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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 21:20

Runnaways.jpg

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A l’affiche en cette fin d’année 2010, « The Runaways » de Floria Sigismondi.

Il devient de plus en plus à la mode d’adapter sur grand écran les vie des musiciens, celles des rockstars étant parmi les plus courues en raison des fantasmes d’excès qu’elles véhiculent.

Je dois avouer franchement que je ne connaissais pas les Runaways, girl band de rock des années 70 à la carrière météorique avant d’entendre parler du film de Sigismondi.

Le film raconte la genèse, l’ascension puis la séparation de ce groupe de Los Angeles dont la principale originalité était d’être composée de très jeunes filles.

L’accent est particulièrement mis sur la chanteuse Cherie Curie (Dakota Fanning) agée de 15 ans à ses débuts dans le groupe et sur la guitariste Joan Jett (Kristen Stewart) principale ame créatrice des Runaways.

En 1975, Joan Jett est une adolescente rebelle livrée à elle meme, traînant dans l’underground musical de Los Angeles.

Sa rencontre dans un club avec le légendaire producteur Kim Fowley (Michael Shannon) va être à l’origine de la formation du groupe puisque ce dernier lui présente la batteuse Sandy West (Stella Maeve).

Les deux filles répètent ensemble dans une caravane sous la férule de leur mentor qui parvient ensuite de la meme manière à recruter la chanteuse qui leur manque en la personne de Cherie Curie, adolescente enferrée dans des problèmes familiaux (père alcoolique).

Chapeauté par le producteur excentrique qui les pousse vers une musique agressive, les Runaways commencent à créer puis peaufiner leur style avec une bassiste et une deuxième guitariste Lita Ford (Scoute Taylor-Compton).

Elles obtiennent rapidement une notoriété locale suffisante pour leur permettre de partir en tournée aux Etats Unis.

Mis à part les difficultés familiales de Cherie notamment avec sa sœur Marie, l’essentiel du film consiste en la description de la vie de tournée d’un jeune groupe de rock féminin avec le succès grandissant, le frisson des salles toujours plus grande et bien entendu la consommation massive de drogues.

En seulement trois ans les Runaways sortent quatre albums et deviennent des stars mondiales en pratiquant une musique simple, accrocheuse, à la frontière entre le rock, le hard rock et le punk.

Mais le groupe miné par la drogue et les rivalités intestines entre la belle et sexy chanteuse à la blondeur ensorcelante et la guitariste hargneuse, va finir par se disloquer après une tournée japonaise haute en couleurs.

En conclusion, meme si il bénéficia plutôt de critiques élogieuses « The Runaways » est un petit film sur un groupe somme toute relativement mineur dans l’histoire de la musique.

Si Joan Jett fut sans doute la seule à faire une belle carrière solo avec son tube intemporel « I love rock’n’roll » , les autres membres du groupe disparurent très vite du monde de la musique à l’exception de Lita Ford.

« The Runaways » est agréable pour l’ambiance musicale et la bande son sympathique mais ne restera pas dans les annales comme un film incontournable.

 

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 19:30

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4

 

Après un premier album pourtant incroyablement réussi qui les fit connaître auprès d’un large public, The Doors ne se reposent pas sur leurs lauriers fraîchement gagnés et embrayent directement la même année 1967 sur leur deuxième album intitulé « Strange days ».

Avec sa superbe pochette décalée empreintant au monde du cirque, l’album débute avec « Strange days » , titre nimbé de mystère chanté par un Jim Morrison plus enivrant que jamais.

Douceur et charme se succèdent ensuite sur la ballade « You’re lost little girl » délicatement subtile.

Le groupe revient à ses premiers amours avec « Love me two times », un blues sulfureux à l’intensité hors norme.

Les atmosphères étranges et déroutantes reviennent avec « Unhappy girl »  distordu avec ses faux airs de rengaine de fête foraine et le prêche halluciné de « Horse latitudes ».

Plus rassurante, la ballade de crooner « Moonlight drive » vient ramener l’auditeur sur des chemins plus balisés.

Le niveau remonte brutalement avec « People are strange » morceau magique, poignant sur le sentiment de rejet, de solitude qu’on peut éprouver lorsqu’on est différent des autres puis « My eyes have seen you » rock terriblement violent et inspiré faisant figure d’électrochoc avec son riff génial.

Retour à une ballade trop doucereuse et éthérée sur « I can’t see your face in my mind » qui irrite malgré ses subtilités mélodiques avant de finir sur un titre fleuve, le colossal «  When the music is over » et ses onze minutes très bluesy.

Si ce dernier n’atteint pas la sublime étrangeté de « The end » il recèle néanmoins de bons moments de délire guitaristiques.

En conclusion, « Strange days » est un excellent album, vraisemblablement composé sous l’influence de substances hallucinogènes tant il recèle de magnifiques trouvailles quelques fois déroutantes mais souvent magnifiques.

Moins truffé de hits cinglants que « The Doors » , « Strange days » se révèle néanmoins plus homogène, plus dense et complexe que son prédécesseur.

Impossible en effet de ne pas apprécier l’originalité de la musique proposée par les Doors, ce rock décalé, subtil, mystérieux, étrange, inspiré et doté d’un intense magnétisme.

On touche en fait pour moi le haut du panier du rock avec cette musique cérébrale stimulant les cinq sens.

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 18:28

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3

 

Tout le monde ou presque connaît ou au moins déjà entendu parler des Doors et de leur musique.

Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur ce groupe « culte » qui fascina les milieux intellectuels et populaires.

Nulle prétention donc pour moi de faire mieux que tout ce qui a déjà été écrit sur le parcours météorique de cette formation de légende symbolisé par la destin éphémère et intensément romantique de son chanteur-leader-gourou : Jim Morrison.

J’essaierai par conséquent de livrer simplement mon ressenti par rapport à la musique en occultant la dimension du phénomène de société qu’il provoqua chez les jeunes de la fin des années 60.

Premier album du groupe, « The doors » voit le jour en 1967.

La formation est alors composée du guitariste Robbie Krieger, du batteur John Densmore, du claviériste Ray Manzarek et du chanteur Jim Morrison.

« The doors » débute par « Break on through (to the other side) » , rock compact, féroce d’une intensité exceptionnelle pour l’époque.

Aujourd’hui considéré comme légendaire, ce titre n’a en rien usurpé sa réputation, tant tout y côtoie la perfection que ce soient les riffs aiguisés de Krieger, la voix puissante et chaude de Morrison et le coté décalé-rétro très seventies du clavier de Manzarek.

Après pareil coup de poing, les américains calment le jeu avec « Soul kitchen » , morceau de transition beaucoup plus tranquille.

Le coté sensuel et poétique de Morrison se révèle sur « Crystal ship » courte ballade éthérée chantée avec une douceur divine.

« Twentieth century fox » se montre en revanche décevant car trop classique et trop peu innovant.

Nouveau coup de génie avec la reprise du compositeur allemand Kurt Weil (sur un texte de Bertolt Brecht) , « Alabama song (whisky bar) » séduit par son tempo entraînant et titubant comme un homme ivre.

Arrive ensuite sans doute le plus grand tube des Doors, « Light my fire » qui enflamma la carrière du groupe à l’époque.

« Light my fire » est un long rock de plus de sept minutes au groove presque jazzy porté par la voix de charmeur de serpents de Morrison.

Je lui préfère néanmoins de nombreux morceaux de la discographie des Doors.

On procède ensuite à une incartade vers le blues avec « Backdoor man » reprise enfiévrée et quasi sexuelle de Willie Dixon.

Le groupe déroule calmement sur « I looked at you » rock sympathique bien qu’un peu facile avant d’impressionner de nouveau par sa profondeur sur « End of the night » ballade au charme hypnotique hantée par la présence fantomatique Morrison puis avec l’irréprochable tube « Take it as it comes ».

Mais alors qu’on pourrait déjà s’avouer pleinement rassasié,  le coup de grâce intervient avec « The end » , incroyable titre fleuve de plus de 11 minutes au charme magique ou se mélangent de longues rêveries opiacées sur fond de voyages spirituels chamaniques.

Impossible de ne pas succomber à cette incroyable expérience sensitive.

En conclusion, « The Doors » est bien entendu un album qu’on pourrait qualifier sans difficulté d’exceptionnel tant il réalise une cassure avec ce qui avait été précédemment.

Les Doors créent un son magique et unique ou surnagent des atmosphères chaudes, mystérieuses et enveloppantes.

Jim Morrison se révèle bien entendu comme un chanteur exceptionnel au timbre sensuel ou plus puissant selon les circonstances mais toujours terriblement séduisant.

Ces textes très littéraires et travaillés, sont d’un niveau intellectuel anormalement élevé pour un groupe de rock.

Le clavier très présent ajoute une tonalité très particulière qu’on retrouve chez bon nombre de groupes phares des années 70 comme Deep Purple.

Malgré quelques passages plus quelconques, difficile dans ces conditions de ne pas être subjugué par ce disque majeur dans l’histoire de la musique.

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 22:36

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3

 

En tant que fan des Doors je me devais d’aller en cet été 2010 voir le documentaire de Tom DiCillo sur la vie du groupe intitulé « When you are strange ».

Avec Johnny Depp en narrateur de luxe, DiCillo décrit les grandes lignes de l’histoire du groupe légendaire, avec la rencontre au milieu des années 60 dans une école de cinéma de Los Angeles entre l’organiste Ray Manzarek et le chanteur Jim Morrison, qui se retrouvent autour de passions communes pour le jazz et le blues.

Les deux compères ont rapidement l’idée d’abandonner leur études pour fonder un groupe fusionnant jazz et rock’n’roll avec le guitariste Robby Krieger et le batteur Jon Densmore.

Fils d’un officier de l’US Navy, féru de littérature et de poésie, Jim Morrison s’avère un personnage au charisme hors du commun capable d’enflammer une scène mais aussi de grands débordements comme l’atteste sa consommation intensive de drogues.

En pleine période de contestation sociale, de révolte étudiante et de mouvements hippies contre la guerre du Viet Nam, les Doors trouvent dés leur premier album grâce au single « Ligth my fire » un jeune public qui devient de plus en plus important.

Les chansons des Doors sont marquées par les textes superbement poétiques de Morrison et par des concerts mémorables ou le groupe fait preuve d’une énergie incroyable.

La gloire consume alors les musiciens, accroissant les conquêtes faciles et l’accès à tout type d’excès alcoolisés et psychotropiques.

Plus talentueux mais aussi plus vulnérable, Morrison dérape alors fréquemment perdant le contrôle en concert, se montrant et provocateur ce qui le conduit à beaucoup de problèmes avec la police.

En 1969, à la suite d’un concert houleux à Miami, Morrison est condamné pour attentat à la pudeur après être soupçonné de s’être exhibé et masturbé en public.

Miné de l’intérieur, le groupe s’effrite et après un ultime album sorti en 1971, Jim Morrison se retire à Paris pour y écrire des poésies.

Il y décédera en 1973.

En conclusion, le fan des Doors n’apprendra rien de fondamentalement nouveau dans ce documentaire qui a le mérite de présenter de manière concise et claire les grandes étapes de la carrière d’un groupe et d’un chanteur à l’aura fantastique qui marqueront à jamais l’histoire de la musique rock.

Tout au long du film, le spectateur est bercé par la musique envoûtante des plus grand titres du groupe que ce soit « Light my fire », « People are strange », « The End » ou « Riders of the storm ».

Les séquences de concert, réellement impressionnantes, montrent la folie que propageait le groupe à l’époque de sa gloire devant des publics chauffés à blanc par un chanteur au charisme sexuel magnétique.

Beau comme un ange, talentueux, créatif et fauché en pleine jeunesse à 27 ans, Jim Morrison incarnera à tout jamais l’idéal romantique de la rock star maudite tout comme ses amis de l’époque Jimmy Hendrix et Janis Joplin.

Un film à mon sens nécessaire pour les jeunes générations elle aussi fascinées par le personnage et par la musique, immortelle du Roi Lézard.


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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 19:12

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Fan de films musicaux j’ai vu par curiosité « Control » de Anton Corbijn.

Ce film datant de 2007 est un biographie autour de la vie de Ian Curtis chanteur du groupe de rock estampillé cold-wave Joy Division.

Dans une ambiance glacée en noir et blanc, Corbijn décrit la vie de Ian (Sam Riley), jeune homme solitaire et taciturne de Manchester, qui travaille vaguement dans une ANPE locale pour gagner sa vie mais surtout écrit des textes, fume, rêve, et écoute beaucoup de musique la quasi totalité de son temps.

Nous sommes à la fin des années 70 en Angleterre et le mouvement punk des Sex Pistols bat son plein.

Ian est également fasciné par David Bowie qu’il imite devant sa glace.

Il fonde un groupe de rock nommé Warsaw avec quelques amis, Bernard Sumer (James Pearson) à la guitare, Peter Hook (Joe Anderson) à la basse, Stephen Morris (Harry Treadaway) à la batterie,  et commence à se produire dans les clubs locaux.

Le groupe change rapidement de nom pour prendre le nom plus provocateur de Joy Division et le succès est alors fulgurant, il faut dire que le style du groupe, mélange de rock minimaliste dur et froid avec de subtiles nappes synthétiques est assez novateur à l’époque.

Ian impose sa belle voix grave et sensuelle, ses textes intelligents et sombres, et un style scénique original et intense composé de mouvements saccadés issus des crises d’épilepsie dont il est quelques fois atteint.

Ian rencontre Deborah (Samantha Morton) , l’épouse très vite et a rapidement un enfant avec elle.

Mais le succès happe le groupe qui signe avec Tony Wilson (Craig Parkinson) animateur reconnu et habile qui fera beaucoup pour faire connaître le groupe en Grande Bretagne et en Europe.

Ian se retrouve pris dans un tourbillon qu’il ne maîtrise plus et perd les pédales.

Il rencontre Annik (Alexandra Maria Lara) une belle brune élancée pseudo journaliste belge admiratrice de la musique de Joy Division et se met à tromper Deborah qui ne peut le suivre en raison de l’éducation qu’elle doit donner à leur bébé.

Ian semble très mal vivre cette situation, il est rongé par le remord, le succès le dépasse, le rythme de concerts l’épuise, ses crises d’épilepsie se font pus fréquentes et surviennent même pendant un spectacle.

Il s’enfonce dans la souffrance, la drogue et la dépression.

Cruel paradoxe, alors que en 1980 le groupe s’apprête à partir pour la première fois en tournée aux Etats Unis, Ian Curtis craque et se suicide en se pendant dans sa cuisine.

En conclusion, « Control » est un film bien à l’image de son personnage principal et de la musique de son groupe, glacé, triste, torturé et quelques fois émaillé de superbes passages qui sont en fait ceux ou Joy Division joue sur scène.

On ne pourra s’empêcher de penser au destin de Kurt Cobain, lui aussi dépressif et mort prématurément car il ne supportait pas le succès, même si on est ici bien loin du de l’ampleur et du faste des groupes de rock américains.

Je ne recommande pas à quiconque à une baisse de moral ou traverse une mauvaise passe de voir ce film sombre et dépressif narrant les tourments intérieurs d’un artiste malade et fragile.

En revanche, « Control » fut pour moi une magnifique occasion de découvrir le musique de Joy Division et la voix envoûtante de Ian Curtis, dont je suis à présent grand amateur.

Rien que pour ça ..


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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 16:35

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Après un « American Caesar » intimiste et déroutant, Iggy Pop sort en 1996 un « Naughty little doggie » de facture plus simple et orienté rock classique.

On notera la pochette étrange représentant ce vilain petit toutou d’Iggy en vieux soldat casqué au visage exsangue et au regard hagard.

Pour ce disque, l’Iguane s’entoure pour d’un line up beaucoup plus modeste avec Eric Mesmerize à la guitare, de Hal Wonderful à la basse et Larry Contrary à la basse.

L’album débute par « I wanna live » ,  très bon mid tempo rock aux paroles particulièrement touchantes sur lesquelles Iggy confie de sa belle voix grave sa volonté de  vivre encore un peu...

Renouant avec le coté salace de l’artiste, « Pussy walk » s’avère pourtant plus plombé et moins fluide.

Iggy frappe fort sur « Innocent world » qui a toutes les caractéristiques du tube rock avec ses refrains entraînants et ses belles mélodies de guitares.

Beaucoup plus poussif, « Knucklehead » à tout du titre peu inspiré à rapidement oublier.

Meilleur morceau du disque, « To belong » est d’une toute autre stature, avec ses couplets mélodiques et ses refrains aussi puissants que fédérateurs.

Bien que mineur, « Keep on believing » possède une coloration légèrement plus punk pas forcément déplaisante quand on se rappelle du passé de l'artiste et de l'importance qu'il eut pour cette scéne.

Trés original et prenant, « Outta my head » possède un trés bon groove avec un son rock assez fantastique.

Il en fallait une, la voilà : guitare sèche et voix traînante font de « Shoeshine girl » la très belle ballade intimiste et crépusculaire de ce disque.

Bien que plus quelconque, « Heart is saved » a le mérite de relancer la machine par son rythme soutenu.

L’album se termine en douceur avec une deuxième ballade « Look away » un peu fade au demeurant.

A l’arrivée, ce « Naughty little doggie » laisse une impression un peu en demi teinte.

Ses qualités intrinsèques sont manifestes, la plus évidente étant la remarquable homogénéité des morceaux, pratiquement tous de bonne qualité.

L’album sonne très bien, avec un son rock clair, organique, chaleureux, puissant sans être trop écrasant mais on pourra reprocher peut être un manque de folie dans l’ensemble, un coté trop ronronnant, linéaire et maîtrisé qui fait que l’auditeur n’éprouve pas le grand frisson qu’il serait en droit d’attendre avec un artiste aussi légendaire et instinctif que le Reptile de Détroit.

« Naughty little doggie » ressemble donc bel et bien à un bon album de transition entre deux disques plus personnels ou Iggy Pop aura pris énormément de risques artistiques.

Il n’en demeure pas moins un bon disque de rock.


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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 09:04

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Nous sommes à la fin des années 70, Iggy Pop s’est affranchi de son ami et associé David Bowie , tente de voler de ses propres ailes et de confirmer les succès de ses brillants premiers album « Lust for life » et « The Idiot ».

En 1979 sort « New values » qui opère un glissement vers le courant new wave qui émerge alors à l’époque.

Iggy est toujours avec l’ex guitariste des Stooges James Williamson qui produit le disque, Klaus Kruger à la batterie,  Jackie Clarck à la basse et Scott Thurston pour les claviers et instruments additionnels.

« New values » débute par le timide « Tell me a story »,  mid tempo rock pas forcément désagréable mais un peu trop tiède pour ouvrir un album de l’ex parrain du punk.

Lui succédant, « New values » est encore plus maigrichon avec ses riffs de Ramones agonisant.

Parler de femmes, voilà qui pourrait sans doute requinquer un prédateur sexuel comme Iggy Pop,  pourtant « Girls » sympathique et bien emballé, n’y parvient qu’à moitié.

A ce stade on a compris que « New values » ne sera pas un album de punk complètement destroy mais un disque plus rock, calme et posé ou les guitares seront mises en veilleuse au profit de sons plus synthétiques.

« I’m bored » chante l’Iguane, oserions nous dire que nous sommes aussi ennuyés que lui ?  Objectivement ce titre assez entêtant possède un groove de bonne qualité mais manque de conviction et de punch dans son exécution.

L’influence de Bowie se fait sentir sur « Don’t look down » , hyper mélodique,  truffé d’envolées saxophoniques et de chœurs enivrants au milieu desquels la voix d’Iggy en mode crooner s’impose avec classe.

Avec son atmosphère détachée et poétique et ses synthétiseurs ringards omniprésents, « The endless sea » est peu être le morceau le plus audacieux de ce disque et représente une véritable curiosité.

Rythmé et incisif, « Five foot one » est sans nul doute le titre le plus connu de ce disque et celui qui correspond le plus à l’image qu’on se fait d’un Iggy Pop dynamique et conquérant.

Bien que mineur, « How do you fix a broken heart » se montre néanmoins touchant tandis que « Angel » aux faux airs de « Angie » des Rolling Stones remplit efficacement son rôle de belle ballade de l’album.

Complètement quelconque, « Curiosity » est aussitôt oublié, avant  que la bête ne se déchaîne enfin un peu sur « African man » , complètement déjanté et flirtant avec le ridicule le plus complet.

L’album se termine heureusement mieux avec « Billy is a runaway » très rock qui sonne comme un bon morceau des Clash période pop-rock.

En conclusion, « New values » est un album moyen et décevant pour qui apprécie le style hautement énergétique de la musique rock pratiquée par Iggy Pop et ses Stooges.

Les guitares sont ici reléguées au rang d’instrument d’accompagnement, la batterie est amorphe, quand à Iggy Pop il semble ici avoir perdu tout le coté offensif de son chant.

Il reste donc des morceaux de pop-rock loin d’être mauvais mais trop peu audacieux et surtout trop peu inspirés pour réellement attirer l’attention.

« New values » marque pour moi le début de la plus mauvaise période d’Iggy Pop, qui durera jusqu’à la deuxième partie des années 80, sera marqué par des années d’errance musicale avec un basculement vers le son new-wave de l’époque et par de cuisant échecs commerciaux, il faut le dire assez mérités.

Et si seul le costume du mauvais garçon seyait au Reptile ?

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 22:13


En 1995 soit un an à peine après le retentissant succès de « Troublegum », Therapy ? sort « Infernal love » au style curieusement très éloigné de son prédécesseur.

« Infernal love » qui ouvre ce disque prend un chemin assez rock, alambiqué sur un rythme distordu et saccadé.

Malgré son introduction étrange, « Stories » morceau le plus accessible du disque avec ses refrains et ses riffs solides sera judicieusement sorti par la maison de disque qui voulait sans doute facilement capitaliser sur le succès récent du groupe.

Après c’est le grand plongeon vers l’inconnu ou presque, « Moment of clarity », lent, déchirant et superbe, s’inscrit dans une veine plus atmosphérique et intimiste ou la voix Cairns se révèle de manière très surprenante très convaincante dans un registre moins violent qu’à l’accoutumée.

« Jude the obscene » poursuit dans cette approche avec toutefois un peu moins de réussite mais « Bowels of love » se montre d’une irrésistible beauté mélancolique avec l’addition d’un violoncelle du plus bel effet.

Plus électrique, « Misery » rappelle fugitivement que les Irlandais peuvent toujours composer des titres rock rythmés et accrocheurs avant que « Bad mother »  sympathique bien qu’un peu mou ne vienne renouer avec le style général de ce disque.

« Me vs you » pousse encore plus loin l’expérimentation musicale avec l’usage de machines pour un résultat franchement médiocre.

La tentative de retour à un rock simple, frais et léger avec « Loose » n’aboutit qu’à un glissement vers la pop la plus insipide.

Heureusement « Infernal love » est sauvé par « Diane », reprise de Husker Du, superbe et lancinante ballade morbide agrémentée d’une magnifique mélodie joué eau violon.

Ce titre parlant des obsessions d’un tueur en série pour le viol et le meurtre fut malgré la controverse et la censure qu’il provoqua un énorme succès en raison de la beauté cristalline de sa mélodie.

Concluant l’album, « 30 seconds » punk rock corrosif semble bien semble bien déplacé dans cette ambiance glauque à l’humidité étouffante.

En conclusion « Infernal love » prenant le contre pied du style percutant et direct de l’infernale machine à tubes qu’était « Troublegum » et ressemble fort bien à un grand bras d’honneur au music business, comme si Therapy ? n’assumait pas son succès et cherchait inconsciemment à se saborder en perdant son public générliste par un brutal changement brutal de direction musicale.

 « Infernal love » est un disque déroutant et étrange, sauvé surtout par ses ballades d’une beauté rarement atteinte mais pêchant sur quelques expérimentations hasardeuses et ses morceaux rapides comme si ces derniers avaient été composés à contre cœur.

Meme si il marcha moins bien que « Troublegum » , « Infernal love » connut un succès honorable mais marqua le début d’une lente érosion artistique et commerciale chez un groupe pourtant talentueux, attachant et prometteur.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 22:15


En 1999, Skunk Anansie sort son dernier album « Post orgasmic chill » avant de se dissoudre dans le néant deux ans après.

On notera le remarquable effort fait sur la pochette très classe montrant le groupe dans une position d’attente dans un magnifique appartement lumineux avec vue sur l’océan.

Mais quel océan au juste ? Celui de l’inconnu ? Des nouveaux départs ? On ne le sera sans doute vraiment jamais.

« Post orgasmic chill »  débute par une gigantesque gifle avec « Charlie big potato »  véritable chef d’œuvre rampant d’une puissance, d’une noirceur et d’une profondeur que je ne soupçonnais pas chez ce groupe.

« Charlie big potato » diffuse sur une rythmique ultra massive à la « Kashmir » de Led Zeppelin, une atmosphère inquiétante, contrebalancée par d’intenses et dramatiques montées en puissance introduites par des nuages de cordes ou la voix de Skin s’élève vers les étoiles.

De mémoire, le clip chef d’œuvre de noirceur collait parfaitement à l’ambiance de ce titre majeur.

On retrouve avec un plaisir immense le Skunk Anansie du premier album sur « On my hôtel tv » : basse sautillante, riffs métalliques, tempo rapide, incisif, irrésistiblement ravageur.

« We don’t need who you think you are » alterne couplets languissant avec des refrains d’une puissance cataclysmique.

Comment résister à la voix enivrante de Skin sur « Tracy’s flow » , ballade déchirante à vous fendre l’ame ? Impossible pour moi.

« The skank heads » enclenche à nouveau le turbo et l’infernale machine à cracher du rock à haut potentiel électrique.

Continuant son incroyable marche en avant, Skunk Anansie sort « Lately »  mélodique en diable, véritable tube en puissance avec son refrain génialement fédérateur.

Ballade moelleuse dégoulinante de cordes, « Secretly » et « Good things don’t always come to you » plus sobre poussent le bouchon encore très  voir trop loin même si comme à son habitude Skin est irréprochable.

J’ai beau être critique sur l’usage de ballades, le groupe délivre sur « Cheap honesty » power ballade un savoir faire proprement renversant contre lequel on ne peut que s’incliner.

« You’ll follow me down »  avec sa belle mélodie très éthérée n’est pas désagréable mais s’enfonce tout de même dans un océan de guimauve.

« I’m not afraid » marque le retour à un rock terriblement puissant, sautillant et frais, parsemé de furieuses ruades punk judicieusement placées.

Nouvelle et ultime ballade « Post orgasmic sleep » n’a aucun intérêt si ce n’est de finir l’album sur une note endormante pour faire de beaux rêves.

« Post orgasmic chill » aurait sans doute pu être un album exceptionnel et  le meilleur de Skunk Anansie sans sa deuxième partie plombée de lourdes ballades.

Sur la première partie disque, le groupe réalise en effet des prouesses et atteint un niveau parfois prodigieux bien supérieur au pourtant déjà terriblement efficace « Paranoid and sunburnt ».

Alors certes Skin ne manque pas de coffre et de talent, mais le registre adopté mélodique à outrance s’écarte grandement des folles ruades rock pour converger vers une pop boursouflée et sucrée dure à ingurgiter.

La carrière météorique de Skunk Anansie (à peine plus de cinq ans !)  s’achève donc sur ce disque tour à tour impressionnant ou irritant avec le sentiment que le groupe termine sans avoir pu exprimer véritablement tout son potentiel, hésitant trop longuement entre le rock violent des débuts et les sirènes de la pop édulcorée qui leur tendaient logiquement les bras en une tentation que l’on peut logiquement comprendre quand on dispose dans ses rangs d’une chanteuse du calibre de Skin.

En 2009, après huit années de black out et d’éparses carrières solo, des rumeurs de reformations se font connaître, laissant à penser que Skunk Anansie n’a pas forcément dit son dernier mot.

So stay tuned ..

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 20:47



Après le succès foudroyant de leur premier album, les quatre anglais de Skunk Anansie récidivent très (trop ?)  vite avec « Stoosh » sorti un an après en 1996.

Reprenant l’idée de l’artwork précédent, la pochette est cette fois encore plus offensive comme si la chanteuse Skin crevait littéralement l’écran.

Fidèle à sa réputation, Skunk Anansie ouvre avec un « Yes it’s fucking political » , saccadé,  distordu et furieux.

Egalement très affirmé « All I want » oscille brillamment entre couplets pop à fleur de peau et  refrains rock survitaminés.

« She’s my heroin » fiévreux et tortueux, pousse la recette à un stade supérieur en enclenchant des cassures rythmiques toujours plus brutales.

Première véritable ballade, « Infidelity (only you)  » se montre plutôt plate et ennuyeuse malgré les indéniables qualités vocales de Skin.

Par la suite, Skunk Anansie trouve la recette du tempo parfait et signe avec « Hedonism » sa plus belle ballade, sans doute l’un de ses plus grands succès commerciaux.

Mid tempo rock trop aseptisés et contrôlés , « Twisted (everyday hurts) » et « We love your apathy » ronronnent gentiment sans convaincre.

Le groupe dévoile ensuite ses réelles intentions et enchaîne ensuite plusieurs ballades.

Si « Brazen » soutenue par un ensemble de cordes mettant superbement en valeur la voix aérienne de Skin, œuvre dans un style très emphatique, « Pickin on me » évolue elle dans un registre intimiste et minimaliste.

Tentative de réaccélération assez malheureuse sur « Milk is my sugar » qui malgré des percussions exotiques tourne complètement à vide, comme si le groupe n’y croyait pas.

L’album se termine sur « Glorious pop song » , la bien nommée, qui avec un air léger, pop et surtout grâce à la voix brûlante de Skin s’avère très efficace.

En conclusion, après un « Paranoid and sunburnt » gavé de tubes et de rock hautement énergétique,  « Stoosh » marque un très net adoucissement et une nouvelle orientation plus pop.

Une large prédominance de ballades du reste souvent réussies et des morceaux rock plus contrôlés perdant donc de leur tranchant et de leur saveur composent donc ce deuxième disque en demi teinte.

Meme si il donne l’occasion de découvrir une nouvelle facette de l’extraordinaire voix de Skin, « Stoosh » est un abum trop pop et édulcoré pour votre serviteur.

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Published by Seth - dans Rock
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