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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 19:33

Diffusé sur Syfy 2011, « Béhémot, la créature du volcan » est un téléfilm de David Hogan.

L’histoire, simplissime à souhait fait état d’inquiétants phénomènes sismiques au Mont Lincoln situé dans les montagnes du New Hampshire.

Thomas Walsh (Ed Quinn) un guide forestier est pris avec son équipe dans un tremblement de terre qui cause la mort d’un de ses ouvriers.

Son inquiétude rejoint celle de la scientifique Emily Green (Pascale Hutton) dont les appareils de mesure ont enregistrés des variations inquiétantes laissant à présager d’une catastrophe.

William (William B Davis) le père de Thomas vivant dans la ville d’Ascension tente de le mettre en garde contre une vieille légende Maya d’un monstre appelé le Béhémot se réveillant tous les 15 000 ans pour semer la destruction mais le vieil homme excentrique est assez peu écouté par ses proches.

Sa jeune sœur Grace (Cindy Busby) va même camper dans la foret avec son petit ami Jerrod (James Kirk) en dépit de toutes ses mises en garde.

Dans le même temps, Thomas est contacté par Jack Murray (Ty Olsson) un agent gouvernemental lui aussi rescapé des secousses mortelles qui lui demande de lui servir de guide pour aller à la recherche de deux ses collègues disparus dans la foret.

Après quelques hésitation Thomas accepte et le duo rencontre Emily qui fuit de son coté la montagne qu’elle estime à juste titre devenue trop dangereuse puisque les corps des collègues de Murray sont retrouvés morts.

Le Béhémot attaque alors, tuant Murray qui avant de mourir a indiqué au couple que le seul moyen de tuer l’animal était d’utiliser le contenu d’une mallette récupérée de périlleuse manière par Thomas.

Le couple revient en ville et parvient à convaincre le mollasson shérif (Garry Chalk) de faire évacuer la ville secouée par des secousses de plus en plus violentes.

Mais ces mesures tardives ne peuvent empêcher l’agression du couple et la mort de Jerrod happé par une créature monstrueuse qui conformément aux prédictions de William s’est réveillée.

Tandis que le vieil homme aide Zoe (Jessica Parker Kennedy) une serveuse à se cacher dans un grenier, Grace est sauvée in extremis par Thomas et Emily revenus sur place en hélicoptère pour arrêter le monstre.

Utilisant à bon escient les conseils de William et le lance roquette contenu dans la mallette de Murray, Thomas lance quelques missiles bien placés qui détruisent la le Béhémot.

Tout le monde est donc sauvé dans la ville qui a donc écarté la menace.

En conclusion, « Béhémot, la créature du volcan » est à prendre pour ce qu’il est : une minable série B reprenant paresseusement tous les codes du film de monstre sans une once d’imagination.

Les acteurs tous impeccables physiquement font leur travail efficacement dans une intrigue poussive qui ne révèle que tardivement le monstre : une horrible créature de synthèse troussée à la va vite !

Sans humour, prise de risques ou frisson, ce « Béhémot, la créature du volcan » est donc un sous produit sans aucune espèce d’intérêt qui tombera rapidement dans l’oubli de votre vidéothèque !

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 19:56

En 1983, soit vingt trois longues années après le chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock sort « Psychose 2 » réalisé par Richard Franklin.

Ici, Norman Bates (Anthony Perkins) sort finalement de l’hôpital psychiatrique après avoir suivi un long traitement  administré par le médecin Bill Raymond (Robert Loggia).

Bates est donc relâché au grand dam de Lila Loomis (Vera Miles) la sœur de la principale victime, qui a fondé une association pour s’opposer à cette décision.

Pris en charge par Raymond, Bates se réinstalle dans son vieux manoir sur la colline donnant sur le motel dont il est le propriétaire.

Pour se réinsérer, il travaille comme aide cuisinier dans un petit restaurant ou il fait la connaissance de Mary (Meg Tilly), une jolie et jeune serveuse.

Malgré son comportement étrange, Bates est protégé par la générosité de Madame Spool (Claudia Bryar), la patronne.

Jouant les chevaliers servants auprès d’une jeune femme qui ignore tout de son passé, Bates lui propose de l’héberger temporairement après une douloureuse rupture avec son petit ami.

Embarrassée, Mary accepte et suit Bates qui découvrant les pratiques du gérant véreux du motel Warren Toomey (Dennis Frantz), décide de le mettre à la porte.

En attendant, Mary emménage directement dans le manoir et découvre les troublants souvenirs entreposés par Bates qui continue d’évoquer sa mère.

Au restaurant, les choses se gâtent quand Toomey vient le provoquer verbalement et physiquement afin de se venger de son éviction.

Bates parvient à se maitriser in extremis après avoir vu un petit papier soit disant écrit par sa mère, parfaitement hostile à l’arrivée de Mary chez elle.

De retour au manoir, Bates très éprouvé finit par craquer devant les ultimes provocations de Toomey et le tue le croit on à coup de couteaux, se débarrassant du corps et de la voiture dans l’étang familial.

La disparition de Toomey n’émeut pas grand monde et Mary continue de découvrir l’âme torturée de Bates qui maintenant constate que sa mère apparait aux fenêtres, remet ses affaires dans sa chambre et pire, lui passe des coups de téléphones.

L’aide de Raymond qui exhume le cercueil de sa mère n’est pas d’un grand réconfort sur le psychisme fragile de Bates…et la mort présumée d’un jeune homme dans sa cave, resserre la curiosité du shérif John Hunt (Hugh Gillin) à son égard.

Pourtant Mary va finalement craquer et demander à sa mère, en réalité la véritable instigatrices des manipulations d’arrêter de persécuter un homme qu’elle estime innocent.

Après une violente dispute, Lila va reprendre elle-même les choses en main et s’infiltrer dans la cave de Bates pour se déguiser en sa mère…mais va finalement être tuée.

Quand Hunt retrouve finalement la voiture et le corps de Toomey dans l’étang, l’étau se resserre dangereusement pour Bates que Mary tente de protéger.

Mais Bates a à présent renoué avec ses vieux démons et redevient inquiétant.

Après une scène tendue et rocambolesque ou Bates victime de paranoïa se fait menaçant à ses cotés, Mary tue Raymond venu l’aider et poignarde également Bates avant d’être abattue par la police.

Les Loomis sont ainsi officiellement chargées de tous les crimes, ce qui laisse Bates à nouveau complètement obsédé par le psychisme de sa mère en réalité Madame Spool au point de la tuer réellement à coup de pelle lorsqu’elle vient lui avouer ses crimes, basculer ensuite dans la folie…

En conclusion, « Psychose 2 » n’a en rien évidemment la magie surnaturelle du premier opus en noir et blanc du maitre Alfred Hitchcock et tente assez peu adroitement de renouer avec l’atmosphère de trouble mental, de manipulation et d’horreur.

On est certes heureux de retrouver le charisme inquiétant d’Anthony Perkins, mais cela ne suffit pas à insuffler l’ambiance de terreur psychologique qui était si présente dans le chef d’œuvre original.

Pourtant malgré son coté poussif, « Psychose 2 » fut un grand succès commercial et générera deux suites avec toujours ce même Perkins.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 19:54

Le succès des « Dents de la mer » en 1976 a occasionné plusieurs projets du même type tel ce « Grizzly, le monstre de la foret » de William Girdler.

Sorti en 1976, « Grizzly, le monstre de la foret » se déroule dans le Parc de Yellowstone ou de jeunes campeuses se font agresser et dévorer par ce qui ressemble à un énorme ours.

Rapidement, Charley Kitttridge (Joe Dorsey) l’administrateur du Parc met une pression terrible sur Michael Kelly (Christopher George) le chef des rangers, l’accusant de ne pas avoir correctement recensé les ours du parcs et avoir conduit à cette catastrophe.

Kelly se défend âprement et un conflit éclate entre les deux hommes.

Il contacte son homme de terrain, le naturaliste Arthur Scott (Richard Jaeckel), chargé du recensement.

L’avis d’expert de Scott est assez pessimiste et fait état d’une race de grizzly monstrueuse datant de millions d’années.

Kelly et Don Stober (Andrew Prine) le pilote d’hélicoptère sont assez dubitatifs, mais malgré d’importants moyens humains déployés par Kittridge, Gail (Victoria Johnson), une ranger de l’équipe est elle aussi touchée.

Kelly reproche à Kittridge d’embaucher des chasseurs du dimanche et de ne pas demander des renforts de Washington pour ne pas nuire à sa carrière.

Les faits donnent raison au ranger puisque d’autres campeurs sont attaqués et tués…

L’appât de l’ours avec un ourson tourne au fiasco et Tom (Tom Arcuragi), l’ex petit ami ranger de Gail est lui aussi ensuite tué par l’ours qui le fait chuter de son perchoir d’opération dans le foret.

Scott perd alors les pédales et entreprend de traquer seul l’ours… Il le paiera de sa vie.

Finalement, Kelly et Stober appâtent la bête avec un cerf mort mais les balles semblent ricocher sur sa peau invulnérable.

Stober meurt non sans avoir vaillamment combattu et Kelly vient finalement a bout du monstre à coups de lance roquettes !

En conclusion, « Grizzly, le monstre de la foret » est une pure transposition des « Dents de la mer » dans l’environnement naturel de Yellowstone.

Sans réelle originalité scénaristique, le film pèche principalement par ses scènes d’actions souvent ridicules ou une seule patte fendant l’air découpe des figurants aspergés de ketchup !

Plombé par ses défauts rédhibitoires et malgré des acteurs tout à fait corrects évoluant dans l‘ambiance hippies des 70‘s, « Grizzly, le monstre de la foret » ne dépasse pas le cadre de la série B purement anecdotique !

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 12:07
Shark ! (Samuel Fuller)

Comme vous le savez les films de requins connaissent actuellement un net regain de popularité, que ce soit « Instinct de survie » actuellement sur nos écrans ou la série parodique des « Sharknnado ».

Mais plus loin de nous, « Shark ! » de Samuel Fuller vit le jour en 1969 soit sept petites années avant la sortie du « Jaws » du maitre Spielberg.

« Shark !» raconte l’histoire de Caine (Burt Reynolds) un trafiquant d’armes en fuite après une transaction ratée au Soudan, qui trouve refuge à Port Soudan proche de la mer rouge.

Viril et bourru, Caine se fait héberger dans un hotel crasseux tenu par un gros patron louche nommé Latalla (Manuel Alvarado).

Cherchant un moyen de prendre la mer pour quitter le pays il est abordé par un couple de scientifiques américains, le professeur Dan Mallare (Barry Sullivan) et Anna (Silvia Pinal) qui cherche un troisième homme pour remplacer leur plongeur, un certain Mohamed dévoré par un requin au cours d’une plongée autour d’un navire appelé le Victoria.

L’aventurier finit par accepter l’offre du couple et demeure séduit par le charme d’Anna qui ne tarde pas par calcul à devenir sa maitresse.

Mais la zone de l’épave est infestée de requins et rend périlleuses les recherches.

Prenant de l’assurance, Caine conteste le leadership de Mallare et se bat avec le couple pour imposer sa vision des choses.

Celui-ci cherche à lui faire payer sa rébellion et par l’intermédiaire de Latalla, fait embaucher plusieurs hommes pour le faire tuer.

Mais Caine se sort miraculeusement du piège en luttant avec les hommes dans un souk soudanais.

Malheureusement son jeune ami voleur Yusef (Francisco Reiguera) qu’il a pris sous son aile est blessé à la tête durant la bagarre.

Désespéré, Caine réquisitionne Doc (Arthur Kennedy), un vieil original vivant chez Latalla, et parvient à le faire sauver le malheureux Yusef.

Le couple, qui sait que Caine est recherché par l’inspecteur Barok (Enrique Lucero) pour ses activités troubles dans la région promet de le livrer à la police une fois la dernière plongée effectuée.

Mais au cours de celle-ci, Anna envoie des morceaux de poisson ensanglantés dans la mer pour déclencher une attaque de requins.

Mallare est dévoré après avoir avec Caine remonté la véritable raison de tous ces efforts : les lingots d’or dans la soute du Victoria.

Furieux, Caine frappe Ana mais découvre Barok, qui lui aussi attiré par le gain facile envisage de récupérer la cargaison à moindres frais.

En un sursaut, Caine prend le dessus et jette le flic à la mer ou il est lui aussi dévoré par les requins.

Mais c’est sans compter sans Ana, qui relègue Caine dans le petit bateau de Barok pour lui avec l’or pour elle seule, en ignorant que son navire est destiné à prendre l’eau avec toutes ses vannes grandes ouvertes…

En conclusion, « Shark ! » aurait pu être un film excitant si il n’était pas plombé par une réalisation bancale et des dialogues proches du débile, notamment ceux de Burt Reynolds encore inconnu à l’époque et monument de machisme primaire.

Malgré ses médiocres acteurs, une réalisation poussive et une musique atrocement ringarde, « Shark » peut se laisser regarder avec une certaine indulgence pour ses scènes sous marines assez impressionnantes dans lesquelles un cascadeur mexicain trouva la mort, dévoré par un requin qui n’avait à l’époque rien de virtuel !

Shark ! (Samuel Fuller)
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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 21:46
The neon demon (Nicolas Winding Refn)

Fan depuis les premiers « Pusher » du travail de Nicolas Winding Refn je me devais de voir son dernier film « Neon demon ».

Sorti en 2016, ce film étrange raconte le parcours de Jesse (Elle Fanning) jeune beauté de Georgie venue tenter sa chance dans le mannequinat à Los Angeles.

Aidée par son ami photographe Dean (Karl Glusman), Jesse se fait remarquer par la maquilleuse Ruby (Jena Malone), qui fascinée par la fraicheur de sa beauté naturelle l’introduit auprès de la directrice de casting Roberta Hoffman (Christina Hendricks) qui elle aussi subjuguée lui arrange une séance de shooting avec Jack (Desmond Harrington) un photographe renommé de LA,

Etoile montante du petit milieu du mannequinat, Jesse ne tarde pas à se faire des ennemies parmi ses collègues modèles comme Sarah (Abbey Lee) et Gigi (Bella Heathcote), fière d’avoir utilisé la chirurgie esthétique pour accéder à son statut actuel.

Malgré la spirale du succès qui s’annonce, Jesse est victime de violentes angoisses et fait appel à Hank (Keanu Reeves) l’immonde gérant du minable motel ou elle réside pour faire déguerpir un rodeur, qui s’avère en réalité entre un puma !

Furieux après les dégâts, Hank réclame des réparations et terrorise la malheureuse Jesse ce qui force Dean à intervenir pour solde de tout compte.

Portée par le succès, Jesse détrône Sarah pour obtenir un prestigieux défilé d’un grand créateur (Alessandro Nivola) qui a le culot d’affirmer ensuite publiquement sa préférence devant l’altière Gigi.

Dès lors, Jesse ne se sent plus en sécurité au motel face aux tendances brutales de Hank et vient trouver refuge chez Ruby.

Refusant ses avances, Jesse est finalement pourchassée par les deux mannequins et la maquilleuse qui la jette du haut de sa piscine.

Enragées, les trois femmes dévorent son corps et se baignent dans son sang pour s’approprier son insolente beauté.

Décidément perverse, Ruby copule avec le corps d’une jeune femme morte qu’elle est chargée de maquiller…

Mais le sort va rattraper les trois femmes, Gigi s’éventrant finalement au cours d’un shooting après avoir vomi un œil de Jesse…

Le film s’achève sur une bizarrerie contemplative…

En conclusion, « The neon demon » est un plantage monumental, surfant sur le grand vide du milieu de la mode dont les codes sont ici poussés jusqu’au maximum de l’absurdité.

Sans réel scénario, Refn film en roue libre sur les traces de David Lynch et superpose maestria visuelle et puissants effets sonores technoïdes.

Le résultat de ses corps sous alimentés tristes, froids et hautains filmés comme dans un vidéo clip sur plus de deux heures provoque un ennui/agacement abyssal, seulement entrecoupés de scènes particulièrement abjectes de meurtre et de nécrophilie.

Insupportable donc et premier effet répulsif de mon coté pour un film de Refn !

Le début d’une dégringolade après le pic de « Drive » ?

The neon demon (Nicolas Winding Refn)
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 22:00
Roar (Noel Marshall)

Sorti en 1981, « Roar » est un film animalier et atypique de Noel Marshall.

Se déroulant en Afrique de l’Est, « Roar » raconte le projet fou de Hank (Noel Marshall) scientifique américain qui a comme projet fou d’élever ensemble plusieurs grands félins comme les lions, tigres, panthères, jaguars et même pumas et guépards.

Luttant en permanence pour se faire accepter parmi des fauves agressifs, Hank est bien en peine de convaincre de l'interet de son projet son adjoint Mativo (Kyalo Mativo) et les visiteurs comme Prentriss (Steve Miller) et Frank (Frank Tom) qui repartent furieux et menaçants du camps après s’être fait molestés.

Mais sa famille composée de sa femme Madeleine (Tippi Hedren), sa fille Melanie (Melanie Griffith), son compagnon Rick (Rick Glassey) et ses deux fils Jerry (Jerry Marshall) et John (John Marshall) inconsciente des périls encourus, décide de venir le rejoindre sur place.

Leur venue en l’absence de Hank occasionne une nouvelle situation de danger avec une horde de félins qui se met à les poursuivre dans chaque recoin de la maison.

Ils tentent de fuir, se cacher dans d’invraisemblables placards, coffres ou même tonneaux mais sont invariablement traqués.

L’embarcation sur une barque de fortune est un véritable fiasco et se termine face à un énorme éléphant en furie qui détruit leur moyen de fuite et empoigne même Madeleine de sa trompe pour la jeter à terre.

Pour ne rien arranger, Prentriss et Frank mettent leur menace à exécution pour retourner armés au domaine.

Lorsqu’il est informé de la situation Hank revient en urgence avec Mativo mais il est trop tard pour sauver les deux hommes, massacrés par les fauves après avoir ouvert le feu sur eux.

Hank parvient en revanche à voler au secours de sa famille en fâcheuse posture face à des félins déchainés.

Au final, tout se termine en un happy en familial et animalier.

En conclusion, « Roar » est un projet expérimental complètement barré compensant partiellement son scénario indigent par des scènes fortes ou des monstres tout en dents et en crocs manipulent des êtres humains comme des poupées de chiffons mais sans jamais occasionner aucune blessure léthale !

Les multiples blessures parfois graves occasionnées par le tournage suffirent à créer la réputation d’étrangeté du film mais passé cet effet de curiosité mais également de frisson soutenu, « Roar » se montre à vrai dire plus qu’anecdotique.

Et lorsqu’en plus Marshall possède la même voix française que Sylvester Stallone, il est difficile de ne pas parfois sourire.

A réserver donc aux amateurs d’exotisme et d’images de félins filmés au contact des hommes.

Roar (Noel Marshall)
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 20:00
Scream (Wes Craven)

Hommage à Wes Craven disparu en 2015 avec « Scream ».

Sorti en 1996, « Scream » marque le retour d’un des maitres de l’horreur après un passage à vide commercial de plus de dix ans.

L’histoire prend place dans une de ces petites villes typique de banlieue américaine, Woodsboro dans laquelle est commis un horrible meurtre d’une baby sitter Casey Becker (Drew Barrymore) et de son petit ami Kenneth Jones (W Earl Brown), vidés de leurs tripes après un jeux cruel de questions-réponses au téléphone.

Ce tragique évènement met la ville en émoi, d’autant plus que une année auparavant, Sydney Prescott (Neve Campbell) une jeune collégienne a vu sa mère sauvagement assassinée.

Restée très affectée par ce meurtre atroce, Sydney se refuse pour l’instant sexuellement à son petit ami Billy Lomis (Skeet Ulrich) qui grimpe sur les toits pour des rendez vous clandestins.

Malheureusement l’histoire se répète puisque Sydney devient elle aussi la cible du tueur qui la pourchasse dans sa grande maison.

La jeune fille parvient miraculeusement à échapper au tueur affublé d’un masque de fantôme et Billy présent juste après le drame est logiquement arrêté par la police.

L’enquête sur Billy ne donne rien et Sydney est mise sous protection policière de Dwight Riley (David Arquette) le frère de sa plus proche amie Tatum (Rose Mc Gowan) qui la soutient face à la rapacité de la journaliste-arriviste Gale Weathers (Courtney Cox).

Au collège, les réactions sont diverses mais l’ambiance est plutôt à la moquerie du cynique Stu (Matthew Lillard) qui contraste avec ses blagues stupides à la froide technicité du spécialiste de films d’horreur qu’est Randy Meeks (Jamie Kennedy).

Le proviseur du collège, Arthur Himbry (Henry Winkler) est alors lui aussi assassiné sans raison apparente alors que la disparition de Neil Prescott (Lawrence Hecht) père de Sydney met la police sur sa piste comme suspect potentiel.

Au cours d’une soirée étudiante trop arrosée au cours de laquelle Weathers a pu placer des micros afin de surveiller les allées et venus des protagonistes, le tueur frappe encore, tuant Tatum en la coinçant dans la porte automatique du garage.

Il attend ensuite patiemment le départ des fêtards pour se ruer sur la malheureuse Sydney qui vient d’avoir son premier rapport sexuel avec Billy.

Randy est blessé, Weathers et Riley un tantinet troublé sexuellement par cette femme forte mis hors d’état de nuire par le redoutable tueur et Sydney se trouve acculée dans la maison après une haletante course poursuite.

Le tueur se révèle donc être une association de Billy et Stu, les deux étudiants psychotiques tuant par perversion.

Le duo macabre révèle avoir tué la mère de Sydney et se blesse à coup de couteau pour simuler une agression et faire porter le chapeau à Neil.

Mais une intervention de Weathers armée d’un pistolet distrait suffisamment leur attention pour permettre à Sydney de reprendre ses esprits.

Stu est tué d’un coup de télé en pleine tête et Billy finalement éliminé à l’aide du pistolet.

Tout se termine donc pour le mieux dans la petite ville de Woodsboro après la mort des deux tueurs.

En conclusion, succès colossal au box office en son temps, « Scream » est un film roublard recyclant tous les codes du film d’horreur pour servir une intrigue tarabiscotée en diable.

Il est difficile en revanche d’adhérer au jeu des acteurs, tous trop caricaturaux dans leurs postures d’adolescents américains décérébrés victime d’un criminel châtiant de son bras vengeur leurs supposés péchés.

Teenage movie facile d’accès et finalement assez pauvre, « Scream » brille essentiellement par deux scènes mémorables de meurtre, celle introductive avec la baby sitter et celle dans le garage mais ne saurait pour moi prétendre à un chef d’œuvre de l’angoisse comme les plus grandes réussites du genre.

Scream (Wes Craven)
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 15:57
Orca (Michael Anderson)

A la fin des années 70 le succès des « Dents de la mer » fit des émules, aussi le moins connu « Orca » de Michael Anderson vit il le jour en 1977.

Au cours d’une plongée exploratoire dans les eaux de Terre Neuve (Canada), un épaulard sauve de la mort un plongeur appelé Ken (Robert Carradine) en massacrant un requin blanc de manière impressionnante.

Le capitaine Nolan (Richard Harris) pécheur professionnel qui traquait lui aussi le grand blanc, assiste médusé à la scène en même temps que Rachel Bedford (Charlotte Rampling) la scientifique dirigeant la plongée.

De retour sur la terre ferme, Nolan fait mine de s’intéresser aux épaulards en assistant aux conférences de Rachel, qui explique les étonnantes capacités intellectuelles de ses mammifères classés parmi les plus grands prédateurs du globe.

Mais ses motivations sont tout autre : capturer un épaulard vivant pour le vendre à un parc aquatique et empocher ainsi une jolie somme.

Malgré les réticences de Rachel, Nolan monte donc une expédition avec son équipe.

Malheureusement celle-ci tourne au fiasco, car ayant raté sa cible, il harponne une mère qui tractée sur le bateau, perd son bébé.

Lors du retour sur la terre, le male suit le navire et cogne la coque au moyen de violents assauts contraignant le vieux Nowak (Keenan Wynn) à couper relâcher le cadavre dans la mer de l’animal agonisant, exploit qu’il paye de sa vie.

De manière surprenante, l’épaulard lance des raids contre les navires de pèche amarré au port dans un désir de vengeance.

Soumis à la pression du syndicat des pêcheurs furieux du manque à gagner, Nolan fait mine de vouloir quitter la région une fois son navire réparé mais désire en réalité secrètement toujours capturer l’animal.

Les attaques de l’épaulard se font toujours plus violentes, aboutissant à un incendie dans le port ou à la mort d’Annie (Bo Derek) une des membres d’équipage de Nolan, tuée après avoir sapé les fondations de sa maison sur pilotis.

Poussé par Jacob (Will Sampson) un imposant indien lui demandant d’affronter l’animal, Nolan qui comprend pourtant les sentiments de son adversaire pour avoir aussi perdu sa femme enceinte dans un accident de voiture causé par un chauffard, décide d’accepter le duel emmenant avec lui Rachel et Ken

Mais l’épaulard se montre aussi redoutable que prévu, tuant les membres de l’équipage un par un, avant d’attirer Nolan dans les glaces du Grand Nord pour piéger son navire.

Nolan mise sur la nécessité de l’épaulard de remonter pour respirer et le suit dans ce duel à mort.

En un ultime sursaut avant l’ultime face à face il demande aux survivants d’évacuer ce qu’ils refusent.

Nolan parvient à blesser l’épaulard à l’aide d’un harpon mais celui-ci pousse un iceberg sur le navire, déchirant ainsi sa coque et le faisant irrémédiablement couler.

Seuls Nolan et Rachel parviennent à sortir vivant du traquenard mais leur position seuls sur la banquise demeure fragile.

L’animal assouvie cependant sa vengeance, isolant Nolan sur une plaque de glace et le catapultant dans les airs d’un coup de queue.

Rachel reste seule en vie alors que le corps de Nolan sombre dans les eaux glacées…

En conclusion, comparé souvent à tort selon moi aux « Dents de la mer »,
« Orca » est un efficace film d’horreur au scénario haletant et aux effets spéciaux de qualité pour l’époque.

Les acteurs sont très bons et contribuent fortement à immerger le spectateur dans une ambiance de traque maritime dans le Grand Nord canadien.

Anderson n’oublie pas non plus de s’intéresser à la dimension psychologique de son histoire avec une relation complexe entre les failles intime d’un vieux chasseur et sa proie, dont l’intelligence et les émotions rivalisent voir surpassent la sienne.

« Orca » a de plus le mérite de nous faire nous intéresser aux épaulards, l’une des plus formidables machines à tuer de la surface du globe, qu’on prend à tord souvent pour un gros dauphin placide de parcs d’attraction.

Lorsqu’en plus Ennio Morricone réalise la musique, on ne peut donc que militer pour une réhabilitation de ce petit bijou des années 70 !

Orca (Michael Anderson)
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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 18:42
La malédiction (Richard Donner)

Sorti en 1976, « La malédiction » est un classique du film d’horreur de Richard Donner.
L’histoire est celle d’un couple d’américains qui se rend à Londres en raison de la mutation du mari, Robert Thorn (Grégory Peck) ambassadeur.
Ils emmènent avec eux Damien (Harvey Stephens) leur fils adopté dans des conditions tragiques après la fausse couche de Katherine (Lee Remick).
Orphelin recueilli par des prêtres, Damien est en effet proposé à Robert pour compenser la déception de la mort de leur enfant.
A Londres, les Thorn mènent une vie de privilégiés dans un vaste manoir anglais mais ce bonheur matériel en apparence parfait se fissure brutalement lorsque leur jeune gouvernante Mrs Horton (Sheila Raynor), se pend de manière spectaculaire du haut de la demeure en pleine fête pour enfants.
Sous le choc, les Thorn reçoivent ensuite la visite d’une nouvelle gouvernante, Madame Baylock (Billie Whitelaw), qui s’impose dans leur entourage, s’occupant exclusivement de Damien et introduisant un énorme rodweiller dans le manoir.
Déjà mal à l’aise face à la présence envahissante de Baylock, Robert reçoit la visite de Brennan (Patrick Throughton) un prêtre exalté qui lui tient des propos en apparence incohérents, lui demandant de se convertir au christianisme pour éloigner le malheur de sa demeure.
Keith Jennings (David Warner), un journaliste particulièrement fouineur tourne également autour de l’ambassadeur.
Les incidents avec Damien se multiplient, avec une attaque de singes dans un zoo ce qui trouble beaucoup Katherine.
Baylock semble également avoir une influence sur les évènements lorsqu’elle pousse Damien à heurter un tabouret sur laquelle se trouvait sa mère qui fait une chute vertigineuse d’un étage.
Grièvement blessée mais en vie, Katherine est hospitalisée et met une nouvelle fois en garde Robert.
Après une nouvelle entrevue avec Brennan, le prêtre qui déverse des passages entiers de la Bible sur l’Antéchrist est poursuivi par des vents surnaturels et meurt embroché par une pique tombant d’une église.
Jennings intervient alors, confirmant les soupçons de Robert sur un lien possible entre la succession d’évènements mortels et le Diable qui œuvrerait autour de Damien.
Lorsque Robert lui révèle les origines troubles de son fils, le duo décide de se rendre à Rome pour retrouver le monastère dont il est originaire.
Sur place, ils apprennent que le monastère a brulé peu après la naissance de Damien et que Spilletto (Martin Benson) le seul prêtre survivant au massacre vit retranché dans la montagne.
Lorsqu’ils le retrouvent, ils découvre un homme défiguré et détruit psychologiquement.
Ils parviennent néanmoins à trouver ou serait enterré leur vrai enfant et après avoir ouvert plusieurs tombes, découvrent qu’il a été assassiné par les prêtres.
Leur émotion est pourtant de courte durée puisqu’ils sont assaillis par une meute de rodweillers qui les déchirent sauvagement.
Blessés, les deux hommes échappent par miracle à la mort.
Paniqué Robert demande à Katherine de le rejoindre à Rome, mais elle ne peut y parvenir et meurt tuée par Baylock qui la jette d’une fenêtre de l’hôpital.
Thorn et Jennings se rendent ensuite à Jérusalem et découvre Carl Bugenhagen (Leo Mc Kern) un archéologue versé dans l’ésotérisme qui lui révèle que Damien est la réincarnation de l’Antéchrist et doit être tué à l’aide d’une dague sacrée.
Malheureusement, Jennings qui se savait également menacé, meurt également décapité.
Surmontant sa répulsion, Thorn retourne dans le manoir de Londres, coupe les cheveux de son fils pour constater la marque 666 sous sa chevelure, marque de l’Antéchrist mais se heurte à la farouche résistance de Baylock.
Après une lutte à mort, Thorn poignarde Baylock, emmène Damien dans une église en pleine nuit mais est tué par la police qui surveillait le manoir avant d’avoir pu accomplir son acte.
A l’enterrement de son père et de sa gouvernante, Damien sourit d’un air machiavélique…
En conclusion, moins connu et gore que « L’exorciste », « La malédiction » n’en est pas moins un chef d’œuvre sombre et vénéneux dont l’ambiance malsaine enserre inéluctablement le spectateur.
Servi par des acteurs de classe internationale, Gregory Peck en chef de file mais aussi l’inquiétante Billie Whitelaw et illuminé de la musique effrayante de Jerry Goldsmith, le film de Donner puise dans nos peurs les plus enfouies (suicide, infanticide, parricide, attaques d’animaux) pour frapper de manière durable notre subconscient.
Pour cette raison, il mérite une place dans le top 10 voir 5 des films d’horreurs.

La malédiction (Richard Donner)
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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 09:42
Ténèbres (Dario Argento)

Détour vers le film d’horreur pure avec « Ténèbres » de Dario Argento, célèbre réalisateur italien devenu culte en raison de l’ultra spécialisation de ses films.
Sorti en 1982, « Ténèbres » se base sur une série de meurtres commis à Rome par un mystérieux tueur s’inspirant d’un livre intitulé « Ténèbres » écrit par Peter Neal (Anthony Franciosa).
L’écrivain venu des Etats-Unis pour la promotion de son nouveau livre, parait choqué d’être relié au meurtre d’une première femme à la gorge tranchée au rasoir (Ania Pieroni)
Accompagné de son staff, son agent Bullmer (John Saxon) et son assistante Anne (Daria Nicoladi), Neal n’en donne pas moins des interviews.
Mais malgré l’enquête de l’inspecteur Germani (Giuliano Gemma), les meurtres se succèdent, avec Tilde (Mirella D’angelo) une journaliste lesbienne vivement opposée au dernier livre de Neal et sa compagne, elles aussi sauvagement égorgées à leur appartement.
Même Maria (Laura Alboretto) la fille du propriétaire qui héberge Neal est assassinée après avoir pénétré sans le savoir dans la maison du tueur pour échapper à un doberman la poursuivant en pleine nuit.
N’écoutant que leur intuition, Neal, Anne et Gianni (Christiano Borromero) un autre jeune assistant du romancier, détermine que le périmètre des meurtres converge vers la maison de Christiano Berti (John Steiner), un autre journaliste lui fervent admirateur de « Ténèbres » contrairement à Tilde.
Neal et Gianni se rendent sur place seuls, mais le premier est assommé tandis que le second assiste impuissant au meurtre à coups de hache de Christiano.
Paniqués et blessés, les deux hommes font marche arrière…
Les suspicions sont Christiano et de curieux aveux avant de mourir font de lui le coupable idéal mais les meurtres continuent, Baxter étant tué en pleine ville d’un coup de couteau…
Prudent, Neal décide de quitter Rome pendant quelques jours pour Paris mais Gianni désireux de continuer seul son enquête, revient à la villa de Christiano pour être étranglé.
Jane (Veronica Lario devenue par la suite la femme de Berlusconi !) l’ex femme de Neal également sur place passe également un étrange coup de téléphone à Anne pour implorer son aide car elle se sent elle-même perturbée et en danger.
Malgré la présence d’une arme à feu, elle est également sauvagement agressée et tuée à la hache.
Arrivés sur place, Anne et Germani trouvent Neal ensanglanté, la hache à la main…
Le romancier avoue tout, avoir effectivement tué Christiano le premier tueur au rasoir puis continuer son œuvre en raison d’intense problèmes psychiques liés à une agression d’une femme sur la plage et au meurtre de celle-ci.
Simulant sa propre mort, Neal trompe Germani et le tue.
Anne échappe miraculeusement au même sort, en empalant accidentellement le romancier criminel.
En conclusion, premier film du maitre italien, qu’il m’est été permis de voir, « Ténèbres » remplit fort bien son office, jouant avec maestria sur une intrigue pleine de rebondissements et des scènes chocs ou de plantureuses italiennes à forte poitrine se font complaisamment tailladées pour tenir en haleine le spectateur.
Film de genre à petit budget, « Ténèbres » séduira les amateurs d’horreur, avec une prédilection pour le meurtre à l’arme blanche (rasoir, hache) perpétrés par des esprits torturés.
Surpassé depuis par des films nettement plus malsains et réalistes, il n’en demeure pas moins respectable compte tenu de son âge à présent vénérable.

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