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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 20:31

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1

 

 

Les années se suivent et se ressemblent ou presque pour Iron maiden alors au fait de se gloire et régnant sans ambages (avec Judas priest) sur le monde du heavy metal alors au summum de sa popularité car porté par le vent de la nouveauté notamment des mouvements émergent du thrash métal américain qui viennent stimuler la concurrence des seigneur du heavy anglais.

Tandis que Carl Lewis armé de sa grace féline, conquiert le monde aux jeux olympiques de Los Angeles, Iron maiden, poursuivant lui aussi son rythme de forçat, sort en 1984 « Powerslave ».

« Powerslave » marque le début d’une certaine démesure avec cette pochette représentant un Eddy pharaonisé dans une égyptologie de pacotille.

L’entame se fait avec « Aces High » véritable chef d’œuvre de heavy metal violent et épique mené à un train d’enfer.

Ayant pour thème la résistance héroïque des avions Spitfire anglais face aux Stuka et Messerschmitt allemand pendant la seconde guerre mondiale, « Aces High » fait preuve d’une virulence encore jamais éprouvée par les anglais avec des refrains tournoyants avec une puissance inouïe.

On poursuit avec « Two minutes to midnight » considéré comme un classique à mon sens bien surestimé en raison de ses refrains faiblards.

Puis vient un long instrumental à mon sens bien inutile « Losfer words (Big’Orra) » surtout quand on le compare avec ce que produisait le Metallica de Cliff Burton à la même époque.

Malgré la vivacité et la puissance pure des ses riffs, « Flash of the blade » manque d’impact sur les refrains et le constat est le même pour « The duellist » peu palpitant et péchant par un excès démesuré de  longueur.

Le comble de la médiocrité est atteinte avec « Back to the village » transformé en infâme bouillabaisse à riffs.

Iron maiden refait le coup des influences orientales cette fois mal intégrées avec « Powerslave » avec une ambiance grandiloquente plus proche du ridicule que du grand mystère qu’elle est sensée véhiculer.

L’album se termine avec « Rhyme of the ancient mariner » morceau d’une longueur criminelle sans aucune intensité ni feeling.

En conclusion, alors que j’avais été plutôt élogieux sur les premiers albums d’Iron maiden, « Powerslave » marque malgré sa grande renommée, le premier faux pas dans mon appréciation de la carrière du groupe.

Voulant jouer la carte de la sophistication et de la puissance pour faire la nique aux jeunes groupes émergents, Maiden durcît le ton tout en laissant fortement inspiration et feeling au vestiaire.

Mis à part le titre d’ouverture, redoutable, rien en fait ne me charme dans cet album pompeux et creux aux compositions peu marquantes.

Largement surcoté et dispensable donc à mon sens.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:43

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5

 

 

 

Surfant sur sa nouvelles vague de popularité et l’arrivée d’une nouvelle recrue au potentiel immense, Iron maiden ne chôme pas et enchaine les albums année aprés année.

En 1983, les nouveaux héros du heavy métal se séparent de leur batteur Clive Burr incapable de tenir le rythme des tournées éreintantes du à leur statut de star nouvellement acquis pour recruter Nicko Mc Brain, ex batteur des français antisociaux de Trust.

Avec sa pochette bien quelconque représentant un Eddy camisolé, « A piece of mind » sort dans la foulée.

Le premier titre « When eagles dare » est assez surprenant.

Au lieu de rentrer bille en tête comme sur les précédents disques, « When eagles dare » est un titre long, complexe au tempo médian mais qui recèle une atmosphère emphatique au final très prenante.

Le niveau s’élève brutalement avec une incroyable power ballade « Révélations » au rythme lent, presque sensuel et doté de passages mélodiques d’une douceur inouïe avant de basculer dans une heavy metal plus débridé.

Le chant de Dickinson est renversant de douceur et de finesse.

Le groupe signe ensuite deux classiques immortels « Flight of Icarus » merveille mélodique inspirée de la mythologie grecque puis « The trooper » à l’intensité épique sur fond dramatique de guerre entre Russes et Anglais dans l’horreur d’un champs de bataille ou nul ne gagne à la fin.

Exaltant l’héroïsme, mais aussi la peur et le désespoir devant l’insanité d’un dernier assaut perdu d’avance, « The trooper » est pour moi sans nul doute l’un des meilleurs morceaux jamais écrits par Iron maiden.

Ces deux joyaux sont entrecoupés du plus quelconque mais néanmoins sympathique « Die with your boots on ».

On reprend ses esprits et calme ses sens avec l’étonnant « Still life » à l’ambiance  rock assez commercial, le bien calibré « Quest for fire » également très emphatique puis le plus terne « Sun and steel ».

Ces titres agréables manquent néanmoins d’impact pour devenir des classiques, au contraire de « To tame a land » mettant pour la première fois en évidence le gout d’Iron maiden pour les titres fleuves, complexes et construits autour de trames épiques généralement historique ou ici de science fiction avec le roman « Dune » de Franck Herbert.

« To tame a land » est une merveille à l’influence orientale invitant au voyage ou à la rêverie vers un monde désertique.

En conclusion, bien que moins connu et moins spectaculaire que « The number of the beast » , « Piece of mind » me parait plus intéressant car plus varié et aventureux que son prédécesseur.

La haute qualité est toujours au rendez vous malgré une petite baisse de rythme sur la fin du disque heureusement brillamment rattrapé par le titre final.

En délaissant sans doute pour la première fois la grosse artillerie et en faisant preuve de plus de finesse, Iron maiden se montre finalement encore plus impressionnant.

A conseiller aux les puristes et aux amateurs de heavy mélodique, soigné et inspiré.

La grande classe en somme.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:06

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5

 

 

 

Comme expliqué dans la chronique précédente, Iron maiden décide peu après la sortie du redoutable « Killers » de se séparer de son chanteur originel Paul Di Anno en raison de divergences musicales et de son style de vie trop dissolu.

Son remplacement ne prend pas longtemps puisque c’est Bruce Dickinson qui prend la suite en 1982 pour la sortie de « The number of the beast ».

Dickinson possède un style différend de Di Anno, moins agressif et compact, plus emphatique et propre aux grandes envolées lyriques et il saura imposer sa patte au fil des années pour devenir l’un des ténors indiscutés du genre avec feu Ronnie James Dio et Rob Halford.

Avec sa pochette franchement satanique qui déchaina les foudres des autorités chrétiennes et fit beaucoup pour la publicité du groupe, « The number of the beast » est considéré comme le chef d’œuvre absolu d’Iron maiden, son « Highway to hell » ou son « Paranoid » en quelque sorte.

L’album débute par un titre très rapide et enlevé, « Invaders » qui compense un relatif manque de feeling par une redoutable pugnacité.

On monte de plusieurs crans avec « Children of the damned » magnifique power ballade alternant somptueux passages mélodiques avec montées en puissance contrôlées.

Dans ce registre plus émotionnel, Dickinson s’avère grandiose.

Puis, « The prisoner » inspiré par une célèbre série télévisée britannique des années 60 au climat paranoïaque arrive avec un savant mélange de vitesse et de mélodie.

Iron maiden se fait à nouveau grand seigneur sur « 22 acacia avenue » , doté de riffs implacables avec un chant de Dickinson charriant émotion et puissance vibrante inouïe.

Relatant la vie d‘une prostituée anglaise de 40 ans, « 22 acacia avenue »  constitue une véritable tranche de vie digne d'un roman.

Sans souffler on enchaine avec « The number of the beast » le « Highway to hell » ou le « Paranoid » du groupe, classique météorique un peu surestimé à mes yeux, aux paroles versants dans un satanisme de bazar ne laissant aucune place au doute.

Les classiques justement, pullulent sur ce disque, tel « Run to hills » qui a pour lui ses riffs entrainants et ses refrains capables de magnétiser des stades entiers.

Après toutes ces émotions, il faut bien souffler un peu, rôle rempli par « Gangland » sans prétention mais nerveux en diable puis « Total eclipse » à l’ambiance plus calme.

Les anglais terminent en force par « Hallowed be thy name » , incroyable morceau fleuve qui après une grandiose introduction mélodique se déchaine sur un rythme frénétique truffé de riffs de référence sur plus de sept minutes.


En conclusion, « The number of the beast » n’est absolument pas surestimé et mérite assurément sa place dans le catalogue des cinqs meilleurs albums de heavy metal de tous les temps et dans ceux des dix meilleurs albums de (hard) rock.

L’arrivée de Dickinson sublime la musique d’Iron maiden, lui fait atteindre une nouvelle dimension supérieure avec un style moins heurté et agressif que Di Anno et un répertoire toujours puissant mais beaucoup plus mélodique et donc accessible pour les oreilles plus délicates.

Moins centré sur le coté social, les textes de Dickinson se voudront également plus littéraires avec de nombreuses influences comme l’histoire, la bible, la science fiction ou le roman policier.

Comme Halford avec Tipton et Downing, l’alchimie musicale fonctionne entre Dickinson, Harris, Murray et Smith.

En réalité, malgré tout le respect qu’on peut avoir pour le remarquable travail de Di Anno, Dickinson marque d’entrée sa supériorité avec cet album de haute volée.

Si vous ne devez écouter qu’un disque de la vierge de fer dans votre vie, je vous conseille celui la …

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 11:33

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Après un très bon premier album qui fit connaitre Iron maiden au Royaume Uni, le groupe de Steve Harris enchaine dans la foulée avec « Killers » qui voit le jour en 1981.

Dennis Stratton le premier guitariste est déjà éjecté pour être remplacé par un homme de confiance du bassiste, Adrian Smith.

L’artwork du premier opus est quasiment repris à l’identique tout en accentuant le coté agressif de la menace avec un Eddy meurtrier armé d’une hache sanglante destinée à achever une victime implorante.

« Killers » démarre avec un court mais puissant instrumental « The ides of march » qui introduit formidablement « Wrathchild »  titre de heavy metal très rentre dedans doté de refrains musclés et efficaces.

Morceau idéal d’ouverture en vertu de son irrésistible puissance de brise glace, « Wrathchild » est remarquable en raison de la forte teneur sociale de ses paroles.

Iron maiden a semble t il décidé de frapper fort car « Murders in the rue morgue » tiré de la nouvelle d’Edgar Poe, continue à pleine vitesse avec un débit de parole digne d’une mitrailleuse de Di Anno.

L’agressivité est toujours de mise avec « Another life » trop linéaire et brutal auquel succède le banal instrumental « Genghis khan ».

Assez déséquilibré,  « Innocent exile » alterne passages introspectifs avec gros délires de guitaristes et il faut attendre « Killers » vibrant de rage et de menace sourde pour retrouver un morceau de grande classe.

Tel « Wrathchild », « Killers » est un feu d’artifice permanent de puissance avec un Di Anno impérial au chant.

Respiration acoustique et légère avec  l‘insipide « Prodigal son » avant d’attaquer « Purgatoire », qui réussit enfin à équilibrer sa fougue hard-punk par des refrains mélodiques.

Tempo plus hard rock avec « Twilight zone » qui peine à séduire avant d’arriver sur le rush terminal « Drifter » aussi véloce, teigneux et linéaire que la quasi-totalité de l’album.

En conclusion, à seulement une année d‘intervalle avec « Iron maiden » , « Killers » marque déjà un changement dans le style d’Iron maiden avec une orientation vers une musique beaucoup plus dure et agressive ou les influences punk de Di Anno se font indéniablement sentir.

Cette divergence musicale avec les aspirations plus mélodiques et subtiles de Harris conjuguées avec le caractère ingérable du chanteur, mèneront à son éviction après la sortie de l’album.

Violent, adepte de prise de drogues et d’alcool, Di Anno n’était pas assez stable pour rassurer Harris dans les hautes ambitions qu’il nourrissait pour son groupe.

Le chanteur restera donc dans l’histoire comme le premier à avoir lancé la carrière du groupe avec deux albums qu’on peut qualifier d’irréprochables dans leurs genres respectifs.

La suite ne sera pour lui qu’une longue descente aux enfers avec des problèmes financiers et la case prison pour fraude fiscale.

On peut donc parler d’un beau gâchis quand on entend ce dont était capable ce chanteur talentueux à ses débuts.

Dans l’absolu « Killers » est un vrai album de heavy metal, sans doute le plus violent de la carrière d’Iron maiden.

Je lui reproche sa trop grand linéarité et un manque de mélodie venant canaliser cette puissance brute et sauvage assommante sur la durée.

Par la suite, les choses changeront nettement avec l’arrivée de Bruce Dickinson au chant.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 10:28

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4

 

 

Alors que figure ce blog la quasi intégralité des albums de Judas priest il parait étonnant de ne rien trouver sur l’autre grand groupe phare du heavy metal anglais des années 80, Iron maiden.

Ce déséquilibre est tout compte fait peu étonnant tant ma préférence va indéniablement à la bande de Halford and Co, ce qui ne veut pas dire pour autant que je considère la vierge de fer comme un mauvais groupe.

« Iron maiden », le premier album voit le jour en 1980 à Londres sous l’influence du bassiste Steve Harris principal compositeur et leader incontesté du groupe.

L’anglais s’entoure de Clive Burr à la batterie et d’une double paire de guitaristes Dave Murray et Dennis Stratton.

Ce recrutement est complété par le chanteur Paul Di Anno, issu de la scène anglaise punk alors en pleine essor.

Dés la pochette digne d'un film d'horreur de série Z, Iron maiden trouve son identité visuelle, ce sera cette grotesque mascotte de mort vivant appelée Eddie qui viendra hanter chacune des couvertures.

On entame avec « Prowler » rapide et entrainant bien que trop facile et répétitif à mon gout.

Changement assez radical d’ambiance avec la power ballade « Remember tomorrow » plus lente, travaillée, nuancée et mélancolique.

Le chant de Di Anno tout en variations est ici terriblement séduisant.

Arrive ensuite le premier hit du groupe « Running free », ode 110% rock’n’roll prônant la vie intense, instinctive toute en liberté et en outrages.

Véritable hymne hard rock truffé de riffs et de refrains accrocheurs, « Running free » fit franchement décoller la carrière alors frémissante des britanniques en leur ouvrant les portes des radio.

On retrouve parfois le coté répétitif et un peu lourd du groupe sur « Phantom of the opera » heureusement contre balancé par de surprenants passages progressifs au charme baroque ou le chant très épique de Di Anno fait des miracles.

Dans la même veine, l’instrumental « Transylvania » fait la part belle aux mélodies entrainantes noyées dans un mélange de tempo rapides et de robustes riffs.

La subtilité et la mélancolie refont surface sur le somptueux « Strange world » ou Di Anno livre sa meilleure performance vocale.

L’album se termine en force sur le musclé « Charlotte the harlot » parcouru tout de même d’un court break central plus mélodique, puis sur le franchement hard pur et dur « Iron maiden » hymne brutal chanté tout en puissance et sans fioriture par Di Anno.

En conclusion, « Iron maiden » s’avère pour un coup d’essai un véritable coup de maitre avec des compositions d’un niveau de maturité proprement hallucinant pour de si jeunes musiciens.

La musique du groupe, mélange un heavy métal traditionnel avec d’autres influences progressives voir néo-classiques ce qui en atténue le coté frontal et en rehausse sa musicalité.

 

Cette sophistication si prisée par les fans est pour moi par instant contre productive.

 

Varié, surprenant, riche et intense, « Iron maiden » est un très bon album de heavy metal avec un chanteur doté d’une voix pouvant être à la fois puissante et chaleureuse.

En somme, on est déjà pas loin du sans faute.

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 16:26

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Bouclons la boucle avec Tim « Ripper » Owens, chanteur que j’ai toujours suivi et soutenu malgré les critiques.

Après son éviction d’Iced earth et l’attitude assez détestable de Jon Schaffer, les choses se compliquent pour Ripper dont le projet avec Beyond fear ne parvient pas à le faire rebondir (j’ai à ce titre en mémoire l’annulation d’une date parisienne à l’Elysée Montmartre en raison de l’insuffisance des ventes).

Alors le chanteur devient une sorte d’intérimaire (de luxe) du heavy metal, participant à l’album « Perpetual flamme » du guitariste Yngwie Malmsteen en 2008 sans que celui ci ne rencontre un fort succès.

Mais en bon américain confiant à présent en ses capacités, Tim se lance cette fois ci dans un véritable projet solo sous son propre nom Tim « Ripper » Owens et sort « Play my game » en 2009 à l’atroce pochette représentant un dessin du chanteur comme réalisé sous un logiciel de traitement d’images des années 80.

Profitant de son carnet d’adresse étoffé, le chanteur s’entoure d’une impressionnante liste musiciens de talents comme les guitaristes Bob Kulick (Kiss, Wasp, Lou Reed, Meat Loaf), Craig Goldy (Dio) , Doug Aldrich (Dio),  Steve Stevens (Billy idol) Michael Wilton (Queensryche), Chris Caffery (Savatage) les bassiste Rudy Sarzo (Ozzy Osbourne, Whitesnake), Dave Ellefson (Megadeth) et  les batteur Simon Wright (Ac/Dc, Dio) , Brette Chassen, Boby Jarzombeck (Halford)  tout en conservant son ancien partenaire de Beyond fear, le guitariste John Comprix.

Alléchant sur le papier, « Play my game » démarre avec « Starting over » mid tempo mélodique à demi raté tentant de sonner comme du Dio période fatiguée.

On poursuit avec le trop long, plat et ennuyeux « Believe », puis « Cover up » massacré par des refrains affreux.

Meme « Pick yourself up » malgré la présence de Steve Stevens parait terriblement linéaire et poussive tandis que « It is me » coule à pic plombé par une incroyable lourdeur de composition.

Etonné on ravale donc son amertume, en cherchant la pépite qui viendrait faire oublier la déception de l’écoute de ce disque.

En vain.

« No good goodbyes » est médiocre, cafouilleux, « The world is blind » fait illusion avec un meilleur feeling hard rock et même le plus mélodique « To live again » finit par agacer avec ses refrains irritants.

On finit donc par capituler et à attendre fébrilement la fin de ce calvaire.

Le très mal nommé « The light » renvoie aux bases les plus obscures de la musique.

Ripper tente de rejouer les gros bras sur le title-track « Play my game » mais sa voix grondante sonne dans le vide sur un titre touffu et sans structure.

Le rush final a lieu avec « Death race » très influencé par  Judas priest manquant de vitesse et d’impact puis « The shadows are alive »  ou le chanteur parvient enfin à émouvoir sur une composition plus lente, nuancée et travaillée.

En conclusion, « Play my game » est plus qu’une déception, un naufrage, une catastrophe totale.

Les titres sont creux, sans cohésion, punch, mélodie ou refrains digne d’un homme ayant côtoyé la première division du heavy metal.

Le résultat est d’autant plus incroyable que Ripper Owens est pourtant entouré des musiciens de gros calibre mais qui se contentent de faire des piges sans s’impliquer dans une cohésion d’ensemble.

Il faut donc se rendre à l’évidence, si Ripper Owens est sans doute l’un des meilleurs chanteurs de heavy metal du monde, ses qualités de compositeurs demeurent trop faibles pour lui permettre de prétendre jouer les premiers rôles.

On comprend alors mieux pourquoi toutes ses idées étaient systématiquement écartées au sein de Judas priest, tout simplement parce qu’elles n’étaient pas à la hauteur de la paire Tipton-Downing.

Ainsi la comparaison avec Rob Halford tourne court, car si les deux hommes possèdent tous les deux des voix exceptionnelles, le britannique est quand à lui capable d’écrire de formidables chanson et d’entrainer dans son sillage les autres musiciens travaillant à ses cotés.

Ripper devrait donc accepter ses limites et revenir dans un groupe ou de vrais et talentueux compositeurs lui écriraient de grands titres sur lesquels exprimer son talent d’interprétation.

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 15:18

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3

 

J’ai déjà évoqué à de nombreuses reprises les performances étonnantes de Tim « Ripper » Owens, ex chanteur amateur américain devenu en l’espace de quelques années une pointure du heavy metal moderne après ses courts mais remarqués passages au sein de Judas priest puis de Iced earth.

En 2006, Owens sent que sa collaboration avec Jon Schaffer bat de l’aile et que ses jours au sein d’Iced earth sont comptés.

Il décide alors de tenter de voler de ses propres ailes en fondant son propre groupe Beyond fear et sort un premier album du même nom avec une pochette disons le au graphisme franchement hideux.

Composé de John Comprix et de Dwane Bihary aux guitares, de Dennis Hayes à la basse puis de Eric Elkins à la batterie, Beyond fear pratique un heavy metal costaud et sans fioriture.

Le groupe débute en trombe avec « Scream machine » rapide, violent  basé sur des riffs puissants et un chant haut perché agressif évoquant du Judas priest énervé.

Après cette entrée matière efficace, on rétrograde brutalement de la cinquième à la seconde vitesse avec « And .. You will die » , titre lent et ultra massif jouant sur une atmosphère sinistre et menaçante.

Les tempos médians sont mis à l’honneur avec « Save me » qui ne décolle réellement que grâce aux ahurissantes envolées vocales du chanteur sur les refrains.

Manquant de relief, « The human race » a du mal à canaliser sa puissance,  ce que parvient à faire le très accrocheur « Coming at you » aux refrains fédérateurs taillés pour la scène.

Après ce déluge de bombes heavy vient « Dreams come true » une ballade sympathique mais manquant d’envergure.

Beyond fear se ressaisit sur « Telling lies » meilleur morceau de l’album, combinant heavy enlevé avec de superbes variations mélodiques qui permettent au chanteur de donner toute l’étendue de ses talents.

Jusqu’alors tout à fait honorable, le niveau chute brutalement sur le franchement médiocre et peu inspiré « I don’t need this » et l’a peine plus relevé « Words of wisdom » dont la puissance de feu ne parvient pas à faire oublier la platitude.

Tim et sa clique reprennent un peu de poil de la bête avec « My last words » mid tempo plus convainquant puis avec le plus aérien « Your time has come » osant (enfin !) un intéressant break mélodique.

Le final « The faith » bien qu’anecdotique est sympathique dans la mesure ou le chanteur se livre de manière la plus personnelle sur ses convictions en tant qu'artiste.

En conclusion, vous l‘aurez compris « Beyond fear » est un bon album de heavy metal viril et puissant mais pas assez original ou inspiré pour marquer les esprits et permettre à Tim Owens de prendre un nouveau départ en solo.

Le chanteur place toujours sa voix impressionnante, si puissante et aigue par instants mais intéressante aussi dans les modulations plus graves ou mélodiques mais la qualité des compositions ne lui permet pas de briller au plus haut.

Owens reste donc scotché au sol et patine comme une Ferrari contrainte de rouler en seconde avec quelques pointes en troisième sans parvenir à décrocher la quatrième vitesse.

A réserver donc aux fans du bonhomme même si tout ceci reste très loin de son travail avec Iced earth et à des années lumières de celui avec Judas priest.

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 20:18

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4

 

 

Après avoir sorti un album exceptionnel par sa dimension historique en 2004 avec « The glorious burden » avec un nouveau chanteur le talentueux Tim Owens , Iced earth se trouve atteint d’un certain syndrome de folie des grandeurs et décide de sortir un double concept album dont la première partie « Framing Armageddon, something wicked part 1 » voit le jour en 2007.

Retour cette fois ci à l’esthétique pseudo Maidenienne si hideuse du groupe sur la pochette et omniprésence de Jon Schaffer qui remplace son batteur par Brent Smedley et assure seul toutes les parties de guitares et basse de ce disque.

Après une courte introduction mélodieuse, on retrouve très vite le son tranchant de la guitare de Schaffer sur « Something wicked part 1 » titre étrange patinant un peu sur place avant de prendre son envol sur les grandes harmonies vocales sublimées par Owens.

Après deux autres transitions d’une minute chacune dont une brillamment chanté par Owens(« The motivation of man » ) sur fond de cris de foules, on aborde « Setian massacre »  heavy metal, rapide, intense à l’ambiance apocalyptique très prenante.

Changement d’orientation avec « A charge to keep » superbe power ballade aux refrains agrémentés de chœurs puissants absolument irrésistibles.

Puis la douce et subtile transition « Reflections » introduit par contraste le très violent « Ten thousand strong » aux rythmiques thrasisantes rentre dedans dopées par un  chant suraigu à la Judas priest.

Malgré son dynamisme, je n’ai pas trouvé ce titre trop téléphoné très réussi.

On est en revanche encore surpris par la transition cette fois ci ethnique (« Execution ») qui vient lancer « Order the rose » inexorable mid tempo que le chant de Ripper rend divin sur les superbes envolées des refrains.

Après une transition cette fois science fiction (« Cataclysm ») , Iced earth s’aventure sur le terrain du rock progressif avec « The clouding » morceau planant puis plus dur de plus de neuf minutes à la Pink Floyd.

La rage revient  fugacement avec « Infiltrate and assimilate » qui patauge de manière désordonnée et pompeuse.

Pas grand-chose à signaler sur « Retribution through ashes », mid tempo bien exécuté sans relief particulier.

Nouvelle interlude ethnique façon tam-tam (« Something wicked part 2 ») avant l’orientalisant et baroque « Domino decree »  aux démentes envolées vocales d’Owens.

La violence désordonnée de « Framing Armageddon » le rend pénible, tandis que la classe du duo Schaffer/Owens resurgit pleinement sur le majestueux « When stars collide » truffé de chœurs magnifiques.


La fin du disque avec  « The awakening » est véritablement étonnante avec des chants arabes aériens aux vertus apaisantes.

En conclusion, on peut reprocher beaucoup de choses à « Framing Armageddon, something wicked part 1 » : son coté boursouflé, sa longueur excessive, son fourre tout musical lui conférant un coté indigeste et peu accessible.

Mais quand on fait abstraction de ces défauts certains, on découvre une œuvre puissante, audacieuse, doté de quelques merveilles musicales.

Délaissant son power heavy musclé sans fioriture mais un peu lassant sur la durée, Iced earth se montre ici plus varié et convainquant dans les mid tempo aériens et symphoniques.

Il est vrai que Ripper Owens est ici encore une fois ahurissant dans ses performances vocales et s’affirme comme l’une des plus grandes voix contemporaines de ce style de musique.

Pourtant, le tyran Jon Schaffer jugera que l’aventure n’a que trop duré et s’empressera un an après de réembaucher le chanteur originel Matthew Barlow et de virer un Owens pourtant irréprochable dans ses prestations.

La fin donc sur cet album riche, ambitieux et difficile d’une courte mais néanmoins belle aventure entre les deux hommes donc.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 22:15

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4

 

 

Malgré l’échec relatif de « Devil’s ground », Primal fear ne réduit pas son impressionnante cadence et sort en 2005 « Seven seals » à la pochette à la sobriété pour une fois bienvenue.

D’un premier abord, pas de changements fondamentaux dans le style pratiqué, « Demons and angels » déploie un heavy rapide aussi solidement étoffé que le poitrail body buildé de Ralf Scheepers.

Sans surprise, les guitares de la paire Tom Naumann-Stephan Leibning balancent une pluie de riffs sur un train d’enfer assuré par Randy Black et Matt Sinner.

Plus groove et fluide, « Rollercoaster » se montre quand à lui  beaucoup plus plaisant.

Arrive ensuite le chef d’œuvre du disque, la superbe ballade épique « Seven seals » aux refrains emplis de majesté et d’émotion.

Très belle réussite, « Seven seals » peut être considérée comme une des meilleures chansons écrite par nos aigles d’acier depuis le début de leur carrière.

Bien que rapide et nerveux notamment sur les parties de batterie très agressives « Evil spell »  contient une atmosphère originale particulièrement plaisante.

C’est moins le cas pour « The immortal ones » bon gros heavy de bonne facture tout juste dans la moyenne des productions habituelles du groupe.

L’approche mélodique ressurgit avec « Diabolus » long titre atmosphérique particulièrement envoutant et surprenant pour du Primal fear.

Dans ce registre assez inattendu Ralf Scheepers est extraordinaire en parvenant à dompter son organe surpuissant pour trouver le juste dosage.

Poussant l’audace encore plus loin, « All for one » fait penser au meilleur d’Iron maiden avec une structure semblable à « Hallowed be thy name ».

C’est plutôt à du Judas priest en version énervé que l'on pense à l’écoute de « Carniwar » et son tempo guerrier irrésistible.

Le plus modéré et laborieux « Question of honour » s’avère moins marquant mais parvient néanmoins à lancer « In Memory » déchirante ballade vous vrillant l’âme de part en part.

En bonus de luxe, « The union » balance  un heavy calme, languissant et fortement séduisant, tandis que « Higher power »  surprend par son feeling presque rock.

En conclusion, contre toute attente « Seven seals » marque une véritable tentative d’évolution dans la musique habituellement fortement chargée en testostérone des costauds germains.

L’album montre en effet un visage plus calme, plus mesuré avec des morceaux certes moins violents mais aux structures plus complexes ou l’émotion et la mélodie sont mises en avant.

Bien entendu l’évolution reste relative, car Primal fear joue toujours du heavy metal mais nuance ici plus le trait et se détache de ses influences parfois trop encombrantes.

Pour son coté atypique, ambitieux et les quelques merveilles qu‘il recèle, « Seven seals » vaut donc assurément le détour.

De plus sa sortie coïncidant avec une autre période difficile de ma vie, m’a permis en son temps de puiser de la force dans son atmosphère introspective.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 19:48

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En 2004, Primal fear maintient la cadence de son intense production métallique avec « Devil‘s ground » .

Seul changement dans la formation allemande, le batteur d’Annihilator Randy Black remplace le pourtant déjà très bon frappeur attitré Klaus Sperling présent depuis les premiers méfaits des aigles d’acier.

Peu d’innovation dans la pochette hideuse, reprenant le concept des aigles ici dans un environnement post nucléaire ravagé.

Primal fear reprend les affaires la ou il l’avait laissé, toujours dans le cliché le plus absolu avec « Metal is forever » titre assez lourdaud au clip vantant la picole et le sexe débridé pourtant assez amusant.

L’implacable machine à riffs tueurs reprend ses droits avec le rapide « Suicide and mania » et le plus mélodique « Visions of fate » , très bon heavy à la fois fluide et puissant avec un chanteur en contrôle total de ses immenses capacités.

On est toujours dans le registre de la quintessence d’un heavy certes peu aventureux mais terriblement efficace avec  ce « Sea of flames » au punch destructeur.

Puis Primal fear se fend avec « The healer » d’une longue ballade épique quelque peu excessive dans sa grandiloquence.

Mais cette incartade est rapidement évacuée avec « Sacred illusion » , qui déroule un heavy speed pour une fois moins tranchant.

Le cliché revient à l’honneur avec « In metal » certes peu inspiré au niveau des paroles, mais posant un emballant mid tempo d’une lourdeur assez jouissive.

Le groupe bastonne sur « Soulchaser » dont le tempo thrash ne recèle pas pourtant la violence habituelle de ce type de composition puis revient à son heavy de gros bras sur « Colony » .

La mélodie revient à l’honneur sur le gentiment sympathique « Wings of desire » avant que n’arrive ni plus ni moins que le meilleur titre de l’album « Heart of the brave » qui envoie un véritable électrochoc avec son heavy de grande classe à la Judas priest.

La fin de l’album se composant d’une outro pompeuse narrée à la Manowar et d’une reprise pourtant impeccable de Rainbow « Die Young » ne contient à vrai dire que peu d’intérêt.

En conclusion, après quatre impeccables albums de heavy metal de haute tenue, « Devil’s ground » marque la première baisse de régime d’un groupe qu’on pensait inoxydable et capable de creuser son sillon enflammé sans jamais dévier d’un centimètre de sa route.

Dans l’absolu « Devil’s ground » n’est pourtant pas mauvais, mais sa musique bien que toujours efficace dans ce registre très balisé, manque cette fois d’intensité et de mordant.

On ne sait si l’arrivée d’un nouveau batteur à perturbé le groupe ou si il a été victime d’un légitime phénomène d’érosion toujours est il que Primal fear se situe sur ce cinquième album en retrait par rapport à cette fabuleuse énergie tant nécessaire pour venir illuminer de mille feux ce heavy metal que d’aucun jugent beaucoup trop classique.

Avec cette œuvre semblant pour la première fois réalisée en pilotage automatique, sans passion mais plutôt comme d’honnêtes fonctionnaires, Primal fear déçoit donc ses plus ardents fans.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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