Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 13:13

Frontieres.jpg1

 

Crochet vers le pur cinéma horrifique avec « Frontières(s) » premier film ovni de Xavier Gens sorti en France en 2007.

« Frontière(s) » démarre tout de suite très fort avec des scènes d’émeutes extrêmement violentes en région parisienne à une époque qu’on devine être les années 2000.

Dans un contexte politique difficile en raison de la possible arrivée de l’extrême droite au pouvoir (remember 2002 ?) , une bande de jeunes banlieusards réalise un braquage au cours duquel l’un d’entre eux Sami (Abel Bencherif) est grièvement blessé par les policiers qui l'ont pris en chasse.

Après quelques hésitations, le groupe se divise en deux, sa sœur Yasmine (Karina Testa) amenant avec Alex (Aurélien Wiik) le blessé aux urgences ou il décède rapidement, tandis que le leader Tom (David Saracino) et son acolyte le fragile Farid (Chems Damani) filent avec le butin à la campagne.

Au cours de leur cavale, Tom et Farid s’arrêtent dans une ferme tenue par deux femmes Gilberte, Claudia (Amelie Daure) et un homme au physique impressionnant Goetz (Samuel Le Bihan).

La sexy blonde Gilberte (Estelle Lefebure ) fait rapidement des avances à Tom qui ne tarde pas à coucher avec elle tandis que Farid film la scène.

Puis les choses se gâtent quand un mystérieux inconnu nommé Karl (Patrick Ligardes) fait irruption dans la chambre réclamant l’argent que cachent les deux hommes

Une violente lutte éclate, Tom blessé par balle à la main et Farid parviennent à s’enfuir mais sont pris en chasse par Goetz et  son gros 4x4.

Ils chutent dans une ancienne carrière … et se retrouvent ensuite martyrisés par la famille des aubergistes qui s’avère être un ramassis de sympathisants nazi menés de main de fer par le patriarche Von Geisler (Jean-Pierre Jorris caricatural à souhait).

Plus tard, Yasmine et Alex en recherche de leurs amis se retrouvent également chez les aubergistes ou ils subissent les pires horreurs.

En conclusion, « Frontières(s) » est assurément le film le plus violent que j’ai vu de ma vie mais certainement pas le plus effrayant.

La violence règne en effet en maîtresse absolue, que ce soit parmi les jeunes loubards ou parmi leurs bourreaux et finalement on éprouve de l’empathie pour personne même pas pour la jeune Yasmine, pourtant la moins mauvaise du lot et qui vous le devinerez aisément sera la seule à s'en sortir à la fin.

En véritable fondu de jeux vidéos et de films d’horreur mal digérés à la «  Massacre à la Tronçonneuse » , Xavier Gens multiplie pendant plus de deux heures trente, les effets gore jusqu’à l’écœurement.

On ne croit pas un instant à cette famille de mongoliens dont la supposée méchanceté est assez stupidement expliqué par leurs idéaux nazi.

Avec son physique sculptural d’ex top modèle, Madame Arthur est malgré de louables efforts très peu crédible en fermière tortionnaire.

Le film possède en outre aussi un coté assez déplaisant puisque les « racailles » de banlieue se font punir par des paysans cruels et impitoyables les séquestrant comme des porcs avant de les saigner et de les dévorer.

A part pour son début choc, je déconseille donc fortement ce film idiot à la violence tournant à vide et je me demande comment feront les réalisateurs  peu inventifs pour trouver des méchants politiquement corrects quand les derniers nazis auront disparu.

Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article
17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 22:53

Maldecition.jpg

3

 

Il y avait longtemps que je voulais voir « La Malédiction » de Richard Donner, grand classique du cinéma fantastique-horrifique datant de 1976.

L’histoire voit Katherine Thorn  (Lee Remick), la femme de Robert Thorn (Gregory Peck), un ambassadeur américain accoucher à Rome d’un bébé mort né.

Pour ne pas faire souffrir sa femme, Thorn prend alors la décision d’échanger son bébé contre un orphelin qu’il nomme Damien (Harvey Stephens).

Appelé à prendre de nouvelles fonctions à Londres, Thorn déménage avec sa petite famille dans un somptueux manoir anglais mais au cours de la croissance de son enfant d’étranges manifestations ne tardent pas à se produire dont le suicide par pendaison de sa gouvernante en l’une des scènes les plus traumatisantes du film.

Compte tenu de la carrière politique de Thorn, l’affaire du suicide provoque quelques remous dans la presse et Keith Jennings (David Warner) un journaliste anglais ne tarde pas à s’intéresser au couple.

Mais un prêtre exalté, le père Brennan (Patrick Throughton) vient trouver Thorn pour le mettre en garde contre la malédiction qui touche son fils, qui habité par Satan, éliminera selon lui son futur frère, sa mère et finalement son père pour ensuite régner sur le monde.

Pour le pretre, le seul moyen d’empêcher l’avènement de Satan est de tuer Damien.

Bien entendu Thorn ne croit pas Brennan et il remplace la gouvernante morte par Madame Baylock (Billie Whitlaw) personnage assez inquiétant apparue subitement pour s’occuper de son fils.

Pourtant d’autres problèmes ne tardent pas à se manifester comme le refus de Damien d’aller à l’église et l’attitude curieuse de la nouvelle gouvernante qui introduit dans la maison un énorme rotweiller noir déjà aperçu le jour du suicide de la première gouvernante.

Enceinte, Katherine est bousculée par Damien et fait une chute qui lui fait perdre son bébé et séjourner quelques temps à l’hôpital.

Après l’accident de sa femme et la mort du prêtre l’ayant averti, Thorn de plus en plus ébranlé par les événements demande de l’aide à Jennings qui lui révèle d’inquiétantes zones d’ombres sur les photographies qu’il prend.

Les deux hommes visitent la demeure du prêtre et retournent en Italie pour trouver les conditions exactes de l’accouchement de Damien.

Ils remontent jusqu'a la trace du père Spiletto (Martin Benson), qui s’était occupé de Damien à sa naissance mais qui défiguré depuis vit à l’écart dans un monastère.

Malgré son handicap, Spiletto leur confirme la possession de Damien par Satan et l’emplacement d’un cimetière ou serait la tombe du véritable fils de Thorn.

Sur place le duo échappe de peu à quatre féroces rotweillers chargés de les tuer et se rendent ensuite prêt de Jérusalem.

La bas, un vieil arabe mystique leur révèle le moyen de tuer Damien par plusieurs dagues en frappant à la marque qu’il possède sur le crane le numéro 666.

Mais Jennings meurt à son tour brutalement et Thorn se retrouve alors seul pour accomplir sa terrible mission :  tuer son fils pour empêcher l’avènement de Satan.

En conclusion, malgré son relatif anonymat, malgré son scnério un peu faiblard« La Malédiction » est un film d’horreur à l’atmosphère satanique terriblement effrayante.

Le jeune garçon est à vrai dire prodigieux avec ses petits sourires machiavéliques traduisant sa possession, quand à la gouvernante, son physique androgyne et son regard fixe mettent véritablement mal à l’aise à chaque apparition.

Les scènes de violence amplifiées par la musique oscarisée de Jerry Goldsmith, sont aussi brutales qu’inattendues prennent pratiquement à chaque fois à contre pied, subjuguant littéralement le spectateur par leur intensité.

En père viril et charismatique se battant courageusement contre des forces qui le dépassent, Grégory Peck livre une performance des plus marquantes.

Refusant le dénouement facile du happy end, Donner confère à son film une aura particulièrement malsaine.

N’ayons pas peur des demi mesures, difficile après avoir visionné « La Malédiction »  de ne pas se sentir ébranlé par le climat angoissant de ce film qui se place au même rang que les meilleurs production du genre comme « L’Exorciste », « Poltergeist » ou « Halloween ».

A noter également l’existence de trois suites à ce premier opus.

Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 17:02

Les proies

3

 

Dans la catégorie thriller qui fait mal « Les proies » de l’espagnol Gonzalo Lopez-Gallego s’est en 2008 taillé une jolie petite réputation.

L’histoire de ce survival se déroulant dans un environnement naturel par essence hostile commence de manière très basique avec un automobiliste du nom de Quim (Leonardo Sbaraglia) qui s’arrête dans une station service pour faire un plein d’essence.

Dans cette station service isolée et sinistre, il rencontre une jeune femme du nom de Bea (Maria Valverde) avec qui il a une courte et intense relation sexuelle dans les toilettes.

Quand il reprend ses esprits, Quim s’aperçoit que la jeune femme lui a volé son portefeuille et a gracieusement payé la note pour lui.

Choqué, il reprend la route et apercevant la voiture de sa voleuse décide de bifurquer pour prendre une petite route menant vers une région montagneuse reculée.

La il se fait soudainement tirer dessus par un mystérieux chasseur et blesser à la jambe.

Blessé et stressé, Quim percute dans sa fuite le chasseur et le tue.

Il prend néanmoins conscience que l’homme n’était pas seul et retrouve Bea qui semble aussi choquée que lui et ne rien comprendre à ce qui arrive.

Quim délaisse sa voiture endommagée et le couple de fortune embarque dans la voiture de Bea pour tenter de fuir leurs mystérieux poursuivants.

En chemin, ils rencontrent ensuite une patrouille de police qui ne croit pas à leur histoire et les menotte à l’arrière de leur véhicule afin d’avoir l’esprit libre pour tirer cette affaire au clair.

Grâce aux indications de Quim, les policiers retrouvent le corps du chasseur accidenté mais sont pris sous le feu de tirs lointains provenant des montagnes.

Seul un policier (Pablo Menasanch) survit et se joint au couple pour lui aussi tenter de sortir vivant à pied de ce traquenard mortel.

La fin du film est une haletante course poursuite dans une inextricable et sauvage région forestière.

Seul Quim parvient à miraculeusement vivre assez longtemps pour découvrir la véritable nature de ses agresseurs, des adolescents croyant dans un jeu vidéo grandeur nature ou le but est de chasser puis tuer des êtres humains.

Mais poussée par l’instinct de survie, la proie devient à son tour prédateur …

En conclusion, « Les proies » n’est pas un grand film ni un film culte mais distille son suspens de manière suffisamment efficace pour remplir son office.

On pourra reprocher un certain manque de punch dans la réalisation qui compte tenu de ce sujet pourrait être encore plus musclée.

Le personnage féminin de Bea reste assez peu étoffé et on ne comprend pas réellement les motivations et le rôle de la jeune femme dans l’histoire.

Malgré un début prenant dans une atmosphère glacée impressionnante, « Les proies » ne parvient pas à pleinement exploiter son sujet de base pourtant fort, des enfants tueurs traquant des adultes dans une foret isolée et reste à des années lumières de l’ambiance traumatisante d’un « Délivrance » de Boorman ou de l’enfer psychologique du film homonyme de Don Siegel.

Dommage.


Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article
14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 21:39

descent.jpg

3

 

« The descent » est un film d’horreur fantastique de Neil Marshall sorti en 2005.

Tourné avec vraisemblablement peu de moyens, « The descent » raconte la folle expédition de six jeunes filles adeptes de la spéléologie dans une grotte de la chaîne montagneuses des Appalaches.

Le début s’annonce comme souvent dans ce genre de film particulièrement calme et fun avec la réunion du petit groupe de copines d’une vingtaine d’années pour une pyjama party au coin du feu la dernière soirée avant la descente dans la grotte.

L’ambiance est légère, détendue et potache.

Seule la blonde Sarah (Shauna Mc Donald) semble la plus torturée du groupe en raison d’un passé douloureux marqué par la mort de son mari et de sa fille dans un horrible accident de voiture survenu aprés une séance de rafting en Ecosse avec ses amies qui se sentent toutes concernées par le drame.

La sportive et décidée Juno (Nathalie Mendoza Jackson) est la guide de l’expédition tandis que Holly (Nora Jane Noone) la suit avec son look de garçon manqué accro aux sensations fortes. 

Les filles descendent dans la grotte et au fur et à mesure de leur progression, un climat claustrophobique va s’instaurer avec des scènes particulièrement éprouvantes ou elles rampent dans d’étroits boyaux obscurs et humides à prêt d’un kilomètre de profondeur.

Quand Sarah échappe de peu à la catastrophe et à l’effondrement d’une galerie venant boucher leur unique chemin d’entrée dans la grotte, le climat se détériore franchement, Juno (avouant qu’elle n’a pas pris de carte et que la grotte qu’elles pratiquent n’à jamais été visitée avant leur venue.

Cette révélation sème le trouble dans le groupe mais les filles se ressaisissent parvenant à garder leur sang froid.

Elles décident de continuer à avancer pour trouver une autre sortie.

Après le franchissement d’un étroit précipice qui manque de tourner au drame, l’espoir de trouver une sortie est entretenue par la découverte de peintures préhistoriques montrant un deuxième accès à la grotte.

Mais peu à peu d’étranges bruit commencent à se faire entendre et les filles ne tardent pas à sentir une présence vivante menaçante.

La présence se précise et elles sont subitement victime d’attaques de monstrueuses créatures humanoïdes appelés crawlers désirant se repaître de leur chairs.

Marshall fait alors complètement basculer son film dans une ambiance de lutte pour la survie dans un climat d’horreur absolue.

Les filles conservent leur intention de sortir de la grotte mais doivent à présent faire face à d’imprévisibles attaques des créatures jaillissant de la nuit pour les suspendre.

De manière assez surprenante elles parviennent à rester suffisamment lucides pour comprendre que les crawlers aveugles par nature se repèrent uniquement au bruit.

Les combats atteignent alors des paroxysme de violence et il est souvent difficile de distinguer l’action avec ses mouvements rapides filmés dans la quasi obscurité.

Bien entendu les pertes se succèdent, Holly étant tuée par erreur par Juno.

Les filles retournent alors à l’état sauvage et font preuve d’une grande bestialité pour tuer les crawlers à coups de piolets, de pierre ou d’os.

Seules Sarah et Juno restent en vie au moment de la délivrance symbolisé par la visualisation de la sortie mais Sarah condamne son amie pour lui faire payer le meurtre de Holly.

Sarah fait alors surface, couverte de boue, de sang et s’enfuie en voiture dans un état de choc profond.

En conclusion, « The descent » est l’archétype même du film d’horreur gore particulièrement angoissant en raison de son atmosphère particulièrement confinée.

L’histoire est certes relativement classique avec un groupe de jeunes citadins semi insouciant s’aventurant dans une nature hostile mais le film a pour lui l’originalité de son cadre et le choix d’un groupe essentiellement féminin qui se révèle au final aussi combatif et brutal qu’un groupe d’hommes musculeux et virils.

Ses défauts principaux consistent pour moi dans la réalisation des scènes d’action assez confuse et dans le surnombre d’actrices, certaines n’ayant que des rôles de faire valoir assez peu étoffés.

Avec son interdiction au moins de 16 ans et son petit coté « Blair witch project » puisque les filles se filment au caméscope pendant leurs exploits sportifs, « The descent » n’est pas à mettre devant tous les yeux et la triste réalité du monde de la spéléologie montre chaque année que cette activité demeure pour quiconque extrêmement risquée même en l’absence de hideuses créatures rampantes.

Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 21:38

Piranha_.jpg2

 

Après le succès des « Dents de la mer » , un filon de la terreur sous marine naît et est surexploité par les producteurs de tout crin avec des résultats bien souvent proches de la nullité absolue.

Ainsi sort en 1978 « Piranhas » de Joe Dante qui est une copie pure et simple du film de Spielberg à la différence prêt que le requin est ici remplacé par une horde de piranhas, petits poissons des fleuves d’Amérique du Sud dont l’extraordinaire voracité est largement connue du grand public.

La trame de départ est la disparition d’un couple de jeunes partis dans une escapade amoureuse nocturne se baigner dans le bassin d’une base militaire désaffectée perdue dans une région montagneuse des Etats Unis.

La journaliste Maggie Mc Keown (Heather Menzies) enquête sur leur disparition et sollicite l’aide de Grogan (Bradford Dillman), montagnard taciturne et solitaire connaissant bien les lieux.

A force de recoupements, le couple improbable remonte jusqu’à la base militaire et découvre avec horreur un élevage de piranhas génétiquement modifiés.

Ils décident de vider le bassin pour poursuivre leurs investigations.

Mais le Docteur Hoak (Kevin Mc Carthy), scientifique responsable de ces monstrueuses expérimentations et seul gardien du lieu à présent, surgit et tente de les arrêter par la force.

La lutte qui s’ensuit aboutit à l’assèchement du bassin mais au relachage des poissons contenus à l’intérieur dans les eaux de montagnes.

Hoak leur explique que pendant la guerre du Viet Nam, l’armée a rendu ces piranhas plus intelligents , capable de se reproduire plus vite et de survivre dans des eaux chaudes ou salées mais il est trop tard à présent car les prédateurs sont lâchés en pleine nature tandis que le maire Dick Miller (Buck Gardner)  inaugure un nouveau complexe nautique en rivière avec ski nautique, plongée et zone de baignade.

Bien entendu les meurtres ne tardent pas à se multiplier, que ce soit celui d’un vieux pêcheur, d’un plongeur ou plus cruellement d'enfants se baignant sur leurs bouées.

Paniqués, Mc Keown, Grogan et Hoak, grimpent sur un radeau de fortune pour essayer de secourir le maximum de gens mais ils ne peuvent empêcher le Docteur Hoak d’être assassiné en voulant sauver son propre fils des piranhas.

Grogan et Mc Keown préviennent alors l’armée qui essaie de venir à bout des monstrueuses bestioles en diffusant un produit toxique pour les poissons dans l’eau des rivières.

Mais le résultat n’est pas celui escompté, les piranhas fuient la zone traitée et Grogan et Mc Keown devenus gênants, sont incarcérés pour qu’ils se tiennent tranquille.

Ils parviennent à s’enfuir et à tenter une ultime manoeuvre pour tuer les cruels petites poissons en ouvrant les vannes d'une station d'épuration  non sans que Grogan ne mette sa vie en péril et fusse à deux doigts de se faire dévorer.

Le film se termine sur une menace laissant planer le doute sur une éventuelle future invasion des piranhas échappés dans l’océan ..

En conclusion, « Piranhas » est une série B de facture vraiment moyenne qui a de surcroît salement mal vieilli.

Complètement calqué sur les « Dents de la mer » le film est très peu innovant sur le plan du scénario, frôlant même à mon sens le zéro absolu.

Les personnages sont très caricaturaux, entre militaires bornés et incompétents, savant fou et vieil ermite renfrogné finissant par tomber sous le charme de la sémillante citadine.

Force est toutefois de reconnaître à Joe Dante une grande maîtrise des scènes d’actions très impressionnantes de frénésie et d’horreur pure avec le déchiquetage de corps innocents et juvéniles par des centaines d’impitoyables mâchoires en aciers.

Cela suffit à tout juste éviter le statut de navet à ce « Piranhas » qui demeure pour moi à des années lumières du film de Spielberg.


Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article
4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 21:24

Opnwatr.jpg

5

 

Dans un soucis de prolongement logique du frisson éprouvé en regardant les « Dents de la mer » je vais vous parler d’« Open water : en eaux profondes » un petit film américain réalisé par Chris Kentis et passé relativement inaperçu lors de sa sortie en 2003.

L’histoire racontée est on ne peut plus simple, Daniel (Daniel Travis) et Susan (Blanchard Ryan) , un couple de jeune cadre dynamiques américain typique, décide de s’offrir au dernier moment des vacances dans un hôtel aux Bahamas.

Ces vacances de dernières minutes sont destinées à leur faire évacuer leur quotidien stressant de citadins.

Au cours de leur séjour, le couple s’offre une sortie de plongée au large des cotes.

Ils embarquent sur un bateau en compagnie d’une dizaine d’autres touristes.

Emportés par leur émerveillement, Susan et Daniel s’éloignent du groupe et oublient légèrement le temps.

Le groupe se reconstitue à l’heure indiquée et le moniteur démarre le bateau en oubliant par inadvertance le couple de plongeurs.

Laissés en pleine mer, Susan et Daniel vont vivre un véritable calvaire.

Avec sa caméra filmant au ras des vagues, Kentis parvient à créer un climat angoissant à l’extrême ballottant le spectateur au gré des caprices marins.

Après les premiers instants d’espoir un peu forcé, la fatigue, le froid, la solitude, la peur s’installent progressivement et ne tardent pas à venir ébrécher la confiance du couple en sa survie.

Comble de l’horreur ils s’aperçoivent qu’ils sont peu à peu cernés par des requins tout d’abord simplement curieux puis plus insistants.

L’angoisse croit alors graduellement au fur et à mesure que les requins se rapprochent mais Kentis distille habilement son suspense, brouillant les cartes à coups de fausses alertes.

Après les méduses et les poissons nettoyeurs, Susan et Daniel n’en peuvent plus.

Le couple commence à se disputer pour des motifs futiles chacun reprochant à l’autre de l’avoir embarqué dans cette galère.

On comprend toute l’impuissance qu’on peut éprouver à être largué en pleine mer, dérivant au fil des courants, perdant la notion du temps, des distances et croyant toujours un peu stupidement qu’un bateau aura l’obligeance de bien vouloir s’arrêter pour nous secourir.

La dernière partie du film est la plus horrible puisque les requins passent à l’attaque, mordant cruellement Daniel à la jambe.

Susan malgré ses efforts désespérés ne peut empêcher son chéri d’être dévoré.

Désespérée elle finit par se laisser couler alors que les secours (hélicoptères, bateaux) se lancent enfin à leur recherche.

En conclusion, « Open water : en eaux profondes » est malgré son petit budget un film redoutablement efficace d’un réalisme proprement terrifiant.

C’est ce froid réalisme, cette mécanique de lente dégradation mentale et physique de deux personnes gavés d’énergie et d’optimisme qui demeure à mes yeux la plus effroyablement fascinante.

Contrairement aux « Dents de la mer » ou le requin est un monstre démesuré presque mythique, les requins du film de Kentis sont de simples êtres vivants réagissant sans méchanceté mais comme des prédateurs devant deux proies isolées et vulnérables à la dérive en pleine mer.

C’est en cela que le film est pour moi prodigieux, dans le sens ou le prédateur ne tue pas par goût du mal ou de la cruauté mais par pur instinct naturel.

Personnellement cette peur primitive, celle d’être dévoré par un animal, est l’une de mes plus grandes terreurs car elle réduit l’être humain qui se voit en superbe machine pensante à son statut de tas d’os et de viande parfaitement comestibles et transformables.

Je recommande donc ce film à tous les amateurs de plongée qui sont persuadés que seules trois ou quatre espèces de requins sont dangereuses pour l’homme.

Tout dépend pour moi de la dangerosité de la situation et le fait d’être isolé et blessé en pleine mer en est une.


Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 17:26

Dents_mer.jpg

5

 

Qui ne connaît pas « Les dents de la mer » de Steven Spielberg sorti en 1975 ?

Difficile voir impossible de trouver des gens ignorant ce film tant l’effet qu’il produisit est encore aujourd’hui durablement ancré dans l’inconscient collectif mondial.

Etant enfant j’étais fasciné par les requins et cette fascination est toujours présente aujourd’hui avec ce mélange de beauté naturelle parfaite, de puissance et de mort potentielle meme si compte tenu de la montée des mouvements écologistes les requins sont plus vus aujourd'hui comme des espéces protégées victime de l'homme que comme de monstrueux prédateurs assoifés de chair humaine.

Je vu ce film pour la première fois étant enfant et ai été profondément marqué par cette expérience puisque comme beaucoup de personnes j’imagine je n’aime pas depuis me baigner au large des bords de mer sans savoir ce que j’ai au dessous de mes jambes.

Inspiré d’un roman de Peter Benchley lui même inspiré de faits divers datant du début du XX ieme siècle avec des attaques de requins sur la cote est des Etats Unis, « Les Dents de la mer » raconte les ravages menés par un gigantesque requin blanc de sept métres de long sur la petite ville d’Amity, située sur une île non loin de Boston.

La première scène montrant une jeune hippie dévorée lors d’un bain de minuit sur la plage est assurément culte.

Après cette première attaque, le shérif Martin Brody (Roy Scheider) prend toutes les mesures de sécurité nécessaires et décide de fermer les plages.

Brody est un policier fraîchement débarqué de New York pour avoir plus de tranquillité à Amity.

Marié et père de deux enfants, il a la particularité de détester l’eau.

Mais à l’approche de la  saison estivale, la municipalité ne l’entend pas de cette oreille et fait pression sur Brody pour qu’il lève son interdiction.

Malheureusement la mort d’un jeune garçon sur une plage bondée de monde ne fait que conforter Brody dans ses craintes.

Rapidement l’hystérie gagne la population, les parents du jeune tué promettent une récompense à qui tuera le requin, ce qui provoque un afflux de chasseurs plus ou moins amateurs en quête d’argent facilement gagné.

Parmi tous ses chasseurs, se distingue Quint (Robert Shaw), vieux chasseur bourru et expérimenté qui exige des sommes astronomiques pour ramener le requin.

Gardant son sang froid, Brody fait venir à l’aide Hopper (Richard Dreyfuss), un océanographe spécialisé en requins.

Dans ce chaos, un énorme requin tigre est sorti de l’eau mais malgré les propos rassurant du maire, son autopsie montre qu’il ne s’agit pas du requin recherché.

La psychose gagne alors Amity, ou vraies et fausses attaques se succèdent, la plus impressionnante étant celle qui vise le propre fils de Martin, parti faire du bateau sur un lac.

Prenant les choses en main, Martin décide de partir sur le petit bateau de Quint appelé l’Orca pour tuer le grand requin.

Il force Quint à embarquer Hopper avec qui il a de vives animosités.

Mais le trio coopère et la deuxième moitié du film laisse place à une lutte passionnante entre trois hommes complémentaires luttant contre une créature monstrueuse.

Dans cette lutte de l’homme contre l’animal, le requin prend le dessus, réussissant à survivre au harponnage pour crever la coque en bois du bateau et menacer sérieusement la vie des trois hommes.

Lors de cette lutte à mort, Quint perd la vie, Hopper se sauve miraculeusement d’un face à face terriblement impressionnant dans une cage sous marine avec le grand requin blanc qui manque de le dévorer.

Assez ironiquement c’est le moins marin des trois hommes, Brody qui parvient à venir à bout du monstre lors d’un final ahurissant et spectaculaire.

En conclusion, « Les Dents de la mer » est pour moi le meilleur film de Spielberg, un film culte, intense, insurpassable, qu’on pourrait revoir des dizaines de fois sans jamais se lasser.

D’une construction parfaite, le film regorge d’inventivité et de scènes alternant habilement suspens insoutenable et horreur traumatisante.

Bien entendu la musique génialement oppressante de John Williams est pour beaucoup dans ce rendu véritablement effrayant d’autant plus que le requin n’est visible que pendant la dernière partie du film ce qui accentue la dimension menaçante et insaisissable de sa présence.

Spielberg éblouit également par sa virtuosité technique et ses mouvements de camera, notamment lors d’une mémorable scène de panique sur la plage ou la foule affolée se piétine pour sortir de l’eau.

L’aspect psychologique des personnages n’est pas en reste non plus que ce soit avec Hooper le scientifique passionné et intrépide, le rugueux Quint ancien soldat de 1945 rescapé d’un sanglant naufrage dans le pacifique ou Brody sérieux, calme, intègre, faisant courageusement face dans un milieu sur lequel il n’est pas du tout à son aise.

On pense à « Moby Dick » d’Hermann Melville, au vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway comme références.

Ceci est donc l’occasion de rendre hommage à Roy Scheider, l’un de mes acteurs favoris disparu en 2008 et pour qui j’ai toujours infiniment de respect et de tendresse chaque fois que je le vois dans son costume de shérif Brody.

Pour toutes ses raisons, « Les dents de la mer » est à posséder dans la vidéothèque de tout amateur de cinéma qui se respecte.


Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article
17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 17:22

derniere_maisongauche.jpg

3

 

Sorti en 1972, « La dernière maison sur la gauche » est le premier film de Wes Craven, considéré comme l’un des maîtres de l’horreur.

L’histoire se déroule aux Etats Unis au tout début des années 70.

Mari (Sandra Cassel) et Phyllis (Lucy Grantham) sont deux belles jeunes femmes habitant chez leurs parents dans la campagne du New Jersey, prêt de New York.

Mari s’apprête à fêter ses 17 ans et ses parents les Collingwood lui préparent une belle fête d’anniversaire dans leur maison de banlieue.

Mais à cette époque, nous sommes en plein mouvement hippie et les deux jeunes femmes alors en plein désir d’émancipation sexuelle décident de partir à l’aventure dans les bas quartiers de New York pour s’acheter un peu d’herbe.

Malheureusement pour elles, elles tombent sur un groupe de dangereux évadés composé de trois hommes Krug (David Hess), Weasel( Fred J Lincoln), Junior (Marc Sheffler) et d’une femme Sadie (Jeramie Rain).

Krug peut être vu comme le chef et le pire de la bande.

Brutal et pervers il est capable de tout pour satisfaire ses plus bas instincts.

Il exerce une domination psychologique sur son jeune fils Junior, maillon faible du groupe mais rendu complètement dépendant à la drogue.

Weasel est un type également pervers mais à un degré moindre par rapport à Krug.

Il est par contre sadique et adore torturer les gens au couteau.

Sadie est une femme vulgaire elle aussi très perverse et sadique mais un peu à la traine par rapport aux hommes.

Prisonnière de cette bande de fous dangereux, les deux jeunes filles vont vivre un atroce calvaire dans la foret.

Après avoir été humiliée, violée puis torturée, Phyllis qui parvient contrairement à Mari à conserver un fort esprit de rébellion, va tenter de s’enfuir.

La traque dans la foret est assez abjecte et particulièrement cruelle puisque c’est lorsqu’ elle croit être enfin parvenu à trouver de l’aide que Phyllis est rattrapée par ses bourreaux et atrocement assassinée.

Craven flirte avec l’horreur absolue, arrêtant juste sa caméra avant les scènes les plus insupportables mais en montrant déjà bien assez pour révulser.

Malgré une tentative pour amadouer Junior, la douce Mari subira un sort analogue et finira tuée par balles dans la rivière après avoir été tailladée et violée.

Alors que devant l’incompétence de flics ridicules on croit que la bande va s’en tirer en toute impunité, le sort les conduit à trouver refuge dans la propre maison des Collingwood.

Ces derniers morts d’inquiétude pour leur fille chérie, ne tardent pas à faire le rapprochement avec les tueurs et décident de se faire vengeance eux même.

La maison des Collingwood devient donc un piége pour les tueurs et une lutte sanglante s’entame alors dans un univers clos.

En conclusion, « La dernière maison sur la gauche » est l’un des rares films d’horreur que j’ai vu qui m’ait vraiment mis mal à l’aise en raison de son réalisme et de sa cruauté malsaine.

Peu de limite pour Craven, aussi bien dans la torture de jeunes hippies innocentes que dans la vengeance brutale des parents courroucés.

On ne peut s’empêcher à la secte de Charles Manson responsable d’un carnage auprès de l’épouse de Roman Polanski dans les années 60, on pense aussi à « Délivrance » de Boorman paru à la même époque pour le coté nature et torture et bien sur à un degré moindre  à « Massacre à la tronçonneuse » de Tobbe Hopper.

Un peu à l’instar d’« Orange mécanique », la musique très proche de Beatles et du rock psychédélique de l’époque est en complet décalage avec la dureté des scènes.

« La dernière maison sur la gauche » est un film interdit au moins de 16 ans, qui fut censuré en Grande Bretagne pendant prêt de 30 ans.

Un film dérangeant, souvent insoutenable donc et à ne pas mettre devant tous les yeux.

L’archétype du parfait film d’horreur, de celui qui vous hante toute votre vie durant.


Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens