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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 23:20

5 house_mole.jpg

 

 

Les années 2000 voient Ministry enfin bien digérer l’après « Psalm 69 » et sortir des albums à une cadence plus rapide de un album tous les deux voir un an.

Après un « Animositisomia » plus calme et surtout le départ de Paul Barker âme damnée de Al Jourgensen depuis la fin des années 80, Ministry parvient à rebondir rapidement en sortant « House of the mole » en 2004.

Entouré d’une vraie formation composée de John Monté à la basse, Mark Baker (batterie) et Mark Scaccia (en seconde guitare) , Jourgensen peut à nouveau embrayer sur de nouvelles compositions plus offensives et directes ciblant le président des Etats Unis de l’époque le très contesté George W Bush.

Avec sa pochette anarcho-ésotérique, hideuse, confuseet so n titre pastiche de Led Zeppelin, « House of the molE » débute par « No W » un titre audacieux mélangeant thrash métal ultra agressif et sample du fameux « Carmina Burana » de Carl Off.

Le mariage peut étonner et sembler contre nature mais laisse surtout pantois par sa violence.

Sans laisser le temps à l’auditeur de se remettre de sa surprise, Ministy enchaine avec « Waiting » mélangeant samples de prêcheur halluciné, vocaux rugueux, riffs marteaux piqueurs et tempo frénétiques lorgnant vers le thrash le plus radical pour produire un mélange démentiellement jouissif.

Bien qu’un tantinet moins explosif, « Worthless » attaque néanmoins bille en tête toutes guitares dehors en profitant d’un mur sonique prodigieux.

Rapide, enlevé et doté d’une belle puissance de feu, « Wrong » est assez inattaquable, quand à « Warp city » il balance une charge frontale thrash-industrielle à la face de l’auditeur déjà complètement emporté par les cadences infernales du disque.

Ministry franchit un nouveau gap avec « WTV » qui atteint une violence comparable aux plus extrêmes morceaux de Slayer (période « Reign in blood ») hybridés de samples les plus bizarres et déroutants de Bush.

On resssort complètement rincé des plus de quatre minutes de cyclone pour se réfugier apeuré derrière « World » épargnant par son rythme plus relax les derniers vestiges de notre intégrité corporelle.

En apparence également plus tranquille, « WKYJ » est traversée de brillants solo de guitares héros s’intégrant plutôt correctement dans l’univers de zone industrielle déshumanisée habituelle du groupe de Chicago.

La première véritable accalmie apparait dans le long (plus de neuf minutes) « Worm » seul morceau atmosphérique libérée des puissantes déferlantes électroniques ou de gros riffs destructeurs, qui vient conclure en beauté cet album magistral.

En conclusion, « House of the Mole » est un véritable monstre futuriste maitrisant l’hybridation parfaite entre thrash sans concession à la Slayer et métal industriel truffé de samples à l’impact redoutable.

Puisant dans les sources d’une musique extrême, Ministry expurge sa haine du président des Etats Unis et accouche d’une œuvre hors normes d’une capacité létale digne des fameuses armes de destructions massives soi disant entreposées en Irak par Saddam Hussein.

On peut penser que la présence additionnelle de musiciens chevronnés revitalise le son de pionnier du métal industriel qu’est Ministry et on ne peut que s’incliner devant le parfait résultat obtenu.

Bien entendu, « House of the molE » n’est pas à mettre entre toutes les oreilles et demeure réservé aux fans de musique radicale.

Une belle surprise de la part d’un groupe vétéran qu’on pensait se diriger tranquillement sur la pente douce de la décadence …

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 22:13

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Comme beaucoup de groupes passant plutôt brutalement du statut underground à celui de grand succès commercial, Ministry est déstabilisé par le succès foudroyant de « Psalm 69 : the way to succeed et the way to suck eggs » .

La gestation de l’album suivant est longue et constellée de nombreuses difficultés liées à la consommation de drogues du leader du groupe Al Jourgensen.

En 1996, Jourgensen et son acolyte bassiste/programmeur Paul Barker parviennent à se ressaisir pour sortir « Filthpig » et sa sanglante pochette ridiculisant l’american way of life.

L’entrée en matière de « Reload » se fait ici presque en catimini comparée à la folie démentielle d’un « N.W.O ».

Le morceau est plutôt tranquille et agréable mais n’a pas le statut de hit.

Vient ensuite « Filthpig » qui déroule une ambiance lourde, pesante et sombre comme une veillée funèbre traversée de courts éclats mais le véritable hit du disque est assurément « Lava » qui enveloppe l’auditeur dans ses cycles infinis habités d’un irrésistible charme hypnotique.

Le basculement sur « Crumbs » dénote une forte baisse de niveau avec un titre plutôt plat, morne et ennuyeux.

La cadence se ralentit fortement avec « Useless » qui étale inutilement son mal être sur plus de six minutes faisant penser à du mauvais Marylin Manson.

« Dead guy » qui a pour lui de marquer le retour des gros riffs plaqués venant quelques peu endiguer cette lente spirale vers le néant et l’auto destruction.

Ministry continue  d’officier dans la longueur avec les sept minutes quarante six de « Game show » rendu plaisant par son atmosphère curieusement aérienne et décalée.

Impossible de se détacher de ce sentiment de nihilisme profond qui habite « The fall », lente agonie de cinqs minutes.

Même si « Lay lady lay » la curieuse reprise en mode industriel de Bob Dylan est un peu plus vivante, la mayonnaise ne prend pas réellement et on termine avec un autre plus animé « Brick windows » lorgnant presque vers le rock classique si on fait abstraction de la voix désincarnée de Jorgensen.

En conclusion, « Filthpig » est un album encore plus anti commercial et décalé que son prédécesseur.

Plus lent et plus calme, il développe des atmosphères froides et tristes vous enfermant dans une longue sinistrose sans espoir de retour.

Malgré « Lava », il lui manque la variété, la violence frénétique et les quelques hits majeurs de son prédécesseur pour atteindre le statut de grand album.

Il demeure donc à réserver aux amateurs de musique triste, profonde et difficile d’accès.

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 14:03

5

  psalm_69.jpg

 

Ministry  a déjà eu les honneurs de ces colonnes, aussi Est-ce avec un plaisir non dissimulé que je vais m’atteler à la chronique de « Psalm 69 : the way to succeed and the way to suck eggs ».

Sorti en 1992 après un live démentiel « In case you didn’t feel like showing up » montrant toute le coté avant gardiste des américains sur scène, « Psalm 69 : the way to succeed and the way to suck eggs » est sans nul doute l’album de la consécration pour un groupe alors en plein essor artistique et commercial, même si ce dernier mot cadre en réalité assez mal avec la musique si extrême de Ministry.

Le chanteur-guitariste-gourou- Al Jourgensen dirige toujours la barque accompagné du bassiste/programmeur Paul Barker, du batteur Bill Rieflin et d’autres musiciens intervenant en soutien comme Mike Scaccia, Louis Stivek (guitares) et Michael Blach (claviers).

Avec sa pochette bien sombre et macabre, « Psalm 69 : the way to succeed and the way to suck eggs » débute par une bombe, « N.W.O » ou l’hymne du métal industriel par excellence avec une apocalypse infernale de plus de cinq minutes de riffs démentiels, de samples invitant inlassablement à la révolte et chant guttural arrachant tout sur son passage.

Si vous ne devez retenir qu’un seul morceau de Ministry ou de métal industriel, je recommande « N.W.O » et son clip d’émeutes, comme témoignage ultime d’une musique appelant à la révolution par les armes.

Difficile après une gifle pareille de reprendre son souffle, pourtant l’auditeur subit dans la foulée le redoutable « Just one fix » longue ode à la défonce avec un impressionnant arsenal de riffs et de samples vicieux évoquant avant l’heure le son d’un Ramstein.

Vient ensuite « TV II » violente diatribe sur laquelle Jourgensen expulse toute sa rage à l’état brute.

Après s’être temporairement déchargé, Ministry reprend sa frénétique marche en avant avec « Hero » dur, rapide et intense puis atteint une cadence confinant aux limites humaines avec « Jesus built my hotroad » hymne destroy hypnotique et robotique.

Ambiance radicalement différente sur le long, lent et ténébreux « Scare crow » qui nous plonge dans un abime de souffrance, de désespoir et de défonce triste que n’aurait pas renié Jean-Luc Delarue dans ses heures les plus sombres.

Son successeur, « Psalm 69 » fait plutôt figure de titre chaotique, cabossé et douloureux.

Cette entreprise de déstructuration se poursuit  et se termine avec les déstabilisants et irritants « Corrosion » et « Grace » rendu difficiles d’accès en raison de leur bruitages industriels bizarres et dérangeants.

En conclusion, « Psalm 69 : the way to succeed and the way to suck eggs » est fidèle à sa réputation d’album légendaire du métal industriel et demeure à ce jour le disque le plus impressionnant de Ministry.

Les deux premiers tiers du disque sont véritablement incroyables avec une musique de dingue, de camé à l’acide, qui déroule tout sa puissance malsaine pour rendre fou l’auditeur en plein trip extatique.

Dur, sale, méchant et dérangeant, tel Est-ce « Psalm 69 : the way to succeed and the way to suck eggs » très emblématique de ce que Ministry sait faire de mieux.

Avec en prime, le riff de « N.W.O » pour la postérité.

A posséder pour tout amateur de rock industriel, à écouter au moins une fois pour tout amateur de musique décalée.

Je recommande « Psalm 69 : the way to succeed and the way to suck eggs » comme bande son de votre futur mariage pour épater la famille par vos gouts raffinés et éclectiques.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 23:40

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A la fin des années 90, certains grands noms du heavy metal traditionnel sans doute aiguillonnés par le succès des Nine Inch Nails, Marylin Manson, Ramstein, Fear Factory et autre White Zombie vont se laisser tenter par l’expérience metal industriel et s’autoriser un détour par ce style alors en vogue.

Ce sera le cas de Rob Halford avec son éphémère projet parallèle « Two » mais également avec Alice Cooper qui sortira en 2000 « Brutal planet ».

  A l'époque, ce nouvel album du chanteur fait figure d’évènement après six ans d’absence et une carrière vieillissante alors sur la pente déclinante.

Mais le vieux serpent effectue alors une nouvelle mue et s’entoure de quelques musiciens solides  Bob Marlette (guitare, basse, claviers) gourou du genre, Eric Singer (batterie), puis d’autres plus obscurs (China, Phil X, Ryan Roxie) forcément plus discrets pour s’atteler à son nouveau projet.

Pochette sombre pour univers futuriste sombre, « Brutal planet » débute avec un mid tempo rouleau compresseur sur lequel se superposent des vocaux terriblement accrocheurs.

Le son de guitare sous accordé si caractéristique du métal industriel creuse un sillon encore plus profond sur « Wicked young man » ou la voix rauque et désincarnée du chanteur sonne plus puissamment que jamais.

Puis le tempo s’accélère subitement avec un « Sanctuary » terriblement revigorant avant de revenir à la plus pure expression du metal industriel incroyablement puissant et accrocheur sur le mid tempo sombre  « Blow me a kiss ».

Après ce début impeccable, les choses se gâtent un tantinet avec un « Eat some more » englué dans sa fange technoïde pour enchainer avec une superbe power ballade « Pick up the bones » combinant parfaitement splendeurs ténébreuses et refrains déchirants.

Long et saccadé, « Pessi-mystic » a du mal à convaincre sur la durée malgré des passages calmes intéressant tandis que « Gimme » remplit efficacement son office de single en puissance.

Plus légers, « It’s the little thing » et « Take it like a woman » délaissent momentanément l’industriel pour lorgner vers le rock traditionnel voir la ballade mielleuse pour le second.

Alice termine par « Cold machines » plus en accord avec l’atmosphère générale du disque mais joué sans réelle conviction.

En conclusion, « Brutal planet » est une courageuse tentative seulement semi réussie.

Globalement grâce à quelques titres bien ficelés, la sauce prend et on a l’impression que le boa constrictor a revêtu une nouvelle peau métallique truffée de capteurs et d’actionneurs électriques qui lui permet d’avancer dans de nouveaux terrains jusqu’alors inexplorés.

Mais d’autres fois le reptile alourdi par tout ce fatras technologique parait emprunté et  ramper en agonisant sur le sol.

Au final, la mue laisse un gout d’inachevé comme si la créature hybride ainsi crée ne passait que difficilement le stade de la curiosité.

On saluera néanmoins l’audace du chanteur de se lancer dans pareille aventure après 30 ans de carrière.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 14:12

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Phénomène social autant que musical de la fin des années 90, Marylin Manson méritait mieux qu’une pauvre compilation pour lui appréhender son oeuvre.

Aussi ai-je décidé de traiter l’un de ses albums phares, « Antichrist superstar ».

Sorti en 1996 peu après le premier succès surprise de la reprise d’Eurythmics « Sweet dreams », « Antichrist superstar » vient à point nommé pour confirmer la popularité grandissante d’un groupe de métal industriel pas comme les autres misant tout sur une imagerie provocante avec personnages maquillés, blafards évoluant dans des univers  évouquant usines désaffectées, laboratoires de savants dévoyés et donjons sado masochistes.

Bien entendu, le sexe, la drogue et le blasphème anti chrétien viennent compléter le fond de commerce des quatre musiciens aux noms invraisemblables sous l’emprise de leur gourou : Daisy Berkowitz (guitares), Twiggy Ramirez (basse), Ginger Fish (batterie), Madonna Wayne Gacy (claviers).

Avec sa pochette provocante, malsaine et son inspiration Nietzschéenne, « Antichrist superstar » débute en trombe avec « Irresponsable hate antem » morceau ultra violent ou la voix rageuse de Manson hurle sur des déferlantes de guitares entrelacées à des sonorités plus synthétiques.

L’enchainement avec « Beautiful people » est superbe et je pense toujours que ce morceau déglingué aux riffs incroyablement puissants et aux refrains gavés de colère est l’un des meilleurs titres si ce n’est le meilleur de la discographie du Révérend satanique.

Dopé par un clip dot d‘un visuel très fort avec des hideuses créatures bio mécaniques juchées sur des échasses, « Beautiful people » vous donnerait sans doute envie de dégommer à coups de fusil automatique tous les lecteurs des magazines peoples se pâmant d’admiration devant leurs idoles (Brad et Angelina ?) incarnant une beauté plastiques irréelle et malsaine.

La suite est assez déroutante avec « Dried up, tied and dead to the world », semi ballade (d’amour ?) déstructurée par l’approche torturée et glauque des américains.

Bien qu’également assez lent, « Tourniquet » se montre frappant par son coté rugueux et lancinant.

Difficile d’accrocher à « Little horn » terriblement violent et linéaire enchainé de « Cryptrochild » interlude instrumental électronique.

La musique se fait en effet difficile d’accès avec « Deformography » qui alterne rythme indus pesant et gros refrains hurlés.

Si « Wormboy » est tantinet plus posé et léger, « Mister superstar » et « Angel with scabbed wing »  reprend très vite un haut niveau de colère brulante déversée par saccades de riffs lourds plaqués au visage des auditeurs.

L’accalmie survient enfin avec « Kinderfield » sorte de comptine (glauque) pour enfants dérangés.

On aborde donc passablement éprouvé le dernier tiers du disque, qui commence par une version un peu allégée et apaisée de la musique du groupe exprimée avec « Antichrist superstar » qui demeure tout de même un morceau terriblement déstructuré et malsain.

Marylin Manson poursuit ensuite dans le registre violent, déglingué et bruyant de « 1996 ».

La fin de l’album arrive (heureusement !) avec le lent et agonisant « Minute of decay » aux guitares incroyablement sous accordées, « The reflecting god » combinant hurlements contrôlés et dynamique électronique et enfin l’interminable « Man that you fear »  qui se veut le plus doux du disque.

En conclusion, « Antichrist superstar » n’est pas un album commercial ni même accessible d’accès.

Long, pseudo intellectuel (la relecture de Nietzsche par un musicien satanique), il est étouffant et très lourd à digérer.

Mis à part le hit « Beautiful people » il m’a été presque impossible de rentrer dans l’approche artistique de Manson.

La musique proposée est très répétitive et joue toujours sur la même formule : claviers malsains, riffs ultra lourds plaqués violemment et hurlements de rage dévasatrice du chanteur.

Cette fois rauque, métallique mais aussi désincarnée rend l’écoute des morceaux assez pénible.

Au final, quitte à me faire étriller par les nombreux aficionados du groupe qui le considère comme un chef d‘oeuvre, «Antichrist superstar » trop froid, linéaire et sans mélodie, ne correspond pas à ma fibre musicale.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 12:45

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Passer d’un film franchouillard et bon enfant des années 80, à un personnage aussi controversé que le rocker blasphématoire androgyne Marilyn Manson au look ghotico satanique en déroutera plus d’un pourtant c’est ainsi qu’est structuré ma personnalité entre ombres et lumières.

Sorti en 2001, « Genesis of the evil » est une compilation présentant les premiers jours au début des années 90 du groupe avec un mélange de reprises et de démos.

Le premier titre, « Sam son of man » est une évidente reprise du « Iron man » de Black Sabbath.

Le rythme est plus lent, lancinant que l’original et la voix distordue de Manson colle assez bien avec l’ambiance générale du titre.

On poursuit sur la même lancée avec « Strange same dogma »  avec une forte connotation metal industriel : utilisation de machines créant une atmosphère froide, menaçante, bruitages bizarres, voix désincarnée et guitares lourdes.

Le court « White knuckles » lui aussi très typé industriel introduit une longue interview de Manson assez peu passionnante sur la vie de rock star.

Surgissent ensuite trois live, « White trash », lent, mou et crasseux comme un vieux chien de clochard.

La prise de son façon petit club rend assez atroce un « Monsieur Monkey » très déstructuré qui reprend fugitivement des passages du « Sweet dreams » d’Eurythmics qui fera connaitre le groupe à l’échelle internationale.

La torture de l’auditeur continue avec « Misery machine » (premier enregistrement historique du groupe) puis le longuet « Lunch box » très linéaires et desservis par un son abominable.

En conclusion, malgré une première partie alléchante, « Genesis of the evil » est une bien piètre compilation frisant le foutage de gueule voir l’arnaque pour fans aveuglés par l’amour.

L’album est en réalité composé de trois titres digne d‘intérêt, le reste étant composé de live franchement médiocres d’une qualité intrinsèque d’une faiblesse inouïe et enregistrés dans des conditions frisant l’amateurisme.

Trop facile et peu sérieux, « Genesis of evil » n’est donc pas du tout le meilleur disque pour aborder la musique du Révérend et de ses troupes.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 19:50

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Véritable pionnier du métal industriel, le groupe américain Ministry jouit d’une réputation culte justifiée.

Après des débuts tâtonnants au commencement des années 80, la formation de Chicago durcît sa new wave  en 1988 avec « The land of rape and honey ».

Comme a pochette sombre et macabre l’annonce, « The land of rape and honey » ne sera pas un album complaisant, facile d’accès, Al Jourgensen le principal compositeur chanteur et guitariste du groupe ayant l’habitude des univers étouffants.

Cette impression première se vérifie avec le titre d‘ouverture « Stigmata » : beat électronique martelé, riffs de guitares surpuissants et chant écorché vif plantent un décor de paysage industriel dévasté tombé à l’abandon.

Puis « The missing » hausse la cadence avec encore plus de rage brulante.

Malgré son tempo rapide scandé par d’infernales boucles de machines pilonneuse de tympans,  « Deity » pèche par une légère linéarité.

Ministry installe son empreinte musicale avec « Golden dawn », titre semi instrumental truffé de vocaux samplés installant une atmosphère malsaine assez unique.

Le procédé est répété sur le plus modeste mais très déstabilisant « Destruction » puis sur le sulfureux « Hizbollah » véritable transe hypnotique samplant des chants islamiques.

Le formule trouve pourtant ses limites sur « The land of rape and honey » long, froid et trop linéaire puis sur « You know what you are » sur lequel les bruitages de machines et les vocaux sont poussés à un niveau de violence incroyable.

Plus de dynamique sur « I prefer »  et l’ultra destructeur « Flashback ».
qui évoquent un punk mutant sortant de sa coquille après une expérimentation technoïde monstrueuse.

L’album termine sur « Abortive » certes un peu plus léger mais à la dynamique tout aussi intense.

En conclusion, « The land of rape and honey » est un album difficile d’accès mais terriblement en avance sur son temps.

Il incarne déjà à merveille la patte musicale de Ministry, avec ce coté froid, violent et parfois terriblement malsain.

Jourgensen et son acolyte bassiste Paul Braker réalisent un véritable coup de maitre en mixant technologie électronique et guitares saturées pour créer une musique dite industrielle rendant fou par son caractère hypnotique.

Inutile pourtant de chercher une quelconque approche mélodique ou grand public, « The land of rape and honey » est un album riche, audacieux destiné à un public underground n’ayant pas peur de s’aventurer sur des territoires en apparence assez dérangeants.

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 20:21

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J’aime aller au bout des choses, c’est pourquoi ayant balayé une grande partie de la carrière de Fear factory je vous propose « Remanufacture » le remix techno de son œuvre principale sortie en 1997.

Bien que foncièrement métal, Fear factory ne s’est en réalité jamais caché de ses nombreuses influences rock, rap ou comme ici techno un genre alors en pleine explosion à la fin des années 90.

Le premier titre « Demanufacture » transformé en « Remanufacture » se voit alourdi de bruitages électroniques qui lui font perdre en impact et en férocité.

Le traitement est pire pour le cinglant « Body hammer » curieusement ralenti et en apparence dompté avec un chant hip hop cote Ouest de Burton C Bell particulièrement exécrable.

Plus de risques sont pris pour « New breed » (« Genetic blueprint ») dont la linéarité frontale est anéantie au profit d’un beat électronique très expérimental.

Même sérieusement trafiqué, l’excellent « Zero signal  (« Faithless ») conserve sa puissance quasi religieuse à travers le filtre des circuits imprimés.

Après le court interlude instrumental « Bionic chronic » vient le remix le plus risqué, « Replica » (« Cloning technology ») qui reste un chef d’œuvre en version digitale en faisant par instant penser aux meilleurs titres de Prodigy.

Le déroutant « Burn » (« Flashpoint ») conserve une partie de la dynamique de l’original tandis que « T-100 » (« H-K ») emprunte au coté répétitif du matraquage assommant de la musique techno.

« Self bias resistor » (« Machines of hate » ) n’est quand à lui pas trop dénaturé par son lifting électronique quand à « Pisschrist » sa version remixée « 21 st century jésus ») moins planante perd en puissance émotionnelle.

Fear factory choisit une musique d’ambiance pour « A therapy for pain » (« Bound for forgivness » ) expurgé de son aura quasi religieuse.

L’album se termine par l’inédit « Refinery » qui évoque pendant trois minutes le bruit d’un train perdu au fond d’un tunnel sombre et par une seconde version complètement inutile de « Remanufacture ».

En conclusion, « Remanufacture » est un curieux exercice de style qui ne présente pas en lui-même d’intérêt particulier.

Les morceaux de « Demanufacture » étaient déjà par excellence quasi parfaits aussi l’idée de les remixer n’avait déjà à la base rien de bien palpitant à apporter.

Une fois le processus mis en route, on a même l’impression que le résultat dessert la puissance des titres, les privant de leur terrible force de frappe ainsi que de leur dimension spirituelle.


« Remanufacture » ressemble donc plus à un plaisir égoïste de musiciens désireux d’étancher leur soif de métissages sonores très en vogue à la fin des années 90 qu’à un véritable album de Fear factory.

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 15:37

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Après deux albums peu convaincants, cinqs longues années de mutisme et une mort clinique quasi annoncée, Fear factory réembauche son guitariste originel le ventripotent Dino Cazares, engage le batteur réputé Gene Hoglan et revient en 2010 avec « Mechanize » à la sinistre pochette toute en griffes et en métal ciselé.

Désirant sans doute marquer les esprits, Fear factory ouvre avec un « Mechanize » ultra brutal, sans nul doute l’un des titres les plus violents de son répertoire.

Sinistre, menaçant, étouffant, éprouvant, aride, « Mechanize » ne laisse à vrai dire que peu de portes de sortie à l’auditeur purement terrifié par cette entrée en matière déstabilisante.

On retrouve l’habituelle mixture du groupe sur « Industrial discipline », avec l’alternance de couplets hurlés sur un vrai tir de barrage de riffs pachydermiques et de refrains plus doux et mélodiques qui rappellent n’ayons pas peur des mots le meilleur du groupe à la fin des années 90.

L’ambiance dure, sombre, technologique, industrielle de « Fear campaign » sur laquelle vient se greffer le chant d’ange blessé de Burton C Bell, fait mouche avec toujours une immense puissance de feu déployée.

Les courts passages mélodiques sont broyés dans le sang, le feu et le fer de « Powershifter » et « Christploitation » qui finissent par écœurer par leur violence destructrice frontale.

Burton C Bell pousse encore plus loin son chant  technoïde déshumanisé sur « Oxidizer » trop linéaire, direct violent.

Les démolisseurs ne mollissent pas et continuent leur incessant travail de frappe avec « Controlled demolition » illuminé toutefois de quelques refrains un peu plus softs.

Même « Designing the ennemy » voit ses splendides passages planant et mélancoliques haché par des brusques relents de haine robotisée.

L’album se termine finalement par un court instrumental « Metallic division » idéal pour la musique d’un jeu vidéo et « Final exit » seul et splendide titre réellement power-rock du disque.

En conclusion, si j‘avais salué l‘orientation rock de « Transgression » , j‘ai trouvé « Mechanize »  rude avec une violence à fleur de peau très difficile à encaisser.

Pour le retour de Cazares et l’incorporation du redoutable batteur Hoglan, Fear factory a cherché à impressionner, à en mettre plein la vue.

Difficile pourtant de trouver quelques aspérités à ce monolithe de violence pure.

On ne retrouve donc pas l’alternance entre sublimes passages éthérés inspirés par la voix de Bell et les claviers de Fulber et les grandes séries de coups de poings au visage ou au corps issus du déchainement incessants de la rythmique mécanique mais on a plus l’impression que la deuxième composante prend ici irrémédiablement le dessus.

Malgré ce manque d’équilibre, « Mechanize » revêt tout de même un coté impressionnant.

Les riffs matraqueurs de Cazares et la frappe de mammouth de Hoglan lui assurent une puissance de feu sans réel égal.

De plus l’ambiance techno-industrielle bizarre et menaçante revient toujours hanter l’auditeur en position d’animal stressé, traqué par d’implacable machines de combat à l’arsenal en apparence sans limite.

Quel sera l’avenir du groupe après ce disque coup de boutoir ? Difficile à dire …

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 16:24

transgression

 

3

 

 

Déterminé à donner un nouvel allant à une carrière déclinante, Fear factory sort dans la foulée d’un « Archetype » passable « Transgression » en 2005.

La particularité de cette nouvelle formation est le départ des claviers, Steve Tushar mais surtout Rhys Fulber considéré comme un des éléments fondamental du son industriel de l’usine à (créer) de la peur.

Pour le reste, rien n’évolue ou presque, Christian Olde Wobbers tenant toujours le poste de guitariste laissé vacant par Dino Cazares.

Avec sa pochette grise bien tristounette, « Transgression » débute avec « 540,000° Fahrenheit »  dans la plus pure lignée du style habituel du groupe avec cette combinaison habile entre éruptions techno-death rugueuses et transitions plus apaisées.

Le niveau de violence croit fortement avec « Transgression » impressionnant de rage brute puis devient contre productif sur le poussif « Spinal compression ».

Les mélodies planantes refont leur apparition sur « Contagion » et « Empty vision » afin d’agrémenter le coté plus lourd et dur de la musique.

Fear factory donne l’impression de faire ce qu’il sait faire sans transcender non plus.

La languissante ballade « Echo of my scream » bien que mollassonne passe assez bien avant que le reveil sonne sur « Supernova » excellent morceau au feeling finalement assez rock.

Ces bonnes vibrations se prolongent avec « New promise » aux mélodies particulièrement délicates.

Après avoir rendu hommage à Nirvana, Fear factory honore à présent U2 en reprenant avec groove phénoménal « I will follow ».

La parenthèse rock s’achève et on revient finalement à des atmosphères plus lourdes mais toujours mélodiques comme sur « Millenium » qui appuie à peine sur les refrains avant un « Moment of impact » plus en accord avec le style plus violent et mécanique des débuts.

En conclusion, si j’avais été un peu déçu par « Archetype », je dois avoué avoir apprécié « Transgression ».

Fear factory délaisse certes la violence paroxysmique industrielle qui a fait sa renommée à ses débuts pour s’orienter dans une direction plus rock qui lui sied finalement plutôt bien à l’image du tube tout en souplesse « Supernova ».

Le cyborg donne donc l’impression de s’être débarrassé de ses implants, d’avoir ouvert la carcasse de son armure de combat pour mettre à nue sa partie organique plus fragile mais également plus touchante.

Bien que moins novateur et abouti que les premières copulations cybernétiques du groupe, « Transgression » est un album agréable d’un niveau tout à fait honorable en ce milieu d’années 2000.

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Published by Seth - dans Industriel
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