Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 20:52
Rome, saison deux, épisodes 5 et 6 (Bruno Heller)

Impossible de résister à « Rome, saison 2, épisodes 5 et 6 ».

Dans l’épisode 5 écrit par Mere Smith et réalisé par Alik Sakharov, le jeune Octave (Simon Woods) profite de sa position militairement dominante après sa victoire surprise face à Marc Antoine (James Purefoy), prend place à Rome avec ses légions et négocie à son avantage avec Cicéron (David Bamber) de se faire nommer consul.

Une fois en place, Octave se détache du vieux sénateur en proclamant devant des sénateurs outragés, Brutus (Tobias Menzies) et Cassius (Guy Henry), assassins de son père.

Irrité d’avoir été dupé, Cicéron se retire dans sa villa de campagne et mise tout sur le duo Brutus-Cassius pour renverser le nouveau dictateur.

Octave perçoit la menace et soigneusement conditionné par sa mère Atia (Polly Walker) va retrouver Marc Antoine dans sa retraite montagnarde pour lui proposer une alliance de circonstance face à leurs ennemis communs.

Marc Antoine qui a déjà été rallié de force par le général Lépide (Ronan Vibert) après la désertion des ses hommes se sent lui aussi en mesure de négocier.

Cette alliance est renforcée par la liaison naissante entre Agrippa (Allen Leech) et Octavia (Kerry Condon).

Du coté des bas quartiers stratégiques de l’Aventin, Vorenus (Kevin Mc Kidd) tente maladroitement d’éduquer ses trois enfants mais se heurte à leur haine froide, notamment celle de sa fille Vorénia (Coral Amiga) qui lui reproche d’avoir assassiné leur mère.

Il est vrai que son repère de brigands et les manigances de Gaia (Zuleikha Robinson), qui couche avec lui sans succès pour s’attirer ses faveurs avant de se rabattre, sans plus de réussite sur le numéro 2 Titus Pullo (Ray Stevenson) et le numéro 3 l’ex vétéran de la treizième légion l’ambitieux Mascius (Michael Nardone).

Plus intéressant, l’épisode 6 écrit par Eoghan Mahony et réalisé par Roger Young, montre le duo infernal Marc Antoine-Octave bien influencé par Atia, choisir une liste de noms de sénateurs et notables de Rome à assassiner en tant qu’ennemis mais aussi pour leurs richesses servant à financer la couteuse campagne militaire.

En tant que fidèle serviteur de Marc Antoine, Vorenus est chargé de réunir les chefs de clans dont son rival Memmio (Daniel Cerqueira) pour mobiliser toutes leurs ressources afin d’exécuter les plans de son maitre.

Après une pénible mais inévitable de négociations sur le partage des richesse, Vorenus émet même l’idée osée de donner à manger au bas peuple de Rome afin de redorer l’image des bandes criminelles romaines.

A sa grande surprise, Memmio soutient cette idée mais tisse en secret un plan visant à envoyer un bel homme séduire sa fille Vorena dans un but encore indéterminé.

Pullo est chargé d’éliminer l’ennemi n°1 de Marc Antoine, Cicéron et emmène Vorenus, sa famille et Eirene en piquenique à la campagne avant d’établir sa basse besogne.

L’assassinat de Cicéron est poignant, Pullo tentant de lui témoigner du respect afin qu’il meure dans la dignité.

Son message visant à prévenir Cassius et Brutus de la stratégie établie entre Octave et Marc Antoine est malheureusement intercepté ce qui change probablement l’histoire à tout jamais.

Après ce bain de sang qui coute la vie au père de Jocaste (Camila Rutherford), l’amie d’Octavie sur un simple caprice de Atia, le choc entre les armées semble inévitable.

Brutus se rend compte tardivement de sa situation d’infériorité numérique mais lassé de fuir, convainc Cassius de ne plus reculer et d’affronter leurs ennemis.

La bataille est superbe de violence et émouvante d’émotion, quand Cassius est tué le jour de son anniversaire et Brutus vaincu se jette sur les soldats adverses afin de mourir.

Mais au cours de la bataille, Octave paralysé par la peur n’a pas pu prendre part au combat, laissant Agrippa se montrer à la hauteur de la bravoure d’un Marc Antoine.

Dans un registre secondaire, Timon (Lee Boardman) part en Judée avec son frère activiste pour pousser à l’aide d’actions violentes les juifs à se révolter contre la domination romaine.

Par un curieux concours de circonstances, Atia est également contrainte à recueillir Jocaste, brisée et ruinée par l’assassinat de son père.

En conclusion, « Rome, saison 2, épisodes 5 et 6 » se montre légèrement inférieur aux épisodes précédents.

Après la récupération des ses enfants, les choses sont plutôt calmes du coté de Vorenus, qui piétine dans l’éducation de ses enfants et se vautre dans les pires horreurs du meurtre tandis que Pullo nostalgique de ses années de soldat tourne également comme un lion en cage en aspirant sans doute à mieux.

Parmi les scènes fortes, on trouvera l’assassinat de Cicéron, superbe de dignité et de subtilité et le suicide de Brutus, qui fait preuve ici d’un courage digne des plus grands hommes.

Pour le reste, Marc Antoine est légèrement en retrait, le jeune Octave peine encore malgré ses aptitudes à s’affirmer au cœur des batailles et Atia continue de charmer par sa perversité.

Inutile de dire qu’on attend avec une impatience mal dissimulée la suite !

Rome, saison deux, épisodes 5 et 6 (Bruno Heller)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 10:40
Rome, saison deux, épisodes trois et quatre (Bruno Heller)

On continue non sans plaisir la découverte de la belle série historique « Rome, saison 2, épisodes 3 et 4 ».

Dans l’épisode 3 écrit par Scott Buck et réalisé par Alain Poul, Brutus (Tobias Menzies) et Cassius (Guy Henry), écartés du pouvoir par la domination outrancière de Marc Antoine (James Purefoy), partent en Bythinie tenter de recruter une armée de mercenaires pour marcher sur Rome et détrôner leur ennemi.

Mais les échanges avec les rois locaux sont difficiles, compte tenu des différences culturelles et si Cassius se montre plutôt diplomate face aux exigences de peuples dit barbares, Brutus très perturbé par son parricide, perd la tête, provoquant les soldats et ayant recours à la purification dans des fleuves pour tenter de sauver son âme.

L’opposition à Marc Antoine se manifeste de plusieurs manières et si Octave (Simon Woods) épaulé par le général Agrippa (Allen Leech) continue de renforcer son armée de vétérans, le courageux Cicéron (David Bamber) tente de combattre le proconsul de l’intérieur en refusant de le servir au Sénat pour assoir de manière légale son pouvoir.

La perfide Atia (Polly Walker) inconditionnellement proche de son amant Marc Antoine au point de renier son fils Octave, ne se doute pas qu’elle est menacée au sein même de sa demeure par un jeune et beau domestique chargée par sa rivale Servilia (Lindsay Duncan) de l’empoisonner en épargnant son ex amante Octavia (Kerry Condon).

Du coté des bas quartiers stratégiques de l’Aventin, Vorenus (Kevin Mc Kidd) devenu le chef de bande le plus redouté, se montre particulièrement rigide dans la résolution d’un conflit d’honneur avec la bande de Memmio (Daniel Cerqueira), réclamant la mort d’un de ses hommes pour avoir eu des rapports sexuels avec un jeune garçon de bonne famille.

Vorenus refuse catégoriquement tout compromis, ce qui provoque une violente altercation avec son ami Titus Pullo (Ray Stevenson) plus ouvert au dialogue.

Bien entendu, la situation dégénère, le coupable est châtré par la bande adverse, ce qui provoque en retour la mise à mort du tueur et la guerre avec le clan de Memmio.

Sentant que son ami souffre toujours de l‘intérieur, Pullo tente de le raisonner mais Vorenus s’emporte lorsqu’il comprend qu’il a tué l’amant de sa femme, imaginant que Pullo a lui aussi couché avec elle.

L’altercation dégénère en violent combat à mains nues et après ceci, Pullo prend la décision de quitter la bande de Vorenus avec son épouse Eirene (Chiara Mastalli).

L’épisode se clôt sur la rébellion de Cicéron qui insulte Marc Antoine au Sénat par message interposé au lieu de le servir et s’enfuit afin de nouer une alliance avec Octave, qu’il juge dépositaire du salut de la République.

Furieux, Marc Antoine lève une armée pour combattre ce jeune rival qui le défie militairement, emmenant avec lui Vorenus.

Dans l’épisode 4 écrit par Todd Ellis Kessler et réalisé par Adam Davidson, le conflit entre Marc Antoine et Octave se solde par un choc à Modène de leurs armées et la défaite du premier, surclassé par les consuls généraux Hirtius et Pansa qui malheureusement décèdent au combat.

Blessé superficiellement et accusant la perte de 6000 hommes, Marc Antoine secondé par Posca (Nicholas Woodson), l’ex esclave préféré de César, continue fièrement de vouloir lutter et décide d’une retraite dans les montagnes.

Pullo qui a appris que les enfants de Vorenus étaient en vie et retenus dans un camps d’esclaves, parcourt le champs de bataille à la recherche de son ami pour lui annoncer la nouvelle et tombe sur Octave, grandi et auréolé d’un prestige nouveau de chef.

Octave honore les liens du passé avec son ancien instructeur et lui délivre un sauf conduit pour circuler dans les lignes plus facilement.

Fidèle et tenace comme un chien de chasse, Pullo retrouve son ami qui malgré l’épuisement du combat et l’abattement de la défaite, reprend vie à l’annonce de cette bonne nouvelle.

Ensemble le duo va trouver Marc Antoine, qui toujours sensible à la qualité de son fidèle Vorenus, consent à le délivrer de ses obligations militaires pour retrouver ses enfants.

Du coté de Rome, Atia échappe par miracle à l’empoisonnement, une de ses servantes goutant le plat qui lui était destiné et tombant raide sous ses yeux au cours d’un exercice de chant particulièrement émouvant.

L’empoisonneur est alors arrêté et torturé par le féroce Timon (Lee Boardman), exécuteur des basses œuvres d’Atia.

Ayant livré le nom de Servilia dans le mince espoir de sauver sa vie, le jeune est exécuté et jeté dans un égout.

De manière assez surprenante, Timon est victime du jugement moralisateur de son frère, un juif de Jérusalem, qui condamne son mode de vie et son asservissement aux Romains.

Il reçoit en retour un réaction brutale et des menaces sous les yeux médusés de son jeune fils, témoin de la scène.

La vengeance d’Atia est terrible. Elle fait enlever Servilia en pleine prière, l’emprisonne chez elle et ordonne à Timon de la faire souffrir lentement avant de la tuer.

Fidèle à son haut rang, Servilia tient tête face aux coups et contre toute attente, Timon écœuré de tant de violence et peut être sensibilisé par les mots de son frère, désobéit pour la première fois, relâchant finalement une Servilia blessée, humiliée, mais encore valide.

De son coté, le duo Pullo-Vorenus arrive jusqu’au camp d’esclaves ou sont retenus les enfants de Vorenus.

Vorenus laisse Pullo, plus habile en négociations palabrer avec le responsable du camp, un brigand sans foi ni loi prompt à torturer et exécuter les esclaves récalcitrants.

Jouant de bluff en invoquant une demande explicite d‘Octave, Pullo arrache une visite des enfants et les découvrent encore en vie, bien que la fille ainée ait été contrainte de se prostituer.

Fidèle à sa réputation sanguine, il tue le maitre du camps et repart avec ses trois enfants, acceptant au final de prendre sous sa protection le jeune fils adultère de sa femme.

En conclusion, « Rome saison 2, épisode 3 et 4 » continue sur son excellente lancée.

Vorenus qui semblait complètement perdu, corrompu et devenu une brute sanguinaire digne des plus grands brigands de l’Aventin, parvient finalement à revenir à plus d’humanité sous l’impulsion de son fidèle ami Pullo, toujours courageux, généreux, habile et brave.

La force de cette liaison d’amitié pourtant mise à rude épreuve par la violence des évènements constitue assurément le point marquant de cette série.

Du coté des hauts sphères, on se réjouit toujours autant de la haine entre les deux maitresses femmes Servilia et Atia, qui se matérialise par une lutte à mort d’une grande cruauté.

La question juive est ici abordée en douceur par l’intermédiaire du revirement de Timon, mais il parait difficile de savoir si elle sera développée par la suite.

Ces deux épisodes brillent également par des scènes d’une beauté inouïe comme la mort de la servante d’Atia, dotée d’une voix de cantatrice ou l’enlèvement de Servilia en pleine séance de prières.

Superbement scénarisé et interprété, « Rome saison 2, épisodes 3 et 4 » se déguste toujours comme un must du genre !

Rome, saison deux, épisodes trois et quatre (Bruno Heller)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 09:53
Rome, saison deux, épisodes un et deux (Bruno Heller)

Il était complètement logique que compte tenu de la qualité de la fin de la première saison de la série « Rome », je me rue sur la seconde saison, parue en 2007.

Dans l’épisode 1 réalisé par Tim Van Patten sur un scénario de Bruno Heller, le corps de César (Ciaran Hinds) est encore chaud et ensanglanté au Sénat, lorsque le consul Marc Antoine (James Purefoy) parvient in extremis à sauver sa propre vie en échappant à des hommes de main envoyés par les sénateurs conjurés contre l’avis de Brutus (Tobias Menzies).

Le fils de César a bien du mal à surmonter l’immense émotion engendrée par son parricide et vacille malgré l’aide de sa mère Servilia (Lindsay Duncan) considérée comme l’un des principaux organisateurs de l’attentat.

De son coté, Lucius Vorenus (Kevin Mc Kidd) nage également en plein drame après le suicide de sa femme Niobé et la malédiction qu’il voue à ses propres enfants.

Quittant sa maison, il erre seul et égaré dans les rues mal famées de l‘Aventin, avant de se faire agresser et dépouiller.

Mais le pouvoir à Rome ne saurait rester longtemps vacant et Marc Antoine ragaillardi après le choc de la mort de César, propose une alliance aux conjurés en échange de sa neutralité.

Il se montre très ferme voir menaçant dans les négociations, arrachant un accord forcé à Brutus contre l’avis de Cassius (Guy Henry) et Cicéron (David Bamber) qui souhaitent eux la mort du consul, jugé peu fiable et extrêmement dangereux.

Mais Brutus ne peut se résoudre à un deuxième assassinat et laisse prospérer l’ancien consul qui prend de plus en plus confiance au point de tuer un des hommes ayant cherché à l’assassiné au Sénat.

Il semble pourtant que le jeune Octave (Max Pirkis) responsable indirectement de la mort de César et devenu par la foi du testament de l’empereur, son héritier officiel, soit le principal et logique opposant à Marc Antoine qui bien entendu n’entend pas respecter les dernières volontés de César.

Conscient de la force ce Marc Antoine et de sa proximité avec sa mère Attia (Polly Walker) obligée de se chercher un nouveau protecteur dans le chaos prévisible consécutif à la disparition de César, Octave choisit la voie de la diplomatie pour faire valoir ses droits, sans grand succès dans un premier temps.

Les funérailles de César et Niobé ont lieu quasiment au même moment, la première se traduisant par une lutte à distance pour le pouvoir dans laquelle Marc Antoine plus habile que Brutus à séduire la plèbe par des images fortes et simples sort largement vainqueur, la seconde dans l’inimité et la douleur d’un Vorenus tiraillé par ses tourments intérieurs depuis que ses enfants ont disparu, enlevés par son vieil ennemi Erastes Fulmen (Lorcan Cranitch), principal chef de gang de l’Aventin.

Dans l’épisode 2, Allen Coulter passe à la réalisation sous le contrôle de Bruno Heller.
Titus Pullo (Ray Stevenson) qui coulait de jours heureux à la campagne avec sa nouvelle femme l’ex esclave Eiren (Chiara Mastalli), revient à Rome en apprenant la mort de César et découvre la situation critique dans laquelle son ami Vorenus se trouve.

Tentant de la raisonner, il accepte pourtant de l’accompagner dans une expédition punitive à haut risque contre Fulmen qui a enlevé les enfants de Vorenus.

Le duo ivre de sang ne fait pas dans la demi mesure et liquide la garde rapprochée du chef de gang, qui est surpris aux bains.

Après un interrogatoire musclé, Fulmen lâche finalement que les enfants de son ennemi ont été violés et tués, avant de mourir décapité d’un coup de glaive.

Dans les hautes sphères de Rome, Marc Antoine a clairement pris les reines du pouvoir et contraint Brutus à l’exil.

Servilia résiste et échappe à la mort voulue par son ennemie Attia uniquement par l’intervention d’Octave qui se heurte de plus en plus fréquemment à Marc Antoine au sujet de son héritage.

Une nouvelle donne entre en compte avec l’arrivée à Rome de Cléopâtre (Lindsay Marshal), reine d’Egypte, venue sceller un accord commercial et militaire avec Marc Antoine mais également faire reconnaitre son fils Césarion, né de ses amours avec César, par le nouveau maitre de Rome.

Aiguillonné par la jalousie d’Attia, Marc Antoine refuse tout net la demande de Cléopâtre mais l’invite tout de même à diner.

Participant à la soirée, Attia voue une haine mortelle à cette femme intelligente et séductrice qui tente de manœuvrer pour s’attacher à elle le puissant consul.

Après que la reine se soit retiré, Marc Antoine qui répugne à gouverner et laisse le chaos s’installer dans le quartier de l’Aventin, privé de son chef de gang emblématique, se montre sensible à la requête de Pullo, venu l’aider à remettre sur pied Vorenus, qui se laisse dépérir depuis son raid mortel.

Il se déplace en personne pour secouer Vorenus et faire de lui son représentant dans l’Aventin comme chef des bandes armées qui s’entre déchirent.

Marc Antoine a pourtant fort à faire avec Octave qui lassé d’entendre des vagues promesses, contracte un emprunt sur son nom pour distribuer de larges sommes au peuple et entrer ainsi dans la vie politique.

Une violente dispute éclate donc dans les appartements d’Attia, et Octave frappé par Marc Antoine doit donc quitter Rome et sa mère, qui continue de soutenir son amant.

Légitime et à présent populaire, le jeune homme peut lever une légion et se pose comme principal opposant militaire à Marc Antoine.

Dans la dernière partie de l’épisode, Vorenus requinqué par la venue du consul, réussit avec Pullo à provoquer une réunion des principaux chef de bande et leur impose en usant de promesses de rétribution et de menaces physiques une soumission au forceps.

Mais l’attitude de Vorenus devenu de plus en plus violent et se définissant comme le fils d’Hadès et donc insensible aux autres dieux, déplait à son ami, le brave Pullo qui le soutient néanmoins.

Il ignore que ses enfants n’ont pas été comme l’a dit Fulmen tués, mais simplement vendus comme esclaves …

Devenu puissant et respecté comme le chef de l’Aventin, Vorenus reçoit l’aide de deux précieuses recrues, son ex collègue vétéran de la légendaire 13 ième légion, Mascius (Michael Nardonne) et Gaia (Zuleikha Robinson), ancienne tenancière de bordel aussi belle qu’intelligente.

En conclusion, « Rome saison 2, épisodes un et deux » continue sur sa passionnante lancée.

Après un épisode de transition au cours duquel les principaux protagonistes se remettent des deuils de leurs proches, les forces en présence reprennent leur activité normale, Vorenus se dissolvant dans une quête destructrice de violence aveugle qui l’amène quelque peu miraculeusement à devenir un homme de main de Marc Antoine et surtout le chef de gang numéro un de l’Avenant, tandis que le bras droit de César, homme fort et sans scrupules, prend logiquement le dessus sur des sénateurs divisés, faibles et irrésolus.

Deux données importantes sont ici introduites, l’entrée dans le jeu de Cléopâtre dont les revendications pèsent un certain poids et la montée en puissance du jeune Octave, intelligent et ambitieux, qui enhardi par l’adoubement posthume de César, prend finalement la décision de défier sa mère et Marc Antoine.

Toujours formidablement bien construit sur deux niveaux haut/bas des classes sociales romaines reliées entre elles, « Rome saison 2, épisodes un et deux » continue de séduire, servi en cela par des acteurs incroyablement charismatique, mention spéciale accordée à James Purefoy, parfait de virilité brutale à la Marlon Brando.

Rome, saison deux, épisodes un et deux (Bruno Heller)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 19:12
Rome, saison un, épisodes onze et douze (Bruno Heller, John Milius)

L’heure est donc venue d’aborder les deux derniers épisodes de Rome avec « Rome, saison 1, épisodes 11 à 12 ».

L’épisode 11 réalisé par Mikael Salomon sur un scénario de Bruno Heller, montre un Titus Pullo (Ray Stevenson) en pleine dérive, embauché comme homme de main par le chef de bande Erastes Fulmen (Lorcan Cranitch) pour commettre des assassinats.

Peu discret dans cet exercice, l’ancien légionnaire est arrêté après avoir assassiné un notable opposant à César (Ciaran Hinds) et malgré son pouvoir de magistrat, son ancien ami Lucius Vorenus (Kevin Mc Kidd) ne peut rien pour lui et doit même empêcher les vétérans de Mascius (Michael Nardone) d’intervenir pour sa libération.

Après un procès sommaire, Pullo est condamné à être exécuté dans l’arène par les gladiateurs.

Du coté des intrigues de l’aristocratie, Servillia (Lindsay Duncan) qui rumine sa vengeance contre César, prend sous sa protection Quintus Pompée (Rick Warden), le fils du principal opposant à l’empereur qui avec le sénateur Cassius (Guy Henry) constitue une cellule de comploteurs dont le premier acte est de faire diffuser des propos incendiaires contre César en falsifiant la signature de Brutus (Tobias Menzies).

Ce dernier, mal à l’aise de voir son nom instrumentalisé, va trouver César qui semble croire en sa fidélité.

Il est vrai que l’empereur a d’autre préoccupations, notamment l’immense triomphe organisé en son honneur ou il fait exécuter Vercingétorix, le chef gaulois par étranglement.

Le corps de celui-ci est cependant récupéré par des Gaulois qui lui organisent secrètement des funérailles de chef avec brasier à la clé.

Mais malgré son nouveau statut, Vorenus ne peut se résoudre à voir son ami massacré dans l’arène, et devant la résistance farouche de Pullo face aux gladiateurs, il se rend lui-même sur place pour tuer un géant armé d’une masse d’armes s’apprêtant à l’achever.

Les deux hommes sont acclamés par la foule et finalement gracié par César, qui craint par-dessus tout l’impopularité.

Dans l’épisode 12 de Bruno Heller et Alan Taylor, Vorenus profite de son ascension sociale pour se rendre à une soirée chez César, ou sa femme, Niobé est sournoisement approchée par Atia (Polly Walker) qui a réussi à connaitre le secret qui la liait à son amant Pulchio (Enzo Clienti), assassiné par Pullo et Octave (Max Pirkis).

Tandis que Pullo gravement blessé se remet péniblement de ses lésions chez Vorenus, il finit par se rapprocher peu à peu de Eirene (Chiara Mastalli), qui après avoir tenté de se venger en l’assassinant, semble touchée par la sincère repentance du colosse.

Sous l’impulsion de Servillia, les tueurs passent finalement à l’attaque, distrayant l’attention de Vorenus en lui révélant l’enfant illégitime de sa femme, afin de laisser place nette au Sénat.

Acculé par les conspirateurs, César est finalement poignardé notamment par Cassius, Quintus Pompée, et Brutus qui porte le coup de grâce contre son père.

S’en est donc fini dans le sang du règne de plus connu des empereurs romains.

Une fois son but accompli, Servillia menace cette fois ouvertement de mort sa rivale Atia et son fils Octave.

Chez Vorenus, l’explication avec Niobé tourne mal et la jeune femme préfère se tuer plutôt que d’assumer le déshonneur, laissant seul le magistrat avec l’enfant.

La saison se termine sur une vision de Pullo en pèlerinage avec Eirene à la campagne, avec une liaison naissante entre eux.

En conclusion, « Rome, saison 1, épisodes 11 à 12 » conclut en beauté cette saison par un spectaculaire combat de gladiateurs livrant son lot de violence, de bravoure et de sang.

L’amitié magnifique entre Pullo et Vorenus semble être indestructible, survivant à l’ambition de l’un et à la dérive criminelle de l’autre.

La mort est également présente du coté des hautes sphères du pouvoir avec le dramatique complot contre César et son spectaculaire assassinat dans le centre même du Sénat.

Au fil des épisodes on s’attache de plus en plus aux acteurs, réellement magnifiques que ce soit la noble rigidité de Vorenus ou la générosité maladroite d’un Pullo.

Après la mort de César, une nouvelle ère s’ouvre, laissant la place à une dangereuse instabilité …

On ne peut donc que saluer la fin de cette première saison, portée par des scènes d’une grande puissance émotionnelle (par exemple la mort muette de Vercingétorix déchu), des acteurs charismatiques parvenant à faire oublier un budget par ailleurs limité, ce qui ne peut donner que envie de découvrir la seconde saison !

Rome, saison un, épisodes onze et douze (Bruno Heller, John Milius)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 12:52
Rome, saison un, épisodes neuf et dix (Bruno Heller, John Milius)

Il n’est absolument pas question ici de délaisser la saga de la série « Rome », aussi est venu le temps « Rome, saison 1, épisodes 9 à 10 ».

L’épisode 9 réalisé par Jeremy Podeswa sur un scénario de Alexandra Cunningham, voit Caton (Karl Johnson) et Scipion comprendre après la mort de Pompée (Kenneth Cranham) que César (Ciaran Hinds) a gagné la partie, et préférer se suicider en Afrique non sans un certain courage.

Privé d’opposants directs d’envergure militaire, César devient donc le maitre incontesté de Rome et entreprend de se faire organiser pour célébrer sa victoire un long triomphe de plusieurs jours.

Tandis que les préparatifs battent leur plein, les héros d’Egypte, le centurion
Lucius Vorenus (Kevin Mc Kidd) et du légionnaire Titus Pullo (Ray Stevenson) regagnent leur foyer mais Vorenus incapable comme beaucoup de vétérans de s’adapter à la vie civile, s’oppose directement au chef de bande Erastes Fulmen (Lorcan Cranitch) au marché.

Il devient donc la cible du mafieux local qui lui demande sa soumission sous peine de le tuer et de violer toute sa famille.

Tandis que Vorenus et Pullo réfléchissent à la meilleure manière de faire face à cette difficulté imprévue, César se fait élire dictateur pour une durée indéterminée au grand dame du sénateur Cicéron et de ses adversaires mais tous plient devant lui à présent y compris son fils adoptif Brutus (Tobias Menzies) et la vénéneuse Atia (Polly Walker).

Seule, Servillia (Lindsay Duncan), l’ex maitresse délaissée, poursuit son ex amant de sa haine, et cherche via sa jeune amante Octavia (Kerry Condon) à obtenir des information auprès de Octave (Max Pirkis) réputé connaitre un secret concernant la santé de César.

Mais le jeune Octave déjà habile politicien et nommé pontife, ne divulgue rien de compromettant concernant le nouveau maitre de Rome, même si il succombe aux charmes de sa sœur, accomplissant un acte tabou même chez les praticiens.

A la fin de l’épisode, Vorenus et Pullo qui se préparent à une lutte à mort face aux hommes d’Erastes, se voient sauvés par l’arrivée de César en personne, qui se rend chez Vorenus pour lui proposer un poste de magistrat avec salaire et domaine à la campagne à la clé.

Malgré son opposition à la politique du dictateur, Vorenus tiraillé par des problèmes d’argent et de sécurité, finit par se laisser fléchir et accepte la proposition de César, ce qui comble sa femme Niobé (Indira Varma).

Dans l’épisode 10 réalisé par Alan Taylor sur un scénario de Adrian Hodges, Vorenus apprend auprès de Posca (Nicholas Woodeson) difficilement les rudiments du métier de magistrat, devant faire campagne dans les quartiers de Rome afin de se faire élire.

Elu par corruption, il exerce ses fonctions dans la rue, arbitrant des affaires de justice souvent triviales.

A cette occasion il retrouve Mascius (Michael Nardone), un ancien ami de la 13ième légion, qui lui parle du mécontentement des vétérans cherchant à s’établir dans les campagnes romaines.

Tout en gardant ses distances avec Mascius, Vorenus accepte de soumettre leurs revendications à César, qui craignant une rébellion, la laisse négocier des terres éloignées en Pavanie.

Bien que en apparence mécontent, Mascius se laisse finalement acheter par l’argent de Vorenus et accepte de relayer la proposition aux vétérans, ce qui satisfait César.

Du coté des intrigues de femme, Octavia horrifiée par son acte sexuel tabou, décide de s’exiler auprès de prêtres grecs pour expier sa faute.

Ce départ contrarie Atia, qui a du reste compris les manœuvres de Servillia et qui se venge cruellement en demandant à ses gens de l’agresser en plein centre de Rome en tuant ses domestiques, en la déshabillant et lui coupant les cheveux en pleine rue.

Servillia se remet difficilement de l’affront, faisant face à sa rivale qui vient hypocritement la voir pour prendre de ses nouvelles.

De son coté, le déjà mature Octave corrompt les prêtres gardant sa sœur pour la faire revenir de force à Rome et rétablir ainsi la réputation de sa famille.

L’épisode se termine par un drame, Pullo fou amoureux de l’esclave Eirene (Chiara Mastalli), demande à son ami Vorenus de l’affranchir et de se porter garant pour aller s’établir avec elle à la campagne, mais réalise que Eirene aime en réalité un autre esclave, et ivre de rage tue le jeune homme dans la demeure du magistrat.

Cet assassinat brutal oblige Vorenus à chasser son ami Pullo qui avant de partir lui laisse entendre qu’il a vendu son honneur à César contre de l’argent et des terres.

En conclusion, « Rome, saison 1, épisodes 9 à 10 », offre un net regain d’intérêt à une histoire depuis peu quelque peu ronronnante.

Avec l’écroulement de ses derniers ennemis, César peut se reconcentrer sur la maitrise de Rome en s’achetant une respectabilité certes forcée auprès de sénateurs jusqu’alors hostiles mais surtout une sympathie vis-à-vis du peuple, qu’il tente d’amadouer au organisant une gigantesque fête assortie de mesures exceptionnelles.

Les intrigues politiques féroces se nouent alors entre les deux praticiennes rivales Servillia et Atia et dans un domaine plus bas socialement, Vorenus s’élève, perdant quelque peu ses nobles principes face aux réalités de la difficile reconversion de vétéran.

Pullo privé de son ami, perd les pédales et commet un geste fou par amour, ce qui le plonge dans une grande précarité à la merci des bandes armés pullulant dans la ville.
On ne peut donc qu’apprécier ces nouveaux changements majeurs dans la vie des protagonistes de l’histoire, et des tensions qui surgissent, avec une forte envie de se ruer sur les deux derniers épisodes de la fin de la saison !

Rome, saison un, épisodes neuf et dix (Bruno Heller, John Milius)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 21:27
Histoire des Croisades (Jean Richard)

Attaquons nous à présent à un sujet difficile et souvent perclus de clichés, les Croisades, avec « Histoire des croisades » de l’historien Jean Richard spécialisé dans le Moyen-age.

Sorti en 1996, cet énorme pavé relate chacune des huit croisades de l’Occident chrétien contre ce qu’il considérait comme la Terre sainte, devenu un territoire partagé entre Israël, la Palestine, la Jordanie et le Liban de nos jours.

Sur deux siècles, entre 1095 et 1291, s’étaleront huit vagues successives qui marqueront à jamais l’histoire du Moyen-âge, donnant naissance à de nombreux fantasmes et légendes entretenus au fil des siècles par les écrivains et musiciens.

A l’origine du problème on trouve cependant, les persécutions dont sont victimes les chrétiens d’orient, soumis à des humiliations, taxations, menaces et agressions par les Turcs Seldjoukides qui avaient pris possession depuis 1078 des lieux saints du christianisme au Moyen-Orient.

A l’époque existait en effet un important flux de pèlerinage issu de toute l’Europe, car le voyage notamment à Jérusalem était vu comme purificateur par les plus hautes instances de l’Eglise, dont le Pape.

La puissance des Seldjoukides est telle qu’elle menace également l’Empire Byzantin, seconde source chrétienne dans la monde bien qu’orthodoxe et donc rivale du catholicisme, mais surtout grande puissance militaire représentant la parfaite zone tampon en Grèce, Macédoine et sur la partie occidentale de la Turquie actuelle, avec les populations musulmanes.

La politique agressive des Seldjoukides qui fait suite à une période de tolérance de leurs prédécesseurs les Fatimides d’Egypte, pousse le pape Urbain II a lancer la première croisade, afin de libérer la Terre Sainte de Jérusalem et de porter secours à l’empereur byzantin Alexis Comnène.

L’influence spirituelle du pape est telle que des milliers d’hommes de toutes les franges de la population d’Europe répondent à l’appel.

Le pape promet l’exemption des péchés aux Croisés à conditions qu’ils respectent les populations civiles et leur offre des garanties de principe quand à la conservation de leur patrimoine laissé en métropole.

Si le pape jouit de par ses relais prédicateurs de terrain, d’une certaine autorité sur les population, l’exécution de l’ordre se fait dans le plus grand désordre avec une succession d’initiatives personnelles de moines français et allemands qui se distinguent par leur extrême brutalité à l’égard des territoires d’Europe de l’Est traversés (Allemagne, Hongrie, Yougoslavie) en pillant, tuant les populations locales avec un supplément de cruauté pour les juifs, victimes périphériques des croisades.

Même Alexis finit par se débarrasser de ses encombrants Croisés en les faisant passer le plus vite possible du coté turque ou les troupes Seldjoukides se montrent impitoyables en les massacrant systématiquement.

Il faudra attendre l’arrivée des puissants leaders issus de la noblesse franque comme Godefroy de Bouillon, Raymond IV, Baudoin, Bohémond et Tancrède pour que la Première Croisade forte de plus de 30000 hommes porte réellement la lutte contre les Seldjoukides tout en ayant été préalablement contraints de prêter allégeance à Alexis Comnène à Constantinople.

L’armée des Croisés opère une brillante percée en Turquie et conquiert les villes une à une, en s’appuyant sur la force de sa puissante cavalerie, la bravoure de ses soldats face à des tactiques turques privilégiant la feinte et l’usage de flèches pour saper et harceler l’ennemi.

Les Arméniens de Cilicie saisissent l’occasion de se libérer de leurs maitres musulmans et prêtent assistance aux Croisés.

En chemin, Baudoin et Tancrède s’arrêtent dans la ville d’Edesse et établissent le premier royaume latin d’Orient.

Le siège d’Antioche est éprouvant pour les défenseurs et les attaquants, se soldant par des rumeurs de cannibalismes de Croisés qui viendront hanter l’imaginaire musulman, mais se termine par la victoire de Bohémond sur Kerbogha le maitre de Mossoul, ce qui suite à la défection du peu combatif Alexis, fait de lui le roi de la ville.

Mais le plus grand fait d’arme de cette phase est l’œuvre de Godefroy de Bouillon qui prend Jérusalem, fait de son frère Baudouin Ier le roi de la ville et va défaire une armée fatimide à Ascalon ce qui lui permet de verrouiller l’Egypte, l’autre grande puissance militaire musulmane derrière les terribles Seldjoukides.

Les Croisés sont néanmoins stoppés dans leur invincible élan de conquête à Harran et doivent renoncer à le route de la Perse passant par Mossoul et Bagdad qui demeureront pour toujours hors d’atteinte du rêve franc.

La dernière conquête des Francs est le comté de Tripoli au Liban ou est installé Bertrand de Saint Gilles ce qui porte au nombre de quatre les royaumes latins d’Orient, véritables poches indépendantes régies par leurs propres lois en perpétuant les régimes dynastiques féodaux : Jérusalem, Antioche, Edesse et Tripoli.

Passé l’échec de l’Arrière croisade de 1100 destinée à soutenir l’effort des premiers Croisés, mais pratiquement décimée par des Seldjoukides aguerris, vient la question du maintien des royaumes francs au Moyen-Orient.

En effet, chacun de ces petits royaumes se trouve entouré de voisins musulmans plus nombreux et puissants, misant sur une stratégie d’usure pour reprendre les territoires perdus.

Pour soutenir les Croisés qui avaient choisi la voie de l’expatriation dans des terres difficiles, les papes eurent recours de nombreuses fois à la Croisade.

En 1147, en réponse à la prise du comté d’Edesse finalement reperdu par le redoutable atabeg de Mossoul Zengi, se déroule la seconde d’entre elles, sous la forme d’une coopération franco-allemande avec le roi Louis VII pour les Francs et l’empereur Conrad III pour les germains.

Les relations avec les Byzantins ne sont toujours pas au beau fixe et les deux seigneurs refusent de se soumettre à l’empereur Manuel Ier Comnène, perdant de fait tout l’appui logistique en navires et vivres qu’il aurait pu leur fournir.

En Turquie, Francs et Germains payent le prix de leur mauvaise entente et séparés sont mis aisément en déroute par les Seldjoukides qui massacrent les prisonniers masculins, réduisant femmes et enfants en esclavage.

Après avoir péniblement accompli leur pèlerinage à Jérusalem, les deux souverains quittent piteusement la Terre Sainte sans aucune victoire militaire à leur actif.

Malheureusement pour les Francs, une grande contre attaque musulmane se prépare sous l’impulsion de chef militaires charismatiques usant du djihad, la « guerre sainte » comme bannière de ralliement contre ce qu’ils estiment être des infidèles.

Nur-al-din qui reprend le comté d’Edesse puis Saladin, atabeg kurde d’Egypte ayant renversé ses maitres fatimides, se révèlent de terribles conquérants, animés par une ambition démesurée.

Saladin réussit tout d’abord diplomatiquement la ou ses prédécesseurs ont échoué et réalise une grande union avec les Seldjoukides et les Byzantins affaiblis contre les Francs qui jusqu’alors avait profité des rivalités entre leurs ennemis pour se maintenir avec l’aide des marins Vénitiens ou des princes arméniens.

Fort de ses alliances et d‘une habile trêve arrachée aux Francs, Saladin attaque les Francs lorsqu’il se sent le plus fort en s’assurant préalablement du contrôle de Mossoul.

Il prend le dessus à Hattin en 1187 sur les Francs de Guy Lusignan actuel roi de Jérusalem, courageux mais trop divisés en querelles internes pour être en mesure de résister.

Fanatique de la guerre sainte, Saladin se distingue par son caractère impitoyable qui l’amène à mettre à mort systématiquement ses ennemis, à traiter les femmes comme esclaves tout en réservant un traitement particulier aux nobles qu’il garde en captivité dans la prévision de rançons.

Après Hattin, il mène une guerre d’éradication, reprenant un à un les territoires francs dont la précieuse Jérusalem.

Ecrasés par plus fort qu’eux, les Francs conservent péniblement Antioche, la ville côtière de Tyr et quelques solides forteresses comme le fameux krak des chevaliers prêt de Homs en Syrie.

La réaction de l’Occident ne tarde cependant pas et en 1189, la Troisième croisade lancée par le Pape Grégoire VIII, voit le célèbre roi anglais Richard Cœur de Lion s’affirmer après la mort accidentelle de l’empereur germanique Frédéric Ier, comme le grand chef de guerre capable de tenir tête à Saladin.

Une fois sur place, Richard appuyé par Guy Lusignan qui commande la plus grande armée de Croisés jamais mis sur pieds, remporte des victoires sur les troupes de Saladin en Palestine, et verrouille vis-à-vis de l’Egypte, les territoires conquis en prenant et fortifiant la ville clé d’Ascalon à défaut de pouvoir reprendre la mythique Jérusalem puissamment fortifié par son adversaire.

Parvenu à un semblant d’équilibre des forces avec Saladin, Richard négocie avec lui l’acceptation des Francs dans les villes côtières de Tyr, Jaffa regroupé sous le royaume d‘Acre, d’Antioche, Tripoli en plus des territoires des ordres militaires des Hospitaliers et Templiers.

Même si aux premiers abords, le succès militaire de Richard peut paraitre plus que limité, il s’agit néanmoins d’un coup d’arrêt définitif aux désirs d’éradication des Francs par le souverain musulman.

Henri VI le fils de Frédéric Ier tient cependant à poursuivre le désir de Croisade de son père et réussit avec un contingent de chevaliers germaniques à prolonger la reconquête de Richard en prenant Beyrouth et Sidon.

La mort de Saladin en 1193 aboutit au partage de son immense royaume entre ses fils et neveux qui s’entre déchirent en guerre fratricides ce qui affaiblit considérablement la menace contre les Francs.

Bien que brève, la Quatrième croisade entreprise en 1202 sous l’impulsion du Pape Innocent III, est marquée par une déviation complète du but d’origine et la prise de Constantinople sous l’impulsion de Vénitiens par les Croisés, qu’il pillent avant de nommer l’un des leurs, Baudoin de Flandres comme nouvel empereur byzantin dans le seul but de préserver les intérêts commerciaux des navires vénitiens menacés par la politique byzantine hostile à leur égard.

Ce sera de nouveau Innocent III qui sera à l’origine de la Cinquième croisade de 1217, en utilisant la même tactique que le roi de Jérusalem Amaury qui effectua en 1167 une spectaculaire percée en Egypte pour faire pression afin de négocier une rétrocession des territoires de la Terre Sainte.

Mené par le légat Pélage, les Croisés prennent d’assaut la ville fortifiée de Damiette, véritable verrou permettant de faire le lien entre Méditerranée et Nil, centre névralgique de l’Egypte.

Ils parviennent à progresser mais attaquant précipitamment le Caire en descendant le Nil, sont vaincus par le sultan local Al-Kamil qui les prend en tenaille et contraints à un repli honteux.

La Sixième Croisade est celle de l’empereur germanique Frédéric II qui malgré une excommunication du Pape Grégoire IX, part avec 10000 hommes et parvient plus par négociations que par de durs combats à récuperer une partie de Jérusalem, Bethléem et Nazareth auprès de Al-Kamil plutôt bien disposé à son égard.

Mais ses reconquêtes paraissent néanmoins bien fragiles lorsque les Kharezmiens faction divergente des Seldjoukides mise au service du nouveau sultan d’Egypte Ayyub, reprirent Jérusalem en infligeant une cinglante défaite aux Francs la défendant.

Ceci ne peut que déclencher en 1250 une nouvelle croisade, la Septième, emmenée par le charismatiques roi Louis IX dit Saint Louis, qui se montre malgré ses hautes ambitions un cuisant échec sur l’Egypte.

Pire que l’échec vient l’humiliation de la capture de Saint Louis par les Mamelouks, nouveaux maitres de l’Egypte après avoir renversé définitivement les Ayyoubides auprès desquels pourtant ses anciens esclaves affranchis étaient sensés servir.

Après la sanglante répression du mouvement des Pastoureaux, bergers convaincus de devoir de mener une Croisade de petites gens sensés être plus humbles et proches de Dieu que les chevaliers et les religieux, Saint Louis libéré consacre son énergie à fortifier les défenses de la Terre Sainte et tente de nouer des relations difficile avec la nouvelle force émergente des Mongols, invincibles guerriers gouvernés par un système complexe de Khans.

Cette recherche d’alliance avec les Mongols, jugés plus perméables à la religion chrétienne, sera la ligne directrice de l’Eglise catholique dans l’optique de bénéficier de l’apport de ses farouches guerriers pour prendre les dessus sur les musulmans.

L’envoi de messagers et missionnaires chrétiens jusqu’en Mongolie devait participer à la construction de cette alliance qui fut tout d’abord rejeté en bloc par les khans, qui considéraient etre les maitres du monde et devoir assujettir ou détruire tous les autres peuples.

Il est vrai que les petits fils de Genghis Khan poursuivent avec ferveur son œuvre de conquête, Hulegu chef des Il-khanides emportant la Syrie musulmane et soumettant meme le prince d’Antioche sans combattre.

Inquiété par cette poussée de conquêtes en apparence incontrôlable, les Papes successifs luttent contre les Mongols en Europe de l’Est en prêchant la Croisade tout en les ménageant au Moyen-Orient.

Pourtant Hulegu ne finira pas son entreprise de la conquete de l’Egypte, reculant en raison de l’épuisement des ses cavaliers et de troubles intérieurs.

Il laissera ainsi à Baibars, sultan mamelouk du Caire, la possibilité d’organiser ses troupes et sa défense pour mettre en échec ces conquérants venus de l’Extreme Orient.

Brillant chef militaire et habile homme d’état, Baibars va profiter de sa force et du reflux des Mongols pour attaquer et défaire les Francs, en prenant sur une dizaine d’années des villes stratégiques comme Jaffa, Césarée ou la fameuse forteresse krak des chevaliers.

Mais du coté Francs les quelques ouvertures faites par Hulegu aux chrétiens vont se concrétiser avec son successeur Abagha, ce qui permettra de mettre sur pied une véritable alliance et la Huitième croisade contre l’Empire des Mamelouks.

En 1270, le Pape Clément IV et son successeur Grégoire X, s’appuient sur le célèbre Saint Louis pour déclencher la Croisade outre mer avec entre 10 000 et 30 000 hommes.

La tentative d’alliance puis de prise de la Tunisie pour s’en faire un allié face à l’Égypte est un cinglant échec par manque de coordination avec le lointain allié Abgha.

Malade, comme la plupart des soldats en Egypte, Saint Louis meurt à Carthage.

Une nouvelle tentative en 1281 des Mongols de Mongke Temur en liaison avec les Francs d’Orient échoua contre les successeurs de Baibars pourtant rivaux, Qualawun et Sonqor qui eurent l’intelligence de faire front ensemble pour battre leurs adversaires à Homs.

Malgré d’incessants projets d’attaques communes entre mongols et chrétiens notamment le raid du khan Gazhan en 1302, les Mamelouks maintenirent fermement leur emprise sur la région en dépossédant dans les années 1290 un à un des Francs trop divisés et peu nombreux, de leurs royaumes.

En conclusion, derrière le récit chronologique forcément dense et épique, « Histoire des croisades » permet de mieux prendre l’ampleur d’un phénomène exceptionnel dans l’histoire de l’humanité qui mobilisa autour de la spiritualité des ressources humaines, matérielles et financières hors du commun.

Sortant des clichés un peu faciles, le travail de Jean Richard, laisse clairement apparaitre l’objectif des Croisés, qui comprirent assez vite l’impossibilité d’évangéliser les musulmans ou de conquérir de vastes étendues au Moyen-Orient.

Le véritable enjeu se situa donc autour des lieux saints et en particulier la ville de Jérusalem.

Passée la première et historique percée de Godefroi de Bouillon, les Latins d’Orient durent fermement batailler pour sauvegarder leurs acquis face aux vagues Turques, Égyptiennes, Mongoles ou meme Byzantines.

Ils y parvinrent quasiment pendant deux siècles, recevant périodiquement l’apport de troupes françaises, allemandes, anglaises, italiennes ou espagnoles prêts à tout abandonner pour défendre la bannière du Christ.

Les Croisades ont donc leurs héros devenus légendaires, Godefroi, Richard Cœur de Lion, Saint Louis, Saladin, Baibars, ou même Hulegu mais à coté du mythe, se déroulèrent d’après batailles ou le vaincu était souvent mis à mort ou au mieux réduit en esclavage.

En bon historien, Richard analyse aussi la vie de Latins d’Orient, leur statut de colons, leur adaptation aux mœurs orientales avec des échanges commerciaux avec les musulmans et quelques fois un notable détachement avec les préceptes d’austérité émanant des autorités religieuses d’Occident.

La partie consacrée aux puissants ordres militaires d‘Orient, des Templiers, des Hospitaliers ou des Chevaliers Teutoniques, qui eurent d’importantes fonctions notamment financières en conservant l’argent acheminé d’Occident pour la Croisade, est particulièrement intéressante.

Difficile donc malgré une grande complexité d’approche due à la multiplicité des acteurs et la spécificité des termes employés, de ne pas considérer cet ouvrage comme d’une grande complétude et d’une grande justesse pour comprendre l’une des aventures humaines les plus exaltante qui m’ait été donné de lire.

Histoire des Croisades (Jean Richard)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 14:46
Rome, saison un, épisodes sept et huit (Bruno Heller, John Milius)

Poursuite de la première saison de la série Rome avec « Rome, saison 1, épisodes 7 à 8 ».

Dans l’épisode 7 réalisé par Tim Van Patten sur un scénario de David Frankel, le combat en Grèce entre Pompée (Kenneth Cranham) et César (Ciaran Hinds) pourtant en infériorité numérique tourne finalement assez rapidement en faveur de ce dernier, et contraint le proconsul de Rome à envisager une retraite vers l’Egypte pour reconstituer ses forces.

Mais Pompée vieillissant et vaincu est lâché par ses soutiens, notamment Brutus le fils adoptif de César qui entrevoit de se livrer au futur maitre de Rome.

Seul, le fanatique Caton (Karl Johnson) semble exiger la poursuite de la lutte à mort pour sauvegarder la République.

C’est donc esseulé et affaibli qu’il entreprend une marche désespéré vers le port d’Aménophis afin de gagner l’Egypte.

En chemin, Pompée et ses hommes font l’étrange découverte du duo Lucius Vorenus (Kevin Mc Kidd) et du légionnaire Titus Pullo (Ray Stevenson) tous deux miraculeusement rescapé du naufrage de leurs navires de guerre emportés par une tempête.

Affaiblis par le manque de nourriture et d’eau, les deux hommes n’ont du leur salut qu’à un radeau de fortune constitué des cadavres de leur compagnons et à la divine Providence qui les a fait recueillir par Pompée.

Une fois rétablis, ils comprennent assez vite à qui ils ont affaires, mais le fier Vorenus refuse de livrer le proconsul à César, tuant le guide qui lui propose de le capturer et préférant non sans obéir à ses inclinaisons républicaines, lui laisser sa liberté.

Du coté de Rome, l’insatiable Atia (Polly Walker) soupçonnant la défaite imminente d’un César malmené par son rival, manœuvre à présent pour faire intervenir sa fille Octavia (Kerry Condon) afin d’amadouer Servillia (Lindsay Duncan) et d’obtenir sa protection.

Le stratagème fonctionne au-delà de toute espérance puisque Servillia pourtant d’âge mur devient la maitresse d’Octavia.

Mais toutes ces manœuvres finissent par tourner court puisque Pompée est finalement trahi par ses alliés égyptiens et poignardé devant les siens sur la plage sur laquelle il venait d’accoster.

La mort du grand rival de César vient donc en principe clore la lutte pour le contrôle de Rome.

L’épisode 8 réalise par Steve Hill sur un scénario de William Mc Donald, prend place majoritairement en Egypte ou César se rue à la poursuite de son rival et apprend avec stupéfaction son assassinat qu’il estime indigne d’un consul.

César fait pression sur le pharaon Ptolémée XIII en réalité un simple enfant auquel est fallacieusement attribué des pouvoirs divins pour obtenir l’arrestation de sa sœur (t épouse) Cléopâtre (Lyndsay Marshal) qui prétend lever des troupes pour prendre la tête de l’Egypte.

Le but de César est double, tandis qu’à Rome, Marc Antoine contrôle la situation en surveillant les repentis Brutus et Cicéron (Davis Bamber), s’assurer de la mort de son rival et également de la stabilité de l’Egypte principale pourvoyeuse en grain de Rome.

Ptolémée et ses nobles jouent en réalité double jeu, faisant mine d’accepter la domination romaine mais refusant de livrer à César Cléopâtre qu’ils détiennent prisonniers dans le désert mais également le meurtrier de Pompée dont César veut pour le principe avoir la tête.

Flairant le piège, le consul envoie Vorenus qui a de peu échappé à la mort en raison de son laxisme envers Pompée et Pullo dans le désert pour retrouver Cléopâtre et prendre de vitesse les tueurs de Ptolémée fermement décidé à présent à éliminer l’encombrante aspirante au trône.

A ce jeu, Vorenus et Pullo se montrent plus habiles, liquidant les trois hommes envoyées pour tuer Cléopâtre et la ramenant par force à César.

En chemin la princesse lascive soumise à une intense consommation de drogue exige les faveurs sexuels de l’austère Vorenus qui refuse, laissant la place à l’extravagant Pullo.

Le but de Cléopâtre est en réalité plus politique, séduire César et lui donner un fils afin de s’assurer de la protection du nouveau maitre de Rome.

De son coté, César vient finalement à bout de l’armée pourtant nombreuse de Ptolémée, liquidant le petit pharaon, son encombrante cours et le romain meurtrier de Pompée qui lui a été lâchement livré afin de l’apaiser, en vain.

Taraudé par l’absence de progéniture mâle, César accepte l’offre de Cléopâtre, s’unit à elle et obtient un fils, peut être également de Pullo …

En conclusion, Jules César apparait comme le grand vainqueur de « Rome, saison 1, épisodes 7 à 8 », avec le triomphe sur Pompée, un ennemi légitime et encore redoutable bien que vieillissant.

Le nouveau maitre de Rome n’a pourtant pas l’occasion de jouir longtemps de son triomphe et transporte rapidement l’action en Egypte pour faire la connaissance de puissances locales qu’il parvient par un mélange de force et de ruse à maitriser.

Malgré ce background historique passionnant, la série continue de décevoir par son manque flagrant de moyens.

Ainsi la bataille pourtant légendaire entre Pompée et César est à peine reconstituée par quelques chocs d’une dizaine de figurants, et l’Egypte berceau du luxe et de la démesure, n’est ici que chichement représentée.

On est touché par la mort de Pompée, vieux général lâché de tous et donc soumis à la traitrise des lâches et peu séduit par le choix de Cléopâtre, mince jeune femme au look de garçonne qui ne parvient pas à rendre désirable ou voluptueux un personnage pourtant si riche en fantasmes …

Malgré ces défauts majeurs, l’intérêt suscité par la série justifie encore de découvrir les prochains épisodes qu’on imagine encore plus sensuels et exotiques …

Rome, saison un, épisodes sept et huit (Bruno Heller, John Milius)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 22:27
Rome, saison un, épisodes quatre à six (John Milius, Bruno Heller, William Mc Donald)

Poursuite de la découverte de la série Rome crée par John Milius, Bruno Heller et William Mc Donald avec « Rome, saison 1, épisodes 4 à 6 ».

L’épisode 4 est marqué par un certain attentisme avec un Jules César (Ciaran Hinds) occupant Rome tandis que son rival le second consul Pompée (Kenneth Cranham) est en fuite pour reconstituer une armée capable de rivaliser avec les vétérans revenus de Gaule.

Dans ce combat distance ou la stratégie et la politique tiennent une grande place, Pompée charge son fils le brutal Quintus (Rick Warden) de retrouver l’or perdu de César, en réalité récupéré et caché par le légionnaire Titus Pullo (Ray Stevenson).

C’est donc accompagné de redoutables soldats déguisés en Scythes que Quintus s’introduit à Rome pour accomplir sa mission.

Chez Lucius Vorenus (Kevin Mc Kidd), la situation est toujours tendue, et l’ancien centurion qui peine à se reconvertir en marchand, doit faire face à une esclandre lors d’une soirée promotionnelle organisée dans sa demeure, entre Evander Pulchio (Enzo Cilenti) et sa femme Lyde (Esther Hall) à propos de sa relation adultère avec Niobé (Indira Varma) l’épouse de Vorenus.

Cet incident étrange allant de pair avec le comportement distant de femme contribue à fortement assombrir l’humeur du centurion.

Les affaires de Vorenus ne s’arrangent pas lorsque Quintus et ses hommes investissent sa demeure en lui demandant de manière agressive ou se trouve le fameux or de César.

Mal à son aise, Vorenus voit sa famille menacée et ne doit son salut qu’à une intervention impromptue mais musclée de son ami Pullo qui met hors de combat Quintus.

Après une explication entre les deux hommes, Pullo avoue à Vorenus avoir caché l’or de César, en tirer profit pour mener grand train et finit non sans rechigner par accepter d’aller trouver le dictateur afin de lui rendre son bien.

César et son bras droit Marc-Antoine (James Purefroy) se montrent magnanimes avec les deux hommes, ce dernier proposant même à Vorenus de rejoindre les Evocati, les centurions fidèles à César ce qu’il refuse en raison de sa répugnance à reprendre une carrière militaire et à soutenir un ennemi de la République.

Avec son or retrouvé, César peut ainsi intensifier ses manœuvres de corruption au sein des Augures, afin de lui assurer des présages favorables avant d’aller combattre Pompée.

Dans l’épisode 5, la redoutable Attia (Polly Walker) tout en confiant l’éducation virile de son jeune fils Octave (Max Pirkis) à Pullo avec entrainement au maniement des armes et régime à base de testicules de bouc, manœuvre redoutablement politiquement, couchant avec Marc Antoine et s’arrangeant pour indisposer César en rendant publique sa relation avec sa maitresse Servilia Caepionis (Lindsay Duncan) ce qui le pousse sous la pression de sa femme à la répudier.

Une fois ce problème réglé, César fait mine d’offrir une trêve à Pompée que celui-ci refuse, tout en fuyant vers la Grèce tandis que son rival passer à l’attaque.

De son coté, Vorenus, de plus en plus mal à l’aise dans sa reconversion comme marchand, finit par appât du gain par accepter d’être le garde du corps d’Erastes Fulmen (Lorcan Cranitch) un chef de bande romain, mais ne peut se résoudre à tuer un indien mauvais payeur sur ordre de son nouveau patron.

Dépité, Vorenus revient finalement sur sa décision et rejoint les Evocati en acceptant les conditions devenues draconiennes de Marc Antoine.

Il ne se doute pas que Pullo, plus malin qu’il en a l’air a compris par instinct la relation entre Niobé et Evander et décide en association avec le subtil Octave, de l’enlever pour le questionner.

L’interrogatoire dans les égouts tourne mal et Evander finit par révéler la vérité sous la torture avant d’être poignardé à mort par Pullo.

Dans l’épisode 6, Attia intensifie son contrôle, offrant à Servilia un esclave surmembré en gage d’apaisement, poussant Pullo à emmener son fils Octave dans un bordel de luxe afin de perdre sa virginité, ce dont le jeune homme s’acquitte convenablement avec une jeune prostituée diaphane issue des pays de l’Est.

Attia rencontre plus de difficulté avec le farouche Marc Antoine, qui tout en couchant distraitement avec elle refuse de l’épouser et la gifle en quittant ses appartements.

La belle patricienne se voit donc dans l’obligation de tout miser sur une victoire de Pompée contre César.

Du coté du foyer de Vorenus, Niobé et Lyde deviennent folles en l’absence d’Evander ce qui provoque l’irritation du mari, et finit par pousser Pullo à intervenir pour annoncer sa mort en raison de dettes de jeu.

La douleur est terrible pour les deux femmes qu’une violente jalousie pousse à la haine.

Malgré cela, Lyde promet à Niobé de ne rien dire à Vorenus qui se retrouve avec une femme enfin mieux disposée à son égard.

On termine l’épisode avec un nouveau revirement de Marc Antoine qui refuse brutalement l’offre de trahison d’un émissaire de Pompée pour aller rejoindre son ami César dans sa lutte contre les armées de Pompée.

Marc Antoine emmène avec lui la fameuse 13ième légion et donc Vorenus, contraint une nouvelle fois d’abandonner son foyer pour faire son devoir.

En conclusion, « Rome, saison 1, épisodes 4 à 6 », est marqué par le sceau de l’attentisme et des manœuvres préparatoires dans le combat à distance entre César et Pompée, ce dernier bien que vieillissant s’avérant un adversaire à ne pas sous estimer.

L’action se focalise donc sur la vie à Rome, avec les déboires de Vorenus, ancien soldat peinant à prendre pied dans la vie civile et le terrible secret de sa femme, finalement découvert par une association imprévue de Pullo et Octave.

L’aspect sombre et angoissé du centurion est fortement atténué par la générosité et la gouaille de Pullo, au final plus subtil qu’il n’y parait au premier abord.

Mais les personnages phares de cette deuxième partie sont assurément Marc Antoine et Attia, tous les deux charismatiques, fascinants, séduisants et sans scrupules.

On continue donc d’apprécier la construction habile de l’intrigue, tout en regrettant un certain manque d’action.

A suivre …

Rome, saison un, épisodes quatre à six (John Milius, Bruno Heller, William Mc Donald)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 23:00
Rome, saison un, épisodes un à trois (John Milius, Bruno Heller, William Mc Donald)

Une fois n’est pas coutume, une série télévisée est ici à l’honneur avec « Rome, saison 1, épisodes 1 à 3 ».

Cette série historique Co-crée par le cinéaste légendaire John Milius, Bruno Heller et William Mc Donald s’établit en 2005-2007 et reconnu un joli succès avant de connaitre un arrêt soudain en raison de difficultés budgétaires.

Les premiers épisodes nous propulsent en -52 av JC ou Jules César (Ciaran Hinds) vient de triompher du chef Gaulois Vercingétorix qui se soumet après la bataille d’Alésia, comme tout la Gaulle et place César, alors proconsul, en position d’homme fort.

Face à lui, Pompée (Kenneth Cranham) second consul régentant Rome, s’inquiète des victoires successives de celui qu’il estime être un dangereux rival devenant par les multiples cadeaux qu’il envoie au peuple, de plus en plus populaire.

La mort en couches de Julia, la fille de César accordée à Pompée pour sceller leur alliance, allume la mèche d’un conflit qui semble à terme inévitable, tant l’ambition de César parait insatiable.

Proche du Sénat et des cercles du pouvoir, Pompée manœuvre auprès des Patriciens et du redoutable orateur Caton (Karl Johnson) tous hostiles à César.

Brutus (Tobias Menzies) le fils adoptif de César, joue lui un rôle des plus ambigüe et se montre tout aussi proche de Pompée que de son père de substitution.

De son coté, César peut compter sur l’habileté de sa nièce la sexy Atia (Polly Walker), qui lui envoie son fils Octave (Max Pirkis) lui apporter un magnifique cheval blanc destiné à Pompée mais malgré son escorte, le jeune homme est fait prisonnier par des brigands gaulois au cours du trajet.

Prodigieusement irrité par le détournement de son cadeau, Pompée décide en représailles de faire dérober l’aigle impérial de César en Gaulle afin de provoquer un présage néfaste des Dieux concernant son aptitude à réussir son entreprise de conquête du pouvoir.

Quand César découvre le vol, il demande à son général Marc Antoine (James Purefoy) de monter une équipe pour retrouver le fameux aigle dérobé par des guerriers gaulois manipulés par les hommes de Pompée.

Le rustaud Marc Antoine ordonne alors au centurion Lucius Vorenus (Kevin Mc Kidd) de prendre avec lui un légionnaire buveur condamné pour indiscipline au combat, Titus Pullo (Ray Stevenson).

Le très discipliné et martial Vorenus doit donc faire équipe à contre cœur avec la brute à grande gueule mais contre toute attente, le duo tombe sur les gaulois ravisseurs d’Octave, les tuent et trouvent par hasard le fameux aigle ainsi qu’un serviteur de Pompée ce qui l’incrimine directement.

Couverts de gloire, les deux hommes gagnent le droit de rentrer chez eux tandis que César, conscient de la menace de destitution du Sénat, prépare soigneusement ses troupes fatiguées et démoralisées à entrer en armes pour prendre Rome par la force.
Dans la capitale romaine, la sulfureuse Atia utilise à merveille les attraits féminins pour proposer à Pompée sa fille Octavia (Kerry Condon) comme nouvelle femme de Pompée.

Homme d’âge mur, le proconsul honore la jeune femme mais lui préfère néanmoins pour des raisons politiques évidentes la plus âgée et réservée Cornelia Metella.

Ce refus arrange du reste fort bien la jeune rebelle Octavia qui peut ainsi retrouver son mari Gaius Marcellus Minor dont elle est folle amoureuse.

Arrivés à Rome, Vorenus et Pullo sont invités à manger par Atia en remerciement du sauvetage de son fils mais se disputent lorsqu’ils parlent politique, Vorenus restant par principe fidèle aux lois du Sénat et Pullo soutenant aveuglément César comme seul homme providentiel, puis finissent par se séparer pour retrouver chacun leurs centres d’intérêts respectifs.

Tandis que Pullo se rend dans les lupanars de Rome ou il se bat suite à un différent aux jeux et est grièvement à la tête, Vorenus retrouve lui sa famille et découvre avec stupeur que sa femme Niobé (Indira Varma) le croyait au bout de huit ans mort et que sa jeune fille Vorena (Coral Amiga) âgée de treize ans a eu un enfant avec le fils d’un bouvier.

Le retour de Vorenus à la maison est difficile, le centurion se montrant brutal et austère, tandis que Niobé lui tient tête, parfois effrontément.

En réalité, Vorenus ignore que l’enfant est en réalité celui de Niobé qui a eu un amant pendant qu’il guerroyait en Gaule aux cotés de César.

Le quotidien difficile du couple est changé lorsque Pullo grièvement blessé à la tête se réfugie chez Vorenus, qui paie un médecin pour le soigner.

Peu à peu, le généreux et vivant Pullo parvient à gagner la sympathie de Niobé et même de Vorenus …

Lorsque Marc Antoine nommé tribun à Rome est empêché au Sénat par un vis de forme d’exercer son droit de véto à un ultimatum lancé par la République contre César, les deux hommes sont enrôlés pour sa protection mais participent à une sévère bagarre de rue se soldant par de nombreux morts du coté des hommes de Pompée.

C’est donc en catastrophe que Marc Antoine, Vorenus et Pullo rejoignent le camps de César qui passe alors à l’offensive, passant le fameux fleuve Rubicon pour entrer en Italie.

Contre toute attente, Pompée qui estime ses légions insuffisamment formées pour tenir tête aux vétérans de la 13 ième légion de César, opère un repli stratégique laissant César s’avancer rapidement pour prendre possession de Rome.

Brutus et Caton suivent logiquement Pompée tandis que Atia sent le vent tourner, évite de peu le lynchage par les partisans de Pompée et reste fidèle à son oncle qui s’apprête à rentrer victorieux dans Rome.

Vorenus doit surmonter sa répugnance à violer les lois de la République et servir aux coté de Pullo dans les troupes de César face à celles en repli de Pompée.

Les deux hommes se rapprochent et Pullo dispense des conseils à Vorenus, pour régler ses problèmes de couple tandis que le légionnaire forte tête, sauve une jeune esclave Eirene (Chiara Mastalli), détenue prisonnière des hommes de Pompée.

On devine que la guerre entre Pompée et César ne fait que commencer …

En conclusion, « Rome, saison 1, épisodes 1 à 3 » est une œuvre intelligente et bien construite permettant au spectateur de s’immerger dans le monde complexe, fascinant, cruel et violent des intrigues du pouvoir romain.

Outre les luttes d’influences entre un dictateur usant de la force et une République menacée mais soutenue par un autre certes vieillissant mais toujours fort, le choix d’exposer le destin d’hommes plus modestes comme un centurion à la morale austère mal dans sa peau à son retour de guerre et un légionnaire indiscipliné, buveur, coureur et querelleur permet de donner un caractère plus humain au récit.

La reconstitution dans les paysages de la familière Europe (Italie) est de qualité, la violence et le sexe n’étant que au final plutôt relatives comparées aux excès de démence des principaux empereurs romains.

C’est d’ailleurs peut être le principal reproche qu’on pourrait faire à la série, une certaine sagesse alors qu’on pourrait s’attendre à une plus grande démesure.

A ce stade, les ingrédients semblent se mettre en place …

Rome, saison un, épisodes un à trois (John Milius, Bruno Heller, William Mc Donald)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 20:16
Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 3 et 4 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)

Nous découvrons les parties 3 et 4 de « Apocalypse, la 2ième guerre mondiale » intitulées « Le choc » et « L’embrasement ».

Dans la première d’entre elle, on découvre la tentative forcenée d’Hitler d’envahir l’Angleterre après avoir écrasé la France et le Benelux en 1940.

Pour arriver à ses fins, le chancelier fait appel à son fidèle maréchal Goering, directeur de la Luftwaffe, chargé de pilonner la capitale londonienne afin faire plier la population.

Mais contre toute attente, les anglais galvanisés par le charisme exceptionnel de leur dirigeant Winston Churchill résistent et les Spitfire et Hurricane de la Royal Air Force pilotés par les pilotes des nations déjà vaincues tiennent en échec les Messerschmitt allemands.

Par la suite, l’Angleterre qui a résisté au blocus maritime imposé par les redoutables sous marins U-boot sera même capable de répondre du tac au tac aux bombardements allemands par des bombardements sur les principales villes allemandes.

Écœuré par la résistance anglaise et satisfait d‘avoir établi son emprise sur la France et ses colonies, Hitler change d’objectif et se retourne contre son allié soviétique qu’il envahit par surprise en 1941 au cours de l’opération « Barbarossa ».

Avant de se focaliser sur l’URSS, Hitler envoie le général Rommel en Afrique de l’Est soutenir les armées de Mussolini en déroute en Libye face aux Britanniques, ce qui permet aux forces de l’Axe de poursuivre leur effort de conquête stratégique de l’Afrique de l’Est ouvrant la voie du canal de Suez.

L’attaque allemande de quatre millions d’hommes menés par le général Guderian, a pour objectif triple, la prise de l’Ukraine, poumon économique de l’URSS, puis de Moscou et Leningrad plus politiques et symboliques.

Les Russes sont tout d’abord défaits par plus forts et mieux armés qu’eux et ne font que reculer sous la poussée d’une armée qu’on dit invincible.

Les pays Baltes et l’Ukraine sont pris à la grande satisfaction de ses habitants, hostiles au régime stalinien qui les avait affamé et o surprise également fortement antisémites, avec une collaboration active aux massacres des juifs tout d’abord par balles puis par gaz dans des camps de concentration.

Hitler et Goering commettent alors une erreur tactique en plaçant l’Ukraine sous tutelle alors que ses soldats et habitants auraient pu constituer des alliés précieux face à la Russie.

Aux alentours de Moscou l’armée allemande se heurte à un premier adversaire non prévu : l’environnement avec des pluies diluviennes qui transforment les chemins en terrains boueux rendant la progression des chars et camions problématique.

Fidèles à eux même, les Russes brulent les villes dans leur retraite puis utilisent leurs formidables ressources en effectifs pour affaiblir la progression de leurs ennemis.

L’apparition du char T-34 plus rustique mais plus fiable que les Panzers allemands ainsi que des orgues de Staline, terribles lance fusées, posent des problèmes à la Wehrmacht qui trouve pour la première fois un ennemi à sa mesure, capable de rivaliser et de rendre coup pour coup.

Déporté en Sibérie, l’appareil de production soviétiques tourne à marche forcée et alimente sans fin les troupes d’innombrables fantassins enrôlés par force par des commissaires politiques impitoyables en cas de refus de combattre.

Toutes ces conditions aboutissent au ralentissement de la progression allemande qui se laisse surprendre par le terrible froid russe devant Moscou.

La ville défendue par le général Joukov et des bataillons de Sibériens habitués au froid est un trop gros morceau pour les troupes allemandes qui finissent par céder.

On termine par l’attaque surprise de Pearl Harbor qui pousse les Etats-Unis à déclarer la guerre au Japon.

Dans « L’embrasement », le conflit entre Américains et Japonais est soigneusement étudié avec la forte poussée japonaise dans le Pacifique et l’invasion de l’Asie du Sud Est avec la prise des d’iles indonésiennes,de la Birmanie, de Hong-Kong et surtout des Philippines avec l’asservissement de milliers de prisonniers anglais détenus dans des conditions effroyables.

La qualité de l’armée japonaise surprend américains et anglais, avec une Marine imposante utilisant déjà les porte avions, une aviation très performante les fameux chasseurs zéros et surtout des combattants endoctrinés par le code du Bushido, préférant la mort à la défaite jugée infamante.

Face à ces combattants redoutables, les Américains utilisent leur formidable puissance industrielle et le décryptage des codes de transmission.

Fait peu connu et peu glorieux, les citoyens américains d’origine japonaise sont déportés dans des camps de concentrations aux Etats Unis en raison de suspicion d’espionnage.

Le tournant a lieu lors de la terrible bataille de Midway en 1942 ou avec un petit coup de pouce du destin, la flotte américaine coule la plupart des porte avions adverses.

Dès lors, l’ascendant de la Marine et aviation US parait inéluctable avec la prise d’iles stratégiques comme Guadalcanal.

Les combats notamment en Nouvelle-Guinée ou le Japon menace l’Australie se déroulent dans la jungle tropicale dans des conditions épouvantables pour les deux camps avec maladies, serpents et insectes venimeux.

Lentement mais inexorablement, les GI prennent, dans un climat de haine absolu, le dessus sur leurs ennemis qui préfèrent le suicide à la capitulation quitte à jeter leurs avions sur les navires ennemis dans de fameuses opérations kamikazes.

En conclusion, les parties 3 et 4 d‘« Apocalypse, la 2ième guerre mondiale » se révèlent encore plus prenantes que les deux premières avec le début des difficultés pour l’armée allemande : la résistance farouche des britanniques et la décision audacieuse d’agresser un adversaire quasiment invincible sur son sol natal : l’URSS.

En se voyant l’égal de Napoléon, Hitler commet le même péché d’orgueil que lui et se casse les dents contre l’immensité d’un territoire hostile ou vivent des populations pauvres mais capables d’endurer naturellement une forte dose de souffrance surtout lorsque leurs chefs les acculent à une résistance forcenée.

Les forces s’équilibrent donc entre Allemagne et Russie, mais également entre USA et Japon qui luttent pour la maitrise du Pacifique vaste théâtre d’opérations maritimes avec des combats d’une férocité égale à celle de ceux en Europe de l’Est.

Pourtant on sent déjà que les forces de l’Axe font avoir des difficultés dans la durée face à des super puissances industrielles comme les USA ou l’URSS pour lesquelles le temps joue.

Enfin difficile également de fermer les yeux sur les premières images de massacres des juifs effectués dans l’Europe de l’Est avec la complicité des populations locales.

Les images d’exécutions sommaires dans des fosses communes ou les victimes devaient creuser elles-mêmes leur propre tombe sont insoutenables et montrent déjà l’horrible catastrophe orchestrée par les « théoriciens » du III ième Reich.

A ce stade, le monde semble s’embraser et son avenir se faire incertain …

L’apocalypse semble donc proche.

Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 3 et 4 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens