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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 09:23

Beau_pere_nous.jpg

4

 

Dix ans déjà après le premier et hilarant « Mon beau père et moi », puis six après le deuxième volet, Paul Weitz reprend la série de Jay Roach en 2010 avec « Mon père et nous ».

Pas trop de surprises ici on retrouve ici tous les bons ingrédients qui ont fait le succès du premier numéro.

Cette fois Greg Focker (Ben Stiller) et Pam (Teri Polo) ont deux jumeaux issus de leur mariage.

Il y a Samantha (Daisy Tahan) la fille et Henry (Colin Baiocchi) le garçon mais malgré leur gémellité les deux enfants paraissent complètement opposés, Samantha plus grande, est brillante et méchante comme une Byrne, Henry est plutôt lent d’esprit et gentil comme un Focker.

Mais Greg s’en sort plutôt bien en dirigeant son cabinet d’infirmier jusqu’au jour ou il reçoit la visite d’une séduisante commerciale Andy Garcia (Jessica Alba) qui cherche à l’engager pour faire la promotion d’un nouveau médicament contre les troubles de l’érection, le Sustengo.

Très entreprenante, Andy fait rapidement des avances à Greg qui tient bon malgré tout.

Entre temps, Jack Byrnes (Robert de Niro) vieillissant a eu un infarctus quand il a appris que son premier beau fils avait trompé sa fille.

Sentant que son heure approche, il décide de rencontrer Greg pour faire de lui son successeur en tant que patriarche de la famille.

Flatté de l’honneur qui lui est fait, Greg accepte la proposition de Jack, essaie de se montrer plus ferme avec les enfants, tout en envisageant de les placer dans une coûteuse école privée afin de leur donner la meilleure éducation possible.

Mais bien entendu, une succession de malentendus va éveiller la légendaire suspicion de Jack qui va vouloir absolument s’assurer que son beau fils est digne de lui succéder par sa conduite irréprochable.

Tout le film repose donc sur le génial tandem De Niro - Ben Stiller et sur les improbables gags générés par le scénariste, notamment un passage digne de « Mary à tout prix » ou Greg  est obligé de piquer le sexe de son beau père qui a pris une dose massive de Sustengo pour honorer sa femme Dina (Blythe Danner).

En satellites déjantés de ce couple idéal, on retrouve Kevin Rawley (Owen Wilson) impayable dans le rôle de l’ex « parfait » de Pam, avec ses délires bouddhiques, ses actions humanitaires pour riches, et les parents de Greg, Roz (Barbara Streisand) et Bernie (Dustin Hoffman), personnages hauts en couleurs dans des rôles de gourou sexuelle et d’apprenti danseur de flamenco.

Le film culminant dans la scène d’anniversaire des enfants Focker, ou Jack et Greg en viennent aux mains est souvent très drôle et demeure un excellent divertissement.

Le plaisir est donc au rendez vous de ce troisième volet qui ne connaît pas de faiblesse majeure.

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 20:37

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5

 

Un an seulement après leur premier succès, Patrice Leconte et la troupe du Splendid récidivent en 1979 avec « Les bronzés font du ski » .

Ce nouvel épisode est la suite logique des aventures des personnages présentés dans le premier volet mais transposée dans le cadre des sports d’hiver sans l’aspect club de vacances organisées.

On retrouve donc Bernard (Gérard Jugnot) et Nathalie (Josiane Balasko) réconciliés, cette dernière ayant un rôle plus effacé que dans le premier volet, son mari surenchérissant en revanche dans le coté bête et méchant du petit beauf en vacance à qui tout doit être du.

Le médecin Jérôme (Christian Clavier) s’est marié avec Gigi (Marie-Anne Chazel) qui tient une crêperie prêt des pistes de ski.

Mais leur couple traverse beaucoup de turbulences et Gigi supporte mal cette vie de restauration.

De la première équipée, on retrouve un Popeye (Thierry Lhermitte)  affaibli vivant sous la domination de sa femme et de son amant propriétaire d’un magasin de ski ou il travaille comme vendeur, un Jean-Claude Dusse (Michel Blanc) se surpassant encore dans la solitude et le ridicule et une Christiane (Dominique Lavanant) ayant jeté son dévolu sur Marius (Maurice Chevit) un sexagénaire marié fabricant de perruques pour stars.

Les gags se succèdent à un rythme d’enfer et emmènent la troupe dans une excursion sur un glacier qui se terminera en catastrophe.

Complètement perdus dans la montagne par un Popeye comme d’habitude en dessous de tout, blessés , épuisés moralement et physiquement, nos héros seront sauvés in extremis par des montagnards rugueux qui leur feront manger et boire des mets innommables.

En conclusion, « Les bronzés font du ski » réussit le tour de force de surpasser largement le pourtant déjà très bon premier volet.

Avec une musique entrainante de Pierre « coron » Bachelet, un humour toujours aussi acéré, des acteurs au sommet de leur art, aucun temps mort, aucune fausse note ne viennent altérer le rythme trépidant de la comédie ou les répliques fusent dans des situations comiques souvent irrésistibles.

Moins ouvertement sexuel que « Les bronzés » (mis à part la scène avec les Italiens dans le chalet) , « Les bronzés font du ski » constitue le parfait divertissement à apprécier en famille ou entre amis autour du feu de cheminée et d’une bonne fondue à déguster… sans fil dentaire.

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 20:09

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3

 

Voici une grande page du cinéma comique français contemporain avec « Les bronzés » film de Patrice Leconte réalisé en 1978.

Toutes les générations  ou presque au sein de l’hexagone ont déjà vu ce film multi rediffusé et considéré aujourd’hui comme culte dans l’inconscient collectif français.

Issu de la pièce de théâtre « Amour, coquillage et crustacés » rodée sur les planches par la troupe du théâtre du Splendid, l’adaptation de Patrice Leconte tient toutes ses promesses et brosse avec férocité une parodie acerbe des vacances au Club Méditerranée dans les années 70.

« Les bronzés » raconte donc les aventures d’un groupe de vacanciers français en séjour dans un club « all inclusive » situé en Cote d’Ivoire.

Il y a le couple de français moyens Bernard (Gérard Jugnot)  et Nathalie Morin (Josiane Balasko mince !) , vivant mal leur pseudo union libre et se disputant en permanence pour des histoires de jalousies, les célibataires en chasse, Jérôme le médecin dragueur et arrogant (Christian Clavier) , Gigi (Marie Anne Chazel) jeune femme ingénue et sexy, la vieille fille au physique disgracieux Christiane (Dominique Lavanant) et enfin l’irrécupérable Jean-Claude Dusse (Michel Blanc), looser hors catégorie et concentré de misère humaine à lui tout seul.

Tous ces joyeux drilles sont dirigés par les Gentil Organisateurs du Club, le dragueur pathologique Popeye (Thierry Lhermitte jeune et athlétique) , l’animateur lourdingue Bourseault (Michel Creton) et enfin Bobo (Luis Rego) artiste raté.

Le film est une succession quasi ininterrompu de situations comiques ou pathétiques autour des thèmes de la drague qui était le fond de commerce principal du Club.

Dans un univers codifié à l’extrême ou le loisir est dirigé de façon quasi militaire, ou les activités sont bien souvent stupides voir humiliantes, les personnages se débattent autours de leurs déboires amoureux et sont renvoyés dos à dos dans leurs désillusions.

En conclusion, « Les bronzés » brille par la qualité des dialogues et par l’excellence des acteurs qui feront quasiment tous des carrières majeures par la suite.

Leconte et la troupe du Splendid caricaturent les mœurs des français moyens de l’époque, dans toute leur médiocrité, leur méchanceté en les montrant en de rares instants plus touchants.

L’humour est donc cynique et corrosif voir méchant pour certains mais les situations recèlent trop de vérité pour ne pas toucher juste.

Qui en effet n’a pas connu sur son lieu de vacances des beaux gosses dragueurs à la Popeye et des cas sociaux à la Jean-Claude Dusse ?

On peut aussi voir dans cette satire sociale une brillante analyse des mœurs sexuellement très libérées d’une époque post hippie ou le sida n’existait pas encore.


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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 17:43

Fou_irene.jpg3

 

Toujours dans le registre léger avec « Fous d’Irène » de Peter et Bobby Farelly.

Grands spécialistes de la comédie trash mais souvent drôle (« Dumb and dumber » , « Mary à tout prix ») , les deux frangins récidivent en 2000 en retravaillant avec leur acteur fétiche Jim Carrey.

L’histoire simplissime raconte la vie de Charlie Baileygates (Jim Carey), policier motard d’une petite ville américaine.

Trop faible et manquant d’autorité, Charlie se fait à peu prêt marcher sur les pieds par tout le monde, de son voisin dont le chien défèque sur sa pelouse, jusqu’à une petite fille qui refuse de l’écouter en passant par sa propre femme Layla (Taylor Howard), qui le quitte subitement avec un nain noir professeur en neurosciences (Shonte Cox), après lui avoir donné trois enfants noirs surdoués comme leur père.

Décidément bonne poire, Charlie élève malgré tout ses trois charmants bambins, Jamaal, Lee Harvey et Shonte même lorsqu’il atteignent tous très vite plus d’un quintal chacun.

Un jour pourtant le gentil Charlie se découvre une double personnalité et devenant Hank Evans devient subitement beaucoup plus méchant et sur de lui.

Ceci donne alors lieu à d'hilarantes scénes de vengeances.

Soigné pour troubles schizophréniques, Charlie reçoit un jour l’ordre d’escorter une jeune femme du nom d’Irène Waters (Renée Zellweger alias Bridget Jones en mince !) pour la ramener dans un autre état ou elle est recherché pour infraction au code de la route.

Mais il ne sait pas qu’Irène est en réalité attendu par le FBI pour recueillir des informations contre son mari mafioso.

Disons le tout de go, l’intrigue aussi mince qu’un sandwich soudanais et tout le film repose sur les délires physiques d’un Jim Carrey plus plastique que jamais jouant à fond sur sa double personnalité tour à tour gentil benêt ou méchant pervers pour séduire la belle Irène pourchassée par la mafia.

Les prouesses de l’acteur culminent dans une scène ou il se casse la figure lui même, le reste oscillant entre le bien graveleux (dialogue avec un énorme gode) et le carrément n’importe quoi (abattage raté d’une vache, bagarre avec un nain adepte du nunchaku).

En conclusion, même si elle n’atteint pas la folie d’un « Dumb and dumber » ou la qualité d’un « Mary à tout prix » , « Fous d’Irène » est une bonne comédie reposant sur l’incroyable talent comique d’un seul acteur qu’on aimera ou qu’on détestera mais dont appréciera le caractère unique de veritable as du burlesque.

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 23:07

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5

 

Sujet plus léger et divertissant abordé avec « Date limite »  film de Todd Philipps sorti sur les écran en cette fin d’année 2010.

Reposant sur un principe simple, l’association de deux personnalités opposées embarquées malgré elles dans des galères plus invraisemblables les unes que les autres, « Date limite »  met en scène Peter Highman (Robert Downey Jr) un architecte de Los Angeles, élégant, maniaque, impulsif se rendant à l’aéroport d'Atlanta pour aller à Los Angeles rejoindre sa femme Christine (Michelle Monaghan) sur le point d’accoucher.

En chemin, Peter croise par le biais d’un accident de voiture le chemin de Ethan Tremblay (Zach Galifianakis) , petit acteur grassouillet de troisième zone se rendant dans la cité des anges avec dans le fol espoir de percer.

Après un improbable incident provoqué par Ethan dans l’avion, Peter se retrouve arrêté par la police de l’air et interdit de vol.

Sans papier et sans argent il n’a pas d’autres choix que de profiter de la voiture de location d’Ethan pour faire le trajet jusqu’à Los Angeles.

Accompagné de son chien Sonny, un horrible bull-terrier masturbateur, Ethan est fragilisé par le récent décès de son père et transporte avec lui ses cendres pour les déposer dans le grand canyon.

Au cours de leur longue route commune, le duo improbable va vivre des aventures plus folles les unes que les autres, les conduisant à côtoyer une dealeuse (Juliette Lewis) , un ancien soldat handicapé de la guerre en Irak reconverti en employé vicieux (Danny R Mc Bride) , à risquer le mort dans un accident de voiture et à être retenus par les gardes frontières du Mexique en raison de possession de drogue.

Au fur et à mesure des épreuves traversées, ces deux êtres que tout oppose vont finalement se rapprocher et se soutenir mutuellement dans leurs problèmes respectifs.

Inutile de dire qu’au cours de cette comédie hilarante menée tambour battant on en s’ennuie pas une seule seconde et que d’énormes éclats de rires jalonnent les 1h35 du film.

La raison principale de cette excellence réside bien entendu dans la qualité des acteurs, Robert Downey Jr nettement plus convainquant en mari stressé que dans « Sherlock Holmes » et Zach Galifianakis incroyable révélation comique dans un personnage décalé de looser attachant à la Jeff Bridges dans « The Big Lebowski ».

En conclusion, « Date limite » est pour moi le buddy movie parfait et constitue par son humour ravageur un idéal divertissement pour combattre la froideur des fêtes de fin d’année.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 21:20

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2

 

Surfant sur l’énorme popularité du trio de comiques le plus en vogue au début des années 90, le deuxième volet du best of des Inconnus, « La télé en folie » sort en 1992.

Si la première compilation avait provoqué chez moi un avis plutôt favorable, ce second volet m’est apparu d’un niveau moindre.

L’aspect musical est tout d’abord mis à l’honneur avec « Rap tout (vampire) », réchauffé habile de « Auteuil, Neuilly, Passy » en version ministère des finances.

Outrancier et caricatural, « Les sous-sous dans la popoche » précède « Les envahisseurs » qui reprend de nouveau le thème pas très fin du racisme anti maghrébin.

On sourit sur « Stade 2 » et le fameux gimmick « Cela ne nous regarde pas » si chers aux journalistes sportifs.

Ramassis facile de clichés européens, « Les préservatifs européens » confirment le peu d’inspiration des Inconnus dans le registre des fausses pubs.

La réputation sulfureuse de la région PACA est ensuite soigneusement mise en avant avec un Didier Bourdon plus vrai que nature dans « Antenne 3 Marseille ».

Peu d’intérêt en revanche à « Le jeu de la vérité vraie » pastiche long et bavard de la langue de bois des politiciens dans les émissions télévisées.

Second extrait musical, « Chanson hard rock » parodie à merveille le monde très clichesque du hard rock avec le groupe toulousain Douceur de Vivre pour un résultat musical des plus respectables.

Le sketch « Hôpital » bien qu’ayant eu un énorme succès laisse un arrière goût amer sur un sujet bien délicat, celui du manque de soin dans les hôpitaux publics entre infirmières antillaises fainéantes et médecins aussi avides qu'incompétents.

Après une fausse pub vite expédiée « La Seinoise », le trio croque ensuite l’univers des sectes (« Les sectes »)  avec Campan en savoureux gourou marseillais d’origine tibétaine.

Les Inconnus se plantent complètement sur « Vice et versa », parodie du TOP50 mettant en scène un groupe de new wave ( ?) intellectuel dépressif évoluant dans un monde champêtre.

Pas grand chose à dire sur le très outrancier « Hamburger family », satire féroce des débiles séries américaines.

On sera en revanche plus touché par « Enseignement » et son contenu social marqué avec le difficile métier de professeur.

Facile, le troisième extrait musical reprend le thème du rap , « Y’en a marre du rap » mais montre tout de même les excellentes qualités de comédien de Bernard Campan en abruti zonard au râtelier impressionnant (NTM n'a qu'a bien se tenir ?).

La compilation s’achève sur « Trouble jeu » qui descend en flamme Thierry Ardisson et son acolyte Laurent Baffie dans ses émissions trash lunettes noires pour nuits blanches.

En conclusion, on ressort avec un avis des plus mitigés sur « La télé en folie » des Inconnus sur laquelle plane un arrière goût de déjà vu.

On sent le trio peinant à trouver de nouvelles idées et recyclant efficacement ses vieilles recettes.

Le résultat tient bien entendu toujours la route mais finit par néanmoins trouver ses limites et le début d’un essoufflement.

Fort judicieusement, après 1992 les Inconnus arrêteront de parodier la télévision française et passeront ensuite à d’autres projets plus cinématographiques.


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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 16:24

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4

 

Retour vers le passé, en 1990 une irrésistible vague comique déclenchée par trois hommes déferle sur la France, envahissant les bureaux, les lieux publics et tout particulièrement les cours d’écoles ou les enfants reprennent les bons mots des comédiens.

Ces trois hommes étaient appelés les Inconnus.

Après des débuts dans le café théâtre au milieu des années 80, le trio infernal composé de Bernard Campan, Didier Bourdon et Pascal Legitimus décide de parodier la télévision française de l’époque dans une série de sketchs compilés ici dans « Le meilleur de la télé des Inconnus ».

On pourrait pense que vingt ans après les sketchs de Inconnus ont pris un coup de vieux, mais il n’en est rien.

La compilation débute avec l’hilarant « Tournez ménages », parodie de tournez manège, l’émission de la dernière chance pour célibataires déjà bien ringarde à l'époque.

Bourdon en débile profond et Légitimus dit « Momo » en arabe roublard tentant de convaincre une pétasse incarnée par Campan sont à vrai dire parfaits déployant une cascade de jeux de mots à base d’éclectisme (pris pour athlétisme) ou polygamie (pris pour Polynésie).

« Les Miseroides » , parodie des films de Jean Claude Van Damme (comme Universal Soldiers) est plus basique même si on sent que les compères ont du s’amuser comme des gosses à tourner de vraies fausses scènes de combats musclées.

On trouvera tout le coté cynique du trio dans « Gag video » avec un Bernard Montiel caricaturé avec brio par Campan en débile incapable de parler sans ses fiches.

Le petit interlude « Ben.et.ton » sera vite oublié avant d’exploser de rire devant « Biouman » la parodie des séries japonaises diffusées alors par le Club Dorothée.

Mention spéciale à Bourdon, redoutable imitateur de Bernard Minet.

Mais la force du trio aura toujours été d’être capable de faire des tubes à partir de chansons parodiant un style musical très précis, le premier exemple étant « La mano verda negra bouch beat » singeant avec bonheur feu le groupe neo punk de Manu Chao avec l’enlevé et destroy « C’est toi que je t’aime ».

Après un « Ushaia dans son froc » un peu facile ou Campan grimmé en Nicolas Hulot risque sa vie en insultant les communautés noires et arabes de Barbés, on retrouve un des plus grands succès du trio « Stade 2 », avec sans doute mon sketch préféré celui ou le tennisman Henri Toubon (Henri Leconte) en haillon et harassé de fatigue commente sa défaite humiliante face à Bjorn Brendel l’impeccable champion de tennis suédois, sorte de croisement entre Borg, Wilander et Lendl.

Moins réussi est « Jésus II, le retour » plaçant Sylvester Stallone en Jésus Christ, sketch qui avec le recul aurait pu choquer la communauté catholique par son coté iconoclaste et « Perdu de recherche » trop cynique tout comme les mini parodies de pub « La foumoila » ou « schwoups » avec des cariocas obèses.

On sourira à l’évocation de « Florent Brunel » vrai faux rebelle de synthèse avec ce mélange entre Patrick Bruel et Florent Pagny, ce dernier ayant au passage réussi une formidable transformation pour changer son image de chanteur énervant.

Grand moment avec « Youpi matin », avec un William Lemergye abruti de sommeil et ce fameux cuisinier du sud ouest joué par Bourdon qui se sectionne l’avant bras sur fond de « J’ai beau être matinal .. j’ai mal. »

Après la critique plutôt fine d’une certaine insupportable intelligentsia parisienne avec « Cinéma cinéma » , on oubliera vite les moqueries facile sur les Belges essayant de jouer aux chiffres et aux lettres et une nouvelle fausse pub sur les chats « Sheba » pour arriver aux deux morceaux de choix de la carrière des Inconnus, les sketchs cultes que sont « Les chasseurs » et « Le commissariat de police ».

Dans ces deux parodies devenus des classiques de l’humour français, les Inconnus se moquent des chasseurs, véritables brutes avinées du terroir tirant sur tout ce qui bouge et des policiers, stupides et inefficaces.

Ces deux féroces satires donneront naissance à des gimmicks célèbres, la fameuse différence entre le bon et le mauvais chasseur et le « a fortiori » cher aux forces de l’ordre.

Après un « Exterminabeur » pas très drôle, la compilation s’achève avec le plus grand tube du trio « C’est ton destin », facile imitation de rap qui trusta par sa simplicité et son efficacité longtemps la tête des hits parades hexagonaux.

En conclusion, « Le meilleur de la télé des Inconnus » semble avoir traversé les affres du temps sans prendre une ride.

Il est vrai que la qualité des textes et les formidables dons d’acteurs du trio capable d’incarner tout type de personnages, y compris féminin  ont placé la barre très haut.

Meme si certains passages (notamment les fausses pubs) sont plus faibles, ce best of fait toujours passer un bon moment et rire à nouveau avec plaisir à des sketchs qu’on pourrait penser à présent bien usés.

Aujourd’hui chacun des trois membres est passé à de nouveaux horizons, voguant de manière individuelle vers divers succès d’acteurs mais de mémoire d’homme du XX ieme siècle on ne retrouvera pas depuis lors pareil succès comique d'aussi grande ampleur fédératrice.

Dans l’humour français, les Inconnus trônent aux cotés de Coluche derrière Defunès, Bourvil et Galabru.

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 18:51

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4

 

« Cours toujours Dennis » est une sympathique comédie britanique réalisée par David « Friends » Schwimmer en 2008.

L’histoire est simplissime, Dennis (l’hilarant Simon Pegg) est l’archétype du raté qui n’a jamais vraiment osé affronter la vie.

Minable agent de sécurité bedonnant dans un magasin de lingerie de Londres, il vit dans le souvenir de sa dérobade d’il y a cinq ans à son mariage avec la belle métisse Libby (Thandie Newton) à qui il a fait un enfant nommé Jake.

Par l’intermédiaire de Jake, Dennis voit toujours Libby mais lorsqu’il découvre que son ex petite amie a un nouvel homme dans sa vie, son ego se trouve piqué au vif.

Le rival en question, Whit (Hank Azaria) est l’antithèse de Dennis.

Cadre dans la finance, grand et athlétique, sérieux et responsable, il s’apprête à courir le marathon de Londres pour une œuvre caritative.

Par bravade contre cet agaçant Mister Perfect et pour montrer à Libby qu’il est capable de finir quelque chose dans sa vie, Dennis décide de s’entraîner pour lui aussi courir le marathon.

Tout le film de Schwimmer tourne donc autour de cette trame avec la préparation de Dennis pour cette épreuve réputée impardonnable.

Les gags se succèdent autour de cet antihéros attachant auquel personne ne croit si ce n’est son ami Gordon (Dylan Moran) qui n’hésite pas à parier sur lui et son logeur indien le colérique Monsieur Goshdashtidar (Harish Patel) qui le menace d’expulsion si il ne termine pas son marathon.

Dennis s’entraîne, perd du poids, progresse …et finalement le jour J arrive.

Lors de la course le parfait Whit se révèle sous un tout autre jour et fait un croche pied à Dennis pour l’empêcher de finir sa course.

Mais au cours de son méfait il se casse la jambe et ne peut finir la course.

Blessé à la cheville, Dennis continue à force de volonté et son calvaire relayé par la télévision fait de lui le héros du jour.

Touchée par cette démonstration de courage et déçue par la double personnalité de Whit, Libby change d’avis sur Dennis et le film se termine sur un happy end avec un nouveau départ.

En conclusion, « Cours toujours Dennis » n’est pas un chef d’œuvre du septième art mais plutôt une comédie drôle et touchante dans laquelle beaucoup d’hommes ayant du mal à grandir et à faire face à leurs responsabilités se reconnaîtront.

Dopée par une bande son sympathique (Siouxie and the Banshees, David Bowie ..) , « Cours toujours Dennis » présente une société anglaise multiculturelle moderne et réjouissante ou les races se côtoient et se mélangent naturellement.

Le film repose sur le pur talent comique du petit rouquin Simon Pegg, acteur déjà remarqué dans les pastiches « Shawn of the dead » et « Hot fuzz » .

Un film positif et agréable à recommander pour se mettre du baume au cœur et croire en de belles histoires.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 21:05

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4

 

Il y a à n’en pas douter un véritable buzz autour de « The big Lebowski » de Joël et Nathan Coen car à sa sortie en salle en 1998, le film ne rencontra que peu de succès mais devint au fil du temps une référence que d’aucuns considèrent comme culte.

J’ai pour ma part découvert « The big Lebowski » il y a une dizaine d’années durant mes années étudiante et l’ai longtemps apprécié.

Aujourd’hui il faut reconnaître qu’aimer les frères Cohen est le signe distinctif d’une certaine intelligentsia aimant à se reconnaître entre milieu intello-branchés adeptes d’un humour subtil centré sur l’absurde et l’auto dérision.

« The big Lewoski » est une histoire complètement farfelue de quiproquo, ou un glandeur has been sympathique surnommé le Duc (un Jeff Bridges hirsute et avachi méconnaissable) est pris par deux gangsters pour son homonyme le milliardaire paralytique Jeffrey Lebowski (David Huddleston).

Les gangsters tabassent le pauvre Duc et urinent sur son tapis ce qui choque notre looser qui décide d’aller demander réparation à son homonyme.

S’ensuit alors une succession d’intrigues alambiquées et délirantes, ou le Duc est chargé par le milliardaire acariâtre de verser une rançon pour libérer son ex femme détenue par des mystérieux ravisseurs allemands.

Pris malgré lui dans un tourbillon de folles aventures ou il rencontre un vieux cow boy philosophe, un pornographe, un gamin voleur, des flics hargneux et d’ex musiciens de techno pop allemand devenus de ridicules terroristes nihilistes, le Duc va entraîner avec lui ses deux amis de toujours, le fragile surfeur chevelu Donny (Steve Buscemi) et le baléze Walter Sobchack (John Goodman) ancien du Viet-Nam complètement obnubilé par des délires fascisant de persécution.

On le voit « The big Lebowski » n’est pas un film à prendre au premier degré mais plutôt comme un voyage au pays du rire et de l’absurde parsemé d’étonnantes scènes visuelles et sonores comme lors d’évanouissements de notre héros ou de formidables joutes de bowling face au redoutable latin lover pédéraste Jesus Quintana (John Turturro).

Derrière l’humour et la maestria de la réalisation, « The big Lebowski » constitue également la célébration d’un anti héros, antithèse parfaite du rêve américain qui ne révère que les gagneurs bourreaux de travail à la Rocky Balboa.

En mettant en lumière un quadra chômeur, grassouillet, paresseux, adepte de rock, de fumette, de picole et de bonne parties de bowling avec ses amis décalés, les frères Cohen montrent qu’une autre forme de vie axée sur une rébellion douce est également possible et qu’il n’est nul besoin d’adhérer aux normes d’une société décrétant que avoir un bon job, une femme et une famille constitue la seule voie de bonheur possible.

On peut aussi voir « The big Lebowski » comme la démonstration que même un nihiliste marginal peut aussi se retrouver par la force des choses contraint à l’action au sein d’une société qu’il abhorre.

C’est à n’en pas douter cette alliance de la forme plaisante incarnée par des acteurs brillantissimes et du fond intéressant qui confèrent à ce film une aura « culte ».

Dommage simplement que l’histoire ne soit au final que bien anecdotique et cafouilleuse.

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 16:17

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Une de mes connaissances, grande admiratrice de Pierre Desproges m’a prêté « Chroniques de la haine ordinaire II » .

J’ai gardé le livre chez moi prêt d’un an avant de me décider finalement à le lire.

Pour les plus jeunes d’entre nous, le nom de Desproges ne dira pas sans doute pas grand chose tant l’humoriste à l’instar de Thierry Le luron est aujourd’hui quelque peu tombé dans un relatif oubli.

« Chroniques de la haine ordinaire II » est le deuxième volet d’une compilation de billets d’humeur radiophoniques que réalisait quotidiennement Desproges sur France Inter durant l’année 1986.

Dans un style très littéraire peut être trop par moment, Desproges s’attaque avec un ton féroce, sarcastique et bien souvent absurde aux cibles « people » de son époque, les Grimaldi, Rika Zarai, Chantale Goya et plus étonnamment le groupe Indochine.

On trouvera l’humoriste un peu facile dans cet exercice mais les billets d’humeur tournent également autour de sujets plus généraux comme la politique, les média, les jeunes (qu’il abhorre) ou le cancer (dont il sera lui même victime en 1988).

L’humour de Desproges se caractérise par un sens prononcé de la provocation et une extrême habileté à manier la langue française ce qui l’autorisera à réaliser un nombre impressionnants de détournements et de jeux de mots.

Elitiste, Desproges déteste le bas peuple qui sort l’été, les sportifs, les rockers et va même jusqu’à rire de ses propres fans en se moquant de leurs lettres d’admiration qu’il lit et tourne en dérision à l’antenne.

Le jazz, le sexe et le bon vin trouvent en revanche toujours grâce à ses yeux.

Pour toutes ses raisons, on qualifiera souvent l’humour de Desproges de « fin » voir « intellectuel » et il est clair que son public était plutôt composé d’intellectuels que de masses populaires.

Pour ma part, je n’ai étonnamment pas apprécié ce livre, décelant sans doute trop nettement le désespoir d’un homme rongé par la maladie derrière le ton corrosif et cynique.

Le style trop littéraire et sophistiqué de Desproges nuit pour moi à la spontanéité et à la fraîcheur de son humour.

De plus la plupart des références ancrées dans les années 80 donnent un coté fort daté à cet humour très en prise avec l’actualité de son époque car en effet qui rirait aujourd’hui de blagues à répétitions sur le syndicaliste Henri Krasucki ?

Le Luron, Desproges, Balavoine, Dalida, Coluche, autant de références françaises à des années qu'il serait temps de dépasser aujourd’hui.

Aujourd’hui on pourrait penser que Stéphane Guillon voir Didier Porte eux aussi chroniqueurs à France Inter officient dans un créneau assez proche de celui de Desproges.


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Published by Seth - dans Humour
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