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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 22:58

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Le cinéma de Jean-Pierre Melville appartient certes à une autre époque bien révolue, mais demeure pour beaucoup une référence tout particulièrement dans le domaine du film policier.

Sorti en 1970, « Le cercle rouge » est son avant dernier et est considéré comme un classique du film de genre avec une pléiade de stars de l’époque.

Deux histoires se déroulent en parallèle : d’un coté Corey (Alain Delon) ex détenu à Marseille fraichement sorti de prison à qui un gardien corrompu donne un tuyau pour un cambriolage dans une bijouterie, de l’autre Vogel (Gian Maria Volonte) détenu en cavale après qu’il ait faussé compagnie au commissaire Mattei (André Bourvil) dans un train.

Corey note l’information mais revient vite à ses anciennes habitudes de gangster en extorquant une forte somme d’argent à Rico (André Ekyan) un de ses anciens associés qui l’a fâcheusement oublié durant son séjour à l’ombre.

Mais Rico lance contre lui deux premiers tueurs que Corey élimine avec une grande maitrise dans une salle de billard.

Puis son chemin croise celui de Vogel qui se cache dans le coffre de sa voiture pour échapper aux battues des policiers.

Se découvrant des points communs, les deux truands sympathisent après que Corey aide Vogel à passer les barrages policier et que ce dernier élimine pour lui deux nouveaux tueurs de Rico qui s’apprêtaient à l’exécuter dans un foret.

Le jugeant digne de confiance, Corey met Vogel dans la confidence pour le casse d’un bijouterie place Vendôme et Vogel lui conseille une connaissance à lui pour déjouer les systèmes de sécurité, un ancien tireur d’élite de la police appelé Jansen (Yves Montand).

Solitaire, alcoolique, schizophrène et victime d’horribles hallucinations, Jansen accepte pourtant l’affaire et se révèle un redoutable comparse capable d’établir un plan précis et coordonné pour le cambriolage.

Après une reconnaissance en se faisant passer pour des clients, les trois hommes masqués passent aux actes en pleine nuit.

Par son habilité démentielle au fusil, Jansen loge une balle dans l’orifice venant déconnecter les systèmes électriques commandant les alarmes tandis que Vogel et Corey neutralisent physiquement le gardien.

Les gangsters réussirent leur coup avec une efficacité maximum mais ont de grosses difficultés pour trouver un acquéreur sérieux de leur butin, la plupart d’entre eux reculant devant la coté trop tapageur de l’affaire.

Appâté par le commissaire Mattei qui se fait passer par un mafieux acquéreur potentiel, le trio fait confiance au patron de bar Santi (François Perrier) qui les présente, sans se douter que celui-ci est un indicateur que la police a forcé à collaborer.

Le piège se referme alors sur les trois hommes non sans que Vogel ait mystérieusement sauvé la vie de Mattei qu’il avait démasqué.

Les gangsters sont tous abattus plutôt que de se rendre et Mattei découvre avec stupeur que Jansen était un de ses anciens camarades de promotion.

En conclusion, manquant pour moi de rythme et de suspens, « Le cercle rouge » m’a plus intéressé par son ambiance froide et lugubre.

Les paysages y sont gris, désolés et même le monde de la nuit pourtant réputé festif, dégage une atmosphère de luxe triste et froid.

Melville tisse les liens entre ses personnages en avançant une vague théorie bouddhiste sur le coté prédestiné et inéluctable du télescopage des vies de ses quatre hommes.

La morale, symbolisée par un préfet philosophe parait simpliste, le mal est dans chaque homme, quel qu’il soit.

Bien entendu les acteurs sont bons mais pas exceptionnels.

Delon est égal à lui-même, dur, hiératique, froid et macho.

Bourvil a plus de mal à convaincre de sa dureté en policier tenace mais le meilleur de tous reste Yves Montand, remarquable en âme damnée de la police passée de l’autre coté du miroir.

En raison de son rythme lent et de son manque de punch inhérents vraisemblablement à son âge vénérable, je ne considère donc pas « Le cercle rouge » comme un grand film mais lui reconnait une certaine atmosphère et un certain sens de l’esthétique.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 19:46

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Le cinéma avec le dernier film de Sergio Léone, « Il était une fois en Amérique » adaptation en 1984 d'un roman des années 50  « The hoods » de Harry Grey.

Dans cette fresque monumentale de près de quatre heures, Léone change d’univers en réalisant son film de gangsters.

Le récit complexe, raconte après une introduction choc, sous forme de flash backs dans une fumerie d’opium, la destinée de deux amis truands du quartier juif de Lower east side (New York), David Aaronson dit Noodles (Robert De Niro) et Max Bercovicz dit Maxy (James Woods).

S’étant connus dés l’enfance, Noodles et Maxy vont sympathiser et fonder un gang de cinqs jeunes juifs et ensemble gravir les échelons du banditisme en profitant de la prohibition en vigueur dans les années 20.

Aidés de Patsy (James Hayden), Cockeye (William Forsythe) et Moe (Larry Rapp) les deux hommes vont éliminer leur concurrent direct mais cet affrontement va entrainer l’arrestation de Noodles qui passera une trentaine d’années sous les verrous.

A sa sortie de prison, Maxy devenu un gangster puissant ayant pour couverture une entreprise de pompes funèbres, n’oublie pas son ami devenu un homme et lui présente un puissant parrain nommé Franky (Joe Pesci) pour lequel il travaille.

Noodles accepte mal d’avoir perdu son indépendance et accepte à contre cœur une mission confiée par Franky pour dévaliser pour le compte de son cousin Joe (Burt Young) une bijouterie de Détroit.

Noodles accompli pourtant le larcin avec ses amis et viole l’indic du gangster une dénommée Carol (Tuesday Weld) à la réputation de nymphomane mais découvre après coup que le véritable but de la mission est de tuer Joe sous ordre de Franky lors de la remise des bijoux.

Entre Noodles et Maxy éclatent donc de violentes divergences sur la suite à donner à la carrière de la bande mais Maxy finit par écouter les volontés de son ami pour conserver leur indépendance.

Pourtant cette trêve sera de courte durée et Maxy poussé à bout par l’arrêt de la prohibition se lancera dans des projets toujours plus risqués comme la prise d’assaut d’une banque fédérale ce qui finira par affoler son ami.

Tiraillé par le remord et par l’influence de Carol devenue la petite amie de Maxy, Noodles finira par balancer ses amis aux policiers pour les faire arrêter avant l’exécution de leur plan suicidaire.

En parallèle de cette vie de gangsters de la belle époque, Sergio Léone tisse une longue histoire d’amour entre Noodles et Deborah Gelly (Elisabeth Mc Govern) , la propre sœur de Moe, qui deviendra une danseuse de premier plan et le repoussera toujours en raison de son choix de vie.

Amoureux fou de Deborah, Noodles n’aura pas la force d’échapper à son destin de gangster et éperdu de désir finira par la violer après un long rendez vous romantique montrant finalement la brutalité tapie au fon de son être.

Dans la dernière partie le passé rejoint le présent et Noodles, parvient à échapper à des gangsters dans la fumerie d’opium après la mort présumée de Patsy, Maxy et Cockeye tués par la police,  pour rejoindre Moe détenteur d’une clé permettant d’ouvrir le butin accumulé durant leur carrière.

Mais les choses ne se passent pas comme prévu et Noodles découvre que l’argent n’est plus en place, que Maxy devenu un homme d’affaires influent l’a non seulement trompé mais est devenu l’amant de Deborah.

Malgré sa déception, Noodles est incapable de vengeance et refuse de tuer son ami, qui se sait à terme condamné par ses relations politiques troubles.

Le film se termine donc assez mystérieusement par une disparition et une autre rêverie d’opium.

En conclusion, « Il était une fois en Amérique » contient tous les ingrédients du grand film de gangsters, qui une fois n’est pas coutume, ne sont pas italiens mais juifs.

Sa première partie narrant les débuts, la rencontre puis l’ascension des enfants criminels dans la misère des quartiers défavorisés du début du XX iéme siècle est plutôt fantastique, puis tout s’étire, se mélange, se complique pour devenir difficile à suivre.

S’appuyant sur une structure alambiquée et non linéaire, le film a du mal dans sa dernière partie truffée à mes yeux de rebondissements assez invraisemblables qui dénaturent sa puissance première.

Bien entendu la violence est au rendez vous, mais elle est moins paroxysmique que celle de Coppola ou de Scorcese.

Le film se signale en revanche par son machisme et par les violences faites aux femmes violées par les truands.

Les acteurs sont impeccables, que ce soient Robert de Niro ou James Woods avec cette fortes histoire d’amitié allant au-delà des conflits d’intérêt entre gangsters.

Malgré sa virtuosité technique et la musique toujours prenante d’Enio Morricone (qui utilise un bon vieux gimmick d’harmonica) , « Il était une fois en Amérique » n’égale pas à mes yeux la quintessence sublime des « Parrains ».

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 20:32

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Identifié comme l’ennemi public numéro un lors de sa courte vie dans les années 70, le gangster Jacques Mesrine ne parlait pas forcément aux jeunes générations jusqu’à ce que Jean-François Richet décide d’adapter sa vie au cinéma en deux films sortis en 2008.

Le premier d’entre eux « Mesrine, l’instinct de mort » est sans nul doute le plus intéressant car il raconte la genèse du criminel, qui après son service militaire effectuée pendant la Guerre d’Algérie se montre incapable de suivre le style de vie de ses parents petits bourgeois commerçants.

Solidement bâti, sur de lui, et plutôt bel homme, Mesrine (Vincent Cassel) commence alors à sortir la nuit à Pigalle, à fréquenter les lieux de tripots et de prostitutions avec son ami Paul (Gilles Lelouche).

Après quelques cambriolages, Paul présente Jacques à Guido (Gérard Depardieu) membre de l’OAS et caïd de Pigalle qui l’embauche comme homme de main.

Rapidement, Mesrine se distingue par l’extrême violence dont il est capable, lorsqu’il enterre encore vivant un proxénète maghrébin qui a défiguré une de ses amie prostituée.

Véritable tête brulée, il montre une prédilection pour les enlèvements contre rançon ou les hold ups et fait logiquement de la prison après des tentatives ratées.

Au cours de vacances en Espagne, il rencontre Sofia (Elena Anaya) espagnole qu’il épousera alors qu’elle est enceinte.

Sofia tente d’éloigner Mesrine des chemins boueux de la criminalité et semble temporairement y parvenir lorsque celui travaille dans une entreprise de maquettage mais la perte de son emploi le replonge dans ses vieux démons.

Décidé à renouer avec Guido, Mesrine redouble de violence à l’égard de sa femme et ne prête pas attention à son départ.

Il rencontre Jeanne Schneider (Cécile de France) une escort girl qui deviendra sa maitresse.

Mais l’homme est difficilement contrôlable, et il se met à braquer les casino de parrains de la pègre ce qui lui vaut quelques inimités et l’oblige à s’exiler avec Jeanne au Canada pour échapper au cycle sanglant des règlements de comptes.

Au Canada, il tente de trouver des travails honnêtes (ouvrier dans le bâtiment, chauffeur) mais replonge dans le crime en enlevant le milliardaire paralytique pour qui il travaillait.

L’enlèvement échoue mais Mesrine fait la connaissance de Jean-Paul Mercier (Roy Dupuis) un québécois révolutionnaire aussi brutal que lui.

Arrété aux Etats Unis il est extradé au Canada et interné dans un QHS (Quartier de Haute Sécurité) d’une prison aux méthodes très dures assimilées à des actes de tortures (privations de sommeil, de lumière, gazage, tabassage répétés).

Plus remonté que jamais par son passage en QHS, Mesrine parvient avec Mercier à réussir une évasion extrêmement osée.

Les deux hommes en cavale dans la foret canadienne tuent deux gardes forestiers et armés d’armes de guerre, prennent d’assaut la prison pour libérer leurs camarades.

Bien entendu cette folle tentative échoue après une fusillade d’une férocité inouïe.

Le film s’achève sur la possibilité du retour de Mesrine en France ou Jeanne purge sa peine et ou ses amis Guido et Paul ont été assassinés, victime des règlements de compte entre OAS ou criminels.

En conclusion, même si je n‘ai aucune fascination pour le parcours de cet homme, « Mesrine, l’instinct de mort » est un film intense, très bien mené, servi par une interprétation magistrale de Vincent Cassel (césarisé pour sa prestation !) qui dégage exactement le niveau de charisme et de violence qu’on attend de la part d’un personnage aussi hors du commun.

Même si le but du cinéma est de romancer la réalité, on en peut s’empêcher d’être impressionné par le courage un brin suicidaire de ce voyou malin, déterminé et prêt à toutes les audaces.

Personnage instable, violent porté sur les coups d’éclat spectaculaire apportant un enrichissement rapide, Mesrine montre un dangereux exemple auprès de certaines personnes faibles tentés par cette voie fatalement sans issue.

On pense par exemple au « Gang des Barbares » de Bagneux, tentés par des coups d’éclats d’une violence inouïe dans le but d’un profit immédiat.

Mis à pat ces quelques restrictions, on ne peut que rester admiratif devant le savoir faire du réalisateur et la qualité incroyable du jeu d’acteur de Gilles Lelouche et Gérard Depardieu.

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 11:13

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Les habitués de ce blog savent o combien est grande mon admiration pour Clint Eastwood aussi est-ce en toute logique que j’ai (re) vu « Dans la ligne de mire » de Wolfgang Petersen sorti en 1993.

L’histoire est celle on ne peut plus basique d’un film d’action classique, Franck Horrigan (Clint Eastwood) un ancien garde du corps de John Fitzgerald Kennedy n’ayant pu empêcher son assassinat en 1963 est pris à parti par un mystérieux inconnu (John Malkovich) qui lui annonce qu’il veut assassiner le président des Etats Unis.

Tiraillé par le remord, Horrigan est victime d’un jeu pervers ou le tueur présumé joue avec son passé et le harcèle de coups de téléphones.

Epaulé par son coéquipier le jeune et fougueux Al D’Andrea (Dylan Dermott) et par l’agent Lilly Raines (Rene Russo), Horrigan va devenir le principal enquêteur pour retrouver le tueur, comprendre ses plans machiavélique et le mettre hors d’état de nuire.

Semblant avoir toujours un coup d’avance sur ses poursuivants, le tueur ridiculise Horrigan qui intervient maladroitement ce qui provoque sa suspension de l’affaire.

Mais le vieux flic, tenace, s’accroche en estimant avoir un compte personnel à régler.

Disons le tout de go, l’intrigue assez mince, ne repose que sur le face à face à distance entre Eastwood, vieux policier macho au souffle court et Malkovich passé maitre dans l’art du déguisement et de la manipulation, qui n’hésite pas à tuer une employée trop indiscrète ou des pécheurs témoins de son entrainement au tir à l’aide d’un pistolet en plastique rendu indétectable.

L’action est bien entendu au rendez vous avec notamment une haletante poursuite sur les toits ou le tueur empêche Horrigan de faire une chute mortelle mais élimine dans le foulée D’Andrea.

Le dénouement final voit Horrigan arriver juste à temps pour empêcher le tueur de tirer sur le président à un congrès officiel.

Le face à face dans un ascenseur suspendu ne laisse pas de répit au policier qui ne peut empecjher le criminel de s'écraser au sol.

En conclusion, « Dans la ligne de mire » appartient à toute une série de thrillers efficaces mais trop classiques et trop peu inventifs que tourna Eastwood dans les années 90.

La star campe un personnage mainte fois incarné, (le vieux flic usé et bourru tiraillé par son passé) qui finit au final par séduire sa collègue âgée de vingt ans de moins.

Bien entendu John Malkovich est brillant mais cela ne suffit pas à faire décoller un thriller trop prévisible ne permettant qu’en de rares instants à pleinement interesser.

Idéal pour une soirée télé un dimanche soir sur TF1 mais pas beaucoup plus.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 21:36

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En 1973, Al Pacino tout auréolé de la gloire du premier « Parrain », rencontre Sydney Lumet et tourne sous sa direction « Serpico ».

Franck Serpico (Al Pacino) est un policier New yorkais des années 70 qui par idéalisme refuse de tremper dans le système corrompu entretenu par ses collègues.

Simple policier, Serpico se distingue par son look volontairement négligé de barbu-chevelu afin de se fondre dans la jeunesse des années 70, par sa volonté d’ascension qui le pousse à suivre les cours du soir et à fréquenter les milieux artistiques avec son amie Leslie Lane (Cornelia Sharpe) apprentie danseuse.

Excellent policier, il effectue des arrestations musclées dans le Bronx ou il n’hésite pas à prendre des initiatives qui le mettent parfois dans des situations périlleuses.

Mais Serpico refuse de toucher les enveloppes que lui proposent chaque mois ses collègues policiers ce qui lui attire des ennuis notamment une pseudo affaire de mœurs venant briser net ses velléités d’ascension par examen interne.

Ulcéré, Serpico contacte son ami Bob Blair (Tony Roberts) qui lui propose d’alerter le préfet de police de la ville puis le cabinet du maire.

Mais les contacts sont indirects, le temps passe, rien ne bouge et même si il parvient à entrer en contact avec une commission interne chargé de surveiller les policiers ripoux, Serpico perd patience devant l’inertie de la hiérarchie.

Sa vie privée s’en ressent et il perd sa petite amie la douce Laurie (Barbara Eda Young).

Refusant toujours les pots de vins et intraitable avec les truands protégés par ses collègues, Serpico est muté à Manhattan et contraint à travailler avec le commissaire Lombardo (Ed Grover) qui seul le respecte.

Prenant confiance, il décide d’alerter la presse qui contraint le préfet et le maire à créer une commission indépendante (Knapp ) pour juger les policiers corrompus du Bronx et de Manhattan.

Soumis à une forte pression, Serpico finit par être muté à la brigade des Stupéfiant de Brooklyn ou il se retrouve isolé et sans appui.

Ce qui devait arriver  arrive et Serpico mis en danger par ses collègues est blessé par balles lors d’une intervention contre des dealers.

Il survit malgré un gros handicap physique et son témoignage permet de faire le ménage parmi les policiers corrompus de New York.

Serpico finit par s’exiler et refaire sa vie en Europe …

En conclusion, « Serpico » est un film exceptionnel montrant qu’Al Pacino est un acteur complet capable d'etre brillant dans d’autres rôles que ceux des gangsters (Tony Montana et Michael Corléone) .

Homme seul habité par une inébranlable conviction intérieure, Serpico lutte contre un système mafieux broyant les initiatives d’individus intègres.

Au fur et à mesure du film, son calvaire est de plus en plus marqué avec une transformation physique étonnante le faisant ressembler de plus en plus au Christ.

L’histoire est dense, complexe, truffée de rebondissements.

L’atmosphère très seventies montrant un New York des hippies chevelus et des black à coiffure afro recèle un délicieux charme suranné.

 

"Serpico" ou probablement le meilleur film d'Al Pacino avec les "Parrains".

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 21:40

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Les habitués de ce blog savent quelle admiration je vous au réalisateur danois Nicolas Winding Refn aussi est-ce avec une immense joie que je vais chroniquer son dernier film « Drive » couronné à Cannes en 2011 du prix de la mise en scène.

Pour la première fois Refn délaisse les ambiances européennes pour s’aventurer aux Etats Unis à Los Angeles plus exactement et adapter un roman de James Sallis.

Malgré son titre évoquant la vitesse et les sports mécaniques, « Drive »  démarre plutôt lentement sur un faux rythme assez déboussolant pour le spectateur.

Le personnage principal est un jeune cascadeur (Ryan Gosling) travaillant dans un garage le jour tenu par son ami Shannon (Bryan Cranston) loue ses capacités de pilote pour servir de chauffeur à des braqueurs.

Organisé, effacé et presque timide la journée, le cascadeur tombe sous le charme de sa jolie voisine, Irene (Carey Mulligan) jeune mère de famille célibataire dont le mari Benicio (Kaden Leos) est en prison.

Très vite, une belle et pure histoire d’amour platonique va s’installer entre les deux voisins.

Refn montre toute sa sensibilité dans une première partie pleine de douceur, de sensualité en montrant la magie de deux êtres solitaires et un peu perdus, se frôlant sans oser trop se toucher.

Le rapport entre le cascadeur et le fils d’Irene est également des plus touchant.

Puis cette belle idylle naissante bascule lorsque Benicio sort de prison et reprend ses droits de mari.

Très vite ses ennuis le rattrapent et des voyous viennent chez lui le passer à tabac pour lui réclamer le versement d’une dette astronomique contractée en prison.

Le cascadeur accepte par sympathie pour Irene et son fils d’aider Benicio à rembourser sa dette et propose à son créancier Cook (James Biberi) de faire le chauffeur pour que Benicio réalise un hold up dont le butin lui sera reversé.

Lors du hold up, Benicio est tué et la Ford mustang GT du cascadeur prise en chasse par une Cadillac 300C.

Le cascadeur parvient grâce à ses capacités à semer ses poursuivants et comprend qu’il est en possession d’un million de dollars appartenant à un gros bonnet de la Maffia.

Ce gros bonnet s’avère être Nino (Ron Pearlman) associé de Bernie Rose (Albert Brooks) qui contrôle financièrement le garage tenu par Shannon.

Si Bernie est plutôt arrangeant, Nino est un homme brutal, impulsif et violent.

En danger de mort, le cascadeur imite le scorpion dessiné sur son blouson, élimine les tueurs de Nino et lui propose de négocier la liberté d’Irene et de son fils en échange de la restitution de l’argent.

Mais les mafioso en situation délicate, décident de faire le ménage.

Trop lent à fuir, Shannon est éliminé mais le cascadeur se venge en tuant Nino.

Le rendez vous final entre Bernie et le pilote se déroule sur un parking discret et ensoleillé.

En conclusion, malgré un scenario en apparence assez classique, « Drive » est un film exceptionnel à l’atmosphère unique.

Refn installe une première partie plutôt lente, élégante, douce et presque romantique avant d’appliquer le principe du nœud coulant se resserrant inexorablement sur son héros pour déboucher sur un déferlement de violence rappelant parfois les premiers « Pusher ».

On est bluffé par la maestria du réalisateur, son style contemplatif, l’esthétisme de son art et sa capacité à décrire le monde des petits gangsters bêtes, minables mais dangereux.

L’énigmatique pilote traverse le film comme dans un rêve, aussi économe de mots que puissant, élégant et racé dans ses actes

On pense à la présence d’un Alain Delon ou d’un Charles Bronson, acteurs hiératiques filant inéluctablement vers leurs destins.

Moins mystique et délirant que « Valhalla Rising » , moins violent que « Pusher » , « Drive » révèle une facette plus accessible de Refn qui réalise avec un talent hors norme son passage à Hollywood.

Si on ajoute une bande son électro assez hypnotique on obtient un chef d’œuvre combinant parfaitement émotion, esthétisme et action.

Réalisateur génial, Refn règne assurément en maitre sur le cinéma noir contemporain.

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 13:02

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Après « Le marginal » de Jacques Deray, voici le tour de « Flic ou voyou » autre polar ayant pour vedette Jean-Paul Belmondo, la star française des films d’action dans les années 80.

Réalisé par George Lautner et sorti sur les écrans en 1979, « Flic ou voyou » est dans la plus droite lignée des films de policiers taillés sur mesure pour Belmondo.

Dans celui-ci, il incarne Antonio Cerutti, gangster revenu du Canada pour venger le meurtre de sa sœur prostituée, assassinée en même temps que le commissaire Bertrand dans un hôtel de Nice.

Roulant dans une Super Seven Catheram, pur joyau de décapotable anglaise, Cerutti se fait remarquer par son style de déménageur et n’hésite pas à rudoyer les témoins de l’affaire ou les proches du commissaire décédé pour obtenir des informations.

Cette méthode brutale obtient pourtant quelques résultats puisque Cerutti apprend que Bertrand était un policier corrompu abattu par deux policiers ripoux Massard (Jean-François Balmer) et Rey (Tony Kendall) , puis remonte jusqu’à Théodore Musard (George Geret) dit l’Auvergnat, mafieux maitre de tous les casinos de la cote d’azur.

Pour lui mettre la pression, Cerutti l’enlève, le laisse nu dans le centre ville et plastique son casino.

Cet attentat déstabilise le fragile équilibre entre mafieux et ravive les tensions avec Volfoni (Claude Brosset) dit le Corse, principal rival de l’Auvergnat.

Le commissaire Grimaud (Michel Galabrui impeccable de sobriété) semble observer les événements sans réelle volonté d’action.

Du coté de sa vie privée, Cerutti séduit en deux trois mouvements une romancière bourgeoise Edmonde Puget Rostand (Marie Laforet) et a maille à partir avec sa fille Charlotte (Julie Jézéquel) qui lui reproche ses absences.

Le nœud de l’intrigue se dénoue lorsqu’on apprend que Cerutti est en réalité le commissaire Borrowitz chargé d’infiltrer le milieu niçois pour faire tomber les principaux mafieux.

Ayant dévoilé son double jeu, Borrowitz va devoir éviter les tentatives d’assassinats des gangsters et délivrer Charlotte enlevée par l’Auvergnat.

En conclusion, premier succès de la paire Lautner-Belmondo, « Flic ou voyou » initia le début d’une longue série (« Le professionnel », ou « Le guignolo ») entre les deux hommes.

On a affaire ici à un cinéma d’un autre temps, populaire au scenario rachitique dont la seule fonction est de mettre en valeur Bebel le magnifique, plus fier à bras que jamais.

Fidèle à sa légende de macho viril, Bebel conduit une voiture de sport, sort un énorme calibre (je parle de son flingue 357 Magnum), fracasse les bars et les voyous qui s’y trouvent, ridiculise à lui seul les chef mafieux et joue avec les femmes qu’il considère comme de plaisants trophées.

Si on sera prêt à accepter que ce cinéma soit celui du zéro réflexion on restera cependant sur sa faim au niveau de l’action avec des cascades peu nombreuses à l’exception d’un plaisante course poursuite automobile dans une auto école et d’une évasion spectaculaire sur un parcours en tyrolienne.

Un film donc qui faisait sans doute son effet à la fin des années 70 mais qui se montre franchement médiocre plus de trente ans après.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 09:29

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Après avoir chroniqué cet été les trois « Parrain » de Francis Ford Coppola, voici un autre célèbre film de gangsters, « Les affranchis » de Martin Scorcese.

Sorti en 1990, ce film basé sur un livre de Nicholas Pileggi raconte tout le parcours criminel d’un jeune italo-américain de Brooklyn, Henry Hill (Ray Liotta).

Très tôt tenté par une carrière de gangster, Henry délaisse rapidement l’école et entre à douze ans au service du plus grand caïd local Paul Cicero (Paul Sorvino).

En grandissant, il s’affirme dans on métier et se fait présenter à Jimmy Conway (Robert de Niro) et Tommy de Vito (Joe Pesci) qui deviendront ses amis.

D’origine irlandaise, Jimmy apparait comme le leader de la bande en raison de son expérience et de son coté réfléchi tandis que Tommy est un véritable psychopathe agressif et instable, capable de tuer un homme pour une phrase qui lui a déplu.

Avec ses deux amis, Henry mène la grande vie, fréquente les clubs huppés et se sent au dessus des lois.

Il trafique avec les aéroports, rackette les commerçants, n’hésitant pas user de violence pour imposer la loi de la terreur.

Henry rencontre également une femme d’origine juive, Karen (Lorraine Bracco) qui deviendra sa femme et acceptera par amour le terrible métier de son mari.

Mais le trio commet un premier faux pas en éliminant par la faute de l’impulsivité de Tommy un gros bonnet de crime sorti de prison, Billy Batts (Frank Vincent) considéré comme un intouchable.

Même si Batts est enterré discrètement, sa disparition déclenche une enquête au sein de la Mafia que même la protection de Cicero peine à juguler.

Après avoir fait quelques années en prison sans que cela nuise à leurs activités criminelles, les hommes réalisent leur plus gros coup en dérobant six millions de dollars à la Lufthansa.

Ils sont pourtant obligés d’éliminer certains de leurs associés, trop bavards ou imprudents avec l’argent récolté comme le stupide Morrie Kessler (Chuck Low).

Avec tout cet argent, Henry perd les pédales et commence à tremper dans le trafic de drogue malgré les interdictions de Cicero.

Il trompe sa femme, fréquente une toxicomane et en plus du trafic commence à se droguer lui-même.

Tommy paye de sa vie l’assassinat de Batts après une scène cruelle ou les parrains de la Mafia lui font miroiter une promotion.

Henry est ensuite logiquement arrêté par la brigade des stupéfiants.

A sa sortie de prison, il perd la protection de Cicero et devient un homme seul, craignant pour sa vie.

Il finit par témoigner contre ses anciens associés en échange d’une protection à vie que lui assurera le FBI.

Henry et Karen parviennent à échapper à la Mafia et à changer de vie, même si celle-ci a beaucoup moins de faste que sa vie de gangster.

En conclusion, « Les affranchis » est un film choc dont la première partie totalement amorale brille par une hyper violence très choquante ou les meurtres sont accomplis avec un grand naturel.

L’ascension de criminels prêts à tout parait en effet sans limite.

Dans le lot Joe Pesci est assurément le plus impressionnant avec quelques scènes anthologiques ou il liquide des types (notamment un jeune serveur) pour rien.

Puis vient la descente avec les mailles du filet qui imperceptiblement se referment sur les trois gangsters.

Devenus trop surs d’eux et imprudents, les hommes se retrouvent tiraillés entre les autres affranchis et la pression policière.

Deux seules portes de sortie donc, la prison à vie ou la mort.

Si De Niro est comme souvent impeccable dans son rôle sans trop en faire, c’est assurément Ray Liotta, acteur d’une beauté incroyable qui crève l’écran.

Son évolution au cours du film en passant du jeune homme sur de lui à un toxicomane fragile et traqué est formidable.

Enfin, la musique comme toujours fantastique chez Scorcese achève de parachever ce classique trash du film de gangster.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 09:25

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Smarginal.jpgorti en 1983, « Le marginal » de Jacques Deray est un film qui vous paraitra d’un autre temps, celui ou les stars françaises de l’époque Alain Delon et Jean-Paul Belmondo incarnaient des super flics invincibles triomphant de tous les périls sans coups férir et embarquant les plus belles filles en deux battements d’œil.

Dans « Le marginal », le héros est le commissaire Jordan (Jean-Paul Belmondo) muté à Marseille pour arrêter en pleine période « French connexion » le trafiquant de drogue Sauveur Mecacci (Henry Silva).

Mecacci est un homme riche, puissant, bien protégé notamment par son avocat qui tente d’intimider sans succès le policier.

Mais tout de suite Jordan se distingue par ses méthodes disons musclées, consistant en arrestations, intimidations, violence lors de descentes dans les bars de la pègre.

Après une haletante course poursuite prêt des docks marseillais, Jordan  parvient à obtenir une information concernant l’envoi de cocaïne par bateau.

Il parvient à stopper le hors bord en se faisant parachuter depuis un hélicoptère et jette les 200 kg de marchandise dans la mer.

Devenu trop gênant, on lui met un cadavre dans son appartement pour provoquer son retour à Paris.

Mais tenace, Jordan ne désarme pas et cherche à faire tomber Mecacci.

Il fait équipe à Paris avec son ami l’inspecteur Rojinski (Philippe Vernier)  et écume les lieux les plus louches de Paris, tripots, club gays, squat de drogués.

Il se lie avec une prostituée brésilienne, la sublime Livia Maria Dolores (Carlos Sotto Mayor), retrouve son indic favori Francis (Tcheky Karyo jeune et méconnaissable) gérant de machines à sous qui lui offre une Ford mustang sur gonflée et blindée.

A force de persévérance, Jordan parvient en faisant jouer ses contacts à remonter jusqu’à Freddy  le chimiste (Michel Robin), ancien associé de Mecacci et prêt à témoigner contre lui depuis qu’il se sait menacé de mort.

Malin, Mecacci fait assassiner Freddy gare de l’est mais Jordan prend en chasse les tueurs et après une course poursuite violente parvient à en arrêter un.

Le parrain de la drogue se déchaine alors sur les proches de Jordan, blessant au dos la belle Livia et tuant Francis pour avoir refusé de se plier à lui.

A chaque fois, Jordan réagit, tabassant les hommes de mains de Mecacci ayant blessé Livia et tuant les assassins de Freddy après une course poursuite incroyable en voiture dans le XIX iéme arrondissement de Paris.

Irrité, Mecacci cherche à éliminer physiquement Jordan mais celui-ci déjoue la ruse de son envoyé Baldi (Claude Brosset) qui se fait tuer à sa place.
Jordan s’en prend alors directement au trafiquant qu’il a pu localiser grâce aux renseignements de Baldi.

L’affrontement est bref, Jordan tue le criminel qui pour la forme cherche à prendre une arme.

En conclusion, « Le marginal » est sans doute l’archétype du polar français des années 80 à l’époque ou les films d’actions à grand spectacle made in america n’avaient pas encore déferlé sur l’hexagone.

Pour tenter de concurrencer les flics dur à cuir américains comme Steve Mc Queen (« Bullit » ), Clint Eastwood (« Dirty Harry ») ou même Charles Bronson (« Le justicier dans la ville ») on fait alors appel aux gros bras français.

Ici, le patron c’est Belmondo, plus Bébel que jamais, qui a cinquante ans, court, saute, tabasse tout ce qui bouge à coups de larges crochets, conduit avec une maestria de pilote de course et n’hésite pas dégainer son calibre quand on le titille de trop.

Viril, macho, un brin réactionnaire (il a le sens des valeurs familiales) , Belmondo est le male dominant les autres males et séduisant par son charme de dur à cuir les plus belles filles notamment Carlos Sotto Mayor dont l’hallucinante beauté plastique à l’époque atteint la perfection du charme sud américain en faisant passer Monica Bellucci pour un laideron de bal populaire.

Ce tas de muscle sans faille tape donc dans tout ce qui bouge sans faire de détail ce qui  produit finalement un film bourrin, très calibré et sans beaucoup de finesse.

Même si ce type de film a mal vieilli, son seul intérêt demeure les cascades en voiture ou en hélicoptère, réellement impressionnantes même encore maintenant.

Pour le reste du cinéma à Papa, réservé aux nostalgiques.

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 22:34

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Clôturant tardivement la trilogie, « Le Parrain 3 » de Françis Ford Coppola voit le jour en 1991 soit plus de quinze ans après le second opus.

 Nous sommes à la fin des années 70 et Michael Corleone vielli souhaite que sa famille quitte le mondes de la criminalité pour réinvestir sa colossale fortune dans un secteur légal.

Son fils Anthony (Franck d’Ambrisio) lui annonce qu’il veut devenir chanteur d’opéra et sa fille Mary (Sofia Coppola) n’est pas mélée aux trafics.

Conciliant avec ses enfants, Michael accepte de les laisser faire ce qu’ils veulent afin également de renouer de bonnes relations avec leur mère Kay (Diane Keaton).

Pour complétement s’affranchir, Michael se rapproche du monde catholique et par de généreuses donations, se met en position de se porter acquereur de la société Banco Immobiliare qui gère le patrimoine immobilier du Vatican.

En effet, l’archeveque Gilday (Donal Donnelly) directeur de la banque du Vatican devenu un proche de Corleone a eu une gestion catastrophique et se trouve actuellement aux abois.

Alors que Michael s’apprete à enterriner sa décision auprés des autres familles mafieuses lors d’une réunion à Atlantic city, un massacre a lieu, commandité par Joey Zasa (Joey Mantegna), mafieux revanchard laissé pour compte des bénéfices des Corleone.

Les Corleone en réchappent miraculeusement mais la plupart des dirigeants mafieux sont éliminés.

Après toutes ses émotions, Michael se découvre une faiblesse cardiaque qui mine sa santé et fait vaciller son prestige.

De plus Zasa est l’ennemi de Vincent Mancini (le bellâtre Andy Garcia) le fils de Sonny Corleone dont il a hérité du caractère bouillant.

Désireux de travailler pour son oncle, Vincent est partisan de l’élimination radicale de la famille Zasa et pour couronner le tout flirte avec sa cousine Mary, la propre fille de Michael !

Prudent comme toujours, Michael sollicite le vieux Don Altobello (surprenant Eli Wallach) comme intermédiaire pour faciliter une prise de rendez vous avec le comité européen gérant Banco Immobiliere.

C’est ainsi que Michael rencontre Don Liccio Lucchesi (Enzo Robutti) et Frierick Keinszig (Helmut Berger) redoutables hommes politiques qui vont freiner ses ambitions par le fait que le Pape alors gravement malade doit valider la decision de prise de contrôle de Banco Immobiliere.

Mais en envoyant Vincent au devant de Altobello, Michael apprend que Zasa n’est qu’un pion télécommandé par Lucchesi, Keinszig avec la complicité d’Altobello et de Gilday.

Mal embarqué, il sollicite le vieux mafieux sicilien Tommasino (Vittorio Duse) pour obtenir l’appui du cardinal Lamberto (Raf Vallone) qui touché par la tentative de rédemption de Michael et par la terrible confession de ses péchés, accepte de l’aider.

Elu pape Jean Paul 1er, Lamberto permet la prise de contrôle de Michael mais est empoisonné par Gilday.

Pour sauver sa vie menacé par un tueur sicilien, Michael n’a plus d’autre choix que d’avoir recours à la violence.

Vincent se charge tout d’abord d’éliminer Zasa et son équipe lors d'une fete italienne à New York.

La scéne finale culmine à l’opera de Palerme ou Michael va voir chanter son fils Franck.

Lors de cette longue scéne épique, Michael fait éliminer tous ses ennemis, Lucchesi, Keinszig, Altobello et Clay mais ne peut empecher l’assassinant de sa fille Mary qui prend la balle qui lui était destinée.

La scéne finale se termine sur la mort de Michael, miné et seul dans son jardin alors que Vincent a déjà repris les renes des l’entreprise familiale.

En conclusion, « Le Parrain 3 » est le volet qui m‘a le moins passionné des trois en raison de son ambiance politico-religieuse assez absconce.

On sent un Michael Corleone fatigué, usé par l’exercice du pouvoir, tiraillé par le remord et désireux de trouver une rédemption qui tarde à venir.

Les personnages autour de lui sont sans nul doute moins marquants que lors des deux premiers opus, meme si Elli Wallach toujours accompagné d’une petite musique de western est remarquable, le seul Andy Garcia et la toute mignonette Sofia Coppola ne suffisent pas à remplacer un Duvall, un De Niro, un Caan ou un Brando.

Bien entendu, certaines scénes restent impressionnantes, comme la longue scéne finale de l’opéra filmée avec une hallucinante maestria reléguant les de Palma et Scorcese aux rangs d’honnetes cinéastes mais il manque à ce dernier Parrain un peu de la magie des deux premiers chefs d’œuvres de Coppola.

Il va sans dire que la trilogie est à posséder chez soi pour tout bon cinéphille, et peut se déguster avec une bonne bouteille de vin, un bon plat de pates et un bon cigare.

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