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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 22:56

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J’ai toujours été fasciné par la guerre de Sécession.

Ceci remonte à mon enfance ou les costumes bleus et gris des belligérants me faisaient rever et ce sentiment fut augmenté par la série à succès « Le Nord et le Sud » diffusée dans les années 80 à la télévision française.

C’est donc avec un grand plaisir que j’ai découvert « La guerre de Sécession » de l’historien britannique John Keegan.

Paru en 1997, « La guerre de Sécession » est un gros pavé retraçant le déroulé des évènements de manière chronologique dans ses premiers trois quarts avant de prendre du recul en proposant des sujets transverses dans la dernière partie.

Puisant ses origines dans une clause originelle de la Constitution américaine visant à abolir l’esclavage qui fournit la principale main d’œuvre pour l’exploitation des champs de coton des Etats du Sud, le différend s’envenime en 1860 quand Abraham Lincoln, le nouveau président des Etats-Unis entreprend de durcir le ton contre les onze états sécessionnistes qui ont crée la Confédération.

Les états du Nord regroupés dans l’Union et les Confédérés vont alors entrer dans un conflit armé avec en toile de fond la prise de contrôle des états de l’Ouest américain, vastes territoires alors considérés comme en friche.

Keegan dresse tout d’abord un tableau des forces en présence avec le nord des Etats Unis plus peuplé, plus riche, plus avancé industriellement et aux idées plus progressistes et le Sud, globalement pauvre, rural dont l’économie repose quasi exclusivement sur les exportations de cotons avec l’Europe.

Devant l’imminence de la lutte armée, les deux blocs vont devoir se structurer pour faire de volontaires peu expérimentés de véritables soldats.

Les officiers des deux camps, formés à l’Académie de West Point, s’inspireront des grandes armées européennes notamment napoléoniennes pour diriger leurs troupes.

Retranché à Washington, le brillant Lincoln affrontera à distance son adversaire sudiste Jefferson Davis localisé à Richmond en essayant de trouver le général d’exception capable de lui faire prendre l’avantage.

En effet, l’immensité du territoire, le manque de cartes fiables et le réseau de chemin de fer inharmonieusement développé vont rendre la conduite de la guerre particulièrement délicate.

A l’offensive, le Nord va chercher à prendre le contrôle des grandes rivières menant au Sud comme le Mississipi, l’Ohio et le Tennessee.

Le premier choc a lieu en 1861 à Bull Run prêt de Manassas, à la lisière de la Virginie ou les armées du général nordiste Mc Dowell trop confiantes, essuient une défaite face aux troupes de Beauregard et Jackson se dernier acquérant à cette occasion son surnom de mur de pierre « Stonewall ».

Prenant la suite des armées nordistes sous l‘autorité du chef d‘état major Mc Halleck, le général Mc Clellan va élaborer une stratégie assez attentiste misant sur l’évitement d’un choc trop frontal et sur une asphyxie économique du Sud, dont les exportations ont été stoppées par un blocus maritime de la Marine du Nord.

Officier brillant intellectuellement et bardé de diplômes, Mc Clellan va, à la tête de l’armée du Potomac, par son caractère indécis et angoissé, contribuer à bon nombres d’errements dans le déroulement des opérations militaires nordistes.

En 1862, à Shiloh prêt de Pittsburg, Grant qui a réussit à prendre deux forts navals stratégiques sudistes et Sherman  affrontent leurs homologues sudistes Johnston et Beauregard dans un espace réduit délimité par une végétation hostile.

Le résultat est terriblement meurtrier faisant plus de dix mille morts de part et d’autres en trois jours d’affrontements avec une nouvelle déconvenues du Nord.

Mc Clellan ne fera pas mieux lors de la bataille des sept jours prêt de la ville de Richmond et malgré une supériorité numérique écrasante sera vaincu par le fameux général sudiste Robert E Lee.

Redoutable combattant et meneur d’hommes, Lee et son fidèle général Jackson, compensèrent leur infériorité numérique en menant une guerre de mouvement faite de prises d’initiatives rapides et de manoeuvres alors inédites mettant à mal les manoeuvres timorées d’un Mc Clellan tétanisé au moment de conclure.

Portant la guerre sur le territoire nordiste, Lee affronte Mc Clellan dans l’état du Maryland à la bataille de l’Antietam.

Cette bataille est un nouveau carnage avec une nouvelle fois plus de dix mille morts de part et d’autres.

Malgré son ascendant, Mc Clellan est une nouvelle fois incapable de prendre l’avantage décisif que souhaite Lincoln qui finit par le limoger au profit de Burnside qui encaissera à Fredericksburg (Virginie) une des plus cuisantes défaites de l’Union.

Les Nordistes parviennent enfin à inverser la dynamique fatale à Gettysburg (Pennsylvanie) en 1863 ou le général Meade nommé en remplaçant de Hooker lui aussi gagné par le démon du doute, fait preuve d’un caractère suffisamment bien trempé pour prendre l’avantage sur Lee.

Mais une nouvelle fois l’horreur des combats et les 56000 morts, laissent les troupes si épuisées que Meade n’est pas capable de porter le coup de grâce aux Sudistes.

Cette victoire que d’aucuns voient comme le tournant de la guerre ou tout du moins le pic absolu de son intensité, se couple aux succès du général Grant qui parvient après une lutte acharnée à prendre la forteresse de Vicksburg puis dans la foulée à emporter les grandes villes d'Atlanta et de Knoxville.

Remarqué par ses succès militaires, Grant devient l’homme fort du moment et est nommé par Lincoln comme chef de de l'armée.

Intelligent, courageux et déterminé, Grant va charger son adjoint Sherman de mener une campagne de destruction  visant à faire souffrir les populations civiles du Sud pour abréger le conflit.

Le duo Grant-Sherman va se révéler enfin la combinaison idéale permettant à Lincoln de prendre inexorablement le dessus sur un Sud exangue numériquement et économiquement.

Dés lors, les coups de bravoure de Lee ne parviendront qu’a repousser le lent effondrement des Confédérés qui se soldera par la défaite de Lee à Petersburg en 1865.

Après la reddition du plus brillant général sudiste, l’affaire tourne à la simple formalité pour Lincoln qui peut faire emprisonner le président Jefferson Davis.

La dernière partie du livre de Keegan, se propose de se focaliser sur divers angles d’appréciations du conflit comme le traitement des Noirs, admis après leur affranchissement par les armées de l’Union malgré de forts préjugés raciaux latents, les différentes personnalités des chefs de guerre, les innovations technologiques militaires comme le fusil Springfield, l’emploi de navires cuirassés ou même du premier sous marin sudiste le Hunley et enfin les écrivains de la guerre comme le poète Walt Whitman avant d’analyser les conséquences du conflit suite à l’assassinat de Lincoln en 1865.

En conclusion, « La guerre de Sécession » est un ouvrage titanesque qui satisfera la curiosité des plus acharnés d’entre vous.

Tout y est décrit ou presque avec un soucis minutieux du détail.

Keegan parvient à nous faire ressentir l’horreur d’un conflit qui fit plus de 6200 000 morts, assurément la plus grande boucherie avant les guerres mondiales.

On est frappé de la férocité de combattants partageant la même langue et une grande communalité culturelle, luttant dans de sanglants combats d’infanterie ou les hommes tentaient au courage de prendre des positions dans des lieux encaissés, boueux et à la végatation enchevêtrée.

Si j’ai bien entendu grandement apprécié le récit des conflits, il m’a été en revanche difficile d’assimiler toutes les informations et de discerner de manière synthétiques les grands tournants de la guerre que sont Antietam, Gettysburg ou Vicksburg.

La facette la plus intéressante du livre a été pour moi l’analyse des stratégies de chefs, avec les multiples hésitations de généraux premiers de la classe perdant leurs moyens dans le feu de l’action ce qui rend pour moi la guerre si fascinante en tant que révélatrice ultime de la personnalité profonde d’un individu.

Au final on ressort de cette lecture ébranlé, charmé, fasciné par la grandeur de personnages dignes de rentrer dans l’histoire comme Lincoln, Grant, Lee ou à un niveau moindre Meade, Jackson.

Une œuvre particulièrement dense qui vous marque au fer rouge.

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 22:52

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Après « Clovis » autre grand personnage de l’histoire de France en la personne de « Charlemagne » d’après un ouvrage faisant figure de référence écrit par le spécialiste Arthur Kleinclausz.

Je dois avouer que au commencement de la lecture de ce volumineux ouvrage, mes connaissances sur l’empereur des Francs étaient des plus minimalistes.

On comprend avec le début du livre longuement consacré à discuter de la fiabilité des sources historiques, que Kleinclausz est un historien rigoureux et méticuleux.

Né de glorieuse ascendance carolingienne à la fin du VIII ième siècle après JC, Charlemagne est le fils de Pépin le Bref et petit fils de Charles Martel, deux grands rois guerriers qui ont conclu des victoires décisives sur les troupes musulmanes ennemies.

Cet homme robuste dont la taille est estimée entre 1,92m et 2m04,  hérite d’un royaume Franc formant un arc nord-sud en passant par l’ouest du territoire en allant d’une partie de l’Allemagne moderne bordé par Cologne jusqu’à l’Aquitaine en passant la Bretagne, l’autre moitié étant dévolue à son frère Carloman.

Rapidement, Charlemagne va s’imposer par ses succès militaires assez stupéfiants comme un insatiable conquérant.

A la mort de Carloman, il annexe le royaume de son frère puis se tourne vers ceux qui seront ses plus célèbres ennemis, les Saxons.

Fervent catholique, Charlemagne va se faire un devoir de convertir les Saxons païens au christianisme et multiplier les expéditions militaires jusqu’à s’assurer de la soumission totale de cette région en 783.

Mais malgré sa foi, le souverain franc se caractérise comme un roi puissant qui entend s’imposer au Pape Hadrien.

Il profite de la menace que fait peser le roi des Lombards Didier sur Rome pour intervenir, défaire ses ennemis, conquérir cette région et gagner les bonne grâces du Pape avec qui une lutte à distance complexe s’instaure.

Charlemagne fonde la capitale de son royaume à Aix-la-Chapelle, ville thermale de Rhénanie ayant la particularité de se trouver prêt de grandes forets capable de rassasier son gout pour la chasse.

Malgré quelques revers militaires contre les Arabes et les Basques en Espagne ou les zones montagneuse des Pyrénées causèrent la célèbre défaite de Roland à Roncevaux, Charlemagne consolide son royaume en Saxe ou il mate les tentatives de rébellion instaurées par Witkind.

Il l’étend même en 788 en conquérant le Bavière de Tassilon et le royaume des Avares en Hongrie, pourtant dernier descendants des redoutables guerriers Huns.

Le victoire militaire doublée de l’évangélisation des nomades provoquera l’extinction définitive du peuple Avare.

Avec la mort de Hadrien vient une nouvelle relation avec son successeur Léon III.

Plus faible que Hadrien, Léon III cède sous tous les points à Charlemagne qui devient le véritable chef spirituel de l’empire chrétien d’occident et imposera ses points de vue dans les querelles théologiques avec les dissidents « adoptianistes » Espagnols ou  l’iconoclasme Byzantins adorateurs des images divines.

Mais Charlemagne n’est pas qu’un chef militaire et religieux.

Une fois son royaume solidement implanté en Europe, il va consacrer son énergie à réformer l’administration de l’empire Franc.

Il divise les régions en domaines royaux appelés villas, gérées par un représentant laïc et un religieux.

Il gouverne en despote éclairé et centralise autour de sa personne toutes les décisions importantes mais peut exceptionnellement déléguer son pouvoir à ses missi dominici, envoyés dans les régions pour faire respecter l’autorité du roi.

Les principales réformes concernent la mise en place d’un serment de fidélité que lui doit chaque citoyen, des nouvelles relations de vassalités, l’harmonisation des unités de mesures, de la monnaie autour du denier d’argent et le prélèvement de la dime pour l’Eglise qui gagnera considérablement en puissance et en richesse sous son règne.

Autodidacte, Charlemagne n’aura de cesse de combler ses lacunes scientifiques, théologiques et culturelles en s’entourant d’intellectuels comme son favori le britannique Alcuin à qui l’on doit une importante source écrite de sa vie.

Il promut l’enseignement afin de former des prêtres érudits capable de retranscrire fidèlement les Evangiles.

Après s’être fait nommé empereur en 800 ap JC, et que son fils  l’impétueux Louis eut essuyé de nouveaux revers face aux Arabes en Espagne, Charlemagne se dote d’une flotte de combat pour contenir les raids des Normands sur son royaume et se tourne vers son principal ennemi, l’empire Byzantin gouverné par l’impératrice Irène.

La lutte d’influence aura lieu lors des batailles navales de Méditerranée, ou les Vénitiens et Dalmates tournèrent d’un camps à l’autre avant un accord en 813 à leur dépens entre les deux supers puissance d’Orient et d’Occident.

Vieilli et fatigué, le souverain aura le temps de passer le pouvoir à son fils Louis avant d’être enterré à Aix la Chapelle avec les honneurs dus à son rang.

En conclusion, « Charlemagne » est un ouvrage ultra dense et exhaustif pour tout savoir de la vie d’un souverain comme très peu en connu la France.

Le parcours de cet homme d’exception laisse en effet pantois avec cette redoutable science lui permettant de manier la puissance des armes et l’art de la diplomatie.
Homme de pouvoir, Charlemagne pouvait être durs lorsque les circonstances l’exigeaient mais savait également faire preuve de mesure et maitrise de soi.

Bâtisseur, fédérateur de l‘Europe de l‘Ouest, il utilisa comme Clovis sa foi pour unifier son peuple tout en se portant aux avant postes de la conquête chrétienne en faisant barrage aux Musulmans et convertissant sans relâche les peuples vaincus.

Même si la légende des siècles à considérablement changé la réalité des faits pour créer faire de Charlemagne un saint ou un personnage fabuleux, il existe en toute rigueur peu d’équivalent donc à un souverain de cette envergure dans l’Histoire de France, surclassant  même Napoléon et Louis XIV.

Quelques critiques cependant sur la forme adoptée par Kleinclausz dense, touffue avec quelques lourdeur, qui rendent l’ingestion de ce livre passionnant parfois difficile.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 22:40

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Poursuite de la découverte de l’histoire de France avec « Clovis » de Michel Rouche.

Le volumineux ouvrage de l’historien prend place lors de la déchéance de l’Empire romain, divisé en Empire d’occident et d’Orient depuis la mort de Théodose en 395.

A cette époque, l’Empire romain miné par les grandes invasions des Wisigoths et Ostrogoths, est obligé de faire des concessions après ses lourdes défaites militaires et entretient des relations complexes avec ces barbares qu’il craint mais à qui il donne le statut de fédérés pour s’assurer de leur fidélité.

Ainsi, Rome tombe aux mains de Goths, les Vandales s’installent en Afrique du Nord et  l’empereur Honorius retranché à Ravenne, donne aux Wisigoths l’Aquitaine alors qu’ils étaient déjà e, Espagne.

C’est la fin de l’Empire romain d’Occident et seul l’Empire romain d’Orient reste puissant sous le règne de Théodose.

L’Empire romain déjà christianisé depuis Constantin essuie cependant une crise avec la montée de l’Arianisme, religion chrétienne niant la Sainte Trinité et la divinité de Jésus-Christ.

Supérieurs en nombre et majoritairement arianistes, les barbares sont souvent enrôlés en raison de leurs aptitudes guerrières comme auxiliaires dans l’armée romaine ou ils prennent une place toujours  plus dominante.

En contre partie les barbares s’imprègnent de la culture romaine et adoptent bon nombre de leurs lois tout en conservant leur propre système basé sur la puissance du roi ayant fait ses preuves à la guerre et des multiples remariages entre clans permettant de conserver une lignée prestigieuse et donc le pouvoir.

L’invasion des Huns au début du Viéme siècle déclenche d’importants flux migratoires des populations fuyant les invincibles conquérants asiatiques.

Romains et Goths font alliance contre leur ennemi commun et parviennent à le vaincre au cours de la célèbre bataille des champs Catalauniques en 451 après JC.

A cette époque Clovis est un petit roi des Francs Saliens, peuplade germanique vivant sur la rive droite du Rhin.

Comme chacun des rois de cette époque, il doit livrer bataille à ses voisins Thuringiens ou Alamans ou conclure des alliance par mariage pour ne pas disparaitre.

C’est ainsi qu’il épouse Clotilde la fille du roi Burgonde Chilperic II, ce qui lui permet de construire une alliance solide avec un peuple puissant en Gaule.

Sous l’impulsion de sa femme mais également de Geneviève, mystique religieuse parisienne adepte de Saint Martin, prônant une pratique de la religion chrétienne plus proche des préoccupations du peuple, Clovis va compenser sa faiblesse miltaire par une politique habile utilisant la religion chrétienne pour se rapprocher de l’Empire romain d’Orient.

Suite à la victoire de Tolbiac, il se convertit officiellement au christianisme en se faisant baptiser à Reims en 498.

Theodoric le puissant roi des Ostrogoths qui règne sur l’Italie et a tissé un jeu complexe d’alliance par des mariages visant à stabiliser son royaume, devient alors le principal rival de Clovis.

Après avoir également fait des concessions aux Armoricains en échange de cavaliers lourds capable de rivaliser avec ses rivaux Goths, Clovis profite de la protection de l’Empereur d’Orient Anastase qui tient en respect les troupes Ostrogoths et Vandales et réussit alors une spectaculaire percée vers lle Sud-Ouest en tuant le général romain félon Syagrius et le roi des Wisigoths, Alaric II.

Prudent, il se retire vers le nord de la Gaule et affermit son royaume en se faisant nommer consul et pratrice par Anastase.

Les principales décisions de Clovis sont de faire massacrer quasiment toute sa famille, d’opter pour une vie monogame mais surtout d’imposer la loi Salique pour mettre fins aux faides sortes d‘éternelles vendetta nordiques, puis de modifier le bréviaire d’Alaric reprenant le code Théodosien pour interdire les mariages consanguins permettant aux oncles  ou cousins de prendre le pouvoir.

Il prend aussi soin d’établir de bonnes relations avec les évêques en se soumettant à la puissance du Pape, en exonérant d’impôts les possessions de l’église.

Après sa mort, sa femme Clotilde fit tout pour conserver son œuvre mais ses fils rétablirent les anciennes coutumes germaniques avec  la clé sanglantes vendettas et polygamie.

En conclusion, « Clovis » est un livre historique dense et difficile permettant de mieux comprendre l’avènement d’un petit roi germain réputé fondateur de la France par ses victoires militaires, sa romanisation et par sa conversion au catholicisme.

On voit que le personnage de Clovis est donc très symbolique et on ne peut être qu’étonné par la surprenante ascension d’un homme habile réussissant à se frayer un chemin entre empire romain certes déclinant mais toujours incroyablement influent et empire goth régnant par la guerre, le meurtre et l’adoption d’une religion controversée.

Comme le prouve l’épisode connu du vase de Soissons ou le massacre impitoyable de sa propre famille, Clovis n’était sans doute pas un enfant de chœur mais il accomplit une remarquable tentative de stabilisation du royaume des Francs, en utilisant à merveilles les outils qui étaient à sa disposition (législation romaine, religion chrétienne).

J’ai également apprécié de mieux connaitre les relations complexe entre les peuples barbares s’affrontant en permanence pour accroitre leur territoire avec en arrière plan l’Empire romain d’Orient tentant de les manipuler.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 23:07

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Suite logique du premier tome,  « La Révolution française, tome 2, aux armes citoyens ! » est le deuxième volet de la série de livres consacrés à la Révolution française par Max Gallo en 2009.

L’histoire reprend juste après l’exécution de Louis XVI en 1993 et décrit majoritairement les conflits politiques puis armés entre les différentes factions de la Convention, les Montagnards partisans de l’exercice de mesures toujours plus radicales pour préserver leur idéal de Révolution et les Girondins plus modérés, désireux de sauvegarder l’ordre établi et mais également de s’enrichir personnellement.

La mort du roi n’apporte qu’un court apaisement à ses affrontements tant il est vrai que la nouvelle France républicaine doit livrer bataille contre les armées royalistes autrichiennes et anglaises mais également contre la puissante insurrection vendéenne des Chouans.

Au sein des différentes factions, Robespierre et ses Jacobins font cause commune avec le populaire tribun Danton du club des Cordeliers pour affronter les Girondins emmenés par Brissot.

Mais il existe néanmoins d’autres mouvements aussi dangereux qu’incontrôlables comme celui des Enragés de Jacques souhaitant l’égalité sociale et la taxation des denrées ou celui des Exagérés de Jacques René Hébert poussant le peuple toujours affamé à la révolte pour faire passer des mesures liberticides ou anti chrétiennes.

Robespierre aidé de son frère Augustin et du toujours virulent Marat utilise le climat de tension provoqué par la trahison du général Dumouriez passé à l’ennemi pour prendre le dessus et faire créer le Comité de Salut Public seul capable de juger les députés de la Convention.

Dés lors les Girondins sont pris au piège, mis en accusation pour trahison, arrêtés puis exécutés.

Marat paye le prix de cette victoire en étant assassiné par Charlotte Corday, une sympathisante Girondine mais ceci n’arrête pas la frénésie de Robespierre qui fait exécuter l’encombrante Marie-Antoinette pour tenter d’apaiser les révoltes populaires et parvient ensuite à éliminer son principal rival Danton, compromis dans des scandales de détournement de fonds.

Danton apparait ici comme un orateur d’une puissance inouïe, capable de magnétiser une foule par la parole mais aussi comme un profiteur, un homme à la morale trouble et adaptable selon les circonstances, ce qui contraste avec l’austère rigidité ascétique d’un Robespierre se sentant investi d’une mission d’ordre divine.

Après s’être également débarrassé des extrémistes de Hébert, Robespierre doit affronter les autres membres des Comités de salut public (Carnot, Cambon, Billaud-Varenne, Collot d‘Herbois).

Il perd finalement ce combat et est guillotiné avec ses proches (Saint Just, Couthon, son frère Augustin) en 1794.

Les nouveaux hommes forts sont Barras, Fréron, Fouché et Tallien et sont appelés les Thermidoriens.

Les royalistes ressortent de leur silence et le mouvement des Muscadins formé de jeunes gens aisés traque sans répit les Robespierristes pour les éliminer et qui se heurteront pendant longtemps aux groupes de sans culottes révolutionnaires.

Le Directoire se forme en 1795 et est dominé par Barras, homme habile et corrompu dont l’absence de notion du bien public aggravera la situation économique déjà peu enviables des français.

Dans cette France troublée, fragile et profondément inégalitaire, beaucoup déchantent et se montrent déçu des résultats de la Révolution, qui n’a pas résolu les problèmes de base des foyers.

C’est alors qu’une porte s’ouvre pour les généraux s’étant brillamment illustrés lors des guerres contre les armées royalistes.

Si Hoche, Masséna et Kléber sont assurément de grands militaires, c’est le corse Napoléon Bonaparte victorieux d’une éclatante manière lors de la campagne d’Italie qui fait le plus parler de lui, accumulant succès sur succès, se montrant également très ambitieux et difficilement maitrisable par un Directoire faible.

Revenu à Paris tout auréolé de prestige, Napoléon saura se placer près des cercles du pouvoir en épousant une ancienne maitresse de Barras, Joséphine de Beauharnais, éviter de faire un faux pas politique l’amenant à se trahir, retourner à son avantage le semi échec de la périlleuse campagne d’Egypte pour apparaitre comme le Sauveur de la France, l’homme providentiel à poigne, seul amène pour les Français de redresser la situation.

Il passera aux actes en 1799 par le coup d’état du 18 brumaire qui lui fera prendre le pouvoir par la force et se faire nommer consul aux cotés de Sieyès et Ducos.

En conclusion, même si il ne contient sans doute pas la partie de l’histoire de France que je préfère, « La Révolution française, tome 2, aux armes citoyens ! » constitue néanmoins un intéressant épilogue aux évènements ayant mené à des changements irréversibles au sein de la société française.

La période de la Terreur instaurée par Robespierre est réellement effrayante, et cette absurde boucherie fratricides entre courants politiques conventionnels n’aboutit à rien d’autre qu’à l’auto destruction des principaux acteurs de la Révolution.

Ces évènements incarnent la bêtise des politiciens avides de pouvoir et incapables de s’entendre pour résoudre les problèmes de la nation républicaine nouvellement crée.

Compte tenu de la tournure des évènements, l’arrivée de Napoléon, introduira le règne d’un dictateur réformateur, homme à poigne, chef de guerre génial et insatiable, qui restaurera la stabilité nécessaire à ce pays fragile soumis à d’énormes pressions internes et externes.

Je recommande davantage le premier tome de la série, plus intéressant pour moi pour comprendre le déroulement des évènements menant au renversement de la monarchie française.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 12:58

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L’écrivain historien Max Gallo a déjà eu les honneurs de ce blog avec sa série de livres sur les Romains, qui si ils ne permettaient pas de devenir de véritables érudits sur ce vaste domaine, avaient au moins le mérite d’apporter un minima de connaissances.

La démarche adoptée est ici la même avec « La Révolution française, tome 1, le peuple et le roi » premier volet d’une série de deux tomes parus en 2009.

Gallo se concentre ici sur le destin de Louis XVI personnage principal du roman, depuis son ascension prématurée au trône en 1774 à sa mort par guillotine en 1793.

Durant cette période extrêmement intense et mouvementée de l’histoire de France, le mécontentement du peuple va croissant au fur et à mesure que le royaume de France s’enfonce dans une crise économique.

Malgré le succès militaire remportée contre sa vieille rivale anglaise, la France ressort ruinée de son soutien à la guerre d’indépendance des Etats-Unis.

Face à l’hostilité d’un Parlement désireux de conserver les privilèges de sa caste, Louis XVI apparait trop timoré voir apeuré devant les propositions de réformes en profondeur demandées par ses ministres des finances que ce soit Turgot ou le populaire banquier genevois Necker.

Le jeune roi regarde avec méfiance les idées progressistes des philosophes des lumières comme Voltaire ou Rousseau et recherche l’aide de mentors politiques comme l’expérimenté Maurepas.

Il est incapable de toucher aux privilèges accordés aux aristocrates et au clergé.

De plus, sa femme, la très controversée autrichienne Marie Antoinette apparait comme immature, capricieuse, dépensière et complètement coupée  des réalités.

Au fur et à mesure que le peuple étranglé par les impôts et affamé par le manque de pain se soulève en révoltes spontanées d’une grande violence, la pression s’accroit sur Louis XVI qui est finalement contraint en 1789 d’organiser une périlleuse convocation des états généraux.

Cette convocation aboutit à une prise de pouvoir du Tiers Etat composé de travailleurs, bourgeois et ecclésiastiques modestes qui sous l’impulsion de Mirabeau, la Fayette, de l’abbé Grégoire, Sieyès et Bailly,  prêtent serment de créer une assemblée nationale ayant pour but de former une nouvelle constitution plus égalitaire.

Dés lors, Louis XVI apparait comme sans cesse pris de court par les événements et les décisions de l’Assemblée nationale qui  établit la séparation des pouvoirs et place la Nation au dessus de sa souveraineté.

Même si il use à profusion de son droit de véto pour tenter de bloquer les propositions de réformes de l’Assemblée, Louis XVI est contraint de céder progressivement ses pouvoirs.

Mais la situation économique ne s’améliore pas pour autant et les révoltes populaires attisés par certains agitateurs révolutionnaires des clubs (Jacobins, Cordeliers) se font de plus en plus incontrôlables avec la complicité de gardes nationaux sympathisant comme celle qui aboutit au mois de juillet 1989 à la prise de la Bastille symbole du pouvoir autoritaire monarchique.

Il s’ensuit alors deux événements majeurs, l’abolition des privilèges qui détruit le régime féodal et la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui sous l’influence des philosophes des Lumières établit l’égalité des traitement des hommes en droit sur des principes de liberté, égalité et de fraternité constituant le socle de la nation française moderne.

Devenu de plus en plus impopulaire, Louis XVI se réfugie dans ses deux passions, la pratique intensive de la chasse et les travaux manuels comme la serrurerie qu’il exerce en solitaire.

Mais la pression populaire est telle que le roi et sa famille lâchés par leurs soldats sont déportés de Versailles à Paris pour être assignés à résidence.

Sentant enfin poindre une menace sur son intégrité physique, Louis XVI tergiverse mais finit tout de même sous l’impulsion de sa femme par envoyer discrètement des missives aux autres monarchies européennes pour venir l’aider à rétablir militairement son pouvoir.

Sous la peur d’une agression militaire étrangère et d’un retour en force des nobles émigrés, s’instaure alors en France un climat de chasse aux sorcières et une frénésie de violence contre les traitres ou espions présumés.

Les nobles et les prêtres réfractaires sont persécutés et atrocement massacrés avec décapitation, démembrations et exhibitions  publiques des corps martyrisés.

Au sein de l’Assemblée, les courants les plus extrémistes portés par les tribuns Marat, Danton ou Desmoulins prennent le dessus sur ceux des Girondins modérés de Brissot,  et justifient les actes de barbarie commis par le peuple.

Robespierre se caractérise par une position certes virulente mais plus attentiste que ces principaux rivaux politiques.

Dés lors après une tentative de fuite avortée en 1791 et un échec de l‘armée autricho-prussienne de Brunswick pour venir écraser les troupes révolutionnaires dirigées par Dumouriez et Kellerman, Louis XVI se sait à courte échéance condamné.

Son procès a lieu en 1793 et aboutit logiquement à une condamnation à mort pour apaiser le peuple par l’élimination du symbole qu’il représente.

Bien que le roi soit soutenu jusqu’au bout par une poignée de fidèles composés de nobles, de gardes du corps ou de soldats suisses, rien ne peut empêcher la marche de l’histoire et l’exécution par guillotine.

En conclusion, avec « La Révolution française, tome 1, le peuple et le roi », Max Gallo permet de mieux comprendre la succession d’évènements ayant menés au basculement le plus crucial de l’histoire de France avec la destruction de la monarchie et l’établissement d’une société républicaine ou la noblesse et du clergé ont mis sous tutelle.

Bien entendu, grace au talent de vulgarisateur de Gallo on sent le vent de l’Histoire souffler avec le sentiment qu’un peuple poussé à bout par la faim, la misère et le désespoir, n’a plus rien à perdre et est prêt à toutes les folies pour renverser ses persécuteurs.

Trop inégalitaire, le système féodal ne pouvait perdurer en des temps aussi troublés tandis que les idées progressistes des philosophes des Lumières gagnaient les esprits pour réformer le modèle de la société.

La violence et la barbarie entretenues par un certain fanatisme révolutionnaire de Marat véritable boucher massacreur ressortent également de cette période de manière particulièrement marquante.

Même si Gallo tente d’humaniser Louis XVI en décrivant l’amour sincère qu’il portait à son peuple ou à sa famille, il parait évident que cet homme timide et passif n’avait pas l’étoffe des grands dirigeants et que sa politique économique désastreuse fut grandement responsable du déclenchement des événements menant à sa perte.

La mort de ce souverain laisse donc un pays menacé par l’extérieur et déchiré par l’intérieur en raison des puissantes rivalités entre hommes politiques (Marat, Danton, Robespierre) prêt à tout pour prendre le pouvoir …

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 20:43

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La période 1914-1918 toujours à l'honneur avec un classique du cinéma en noir et blanc « Les chemins de la gloire » d’Howard Hawks.

Sorti en 1936, « Les chemins de la gloire » a pour toile de fond la vie d’un régiment de soldats français en pleine guerre de premiére guerre mondiale.

Le film narre l’affrontement entre deux officiers aux personnalités saillantes, le capitaine Laroche (Warner Baxter) et le lieutenant Denet (Fredric March)  qui vient servir sous son commandement.

Malade, porté sur la boisson, Laroche est un homme impulsif, autoritaire, endurci par la vie au front mais il compose ce caractère difficile par une grande bravoure et un fort charisme qui provoquent un soutien indéfectible de ses hommes.

Pianiste de formation, Denet a également un fort caractère mais un coté plus sensible qui provoque chez lui des prises de distance voir des interrogations sur les situations vécues au combat.

Les deux hommes se disputent rapidement, surtout après que Denet ait pris l’initiative d’aller secourir un blessé empêtré dans des fils barbelés, obligeant ainsi Laroche à s’exposer personnellement pour le tirer de ce mauvais pas.

Une autre source de tension entre eux est la persévérance du propre père de Laroche (Lionel Barrymore) à s’engager au front malgré son dépassement de la limite d’âge, Denet soutenant le vétéran patriote contre l’avis du fils désirant écarter son père des combats.

 

Au cours d'une charge au milieu des rafales de mitrailleuses, des explosions et des trous d’obus, Denet

tentera meme de couvrir une grave erreur de Laroche pére ce qui provoquera une bref réconcilalition avec le fils.


En parallèle de cet affrontement viril, se déroule un flirt entre Denet et une infirmière militaire appelée Monique (June Lang).

Sérieusement épris, Denet découvrira plus tard que Monique est en réalité la maitresse de Laroche ce qui portera à son paroxysme leur rivalité.

Evincé par Monique, qui lui préfère le jeune Denet, Laroche rendu aveugle par les combats, se venge en renvoyant son rival bléssé dans une mission suicide pour établir une liaison télégraphique permettant de guider les tirs d’artillerie française.

Les hommes tombent comme des mouche et Laroche finit par le rejoindre son père pour un ultime acte héroïque les emportant tous les deux.

En conclusion, « Les chemins de la gloire » fait bien son époque et sonne aujourd’hui un peu daté par rapport aux films de guerre ou d’action plus contemporains.

L’histoire en elle-même autour du triangle amoureux n’est guère palpitante, la rivalité entre deux hommes soumis à des conditions extremes l'est davantage.

Les scènes de combat ou de vie dans les tranchées sont certes impressionnantes mais demeurent à mon sens édulcorées au regard du degré de violence et d’horreur de la réalité du terrain.

Détails assez troublants, aucun Allemand n’apparait jamais dans le film et la fibre patriotique française est longuement mise en avant sans que jamais un seul soldat ne se dérobe à son devoir.

Mis à part sur quelques courtes scènes, « Les chemins de la gloire » est pour moi de facture trop classique pour en faire un film marquant.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 19:37

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Dans la série classique du film d’époque, « Braveheart » se pose comme une référence.

Sorti en 1995, le film rafla en effet cinq oscars et marqua l’apogée artistique et commerciale de Mel Gibson en tant que réalisateur et acteur avant une brutale descente aux enfers suites à des problèmes personnels (alcoolisme, violences conjugales, antisémitisme).

Long de trois heures, « Braveheart » raconte l’épopée de William Wallace (Mel Gibson) chevalier écossais qui provoqua une guerre d’indépendance contre la toute puissante Angleterre du roi Edouard 1er  (Patrick Mc Goohan) au XIII iéme siècle après Jésus Christ.

Le film présente de manière schématique une Ecosse écrasée par les lois anglaises notamment le droit de cuissage exercé par les nobles anglais sur les jeunes épouses des écossais.

Wallace fou amoureux de son amour d’enfance Murron (Catherine Mc Cormack) réagit brutalement à une tentative de viol de soldats anglais ce qui provoque la mort en représailles de sa belle.

Ivre de rage, il se lance dans un raid punitif contre les soldats anglais et déclenche une révolte en chaine parmi les autres écossais qui massacre leurs bourreaux.

Pris dans un engrenage, Wallace montre ses capacités de chef en mobilisant des hommes surmotivés prêt à briser le joug anglais et inflige de sérieuses défaites à ses adversaires pourtant mieux équipés avec des arcs et une cavalerie.

Edouard 1er parti en France s’assurer de la consolidation de la paix avec ses rivaux de toujours, regrette amèrement d’avoir laissé le commandement à son fils Edouard II présenté comme homosexuel et peu enclin à diriger.

Mais même Edouard 1er doit admettre que Wallace est un redoutable chef militaire capable de défaire l’Angleterre sur ses propres territoires.

Il se montre alors brillant stratège politique en utilisant Isabelle de France (Sophie Marceau) la femme de son fils comme médiateur afin d’amadouer la position de son rival et joue ensuite habilement sur la traitrise des nobles écossais qui préfèrent préserver leurs terres en restant sous domination anglaise plutôt que de toute perdre dans une hasardeuse guerre d’indépendance.

Wallace finit par être victime de cette politique et est finalement défait après avoir essuyé la trahison de Robert le Bruce (Angus Mc Fadyen) le roi d’Ecosse.

Arrêté, Wallace demeure fidèle à ses principes d’intransigeance et meurt après avoir été supplicié en public et entrevu Murron en rêve le rassurer.

Mais la mort de Wallace sert tout du moins de détonateur pour Robert le Bruce qui s’avise de son erreur et terminera le combat pour l’indépendance de l’Ecosse.
En conclusion, « Braveheart » est un film reposant sur des idées simples et fortes ce qui explique son coté universel (la lutte pour la liberté) et son immense succès populaire.

Son intérêt principal est pour moi l’envergure des ses immenses batailles médiévales ou la férocité des combattants s’exprime dans de sanglants corps à corps à l’arme blanche.

Assez astucieusement, Gibson introduit une dimension romantique avec sa bien aimée décédée qui lui apparait en rêve pour le guider et le rassurer, ce qui lui permet d’adoucir quelque peu l’odyssée guerrière de son héros et de toucher un public féminin en général réceptif à ce type d’histoire.

Loin de partager l’engouement des critiques pour « Braveheart » , je salue cependant son efficacité et son sens du spectacle sans y trouver pourtant le moindre génie.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 17:56

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Merveilleuse initiative de publier les lettres des soldats français de la Première guerre mondiale dans un ouvrage de Jean-Pierre Guéno et Yves Laplume, puis de le rendre en 2007 plus accessible en adaptant une sélection d’entre elles en format bande dessinées pour donner « Paroles de poilus : lettres et carnets du front 1914-1918 ».

On trouve donc dans cet ouvrage découpé selon les quatre saisons une quinzaine de textes de soldats français pour la plupart jeunes et fantassins, accompagnés d’une courte biographie et de l’illustration de quelques planches de bande dessinée correspondante.

Disons le tout de go, la plupart de ces témoignages sont bouleversants de vérité et révèlent la violence absolue du quotidien de ces hommes du front confrontés à des conditions de survie inhumaines dans la boue, le froid, la vermine (poux, rats) , la malnutrition et les maladies, dans l’attente de combats effroyables au cours desquels la hiérarchie militaire mal informée lancerera des charges suicidaires contre les tranchées ennemies.

A ce titre, les passages consacrés aux descriptions des blessures contractées lors de combats ou aux épouvantables visions de charniers humains à ciel ouvert sont les images les plus fortes comme les récits de Désiré Edmond Renault, sauvé miraculeusement de la mort par le dévouement de ses camardes et de quelques infirmières militaires ou du médecin auxiliaire Maurice Antoine Martin Laval témoin privilégiés des dégâts occasionnés sur les corps des hommes.

Bien entendu sur des thèmes pareils, les illustrations sont macabres et prennent souvent l’allure de scènes d’apocalypse comme les quelques planches de Juan Gimenez.

Outre le quotidien de la vie au front, les lettres trahissent l’humanité de leurs auteurs, soucieux de l’avenir de ce qu’ils ont laissé derrière eux : parents, femmes, enfants, amis, entreprise.

Certains tiennent à se montrer forts comme le tarnais Michel Taupiac, qui endure bravement les épreuves, la peur et ne dit pas redouter la mort, d’autres font part de leurs fêlures comme le sarthois Maurice Drans, nostalgique de son enfance à l’occasion de son anniversaire ou le parisien Gaston Biron, surpris de l’indifférence voir de la gêne des civils à son égard à son retour du front pour une courte permission.

De manière assez surprenante les lettres les plus patriotiques émanent de français d’origine étrangère comme de le roumain Lazare Silbermann ou l’israélite Henry Lange, qui estiment avoir un devoir à remplir envers leur pays d’accueil.

Le destin de Lange, jeune homme courageux abattu en 1918 à l’âge de vingt ans alors qu’il écrivait une dernière lettre à sa sœur lui expliquant son espoir de retour proche est déchirant et son illustration de Marc N’Guessan d’une sobriété dévastatrice.

Outre l’aspect dramatique, le lecteur est également frappé par quelques anecdotes plus légères mais aussi émouvantes comme la vision d’une petite fille croisée par Henri Aimé Gauthé leur de la traversée d’un village, anecdote magnifiée par le ton futuriste des dessins de Denis Bajram, les beuveries des soldats illustrées façon comic book par Cromwell, les étonnantes scènes de fraternisations franco-allemandes racontées par le soldat Gervais Morillon, la tenue d’un bal improvisé sur une gare brillamment mise en forme par Emmanuel Lepage ou l’histoire  d’un soldat ayant tenté de sceller une vache par erreur dans l’obscurité.

Dans le registre de l’absurde ma préférence est allée à Louis Bloch, qui écrit une superbe lettre à la compagnie du gaz pour expliquer que du fait de sa mobilisation et de l’engagement de son épouse comme infirmière militaire, il ne comprend pas pourquoi on lui réclame une facture pour un logement inoccupé.

En conclusion, « Paroles de poilus : lettres et carnets du front 1914-1918 » n’est pas une bande dessinée comme les autres et revêt le ton d’un drame intime qui a marqué la conscience collective française.

La Première guerre mondiale (tout comme la Seconde) fut une véritable hécatombe humaine dont le froid décompte mathématique en déshumanise quelque fois l’horreur.

La lecture de ces lettres bouleversantes, permet de se sentir proche et solidaire de ces soldats, tout en s’imaginant cent ans plus tôt à leur place subissant le même sort dans les tranchées.

Si les illustrations trop classiques se montrent souvent superflues, certaines d’entres elles apportent une dimension supérieure en ajoutant un facteur multiplicateur à la charge émotionnelle contenue dans les lettres.

On peut donc considérer que l’exercice de transcription en vaut largement la peine.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 22:51

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Alors que tous les spécialistes de l’économie et de la politique ne cessent de seriner que l’avenir du monde sera chinois, j’ai souhaité me plonger dans une petite partie de la vaste histoire de ce pays avec « La longue marche » de Sun Shuyun.

Shuyun,  journaliste chinoise travaillant pour la BBC à Londres, a en effet décidé en 2006 à savoir la vérité sur un épisode magnifié du règne de Mao Zedong, à savoir la longue retraite de l’armée rouge qui en 1934 partit du Jiangxi ou elle avait tenté d’établir d’une base pour fuir la terrible répression des forces nationalistes de Tchang-Kai-Check.

Tenace, la journaliste a tenu a effectuer elle-même l’harassant parcours à travers la Chine pour voir les lieux des combats et surtout recueillir les témoignages des survivants comme Wang, femme en charge du recrutement et de la propagande,  Huang simple soldat, Chen infirmier ou Zhong opérateur radio.

A la tête d’une armée de 120 000 hommes, Mao Zedong dominé militairement par son rival aux troupes mieux équipées et mieux entrainées, tente de faire la jonction aves les autres forces communistes du Nord commandées par de Zhang Guotao.

Cette terrible épreuve va contraindre l’armée rouge à parcourir des zones hostiles très montagneuses ou arides, à survivre aux offensives des forces nationalistes, à celles des seigneurs locaux qui leurs sont opposés mais également aux embuscades des populations locales excédées par cette présence les privant de leurs ressources.

Décimés par les maladies, le froid, la faim et les multiples combats, seuls 20 000 hommes survirèrent à cette terrible épreuve.

Mais au cours de cette épreuve, Mao va affirmer son ascendant politique au sein du Parti Communiste Chinois, éliminant ses rivaux en déclenchant de gigantesques purges au sein de son propre camps.

Stratège retors, chef militaire brutal et impitoyable, Mao va également se montrer un génial communicant en créant de véritables réseaux de propagande destinés à enrôler et fanatiser des populations rurales souvent misérables afin de reconstituer ses troupes.

Ses coups de maitre vont surtout être politiques en jouant sur la peur qu’inspirait le Japon principal agresseur de la Chine et en devenant le principal correspondant du Kominterm Soviétique, pilotant à distance l’insurrection communiste chinoise et surtout l’approvisionnement massivement en armes tandis que le camps occidental (américains, anglais) approvisionnait les nationalistes.

Le lecteur suit donc le périple de la journaliste à travers les régions de Guizhou, du Sichuan, du Tibet ou du Shaanxi, qui découvre avec stupeur la vérité sur le mythe qui a été enseigné aux Chinois pendant des décennies.

Elle apprend que les massacres et les désertions ont été nombreuses, que le déroulement des batailles a été enjolivé pour ne retenir que de magnifiques victoires vantant l’héroïsme et le sens du sacrifice des soldats rouges.

Quelques étrangers se trouvent mêlés par hasard à cette incroyable aventure comme le missionnaire suisse chrétien Bosshardt pris en otage par l’armée rouge et avec laquelle il sympathisa au fil de sa captivité ou Snow, journaliste américain fasciné par la Chine qui publia un best seller mondial assurant une notoriété mondiale inespérée à Mao Zedong.

Au final, le leader communiste prendra après la jonction des armées du Nord et du Sud, l’ascendant  sur son rival Zhang Guotao en l’exposant volontairement aux troupes nationalistes et aura également le dernier mot sur Tchang Kei Check, en profitant de sa capture inespérée par un jeune et ambitieux seigneur de la guerre qu’il manipulera par la suite.

Au final, « La longue marche » est un livre très intéressant racontant une aventure qu’on peut qualifier de surhumaine puisqu’elle décimera près de 85% de ses participants.

Shuyun exalte le courage de ses héros habités par un idéal plus fort que tous les obstacles tout en montrant la face sombre de l’épopée avec les basses manœuvres politico-militaires de Mao Zedong, tueur froid et manipulateur hors pair aux contraires de ses rivaux aux vues politiques plus limitées.

Son analyse sur le rôle des femmes au sein de l’armée rouge est particulièrement intéressante et montre que celles-ci s’engageaient pour leur condition d’esclaves,  devenaient de véritables soldats fanatisés prêtes à combattre et se sacrifier pour la cause communiste.

Issu d’un brillant et minutieux travail de journaliste, « La longue marche » fascine par son coté épique, dur, sanglant, extrême, mais également par l’exotisme du récit de son périple à travers l’immense territoire de la Chine.

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 15:50

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Napoléon assurément l’homme d’état français sur lequel ont été écrit le plus de livres tant le fascination qu’exerce ce personnage hors normes a traversé les siècles.

« Napoléon ou les grands moments d‘un destin » de Jean Tulard propose une approche différente de ses confrères en insistant sur les moments les plus importants de la carrière du conquérant ou celui-ci eut des choix décisifs à prendre pour l’accomplissement de sa destinée et de celle de sa France.

Ce processus narratif a donc l’avantage de présenter une forme allégée par rapport aux volumineux ouvrages d’un André Castellot ou d’un Max Gallo.

On retrouve néanmoins les principaux faits saillants de la carrière de Bonaparte, avec une jeunesse de déraciné corse à l’école militaire de Brienne (Champagne Ardenne) et la volonté de jouer un rôle dans la destinée chaotique de son ile natale tiraillée entre occupation française, génoise et désir d’indépendance inspirée par le leader de l’époque Pascal Paoli.

Même Bonaparte est dans un premier temps attiré par le charisme de Paoli, il se détache par la suite de cette volonté d’indépendance quand il apprend les liens de celui-ci avec l’Angleterre.

Lors de la période troublée des années de la Révolution Française ou le gouvernement de la Convention doit faire face aux armées coalisées européenne, Napoléon alors capitaine d’artillerie s’illustre brillamment à Toulon qu’il délivre d’une occupation anglaise en 1793.

Ses dons de stratège militaire ne tardent pas à la faire monter jusqu’au grade de général à vingt sept ans.

A Paris, il rencontre Joséphine de Beauharnais, fille d’un noble colon martiniquais et est subjugué par cette femme élégante et plus âgée que lui qui l’introduit dans les cercles politiques.

Napoléon et Joséphine se marient en 1796, et les deux époux nourriront une intense passion malgré les trahisons de Joséphine lors de ses expéditions militaires et l’infertilité de cette union, principalement due à une ménopause précoce.

Alors que sa carrière stagne dangereusement à Paris, le sauvetage de la Convention qu’il effectue pour éviter le coup d’état du 13 Vendémiaire des forces royalistes le remet en grâce et lui permet de commander une armée partie combattre les Autrichiens en Italie.

Les brillants succès militaires qu’il remporte font de lui un homme fort au sein du Directoire, très affaibli politiquement.

Transformant l’hasardeuse campagne d’Egypte ou la peste décime ses troupes en victoire par le biais d’une propagande habile, Napoléon revient à Paris et réalise un coup d’état le 18 brumaire 1799 ou il se nomme premier consul de France.

Napoléon fait modifier la constitution en faisant adopter un nouveau code civil à la France qui restera comme le socle du droit français.

S’appuyant sur Talleyrand (Ministre des Relations extérieures) et Fouché (ministre de la Police),  Napoléon fait de Paris le centre administratif de toute la France et instaure un système de préfets de région, de conseillers généraux et maire pour assoir son autorité.

Il ne rétablit par les privilèges même pour les fonctionnaires mais créera une noblesse d’empire principalement composées de militaires et de fonctionnaires.

Si il met fin aux persécutions contre l’église, il nationalise ses biens puis fait arrêter le Pape Pie VI qui s’opposait à sa volonté de nommer lui-même les évêques.

Même si il modifia considérablement les instituions de son pays, Napoléon était surtout un conquérant rêvant de gloire et d’expansion.

Cette volonté d’expansion notamment aux colonies ou il rétablit l’esclavage, se heurte à l’Angleterre dont les navires assurent une domination commerciale sans équivalent.

La défaite de Trafalgar contre l’amiral Nelson, met fin à ses espoirs d’invasion anglaise et lui fait prendre conscience de la supériorité irréversible de son ennemi pour la maitrise des mers.

Alors Napoléon va avoir l’idée d’un blocus continental contre l’Angleterre afin de la ruiner économiquement.

Il va ainsi concentrer ses forces sur le continent et va remporter d’impressionnantes séries de victoires dont la plus célèbre sont Iéna et Austerlitz en 1805, qui lui permettront d’annexer l’Italie du Sud, la Belgique, l’Allemagne en battant les troupes Autrichiennes, Russes puis Prussiennes pourtant réputées invincibles.

Le génie militaire de Napoléon prend ainsi toute sa dimension avec sa capacité à effectuer des mouvements rapides, audacieux et imprévisibles prenant de court ses ennemis.

L’horrible bataille d’Eylau contre l’armée Russe et les lourdes pertes qui touchent les deux camps conduisent Napoléon et Alexander 1er a signer un traité de paix et de partage de l’Europe à Tilsit en 1807.

La première lourde erreur tactique de Napoléon est la sous estimation de l’Espagne qui se soulève contre une tentative d’annexion une fois que Napoléon nomme son Murat puis son frère Joseph roi.

La résistance acharnée des espagnols galvanisés par un fort sentiment nationaliste et le relief accidenté du pays obligent Napoléon a déployer de fortes troupes sur ce front ce qui permet à l’Autriche d’agresser la France sur le front de l’est.

Napoléon revient en toute hâte sur le front germanique mais est battu contre toute attente à Essling en 1809 .

Cette défaite et l’absence de descendant contraint Napoléon a répudier Joséphine pour effectuer un mariage politique avec Marie Louise, impératrice d’Autriche qui lui donnera un fils, Napoléon II.

Mais ce mariage n’empêchera en rien une puissante coalition de se former contre lui après l’échec de la campagne de Russie en 1812, ou Napoléon est vaincu plus par la conditions climatiques (le froid insupportable, la faim) et l’immensité d’un pays plus que par la qualité de l’armée russe.

Cette défaite affaiblit considérablement son pouvoir et permet à d’importantes forces coalisés Prussiennes, Russes, Autrichiennes et Anglaises de l’attaquer.

Contraint à une guerre défensive pour sauver la France, Napoléon est battu par le nombre et les efforts conjugués de ses adversaires.

Après un court exil sur l’ile d’Elbe et une tentative de retour en force en utilisant la stupide versatilité du peuple qui le préfère à Louis XVII, Napoléon est définitivement battu à Waterloo en 1815.

Sa fin misérable en déportation sur l’ile de Saint Hélène perdue dans l’océan Atlantique Sud, montre tout de même un homme combattif rédigeant des mémoires le présentant sous un jour plus humain pour la postérité.

En conclusion, « Napoléon, les grands moments d’un destin » n’est sans doute pas l’ouvrage le plus abouti sur le plus grand conquérant français mais il demeure largement suffisant pour appréhender les moments clés de son parcours.

L’homme présenté parait ainsi faillible, capable d’erreurs et de maladresses.

Sa vie privée le montre aussi sous un jour plus humain tout particulièrement dans sa jeunesse ou tourmenté et mélancolique, il se sentait quasiment comme un émigré sur le continent.

Tulard insiste souvent sur le facteur chance que Napoléon a su toujours provoquer à ses débuts avant de le perdre sur la fin mais la portée de cette théorie me parait bien limitée tant les entreprises dans lesquelles il s’était lancé furent risquées.

Bien entendu Napoléon n’était pas un ange mais plutôt un insatiable conquérant avide de pouvoirs, mais cependant certains traits de sa personnalité force le respect : son relatif isolement, ses triomphes obtenus sur les champs de bataille et non dans des bureaux au prix de contorsions politiques, ses capacités d’analyse, d’action sans limites puis enfin sa mentalité très républicaine.

Napoléon reste pour moi l’homme qui a empêché le retour de la royauté en cimentant les acquis de la Révolution et est celui qui a su défier toute l’Europe dans un rêve fou perdu d’avance.

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