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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 17:55
Le sous-sol de la peur (Wes Craven)

Rien de tel en plein été qu’un petit film d’horreur de derrière les fagots comme « Le sous-sol de la peur » de Wes Craven.

Sorti en 1991, après que le réalisateur se soit déjà établi avec des classiques du genre comme l’un des maitres de l’horreur, « Le sous-sol de la peur » met en scène un adolescent du nom de Tout fou (Brandon Adams), qui pour venir en aide à sa mère, atteinte d’une tumeur opérable mais mise à la porte en raison de l’inflexible politique des propriétaires, décide contraint et forcé d’accepter l’offre de Leroy (Ving Rhames), un voyou du quartier de cambrioler la cossue maison des propriétaires eux-mêmes.

Le couple, composé de Papa (Everett Mc Gill) et Maman (Wendy Robie) laisse en effet volontairement la situation des logements se dégrader pour faire partir les locataires de ce quartier pauvre de Los Angeles et pouvoir ainsi revendre à des prometteurs et ainsi faire une belle plus value.

Déguisé en réparateur, Spenser (Jeremy Roberts) le troisième homme du trio parvient à pénétrer dans l’enceinte de la haute maison mais ne revient pas.

Inquiets, Tout fou et Leroy entrent à leur tour par effraction et sont rapidement attaqués par un molosse particulièrement féroce appelé Prince.

Mais l’étrange maison révèle d’autres secrets plus inquiétants, comme de nombreuses trappes au travers desquels des êtres étranges et décharnés apparaissent, tentant de saisir les cambrioleurs.

Spenser est retrouvé mort, le visage méconnaissable et le duo restant panique lorsque Papa et Maman détectent leur présence.

Traqués dans une maison hermétiquement close par un homme armé de fusil et une femme utilisant le chien, les cambrioleurs paniquent.

Leroy est tué, ses entrailles données en pâture à la horde des créatures souterraine et son corps abandonné dans une fosse.

Tout fou ne doit la vie sauve qu’à Cafard (Sean Whalen) un jeune garçon du sous sol persécuté par ses « parents » au point d’avoir la langue coupée.

Cafard aide Tout fou à s’orienter dans les murs et sous terrains de la maison dans lesquels Papa n’ose pas s’aventurer.

Alice (AJ Langer) la fille actuelle du couple, également persécutée, s’avère aussi être une aide précieuse pour Tout fou en lui donnant des indications sur le nature de ses gens rejetés en sous sol par la cruauté des propriétaires et devenus des monstres des profondeurs mais également sur un chemin pour s’enfuir en passant par les galeries centrales.

Cette aide n’est pas de refus tant la police du quartier s’avère inefficace pour percer les stratagèmes diaboliques du couple.

Après une course poursuite haletante dans laquelle Papa atteint de névrose tire à tout bout de chant dans les murs lorsqu’il découvre qu’il a tué par erreur son chien, ce qui finit par attirer policiers et locataires avides de revanche.

Dans une grande confusion, Alice se révolte également, blesse grièvement Maman à l’aide du couteau qu’elle pointait sur elle pour la laisser mourir ainsi que son mari dans les sous sols, dévorés par leurs « enfants » bannis.

Le film se conclut sur l’argent du couple criminel volant dans la rue pour le plus grand bien des locataires déshérités.

En conclusion, « Le sous-sol de la peur » est un film au scénario basique, simpliste à souhait (pour ne pas dire plus méchant) servant de prétexte à de folles cavalcades dans une maison inquiétante occupée par des monstres sortant des murs et un couple plus hystérico grotesque que réellement effrayant.

On pourra donc avec pas mal d’indulgence trouver quelques crédits comme celui de la mise en scène très rythmée pour ne pas dire frénétique à ce film qui globalement ne tient pas ses promesses aussi bien d’un point de vue de l’horreur pure que du scénario ou du jeu des acteurs, franchement mauvais…

A réserver donc aux fans du genre !

Le sous-sol de la peur (Wes Craven)
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 09:32
Shocker (Wes Craven)

Le film d’horreur est une catégorie assez peu représentée dans ces colonnes, mais je vais faire aujourd’hui une petite exception avec « Shocker » de Wes Craven.

Sorti en 1989, « Shocker » se déroule dans ses traditionnelles petites villes de banlieues américaines ou un adolescent type, Jonathan Parker (Peter Berg), bon joueur de foot de sa ville et fréquentant une petite amie blondinette fadasse Alison (Camille Cooper), voit dans ses rêves prémonitoires les agissements d’un insaisissable tueur en série appelé Horace Pinker (Mitch Pileggi).

Jonathan se sent encore plus concerné quand le tueur s’en prend à sa famille, tuant sa belle mère et ses enfants au nez et à la barbe de son père adoptif Don (Michael Murphy).

Lieutenant de police, Don Parker se charge malgré son choc de l’enquête mais se trouve dépassé par les étranges facultés de Pinker, capable d’apparaitre et disparaitre à volonté en utilisant les câbles électriques.

Pris à revers, les policiers sont tués sous les yeux impuissants de Jonathan que personne de rationnel ne croit.

Pinker qui semble user de forces surnaturelles, sent la menace représentée par Jonathan et finit par s’en prendre directement à lui, tuant après une lutte farouche et désordonnée la malheureuse Alison.

La haine de Jonathan n’a alors plus de limite et sa persévérance finit par payer puisque les policiers menés par Don coincent Pinker sur le toit d’un immeuble avant qu'il ne tue une nouvelle victime féminine.

Logiquement condamné à la chaise électrique, le détenu agressif et provocateur blesse deux policiers avec ses dents (!), survit à l'électrocution, puis use à merveille de ses facultés surnaturelles pour transférer son esprit dans le corps de son médecin (Janne Peters) alors que son enveloppe corporelle se consume.

Une course poursuite en voiture s’engage alors avant que Pinker ne provoque un accident de voiture et change une nouvelle fois de corps, prenant celui du policier Pastori (Vincent Gustaferro) qui blessé est évacué sur une ambulance au grand damne de Jonathan que son père tente de raisonner/calmer.

Maintenant officiellement mort, Pinker peut alors s’en prendre en toute liberté à Jonathan et le traque sous les traits de Pastori du reste mal en point en raison de l’accident.

La poursuite a lieu dans un parc très fréquenté dans lequel Pastori tire à de nombreuses reprises sur Jonathan en le blessant une seule fois au bras.

A bout de souffle, Pinker prend ensuite le corps d’un joggeur puis d’une petite fille qui attaque un Jonathan médusé au bulldozer avant de se rabattre sur la mère de l’enfant et un robuste ouvrier du bâtiment.

Jonathan s’en sort de justesse, alertant ses copains de l’équipe de foot de la menace dont il fait l’objet.

Les choses ne s’arrangent pas lorsque Pinker capte le corps de Cooper (Sam Scarber) l’entraineur de foot de son équipe et tente de le tuer chez lui au couteau après avoir égorgé un de ses camarades.

Jonathan est finalement sauvé par Alison qui revenu d’entre les morts sous la forme d’un spectre use de ses pouvoirs pour repousser Pinker qui semble être une incarnation de forces démoniaques.

Ceci n’est cependant pas suffisant pour se débarrasser définitivement de l’increvable tueur qui après avoir laissé mort Cooper, ressurgit à chaque fois, toujours plus féroce.

Après que Pinker ait pris l’apparence de Don Parker lui-même pour tenter de tuer Jonathan, ce dernier bascule avec lui dans le monde des ondes électromagnétiques, se trouvant piégé dans les différents canaux de télévision que leur lutte vient altérer.

Ce combat harassant prend fin lorsque Jonathan a comme idée d’utiliser la télécommande de la TV pour mettre sur pose Pinker, tandis que ses amis du club de football s’attaquent à la centrale électrique de la ville, la mettant hors service pour provoquer un blackout général qui annihile de fait tous les pouvoirs du tueur.

Pinker disparait donc en proférant de sombres menaces …tandis que Alison revient une dernière fois des étoiles parler à Jonathan.

En conclusion, « Shocker » est un teenage movie d’un autre temps à présent, avec son scénario malin montrant un tueur diabolique utilisant les ondes électriques, son budget de série B, ses quelques scènes gores, ses acteurs médiocres et ses clichés adolescents à la pelle.

Servi par une bande son très hard rock des années 80, « Shocker » est sympathique mais manque de punch, traine à mon sens trop en longueur et ne peut en aucun cas être considéré comme un must du genre.

Craven a déjà et fera par la suite bien mieux !

Shocker (Wes Craven)
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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 14:00
Razorback (Russell Mulcahy)

Plus connu pour avoir réalisé le premier « Highlander », Russell Mulcahy s’illustra pourtant quelques années auparavant avec un film d’horreur à petit budget, « Razorback ».

Sorti en 1984 dans une certaine époque propice aux films de monstres, « Razorback » raconte l’histoire d’un énorme sanglier (aussi gros qu’un rhinocéros !) terrorisant le Bush australien.

Jack Cullen (Bill Kerr) chasseur de son état, a une dette personnelle avec cet animal monstrueux qui tua son petit fils et l’amena à traquer et tuer les sangliers présent dans l’immensité australienne.

Il croise brièvement la route de Beth Winters (Judy Morris) militante new yorkaise de la protection des animaux, qui souhaite enquêter sur le business de la chasse des kangourous.

Mais la jolie blonde dérange dans ce monde reculé ou la loi n’est qu’une vague notion et est attaquée par deux frères psychotiques, braconnant allégrement le kangourou, Benny (Chris Haywood) et Dicko Backer (David Argo).

Les deus brutes serrent sa voiture avec leur gros pickups, s’apprêtent à la violer lorsqu’une attaque nocturne du razorback les met en fuite, livrant de fait Sarah à l’appétit du monstre.

L’histoire n’en reste pourtant pas là lorsque Carl Winters (Gregory Harrison) son petit ami journaliste se rend sur place pour enquêter sur sa disparition.

Carl se fait habilement prendre à l’essai par les frères Backer et découvrent deux rustres vivant comme des animaux dans leur usine clandestine à découper les kangourous.

Conduit en pleine nuit pour chasser le marsupial, Carl ne peut se résoudre à en découper un vivant et est en représailles abandonné dans le bush.

Frigorifié et apeuré, il erre dans la nuit et échappe par miracle en se jetant dans une mare de boue à une horde de porcs sauvages qui désirait le dévorer.

Sale et épuisé, Carl se traine jusque chez Sarah Cameron (Arkie Whiteley) une jolie australienne protectrice des animaux, qui l’aide à se remettre de ses blessures.

Il lui décrit son agression et avoir vu le razorback mener la troupe de porcs.

Sarah prévient Jack qui aveuglé par la vengeance revient à la mare dans l’espoir de tuer le razorback.

L’animal se montre trop coriace pour le vieux chasseur qui trouve néanmoins dans la mare une bague prouvant que Beth a été dévorée par le razorback.

Il est néanmoins victime de la nervosité des Baker qui le prennent par surprise en pleine nuit, lui cassent les jambes et l’abandonnent près de la mare, à la merci des porcs.

Jack s’accroche mais est finalement tué par son ennemi le razorback.

C’est la mort de trop pour Carl qui s’en prend physiquement à Benny pour lui faire avouer la vérité au sujet de la mort de Beth.

Ecœuré par les révélations du demeuré, il l’abandonne dans un puits et part à la recherche de Dicko dans l’usine à kangourou.

Mais une nouvelle attaque surprise du razorback vient bouleverser la donne.

Dicko est dévoré par la bête, Sarah assommée et Carl se retrouve seul face à un monstre en apparence invulnérable.

Il parvient à le blesser avec une barre de fer et utilisant son intelligence à l’attirer sur un tapi roulant afin de le faire tomber dans les pales d’un immense hachoir mécanique.

Miraculeusement sauvé, il retrouve Sarah pour la fin du cauchemar.

En conclusion, « Razorback » est un petit film d’horreur dont le scénario peut prêter à sourire mais qui tient plus qu’honnêtement ses promesses par le climat de désolation, de cruauté et de bizarrerie qu’il parvient à instaurer.

On pense par instant à « Délivrance » ou même « Massacre à la tronçonneuse » pour l’ambiance de pequenots dégénérés profitant de la fragilité de la civilisation dans leurs contrées sauvages pour agresser en toute impunités de gentils citadins.

Comme pour tous les film sortis à cette époque, « Les dents de la mer » plane également sur « Razorback » avec un sanglier géant plutôt imposant et crédible.

Bien entendu, « Razorback » n’est qu’un film de genre qui ne séduira qu’un public restreint de connaisseurs et laissera froids la grande masse du public, mais plus de 30 ans après sa sortie, continue de forcer un certain respect par son efficacité.

Razorback (Russell Mulcahy)
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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 21:18

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William Friedkin a déjà eu les honneurs de ce blog, aussi « L’ exorciste » sorti en 1973 vient il confirmer la réputation d’excellence de ce réalisateur américain.

Film sulfureux et culte adapté d‘un livre de William Peter Blatty, « L’exorciste » se déroule à Georgetown, quartier universitaire de Washington, ou Regan (Linda Blair) la jeune fille d’une célèbre actrice appelée Chris Mc Neil (Ellen Burstyn) souffre de troubles du comportement.

Inquiète pour sa fille, Chris multiplie les rendez vous médicaux qui ne donnent malheureusement pas grand-chose.

Les médecins restent perplexes et même après des scanners ne parviennent pas à déterminer des causes organiques du comportement inquiétant de Regan.

Pire, Regan devient de plus en plus agressive et incontrôlable, n’hésitant pas à insulter et molester un psychiatre (Arthur Storch) repoussé violemment.

Tandis que les Mc Neil se débattent avec une angoisse toujours croissante, un prêtre nommé Karras (Jason Miller) fortement perturbé par la mort récente de sa mère, est contacté par le lieutenant de police Kinderman (Lee J Cobb) suite à la mort plus que suspecte de Burke Dennings (Jack Mc Gowran) un employé des Mc Neil, retrouvé le cou brisé dans un escalier proche de la maison.

Kinderman est en effet intéressé par les doubles compétences de Karras, à la fois prêtre et psychiatre pour l’aider à tirer au clair cette ténébreuse affaire.

Après avoir rencontré Chris et gagné sa confiance, Karras accepte de voir Regan et comprend que la jeune fille est possédée par un démon, qui modifie sa voix, accroit sa force physique, la rend agressive, odieuse et violente jusqu’à l’incontrôlable.

Malgré son courage, Karras est perturbé par les allusions du démon à la mort de sa mère qui continue de la hanter dans ses rêves et prend la décision de contacter l’église pour l’aider à exorciser Regan.

Inexpérimenté dans cet exercice, Karras reçoit l’aide du vieux père Merrin (Max Von Sydow), revenu d’un long voyage en Irak, ou il exhuma sur un site de fouille une statuette mésopotamienne représentant le diable.

Ensemble, les deux hommes tentent alors un difficile exorciste contre une créature surpuissante capable malgré ses liens de projeter des objets, d’expulser un liquide verdâtre immonde ou de faire tourner sa tête à 360°.

Merrin mène la cérémonie et agresse l’esprit qui a investi le corps de la pauvre Regan.

Le combat est intense, effrayant et malgré quelques avancées, Merrin à bout de forces, meurt, terrassé par son redoutable adversaire.

C’est alors Karras qui reprend finalement le processus en violentant Regan et en demandant au démon de le posséder.

Dans un dernier sursaut, Karras se jette par la fenêtre et meurt, libérant ainsi Regan de l’emprise destructrice.

En conclusion, doublement oscarisé et multi récompensé, « L’exorciste » est un véritable chef d’œuvre et sans nul doute le meilleur film d’horreur de tous les temps.

Plus que son scénario en apparence assez simple, c’est surtout son atmosphère maléfique et malsaine qui prend aux tripe et ne lâche jamais le spectateur, jusqu’à le hanter jusqu’à la fin de ses jours.

Il y a bien sur les effets spéciaux, particulièrement impressionnants et ce gore blasphémateur qui choquera toujours les âmes les plus sensibles, mais de manière plus profonde cette ambiance à la fois intime et froide, qui vous atteint en plein cœur.

Friedkin joue habilement avec nos peurs enfouies, comme le sentiment d’échec de Carras, prêtre athlétique qui boxe et court seul sur les stades universitaires pour tenter d’oublier la mort de sa mère livrée malgré lui à une complète déchéance physique et mentale.

Impossible non plus de passer à coté du jeu de la jeune Linda Blair, investie malgré elle d’une puissance surnaturelle d’une intensité inouïe.

Si à cela vous ajoutez la musique particulièrement prenante, vous obtenez un chef d’œuvre d’épouvante, qui n’a pas fini de fasciner et de traumatiser des générations entières de spectateurs.

Un régal sombre et iconoclaste qui reste néanmoins à ne pas mettre devant tous les yeux …

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 19:43

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Sur la lancée du film précédent, Gianneto de Rossi prend le relais de son ami De Angelis pour réaliser en 1990 « Killer crocodile 2 ».

Fort logiquement, l’œuf baigné d’émanation radioactive a éclos et donné naissance à un nouveau crocodile géant qui sévit prêt de d’une zone de Floride, ou le maire Mr Baxter a pour but de créer un immense complexe touristique destiné à rentabiliser son merveilleux littoral.

Attaché à ses futurs bénéfices, Baxter (Hector Alvarez) explique qu’il a nettoyé le fleuve, tout faisant mine d’ignorer les barils radioactifs encore tapis sous le fleuve, et paye des hommes de mains locaux pour éliminer les gêneurs, comme ce vieux journaliste venu fouiner dans ses dépôts de barils.

Liza (la superbe Debra Karr) une journaliste new yorkaise doté d’un fort tempérament est dépêchée par son patron pour enquêter sur cette affaire, et sent immédiatement que le maire ne joue pas franc jeux tandis que le crocodile géant sème la mort aussi bien en mer que dans le fleuve ou il s’attaque à une embarcation transportant des enfants puis aux hommes de main de Baxter, décimés dans leur propre cabane de bois !

Prête à tout, elle se rend sur le fleuve pour retrouver les fameux barils et après avoir repoussé les assauts de son guide, plus attiré par ses courbes alléchantes que par diriger correctement son bateau, se trouve nez à nez avec le crocodile qui tue son guide et rend inutilisable le moteur de l’embarcation.

Livrée à elle-même dans une zone tropicale hostile peuplée de marais, d’insectes et de serpents, Liz ne doit son salut qu’à l’arrivée du journaliste Kevin (Richard Anthony Crenna) envoyé par son patron pour la secourir.

Après avoir contacté le vieux chasseur de crocodile Joe (Enio Girolami), Kevin se rend avec lui sur le fleuve pour retrouver Liz.

Mais ce crocodile s’avère trop féroce et malin pour Joe, et le chasseur finit par périr dans le fleuve devant son ami Kevin qui après avoir juré de le venger, finit par retrouver Liz.

Malgré des rapports tendus, Kevin et Liz se rapprochent face à la menace du crocodile géant et finissent par devenir amants.

Une fois revenus dans la maison de Joe, ils s’arment de bâtons de dynamite pour affronter le monstre.

L’affrontement final aura lieu autour d’un bateau de touristes adeptes du ski nautique, avec l’explosion de la bête à coup de dynamite.

En conclusion, « Killer crocodile 2 » est une pale suite du premier opus avec un budget guère plus important, ce qui rend les scènes d’actions avec un crocodile mécanique bien statique aussi grotesques et involontairement drôles.

Pas de progrès donc du point de vue de la réalisation et un appauvrissement global des dialogues débiles ainsi que des personnages, avec le pittoresque Girolami bien terne dans son rôle de faire valoir liquidé à la va vite, un Crenna au look de George Michael (période Wham !).

Karr est certes une très belle femme qui ne manque pas de piquant et se démène comme elle peut, mais cela ne suffit pas à sortir de la fange ce « Killer crocodile » à court de souffle.

On pourra donc passer très vite sur ce nanard sans âme.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 22:35

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Détour vers la catégorie parfois attachante des films d’horreurs de catégorie B avec « Killer crocodile » de Fabrizio de Angelis.

Sorti en 1989, « Killer crocodile » qui m’avait été recommandé il y a une dizaine d’années par deux amis Laurent et Fabrice, est bâti sur la trame minimaliste d’une catastrophe écologique dans une zone caribéenne avec le déversement de barils radioactifs dans un fleuve, avec pour effet la mutation d’un crocodile pour atteindre des proportions gigantesques.

Un groupe d’écologistes tenaces mené par Kevin (Richard Anthony Crenna) met en évidence la pollution du fleuve ce qui n’émeut pas le juge (Van Johnson) engoncé jusqu’au cou dans les magouilles avec le journaliste Foley (Bill Wohrman)et  qui ferme complaisamment les yeux sur ses malversations sans que leur origine soit clairement expliquée.

Mais le refus du juge se heurte à la découverte du corps d’une des écologistes jusqu’ici portée disparue.

Le corps atrocement mutilé est expertisé par Joe (Enio Girolami), un vieux baroudeur rugueux au look de crocodile dundee qui se montre catégorique sur une attaque de crocodile géant.

Le vieux chasseur s’attire la sympathie du groupe uni contre l’attitude négative du juge et du journaliste, qui cherchent de leur coté à masquer leur petit trafic en faisant croire à un accident de bateau.

Mais l’attaque par le crocodile d’un groupe d’enfants et la mort d’un parent, viennent réduire à néant leur stratégie.

Les écologistes pensent d’abord à protéger l’animal, mais une nouvelle attaque de la bête, conduisant à la perte d’une d’entre eux, avive la colère de Kevin, qui par vengeance se range aux cotés de Joe à l’idée d’exterminer le tueur.

Entre temps, Foley et le juge désireux de faire disparaitre les futs radioactifs, se rendent en douce sur le fleuve mais se disputent car le juge répugne à faire exploser les barils ce qui conduit le peu recommandable Foley à l’expédier par-dessus bord.

Pourtant ni lui ni le juge ne l’emporteront au paradis puisque leur chemin croisera celui du crocodile qui les châtiera de ses mâchoires implacables.

Joe et Kevin, partis à leur tour à la chasse au croco armés de balles surpuissantes capables de percer son épaisse carapace, sont pris en défaut par une attaque surprise de la bête, et Joe emporté par l’orgueil du chasseur est englouti dans les flots à la suite de sa proie.

Livré à lui-même et seul face à son destin, le peu expérimenté Kevin affronte le crocodile et reçoit in extremis les conseils du vieux Joe, grièvement blessé mais néanmoins vivant sur une des berges.

Au final, Kevin finit par tuer le crocodile en lui expédiant l’hélice du bateau en pleine gueule.

Le calme revient donc dans le fleuve même si un œuf de bébé crocodile semble éclore …

En conclusion, pauvrement inspiré des « Dents de la mer », « Killer crocodile » est-ce qu’on appelle un navet amusant au second degré.

Cet effet comique notons le bien involontaire est principalement du aux effets spéciaux complètement fauchés, qui font du crocodile sensé etre terrifiant une grosse créature en plastique incroyablement statique et peu réaliste.

Autre aspect irrésistiblement comique, les dialogues absolument ridicules avec quelques répliques mémorables de ce bon vieux Joe, mélangeant vulgarité absolue et absurdité.

Impossible donc de prendre au sérieux « Killer crocodile » petit film d’horreur sans budget avec des acteurs sous qualifiés mais ce délicieux film de série Z, peut sans difficulté se déguster lors d’une soirée détente bien arrosée !

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 22:15

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Nous ne restons pas dans les univers les plus agréables avec « Irréversible » film français de Gaspard "cinglé" Noé sorti en 2002.

Comme la plupart des films de Noé, « Irréversible » est un film volontairement dérangeant sur le plan du fond (une sordide histoire de viol et de vengeance) mais surtout sur le plan de la forme avec un déluge d’effets sonores et visuels extrêmement violents.

« Irréversible » se déroule à l’envers au niveau temporel, un jeune homme surexcité appelé Marcus (Vincent Cassel) entraine de force son ami Pierre (Albert Dupontel) dans les tréfonds d’une boite homosexuelle des plus glauque (le Rectum !) à la recherche d’un individu appelé le Ténia (Joe Prestia).

Après une cascade d’images de baise homo tendance SM et d’effets techno assourdissants, Marcus croit trouver son homme et se bat avec lui.

Malheureusement il a le dessous et l’homme lui casse le bras.

Cependant Pierre réagit alors violemment et bat à mort celui qu’il croit être le Ténia en lui massacrant le visage à coups d’extincteur.

Le duo est finalement évacué par la police sous des torrents d’insultes.

Puis on rembobine le film, pour comprendre la quête frénétique de Marcus, en état second, qui braque un taxi, agresse un transsexuel sud américain pour qu’il lui révèle le nom du Ténia et surtout ou le trouver.

Pierre tente à chaque fois de réfréner la violence aveugle de son ami, mais finit à chaque fois par se laisser entrainer par cette marée en furie.

Puis on comprend, avec l’agression d’Alex (Monica Belucci), la femme de Marcus et l’ex amie de Pierre, qui était sortie avec eux pour s’amuser dans une soirée.

Ayant consommé de la drogue pendant la soirée, Marcus est vite devenu insupportable et a contraint Alex a rentrer seule en empruntant un passage sous terrain ou un pseudo gangster appelé le Ténia rodait, avec une envie irrépressible de châtier cette beauté qu’il estimait inaccessible.

La scène de viol dans le passage sous terrain dure une éternité et est tout bonnement insupportable surtout qu’au final, la brute s’acharne sur le visage d’Alex en le défigurant et la laissant pour morte.

On comprend alors la réaction de Marcus mis sur la voie du Ténia par deux voyous du quartier, et envahi par une irrépressible envie de vengeance.

Le rembobinage du film arrivant à sa dernière partie, on comprend que Alex était en réalité enceinte de Marcus et qu’elle se voyait mère.

Ce rêve paisible de fonder une famille se brise donc dans la mort, la haine et le sang.

En conclusion, « Irréversible » mérite son statut de film X et demeure actuellement l’un des films les plus pénibles qui m’ait été donné de regarder.

Profondément malsain, il a pour mérite essentiel de montrer toute l’horreur d’un viol et la profonde répulsion que cela peut engendrer.

Mis à part cette mission courageuse, une ambiance réaliste effrayante et son montage courageux, « Irréversible » écœure par son rythme de drogué, sa violence tout azimuth et ne met pas particulièrement en valeur ses acteurs, surtout Vincent Cassel, assez insupportable y compris dans les scènes « soft » ou il étreint sa belle dans une intimité plus que dérangeante.

Film débat donc pour les gens qui ont déjà été victimes d’agression ou pas si vous préférez comme je pourrais le comprendre passer votre route pour vous consacrer à des œuvres plus positives.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 21:10

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Publié en 1896, « L’ile du docteur Moreau » est un autre grand classique de H.G Wells.

Passionnante nouvelle adaptée de multiples fois au cinéma dont la dernière avec Marlon Brando et Val Kilmer, « L’ile du docteur Moreau » raconte le naufrage au large d’iles du Pacifique peu connues, d’un passager anglais appelé Edward Prendick, qui à moitié mourant sur sa chaloupe de fortune, est recueilli par un petit navire appelé la Chance rouge.

A bord, Prendick ex étudiant en biologie passe sous la protection d’un ex biologiste appelé Montgomery, qui le tient à distance du capitaine Davis et de ses hommes, étrangement agressifs.

Le navire parait contenir une cargaison d’animaux (lapins, chiens, puma) plus un homme au comportement étrange qui est régulièrement maltraité par le capitaine.

Arrivé à destination, le brutal Davis décharge précipitamment sa cargaison et prend la décision d’abandonner le malheureux Prendick de nouveau à la merci des océans mais cette fois il est sauvé par Montgomery et son supérieur, le docteur Moreau, un homme d’âge mur semblant régir l’ile.

Bien que correctement traité, Prendick perçoit l’ambiance étrange sur l’ile et comprend que Moreau assisté de Montgomery réalise des expériences de vivisection sur les animaux importés sur l’ile.

Une expédition nocturne permet à Prendick de préciser son sentiment de malaise en découvrant que les hommes présents sur l’ile présentent une forme d’horrible hybridation avec des animaux.

Malgré les mises en garde des deux scientifiques, Prendick poursuit ses investigations nocturnes et guidé par un des hommes singes, pénètre dans la société des créatures de l’ile, qui tapie dans la foret, mènent une vie en communauté ou la répression des instincts animaux semble érigée en loi suprême.

Moreau qui semble toujours exercer une autorité naturelle sur ses créatures, voit pourtant d’un mauvais œil ces expéditions et leur demande de capturer Prendick.

Traqué et désespéré, Prendick menace de se noyer dans la mer mais est finalement convaincu par les deux hommes de revenir au sein de l’ile.

Se sentant confusément un besoin de justification, Moreau explique longuement à Prendick ses motivations pour créer des hommes parfaitement conditionné physiquement et mentalement à partir d’animaux dont il ignore les horribles souffrances dans la poursuite de son but supérieur.

Bon an mal an, Prendick est contraint d’accepter cette réalité rebutante mais constate avec effroi que avec les temps, les monstres de Moreau retrouvent leurs instincts primitifs.

Le plus dangereux d’entre eux, le redoutable homme léopard, entré en rébellion complète contre son créateur puis est finalement traqué par tous Montgomery, Prendick et toutes les autres créatures.

Dans un dernier sursaut de pitié, Prendick préfère tuer l’animal plutôt que de livrer aux sévices du docteur fou.

Mais la rébellion ne tarde pas à gagner l’ensemble des monstres, et Moreau, Montgomery et leur homme singe fidèle M’ling sont tués par des créatures fauves tenant de la hyène, du loup, de l’ours ou du taureau.

Aidé d’un homme chien, dernier soutien en raison de la fidélité supposée de cette race à l’homme, Prendick entame alors un lutte à mort pour se défendre contre les monstres de l’ile dirigé par une hyène-porc cruelle.

Comprenant que la partie est perdue, Prendick prend la décision de construire un radeau et se lance en pleine mer pour trouver un salut bien aléatoire, qu’il finit pourtant par obtenir avec un brick qui le prend à son bord.

Revenu en Angleterre, Prendick préfère s’établir au calme apaisant de la campagne afin d’échapper aux cauchemars des hommes-animaux qui le hantent.

En conclusion, « L’ile du docteur Moreau » est un livre fantastique, d’une imagination et d’une audace folle.

Superbement écrit, il plonge le lecteur dans une atmosphère exotique entremêlée de cauchemar scientifique digne du docteur Frankenstein de Shelley.

Porté par le suspens et les découvertes toujours plus étonnantes effectuées dans cette ile coupée du monde, on dévore ce roman qui figure pour moi parmi les plus belles réussites de Wells dans un genre plus horrifique que appartenant à la pure science fiction.

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:12

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Nouveau changement assez radical de registre avec « Solitaire » film d’épouvante australien de Greg Mc Lean.

Sorti en 2007, « Solitaire » prend place dans l’immense territoire désertique et sauvage du Nord de l’Australie.

Le guide touristique américain Pete Mc Kell (Michael Vartan) se rend dans ce coin perdu aux habitants rustres et peu accueillants pour une croisière sur un fleuve afin de reconnaitre les lieux en vue d’écrire un futur article.

Il embarque avec d’autres touristes sur un petit bateau à fond plat pilotée par Kate Ryan (Radha Mitchell) guide touristique locale.

L’excursion au milieu de montagnes encaissées est superbe et donne même le loisir d’observer d’immenses crocodiles nourris à des fins touristiques.

Rassurés par Kate, les touristes ont finalement plus à craindre de la rudesse des autochtones, notamment Neil Kelly (Sam Worthington) et son associé qui provoquent une altercation à bord, résolue par l’expulsion dans l’eau de la brute épaisse.

Au moment de rentrer, un fusée de détresse oblige Kate à dévier de sa route pour aller voir de quoi il en retourne.

Isolé dans une crique du fleuve, le bateau de croisière est violemment heurté par une grosse forme mouvante ce qui contraint les touristes à l’évacuer en urgence et à trouver refuge sur une petite ile.

Percé, le bateau se trouve rapidement inutilisable tout comme la radio, ce qui réduit instantanément toute chance de résolution rapide de cette situation embarrassante.

Les touristes comprennent assez vite qu’un gros crocodile particulièrement agressif est à l’origine de l’attaque et se retranche nerveusement sur l’ile.

Leur stress est augmenté par le fait que l’eau autour de l’ile monte, ce qui ne laisse que quelques heures avant d’être complètement submergés.

L’arrivée subite de Neil et son bateau semble être momentanément apporter la solution mais les deux inconscients sont également violemment percutés par le crocodile.

Seul Neil parvient à regagner l’ile in extremis et à avoir la vie sauve.

Sur l’ile la survie s’organise et comme souvent dans des situations extrêmes, les individualités s’expriment, avec bien souvent des réactions de panique irraisonnée.

Courageux, Neil parvient à nager sur l’autre rive et à accrocher entre les arbres une corde à 3 mètres du sol pour faire passer les gens hors de l’ile.

L’opération risquée fait débat au sein du groupe mais l’urgence de la montée des eaux oblige à prendre une décision rapide.

Un à un les touristes se préparent mais Mary Ellen (Caroline Brazier) qui passe en premier sur la corde bloque à mi parcours.

Derrière ce ralentissement provoque une réaction de panique et une famille tente de passer à son tour ce qui provoque la rupture de la corde et la mort des audacieux.

De son coté, Neil est également tué par le crocodile.

L’option de la corde semblant avoir fait long feu, Pete prend alors la relève et parvient à décider le groupe de ferrer le crocodile avec un appât géant afin de le distraire le temps de traverser à la nage.

Le risque est cette fois encore plus grand mais est finalement couru par désespoir.

Après quelques tentatives infructueuses, Pete parvient à ferrer la bête et permet à l’essentiel des survivant de passer de l’autre coté, à l’exception de Kate, happée par le crocodile.

Sain et sauf sur l’autre rive mais dévoré de chagrin, Pete guidé par le chien de Kate se résigne finalement à se frayer un chemin dans l’épaisse foret australienne.

Le chemin dans cette ambiance tropicale est harassant et Pete à bout de forces finit par tomber dans un arbre creux menant à une grotte remplie d’eau ou comble de malchance sont entreposés les corps des victimes du crocodile !

Surmontant son horreur, Pete découvre le corps de Kate, inconsciente, grièvement blessée mais finalement encore vivante.

Pete doit pourtant se résoudre à affronter le crocodile dans son immonde tanière et réussit avec beaucoup de courage et de chance à le tuer à l’aide d’un morceau de bois enfiché dans sa gueule.

Il rassemble alors ses dernières forces pour hisser Kate hors de l’arbre et rejoint une aire de secours ou il sont pris en charge.

En guise d’hommage, un article supplémentaire vantant son exploit vient orner le bar du coin …

En conclusion, « Solitaire » est un très bon film de série B qui remplit parfaitement son office.

Les effets spéciaux sobres et bien dosés, sont de bonne qualité et donnent une vision réaliste des attaques du monstre.

Filmé dans un cadre somptueux qui ne pourra que vous donner envie de visiter ces splendides territoires australiens, « Solitaire » réussit de surcroit à tenir parfaitement en haleine le spectateur en lui injectant ce qu’il est venu chercher : une bonne dose de terreur.

A recommander donc à tous les amateurs du genre thriller aquatique qui ne pourront que se régaler !

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Published by Seth - dans Horreur
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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 19:17

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Sorti en 1990, « Misery » de Rob Reiner est un classique du film d'horreur et l’une des meilleurs adaptations d’un livre de Stephen King.

L’histoire est celle d’un romancier à succès, Paul Sheldon (James Caan), qui à la suite d’un grave accident de voiture sur une route enneigée du Colorado se trouve recueilli par une femme vivant seule dans une grande maison, Annie Wilkes (Kathy Bates).

Mal en point, avec un bras en écharpe et des fractures aux jambes, Sheldon met plusieurs heures avant de reprendre conscience.

Après avoir remercié sa bienfaitrice, il se soucie de donner des nouvelles à sa fille et à son éditrice New-yorkaise Maria Sindell (Lauren Bacall), qui attend avec impatience la livraison de son dernier manuscrit fraichement achevé.

Mais Annie lui répond que en raison des chutes de neige abondante, les routes et lignes téléphoniques de la région sont coupées et que le mieux à faire est de patienter jusqu’à leur rétablissement.

Bloqué sur son lit, Sheldon n’a pas beaucoup d’autres possibilités que de se résigner.

Il découvre alors que l’infirmière Annie est l’une de ses plus ferventes admiratrice et qu’elle se passionne pour la saga des « Misery » à laquelle Sheldon vient justement de donner un nouvel épisode.

Pétri de reconnaissance, l’auteur cède à la curiosité de son admiratrice et lui donne à lire en exclusivité son manuscrit.

Peu à peu, un sentiment de malaise s’installe autour du personnage d’Annie, capable de brusques sautes d’humeur à propos de broutilles sans intérêt.

Alors que Maria, inquiète alerte le vieux sheriff local Buster (Richard Farnsworth) qui entreprend avec de faibles moyens des recherches dans un paysage recouvert de neige, Annie se révèle soudainement menaçante à l’égard de Sheldon, qui a eu l’outrecuidance de faire mourir son héroïne.

L’écrivain est battu, obligé de détruire par les flammes son manuscrit et de le réécrire à la manière de Annie.

Sheldon comprend alors qu’il est en grave danger chez une déséquilibrée mentale qui le séquestre.

Il bâtit une stratégie de lutte en détournant une partie des somnifères que lui administre l’infirmière en vue de la droguer.

Il tente également de retrouver un peu de mobilité et d’autonomie en se déplaçant dans l’appartement sur un fauteuil roulant ou en rampant lorsque Annie le quitte pour faire des courses.


La ruse du somnifère échoue finalement et Annie lui révèle soudainement son désir de mourir en lui exhibant une arme à feu.

Comprenant que la question est maintenant de sa propre survie, Sheldon s’arme d’un couteau de cuisine mais se réveille sanglé sur le lit avec une Annie plus haineuse que jamais qui n’hésite pas à lui briser les chevilles à coup de masse pour l’estropier.

Affaibli et perclus de douleur, Sheldon entrevoit une ultime porte de sortie lorsque le tenace et habile Buster parvient à remonter jusqu’à la demeure de Annie, mais le vieux shérif est abattu alors qu’il venait de le découvrir caché dans une cave.

Sheldon abat une ultime carte en demandant un répit à Annie le tend de terminer son manuscrit, après quoi il pourra céder à ses désirs et entre abattu eu une sorte de cérémonie de sacrifice rituel.

Le moment venu, il se sert de sa machine à écrire comme arme et parvient après une lutte violente et désordonné à finalement tuer sa tortionnaire.

Le film se conclut sur un épilogue ou même dans le cadre paisible d’un restaurant huppé, Sheldon est encore hanté par l’esprit de Misery.

En conclusion, ne cherchez plus, « Misery » est le chef d’œuvre incontournable du film d’horreur des années 90, et pourrait être le pendant idéal au « Psychose » d’Alfred Hitchcock.

Servi par des acteurs éblouissants (et un oscar mérité pour Kathy Bates), Reiner instaure un suspens croissant graduellement au fur et à mesure que la personnalité déviante de l’infirmière-fan se révèle à jour.

Psychologiquement aussi génial que malsain, il explore au maximum la relation de dépendance d’un homme puissant car riche livré aux caprices d’une malade mentale imprévisible et sadique.

Difficile de ne pas donc se trouver happé par la construction géniale du film baignant dans une atmosphère lourde froid et neige hivernaux accentuant davantage le huis clos oppressant.

Un film culte à voir et revoir inlassablement.

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