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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 15:40


« Brick by brick » le titre de cet album est on ne peut plus évocateur  tant en 1990,  après une longue et difficile traversée du désert dans les années 80, Iggy Pop tente de se reconstruire, de se rebâtir une identité musicale et un son digne de son standing.

Pour parvenir à ses fins, l’Iguane s’est adjoint les services de deux membres des Guns and Roses, le guitaristes Slash et le bassiste Duff Mc Kagan, tous deux à la veille de connaître l’apogée de leur gloire avec la doublette gagnante Use your illusion un à deux ans plus tard.

Slash et Mc Kagan sont en fait deux fans et amis d’Iggy Pop, et c’est donc tout naturellement qu’ils sont venu l’épauler sur quatre morceaux, le reste du line up étant à géométrie variable autour du batteur Kenny Aronoff, du guitariste Waddy Watchel, du bassiste Charley Drayton et du claviériste Jamie Muhoberac.

On notera au passage la très belle pochette de l’album, inspiré d’un monde assez inquiétant de monstres de bandes dessinées.

L’album démarre bien avec « Home », morceau au feeling rock and roll, doté d’un refrain efficace et de la « patte »  de Slash sur un beau solo.

Plus intimiste et mélancolique mais néanmoins magnifique « Main street eyes » dévoile la facette plus sensible d’Iggy Pop.

En revanche « I won’t crap out » est un morceau acoustique qui ne décolle jamais vraiment.

Arrive ensuite le tube de l’album, la très belle ballade « Candy » avec Kate Pierson, la chanteuse des B 52’, très belle trouvaille mélodique ou les voix des deux stars se marient à la perfection.

 « Butt town » (la ville du cul ! ), titre incisif et puissant composé avec les compères des Guns, passe plutôt bien.

Ensuite apparaît une inquietante baisse de régime.

« The undefeated » est aussi linéaire qu’ennuyeux et la ballade « Moonlight lady » fait plutôt office d’insupportable berceuse.

« Something wild » , doté d’une belle mélodie semi acoustique et d’un chant inspiré d’Iggy laisse présager d’une réaction mais « Neon forest » franchement passable et surtout l’abominable « Starry night » avec ses chœurs lourdingues et son feeling reggae ( !) viennent rapidement enterrer ses espoirs.

Les Guns reviennent dynamiser le son d’Iggy avec un « Pussy power » (la petite sœur de la ville du cul ? ) aussi massif que menaçant et un excellent « My baby wants to rock n roll » bourré d’un excellent feeling « Slashien » et donc 200% rock n roll.

L’album se termine en pente douce sur deux ballades « Brick by brick » de qualité franchement moyenne, et « Livin on the edge of the night » qui bien que sonnant très années 80 avec ses claviers kitsch, montre de très belles qualités mélodiques.

En conclusion « Brick by brick » est loin d’être l’album le plus réussi d’Iggy Pop.

Le magnifique duo avec Kate Pierson et les quatre titres les plus hard-rock composés avec les Guns and Roses ne parviennent en effet pas à compenser  le terrible manque d’inspiration d’une grande partie des titres.

Avec cet album manquant d’énergie et de conviction, Iggy Pop s’extirpe dans la douleur et avec peine de l’enfer des années 80, mais prouve néanmoins au Monde qu’il est encore en vie artistiquement parlant.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 23:07


« Dans les rapides » de Maylis de Kerangal est un court roman vraisemblablement autobiographique sur ce qu’on pourrait appeler la culture « rock » .

Le livre raconte l’histoire de trois adolescentes du Havre, Lise, Nina et Marie qui vont découvrir par un dimanche pluvieux de 1978, la musique rock par l’intermédiaire d’une cassette de Blondie entendue dans une 4L qui les avait prises en stop.

La chanteuse de Blondie, Debby Harry devient pour ces jeunes filles l’incarnation de la femme belle, moderne, conquérante, libre, qui prend sa vie en main et s’impose dans un milieu masculin.

Comme souvent donc dans le domaine musical le processus d’identification avec un artiste joue à plein.

Par Blondie, les petite provinciales du Havre accèdent à toute une culture, celle des groupes de rock  anglo saxons de la fin des années 70 comme les Ramones, les Clash, Iggy Pop, Lou Reed, David Bowie,  mais aussi les Sex Pistols, Kiss ou AC/DC bien que cette dernière famille soit plus affiliée aux goûts masculins.

Les adolescentes se prêtent alors à fantasmer sur Londres mais surtout New York et son légendaire club le CBGB’s temple de l’underground punk-disco-new wave mais c’est surtout le personnage de Debbi Harry qui cristallise toutes leurs passions.

Les quelques pages sur la vie supposée des groupes de rock et de tout leur entourage composés de groupies, managers mais aussi dealers sont pareilles à une sorte délire frénétique asséné dans un style aussi vivant qu’irritant.

Mais les filles se contenteront de rester au Havre avec leurs rêves, arpentant les magasins de disques spécialisés et les concerts des groupes locaux ou elles vivront leurs premiers émois amoureux.

La découverte de Kate Bush sera aussi une révélation bien que sa voix de soprano et son style démonstratif soit aux antipodes de celui de Debbi Harry ce qui provoquera de grands débats au sein du petit groupe au bord de l’éclatement.

« Dans les rapides » est un livre de filles vivant, frais et naïf surfant sur un vague sentiment de nostalgie, celui de l’époque adolescente à qui la musique rock, par essence éternellement naïve et rebelle colle si bien.

Pour ma part le respect que j’ai pour les groupes de cette période n’aura pas suffit pour me faire succomber à ce livre décrivant un phénomène finalement bien commun, celui de l’affirmation de sa personnalité de jeune adulte en devenir par l’adhésion à une contre culture allant à l’encontre des goûts de ses parents.

A mon époque, dans les années 90 c’était l’époque du mouvement Grunge, aujourd’hui les teen agers se sont trouvés de nouvelles idoles.

Aussi me dis je que peut être un jour des gens écriront ils des livres pour raconter leurs premiers émois sur les Tokyo Hôtel ou les BB Brunes en pensant que leur expérience a été forcément unique et passionnante.
« Dans les rapides » n'est pas pour moi un livre nul mais un livre simplement inutile.

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 15:31


En 1993 alors en perte de vitesse, Billy Idol prend un risque colossal et sort « Cyberpunk » album concept futuriste inspiré par l’écrivain de science fiction William Gibson.

Pour l’occasion le chanteur s’est entouré plus de programmeurs que de musiciens rock et on trouve des noms comme Robin Hancock, Marc Younger-Smith (qui occupe également le poste de guitariste), Jamie Mahoberac pour assurer ces périlleuses taches en plus de la rythmique composée de Doug Wimbish à la basse et de Tal Bergman à la batterie.

Avec cet album, Billy nous prédit un futur sombre puis l’éclosion d’un nouveau monde après  l’avènement de l’apocalypse.

Le premier titre « Wasteland » surprend par sa très forte orientation électronique, les guitares apparaissant noyées sous dans des nappes de machines et de bruitages divers.

« Wasteland » est un titre assez lent, atmosphérique, plutôt bien construit mais qui paraît assez répétitif et traîner en longueur.

Néanmoins, le ton de l’album est donné.

« Shock to the system » est en revanche une merveille dans la grande tradition des tubes rock percutants et emballants écrit par Billy Idol dans les années 80.

En 1993, je me souviens que en attendant les résultats de mon bac je regardais souvent avec plaisir son clip anarcho futuriste pour me détendre.

Les machines reprennent le pouvoir sur « Tomorrow people » , que je trouve lent, lourd et plutôt indigeste.

« Adam in chains » recèle une atmosphère étonnante,  très zen, à mi chemin entre la science fiction et la secte new age.

Billy Idol y chante admirablement dans un registre plus planant.

Ce titre est idéal pour une séance de relaxation.

« Neuromancer » morceau plus rapide encore une fois majoritairement électronique, s’avère très inspiré, avec un refrain extrêmement plaisant encore une fois magnifiquement bien chanté par un Billy mué en prophète mystico-visionnaire.

« Power junkie » est sans doute la plus belle réussite de l’album avec une mélodie superbe collée sur un parfait mixage entre technologies futuristes et furieuses poussées de fièvres guitaristiques.

Ambiance une nouvelle fois planante sur « Love labours on » , ballade très originale, mélangeant électronique avec instruments orientaux et guitares électriques.

« Heroin » avec son adjonction de chœurs féminins et son expérimentation électronique encore plus poussée, s’avère beaucoup plus lourde à digérer.

 Sur « Shangrila », Billy revêt à nouveau ses habits de prêtre mystico futuriste et présente son morceau le plus oriental dans une ambiance « Katmandou » totalement dépaysante.

Le travail d’intense mutation électronique se poursuit sur « Concrete Kingdom » et « Venus » que je trouve sans relief particulier.

Alors que l’auditeur sent une lourde torpeur l’envahir, « Then the night comes » produit enfin le sursaut salvateur de notre cyber-rocker, avec une approche enfin plus directe, plus musclée guitaristiquement parlant et quelques rugissements de grand fauve bien sentis.

L’album se clot sur « Mother dawn» , un presque gospel religieux (!) dispensé sur un gros martèlement de beats électro.

En conclusion « Cyberpunk » est sans doute l’album le plus casse gueule jamais écrit par Billy Idol tant celui ci est allé très loin dans l’expérimentation électronique, délaissant ses percussions électriques héritées du punk-rock pour un concept album naviguant sur des rivages très lointains.

Encore une fois, on saluera la démarche artistique, l’aboutissement du travail fourni mais on trouvera aussi que la musique de Billy Idol a perdu de sa puissance et de sa spontanéité dans ce déluge de bidouillages électro.

Commercialement parlant, ce disque fut logiquement un parfait naufrage.

Mais contrairement à certains groupes comme AD/DC ou Motorhead qui font toujours la même bouillabaisse depuis plus de 25 ans, Billy Idol aura au moins essayé quelque chose d’autre dans sa carrière avec la satisfaction d’avoir pu aller jusqu’au bout de son délire.

Pour ma part, « Cyberpunk » restera une simple curiosité, un pétage de plomb artistique, et je le déconseille aux amateurs de rock qui n’y trouveront absolument pas leur compte musicalement parlant.

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 12:21


Je croyais Billy Idol mort et enterré au sens artistique et pratiquement au sens physique aussi quelle ne fut pas ma surprise quand en 2005, je le vis chez Thierry Ardisson faire la promotion d’un nouvel album intitulé « Devil’s playground ».

Comme à son habitude Billy fanfaronnait, mais on sentait derrière l’assurance de façade toutes les épreuves par lesquelles il était passé, son grave accident de moto, son overdose et sans doute la longue période de doute qui a du s’emparer de lui après sa traversée du désert dans les années 90.

Quelques années après j’ai donc écouté cet album avec je dois l’avouer quelques appréhensions quand au résultat.

Ces appréhensions ont bien vite été balayées, « Super overdrive » déboule à fond les ballons, tempo rapide, son énorme, riffs punk, énergie fantastique et un Billy Idol plus conquérant vocalement que jamais.

Il est vrai que Steve Stevens, le génial guitariste, frère de son de Billy est revenu aider son vieil ami, les autres membres de l’équipe étant Brian Tichy à la batterie, Stephen Mc Grath à la basse et Derek Sherinian aux claviers.

« World comin’ down » très rapide, puissant et plaisant, continue sur cette lancée frontale et bille en tête comme si Billy voulait nous rassurer sur son état de santé par de vigoureux morceaux …

« Rat race » est sans doute encore plus intéressant par ces variations, les couplets mélodiques sur fond de guitare acoustique alternant en effet avec un refrain encore une fois extrêmement musclé.

Plus axé rock généraliste « Sherri » n’en  pas moins énergique bien que tempéré par un refrain plus doux.

« Plastic Jesus » qui lui succède est une ballade sympathoche que je trouve plutôt moyenne.

Retour aux riffs titanesque avec « Scream », meilleur morceau de l’album, véritable hymne de rock métallique survitaminé avec un Billy Idol transfiguré en dieu du rock crépitant d’ondes vibratoire à forte intensité.

« Scream » est tout à fait le genre de morceau à se passer en boucle le matin pour démarrer une journée sur les chapeaux de roues.

Encore une fois la symbiose avec Steve Stevens semble totale.

« Yellin’ at christmas tree » en revanche est le pire titre du disque, avec notamment un son de clochettes de Noël assez lourdingue.

Billy Idol en gentil Papa Noël, l’idée est je trouve plutôt ridicule.

Heureusement ce ne sera qu’un incident de parcours, « Roméo’s waiting » redonnant le pouvoir à un son rock extrêmement fluide et puissant.

Troisième bombe atomique du disque, « Body snatcher » est une gifle heavy d’une puissance sans égal et un bonheur pour tout amateur de musique accrocheuse.

La fin de l’album sera plus calme mais non moins réussie.

« Evil eye » est très surprenant, très rock mais avec une ambiance presque mystique assez inhabituelle pour du Billy Idol qui chante ici avec une légère déformation électronique de sa voix.

Très belle réussite dans le domaine de l’étrange et de l’experimentation.

« Lady do or die » superbe ballade, country et western, fait accéder ce disque à une dimension d’émotion et de classe supérieure.

Ce titre est donc l’occasion de vérifier toute l’étendue du talent de Billy.

« Chérie » est aussi une ballade acoustique qu’on pourrait qualifier d’excellente.

« Summer running » troisième ballade de rang achève le disque sur une note douce et apaisante comme si le rebelle avait soldé tous ses comptes.

Il pourrait paraître un peu cliché de parler de rédemption et de renaissance sur « Devil’s playground » mais en réalité c’est exactement l’impression que ce disque donne.

Le disque est globalement très bon voir excellent, si on excepte une ou deux petites scories sans importance.

Billy Idol s’offre ici un son très moderne, à la fois puissant et fluide.

Sa voix de grand fauve blessé, toujours aussi implacable et irrésistible, paraît toujours être capable de renverser des montagnes quand elle se couple aux riffs dévastateurs de Steve Stevens.

Le niveau des compositions est très haut, alternant véritables électrocutions guitaristiques conduites au punk et au metal lourd, et ballades intimistes très travaillées, complexe et abouties.

Il semblerait qu’après avoir traversé toutes ces épreuves douloureuse et tutoyé les affres de la Mort, Billy Idol ait gagné en profondeur, s’affirmant encore plus comme artiste complet.

Gueule cassée, visage marqué, corps meurtri couturé de cicatrice mais encore vaillant, le vieux lion britannique fut encore capable de rugir férocement en 2005.

Il serait foncièrement injuste de passer à coté de pareille renaissance.

Saluons donc la performance d’un grand artiste du rock.

Billy on t’aime !

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 11:40


Cela faisait longtemps que je voulais parler de Bill Idol.

Ce best of sorti en 1988 sous le titre de « Idol Songs » est un bon prétexte.

Billy Idol connut son heure de gloire au début des années 80 avec des morceaux de rock puissants oscillant entre pop-rock et influences punk de ses jeunes années.

L’homme adoptait une imagerie assez provocante avec ses cheveux blonds peroxydés,  ses accoutrements de punk sexy et ses rictus hautains, la lèvre supérieure en permanence relevée.

Ce que beaucoup de gens semblent ignorer c’est que Billy Idol avait énormément de succès avec les femmes, ainsi une ex amie m’a avoué un jour avoir été amoureuse de lui dans sa jeunesse, ce qui au passage n’avait à l’époque fait que renforcer l’amour que je lui portais.

Billy Idol bien qu’anglais à la base s’est très vite américanisé et a vécu à Los Angeles ou il s’affichait avec de splendides tops models.

L’attitude et le succès de Billy Idol ne lui valurent pas que des amis et dernièrement j’ai lu une critique au vitriol sur lui il est vrai complètement gratuite dans un journal dit « sérieux » comme Rock and Folk.

Je pense que la plus grande critique qu’on ait pu lui faire est sans doute d’avoir en quelque sorte détourné l’esprit originel de révolte sociale du punk pour en faire quelques chose de plus rock et commercial.

Mais Billy Idol c’était avant tout une musique quelques fois d’excellente qualité et surtout une voix fantastique, rauque, puissante et sensuelle.

Ce best of fait donc la part belle aux meilleures heures de la carrière du blond grimaçant.

Si la musique de Billy Idol devait se résumer à un seul titre ce serait « Rebel yell » judicieusement placé en ouverture.

Enorme tube, « Rebel yell » est un morceau enlevé, avec un refrain puissant et charismatique.

Mais Billy Idol n’aurait pas fait la carrière qu’il a fait sans Steve Stevens, son double guitaristique au jeu vif, brillant et inventif ….

Leur complicité fut souvent à l’origine de leurs plus beaux succès, comme sur « Rebel Yell » ou les effets et poussées de fièvre de la guitare de Steve répondent aux hurlements de fauve blessé de Billy.

Outre le coté hymne, il plane sur « Rebel Yell » un léger parfum de mélancolie loin d’être déplaisant …

« Hot in the city » dévoile une facette plus pop et facile de l’Idol, facette que j’apprécie moins.

Deuxième tube mondial, « White wedding » est aussi un chef d’œuvre incontournable à l’ambiance prenante ou la voix puissante et chaude de Billy fait des merveilles sur un refrain charismatique.

Le support des claviers et encore une fois le léger ton désabusé apportent également le petit plus qui le rend le titre exceptionnel.

« Eyes without face » est une ballade qui fut également un tube mondial en raison de la beauté, de la simplicité de sa mélodie et de l’habile adjonction d’une voix féminine venant adoucir celle déjà mis en mode « miel » de Billy.

Moins connu « Catch my fall » est aussi une belle chanson, tout en sensibilité et en classe avec cette fois l’adjonction d’un saxophone.

« Mony mony » est un court extrait d’un concert live, on y retrouve l’explosivité du chanteur que je trouve quelque peu décalée vis à vis des curieux chœurs féminins placés en renfort sur le refrain.

Pas franchement indispensable.

Rien à dire en revanche sur les quelques descentes de manches fort à propos de Stevens.

La recette est reconduite sur « To be a lover » avec un son synthétiseur un peu kitch, pas une mauvaise chanson mais encore une fois un peu encombrée de chœurs surabondants.

« Sweet sixteen » ou officie une Billy bougon et enroué, est une ballade que je trouve aussi plate qu’une poitrine d’adolescente pré pubère.

Heureusement « Flesh for fantasy » renoue avec la tradition des titres musclés, arrogants et brillant du chanteur avec un Billy dominateur, séducteur et charnel.

Ce morceau fut fort justement un tube.

« Dont need a gun » est assez léthargique, sauvé uniquement par une sublime envolée guitaristique de Stevens.

« Dancing with myself » est un tube au rythme génial et festif, assez influencé par le punk rock dans le plus pur style des Ramones.

En conclusion « Idol Songs » représente un panel fort représentatif de l’age d’or du chanteur britannique dans les années 80.

Le son pourra paraître cependant fort daté, assez kitsch, et je pense qu’une remasterisation serait nécessaire pour remettre en valeur certains titres impérissables.

Aujourd’hui plus de 20 après, ces « smashing hits », les morceaux de Billy Idol  comme « Dancing with myself » ou « Eyes without face » sont repris dans des publicités diffusées en France à des heures de grande écoute.

Le journaliste qui critiquait Billy Idol a donc perdu la partie car pendant que lui déversera son aigreur dans les colonnes d’un journal, l’œuvre du chanteur elle perdurera.

Ce disque est donc à conseiller pour les curieux désirant découvrir un chanteur charismatique, original, atypique et assez emblématique du rock des années 80.

Pour ma part, même si j’ai perdu cette amie, je conserve beaucoup de respect et de tendresse pour ce chanteur haut en couleurs.

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 23:10


Electricsix est un groupe américain de Detroit qui sortit en 2003 un album intitulé « Fire » auquel je voulais rendre hommage dans ces colonnes.
 

La musique pratiquée par ce groupe de timbrés est une sorte de mariage contre nature entre le disco, le punk et le rock, pour former un cocktail assez improbable hautement énergétique. 

« Fire » mélange donc la puissance d’une guitare électrique offensive (Rock-n-roll indian)  avec des lignes rythmiques de basse-batterie (Disco, M) , des claviers (Sorge Joebot) , qui viennent lui insuffler un groove disco-funk absolument dévastateur. 

Elément important de la réussite de cette formule, la voix du chanteur Dick Valentine, parfaite incarnation du rockeur au timbre puissant, viril mais également chaud, sensuel voir sexuel capable également de monter assez haut. 

Sa performance sur « I’am the bomb » est à ce propos une démonstration assez ébouriffante de son gigantesque talent. 

De plus Electricsix propose une imagerie dotée d’un humour décalé, cynique, provocateur absolument irrésistible. 

Avec pareilles conditions réunies, les hits pleuvent sur l’auditeur comme des grenades explosives sur les plages de Normandie le 6 Juin 1944, « Dance commander »  , « Electric deamons in love » au martèlement implacable, « Nuclear war » et ses 1’15 de puissance pure, mais surtout « Danger, high voltage » avec son saxo, sa voix féminine et « Gay bar » les deux meilleurs morceaux de l’album sont des monuments de jouissance rock n roll. 

« I invented the night » plus calme et doux, dévoile une belle et surprenante facette plus intimiste du groupe. 

Le seul reproche qui pourrait être adressé à cet album est celui d’une certaine linéarité mais « Fire » regorge d’une telle énergie, d’un tel punch, d’une telle fraîcheur qu’il faudrait vraiment être un sacré pisse froid pour maintenir sérieusement cette critique. 

Et oui n’en déplaise à certains, le rock est aussi cela, une certaine simplicité, une spontanéité alliées à un coté potache, sexuel, irrévérencieux, bruyant de garnements mal élevés. 

En 2003, un jeune groupe américain donnait donc un grand coup de pied aux fesses à une scène rock quelque peu embourgeoisée. 

« Fire » est pour moi l’album idéal pour mettre de l’ambiance chez soi, démarrer une journée en trombe ou faire la fête sur un son rock puissant et dansant. 

Ce disque peut également servir de centrale électrique de secours en cas de défaillance du réseau EDF. 

Pour ceux qui aimeraient en savoir plus, je recommande aussi le visionnages des vidéo clips absolument hilarants comme « Gay bar », auquel je pense chaque fois que je vois des hommes métro sexuels prendre soin de leurs corps dans les salles de gym.

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