’empêche pas de nouer une relation avec la jolie Ann qui doit partager la vedette du film avec l’acteur Bruce Baxter (Kyle Chandler) bellâtre imbu de lui-même.

Englehorn menace de dévier de route lorsqu’il apprend qu’un mandat d’arrêt a été émis contre Denham mais les choses changent lorsque le navire approche finalement une ile absente de toutes les cartes maritimes.

Manquant de faire naufrage sur les rochers effilés, le cargo s’immobilise.

Denham et son équipe débarquent sur des chaloupes, impatients de découvrir l’ile et de tourner.

La découverte de squelettes humains ne les découragent pas mais ils se font agresser brutalement par un tribu autochtone particulièrement effrayante.

L’intervention d’Englehorn et ses hommes, le second Hayes (Evan Park), le matelot Choy (Lobo Chan) et le jeune mousse Jimmy (Jamie Bell) qui dispersent les sauvages à coups de balles, Ann est enlevée et destinée à un mystérieux sacrifice.

Le temps de comprendre et d’investir le camp adverse retranché derrière une haute forteresse, Ann a été enlevée par un immense gorille du nom de Kong.

Loin de la tuer et de la dévorer comme les autres victimes, Kong semble séduit par Ann et en devient le protecteur.

Les hommes décident cependant de mener une expédition de 24h pour la retrouver à travers une jungle dense et hostile habitées de créatures préhistoriques.

Les aventuriers doivent survivre à une charge d’immenses brontosaures harcelés par des allosaures particulièrement voraces et perdent des hommes dans le piétinement qui en résulte.

Herb (John Sumner) le courageux cameraman de Denham finit dans la gueule des reptiles.

Ils retrouvent Kong mais le gorille furieux contre les hommes qui tirent sur lui, massacre Hays, Choy et les précipite les autres membres de l’équipe du haut d’une falaise.

De son coté, Ann tente de fuir Kong et atterrit en pleine jungle ou elle doit échapper aux crocs d’énormes lézards et autres insectes peu ragoutants.

Mais le pire reste à venir avec deux tyrannosaures qui décident de la croquer pour leur gouter.

Heureusement Kong intervient et après une lutte exceptionnelle, réussit à triompher de trois T-Rex tout en protégeant sa bien aimée.

Les survivants sont attaqués par d’horribles cafards et autres sangsues vivantes.

Une nouvelle fois Englehorn sauve la mise à Denham et Driscoll en fâcheuse posture face à de monstrueuses araignées…

Malgré les pertes énormes, Driscoll refuse de renoncer à Ann et se rend seul sur la montagne de Kong.

Profitant de l’assoupissement de la bête et d’une attaque surprise de chauve souris qui le distraient, il enlève Ann et entreprend de descendre avec elle avec une liane.

Kong réagit mais le duo parvient à s’enfuir en utilisant une chauve souris comme parachute.

Mais l’animal monstrueux s’est à présent entiché de sa belle et se lance à son tour dans une recherche frénétique.

Denham qui a pour projet de le capturer lui lance un filet géant puis des bouteilles de chloroforme avec un succès relatif.

Kong tue encore et est prêt à entrer dans la mer pour arrêter les chaloupes.

Ralenti par un harpon à baleine de Englehorn, il est finalement endormi par Denham.

La dernière partie du film se déroule de nouveau à New-York ou Kong doit être exhibé dans les théâtres de Broadway dans un spectacle de music hall grotesque.

Mais lors de la première, l’animal irrité brise ses lourdes chaines, agresse la foule et sème la panique dans la ville.

Driscoll tente de le distraire, sans succès car il veut seulement retrouver Ann qu’il cherche dans toutes les New-Yorkaises.

Finalement Ann se montre ravie de retrouver son monstre et prend plaisir à glisser avec lui sur le lac gelé de Central Park.
L’intervention de l’armé gâche ses retrouvailles contre nature et l’animal blessé grimpe sur le Baxter building pour y retrouver refuge.

Malgré la présence d’Ann qui tente d’arrêter les soldats, les avions mitraillent sans relâche le monstre qui même si il en détruit quelques uns finit par succomber aux tirs de mitrailleuses lourdes.

Kong lâche finalement prise du haut de la tour, tombant inanimé après un dernier regard pour sa belle.

En conclusion, « King-Kong » est le meilleur film de Jackson, un chef d’œuvre absolu, qui sublime toutes les versions du mythe, y compris celle de l’originale.

Pendant 3h on est emporté dans la grandeur de ce cinéma d’aventures, avec un maestria étonnante dans la réalisation, des scènes d’actions époustouflantes sur l’ile avec combats de dinosaures, insectes monstrueux au milieu duquel trône l’invincible gorille.

Après le combat culte face aux tyrannosaures montrant toute la géniale virtuosité de Jackson, vient la partie urbaine plus classique avec des scènes de catastrophes dans un New-York des années 30 brillamment reconstitué.

Derrière l’action, Jackson sait faire passer l’émotion avec un contraste parfait entre la puissance brutale/animale du colosse et la douceur/fragilité/pureté de Naomi Watts, parfaite dans le rôle à l’époque…

« King-Kong » est donc un grand film qui ne pourra que séduire les amateurs de ce pour quoi le cinéma a été crée : emporter, émouvoir, faire rêver, distraire !

King Kong (Peter Jackson)
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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 13:10
Battleship (Peter Berg)

Sorti en 2012, « Battleship » est une adaptation cinématographique de Peter Berg d’un jeux vidéo.

Au milieu des années 2000, le gouvernement américain découvre l’existence d’une planète « G » potentiellement similaire à la Terre et établit un programme de communication spatial via l’émission d’un signal sur l’ile de Oahu (Hawai) pour le relayer par un satellite vers « G ».

Sur cette même ile, Alex Hopper (Taylor Kitsch) un turbulent jeune homme de 26 ans se fait arrêter par la police pour avoir voulu voler un burrito afin de séduire Sam (Brooklyn Decker) une jolie jeune femme rencontrée dans un bar.

Alex est alors repris en main par son frère Stone (Alexander Skarsgard), capitaine de frégate dans la Marine américaine qui le pousse à entrer dans la Marine.

Mais alors qu’il noue une relation amoureuse avec Sam, Alex arrive en retard pour le discours de l’amiral Terrance Shane (Liam Neeson) propre père de sa chérie.

Shane achève de lancer une grande parade navale à laquelle va participer le Japon par l’intermédiaire du capitaine de vaisseau Yuki Nagata (Tadanobu Asana) commandant d’un destroyer japonais le Myoko.

Lieutenant de vaisseau spécialisé dans les systèmes d’armes, Alex embarque sur le destroyer John Paul Jones.

Son tempérament explosif lui cause des problèmes, aboutit à une bagarre avec Nagata et à son possible renvoi de la Marine.

Mais une brusque invasion extra-terrestre va changer la donne : des vaisseau surviennent de l’espace et viennent s’enficher près d’Hawai.

Les navires de la parade se rendent sur zone, puis Alex avec le second maitre Cora Raikes (Rihanna) et le maitre d’équipage Ordy (Jesse Plemons) embarquent sur un zodiac pour aller à la rencontre des étranges vaisseaux.

Alex déclenche malgré lui l’attaque des extra terrestres qui envoient une énorme pulse électromagnétique pour paralyser les systèmes de communication des navires et isoler via un champs de force une zone autour d’Oahu, stratégique pour établir un poste de liaison avec le gros de leurs troupes.

Commandant du Samson, un autre destroyer, Stone fait donner du canon contre les aliens mais paye cher son initiative par la destruction de son navire et la mort de son équipage.

La guerre est inévitable et les aliens déploient d’infernales machines rotatives sur terre, capables de détruire une base aéronavale et de paralyser une large part des axes routiers de Los Angeles.


Avec la perte du Myoko et la plupart des officiers supérieurs, Alex devient le chef du dernier destroyer sur zone le John Paul Jones et doit collaborer avec Nagata, seul survivant japonais.

Courageusement, il exploite la découverte d’un aliens retrouvé inconscient et examine la créature vaguement humanoïde qui est finalement secourue par les siens quasi invincibles en raison de leurs exosquelettes de combat.

Le robuste second maitre Beast (John Tui) combat courageusement une des créatures qui voulait détruire le système de propulsion du navire et est aidé par Alex et Raikes.

Mais l’armure de la créature la rend invulnérable aux tirs d’armes automatiques et il faut une courageuse manœuvre d’une pièce d’artillerie par Raikes pour en venir à bout.

Ordy découvre un des points faibles des aliens, une extrême sensibilité à la luminosité, ce qui permet au John Paul Jones grandement aidé par les compétences marines de Nagata de détruire trois vaisseaux aliens à coup de missiles anti navires avant d’être détruit par la férocité des sphères rotatives.

Pour contrer les aliens qui ont investi la station spatiale d’Oahu, Sam qui travaille comme thérapeute avec le lieutenant colonel Mark Canales (Gregory D Gadson), ayant perdu ses deux jambes dans l’explosion d’une mine, lance sa jeep contre leur système de transmission, les perturbant temporairement.

Plein de ressources, Alex fait réarmer le vieux cuirassé le Missouri avec un équipage de 1939-1945 avec propulsion à vapeur et systèmes analogiques pour combattre les aliens.

En un face à face terrible avec le dernier vaisseau mère, le Missouri parvient par une manœuvre audacieuse à le surprendre et à l’endommager gravement en faisant donner à la fois toutes ses armes : canons, missiles, torpilles et même mitrailleuses lourdes.

Se sachant perdu, il tire sa dernière bombe pour détruire la station de communication sur l’ile.

Mais l’US Air Force intervient finalement détruisant les sphères destructrices lâchées sur le vieux cuirassé.

L’invasion alien est repoussée, les décorations pleuvent sur Alex, Stone (à titre posthume), et Canales pour son corps à corps héroïque face aux aliens.

Bourru, Shane consent enfin finalement à ce qu’Alex se marie avec sa fille Sam.

Pourtant en Ecosse, un alien est découvert par des adolescents…

En conclusion, « Battleship » est un film au premier abord basique US navy contre aliens, mais recèle au final une réelle efficacité dans sa réalisation simple, efficace et ses effets spéciaux spectaculaires.

Les personnages sont certes brossés à gros traits mais l’intérêt principal du film est ailleurs : la belle opposition entre des extra-terrestres à l’armement ultra technologique et celui plus primitif mais employé à bon escient de nos frères humains.

On passe donc un très bon moment à son visionnage, découvrant par la même occasion avec plaisir une Rihanna tout à fait à son aise en courageuse sous officière de marine…

Battleship (Peter Berg)
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 20:19
Les racines du mal (Maurice G Dantec)

J’ai voulu rendre hommage à Maurice G Dantec, écrivain fou de techno-polar disparu au mois de juin dernier dans une quasi indifférence générale.

Quoi de mieux donc que de relire « Les racines du mal » volumineux roman de 750 pages qui confirma son talent alors naissant en 1995 ?

Dans sa première partie, « Les racines du mal » raconte au début des années 90 la cavale folle d’un tueur en série, Andreas Schaltzmann, qui persuadé d’être victime d’un complot mondial mêlant aliens et nazis, se met à tuer des animaux pour se nourrir de leur sang, avant d’abattre au gré de ses errances psychotiques, des humains dans la banlieue parisienne.

Pyromane, obsédé par une vision purificatrice du feu, Schaltzmann est un véritable danger public qui est finalement pris vivant sur une plage de Normandie après une tentative de suicide ratée.

En prison, son chemin croise celui d’une équipe de scientifiques aux méthodes révolutionnaires, menée par le docteur Stefan Gombrowicz, son assistance russe Svetlana Terekhovna et Arthur Darquandier, tous spécialisés en modélisation des systèmes cognitifs humains.

Mais même si l’équipe peut interroger et enregistrer les confessions mystico-criminelles de Schaltzmann plusieurs fois pour ainsi nourrir un ordinateur intégrant une neuromatrice qui détecte des incohérences comportementales dans la série de meurtres attribués au tueur, leurs méthodes peu orthodoxes leur attirent les foudres des médecins traditionnels qui les écartent de l’affaire.

Déçu, Darquandier qui reste au fond de lui persuadé que Schaltzmann a endossé des crimes qu’il ne pouvait matériellement pas avoir pu commettre, s’exile au Canada puis en Australie pour travailler sur des programmes de recherches spatiaux avancés.

En France, Schaltzmann est déclaré irresponsable de ces actes et interné.

L’affaire se tasse jusqu’au retour de Darquandier en France en 1999 pour une mission de recrutement de nouveaux scientifiques devant intégrer le programme Biosphère australien.

Toujours attiré par le charme slave de Svetlana, Darquandier s’arrange pour la retrouver en vue de la convaincre d’intégrer son programme de recherches.

La jeune femme lui apprend que Schaltzmann est à présent mort après avoir réussi à s’échapper pour finalement se suicider par crémation emportant avec lui ses secrets.

Svetlana avoue aussi à Darquandier être en relation avec un journaliste de la région Rhône Alpes qui en contact avec deux policiers de la région grenobloise, l’a alerté sur un étrange série de meurtres dans les régions montagneuses non seulement de France mais aussi d’Europe avec des corps retrouvés dans des lacs.

Prudents, le journaliste et les policiers utilisent des pseudo littéraires : Chellay, Byron et Shelley.

Darquandier décide alors d'abandonner sa mission de recrutement pour se replonger dans l’affaire et nourrir de nouvelles données sa neuromatrice à présent améliorée par des années de recherche avancée,

La neuromatrice appelée Docteur Schizzo dont la personnalité de base est calée sur celle de Darquandier, est capable de déjouer les pare-feux informatiques les plus sophistiqués pour s’infiltrer dans les systèmes et voler des données, pour ensuite les analyser et en déduire des conclusions.

Elle met rapidement en évidence l’existence d’un réseau européen de tueurs travaillant en équipe, se stimulant à travers des rituels et des défis.

Logiquement Darquandier se rapproche de la source policière à Grenoble et en consultant les archives de la mairie, et en faisant recouper les dates des crimes avec les profils des habitants, localise une famille potentielle de tueurs vivant dans une casse rachetée par Auguste Jimmy Bartel un ancien pilote automobile marié à sa cousine Irène Grenada.

Le Docteur Schizzo dont la personnalité a partiellement fusionné avec l’invasif Schaltzmann et qui est à présent victime d’inquiétants délires mystiques mais aussi de géniales intuitions, fournit une aide précieuse à Darquandier pour l’aider à s’introduire
dans les systèmes des tueurs qui utilisent un réseau de cybersex spécifique pour communiquer.

Le duo réalise alors un casse virtuel et dérobe la majeur partie des fichiers du groupe : ce qui révèle leur nom Ceux des ténèbres, certains de leurs crimes barbares, leurs rituels iniatiques avec déguisements, offrandes sacrificielles à leur mythologie tordue et surtout leur grand objectif de tuerie de masse pour célébrer le nouveau millénaire.

Ecœuré et effrayé, Darquandier décide d’intervenir physiquement et demande l’aide de Schizzo/Schaltzmann pour s’introduire dans la casse grenobloise en leurrant les défenses des tueurs.

Sur place, il y découvre un musée des horreurs avec salles de tortures, système d’enregistrements des supplices des victimes et fours à haute température pour faire disparaitre les restes.

Après ce raid, la quête de la famille emmène toute l’équipe vers la Cote d’Azur puis en Italie ou près du Lac majeur ils possèdent une autre base secrète.

La traque est cependant retardé par l’effondrement temporaire du Docteur Schizzo incapable de juguler la personnalité dévorante de Schaltzmann qui le met en surrégime.

Pressé par le temps et l’imminence du réveillon, Darquandier et Svetlana se font passer pour un autre groupe de tueurs désireux d’intégrer Ceux des Ténèbres et sèment également le doute sur la fiabilité de leur expert informatique un certain Minox.

La ruse prend puisque Ceux des Ténèbres finissent par s’entretuer en pleine nuit près du Lac majeur et que leur base piégée par Darquandier explose de manière spectaculaire sans faire toutefois de victimes directes.

Malheureusement les deux victimes qu’ils comptaient sacrifier ne peuvent en réchapper mais le rituel n’est pas pour autant accompli.

Resté seul avec Jérôme Granada le frère d‘Irène, Darquandier ne peut s’empêcher de l’immoler avec un cocktail Molotov.

Conséquence de l’affrontement, la neuromatrice provoque au passage à l’an 2000 un effet Electro Magnétique Pulse qui paralyse temporairement tous les systèmes de communication du globe.

Resté seul après la rupture prévisible avec Svetlana, Darquandier retourne à ses premiers amours de chercheur assistant à l’implantation de ses chères neuromatrices dans des lanceurs spatiaux.

En conclusion, tout ou presque suffit à définir Dantec dans « Les racines du mal », une première partie polar ultra haletante et ciselée comme une lame puis le basculement progressif vers un univers technologique ou l’écrivain peut à loisir développer voir dériver autour de ses théories pseudo scientifiques ou spirituelles (la Kabbale, le Gnosticisme).

Trop long, excessif dans tout (théories scientifiques avant-gardistes ou pure description des horreurs des psycho-tueurs), « Les racines du mal » n’en demeure pas moins une œuvre impressionnante dans sa construction et dans sa créativité débridée, marque de fabrique de Dantec qui restera comme un écrivain brillant, marginal et passablement cintré.

Les racines du mal (Maurice G Dantec)
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 19:54
Minority report (Steven Spielberg)

En 2002, Steven Spielberg adapte un roman de Philip K Dick « Minority Report ».

L’histoire on s’en doute ultra complexe issue de l’imagination d’un des papes de la Science fiction, montre dans un futur proche (2054) John Enderton (Tom Cruise) un agent travaillant chez Précrime, une société permettant à l’aide de mutants appelés les Précogs, d’arrêter les criminels avant qu’ils ne passent à l’acte et de les plonger dans une sorte de coma éternel à l’aide de disques frontaux.

Travaillant à partir des visions des trois Précogs, plongés dans un liquide amniotique, Anderton démontre la fiabilité de la méthode en réalisant une arrestation spectaculaire, mais est ensuite alerté par une vision transmise directement par Agatha (Samantha Norton) une des Précogs, qui lui montre l’assassinat d’une femme nommée Anne Livey (Jessica Harper).

Faisant part de son étonnement, Anderton est rassuré par son chef Lamar Burgess (Max Von Sydow) qui lui assure que la Précog a été victime d’un effet rebond d’une ancienne prévision.

Il est vrai que Précrime qui n’est encore qu’une entreprise locale de Washington doit subir les investigations de Danny Witver (Colin Farrell) représentant de la Justice, afin de juger de l’extension de l’entreprise à tout le territoire américain.

Surmontant son animosité avec l’arrogant Witver, Anderton se relaxe dans son appartement futuriste au moyen d’hologrammes de son fils disparu.

Le lendemain une autre prévision le montre assassiner un homme nommé Leo Crow (Mike Binder).

Inquiet, Anderton prend la fuite mais est pris en chasse par Fletch (Neal Mc Donough) ses anciens coéquipiers, équipés de propulseurs dorsaux et d’armes non létales.

Avec beaucoup de courage et de capacités physiques, Anderton échappe à ses poursuivants et va trouver Iris Hineman (Lois Smith) la cofondatrice de Précrime.

La vieille femme lui donne des explications sur l’existence des Précogs, issus d’une expérience scientifique ratée et lui confirme que le rêve d’Agatha concernant Lively est probablement un rapport minoritaire qu’il peut retrouver directement dans son cerveau.

Anderton comprend qu’il doit revenir à Précrime mais passe par un trafiquant d’yeux nommé Eddie Solomon (Peter Stormare) qui lui greffe de nouveaux yeux pour échapper aux contrôles policiers.

L’opération est douloureuse et Solomon peu fiable mais Anderton n’a pas le choix et accepte.

Après l’opération, Anderton échappe à des petits robots traqueurs grâce à ce stratagème capture Agatha chez Précrime et parvient à scanner son esprit avec l’aide d’un ami hacker, ce qui confirme qu’il va bien tuer Crow.

Cette prédiction se réalise malheureusement puisque Anderton se retrouve dans l’appartement de Crow et comprend que c’est lui qui a enlevé et tué son fils alors qu’il jouait avec lui à la piscine.

Malgré la présence d’Agatha et sa volonté féroce de ne pas céder aux prémonitions, Anderton tue finalement Crow qui lui révèle avant de mourir avoir été simplement engagé pour jouer un rôle.

Tout prend forme néanmoins après que Agatha lui révèle que Lively était sa mère mais Anderton est ensuite capturé chez sa femme Lara (Kathryn Morris) à qui il rendait visite dans sa folle cavale.

De son coté, Witver qui a également trouvé des éléments falsifiés dans le rêve montrant le meurtre de Lively est froidement abattu par Burgess lui-même.

Lara qui a aussi fini par douter de l’innocence de Burgess, manque de subir le même sort mais il faut attendre une réaction d’un culot monstre de Jad (Steve Harris) un collègue informaticien d’Anderton pour voir divulguer en public l’horreur du crime de Burgess, qui a assassiné Lively pour le fait qu’elle ait chercher à retrouver sa fille.

Dans un dernier face à face avec Anderton, le vieil homme hésite à le tuer puis finit par se suicider.

Le projet Précrime est alors abandonné, les Précogs relâchés et Anderton peut couler des jours heureux avec Lara…

En conclusion « Minority report » est un film à la mesure des ambitions et du gout marqué pour la Science fiction de Spielberg.

Dans un monde futuriste et froid à la « I robot », le réalisateur brosse une histoire paranoïaque et folle dans le plus pur esprit torturé de Dick.

Difficile à comprendre car complexe et tordu, le film se caractérise par une réalisation efficace, d’honnêtes effets spéciaux même si aujourd’hui largement surpassés et par une prestation taillée sur mesure pour Cruise, qui fait ce qu’on attend de lui.

Original donc par son thème mais en aucun révolutionnaire et bouleversant à mon sens.

Minority report (Steven Spielberg)
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 22:31
Rencontre du troisième type (Steven Spielberg)

Sorti en 1977, « Rencontre du troisième type » est un classique du film de Science fiction de Steven Spielberg.

Plusieurs évènements mondiaux semblent laisse à penser qu’une présence extra terrestre s’est manifesté sur Terre : la découverte d’avions de la Seconde guerre mondiale dans un désert du Mexique, d’un vieux cargo des années 20 en plein désert du Gobi.

Chargé de l’affaire, le scientifique français Lacombe (François Truffaut) se rend également en Inde pour étudier un chant réputé d’origine céleste.

Aux Etats-Unis, des perturbations du réseau électriques font appeler Roy Neary (Richard Dreyfuss) pour réparer mais en chemin le technicien se trouve face à face avec des OVNI.

Traumatisé, Roy revient changé à tout jamais et commence à observer un comportement étrange qui l’isole de plus en plus de sa famille, sa femme Ronnie (Teri Garr), ses enfants Brad (Shawn Bishop), Sylvia (Adrienne Campbell) et Toby (Justin Dreyfuss).

Vivant dans le même état que les Neary, Jullian Guiler (Melinda Dillon) qui elle a vu elle aussi les OVNI en même temps que Roy voit son fils Barry (Cary Guffey) enlevé dans la maison familiale après qu’une mystérieuse fumée se soit infiltrée par tout.

Méfiante, l’armée boucle la zone ou sont supposés être les extra-terrestres, une montagne appelée Devil’s tower, en avançant une contamination chimique.

L’état de Neary s’aggrave et il accumule sans explication plusieurs matériaux chez lui pour construire un édifice similaire à Devil’s tower.

Lorsqu’il prend conscience de cela, Neary décide de se rendre sur place avec Julian.

Ensemble avec quelques autres passionnés, ils déjouent la surveillance de l’armée et gravissent la colline pour observer une base scientifique dans laquelle travaille Lacombe et son équipe.

Enfin, une gigantesque soucoupe volante se pose et Lacombe parvient à entrer en communication avec eux grâce au chant décodé en Inde.

En réaction, un alien longiligne puis d’autres plus petits, apparaissent et relâchent les humains qu’ils détenaient sans qu’ils semblent pour le moins du monde avoir été maltraités.

Mais Neary sent comme quelques autres un appel profond en lui et décide de les suivre pour embarquer avec eux…

En conclusion, malgré son statut de film culte, ses effets spéciaux brillants voir révolutionnaires en leur temps et toute la maestria de réalisation de Spielberg, « Rencontre du troisième type » est un film aujourd’hui daté, au rythme lent et à l’intrigue poussive débouchant sur une fin ultra optimiste montrant qu’une cohabitation pacifique serait possible avec une espèce extra terrestre pourtant largement supérieure technologiquement à la civilisation humaine.

A réserver donc aux amateurs de vieux films de SF gentillets ou/et aux plus nostalgiques des premiers Spielberg.

Rencontre du troisième type (Steven Spielberg)
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