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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 20:20

blaccks_un-copie-1.jpg

5

 

Poursuivant sa production musicale à un rythme digne d’une fabrik germanique, Primal fear sort en 2002 « Black sun » son déjà quatrième album en seulement cinq ans d’existence.

Comble de l’audace, cette fois les aigles partent en voyage dans l’espace.

La science fiction est donc ici tout particulièrement mise à l’honneur.

D’ailleurs si j’avais associé quelques anecdotes personnelles aux premiers disques du groupe je dois avouer que « Black sun » que j’écoutais très fort au cours de vacances dans le sud de la France évoque aussi pour moi des souvenirs de jeunesse, d’insouciance et osons le dire presque de bonheur.

Mais laissons de coté cette nostalgie de bas étage pour nous focaliser sur ce soleil noir.

Après une petite introduction faussement anodine pour une fois assez originale, déboule « Black sun » dans la plus parfaite lignée des titres rapides aux refrains irrésistibles dont Primal fear a volé le secret de fabrication à Judas priest.

Plus nuancé, « Armageddon » propose un mid tempo sombre rehaussé de refrains hauts en couleurs évoquant en toile de fond le 11 septembre et le terrorisme islamique.

Rapide et enlevé, « Lightyears frome home » bien que très linéaire l’effet d’une tornade d’énergie pure en raison d’un Ralf Scheepers écœurant d’abattage.

On apprécie plus « Revolution » moins frontal, aux effets vocaux plus variés mettant en avant des refrains hauts en couleurs.

Le titre supersonique thrash arrive avec « Fear » véritable machine de guerre, qui écrase tout sur son passage à coups de rythmiques assassines.

Bien que plus calme, « Mind control » se montre plus touchant par l’émotion que parvient à faire passer Scheepers dans son chant.

La perle mélodique se trouve dans « Magic eye » digne des plus beaux classiques du groupes comme « Under your spell ».

Primal fear laisse à nouveau s’exprimer la vélocité de son batteur avec la deuxième machine à gifler thrash metal de l’album « Mind machine » monstrueux de punch et de charisme.

Comme en apesanteur dans l’espace, le groupe joue avec l’auditeur avec les mélodiques « Silence » et « Cold day in hell » magnifiés par un chant parfait de Scheepers entre lesquels s’intercale le plus sombre « We go down » manquant légèrement de rythme.

On termine sur en force sur la terrible salve « Controlled » lui aussi aux forts relents de thrash.

En conclusion, « Black sun » ressemble à ces prototypes de coupé sportifs, véritables petites bombes de puissance pure carénées pour dévorer l’asphalte en un déluge de sons et de fureur.

Comme issu de l’imagination débridée d’un designer à qui on aurait donné carte blanche, le prédateur de la route roule pour tuer et réduire à néant ses rivaux trop présomptueux.

En état de grâce quasiment de bout en bout, Primal fear réussit tout ce qu’il entreprend, excellent dans les rares titres calmes et mélodiques, impressionnant dans les plus pures déflagrations de heavy gonflé au influences thrash.

« Black sun » fait donc très mal et rehausse encore le niveau de qualité d’un groupe déjà proche d’un sans faute dans un style certes balisé mais porté à un très haut degré de maitrise par les dignes enfants de Judas priest mâtinés d’Accept.

 

A l'écoute de ce disque magique, on a alors qu'une seule envie, celle de suivre le groupe dans son odyssée (sans retour) dans l'espace guidé vers soleil lointain et prometteur.

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 19:34

4nuclear fire

 

 

En 2001, en pleine période troublée par les attentats du World Trade Center, Primal fear auto proclamé à présent « german metal commando » ressort les armes de destruction massive si chères à George W Bush avec « Nuclear fire ».


Seul mouvement au sein du personnel, l’arrivée de Henny Wolter qui remplace Tom Naumann pour le poste de deuxième guitariste du groupe.

Toujours aussi peu imaginatifs au niveau de l’artwork, les allemands proposent cette fois des aigles fuyant une catastrophe qu’on imagine nucléaire.

« Nuclear fire » démarre en mode agression avec le très rentre dedans « Angel in black » aux faux airs de « Painkiller » mélodique.

Après cette entrée en matière musclée et o combien efficace,  on ralentit un tantinet avec « Kiss of death » mid tempo superbement équilibré aux refrains entêtants avant de rebasculer sur le violent et brouillon « Back from hell » surplombé d’un chant suraigu à la Rob Halford.

Mais le groupe surprend pour la première fois avec la power ballade « Now or never »  beaucoup plus posée mettant en avant les qualités vocales de Ralf Scheepers.

Le thrash metal est ensuite à l’honneur avec « Fight the fire » rendu absolument délectable par le fantastique boulot accompli par Klaus Sperling à la batterie.

On revient au heavy metal plus traditionnel sur le lourd « Eye of an eagle » avec un Ralf Scheepers en forme olympique avant d’enchainer sur une authentique ballade «  Bleed for me » efficace sans être transcendante.

Malgré ses qualités, « Nuclear fire » me touche moins en raison de son coté catchy et presque guilleret à la Helloween.

Toujours quasi imprenables dans les fins de disque, les allemands alignent leurs plus belles cartouches, le redoutable « Red rain » combinant parfaitement force et équilibre,  le tube heavy metal « Iron fist in a velvet glove » digne des plus émouvantes mélodies de Judas priest et  l’apocalyptique « Fire on the horizon ».

Seule petite déception, le beaucoup téléphoné et pataud « Living for metal » dans une tentative maladroite d’écriture de chanson festive à reprendre sur scène.

En conclusion, « Nuclear fire » porte encore une fois la marque des disques de haut niveau avec un heavy metal traditionnel, quelques fois très puissant mais toujours mélodique.

Le groupe ne prend aucun risque, déroulant une formule qu’il maitrise à la perfection avec un chanteur à la couverture vocale hors norme qui l’aide fortement à atteindre ses objectifs.

Malgré quelques petites maladresse, « Nuclear fire » s’avère globalement proche du sans faute et digne de figurer dans la catégorie poids lourd du genre.

Après trois disques de haute tenue, nul doute que Primal fear peut être considéré comme une valeur sure du heavy metal moderne et on ne peut s’empêcher de penser que s’il avait éclot dans les années 80 il jouerait aujourd’hui dans des stades remplis à craquer.


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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 22:08

jaws_of_death.jpg5
Une année seulement après son premier (et réussi !) album, Primal fear récidive en 1999 avec « Jaws of death ».

En une année seulement, le groupe a recruté le guitariste supplémentaire Stephan Leibning pour étoffer encore davantage un son pourtant déjà bien robuste.

Inutile de cherche l’innovation dans la pochette, les allemands ne se sont pas ici trop foulés pour l’occasion en reprenant leur mascotte d’aigle métallique planant cette fois aux alentours d’un château fort de montagne.

La musique s’enclenche après encore une fois une courte introduction de bruits de sirènes assez anecdotiques, par « Final embrace » , certes moins percutant que « Chainbreaker » mais tenant bien la route avec ses refrains mélodiques et ses couplets bien balancés.

Comme souvent avec Primal fear, le son est énorme et l’énergie à revendre.

Rapide et punchy, « Save a prayer » sans être un grand titre, recèle un coté très accrocheur avant que « Church of blood » n’atteigne le statut de hit heavy metal par la pugnacité des ses couplets, la puissance de ses riffs et cerise sur le gateau sa petite touche épique.

Parlant d’intolérance religieuse (on pense très fort au terrorisme islamique), les paroles de « Church of blood » sont de surcroit plutôt courageuses et intelligentes.

Combinant toujours énergie thermo nucléaire et pincée de mélodie,  Primal fear aligne « Into the futur » rapide et puissant mais c’est sur la superbe power ballade « Under the spell » qu’il atteint le niveau des plus grands.

Magnifique ballade parlant d’amour, de déception et de trahison, « Under the spell » est un chef d’œuvre chanté à la perfection par un Ralf Scheepers émouvant comme jamais.

Le contraste avec le neo-thrash jouissif « Play to kill » impitoyablement martelé par la batterie de Klaus Sperling n’en est que plus grand mais permet au groupe de montrer ici toute l’étendue de son registre.

On passe ensuite la vitesse de la lumière sur « Nation in fear » avec les doubles guitares qui mitraillent à tout va et un Scheepers bloqué en mode destruction.

Mais la vraie authentique ballade du disque est sans nul doute « When the night comes », très efficace avec juste ce qu’il faut de frisson émotionnel.

Comme pour le disque précédent, la fin est alors de niveau olympique avec l‘hymne « Fight to survive » aux refrains impériaux capable de redonner vie à un mourant, l’incroyable mid tempo « Hatred in my soul » combinant fluidité mélodique et puissance contrôlée et enfin la reprise de Rainbow « Kill the king » comme pour Deep Purple surboosté de vitesse.

En conclusion, malgré le peu de délai entre les deux disques, « Jaws of death » réussit à surpasser son pourtant déjà très bon prédécesseur.

La différence est ici que « Jaws of death » ne contient aucune faiblesse majeure, aucun titre réellement en deçà et produit une formidable impression de puissance dévastatrice qui frappe au plexus à chaque nouveau morceau.

Le recrutement du deuxième guitariste fait en effet très mal et Primal fear sonne encore plus fort.

On a du mal à croire que les allemands puissent atteindre un tel niveau de perfection.

Leur musique n’est certes toujours pas novatrice mais elle est exécutée avec un talent, une passion et une énergie incroyable avec un chanteur de premier rang, capable de rivaliser avec des pointures comme Halford, Tate et Owens.

Pour l’anecdote personnelle, entré à l’époque dans une phase plus épanouie et sereine de mon existence, j’ai gouté avec délectation ce disque pendant pratiquement tout l’été de sa sortie, me repassant en boucle ses titres flamboyants.

« Jaws of death » constitue donc un must pour tout fan d'un heavy metal classique branché directement sur le circuit primaire d’une centrale nucléaire.

 

Pas sur donc que Carla Bruni le possède dans sa discothèque.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 21:46

primal_fear.jpg4

 

 

En 1998, alors en pleine période Judas priest,  étais je à l’époque tout particulièrement avide de découvrir tout ce qui se rapportait de près ou de loin au style du groupe de heavy metal anglais.

C’est alors que se forma Primal fear, groupe de heavy metal allemand pratiquant une musique fortement inspirée du style de mon groupe de prédilection.

La symbologie du groupe très basique est constituée d’aigles métalliques évoluant au fil des albums dans divers contextes.

Formé du chanteur Ralf Scheepers véritable clone vocal de Rob Halford, du guitariste Tom Naumann, du bassiste Mat Sinner et du batteur Klaus Sperling, Primal fear sort son premier album éponyme à un moment charnière de mon existence ou je baignais dans une forte période de doute.

Ceci tombe en fait un point nommé car le doute, Primal fear ne semble pas le connaitre tant après une courte introduction bien anecdotique, « Chainbreaker » sorte de copie moins méchante de « Painkiller » déboule tambour battant avec force de riffs flamboyants, de refrains en acier trempé et de chanteur de haut vol.

C’est rapide, gonflé, puissant mais musical, aussi instantanément l’objet me séduit.

Pas le temps de souffler, l’enchainement avec « Silver & gold » déploie la même puissance de feu et la même efficacité mélodique.

On sent la formation moins à son aise sur le plus laborieux  « Promised land » avant de reprendre un grand coup de gaz avec le vrombissant « Formula one » , ode dévastatrice aux sports mécaniques ralentissant tel un bolide dans une partie de circuit plus sinueuse par une somptueux break central avant de terminer en trombe dans une dernière ligne droite assassine.

La constatation est évidente, Scheepers est un immense chanteur à la puissance inouïe, qui éclaboussera de ses prouesses vocales chacun des titres de ce disque.

La variation sur le mid tempo « Dollars » est des plus réussies tandis que l’ultra rapide « Nine lives » bien qu’efficace, lasse un tantinet par sa linéarité et son ton presque enjoué.

Audacieux, Primal fear se risque à sa première ballade, « Tears of rage » qui bien que trop longue, tient au final bien la route, car soutenue par son chanteur à fort potentiel.

Ayant jusqu’alors alterné des morceaux impressionnants avec d’autres plus quelconque, les allemands vont réaliser  finish ahurissant digne du sprinter Carl Lewis dans les années 80.

La reprise de Deep Purple « Speedking » est ici gonflée aux stéroïdes et  surbostée par un formidable élan de vitalité rock and roll.

Après cette gifle cinglante, Primal fear se fait méchant avec l’hymne « Battalions of hate » véritable incitation à l’émeute à lui tout seul, puis avec « Running in the dust » pour moi la meilleur chanson de leur répertoire et l’une des meilleurs de heavy metal qui m’ai jamais été donné d’entendre.

Mid tempo lourd et chaloupé, « Running in the dust » s’envole par moment dans les airs de manière subite pour redescendre sur terre aves ses refrains magistraux.

Le break mélodique y est ahurissant de beauté et le final de violence.

Si on ajoute des paroles fortes et charismatiques, nul doute que ce titre majeur contribua pour beaucoup à m’insuffler la force nécessaire pour surmonter mes doutes intérieurs à l’époque.

Mais les meilleurs choses ayant une fin, le disque s’achève sur une véritable bombe heavy metal, le monstrueux « Thunderdome » avec à lui tout seul l’énergie suffisante pour raser une ville.

En conclusion, avec ce premier disque, Primal fear signe un véritable coup d’éclat et rentre par la grande porte dans la vaste cours du heavy metal à tel point que beaucoup de fans de Judas priest lui préfèreront son coté plus traditionnel au plus thrash metal « Jugulator » sorti à la même époque.

Difficile pour moi de choisir mais « Primal fear » est un superbe hommage au heavy metal de grande tradition avec un son surpuissant et des morceaux de grande qualité.

Le seul reproche qu’on pourra lui adresser à l’époque sera de trop rester dans le sillage du Prêtre et de pratiquer une musique trop peu aventureuse.

A mon sens il s’agit d’un faux débat, et de toute façon les fans de metal sont à la base très traditionnels, acceptant fort bien que leurs groupes favoris restent figés pour l’éternité dans un style qui leur convient.

Ne boudons donc pas notre plaisir et goutons donc ce premier disque généreux à l’énergie salvatrice comme ce fut le cas pour votre serviteur en cette fameuse fin d'année 1998 marquée par le doute à l'état pur.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 22:22

live_in_the_USA.jpg

4

 

 

Tout être humain a je pense ses faiblesses.


La plus grande des miennes en musique est sans nul doute Judas priest.


Il ne faut donc pas chercher plus loin la raison de mon gout pour les clones du groupe anglais comme Primal fear, formation allemande constituée en 1997.

Disons le franchement je me suis souvent interrogé sur mon gout pour cette formation de troisième zone, qui ne fera jamais la couverture des magazines branchés mais qui pratique contre vents et marées avec passion une musique qui me parle profondément.

Je ne sais pas pourquoi les voix comme celles de Rob Halford, Tim Owens ou Ralf Scheepers de Primal fear me bouleversent autant, ces voix aigues d’hommes pourtant virils, ces voix surhumaines, menaçantes, intimant à la révolte ou annonciatrices d’un châtiment divin imminent mais aussi capable d’apaiser l’âme en de plus bienfaisantes mélodies.

Alors que le chant éthéré d’un Pascal Obispo me donne des envies de meurtre en raison de son maniérisme, les chanteurs de heavy metal me donnent une impression de force maitrisée, en disposant de bombes atomiques prêtes à exploser à volonté au sein de leurs cordes vocales.

En 2010, après huit albums studio de qualité variable, Primal fear sort un album live intitulé « Live in the USA » agrémenté du DVD répondant au nom de « All over the world ».

Un mot sur le Cd tout d’abord enregistré sur la tournée « 16.6 before the devil know you’re dead » dans les villes de Los Angeles et d’Atlanta on l’imagine dans des salles de taille modestes et non dans des stades gigantesques.

Bien entendu le concert s’ouvre sur après la courte introduction  « Before the devil know you’re dead » sur le « Under the radar » du dernier album, mid tempo correct sans relief ni punch particulier.

Après cette introduction peu marquante, les allemands réagissent avec l’hymne « Battalions of hate » et ses refrains puissamment fédérateurs.

Issu du dernier album, le mid tempo « Kilbound » fonctionne en revanche parfaitement bien en raison d’un excellent équilibre et de refrains imparables.

Arrive ensuite le plus aérien  « Nuclear fire » qui combine vitesse et mélodie puis un nouveau mid tempo bien à la peine « Six times dead » confirmant le manque d’allant global des nouvelles compositions.

Primal fear aligne pour moi la meilleure séquence du concert avec « Angel in black » doté d’un tempo rapide et d’un chant agressif suraigu hérités de Judas priest puis dans le même genre mais à un niveau sans doute supérieur de par la percussion inouïe de ses refrains « Sign of fear ».

Changement de style avec la superbe ballade « Fighting the darkness » en duo avec la chanteuse Pamela Moore, preuve que Primal fear peut aussi être immense dans un registre plus doux et émotionnel.

Peu d’éclat en revanche sur le trop balisé  « Riding the eagle » avant que le classique « Final embrace » ne renoue avec le heavy metal de grand classe et que le facile « Metal is forever » ne justifie ses fonctions face à un public de rockers.

La vraie surprise intervient avec « Hands of time » magnifique ballade acoustique chantée à plusieurs voix avant un final plus musclé représenté par « Chainbreaker » sorte de « Painkiller » de série B.

Pour le DVD « All over the world », le concert enregistré en Suisse (!) présente quasiment la même liste de morceaux que le Cd.

On se concentre alors sur le visuel et le jeu de scène assez pauvre du groupe.

Seul Ralf Scheepers l’imposant chanteur tout en muscles et au crane rasé, semble disposer d’ un charisme naturel suffisant pour mettre en avant sa voix incroyable digne des plus grands chanteurs de heavy metal modernes.

Les titres sont alignés avec professionnalisme sans véritablement créer de fortes interactions avec le public.

Reste la qualité de la musique, par instant digne des plus grosses pointures du heavy metal mais manquant globalement d’identité propre.

Principaux moments forts, le duo avec Pamela Moore sur « Fighting the darkness » laissant apprécier le physique sculpturale de la blonde chanteuse et « Seven seals » magnifique ballade épique non présente sur le Cd.

En bonus figurent quelques vidéos clips du groupe, toutes globalement fauchées à l’exception de « Fighting the darkness » ou les musiciens se muent en enquêteurs de la série les experts de New York.

La vidéo de « Metal is forever » mélangeant sexe et alcool dans une cave ou le groupe se déchaine est toutefois assez sympathique, pour le reste rien à signaler sur « Kilbound » et « Sign of Fear » ce qui n’enlève rien à leur qualités intrinsèques.

En conclusion, « Live in the USA » et son jumeaux « All over the world » sont deux bons enregistrements de concert pour qui apprécie la musique du groupe composé d’un heavy metal traditionnel, parfois violent, parfois mélodique, parfois excellent mais souvent hélas aussi bien trop conventionnel pour se démarquer.

J’avoue néanmoins avoir passé de très bons moments sur l’interprétation sans faille des meilleurs titres du répertoire de cette solide cylindrée allemande.

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 17:31

 

speak.jpg

5

 

Toujours les débuts chaotiques de la carrière solo d’Ozzy Osbourne avec l’inattendu « Speak of the devil » sorti lors de la tournée de 1982 qui suivi la mort du guitariste Randy Rhoads qui joua sur les deux premiers disques forts réputés du Madman.

Pour pallier à la défection de son protégé, Ozzy engage le guitariste Brad Gillis le temps de deux dates à New York avant qu'il ne soit remplacé par Jack E Lee pour l'écriture de l'album d'aprés « Bark at the moon »

Atypique malgré une pochette comme toujours véhiculant un satanisme de bazar assez ridicule, « Speak of the devil » l’est à plus d’un titre car ce disque live ne reprend que des titres du répertoire de Black Sabbath !

La raison est simple, contrer le « Live evil » sorti la même année par ses anciens collègues ou Dio reprennait avec bonheur le répertoire originellement chanté par le Madman.

Réaction sans doute un brin infantile et épidermique mais le résultat est la, Ozzy voulant sans doute prouver qu’il restera à tout jamais le meilleur chanteur du Sabbath reprend douze titres à New York de son groupe d’origine.

Le concert débute avec « Symptom of the universe » , titre rapide et aux riffs puissants, excellent pour secouer les foules surtout avec un showman aussi charimsatique qu’Ozzy.

Le son excellent et clair, surprend pour l’époque et compte tenu des conditions live parfois problématiques.

La transition avec « Snowblind » laisse pantois, tant cette power ballade faussement alanguie révèle pour la puissance de la magie noire du Black Sabbath et cette sombre attraction mystique qui opère parfois sur moi.

Ozzy chante ce titre génial à la perfection, le public et l’auditeur sont au paradis (ou en enfer selon leurs croyances).

Pas de prise de risque avec « Black Sabbath » lui aussi titre culte et emblématique de la grandeur sans limite que revêtait la musique du groupe dans les années 70.

Plus de dynamique sur « Fairies wear boots » qui côtoie lui aussi l’excellence par la classe hors norme de ces varations rythmiques.

On enchaîne ensuite avec le classique rouleau compresseur« War pigs » toujours efficace même si plus prévisible avant d’être entraîné dans l’ambiance shamanique de « The wizard ».

Toujours des difficultés sur le plus quelconque « N.I.B » presque trop guilleret à mon goût dans ce répertoire en acier plombé mais ce bref mouvement de recul est rapidement effacé par le dévastateur « Sweet leaf » ses riffs d’acier et son tempo superbement chaloupé.

Dans le registre hit-single accrocheur « Never say die » se rappelle à nos bons souvenirs avant d’enchaîner sur ce monument de  musicalité qu’est « Sabbath bloody sabbath » .

La fin du concert voit débouler les classiques et indéboulonnables machine à riffs « Iron Man » et « Paranoid » entrecoupés  d’un « Children of the grave »  toujours aussi menaçant et massif.

En conclusion, contre toute attente « Speak of the devil » est un album incroyable pouvant parfaitement office de best of de … Black Sabbath !

Meme si Dio était un grand chanteur, Ozzy a ce petit quelque chose en plus dans le timbre de sa voix (sans nul doute un peu plus de fragilité et la sensibilité ) qui lui permet de faire encore et toujours la différence.

Vous l’aurez rien à voir donc ici avec la carrière solo du Madman, mais juste un formidable album live, sans nul doute l’un des plus parfaits qui m’ait été donné d’entendre.


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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 20:35

 

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3

 

Avec « Bark at the moon » qui voit le jour en 1983, on reste dans le même type d’approche que « Diary of a madman » si ce n’est qu’Ozzy Osbourne après la perte de son guitariste Randy Roads dans un accident d’avion se voit dans l'obligation de le remplacer par Jack E Lee.

Malin, il en profite pour ajouter le clavier Don Airey (ex Rainbow) pour étoffer la musique de son groupe.

Avec sa pochette toujours aussi grotesque évoquant un loup garou victime d'Ozzification avancée (ou est ce l'inverse ?) , « Bark at the moon » entame cette danse sous la pleine lune de la bonne patte  griffue et velue.

Le morceau délivre en effet un mid tempo efficace aux lignes vocales particulièrement soignées.

Les claviers sont mis en avant sur la ballade « You’re no different » dont la superbe mélodie à la limite du progressif fait immédiatement mouche.

Les mélodies sont aussi le point fort de « Now you see it (now you don’t) » qui contraste avec le gentiment heavy « Rock’n’roll rebel ».

Plus de prise de risque sur « Centre of eternity » qui après une introduction baroque et mystique très prenante, déroule un heavy metal rapide et enlevé.

Après cette poussée de fièvre il est sans doute grand temps de se reposer, ce que fait le Madman sur la ballade « So tired » qui remplit avec brio son office avec un rare sens de la mélodie.

Le bien mal nommé « Slow down » ré accélère la cadence avec ses refrains entraînants soutenus par des claviers très kitsch avant que « Waiting for darkness » avec ses bruitages évoquant la musique des films d’horreur de John Carpenter ne vienne clore agréablement ce nouveau chapitre de la carrière du mage noir.

En conclusion, bien que j’ai été souvent dur avec les disques solo d’Ozzy Osbourne, je reconnais que ce « Bark at the moon » s’avère pour son époque très année 80 de très bonne facture.

Jack E Lee a certes un jeu moins démonstratif et virtuose que Roads mais il remplit fort bien son role de guitariste de heavy-rock.

Ozzy a eu une idée de génie en incoporant le clavier Don Airey à son groupe car cet apport fait gagner en ampleur sa musique à la base bien trop classique et formatée à mon goût.

Fort de ce constat, « Bark at the moon » ne s’engage pas sur le terrain d’un heavy metal virulent sur lequel il serait indubitablement perdant face aux ténors du genre (Judas Priest, Iron Maiden) mais penche vers un heavy-FM plus soft et travaillé qui lui va au final comme un gant.

Une bonne surprise qui vous fera hurler assurément de plaisir sous la lune avec le Madman.


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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 19:50

 

1

diary

 

Profitant de l’excellent accueil reçu par son premier album, Ozzy Osbourne récidive un an après avec « Diary of a madman » qui voit le jour en 1981.

Le Madman ne peut néanmoins s’empêcher de changer la moitié de son groupe, Rudy Sarzo remplaçant Bob Daisley à la basse et Tommy Aldrigde Lee Kerslake à la batterie mais pas si fou il conserve le jeune guitariste prodige Randy Rhoads qui fit beaucoup pour l’explosion de sa carrière solo.

Avec sa pochette fauchée faisant penser à un film d’horreur plus ridicule qu’effrayant, « Diay of a madman » débute avec « Over the mountain » mid tempo sans véritable saveur ou originalité que ne peuvent sauver les riff metal et le solo flamboyant de Rhoads.

En deuxième position, « Flying high again » passe mieux en raison d’une plus grande efficacité sur les refrains pour introduire la médiocre ballade  boursouflée « You can’t kill rock and roll ».

Ozzy se fait un peu plus inspiré sur le plus atmosphérique « Believer » avant de retomber dans le franchement minable « Little dolls » puis d’enchaîner sur une autre ballade tout juste passable « Tonight ».

On trouve le groupe toujours aussi laborieux avec « S.A.T.O » avant de terminer sur un titre épique« Diary of a madman » sans nul le plus réussi du disque.

En conclusion, difficile de se montrer enthousiaste sur un album aussi moyen.

Ce n’est pas que « Diary of madman » est mauvais non loin de la mais il ne brille par aucun titre majeur et offre un heavy metal mélodique sans puissance, sans fougue et bien trop prudent pour séduire.

A l’exception du morceau éponyme ou il lâche bien tardivement un peu la bride à sa créativité, Ozzy déçoit par ce disque écrit en pilotage automatique sans veritable relief ni éclat.

Dernier album écrit avec Rhoads qui se tuera cette l’année d’après dans un tragique accident d’avion, « Diary of madman » est bel et bien surestimé à mes yeux.


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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 19:24

time.jpg

3

 

Poursuivant sur son excellente lancée de « In the shadows » , Mercyful fate sort en 1994 « Time » à un peine un an d’intervalle.

La seule différence dans la composition du groupe est la présence du bassiste Sharly d’Angelo en lieu et place de Timi Hansen.

Avec sa pochette magnifique de sobriété et de puissance macabre représentant un crane rappelant la tradition des peintures de type Vanités sur la vacuité des plaisirs terrestres, « Time » débute avec l’efficace « Nightmare be thy name » et ses refrains grandioses aux mélodies envoûtantes.

Bien qu’un cran en dessous, « Angel of light » et « Witche’s dance » véritables odes à Lucifer, tiennent solidement la route en répétant une formule dûment éprouvée à base de rythmique médiane, de solo et de mélodies de grande classe chantées de la voix si haut perchée de King Diamond.

Le groupe s’autorise une brève incartade orientale sur le très Lovecraftien « The mad arab » avant de basculer sur le plus ténébreux et appuyé « My demon ».

Une brusque élévation de niveau s’opère avec « Time » merveille aux fantastiques mélodies éthérées enveloppant l’auditeur dans un divin cocon ouaté.

Puis c’est le contraste, « The preacher » au rythme laborieux et décousu et le très terne « Mirror »  apparaissent comme des maillons plus faibles tandis que « Lady in black » révèle de nouveau la beauté subtile des mélodies du groupe.

Bien que manquant d’allant « The afterlife » passe plutôt bien tandis que le dernier titre légèrement hispanisant « Castillo del mortes » s’avère plombé par une structure lourde et décousue.

En conclusion, « Time » n’est pas le meilleur album de Mercyful fate et peut être sorti trop précipitamment après lui demeure à quelques encablures du très réussi « In the shadows ».

Les morceaux sont plus simples mais manquent globalement d’inspiration et d’impact.

Il reste bien entendu les qualités mélodique du groupe qui permettent à « Time » d’être un honnête album de heavy metal classique.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 14:57

intheshadows.jpg

4

 

 

Coup de théâtre, après avoir mené une carrière solo des plus réussies avec Michael Denner, King Diamond décide au début des années 90 de rappeler le guitariste Hank Sherman pour reformer Mercyful fate après prêt de dix années de mort clinique et un héritage musical de deux albums cultes laissés à la jeune garde devenue aujourd’hui mature.

Cette reformation inattendue complétée de Timi Hansen à la basse et de Snowy Shaw à la batterie, donne naissance en 1993 à « In the shadows ».

Nous sommes alors en pleine vague grunge et l’idée de produire un album de heavy metal classique dans ce contexte difficile, a pour but de surtout cibler un marché européen historiquement plus réceptif à ce style si particulier.

Puisant dans ces influences occultes bien connues, « In the shadows » et sa pochette ténébreuse assez infantile, commence avec le très réussi « Egypt » à la structure longue et complexe, ou les grandes vocalises éthérées du King préludent à des passages plus brutaux.

Le son est bien entendu conforme à son époque plus massif que celui des années 80 et ceci se ressent tout particulièrement sur la frappe surpuissante de Snowy Shaw.

Le coté satanique et inquiétant du groupe ressort sur « The bell witch » , trop alambiqué malgré quelques passages de guitares plus dynamiques à la Iron Maiden.

Mais Mercyful corrige le tir avec « The old oak » qui même si il laisse finalement la part belle aux guitaristes et aux multiples cassures rythmiques, fait forte impression avec un coté plus compact et rentre dedans.

Puis l’un des bijoux du disque survient avec « Shadows » merveille mélodique ou King Diamond se transcende sur de splendides lignes vocales posées sur des riffs solidement charpentés.

Pourtant, « A gruseome time » encore plus théâtral et marqué dans ses excès vocaux et guitaristiques, réussit le tour de force de surpasser « Shadows ».

Diamond se fait ici chaleureusement rassurant puis plus menaçant sur des incroyables envolées de guitares signées Denner.

Médusé, on fait fi de sa raison pour se fier à ses sens et poursuivre cet invraisemblable voyage vers l’au delà par le très robuste « Thirteen invitations » non sans que l’infernale créature ne parvienne encore à glisser un aérien passage mélodique dans une foret de riffs et de solo enchevêtrés.

Comme pour achever de nous déboussoler, les démons semblent nous promettre une recette reproductible à l’infini, ainsi un « Room of golden air » instrumental de grande classe lance « Legend of the headless rider » dont le chant étincelant du Maître Chanteur contraste avec la rythmique ultra massive du tank Sherman.

Mercyful fate donne neuf ans après une suite à « Melissa » avec « Is that you, Melissa  » reprise infiniment supérieure à l’originale avec ses mélodies et ses vocalises surhumaines.

On en termine enfin avec « Return of the vampire …1993 » morceau assez moyen  réenregistré avec le batteur de Metallica, Lars Ulrich fan de la première heure de ses compatriotes danois.

En conclusion, alors qu’on aurait pu craindre une mascarade et un retour pitoyable d’anciennes gloires des années 80, « In the shadows » profitant d’une production modernisée mettant en avant la qualité de sa musique, réussit le quasi miracle de surpasser ses pourtant glorieux ancêtres.

On a beau chercher la petite bête, essayer de trouver des faiblesse imaginaires, l’exercice s’avère au final impossible tant le produit est d’un niveau hors du commun.

Sherman et Denner montrent qu’ils n’ont rien perdu de leurs incroyables capacités de composition et la musique produite s’avère particulièrement riche et foisonnante.

Mais « In the shadows » est avant tout rendu exceptionnel par la prestation de King Diamond, qui maîtrisant mieux son chant versatile parfois si irritant, s’insère ici de manière formidable dans cet ensemble complexe.

Si vous aimez les riffs puissants, les longs solos étincelant de guitares héros, les changement d’ambiances et les atmosphères épiques, « In the shadows » comblera assurément toutes vos attentes tant il se révèle dans son genre, insurpassable.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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