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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 21:32

complices.jpg3

 

 

Retour vers le cinéma français avec un film assez méconnu « Complices » de Fréderic Mermoud.

Sorti en 2010, « Complices » est un polar bien glauque racontant une enquête de police menée par deux inspecteurs lyonnais, Hervé Cagan (Gilbert Melki) et Karine Mangin (Emmanuelle Devos) qui cherchent à trouver les raisons de la mort d’un jeune homme de dix neuf ans appelé Vincent (Cyril Descours).

En réalité le film alterne habilement scènes du temps présent montrant la progression des enquêteurs dans la reconstitution des événements et flash back montrant la vie de Vincent avant sa mort.

On y découvre que le jeune homme se prostituait sur un site internet ou son souteneur Thomas (Jeremy Kapone) lui organisait des rendez vous avec une clientèle d’hommes murs aisés.

Mais Vincent a en parallèle de ses activités professionnelles rencontré le grand amour avec Rebecca (Nina Meurisse), une étudiante rencontrée dans un cyber café.

Rapidement Vincent va se trouver écarteler entre son métier et ses sentiments et va avouer la nature de ses activités à son amie qui par amour va le suivre dans une spirale infernale ou elle acceptera de se prostituer avec lui.

Bien entendu l’escalade commence avec un Thomas en réalité épris de Vincent et jaloux comme un tigre et des clients aux gouts des plus bizarres comme cet ophtalmologue adepte de pratiques sado masochistes brutales.

Tandis que Hervé et Karine progressent par bonds en passant au crible les cercles d’amis de la victime, la mère et l’amie d’une Rebecca introuvable, Thomas peu bavard sur la nature de ses liens avec Vincent, on découvre peu à peu la personnalité de Karine, femme seule de plus de trente ans cherchant un peu désespérément l’amour sur internet avec Hervé en rôle de collègue confident de cœur.

Puis l’intrigue finit par se resserrer quand on apprend que Vincent et Rebecca faisaient chanter l’ophtalmologue en menaçant de divulguer des vidéo porno de lui sur internet.

Après une tentative d’extorsion de fond qui tourne mal, Rebecca assassine l’ophtalmo qui agressait lui-même Vincent.

Mais le couple ne peut profiter longtemps de son méfait, car Thomas ivre de jalousie débarque chez son ami et le tue dans un accès de rage.

Hervé et Karine finissent par retrouver Rebecca en cavale et contre toute attente la couvre du meurtre de l’opthalmo.

Le film se termine de manière étrange avec une relation de proximité naissante entre Hervé et Rebecca.

En conclusion, « Complices » est un polar sombre qui tient en haleine de bout en bout par la qualité de sa réalisation.

Le point fort du film est son processus narratif, diablement habile ou la découverte se fait par petites touches progressives.

Les acteurs sont épatants, aussi bien Melki dans un registre sobre et froid comme dans « Le tueur » qu’Emmanuelle Devos parfaite en femme entre deux âges un peu perdue.

Mais les plus éblouissants sont les jeunes, Cyril Descours parfait en adolescent vendant mécaniquement sa jeunesse et sa beauté que Nina Meurisse, average girl transfigurée dans le vice par la puissance de l’amour.

On saluera également le courage de Mermoud qui parvient à traiter de manière élégante un sujet difficile sur fond de sexe et d’argent sale.

Seul défaut du film, la fin assez déroutante qui sème le trouble sur une éventuelle attirance entre Hervé et la jeune fille avec une Karine reléguée mystérieusement en second plan ….

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 20:59

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Tournant et réalisant comme un boulimique, Clint Eastwood est à l’affiche de trois films rien que pour la seule année 1984.

Dans cet emploi du temps surchargé, il trouve le temps de réaliser en 1983 le quatrième volet des aventures de l’inspecteur Harry intitulé sobrement « Le retour de l’inspecteur Harry » en marchant dans les traces de ses amis Don Siegel, Ted Post et James Fargo.

« Le retour de l’inspecteur Harry » voit Harry Callahan (Clint Eastwood) le flic le plus dur de San Francisco se rendre ans la petite ville de San Paulo pour enquêter sur une série de meurtre touchant des hommes, cruellement châtrés à l’arme à feu avant d’être exécutés.

En réalité, Callahan avec ses méthodes brutales et extrémistes est pourchassé par la Maffia pour avoir indirectement tué un de ses chefs en provoquant une crise cardiaque.

A San Paulo, Callahan n’est pas seul et partage sa vie avec un affreux bouledogue appelé Patate, cadeau de son ami Horace King (Albert Popwell).

Indiscipliné et grossier, Patate a au moins le mérite de lui faire connaitre Jennifer Spencer (Soundra Locke) jeune artiste peintre de la ville.

En réalité on comprend assez vite que Spencer est l’auteur des meurtres et qu’elle agit par vengeance personnelle à l’encontre d’un petit groupe de personnalités locales en représailles à un affreux viol qu’elle subi elle et sa sœur onze années auparavant.

Quand le cadavre du pécheur Kruger (Jack Thibeau) est retrouvé sur une plage et un vendeur d‘articles de pêche assassiné dans son garage, la très vulgaire Ray Parkins (Audry J Neenan) prévient son frère Mick (Paul Drake) de la menace qui pèse sur les survivants.

De son coté, malgré l’opposition farouche du capitaine Jennings (Pat Hingle), Callahan progresse dans son enquête et fait le lien entre les meurtres et une photo de son bureau ou figurent les victimes.

Il fait plus que sympathiser avec Spencer avec qui il partage des vues communes sur les méthodes radicales à employer pour éliminer les criminels.

Mais les choses tournent mal quand Horace venu aider son ami est égorgé par Mick et Callahan sévèrement passé à tabac et jeté dans l’océan.

De son coté si Spencer parvient à éliminer Parkins elle est également prise en défaut en hésitant à tuer le fils de Jennings qui bien qu’ayant participé au viol est maintenant paralysé à vie.

Mick et ses deux acolytes profitent de cette hésitation pour la neutraliser et l’entrainent sur le lieu même du viol, une fête foraine sinistre la nuit afin de rééditer leur acte odieux.

Seule l’intervention de Callahan revenu d’entre les morts avec un énorme 44 Magnum parvient à la sauver.

Mick est alors impitoyablement flingué et meurt empalé sur un cheval de manège.

Bon prince, Callahan couvre sa belle et charge le défunt de ses crimes.

En conclusion , « Le retour de l’inspecteur Harry » est un film âpre au sujet particulièrement pénible.

Toujours aussi radical dans le propos, Eastwood se fait également militant pour la cause des femmes en traitant du problème du viol.

Il est à noter que Soundra Locke sera souvent victime de tentatives de viol dans ses films (« Josey Wales », « L’épreuve de force ») ce qui rend plutôt trouble la relation de l’actrice avec ce crime.

A partir d’un sujet difficile, Eastwood construit un film solide émaillé de scènes de sadisme difficiles à supporter et de scènes d’action hautes en couleur notamment la première fusillade dans un café ou il dessoude quatre braqueurs noirs en assénant au dernier d’entre eux son célèbre « Make my day » (Fais moi plaisir) pour le provoquer à tirer.

Les acteurs sont tous très bons et Soundra Locke en femme meurtrie mais forte obtient sans nul doute son meilleur rôle, volant presque la vedette au grand Clint.

Un polar sombre, poisseux qui ne vous laissera pas indemne.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 19:42

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Nous sommes en 1979 et depuis le succès du premier « Inspecteur Harry », Clint Eastwood va tourner tout une série de film à peu prêt similaires ou il incarne un gros dur de flic qui armé de gros calibre ne fait pas dans le détail.

Réalisé par lui-même, « L’épreuve de force » raconte l’histoire assez inhabituelle de Ben Shockley (Clint Eastwood) inspecteur de police de Phoenix chargé par son supérieur Blakelock (William Prince) d’escorter un prisonnier depuis Las Vegas.

Arrivé sur place, Shockley constate que son prisonnier Gus Mally (Soundra Locke) est en réalité une femme, prostituée de Las Vegas.

Passablement agitée, la jeune femme le met en garde contre des paris qui ont été établi sur le fait que le couple ne rejoindrait jamais Phoenix.

Shockley est ébranlé en constatant que des paris ont été effectivement passé sur un cheval appelé Mally et prudent demande une ambulance pour acheminer sa prisonnière au lieu de la voiture de location qui devait initialement les conduire à l’aéroport.

Quand il constate que la voiture explose et qu’une voiture les prend en chasse pour leur tirer dessus il réagit instinctivement pour sauver sa peau.

Dés lors il va progressivement faire de plus en plus confiance à sa prisonnière et de moins en moins à ses collègues policiers, qui truffent sa chambre d’hôtel de plomb jusqu’à la faire écrouler sur elle-même.

Les raisons de cet acharnement paraissent troubles mais Shockley finit par comprendre qu’une alliance a été conclu entre la Mafia et Blakelock qui a livré des informations à Mally au cours d’une partie de jambes en l’air.

Le couple improvisé va devoir rivaliser d’ingéniosité pour se dépêtrer des griffes des policiers chargés de les éliminer, en détournant la voiture de patrouille d’un policier odieux sexuellement, en dérobant au culot la moto d’un gang de motard afin de semer un hélicoptère les prenant en chasse.

Bien entendu, soudés par ses épreuves, Shockley et Mally vont coucher ensemble ce qui va faire germer entre ces deux ratés de la vie des projets de vie commune.

Mais poussé par son orgueil et par une vague promesse d’intégrité faite par un procureur à son ami Josephson (Pat Hingle), Shockley va jouer son va tout en dérobant un bus, en fortifiant le poste de pilotage et en se lançant à l’assaut de la ville de Phoenix pour sous une effrayante pluie de plombs accompagner Mally pour témoigner au tribunal.

Le final assez grotesque voit Mally tuer Blakelock après que celui-ci ait tué le procureur qui avait révéla sa collusion avec la Mafia et blessé Shockley.

En conclusion, « L’épreuve de force » n’est assurément pas un film raisonnable et place Clint Eastwood dans la position d’un surhomme triomphant de tous les périples avec une chance insolente.

Les fusillades sont tellement énormes qu’elles en deviennent grotesques avec sans nul doute le record du nombre de coups de feu tirés dans un film.

Les maisons et les bus sont transformés en passoire dans un déferlement aussi absurde qu’aveugle de violence.

Le couple d’anti héros Eastwood-Locke est certes sympathique avec un message féministe prononcé contre le machisme stupide de la population masculine.

Film d’action à gros budget, « L’épreuve de force » ne parvient pas malgré ses quelques passages spectaculaires (la poursuite en hélicoptère au milieu des plaines désertiques de l’Arizona) à passionner en raison d’un scénario basique (tout le monde est pourri) et d’un déferlement délirant de violence.

On a connu l’acteur réalisateur mieux inspiré.

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 22:04

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Poursuite de la découverte de l’œuvre de Jean-Pierre Melville avec son dernier film « Un flic ».

Sorti en 1972, « Un flic » raconte une histoire classique ou un policier du nom d’Edouard Coleman (Alain Delon) traque un gang de quatre hommes ayant réalisé un hold up dans une station balnéaire.

Mais la blessure de Marc (André Pousse) , touché par une balle lors du hold up contraint le chef de gang Simon (Richard Crenna) a changer ses plans pour acheminer le blessé dans un hôpital.

On découvre ensuite que Simon qui tient une boite de nuit sélect est un ami d’Edouard qui  est l’amant de sa femme Cathy (Catherine Deneuve).

Mais Edouard ne se doute de rien et mène son enquête en utilisant toutes les sources d’informations possibles notamment une prostituée de luxe qui lui révèle que le gang cherche en réalité à récupérer une grande marchandise de drogue dans un train faisant route de Bordeaux à Lisbonne.

Le gang utilisera la complicité d’un porteur de valise, qui se prendra l’argent en échange de la marchandise.

Après avoir été contraint de faire éliminer Marc par Cathy déguisée en infirmière afin qu’il en parle pas, Simon met ses plans à exécution.

Le plan des gangsters, très audacieux surprend la vigilance de Coleman en utilisant un hélicoptère pour monter à bord du train en profitant d’un passage l’obligeant à ralentir.

Fou de rage, Coleman met alors la pression sur ses hommes et parvient à remonter jusqu’à Louis Costa (Michael Conrad) un grand gaillard membre du gang.

Par la suite il comprend que Simon est également impliqué.

Le quatrième truand, un ex directeur de banque au chômage, Monsieur Webber (Riccardo Cucciolla) se suicide pour s’éviter le déshonneur d’être appréhendé.

Au final, Simon préfère mourir sous les balles de Coleman plutôt que de se rendre.

En conclusion, « Un flic » est un pur film de gangster à l’ancienne marqué par l’empreinte de Jean-Pierre Melville.

Les hommes parlent peu, boivent des alcools forts, fument cigarettes sur cigarettes, se montrent virils, voir brutaux avec les femmes qui souvent aiment cela.

Comme souvent chez Melville, l’atmosphère est lugubre, délabrée.

Le rythme est lent, assez mou voir interminable comme lors de la scène du train tournée de manière assez ridicule avec des modèles réduits.

Quelques fois ce style réussit comme lors de la scène introductive du hold up, remarquable de lenteur étudiée ou les quatre gangsters s’approchent lentement de la banque sous un pluie battante dans le désert sinistre d’une station balnéaire en plein hiver.

Du coté positif, il restera le jeu des acteurs, et surtout le beauté du couple Delon-Deneuve, sublimes chacun de charisme froid.

Pour autant, « Un flic » ne suffira pas à me rendre une nouvelle fois fan du cinéma de Melville.


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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 14:32

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Bien qu’étant réputé comme un film mineur, « Un shérif à New-York » est intéressant en tant que première collaboration entre Clint Eastwood et Don Siegel.

Sorti en 1968 alors que la carrière de l’acteur explose tardivement dans les westerns spaghetti de Sergio Léone, « Un shérif à New-York » raconte les mésaventures de Walt Coogan (Clint Eastwood) un shérif de l’Arizona irrévérencieux aux méthodes brutales chargé de se rendre à New-York pour ramener un prisonnier dans son état d’origine.

Arrivé dans la grosse pomme avec ses bottes et son chapeau de cow boy, Coogan ne passe pas inaperçu et comprend qu’il devra patienter un peu lorsque le lieutenant Mc Elroy ( Lee J Cobb) lui apprend que son prisonnier James Ringerman (Don Stroud) est à l’hôpital en raison d’une ingestion massive de LSD.

Pourtant Coogan fait contre mauvaise fortune bon cœur, prend une chambre dans un hôtel de seconde zone et parvient à séduire Julie (Susan Clark) une psychologue rousse travaillant pour la police.

Impatient, Coogan n’hésite pas à mentir aux policiers pour pouvoir approcher son prisonnier et accélérer la procédure d’extradition.

Mais alors qu’il sort Ringerman seul de l’hôpital il est assommé par un homme qui permet à son prisonnier de s’enfuir en compagnie de sa petite amie Linny (Tishia Sterling) brunette à cheveux courts aussi mignonne que dérangée.

Dés lors malgré les remontrances de Elroy, Coogan va continuer à traquer sa proie dans un environnement urbain qu’il connait mal tout en continuant sa relation avec Julie complètement tombée sous le charme de son cow boy viril.

Coogan va aller voir la mère de Ringerman, fréquenter les night clubs hippies de la fin des années 60 ou sexes et drogues se mélangent et enfin retrouver la trace de Linny en espérant qu’elle le mène à son homme.

Mais Coogan se laisse prendre au charme de la belle jeune femme et oubliant toute prudence se jette dans un terrible guet apens ou quatre hommes de main le passent à tabac.

S’en sortant de justesse et bravant les menaces de Elroy, Coogan exerce alors une terrible pression sur Linny et la contraint à l’emmener dans la cachette de Ringerman dans un cloitre médiéval situé dans un parc.

Après fusillade, bagarre et course poursuite haletante en moto dans les allées du parc, Coogan parvient à arrêter le fugitif et bénéficie de la clémence de Elroy qui le laisse partir.

Le shérif rejoint son Arizona natal en laissant derrière elle une Julie plus enamourée que jamais.

En conclusion, « Un shérif à New-York » est certes un film mineur dans la filmographie de Eastwood mais n’en demeure pas moins marqué par tout le savoir faire de Don Siegel, l’un des meilleurs réalisateurs des années 70.

Tout le film repose sur le décalage entre le flic de la campagne perdu dans une ville monstrueuse ou il essuie les remarques désagréables des citadins.

Mais le shérif tenace fait preuve de détermination et de sens de l’adaptation en se montrant parfaitement capable d’évoluer dans le milieu hippy branché de la fin des années 60.

Dans un rôle de flic bourru, dur, dragueur et un tantinet macho, Eastwood est impressionnant de charisme et au fait de sa beauté plastique.

Lee J Cobb lui donne une réplique convaincante, tandis que les minettes ont des rôles plutôt accessoires autour de la star.

Boosté par la musique pseudo western de Lalo Schifrin, Siegel réalise quelques scènes fortes, comme des arrestations musclées (d’un indien au début du film puis de Stroud dans le parc) ou l’hallucinante scène de débauche psychédélique du night club.

En résumé un film pas si mineur que cela qui comblera les fans de l’Inspecteur Harry et du duo souvent gagnant Eastwood-Siegel.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 18:56

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Un peu gêné d’être resté sur une image négative d’un film de Clint Eastwood, je me suis empressé de revoir « L’inspecteur Harry » pour laver ce sentiment désagréable.

Sorti en 1971, « L’inspecteur Harry » est déjà la quatrième collaboration de l’acteur avec son maitre de l'époque Don Siegel et restera sans nul doute l’un de ses rôles les plus célèbres.

L’histoire assez basique mais originale pour l’époque voit une série de crimes aveugles ensanglanter la ville de San Francisco.

La police, narguée par un tueur en série fou se faisant appeler Scorpio (Andrew Robinson) et exigeant une forte rançon pour que ses crimes cessent, met sur l’affaire un de ses meilleurs policiers, l’inspecteur Harrry Callahan (Clint Eastwood).

Pourtant, dans une atmosphère très hippy, Callahan détone au sein de la police en raison de ses méthodes brutales et d’un franc parler qui n’épargne personne y compris les hommes politiques de la ville qui lui réclament des résultats.

Ronchonnant lorsqu’on lui adjoint un jeune latino américain du nom de Gonzalez (Reni Santoni), Callahan comprend pourtant vite l’efficacité et la complémentarité que lui apportera cette nouvelle recrue.

La police place la ville sous surveillance et en particulier les toits desquels Scorpio aime tuer ses victimes à l’aide d’un fusil à lunette.

Après l’avoir manqué de peu en lui tendant un piège, Callahan apprend que Scorpio a enlevé une jeune fille qu’il a enterrée vive avec une autonomie d’air d’une demi journée.

Le tueur exige qu’on lui apporte une forte somme pour la laisser partir et Callahan se dévoue pour jouer un curieux jeu de cache à cache à travers le réseau de cabine téléphonique de la ville.

Mais le déséquilibré, décidément imprévisible renonce à jouer le jeu une fois l’argent remis et décide de battre à mort l’inspecteur qui ne doit la vie sauve qu’à l’intervention de Gonzales.

Après une violente fusillade, Gonzales est grièvement touché et Scorpio blessé à la jambe à la suite d’un coup de couteau.

Enragé en apprenant que la jeune fille est morte, Callahan traque le tueur bléssé et l’arrete après une course poursuite musclée dans le stade de football américain de la ville ou travaille le tueur dans sa vie normale.

Mais l’homme prétexte des mauvais traitements, des tortures et joue de toutes les astuces de la loi pour nier ses crimes ce qui aboutit à sa relaxe.

Dégouté par le système judiciaire de son pays, trop procédurier et inefficace à son gout, Callahan bouillonne.

Lors d’un au revoir à Gonzales qui lui annonce qu’il quitte la police, Callahan avoue que sa femme a été tuée par un chauffard, ce qui laisse à penser que cet incident est à l’origine de son intransigeance envers le crime.

Puis Scorpio refait parler de lui, en détournant un bus scolaire.

Le chantage est identique, la vie des enfants contre de l’argent.

Cette fois Callahan ne cède pas et désobéissant aux consignes de sa hiérarchie il intercepte le bus et tue le criminel après une course poursuite haletante dans une carrière d’extraction minière.

En conclusion, très controversé « L’inspecteur Harry » n’en est pas moins un excellent film policier qui marqua à vie l’image de Clint Eastwood.

Policier intraitable, capable de torturer et de tuer pour obtenir des résultats, « Dirty Harry » est un flic dur aux méthodes sales qui fit passer l’acteur pour un réactionnaire à tendances fascistes.

La suite donnera bien entendu tort à ses impressions.

Classiquement mais impeccablement construit, « L’inspecteur Harry » déroule une intrigue à la mécanique parfaitement huilée qui tient en haleine du début à la fin.

La musique très seventies de Lalo Schifrin est groovy en diable et met en valeur les splendides paysages de la ville mythique de San Francisco.

Film à contre courant de son époque, très provocateur, « L’inspecteur Harry »  est un film d’hommes truffé de scènes chocs (fusillade en centre ville, course poursuite dans un stade désert de nuit, cascades sur le toit d’un bus) et de répliques cultes, notamment celle du 44 magnum, calibre de prédilection du policier.

Inutile de chercher plus loin, c’est dans le genre, assez imbattable et donnera lieu à quatre suites d‘intérêt divers.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 22:58

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Le cinéma de Jean-Pierre Melville appartient certes à une autre époque bien révolue, mais demeure pour beaucoup une référence tout particulièrement dans le domaine du film policier.

Sorti en 1970, « Le cercle rouge » est son avant dernier et est considéré comme un classique du film de genre avec une pléiade de stars de l’époque.

Deux histoires se déroulent en parallèle : d’un coté Corey (Alain Delon) ex détenu à Marseille fraichement sorti de prison à qui un gardien corrompu donne un tuyau pour un cambriolage dans une bijouterie, de l’autre Vogel (Gian Maria Volonte) détenu en cavale après qu’il ait faussé compagnie au commissaire Mattei (André Bourvil) dans un train.

Corey note l’information mais revient vite à ses anciennes habitudes de gangster en extorquant une forte somme d’argent à Rico (André Ekyan) un de ses anciens associés qui l’a fâcheusement oublié durant son séjour à l’ombre.

Mais Rico lance contre lui deux premiers tueurs que Corey élimine avec une grande maitrise dans une salle de billard.

Puis son chemin croise celui de Vogel qui se cache dans le coffre de sa voiture pour échapper aux battues des policiers.

Se découvrant des points communs, les deux truands sympathisent après que Corey aide Vogel à passer les barrages policier et que ce dernier élimine pour lui deux nouveaux tueurs de Rico qui s’apprêtaient à l’exécuter dans un foret.

Le jugeant digne de confiance, Corey met Vogel dans la confidence pour le casse d’un bijouterie place Vendôme et Vogel lui conseille une connaissance à lui pour déjouer les systèmes de sécurité, un ancien tireur d’élite de la police appelé Jansen (Yves Montand).

Solitaire, alcoolique, schizophrène et victime d’horribles hallucinations, Jansen accepte pourtant l’affaire et se révèle un redoutable comparse capable d’établir un plan précis et coordonné pour le cambriolage.

Après une reconnaissance en se faisant passer pour des clients, les trois hommes masqués passent aux actes en pleine nuit.

Par son habilité démentielle au fusil, Jansen loge une balle dans l’orifice venant déconnecter les systèmes électriques commandant les alarmes tandis que Vogel et Corey neutralisent physiquement le gardien.

Les gangsters réussirent leur coup avec une efficacité maximum mais ont de grosses difficultés pour trouver un acquéreur sérieux de leur butin, la plupart d’entre eux reculant devant la coté trop tapageur de l’affaire.

Appâté par le commissaire Mattei qui se fait passer par un mafieux acquéreur potentiel, le trio fait confiance au patron de bar Santi (François Perrier) qui les présente, sans se douter que celui-ci est un indicateur que la police a forcé à collaborer.

Le piège se referme alors sur les trois hommes non sans que Vogel ait mystérieusement sauvé la vie de Mattei qu’il avait démasqué.

Les gangsters sont tous abattus plutôt que de se rendre et Mattei découvre avec stupeur que Jansen était un de ses anciens camarades de promotion.

En conclusion, manquant pour moi de rythme et de suspens, « Le cercle rouge » m’a plus intéressé par son ambiance froide et lugubre.

Les paysages y sont gris, désolés et même le monde de la nuit pourtant réputé festif, dégage une atmosphère de luxe triste et froid.

Melville tisse les liens entre ses personnages en avançant une vague théorie bouddhiste sur le coté prédestiné et inéluctable du télescopage des vies de ses quatre hommes.

La morale, symbolisée par un préfet philosophe parait simpliste, le mal est dans chaque homme, quel qu’il soit.

Bien entendu les acteurs sont bons mais pas exceptionnels.

Delon est égal à lui-même, dur, hiératique, froid et macho.

Bourvil a plus de mal à convaincre de sa dureté en policier tenace mais le meilleur de tous reste Yves Montand, remarquable en âme damnée de la police passée de l’autre coté du miroir.

En raison de son rythme lent et de son manque de punch inhérents vraisemblablement à son âge vénérable, je ne considère donc pas « Le cercle rouge » comme un grand film mais lui reconnait une certaine atmosphère et un certain sens de l’esthétique.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 19:46

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Le cinéma avec le dernier film de Sergio Léone, « Il était une fois en Amérique » adaptation en 1984 d'un roman des années 50  « The hoods » de Harry Grey.

Dans cette fresque monumentale de près de quatre heures, Léone change d’univers en réalisant son film de gangsters.

Le récit complexe, raconte après une introduction choc, sous forme de flash backs dans une fumerie d’opium, la destinée de deux amis truands du quartier juif de Lower east side (New York), David Aaronson dit Noodles (Robert De Niro) et Max Bercovicz dit Maxy (James Woods).

S’étant connus dés l’enfance, Noodles et Maxy vont sympathiser et fonder un gang de cinqs jeunes juifs et ensemble gravir les échelons du banditisme en profitant de la prohibition en vigueur dans les années 20.

Aidés de Patsy (James Hayden), Cockeye (William Forsythe) et Moe (Larry Rapp) les deux hommes vont éliminer leur concurrent direct mais cet affrontement va entrainer l’arrestation de Noodles qui passera une trentaine d’années sous les verrous.

A sa sortie de prison, Maxy devenu un gangster puissant ayant pour couverture une entreprise de pompes funèbres, n’oublie pas son ami devenu un homme et lui présente un puissant parrain nommé Franky (Joe Pesci) pour lequel il travaille.

Noodles accepte mal d’avoir perdu son indépendance et accepte à contre cœur une mission confiée par Franky pour dévaliser pour le compte de son cousin Joe (Burt Young) une bijouterie de Détroit.

Noodles accompli pourtant le larcin avec ses amis et viole l’indic du gangster une dénommée Carol (Tuesday Weld) à la réputation de nymphomane mais découvre après coup que le véritable but de la mission est de tuer Joe sous ordre de Franky lors de la remise des bijoux.

Entre Noodles et Maxy éclatent donc de violentes divergences sur la suite à donner à la carrière de la bande mais Maxy finit par écouter les volontés de son ami pour conserver leur indépendance.

Pourtant cette trêve sera de courte durée et Maxy poussé à bout par l’arrêt de la prohibition se lancera dans des projets toujours plus risqués comme la prise d’assaut d’une banque fédérale ce qui finira par affoler son ami.

Tiraillé par le remord et par l’influence de Carol devenue la petite amie de Maxy, Noodles finira par balancer ses amis aux policiers pour les faire arrêter avant l’exécution de leur plan suicidaire.

En parallèle de cette vie de gangsters de la belle époque, Sergio Léone tisse une longue histoire d’amour entre Noodles et Deborah Gelly (Elisabeth Mc Govern) , la propre sœur de Moe, qui deviendra une danseuse de premier plan et le repoussera toujours en raison de son choix de vie.

Amoureux fou de Deborah, Noodles n’aura pas la force d’échapper à son destin de gangster et éperdu de désir finira par la violer après un long rendez vous romantique montrant finalement la brutalité tapie au fon de son être.

Dans la dernière partie le passé rejoint le présent et Noodles, parvient à échapper à des gangsters dans la fumerie d’opium après la mort présumée de Patsy, Maxy et Cockeye tués par la police,  pour rejoindre Moe détenteur d’une clé permettant d’ouvrir le butin accumulé durant leur carrière.

Mais les choses ne se passent pas comme prévu et Noodles découvre que l’argent n’est plus en place, que Maxy devenu un homme d’affaires influent l’a non seulement trompé mais est devenu l’amant de Deborah.

Malgré sa déception, Noodles est incapable de vengeance et refuse de tuer son ami, qui se sait à terme condamné par ses relations politiques troubles.

Le film se termine donc assez mystérieusement par une disparition et une autre rêverie d’opium.

En conclusion, « Il était une fois en Amérique » contient tous les ingrédients du grand film de gangsters, qui une fois n’est pas coutume, ne sont pas italiens mais juifs.

Sa première partie narrant les débuts, la rencontre puis l’ascension des enfants criminels dans la misère des quartiers défavorisés du début du XX iéme siècle est plutôt fantastique, puis tout s’étire, se mélange, se complique pour devenir difficile à suivre.

S’appuyant sur une structure alambiquée et non linéaire, le film a du mal dans sa dernière partie truffée à mes yeux de rebondissements assez invraisemblables qui dénaturent sa puissance première.

Bien entendu la violence est au rendez vous, mais elle est moins paroxysmique que celle de Coppola ou de Scorcese.

Le film se signale en revanche par son machisme et par les violences faites aux femmes violées par les truands.

Les acteurs sont impeccables, que ce soient Robert de Niro ou James Woods avec cette fortes histoire d’amitié allant au-delà des conflits d’intérêt entre gangsters.

Malgré sa virtuosité technique et la musique toujours prenante d’Enio Morricone (qui utilise un bon vieux gimmick d’harmonica) , « Il était une fois en Amérique » n’égale pas à mes yeux la quintessence sublime des « Parrains ».

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 20:32

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Identifié comme l’ennemi public numéro un lors de sa courte vie dans les années 70, le gangster Jacques Mesrine ne parlait pas forcément aux jeunes générations jusqu’à ce que Jean-François Richet décide d’adapter sa vie au cinéma en deux films sortis en 2008.

Le premier d’entre eux « Mesrine, l’instinct de mort » est sans nul doute le plus intéressant car il raconte la genèse du criminel, qui après son service militaire effectuée pendant la Guerre d’Algérie se montre incapable de suivre le style de vie de ses parents petits bourgeois commerçants.

Solidement bâti, sur de lui, et plutôt bel homme, Mesrine (Vincent Cassel) commence alors à sortir la nuit à Pigalle, à fréquenter les lieux de tripots et de prostitutions avec son ami Paul (Gilles Lelouche).

Après quelques cambriolages, Paul présente Jacques à Guido (Gérard Depardieu) membre de l’OAS et caïd de Pigalle qui l’embauche comme homme de main.

Rapidement, Mesrine se distingue par l’extrême violence dont il est capable, lorsqu’il enterre encore vivant un proxénète maghrébin qui a défiguré une de ses amie prostituée.

Véritable tête brulée, il montre une prédilection pour les enlèvements contre rançon ou les hold ups et fait logiquement de la prison après des tentatives ratées.

Au cours de vacances en Espagne, il rencontre Sofia (Elena Anaya) espagnole qu’il épousera alors qu’elle est enceinte.

Sofia tente d’éloigner Mesrine des chemins boueux de la criminalité et semble temporairement y parvenir lorsque celui travaille dans une entreprise de maquettage mais la perte de son emploi le replonge dans ses vieux démons.

Décidé à renouer avec Guido, Mesrine redouble de violence à l’égard de sa femme et ne prête pas attention à son départ.

Il rencontre Jeanne Schneider (Cécile de France) une escort girl qui deviendra sa maitresse.

Mais l’homme est difficilement contrôlable, et il se met à braquer les casino de parrains de la pègre ce qui lui vaut quelques inimités et l’oblige à s’exiler avec Jeanne au Canada pour échapper au cycle sanglant des règlements de comptes.

Au Canada, il tente de trouver des travails honnêtes (ouvrier dans le bâtiment, chauffeur) mais replonge dans le crime en enlevant le milliardaire paralytique pour qui il travaillait.

L’enlèvement échoue mais Mesrine fait la connaissance de Jean-Paul Mercier (Roy Dupuis) un québécois révolutionnaire aussi brutal que lui.

Arrété aux Etats Unis il est extradé au Canada et interné dans un QHS (Quartier de Haute Sécurité) d’une prison aux méthodes très dures assimilées à des actes de tortures (privations de sommeil, de lumière, gazage, tabassage répétés).

Plus remonté que jamais par son passage en QHS, Mesrine parvient avec Mercier à réussir une évasion extrêmement osée.

Les deux hommes en cavale dans la foret canadienne tuent deux gardes forestiers et armés d’armes de guerre, prennent d’assaut la prison pour libérer leurs camarades.

Bien entendu cette folle tentative échoue après une fusillade d’une férocité inouïe.

Le film s’achève sur la possibilité du retour de Mesrine en France ou Jeanne purge sa peine et ou ses amis Guido et Paul ont été assassinés, victime des règlements de compte entre OAS ou criminels.

En conclusion, même si je n‘ai aucune fascination pour le parcours de cet homme, « Mesrine, l’instinct de mort » est un film intense, très bien mené, servi par une interprétation magistrale de Vincent Cassel (césarisé pour sa prestation !) qui dégage exactement le niveau de charisme et de violence qu’on attend de la part d’un personnage aussi hors du commun.

Même si le but du cinéma est de romancer la réalité, on en peut s’empêcher d’être impressionné par le courage un brin suicidaire de ce voyou malin, déterminé et prêt à toutes les audaces.

Personnage instable, violent porté sur les coups d’éclat spectaculaire apportant un enrichissement rapide, Mesrine montre un dangereux exemple auprès de certaines personnes faibles tentés par cette voie fatalement sans issue.

On pense par exemple au « Gang des Barbares » de Bagneux, tentés par des coups d’éclats d’une violence inouïe dans le but d’un profit immédiat.

Mis à pat ces quelques restrictions, on ne peut que rester admiratif devant le savoir faire du réalisateur et la qualité incroyable du jeu d’acteur de Gilles Lelouche et Gérard Depardieu.

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 11:13

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Les habitués de ce blog savent o combien est grande mon admiration pour Clint Eastwood aussi est-ce en toute logique que j’ai (re) vu « Dans la ligne de mire » de Wolfgang Petersen sorti en 1993.

L’histoire est celle on ne peut plus basique d’un film d’action classique, Franck Horrigan (Clint Eastwood) un ancien garde du corps de John Fitzgerald Kennedy n’ayant pu empêcher son assassinat en 1963 est pris à parti par un mystérieux inconnu (John Malkovich) qui lui annonce qu’il veut assassiner le président des Etats Unis.

Tiraillé par le remord, Horrigan est victime d’un jeu pervers ou le tueur présumé joue avec son passé et le harcèle de coups de téléphones.

Epaulé par son coéquipier le jeune et fougueux Al D’Andrea (Dylan Dermott) et par l’agent Lilly Raines (Rene Russo), Horrigan va devenir le principal enquêteur pour retrouver le tueur, comprendre ses plans machiavélique et le mettre hors d’état de nuire.

Semblant avoir toujours un coup d’avance sur ses poursuivants, le tueur ridiculise Horrigan qui intervient maladroitement ce qui provoque sa suspension de l’affaire.

Mais le vieux flic, tenace, s’accroche en estimant avoir un compte personnel à régler.

Disons le tout de go, l’intrigue assez mince, ne repose que sur le face à face à distance entre Eastwood, vieux policier macho au souffle court et Malkovich passé maitre dans l’art du déguisement et de la manipulation, qui n’hésite pas à tuer une employée trop indiscrète ou des pécheurs témoins de son entrainement au tir à l’aide d’un pistolet en plastique rendu indétectable.

L’action est bien entendu au rendez vous avec notamment une haletante poursuite sur les toits ou le tueur empêche Horrigan de faire une chute mortelle mais élimine dans le foulée D’Andrea.

Le dénouement final voit Horrigan arriver juste à temps pour empêcher le tueur de tirer sur le président à un congrès officiel.

Le face à face dans un ascenseur suspendu ne laisse pas de répit au policier qui ne peut empecjher le criminel de s'écraser au sol.

En conclusion, « Dans la ligne de mire » appartient à toute une série de thrillers efficaces mais trop classiques et trop peu inventifs que tourna Eastwood dans les années 90.

La star campe un personnage mainte fois incarné, (le vieux flic usé et bourru tiraillé par son passé) qui finit au final par séduire sa collègue âgée de vingt ans de moins.

Bien entendu John Malkovich est brillant mais cela ne suffit pas à faire décoller un thriller trop prévisible ne permettant qu’en de rares instants à pleinement interesser.

Idéal pour une soirée télé un dimanche soir sur TF1 mais pas beaucoup plus.

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