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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 10:56

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5

 

 

Malgré le succès d’estime de « THX 1138 » oeuvre intellectuelle et torturée, c’est véritablement en 1977 avec le premier volet de la guerre des étoiles « Star wars IV : un nouvel espoir » que la carrière de George Lucas va décoller pour atteindre des sommets je pense à ce jour inégalés dans le domaine de la science fiction.

Car oui, Star wars est une saga cosmique culte qui charma et charmera plusieurs générations de jeunes et de plus âgés à présent.

Généralement on commence par la voir étant enfant, puis on la revoit plusieurs fois au cours de sa vie toujours avec tendresse, passion ou indulgence nostalgique en revenant inlassablement au même sentiment : mon dieu que c’est bien fait.

Ma prétention en chroniquant l’épisode IV de la série n’est donc pas de supplanter les aficionados du genre et les geeks de tout poil qui auraient une lecture plus fouillée et minutieuse de l’œuvre mais de livrer mon ressenti à une époque de ma vie donné de jeune adulte des années 2010.

L’histoire est connue de tous ou presque, mais il convient de la rappeler.
Dans un passé (ou un futur ?) indéterminée et imaginaire, l’univers est dominé par les armées de l’Empire, vaste organisation militaire régnant par la force et luttant contre les derniers bastions de la Rébellion, formée majoritairement d’humains dirigés par la princesse Leia (Carrie Fisher).

Leia est parvenu a dérober les plans d’une arme terrifiante crée par l’Empire, l’Etoile noire, base secrète de la taille d’une planète, disposant de la capacité de détruire à distance n’importe quel monde.

Prise en chasse par un croiseur de l’Empire, elle est finalement capturée mais a le temps d’envoyer deux de ses robots droides, C3-PO (Anthony Daniels) et D2R2 (Kenny Baker) chercher de l’aide.

Les deux robots échouent sur une planète pseudo désertique appelée Tatooine, sont capturés puis vendus comme esclaves domestiques à une famille de modestes fermiers de la région.

Le neveu des fermiers, le jeune Luke Skywalker (Mark Hamill) vit dans le souvenir d’un père mort lors de combat contre l’Empire.

Excellent pilote, curieux et intrépide, Luke va s’intéresser aux droides et découvre le message envoyée par Leia pour aller chercher de l’aide auprès de Obiwan Kenobi (Alec Guinness), vieil et mystérieux ermite vivant dans une région reculée de Tatooine.

Prêt à toute les aventures, Luke part à l’aventure chercher Obiwan, et découvre plus tard que sa famille a été massacrée par les troupes de l’Empire à la recherche des droides.

Il décide alors de s’engager dans la Rebellion avec Obiwan et de retrouver la princesse Leia sur sa planète d’origine Alderaan.

Mystique et sage, Obiwan enseigne à Luke qu’il est un chevalier Jedi, un ordre aujourd’hui disparu de chevaliers maitrisant la Force, source d’énergie qu’un Jedi est capable de mobiliser pour déplacer des objets, user de télépathie ou développer ses aptitudes physiques mais que l’ordre a été massacré par Dark Vador (David Prowse), son ancien élève, devenu Jedi félon ayant rejoint les troupes de l’Empire.

Luke se montre intéressé et commence à suivre quelques enseignements du maitre.

Mais les deux hommes ont besoin d’un transport pour se rendre sur Alderaan.

Ils le trouvent en passant un contrat avec Han Solo (Harrison Ford), contrebandier des plus louches uniquement intéressé par le profit mais possesseur d’un incroyable vaisseau spatial le Faucon Millénium capable de voler dans l’hyper espace plus vite que la vitesse de la lumière.

Hâbleur et peu fiable, Solo travaille avec son associé Chewbacca (Peter Mayhew) un immense gorille de race Wooky lui servant de pilote, mécanicien et de garde du corps.

Toute l’équipe embarque et se retrouve capturée par l’Etoile noire.

Astucieux, courageux et grandement aidé par les pouvoirs de Kenobi, la débrouillardise de Solo et les capacités techniques de droides, Luke parvient à libérer Leia et à s’enfuir sur la planète Yavin IV ou se situe la base secrète de la Rébellion.

Mais au moment de partir, Obiwan est tué au cours d’un duel au sabre laser avec Dark Vador.

Très affecté par la perte de son mentor, Luke accepte de participer à une attaque quasi suicide contre l’Etoile noire afin de déposer en un point stratégique une bombe visant à la faire imploser.

Le peu courageux Solo se détache de cette mission et après quelques tentatives infructueuses de séductions envers la princesse Leia décide de quitter l’aventure.

Luke joint donc une escadrille de chasseur X et la bataille spatiale commence donc contre les chasseurs Tai de l’empire.

C’est la le point culminant d’un film par ailleurs assez déjà assez génial, avec des combats épiques ou les lasers crépitent et ou les appareils réalisent d’impressionnantes manœuvres.

L’héroïsme est bien entendu présent avec la notion de sacrifice pour une mission plus haute que son intérêt personnel.

Mettant à profit ses dons de pilote et les enseignement d’Obiwan sur la maitrise de la Force, Luke parvient à s’infiltrer entre les défenses de l’Etoile noire et aidé par une intervention in extremis de Solo et de son Faucon Millenium qui lui permet d’écarter Vador, dépose la bombe permettant la destruction de la base.

L’épisode IV se termine donc sur un happy end avec Vador seul rescapé d’un coup d’éclat fracassant de la Rébellion contre l’Empire.

En conclusion, « Star wars IV : un nouvel espoir » est un pur chef d’œuvre.

D’une richesse et d’une créativité insensée, le film emmène le spectateur dans un monde fantastique qui stimule fortement son imagination avec des images de toute beauté que ce soit dans le design des vaisseaux spatiaux (la pureté des lignes du Faucon Millenium) ou dans les mondes exotiques peuplés d’espèces extra-terrestres.

A partir d’un schéma basique, la lutte du bien contre le mal, Lucas crée de toute pièce un univers merveilleux et insuffle un incroyable souffle épique à ses folles aventures spatiales.

Pas de temps mort, tout est ici parfaitement dosé, équilibré et disons le franchement passionnant.

On apprécie le jeune Luke, archétype du héros idéaliste, courageux et attachant parfaitement contre balancé par le coté voyou de charme de Solo, sans nul doute le meilleur rôle d’Harrison Ford avec Indiana Jones.

Le film revêt plusieurs niveaux de lecture, l’un plus ludique voir comique avec ces personnages de dessins animés que pourraient être les deux robots droides fortement inspirés de Laurel et Hardy, entre un C3-PO délicat et sensible et un D2-R2 débrouillard et joueur, l’autre plus adulte avec la dimension mystique de la maitrise d’un pouvoir absolu (la Force) allant de paire avec le code moral d’un chevalier.

Mais le personnage le plus fascinant et énigmatique de l’épisode IV demeure Dark Vador avec son masque, armure noire, sa voix issue caverneuse issue d’un caisson de survie et le versant maléfique du pouvoir corrompu qu’il incarne.

Les combats au sabre laser firent beaucoup pour le renommée de la saga, pour ma part je retiens surtout de ce premier épisode l’hallucinante séquence de fin avec l’assaut contre l’Etoile noire.

Agrémenté d’une superbe remasterisation, de l’adjonction de petite scènes introduisant par exemple Jabba le Hutt « Star wars IV : un nouvel espoir » est un film formidable justement récompensé artistiquement (par une pluie d’oscars) et commercialement par des entrées colossales.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:08

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3

 

 

Peu de gens savent finalement que bien avant le premier Star wars, George Lucas alors sortant de ses études de cinéma réalisa son premier long métrage appelé « THX 1138 ».

Produit en 1970 par son ami Francis Ford Coppola,  « THX 1138 » introduit dès les premières secondes le spectateur dans un univers oppressant de science fiction ou l’homme standardisé, chimiquement contrôlé n’est qu’un maillon élémentaire d’un grand système productif.

THX 1138 (Robert Duvall) est un de ces travailleurs d’un monde sous terrain.

Il assemble toute la journée des barres radioactives à l’aide de pinces manipulatrices dans une enceinte surprotégée surveillée par un poste de contrôle qui voit et entend tout.

Le soir il rentre dans son logement retrouver LUH 3417 (Maggie Mc Omie), sa compagne au crane rasé tout comme lui.

Il  se nourrit de médicaments, regarde de stupides programmes holographiques, se masturbe à l’aide de machine et effectue la prière avec LUH devant une sorte de prêtre également holographique.

Mais THX 1138 ne supporte pas cette vie abrutissante et aspire à plus de liberté.

Poussé par LUH  à la rébellion contre le système, il ne prend plus ses traitements, brave les interdits en ayant un rapport sexuel avec elle.

La réaction du système est brutale et rapide.

THX se voit séparé de LUH mais il supporte il pas qu’on lui enlève sa présence.

Son comportement devient alors déviant et entraine un accident à l’usine de nucléaire.

Il est jugé expéditivement incurable et condamné à être retraité.

Commence alors une sorte de purgatoire pour THX.

Enfermé dans une immense pièce blanche sans aucun relief ni objet, il est inlassablement épié et torturé par des policiers robots au visage de masque impassible.

Dans sa prison, il rencontre d’autres détenus comme lui, SEN 5241 (Donald Pleasance) et un hologramme noir nommé SRT (Pedro Colley) qui leur permet de s’enfuir.

Les trois hommes se retrouvent donc en cavale et pourchassés par les policiers robots.

Seul parmi eux, THX qui comprend que LUH a été exécutée, parvient à aller au bout de sa révolte en quittant le monde sous terrain après une mémorable course poursuite voiture contre moto.

Le film se termine sur la vision de THX enfin à l’air libre d’un monde en apparence désertique et baigné d’une lumière solaire quasi surnaturelle.

En conclusion, « THX 1138 » est un film impressionnant malgré son manque de moyen et intéressant dans son propos inspiré des visions totalitaires futuristes des romans de George Orwell ou d’Aldous Huxley.

Son esthétique froide et austère pourra rebuter certains et sembler bien sinistre mais le monde que décrit Lucas est ici à cette image, sans lumière, sans couleur, sans variété, privé de pulsions vitales et dominé par un pouvoir politique totalitaire s’appuyant sur une science castratrice.

Le reproche principal qu’on pourrait faire au film est un certain manque de rythme et un aspect parfois contemplatif dans certaines scènes.

Seul la scène finale avec la course poursuite entre une Ferrari customisée en engin du futur et des policiers robots juchés sur des motos montre un aspect embryonnaire du talent de Lucas pour ce type de scènes qui contribueront à sa renommée par la suite.

Finalement peu connu car trop intello, austère et empreint d’idées d’extrême gauche, « THX 1138 » est film à découvrir ou à redécouvrir avec plaisir.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 20:05

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Joe Dante a déjà été à l’honneur dans ces colonnes par l’intermédiaire de deux de ces plus célèbres filmes, « Piranhas » et « Gremlins ».

Cette fois c’est au tour de « L’aventure intérieure » , non pas un film d'aventures avec Tabbatha Cash mais un  honnête film de science fiction familial datant de 1987.

L’histoire est à vrai dire complètement folle, le lieutenant Tuck Pendleton (Denis Quaid) buveur et forte tête de l’aéronavale américaine accepte de servir de volontaire pour une expérience scientifique visant à le microniser à l’intérieur d’un mini submersible et à l’injecter dans l’organisme d’un lapin.

Juste avant l’expérience Pendleton se voit quitté par sa petite amie Lydia Maxwell (Meg Ryan).

Après sa miniaturisation dans une seringue, le laboratoire est pris d’assaut par une organisation terroriste commandée par Victor Crashaw (Kevin McCarthy) pour dérober le secret scientifique.

Ozzy Wexler (John Hora) , savant responsable de l’expérience parvient à échapper aux terroristes et après une course poursuite rocambolesque injecte Pendleton dans le fessier d’un parfait inconnu le caissier Jack Putter (Martin Short).

Pendleton parvient à entrer en contact avec Putter qui voit sa vie déjà assez pitoyable complètement bouleversée.

Les deux hommes dont les caractères et les physiques divergent vont en effet devoir s’entraider pour se sortir des griffes de Crashaw.

Le film repose donc sur l’antagonisme entre les deux héros, un militaire casse cou et un parfait anonyme archétype du looser timide qui vont lutter cote à cote en s’enrichissant mutuellement, Pendleton découvrant plus de stabilité et de calme, Putter plus d’audace et de volonté.

Mais le principal intérêt de « L’aventure intérieure » réside dans ces effets spéciaux, notamment la partie immersion à l’intérieur d’un corps humain, dans le système sanguin, prêt du globe oculaire ou à la lisière des sucs gastriques.

Toutefois le film de Dante ne va pas pour moi  assez loin dans cet aspect et reproduit qu’une partie infime de la complexité d’un organisme humain.

Les méchants sont très caricaturaux et lorgnent vers le ridicule comme ce cow boy ringard  (Robert Picardo) utilisé pour récupérer la puce électronique capable de faire reprendre sa taille normale ou un tueur cyborg (Vernon Wells) sorte d’Arnold Schwarzenegger de série B.

En conclusion, « L’aventure intérieure » constitue une déception aves une intrigue très bon enfant dans la lignée des films de science fiction des années 80.

Cette intrigue faiblarde ne parvient pas à être compensée par les effets spéciaux certes astucieux mais au final très datés et peu développés.

Quand aux acteurs que ce soit le bellâtre fadasse Dennis Quaid ou le très terne Martin Short (pale ersatz de Dustin Hoffman) et même la jolie Meg Ryan dans le rôle de la fiancée potiche blonde du héros, aucun ne parvient à réellement captiver.

Impossible donc de trouver un quelconque capital sympathie à ce film bien médiocre.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 14:12

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Séquence retour vers le passé avec « Terminator 2 : le jugement dernier » de James « Avatar » Cameron.

En 1991, alors adolescent j’étais allé voir tout excité ce grand classique de la science fiction ou les effets spéciaux de morphing hallucinants pour l’époque se mariaient avec la présence écrasante d’Arnold Schwarzenegger sur une bande son très rock’n’roll composée par les Guns and Roses.

Après le grand succès rencontré par le premier Terminator en 1984, Cameron bénéficie de beaucoup plus de moyens pour le second volet mais n’en oublie pas pour autant de donner une suite cohérente à l’histoire.

Dans le Los Angeles de 1995, Sarah Connor (la musculeuse Linda Hamilton) a donné naissance à un fils âgé d’une quinzaine d’années, John (Edward Furlong) qui deviendra le futur chef de la rébellion contre les machines à l’horizon 2059.

Dans quelques mois en effet, l’ordinateur Skynet crée par l’ingénieur Dyson (Joe Morton), deviendra autonome et déclenchera un holocauste nucléaire et la guerre entre hommes survivant et machines.

Pour tuer John, Skynet envoie dans le passé un terminator issue d’une nouvelle technologie, le T-1000 (Robert Patrick) capable par sa constitution en metal liquide, de changer de forme, de prendre l’apparence des humains et de transformer son corps en arme blanche.

La rébellion envoie a son tour un  terminator mécanique T-800 (Arnold Schwarzenegger) reprogrammé pour sauver John du T-1000.

Le film trace donc cette traque par deux machines surpuissantes d’un jeune homme fragile en perte de repères avec une mère hospitalisée car considérée comme folle.

Pendant plus de deux heures, les scènes chocs « larger than life » se succèdent à un rythme soutenu : courses de motos, cascades dans d’immenses camions US, surenchère d’explosions et de fusillades avec des armes toujours plus impressionnantes.

Les effets spéciaux de morphing pour l’animation du T-1000 sont à couper le souffle, celui ci étant quasiment invulnérable car capable de se reconstituer après chaque dommage infligé.

Face à un adversaire qui lui est technologiquement supérieur, Schwarzenegger habillé de cuir de la tête aux pieds et chevauchant une grosse harley davidson est monstrueux de charisme.

Le film brille aussi par des dialogues devenus cultes, quelques pointes d’humour et par la relation entre un jeune homme paumé et un robot tueur qui finit par jouer le rôle de père adoptif.

John parvient même en effet à apprendre les bases des émotions au Terminator qui n’hésite pas à se sacrifier pour lui assurer un avenir et éviter l’holocauste prévu.

En conclusion, contrairement à « Titanic », « Terminator 2 : le jugement dernier » n’est pas un film romantique que vous iriez voir avec votre copine mais il demeure un must absolu dans la catégorie action/science fiction.

Dernier de la série réalisé par Cameron, Titou comme on le surnommait à l’époque peut être considéré comme le meilleur de la série, avec une histoire bien construite, des effets spéciaux renversants et un Schwarzy au top de sa forme.

Toute une époque donc qui m’a marquée étant jeune et une certaine nostalgie pour moi lorsque j’écoute « You could be mine » des Guns and Roses.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 17:58

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Grand buzz de ce début d’année 2011 orchestré à grands coups de techno à la Daft Punk, le très attendu « Tron : l’héritage » réalisé par Joseph Kosinski.

Il pouvait sembler très osé de tenter une suite prêt de trente ans après le premier volet devenu avec le temps un véritable objet de culte.

Le film de Kosinski met en scène Sam Flynn (Garrett Hedlund)  le fils de Kevin Flynn (Jeff Bridges) qui est le principal actionnaire de N-Com devenue une multi nationale de l’informatique mais qui peu concerné par le monde des affaires vit en solitaire dans un modeste appartement.

Obsédé par la disparition de son père 27 ans auparavant, Sam est surpris quand Alan Bradley, le collègue et ami de son père lui révèle qu’il a reçut un signal sur le beeper de son père émanant d’une vieille salle d’arcade fermée depuis longtemps.

Jeune et fougueux, Sam enfourche sa moto, pénètre dans la salle d’arcade et est lui aussi aspiré dans le jeu vidéo Tron.

Il vit alors quasiment les même événements que son père, combat dans l’aréne à coups de disques lumineux et participe à des courses de bolides générant des flux d’énergie densifiée à mesure de leur propulsion sur la fameuse grille.

Fort de son statut de concepteur, Sam surmonte les obstacles et parvient même à tenir tête çà Rykker le mystérieux tueur masqué à la dextérité surhumaine.

Pourchassé, Sam ne doit son salut qu’à Quora (Olivia Wilde) qui lui permet de s’échapper de la grille à bord d’un véhicule hybride.

Quora améne Sam jusqu’à son père vivant en maitre zen dans le jeu.

Kevin lui révèle que son alter ego Clu, une intelligence artificielle qu’il a crée dans le but qu’il conçoive le système parfait est devenu incontrôlable ivre de pouvoir.

Clu ressemble en effet à un clone de Kevin lorsqu’il avait trente ans de moins.

Désireux d’échapper aux envoyés de Clu, Sam va trouver Castor (Michael Sheen) le patron d’une boite de nuit (ou jouent les Daft Punk !) afin de trouver le dénommé Zuse seul capable de trouver un moyen d’arrêter le programme devenu fou.

Mais Clu intervient, capture Quora en raison de sa qualité d’Iso (créature mi vivante mi informatique) et corrompant Castor obtient de lui le disque de Flynn avec lequel il pourra sortir du jeu, ouvrir le portail vers la terre pour y conduire ses légions.

Mais Kevin, Sam et Quora parviennent à reprendre le disque et à mettre un terme aux projets fous de Clu.

Le film se termine par une lutte épique culminant avec une somptueuse poursuite en avions de chasses énergétiques avant que Kevin ne décide de réabsorber Clu afin de l’empêcher de sortir du jeu.

Revenu sur terre, Sam et Quora peuvent donc goûter une nouvelle vie à l’air libre.

En conclusion, « Tron : l’héritage » est un habile recyclage d’un film ancien qui était lui réellement novateur à son époque.

L’histoire se tient sans véritablement nous chavirer avec le thème principal de la créature ayant échappé à son maître qui se prenait à tort pour un démiurge et les principales qualités du film demeurent quelques belles scènes qu’on peut admirer en 3 dimensions.

Mais outre le fait de passer un bon moment  « Tron : l’héritage » n’apporte rien au premier opus et ne fait que réutiliser les trouvailles de l’époque en les habillant de technologies up to date.

Les acteurs très lisses à l’image de la beauté froide de Garrett Hedlund ne sont pas très convaincants et le rapport pére-fils avec Jeff Bridges tombe assez vite à plat.

Inférieur donc au premier opus mais également inférieur au niveau de la créativité à un film comme « Matrix » , « Tron : l’héritage » ne sera pas pour moi constitué la révélation de l’année mais juste un vaste divertissement gentillet et vaguement ennuyeux car trop peu audacieux à mon goût.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 22:27

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Malgré le relatif échec du deuxième opus, un troisième épisode de la série « Cube » voit le jour en 2004 sous le titre de « Cube zero ».

Réalisé par le canadien Ernie Barbarash, « Cube zero » se voulant le premier de la série, revient à des considérations plus terre à terre que son prédécesseur en reprenant l’idée des piéges mécaniques vicieux provoquant des morts de plus en plus spectaculaires.

Meme si le film retrace comme d’habitude la progression de six parfaits inconnus prisonniers de chambres cubiques mortelles, sa principale originalité est de mettre en avant la plupart du temps deux gardiens Eric Wynn (Zacharie Benett) et son supérieur Dodd (David Hubband ) chargés de surveiller sur des écrans d'ordinnateur l’évolution des cobayes humains.

Des deux hommes enfermés dans leur solitude technologique, Eric semble le plus perturbé par sa tache et éprouver de la compassion pour le charme d’une des détenues nommée Cassandra Rains (Stephanie Moore) , une opposante politique du gouvernement.

Malgré les remontrances de Dodd qui semble craindre une autorité supérieure, Eric se montre progressivement de plus en plus curieux et rebelle par rapport au bien fondé de sa mission.

Le film alterne donc de manière les discussions des deux hommes montant dans une tension psychologique graduée avec les scènes plus chocs de l’intérieur du cube avec les inévitables séquences de stress entre les prisonniers.

Au final, saisis d’empathie pour les victimes, Eric et Dodd vont se rebeller contre l’autorité symbolisée par Jax (Michael Riley), Eric descendant dans le cube pour aider les prisonniers et Dodd sabotant l’électronique afin de compliquer la tache des hommes envoyés par Jax pour résoudre les difficultés.

La fin du film permet de répondre à davantage d’interrogations concernant le mécanisme de « recrutement » utilisé par le gouvernement pour mener à bien ses expériences d’un intérêt scientifique douteux.

En conclusion, bien que légèrement meilleur que « Cube 2 : hypercube » car plus ancré dans une réalité facilement appréhendable, « Cube zero »  ne parvient toujours pas à se hisser au niveau du premier film de Vincenzo Natali.

Les acteurs sont médiocres et leurs personnalités clonées sur les deux premiers opus très peu étoffées avec la belle blonde mure intelligente et humaine, le black militaire au comportement fasciste et un gros type au physique ingrat tout indiqué comme souffre douleur.

De plus le film souffre d’un manque de rythme entre longues discussions pénibles des gardiens et brèves séquences de piéges toutefois très réussies.

Avec son arrière goût de téléfilm fauché, « Cube zero » clôt donc par la petite porte cette série qui ne se sera révélée qu’un éphémère succés sans lendemain.

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 18:42

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Cinq ans après le succès inattendu du premier « Cube » , Andrezj Sekula donne avec « Cube 2 : hypercube »  une suite en 2002 au film culte de Vincenzo Natali.

La trame narrative est ici quasi identique, huit inconnus se découvrent progressivement prisonniers dans une étrange structure composée de salles truffés de piéges mortels dans lesquelles on accède au moyens de trappes.

Il y a Kate Filmore (Kari Matchett), psychothérapeute, archétype de la belle blonde d’age mur auquel n’importe quelle femme américaine peut avantageusement s’identifier, Mac Guire (Bruce Gray) un vieux colonel angoissé et suicidaire , Simon Grady (Geraint Wyn Davies) , grand costaud particulièrement inquiétant et de surcroît armé d’un couteau, Max Reisler (Matthew Ferguson) jeune informaticien de base, Jerry Whitehall (Neil Crone) ingénieur grassouillet et débrouillard, Madame Paley (Barbara Gordon) mathématicienne à la retraite passablement gateuse, Julia (Lindsey Connell) une séduisante avocate brune et Sasha (Grace Lynn Kung) une étudiante asiatique aveugle .

Cette fois ci les piéges ne sont pas conventionnels mais obéissent à d’étranges lois physiques capables d’altérer le temps, le mouvement et de générer des faisceaux d’énergie pure venant frapper les victimes de ce jeu cruel.

Dans cet affreux casse tête mathématiques, les connaissances scientifiques de Jerry et de Max sont particulièrement utiles pour essayer de survivre.

Aidés par les souvenirs intermittents de Madame Paley, ils parviennent à comprendre qu’ils semblent être prisonniers d’une figure théorique appelée hypercube, un cube à quatre dimension inventé par le physicien Rosenzweig découvert mourant dans une des pièces.

Peu à peu les prisonniers parviennent à comprendre qu’ils sont tous liés directement ou indirectement à Izon une entreprise d’armement dont la branche recherche travaille sur le chaos quantique.

Max révèle qu’un pirate informatique nommé Alex Trusk, a réussi a réaliser un hypercube pour le compte d’Izon.

Au sein du groupe, seul Simon, impressionnant et violent produit un sentiment de menace n’hésitant pas assassiner Madame Paley et Jerry en situation de stress.

Les événements s’accélèrent, Max et Julia meurent en une belle étreinte amoureuse et Simon est puni par l'hypercube de sa brutalité.

Sasha révèle enfin sa véritable identité et le fait qu’elle est en réalité Alex Trusk …

La fin du film, assez étrange utilise l’ambiance paranoïaque des organisations militaires gouvernementales utilisant les hommes comme cobayes d’horribles expériences pseudo scientifiques.

En conclusion, « Cube 2 : Hypercube » va encore plus loin dans le registre intellectuel-prise de tête-paranoïaque que le premier volet.

Mais l’effet de surprise à disparu et les piéges moins spectaculaires dans un univers lisse et aseptisé ont moins d’impact sur le spectateur.

L’histoire très complexe voir embrouillée à souhait fait appel à de solides notions de physique quantique et demeure pour moi inaccessible au commun des mortels.

Si il permet d’en apprendre un peu plus sur le « Pourquoi ? » auquel le premier film de Natali ne répondait astucieusement pas en laissant un champs quasi infini d’interrogations devant lui, « Cube 2 : Hypercube » trop complexe, n’a pour moi pas la puissance dramatique et l’intensité nécessaire pour pleinement passionner.

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 20:07

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3

 

A sa sortie en 1997, « Cube » de Vincenzo Natali créa la surprise, rencontra un succès inattendu et devint par la suite un film culte pour les fans de Science Fiction.

Il est vrai que l’idée de base est à la fois simple et incroyablement originale, cinq personnes se retrouvent enfermées dans un gigantesque cube découpé en plusieurs salles de couleur différentes.

Privé d’informations, le groupe n’a qu’une solution pour avancer, passer d’une salle à l’autre mais il découvre avec horreur que certaines sont peuplés de piéges atrocement raffinés pour les éliminer.

Ces cinq inconnus sont donc forcés de coopérer.

Il y a Quentin (Maurice Dean Wint) , robuste policier afro américain au tempérament de leader né, Helen (Nicky Guadagni) médecin d’une quarantaine d’années, Joan (Nicole de Boer) étudiante en mathématique, Rennes (Wayne Robson) expert en évasion et David Worth (David Hewlet) ingénieur.

Ce groupe en apparence hétéroclite avance donc péniblement de salles en salles et de terribles tensions internes ne tardent pas à se manifester dans cet environnement confiné lorsque le pourtant expérimenté Rennes se fait surprendre par un piége et tué d’un jet d’acide en plein visage.

Ainsi l’autoritaire Quentin se heurte au nihilisme de Worth et à la sensibilité d’Helen.

Puis petit à petit les langues se délient et on apprend que Worth est le concepteur de la coque de l’immense cube qui les emprisonne, ce qui attise le sentiment de paranoïa anti gouvernemental du groupe.

Mettant à profit ses dons pour les mathématiques, Joan trouve un moyen de se repérer dans les salles en utilisant les coordonnées cartésiennes inscrite dans chaque salle afin de trouver l’unique sortie révélée par Worth.

Mais l’arrivée d’un sixième prisonnier autiste nommé Kazan (Andrew Miller) perçu comme une charge inutile voir un danger potentiel par Quentin crée un surplus de tension dans le groupe.

Cependant une nouvelle surprise advient lorsque Joan découvre que Kazan est un autiste doté d’un pouvoir de calculateur humain …

Entre faux espoirs et coups de théâtre, Natali manipule le spectateur jusqu’à déboucher sur une fin mystérieuse et inattendue.

En conclusion, malgré son budget de série B, on peut considérer « Cube » comme une vraie réussite du genre avec un climat confiné terriblement oppressant.

Mettant à profit cette situation de survie, le réalisateur dépeint à merveille la lente dissolution d’un groupe avec l’apparition des bas instincts des humains avec entre autre un policier noir qui se révèle authentiquement fasciste, d’un nihiliste faisant preuve d’un altruisme inattendu ou d’un handicapé devient la clé de la survie du groupe.

Mais la force du film réside pour moi dans cette capacité à surprendre, à créer des rebondissement à chaque entrée dans une nouvelle pièce avec potentiellement un nouveau piége cruel à la clé.

Sans etre un must absolu, « Cube » se révèle donc au final un atroce petit et astucieux casse tête mathématique qui tient en haleine de bout en bout.

 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 22:54

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Sorti en 1987, « Predator » de John Mc Tiernan est un film que je voulais depuis longtemps chroniquer.

En pleine guerre froide durant les années 80, les Etats Unis, traumatisés par la défaite du Viet Nam, ont produit des milliers de films d’actions ou d’invincibles commandos US prenaient une revanche éclatante sur les hordes de cruels communistes asiatiques ou russes.

Pourtant malgré un casting de gros durs body buildés et la présence d’un Arnold Schwarzenegger au top de sa forme musculaire, il serait bien ridicule de classer « Predator » dans la même catégorie que ces navets à l ‘idéologie bas du front.

De prime abord, l’histoire apparaît pourtant dans la plus droite lignée des actionneurs bourrins américains : une troupe de soldat d'élite américains commandée par le major Alan Schaefer dit « Dutch » (Arnold Schwarzenegger) est chargée par la CIA d’une mission secrète dans la jungle du Guatemala pour récupérer un ministre dont l’hélicoptère a été abattu et qui se trouve séquestré par des guérilleros.

Bien que militaire, Dutch se considère comme un sauveteur et non un tueur et seule la présence de son ami George Dillon (Carl « Apollo Creed » Weathers) représentant de la CIA dans son équipe, parvient à le convaincre d’accepter cette mission douteuse.

Le major est donc largué avec ses hommes en pleine jungle.

Parmi eux on trouve le sergent Mac Elliot (Bill Duke) un colossal noir adepte de la mitrailleuse lourde, Blain Cooper (Jesse Ventura) archétype du para viril et vulgaire, Billy Sole (Sonny Landham) taciturne indien aux sens hyper aiguisés, Jorge « Pancho » Ramirez (Richard Chaves) latino américain intelligent et expérimenté et enfin Rick Hawkins (Shane Black)  soldat plus frêle adepte de blagues stupides.

La troupe pénètre dans la jungle, tombe sur la carcasse calcinée de l’hélicoptère du soi disant ministre et sur les corps affreusement écorchés de militaires américains dont la présence paraît des plus louches à Dutch.

Les hommes remontent la trace des guérilleros et découvrent le camps ou ils détiennent leurs otages.

Ils prennent alors d’assaut le camps, éliminent les guérilleros dans un torrent d’explosions et libèrent une femme otage guatémaltèque nommée Anna (Elpidia Carillo).

Alors que Dutch découvre que Dillon les a manipulé pour éliminer un foyer de révolte que voulait atteindre la CIA, l’équipe se sent observée et suivie par une étrange présence.

En raison de l'acuité de ses sens, Billy est le plus sensible à cette présence qui suit les commandos en silence alors qu’il prennent le chemin du retour.

C’est alors qu’on comprend que « Predator » va être un film réellement différent d’un film d’action basique.

Dans une jungle dense et humide s’instaure un effet un climat de sourde angoisse qui croit graduellement jusqu’à la première attaque d’une violence aussi brutale qu’inexpliquée.

Les hommes disparaissent alors un par un, fauchés par une mystérieuse chose invisible se camouflant dans la foret.

Alors les militaires surentraînés réagissent d’instinct et ripostent brutalement à l’aide de tout l’arsenal dont ils disposent.

Mais malgré la pose de piéges mortels et la destruction d’une bonne partie de végétation par l’incroyable puissance de feu de leurs armes, ils n’obtiennent aucun résultat et commencent à perdre les pédales.

Mac et Dillon sont pris à leur propre piége et éliminés, tandis que Billy préfère mourir en guerrier en affrontant le tueur pied à pied.

Dutch finit par se retrouver seul ave Anna et découvre enfin le véritable visage de leur prédateur, un gigantesque extra terrestre humanoïde (Kevin Peter Hall et ses 2,20m).

Doté d’une armure, d’un casque et de dreadlocks, le Predator dispose d’une technologie futuriste qui lui permet de devenir invisible et de repérer ses proies à leur sons et leur chaleur.

Son arsenal offensif composé d’un canon laser à guidage thermique, de harpons et crochets paraît illimité.

Livré à lui même, Dutch se voit contraint de retourner à l’état sauvage pour survivre.

Il se macule de boue pour tromper les capteurs du monstre, construit des piéges et des armes quasi préhistoriques et affronte le Predator dans un univers apocalyptique de feu, de pierres, de boue et d’arbres enchevétrés.

Ayant finalement triomphé après un surprenant duel singulier provoqué par la bête comme pour rendre à son courage, Dutch voit le Predator préférer activer une bombe thermo nucléaire plutôt que de se rendre à son ennemi.

Seul survivant de ce cauchemar avec Anna, Dutch est finalement rapatrié par hélicoptère.

En conclusion, « Predator » est un pour moi un véritable chef d’œuvre mélangeant à la perfection action, aventure exotique, science-fiction et horreur pure.

On est en effet tout de suite captivé par l’atmosphère oppressante de cette jungle  étouffante et ensuite ravi de voir ces militaires bourrins gavés de certitudes et de testostérone perdre les pédales devant une menace surnaturelle qui les dépasse complètement.

Dans ce film, les rôles sont inversés, les tueurs deviennent à leur tour victimes et sont impitoyablement éliminés.

On devine à peine les motivations du Predator, à savoir une sorte de safari terrestre ou l’être humain est chassé comme un gibier et le squelette conservé comme un trophée.

Plus intelligent et humble que les autres, Dutch accepte d’oublier les méthodes de combat conventionnelles, de s’adapter à la nouvelle menace en retournant à l’état animal et en faisant corps avec la jungle pour combattre plus efficacement.

A la fois effrayant et fascinant, « Predator » présente donc un suspens montant graduellement avant de finir en traque haletante ou la raison se trouve balayée par les instincts de survie les plus primitifs.

Si à ces qualités vous ajoutez des dialogues ultra bourrins, des répliques souvent drôles ou percutantes (« Toi t’a pas une gueule de porte bonheur »  quand le monstre découvre son horrible face de crabe) assénées par des acteurs charismatiques aux physiques surdimensionnés, vous obtenez le cocktail du parfait film dépaysant, inspirant et exaltant.

Pour toutes ces raisons « Predator » est l’un de mes films préférés et le meilleur pour moi de Schwarzenegger, loin devant les pourtant très estimables « Terminator », « Conan le barbare » et autres « Total Recall ».

Culte on vous dit …

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 21:40

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2

 

Trois après le premier « Predator » de John Mc Tiernan, Stephen Hopkins donne une suite à ce chef d’œuvre absolu de science fiction horrifique avec « Predator 2 » réalisé en 1990.

Contrairement au premier volet, l’action se situe ici dans un environnement essentiellement urbain avec un contexte de guerre des gangs ultra sanglante à Los Angeles.

Hispaniques et Jamaïcains s’entredéchirent pour le contrôle du marché de la drogue avec en troisième force la police de Los Angeles elle même dépassée par la férocité des gangs et la lourdeur de leur armement para militaire.

C’est dans cet univers de violence urbaine hystérique à la Robocop que choisit de revenir le Predator (Kevin Peter Hall et ses 2,19m)  qui entame sa traditionnelle partie de chasse et fait un carnage chez les narco trafiquants des deux camps.

Policier de Los Angeles endurci par des années d’anti gang,  le lieutenant Michael Harrigan (Danny Glover plus bougon que jamais) est chargé de l’enquête.

Caractériel, impulsif, il n’hésite pas à prendre de gros risques et à faire usage de brutalité pour parvenir à ses fins.

Aidé par ses adjoints Leona Cantrell (Maria Conchita Alonso) et Danny Archuletta (Ruben Blades) , Harrigan se heurte comme dans toute les bonnes enquêtes policières américaines qui se respectent à inspecteur du FBI du nom de Peter Keyes (Garey Busey copie carbone de son rôle dans « Point break » ).

Keyes semble en savoir beaucoup plus qu’il ne le dit sur cette affaire et les heurts avec Harrigan tournent à des frictions d’ego machistes hypertrophiés.

Après de nombreux meurtres aussi bien dans la police que dans le monde des gangs et l’instauration d’un climat surnaturel angoissant, Keyes finit par révéler à Harrigan l’existence du Predator.

Dans ce qui s’avère la scène clé du film, il décide de piéger le monstre dans des abattoirs ou il va régulièrement se nourrir.

Malgré la constitution d’une équipe de choc équipée de combinaison inifugées, de canons à azote liquide et l’aspersion de particules pour brouiller les détecteurs infra rouges du Predator et pallier à son invisibilité, le piége est un fiasco et l’équipe est massacrée.

Fidèle à son tempérament de tête brûlée et désireux de venger la mort de Danny, Harrigan affronte alors seul le Predator dans une lutte homérique ou il finit par triompher en le tuant  à l’aide de son propre disque tranchant.

La fin du film, remarquable présente une assemblée de Predators venue récupérer le corps de leur semblable vaincu et offrant un cadeau à Harrigan pour le récompenser de sa valeur guerrière avec au passage un amusant clin d'oeil à Alien avec un crane exposé comme trophée dans l'antre des Predators.

En conclusion, malgré son punch « Predator 2 » demeure très loin de la magie et du dépaysement du premier opus.

L’idée de coller le monstre dans un environnement urbain stupide et violent ne fonctionne en réalité qu’à moitié et ne passionne guère.

Ainsi on se contre fiche rapidement dans l’enquête policière, des personnages superficiels hyper caricaturaux (flics virils, latino camés hystériques, jamaïcains vaudous) et durant les trois quart du film on passe son temps à attendre les rares apparitions de la bête pour venir frissonner enfin pour de bon.

Heureusement la dernière partie du film, longue séquence d’action remarquablement intense parvient vient enfin tardivement compenser ce manque flagrant

Mais malgré tout ses louables efforts et son abattage, Danny Glover n’a pas la présence physique quasi surhumaine d’un Arnold Schwarzengger alors au sommet de sa forme.

Moins inspiré, moins sauvage, « Predator 2 » s’avère à l’arrivée décevant.

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