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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 11:40


Cela faisait longtemps que je voulais parler de Bill Idol.

Ce best of sorti en 1988 sous le titre de « Idol Songs » est un bon prétexte.

Billy Idol connut son heure de gloire au début des années 80 avec des morceaux de rock puissants oscillant entre pop-rock et influences punk de ses jeunes années.

L’homme adoptait une imagerie assez provocante avec ses cheveux blonds peroxydés,  ses accoutrements de punk sexy et ses rictus hautains, la lèvre supérieure en permanence relevée.

Ce que beaucoup de gens semblent ignorer c’est que Billy Idol avait énormément de succès avec les femmes, ainsi une ex amie m’a avoué un jour avoir été amoureuse de lui dans sa jeunesse, ce qui au passage n’avait à l’époque fait que renforcer l’amour que je lui portais.

Billy Idol bien qu’anglais à la base s’est très vite américanisé et a vécu à Los Angeles ou il s’affichait avec de splendides tops models.

L’attitude et le succès de Billy Idol ne lui valurent pas que des amis et dernièrement j’ai lu une critique au vitriol sur lui il est vrai complètement gratuite dans un journal dit « sérieux » comme Rock and Folk.

Je pense que la plus grande critique qu’on ait pu lui faire est sans doute d’avoir en quelque sorte détourné l’esprit originel de révolte sociale du punk pour en faire quelques chose de plus rock et commercial.

Mais Billy Idol c’était avant tout une musique quelques fois d’excellente qualité et surtout une voix fantastique, rauque, puissante et sensuelle.

Ce best of fait donc la part belle aux meilleures heures de la carrière du blond grimaçant.

Si la musique de Billy Idol devait se résumer à un seul titre ce serait « Rebel yell » judicieusement placé en ouverture.

Enorme tube, « Rebel yell » est un morceau enlevé, avec un refrain puissant et charismatique.

Mais Billy Idol n’aurait pas fait la carrière qu’il a fait sans Steve Stevens, son double guitaristique au jeu vif, brillant et inventif ….

Leur complicité fut souvent à l’origine de leurs plus beaux succès, comme sur « Rebel Yell » ou les effets et poussées de fièvre de la guitare de Steve répondent aux hurlements de fauve blessé de Billy.

Outre le coté hymne, il plane sur « Rebel Yell » un léger parfum de mélancolie loin d’être déplaisant …

« Hot in the city » dévoile une facette plus pop et facile de l’Idol, facette que j’apprécie moins.

Deuxième tube mondial, « White wedding » est aussi un chef d’œuvre incontournable à l’ambiance prenante ou la voix puissante et chaude de Billy fait des merveilles sur un refrain charismatique.

Le support des claviers et encore une fois le léger ton désabusé apportent également le petit plus qui le rend le titre exceptionnel.

« Eyes without face » est une ballade qui fut également un tube mondial en raison de la beauté, de la simplicité de sa mélodie et de l’habile adjonction d’une voix féminine venant adoucir celle déjà mis en mode « miel » de Billy.

Moins connu « Catch my fall » est aussi une belle chanson, tout en sensibilité et en classe avec cette fois l’adjonction d’un saxophone.

« Mony mony » est un court extrait d’un concert live, on y retrouve l’explosivité du chanteur que je trouve quelque peu décalée vis à vis des curieux chœurs féminins placés en renfort sur le refrain.

Pas franchement indispensable.

Rien à dire en revanche sur les quelques descentes de manches fort à propos de Stevens.

La recette est reconduite sur « To be a lover » avec un son synthétiseur un peu kitch, pas une mauvaise chanson mais encore une fois un peu encombrée de chœurs surabondants.

« Sweet sixteen » ou officie une Billy bougon et enroué, est une ballade que je trouve aussi plate qu’une poitrine d’adolescente pré pubère.

Heureusement « Flesh for fantasy » renoue avec la tradition des titres musclés, arrogants et brillant du chanteur avec un Billy dominateur, séducteur et charnel.

Ce morceau fut fort justement un tube.

« Dont need a gun » est assez léthargique, sauvé uniquement par une sublime envolée guitaristique de Stevens.

« Dancing with myself » est un tube au rythme génial et festif, assez influencé par le punk rock dans le plus pur style des Ramones.

En conclusion « Idol Songs » représente un panel fort représentatif de l’age d’or du chanteur britannique dans les années 80.

Le son pourra paraître cependant fort daté, assez kitsch, et je pense qu’une remasterisation serait nécessaire pour remettre en valeur certains titres impérissables.

Aujourd’hui plus de 20 après, ces « smashing hits », les morceaux de Billy Idol  comme « Dancing with myself » ou « Eyes without face » sont repris dans des publicités diffusées en France à des heures de grande écoute.

Le journaliste qui critiquait Billy Idol a donc perdu la partie car pendant que lui déversera son aigreur dans les colonnes d’un journal, l’œuvre du chanteur elle perdurera.

Ce disque est donc à conseiller pour les curieux désirant découvrir un chanteur charismatique, original, atypique et assez emblématique du rock des années 80.

Pour ma part, même si j’ai perdu cette amie, je conserve beaucoup de respect et de tendresse pour ce chanteur haut en couleurs.

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Published by Seth - dans Rock
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 23:10


Electricsix est un groupe américain de Detroit qui sortit en 2003 un album intitulé « Fire » auquel je voulais rendre hommage dans ces colonnes.
 

La musique pratiquée par ce groupe de timbrés est une sorte de mariage contre nature entre le disco, le punk et le rock, pour former un cocktail assez improbable hautement énergétique. 

« Fire » mélange donc la puissance d’une guitare électrique offensive (Rock-n-roll indian)  avec des lignes rythmiques de basse-batterie (Disco, M) , des claviers (Sorge Joebot) , qui viennent lui insuffler un groove disco-funk absolument dévastateur. 

Elément important de la réussite de cette formule, la voix du chanteur Dick Valentine, parfaite incarnation du rockeur au timbre puissant, viril mais également chaud, sensuel voir sexuel capable également de monter assez haut. 

Sa performance sur « I’am the bomb » est à ce propos une démonstration assez ébouriffante de son gigantesque talent. 

De plus Electricsix propose une imagerie dotée d’un humour décalé, cynique, provocateur absolument irrésistible. 

Avec pareilles conditions réunies, les hits pleuvent sur l’auditeur comme des grenades explosives sur les plages de Normandie le 6 Juin 1944, « Dance commander »  , « Electric deamons in love » au martèlement implacable, « Nuclear war » et ses 1’15 de puissance pure, mais surtout « Danger, high voltage » avec son saxo, sa voix féminine et « Gay bar » les deux meilleurs morceaux de l’album sont des monuments de jouissance rock n roll. 

« I invented the night » plus calme et doux, dévoile une belle et surprenante facette plus intimiste du groupe. 

Le seul reproche qui pourrait être adressé à cet album est celui d’une certaine linéarité mais « Fire » regorge d’une telle énergie, d’un tel punch, d’une telle fraîcheur qu’il faudrait vraiment être un sacré pisse froid pour maintenir sérieusement cette critique. 

Et oui n’en déplaise à certains, le rock est aussi cela, une certaine simplicité, une spontanéité alliées à un coté potache, sexuel, irrévérencieux, bruyant de garnements mal élevés. 

En 2003, un jeune groupe américain donnait donc un grand coup de pied aux fesses à une scène rock quelque peu embourgeoisée. 

« Fire » est pour moi l’album idéal pour mettre de l’ambiance chez soi, démarrer une journée en trombe ou faire la fête sur un son rock puissant et dansant. 

Ce disque peut également servir de centrale électrique de secours en cas de défaillance du réseau EDF. 

Pour ceux qui aimeraient en savoir plus, je recommande aussi le visionnages des vidéo clips absolument hilarants comme « Gay bar », auquel je pense chaque fois que je vois des hommes métro sexuels prendre soin de leurs corps dans les salles de gym.

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Published by Seth - dans Rock
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