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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 19:39

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4

 

 

Avec Killswitch engage, groupe américain de hardcore mélodique né à la fin des années 2000, nous avons affaire à une variante très lourde et violente du rock.

Sorti en 2004, « The end of heartache » est l’album qui les fit exploser sur le devant de la scène internationale.

Principaux changements pour ce troisième disque, l’arrivée du chanteur Howard Jones musculeux noir américain aux étonnantes capacités vocales venant remplacer Jesse Leach puis de Justin Foley batteur remplaçant Tom Gomes.

Pour le reste on retrouve Joël Stroetzel et Adam Dutkiewicz aux guitares et Mike d’Antonio à la basse.

Avec sa pochette assez laide, « The end of heartache » débute avec « A bit Farewell » , ou guitares sous accordées et rythmiques à la frontière entre death pugnace et power martial à la Machine head tissent la toile de fond.

Pour le reste, la marque de fabrique du groupe apparait déjà avec cette alternance de chant hurlé à la Phil Anselmo et de superbes passages mélodiques placés principalement sur les refrains.

La même recette est appliquée sur « Take this oath » à la dynamique légèrement plus fluide même si le son ultra massif du groupe fait franchement figure d’attaque de chars d’assauts.

Le chant contrasté de Jones ressort davantage sur « When darkness falls » avec des refrains presque pop contrebalancés par des barrissements de mamouth sur les couplets.

On passe le cran supérieur avec « Rose of sharyn » qui combine la vitesse à la lourdeur pour un résultat proprement dévastateur.

L’instrumental acoustique « Inhale » fait figure de courte armistice avant la reprise des hostilités, constitué par le brutal « Breath life » puis sans nul doute le morceau phare du disque « The end of heartache » aux superbes vocaux aériens ou le temps suspend brièvement son vol avant de rebasculer dans une ambiance de puissance parfaitement dosée.

On revient à du standard mais toujours envoyé comme de fracassants uppercuts au menton avec « Declaration » et le très heurté « World ablaze » .

Nouvelle courte pause instrumentale pour récupérer avec « And embers rise » avant que le feu ne se déchaine à nouveau sur « Wasted sacrifice » aux forts relents de thrash metal supersonique couplés à l’habituelle sauce mélodique du groupe.

L’album se termine sur un ultime missile exocet, « Hope is … » larger than life aux immenses refrains fédérateurs donnant envie de s’engager dans un corps à corps furieux sur un champs de bataille ou dans une mêlée de rugby avec les all blacks ce qui revient à peu prêt à la même chose.

En conclusion, « The end of heartache » est un formidable bloc de granit à la compacité inouïe.

Très intense (sans doute trop pour le commun des mortels), la musique de Killswitch engage sent la sueur, la force et la rage.

Le son du groupe qu’on pourrait qualifier d’extrême en raison de sa violence et du chant ultra agressif de Jones, est assez heureusement aéré par de belles accalmies vocales permettant de ne pas étouffer dans cet océan de destruction.

Bien entendu, j’adore ce mélange de brutalité et de douceur et ai été séduit par la formule proposée même si à dire vrai sa reproduction systématique sur chacun des titres peut s’avérer parfois lassante sur la durée.

Mais mis à part ce léger bémol, « The end of heartache » est une véritable claque de hardcore mélodique à conseiller aux adeptes de Pantera et de Machine head.

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Published by Seth - dans Hardcore
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