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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 22:00


Comme pour bon nombre de groupes punk des années 70, les années 80 furent horriblement délicates pour les Ramones.

Après un « Subterranean jungle » jugé catastrophique, les Ramones tentent en 1984 un retour vers un son plus agressif avec « Too tough to die » .

Tout est dit ou presque dans le titre, en ces temps difficiles, les Ramones refusent de mourir et montrent les dents pour assurer leur survie.

Encore une fois la pochette de leur huitième album montrant quatre fantômes se découpant sur une lumière bleutée fadasse ne sera pas saluée pour son originalité.

« Too tough to die » voit l’arrivée d’un nouveau batteur Richie Ramone qui remplace Marky Ramone viré pour cause d’alcoolisme.

A la production on voit le retour d'un homme de confiance, Tommy Ramone venu aider ses anciens amis.

« Mama boy » qui ouvre le disque, est invraisemblable, fantastiquement intense, et digne des plus grands classiques du groupe.

On remarque que le son de batterie très puissant de Richie est mis en avant et que les guitares sonnent de manière particulièrement offensive.

Plus calme mais très touchant « I’m not afraid of life » est aussi un titre majeur.

« Too tough to die » doté d’un refrain rapide et amusant continue sur cette bonne lancée.

Après le court et anecdotique instrumental « Durango 95 » , la première surprise surgit sous la forme de « Wart dog » chanté par Dee Dee Ramone.

La voix Dee Dee n’ayant pas le meme velouté et la meme classe que Joey, le bassiste passe son temps à brailler sur un ersatz de punk particulièrement violent.

De manière similaire, « Danger zone » sonne également très brutale et peu mélodique.

Joey reprend heureusement le manche sur « Chasing the night » qui s’avère de meilleur qualité.

« Howling at the moon » est LE tube du disque, l’une des meilleur chanson jamais écrite par les petits gars du Queen’s.

Cet hymne intemporel est une ode d’une puissance mélodique insurpassable qui illumine de toute sa classe un disque globalement brouillon, dur et peu inspiré.

Plus calme « Daytime dilemma » sonne gentiment insuffisante.

« Planet earth 1988 » avec son texte « futuriste » et « Humankind » sont les morceaux  les plus faibles du disque.

« Endless vacation » alternant refrains lents déclamés d’une voix rauque avec accélérations supersoniques est plus ou moins massacré par le chant de soûlard de Dee Dee.

« No go » termine ce disque avec un feeling plus rock’and’ roll.

Les nombreux et inutiles onze titres de bonus ( !) , comportant une reprise des Rolling Stones «  Street fighting man » et l’inédit « Smash you » ne changeront rien à l’affaire, « Too tough to die » est un album extrêmement médiocre que seuls deux morceaux exceptionnels « Mama boy » et « Howling at the moon » viennent sauver du naufrage absolu.

Ayant voulu jouer la carte de l’agressivité, les Ramones perdent leur particularité et se fourvoient dans un simulacre de punk hard violent d'une inspiration proche de celle de piliers de bar.

 Le curieux choix d’avoir confié le chant de trois titres à Dee Dee s’avère pour moi catastrophique et très révélateur de leur manque d’inspiration.

« Too tough to die » est donc le témoin d’une époque de doute et d’errance artistique d’un groupe qui n’a plus que ses tripes et sa volonté pour ne pas tomber aux oubliettes, ce qui n'est déja pas si mal en soi !

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 15:04


Après  un « End of the century » empesé, une collaboration houleuse avec le producteur Phil Spector qui a laissée des traces douloureuses, une aliénation des fans de la première heure et des résultats commerciaux peu rentables, les Ramones abordent les années 80 en pleine zone de turbulences.

Outre l’effondrement du mouvement punk le groupe doit faire face à des multiples tensions internes avec leur bassiste Dee Dee Ramone qui tend à devenir incontrôlable.

L’époque dorée de la jeunesse et de l’insouciance s’achève donc et le groupe en mode survie enregistre en 1981, « Pleasant dreams ».

On passera très vite sur la pochette comme souvent peu travaillée chez les Ramones.

Contre toute attente l’album démarre très fort.

Rien à dire sur  « We want the airwaves » tube grandiose et imparable qui a assurément sa place au panthéon des classiques du groupe.

Trés original et enlevé « All’s quiet on the eastern front » est également très accrocheur avec un jeu de question-réponse intéressant entre Joey et Dee Dee.

Plus rock que punk, « The KKK took my baby away » est indiscutablement un tube à la mécanique parfaitement huilée comme le groupe sait parfaitement réaliser.

« Dont’ go » chanson d’amour avec chœurs rétro est rendue magnifique par la voix irrésistible de Joey Ramone.

Après ce départ en fanfare, les choses se gâtent un tantinet, « You sound like you’re sick » est très moyenne avec ses claps de mains, ses chœurs ringards qu’un tempo rapide ne parvient pas totalement à compenser.

Egalement très rétro et pop, « It’s not y place » est rendu supportable grâce à la voix magique de Joey.

 « She’s a sensation » parfaitement fluide et mélodique est le troisième tube de ce disque.

Sur la ballade « 7-11 » , le groupe pousse trop à mon goût le retour vers le passé et le rock des années 60.

Malgré son tempo rapide et son efficacité « You didn ‘t mean anything to me»  manque de fougue pour pleinement convaincre.

« Come on now » se voulant le titre de plage fun et léger du disque manque de punch pour remplir parfaitement son office.

Le retour des claviers et claps de mains alourdit considérablement « This business is killing me » sans davantage séduire.

Pour finir, malgré sa simplicité et répétitivité « Sitting in my room » contient un refrain « bubble gum » plaisant qui fait passer un moment agréable.

On notera en bonus deux titres remarquables « I can’t get out my mind » superbe et mélancolique et une version alternative de « Chop suey » nerveuse et fun avec Debbie Harry, Kate Pierson et Cindy Wilson assurant les chœurs.

En résumé, compte tenu de la situation délicate du groupe et malgré des ventes catastrophiques « Pleasant dreams » n’est pas le naufrage qu’on aurait pu redouter.

Dans l’adversité, les Ramones se replient sur leurs racines et mettent ici trop en avant à mon goût le coté rétro de leur musique, usant et abusant des chœurs, des claps de mains et des sonorités des années 50-60 mais pour autant les New Yorkais prouvent par quelques pépites surtout placées en début de disque qu’ils tiennent encore la rampe.

La question qu’on pourrait poser est pour combien de temps encore ? Tant en 1981, l’avenir paraît très sombre quand à la destiné de ce groupe légendaire.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 17:35


Sorti en 1980, « End of the century » marque un tournant dans la carrière des Ramones et pas seulement à cause de la fin d’une décennie magique les 70’s ou d’un mouvement punk qui commence (déjà !) à s’essouffler.

Pour la première fois en effet le groupe quitte sa chère ville de New York pour aller enregistrer à Los Angeles avec Phil Spector,  producteur aussi légendaire que sulfureux.

Spector, tyrannique et monomaniaque va imposer une discipline de fer aux Ramones ce que Johnny et Dee Dee supporteront très mal contrairement à Joey et Marky qui seront eux fascinés par la personnalité du gourou du son.

Le résultat de ce travail de forçat est donc « End of century » avec cette pochette ridicule basée sur un jeu de couleur assez peu heureux.

Le disque débute par « Do you remember rock ’n’ roll radio ?», très rythmé, musclé dont le coté rock and roll rétro et la surcharge d’instruments (piano, saxophone, clappements de mains) ont un rendu trop poussé à mon gout.

« I’m affected » qui suit sonne de manière plus sobre mais étonnamment agressive.

Ballade subtile et douce « Danny says » est aussi vite oubliée qu’entendue.

Premier titre rapide, « Chinese rock » se situe dans une veine punk rock efficace qui ne soulèvera néanmoins pas les foules.

Les morceaux s’enchaînent et on attend toujours avec espoir le titre phare qui viendra lancer l’album.

Ces espoirs sont vite douchés par « The return of jackie and judy » tentative franchement médiocre de capitaliser sur les anciens hits du groupe.

Et meme si « Let’s go »  très rapide, intense et violent renoue avec la furia punk des débuts, « Baby, I love you » ballade sirupeuse truffée d’arrangements insupportables coule à pic dans un océan de mièvrerie sans fond.

Alors qu’on s’apprête à décrocher définitivement et à en terminer avec cet album décevant, le groupe se réveille enfin et parvient à rectifier quelque peu le tir.

Si « I can’t make it on time » est encore plombé par des bruitages lourdingues, il est sauvé par des riffs solides et un refrain particulièrement réussi.

« This ain’t havana » déboule à toute vitesse et emporte tout son passage à coup de riffs accrocheurs et de refrains aussi amusants que décalés.

Alors qu’on ne l’attendait plus « Rock ‘n’ roll high school » LE tube de l’album arrive enfin avec toute la simplicité, la naïveté, la fraîcheur et l’efficacité mélodique dont a toujours su faire preuve le groupe depuis ses débuts.

L’album termine par « All the way » et «  High risk insurance » tous deux puissants et explosifs comme des grenades à main.

En conclusion avec « End of the century »,  les Ramones sentant le vent tourner, tentent de modifier et adoucir légèrement leur style pour prendre leurs distances avec le mouvement punk.

L’apport de Spector ne fait pour moi qu’alourdir, surcharger, sophistiquer inutilement une musique originellement faite pour être jouée rapidement et simplement afin d’obtenir un maximum d’efficacité.

Je ne pense donc pas que les Ramones avaient besoin de travailler avec Spector si ce n’est pour gonfler leur ego de jeunes musiciens impressionnés à l’époque par la réputation de faiseur de tubes du gourou cinglé.

Heureusement, cet album qui aurait pu être un naufrage complet est sauvé in extremis de la catastrophe par une deuxième moitié gavée de titres puissants et enlevés que n’a pu complètement dénaturer leur producteur-dictateur de l’époque.

Pour l’anecdote, si cet album plus commercial se vendit bien, il provoqua en revanche la perte d’une bonne partie des fans de base du groupe.

Pour moi « End of the century » est donc tout à fait dispensable.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 11:16


Enchaînant les classiques à une cadence qu’un dealer de Central Park dans les années 70 aurait qualifiée de stupéfiante, les Ramones sortent en 1978 leur déjà quatrième album, « Road to ruin » .

Preuve que tout va plus vite avec les petits gars du Queens, le batteur Tommy Ramone a ici délaissé son instrument de travail pour être remplacé par Marky Ramone.

Mais comme les Ramones semblent être une « happy family » Tommy passe néanmoins à la production du disque enregistré comme il se doit dans leur fief New Yorkais.

On notera le léger effort artistique sur la pochette, empruntant au monde des bandes dessinées cher à ces éternels adolescents.

Ouvrant ce disque, « I just want to have something to do » puissant et magique, est typique du style et de l’excellente qualité de musique que pouvait atteindre le groupe à l’époque.

La production semble plus aboutie, le son est beaucoup plus puissant et fluide que sur leur premier opus.

L’excellente impression du début se poursuit sur « I wanted everything » hymne punk-rock irrésistiblement conquérant.

Les Ramones sortent alors de leur chapeau une ballade au style rétro « Don’t come close » ou la voix magique de Joey Ramone fait comme souvent le différence.

« I don’t want you » bien que assez ordinaire pour un groupe de ce calibre, s’avère néanmoins tout à fait honnête.

Deuxième ballade langoureuse de ce disque, « Needles and pins » sympathique n’a pas tout à fait le même impact que « Don ‘t come close ».

Difficile de faire plus punk que « I’m against it » , tant tout l’esprit de ce mouvement se trouve condensé dans  2’49 puissantes et enlevées.

Arrive LE tube de l’album et sans doute mon morceau préféré de leur carrière « I wanna be sedated » , irrésistible tube punk-rock agrémenté de lignes de chants fantastiques et de la touche rétro habituelle des New Yorkais.

Aussi génial qu’intense et inspiré, « Go mental » déboule ensuite à toute vitesse, dévastant tout sur son passage, conquérant les ames et les cœurs.

« Questionningly » troisième ballade de l’album offre un moment tranquillement relaxant avant un final digne d’un 14 juillet punk rock.

« She is the one » est il le meilleur titre punk rock jamais écrit ? En tout cas les Ramones arrivent avec leur style inimitable encore à produire un hit devant lequel on ne peut que s’incliner avec gratitude après avoir connu un tel orgasme musical.

« Bad brain » , rapide et efficace fonctionne magnifiquement bien.

« It’s a long way back » racontant le retour douloureux des Ramones d’un voyage en Allemagne, s’avère un titre à la mélodie prodigieusement touchante.

Après un prodigieux  « Rocket to Russia » , j’étais assez sceptique sur la capacité du groupe à se renouveler et pensais même assister à un effritement artistique bien naturel.

Pourtant les Ramones parviennent avec ce « Road to ruin » a pratiquement se hisser à la même hauteur que le précédent opus.

L’album est sans doute légèrement moins homogène que son prédécesseur avec plus de ballades pop dont certaines bien que bien exécutées me paraissent un peu ternes, mais se trouve en contre partie surboosté par quelques uns des tubes les plus fantastiques jamais écrits dans la carrière du groupe.

Loin de constituer une route vers un éventuel déclin, « Road to ruin » termine les années 70 en maintenant fermement le cap vers la mise en orbite programmée de la fusée punk rock la plus impressionnante de l’histoire de la musique.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 10:13


Nous sommes aux Etats Unis à la fin des années 70, en 1977 plus exactement, et en pleine explosion du mouvement punk, l’époque est  à l'action, pas à la perte de temps et au triturage de méninges.

Les Ramones enregistrent donc en l’espace d’une même année deux albums : « Leave home » et « Rocket to Russia » dont la pochette minimaliste calquée sur le premier opus contraste avec l’humour provocateur du titre en pleine période de guerre froide USA-URSS.

« Cretin hop »  ouvrant les hostilités laisse présager que la formule n’a pas trop changée, gros riffs, tempo rapides et refrains fédérateurs composent toujours la musique des New Yorkais.

Pourtant « Rockaway beach » véritable tube empruntant à la surf music, une musique de plage festive et légère, présente une innovation notable pour un groupe qui se proposait de nous démonter la tête à coup de batte de base ball lors de leur premier disque.

Plutôt calme et mélodique, « Here today, gone tomorrow » est une intéressante ébauche de ballade rendue très touchante par la voix magnifique de Joey Ramone.

Retour au rythme avec« Locket love » qui contient un coté frais, simple, direct prodigieusement efficace.

« I don’t care » typique du style originel du groupe, est très bon  malgré des chœurs quelques peu ratés.

« Sheena is a punk rocker » (la petite sœur de Judy ? ) est un tube incontournable, rendu irrésistible par des chœurs fantastiques et une touche rétro de rock and roll des années 60.

On poursuit dans la démonstration éclatante avec « We’re a happy family » au punch dévastateur, aux paroles totalement décalées et hilarantes, « Teenage lobotomy » sonnant comme un hymne punk puis « Do you wanna dance ?» irrésistiblement festive.

« I wanna be well » n’est certes pas le meilleur morceau de l’album mais il remplit plus qu’honorablement son office.

Le groupe réussit le tour de force de pondre  un autre imparable hymne de punk-rock « I cant give you anything » déroutant de facilité et d’efficacité mélodique.

Plus doux et truffé d’énormes chœurs rétro, « Ramona » glisse avec délice comme un morceau de beurre fondu dans la gorge.

Deuxième titre influencé par la surf musique, « Surfin bird » est un tube incroyable, au rythme irresistiblemnt minimaliste.

L’album termine en fanfare sur « Why is it always this way ? » encore un tube décapant contre lequel il raisonnablement est impossible de lutter.

« Rocket to Russia » est sans nul doute le meilleur album des Ramones.

Moins dur et agressif que « Ramones », il développe un ton plus léger, plus pop, et une efficacité mélodique d’un niveau exceptionnel.

« Rocket to Russia » appartient aux disques « Feel good music » qui font se sentir bien, qui donnent envie de se lever, de bouger, de chanter, de danser et de faire la fete jusqu’à en perdre en haleine.

Ce disque insensé, décalé, naïf et touchant comme un adolescent enamouré percera les défenses les plus endurcies par sa lumineuse simplicité pour atteindre directement le cœur de son auditeur.

Un chef d’œuvre incontournable tel que les Russes n’ont jamais pu répliquer !

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 21:25


Voici donc le moment de s’attaquer à un monument du punk rock et même du rock tout court avec « Ramones » le premier album d’un des groupes les plus influents de l’histoire de la musique : les légendaires Ramones.

Quand au pense aux punks, on pense en effet généralement immédiatement à la fin des années 70 , aux coiffures à crêtes, aux anglais, aux Sex Pistols, pourtant à mes yeux les Ramones bien qu’étant américains et à cheveux longs furent au moins sinon plus à l’origine de ce mouvement.

En 1976, quatre faux frères au look de zonards issus du Queens à New York sortent leur premier album.

Le gang se compose de Joey Ramone, grand escogriffe au chant, Tommy Ramone à la batterie,  Johnny et Dee Dee Ramone assurant respectivement la guitare, la basse et les chœurs.

La pochette devenue légendaire les montrent posant contre un mur de brique lugubre avec un look destroy finalement très punk : cheveux longs, perfecto, jeans déchirés.

L’album débute par « Blitzkrieg pop » , morceau mythique, devenu l’hymne des Ramones avec leur cri de ralliement « Hi, ho let’s go ».

La son de guitare est offensif, la musique est rapide, rythmée, très simple, mais dotée d’une incroyable efficacité mélodique.

Les titres très courts (autour des 2 minutes de moyenne) s’enchaînent sans se retourner à la vitesse d’un train lancé à pleine vitesse.

 « Beat on brat » plus fluide est encore meilleur, la voix de Joey Ramone, si particulière, chaude et mélodique rendant immédiatement unique le style des Ramones.

Deuxième tube légendaires du groupe « Judy is a punk » , est irrésistible avec un son de batterie caractéristique, des chœurs magnifiques et un refrain emblématique.

« I wanna be your boyfriend » sorte de déclaration d’amour adolescente en une semi ballade aussi magnifique que pure et naive, constitue la première surprise du disque : les Ramones peuvent aussi émouvoir !

Après cette avalanche de tubes, « Chain saw » simplement moyen montre le premier fléchissement notable.

« Now I wanna sniff some glue » plus efficace, contient un furieux passage de guitare et un refrain à l’esprit très punk parlant de défonce, martelé à l’envie.

« I dont wanna go down to the basement »   authentique merveille de punch et d’efficacité, montre tout à lui seul tout le savoir faire du groupe dans la composition d’hymnes punk-rock insurpassables.

Ensuite une certaine linéarité s’installe « Loudmouth » et « Listen to my heart » paraissent bien plus ternes de même que « Havana affair » qui bénéficie pourtant d’un implacable son de batterie.

« 53 rd & 3 rd » plus original et enlevé, fait référence au passé de prostitué de Dee Dee Ramone pour se payer sa dose d’héroïne.

« Let’s dance » ultra rythmée, rapide et festive est un véritable tube punk-rock susceptible d’animer n’importe quel fête de campus américain.

« I dont wanna walk around with you » rapide et fun, est dans la lignée de la bonne qualité globale du disque.

« Today your love, tomorrow the world » , est à l’instar de son titre conquérant et positif mais un peu plombé par un refrain laborieux.

En résumé, « Ramones » album précurseur et historique ayant influencé bon nombres d’artistes allant de U2 à Metallica, est une déferlante punk-rock de moins de 30 minutes.

La réputation de ce disque tient pour moi grandement à ces quatre premiers titres qui sont il est vrai de parfaits tubes.

En 1976, les Ramones créent donc un nouveau style et un nouveau son avec des morceaux courts, frais, directs, simples, énergiques mais conservant un agréable feeling mélodique rétro influencé par la pop et le rock and roll des années 60.

Leur univers est celui de la rue, du désœuvrement, de la baston, de la défonce mais sur lequel peut aussi parfois germer l’amour.

Bien sur l’album a vieilli, sa production n’est pas surpuissante et de plus objectivement il contient peu de variations ainsi que quelques titres plus faibles.

« Ramones » est donc à ingurgiter d’une seule traite en tapant du pied, en remuant la tête et en se disant qu’on passe un excellent moment en écoutant du rock incroyablement efficace.

Un beat plus rock and roll que les Ramones ? Ne cherchez pas, cela n’existe pas.

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 22:34


« Telluric Chaos » est un album live des Stooges enregistré en 2005 à Tokyo pour célébrer leur tournée de reformation.

La groupe était composé pour l’occasion d’Iggy Pop au chant, des frères Asheton, Ron à la guitare, Scott à la batterie, de Mike Watt à la basse et de Steven Mc Kay au saxophone.

Bien que non fan d’album live à la base, je me devais d’écouter ce disque ne serait ce que par respect pour les performances volcaniques d’Iggy Pop sur scène..

Je ne connais pas la contenance exacte du Shibuya Axe de Tokyo, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un petit club mais pourtant ce disque donne une grande impression chaleur, de proximité avec le public qu'on entend manifester et participer activement ce qui n'est pas toujours le cas dans des albums live surproduits.

Le son de la guitare infernale de Ron Asheton est ici prodigieusement fluide et intense.

Que ce soit sur le très dynamique « Loose », les fiévreux  « Down on the street » ou « TV Eyes », la musique proposée évoque ni plus ni moins qu'un séisme accompagné d'écoulement de torrents de lave en fusion donc je trouve le titre évoquant un chaos élémentaire parfaitement approprié.
Riffs anthologiques, solos atomiques couplés à un Iggy Pop galvanisé aussi sauvage que dominateur nous font prendre un plaisir libérateur et vivre une jouissance animale quasi primitive.
On nourrit avidement son corps et son esprit de ces flots d'énergie brute comme un malade accroché à sa perfusion de morphine tout en priant pour que cela ne s'arrête jamais.
Les Stooges n’oublient pas leurs classiques, ces morceaux de rock punk immortels comme "I wanna be your dog" et "No fun" interprétés avec rage et envie.
Si ce n'est pas cela l'extase rocknrollienne alors je ne sais pas ce que c'est ....

Passé les 3/4 du disque pourtant, les Stooges embrayent sur le répertoire de l'Iguane en interprétant des titres de son dernier album de l'époque "Skull Ring".
Ces morceaux sont loin d'être mauvais mais provoquent une rupture avec le répertoire originel Stoogien.
Il faut dire que prêt de 25 ans les séparent.
A mes yeux ils leur manquent le coté instinctif, destructeur et purement "evil" des premières bombes incendiaires du gang lorsque celui ci dos au mur n'avait rien à perdre.

Je n’aime pas non plus l’emploi quasi systématique d’un saxophone sauf sur « My idea of fun » nouveau morceau inédit plutôt réussi.
Ceci conduit donc à une petite baisse de régime sur la fin du cet album qui aurait pu être un album de légende vu l'exceptionnel gifle du début.
Mais la bonne nouvelle c'est qu'en 2005, les Stooges assuraient encore sacrément bien.
Ne cherchez plus, le VRAI rock, charnel, sauvage, dangereux, c'est sur ce genre de disque que vous le trouverez mais bien entendu le véritable must réside dans le fait de les voir en réel sur scène, l’expérience se révélant souvent marquante au fer au rouge.
Seule inconnue de taille au moment ou j’écris cette chronique, le décès du génial guitariste Ron Asheton en janvier 2009 conduira t il à la fin des tournée du groupe ?

Question difficile à laquelle il est impossible de répondre à l’heure actuelle.

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