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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 21:36


Profitant du fort succès de leur album « Jailbreak », les quatre mousquetaires de Thin Lizzy décident de battre le fer tant quand il est encore chaud et sortent « Johnny the fox » la même et donc divine année 1976.

Si j’avais été dithyrambique sur un« Fighting » inspiré, plus mesuré sur « Jailbreak » plus calibré , force est de constater que « Johnny the fox » est sans doute à placer entre les deux.

On notera tout d’abord la magnifique pochette mystérieuse et ésotérique, avec son inspiration tirée de légendes celtes.

Le morceau d’ouverture « Johnny » représente pour moi la plus parfaite expression du hard rock, tempo vif et enlevé, rythmique en acier, voix grondante mais maîtrisée, guitares effilées, menaçantes, tranchantes comme des lames de rasoirs viennent prouver que Thin Lizzy appartient à la race des Saigneurs du son.

Bien que moins intense que son cousin, « Rocky » est un titre au rock pugnace plombé de solo de grande envergure de la paire magique Gorham/Robertson.

Le groupe quitte son mode mauvais garçon pour accoucher de « Borderline », une langoureuse ballade aux forts accents de country-folk.

Que dire de « Dont believe a world » si ce n’est que ce morceau possède la séduction immédiate des chef d’œuvres, avec son rock racé, mélodique combiné à une fluidité dépassant l’entendement.

Bien que très doux et calme, « Fools good » est néanmoins rendu agréable par la voix toujours émouvante de Lynott.

« Johnny the fox meets Jimmy the weed » est un titre fantastique, d’une originalité incroyable, avec une rythmique très funky et un phrasé quasi parlé de ce diable de conteur irlandais.

Moins original « Old flamme » renoue avec les ballades un peu trop cotonneuses à mon goût.

Sur « Massacre » , le groupe retrouve son inspiration pour créer un morceau intense porté par un chant à la fois éthéré et mélancolique.

Thin Lizzy poursuit sa politique d’alternance avec une nouvelle ballade « Sweet Marie » encore une fois trop étirée et larmoyante pour moi.

Fort heureusement plus rythmé, « Boogie woogie dance » vient clôturer cet album de manière festive avec un Lynott au charisme quasi sexuel de grand fauve insatiable.

En conclusion « Johnny the fox » aurait pu être un chef d’œuvre tant il contient certaines de plus belles réussites du groupe, véritables merveilles du genre mais  Thin Lizzy cède à mon sens trop systématiquement à son péché mignon : le slow qui tue avec ces très longues ballades ici franchement moyennes qui viennent plomber un album souvent par ailleurs grandiose.

On oublie alors un peu trop vite à mon goût les délicieux frissons de la rue que savent si bien créer Lynott et sa bande pour trop sagement rentrer chez soi déguster de bonnes grosse tisanes au coin du feu.

Dommage donc pour un album tout de même globalement remarquable.

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 13:17


Nous venons de passer 1975, les années 70 très créatives sur le plan artistique se suivent et Thin Lizzy enchaîne les albums de qualité à une cadence impressionnante.

En 1976, le groupe irlandais explose en sortant « Jailbreak » sans doute son plus gros succès commercial.

On appréciera au passage la belle pochette, fortement inspirée par l’imagerie des comic books.

Le personnel est le même que sur l’album précédent, à savoir la rythmique infernale Phi Lynott/Brian Downey, et l’une des paires de guitaristes les plus influentes de l’histoire du rock, Scott Gorham/Brian Robertson.

« Jailbreak » ouvre l’album, il s’agit d’un véritable tube à grande compacité, doté d’un riff typiquement hard rock aussi célèbre que percutant, et d’un refrain faisant figure d’hymne ayant pour beaucoup contribué à sa renommée mondiale.

Le morceau est direct, impeccable, peut être trop du reste à mon modeste avis, Thin Lizzy mettant de coté ses mélodies racées pour gagner un temps en puissance et en efficacité.

« Angel from the coast » en comparaison fait presque figure de poids plume, manquant de punch sans parvenir à renouer avec la richesse mélodique des débuts.

Bien que plus réussi, « Running back » ne peut être considéré autrement que comme un titre anecdotique à peine moyen.

Le groupe continue dans une veine rock avec « Romeo and the lonely girl » dont les belles qualités mélodiques transcendées par la voix aérienne de Lynott font passer un agréable moment.

« Warriors » malgré un coté insatisfaisant, brille par son atmosphère épique et par ses solo lumineux.

« The boys are back in down » est le deuxième tube de ce disque et sans doute la chanson la plus connue du répertoire de Thin Lizzy.

Plus douce que « Jailbreak », cette chanson doit son coté « hymne » autant à  ses qualités mélodiques qu’ à son refrain irrésistible portée par la voix magique de Phil Lynott.

Ce morceau mythique prendra définitivement part à la culture américaine et sera souvent utilisé au cours de cérémonies militaires ou sportives ce qui en dit long sur son coté grand public.

« Fight for all » est malgré son titre accrocheur une très belle ballade gorgée de blues ou transparaît toute la classe du groupe.

« Cowboy song » en revanche prend pied dans un rock calme teinté de country ce qui n’est pas le style que je préfère.

L’album termine par « Emerald » l’un des morceaux de Thin Lizzy les plus inspirés en raison de son coté épique, de ses incessants et prodigieux duels de guitares aussi puissantes que mélodiques.

Au final, j’ai un avis quelque peu partagé sur « Jailbreak ».

Loin de considérer cet album comme un classique et le meilleur de Thin Lizzy, je lui trouve un coté inégal que ses gros tubes et ses moments forts ne parviennent pas à compenser.

Comme souvent, pour toucher un public plus large et en quelque sorte écrire son "Highway to hell" , le groupe a compacté ses morceaux, leur donnant plus d’efficacité mais leur enlevant un peu de leur charme d’antan.

Néanmoins « Jailbreak » contient deux énormes tubes, un morceau estampillé culte (« Emerald ») ,  ce qui suffit à lui assurer un intérêt respectueux de ma part.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 11:38


Je tenais à rendre hommage à Thin Lizzy, légendaire groupe de hard rock des années 70 qui a été injustement oublié dans l’histoire de la musique comparativement à son énorme talent et influence.

Thin Lizzy est un groupe irlandais de Dublin qui à ses débuts pratiquait un rock matiné de blues et de country/folk avant de s’orienter vers le milieu des années 70 vers une musique plus musclée lorgnant vers un hard rock inspiré d’une prodigieuse richesse mélodique.

Après avoir commencé à faire parler de lui en reprenant « Whiskey in the jar » de Bob Seger en 1973, le groupe aspire à s’imposer par ses propres compositions et donne naissance à partir de leur album « Nightlife » à une succession de disques qui va le faire exploser au niveau international.

« Fighting » sorti en 1975 est donc le deuxième album issu de cette éclosion d’un talent brut dévoilé à la face du monde.

Le guitare héros Gary Moore ayant quitté le vaisseau après «Nightlife », le groupe stabilise son personnel avec Brian Downey à la batterie, le génial duo de guitares Scott Gorham/Brian Robertson et bien sur l’homme sans qui Thin Lizzy n’aurait jamais sans doute eu autant  d’ame, l’exceptionnel chanteur, bassiste, compositeur Phil Lynott.

« Fighting » débute (encore une fois ! ) par une reprise de Bob Seger, « Rosalie » qui n’a rien à voir avec le classique du regretté pachyderme Carlos, mais qui montre tout de suite le formidable potentiel du groupe.

Porté par une mélodie rock fraîche, fluide, agréable et presque « facile », « Rosalie » est le genre de morceau qu’on se surprendrait un jour à fredonner sans s’en rendre compte dix ans aprés l'avoir écouté tant il est au final prodigieux.

Il faut dire que la voix magique, chaude et sensuelle de Lynott y est pour beaucoup.

« For those who love to live » est typique de Thin Lizzy, guitares aériennes se chevauchant en un déluge de riffs de grande classe, basse-batterie insufflant un groove irrésistible, voix soul magnétique, l’ensemble formant un régal de subtilité ...

« Suicide » est le premier morceau véritablement hard rock du disque, les riffs sont puissants, les solo fantastiques d’intensité, le chant de Lynott plus dur avec un refrain d’une grande efficacité.

« Suicide » est un classique de Thin Lizzy qui étire ses griffes comme un gros félin puissant et gracieux sur plus de 5 minutes d’enchantement.

Tutoyant les anges, « Wild one » montre toute la finesse et l’émotion que pouvait générer ce groupe doté d’un chanteur au feeling prodigieux.

Autre morceau plus rugueux, « Fighting my way back » passe formidablement bien avec son refrain puissamment martelé.

Plus tranquille et doté d’une structure alambiquée hachant son rythme, « King’s vengeance » est peut être le premier morceau au dessous du lot de l’album.

Lui succédant, « Spirit slip away » est une ballade d’une classe et d’une beauté exceptionnelles, réussissant le tour de force de surpasser le pourtant excellent « Wild one ».

Classe folle toujours, car avec sa basse omniprésente et son rythme lent légèrement reggae, « Silver dollar » est rendu irrésistible par les divines envolées aériennes de la voix de Lynott.

« Freedom song » est un titre rock sympathique mais qui fait pale figure comparé aux merveilles garnissant cette précieuse galette.

Avec son rythme syncopée et puissant, ses guitares emphatiques et toute la verve de conteur de rue de son interprète, « Ballad of a hard man » conclut de manière terriblement convaincante ce disque fantastique.

« Fighting » appartient pour moi aux disques de grande classe, aux chefs d’œuvre du hard rock des années 70.

On y retrouve en effet tout le charme redoutable de Thin Lizzy, à savoir ce son de guitare si particulier (les connaisseurs parleront de ces accords à la tierce si caractéristiques ), ce coté à la fois direct et sophistiqué, gentleman séducteur et bagarreur de rue, ce mélange de puissance et de mélodie noyé dans un feeling sonnant irrésistiblement rock.

Pour moi le rock et son cousin le hard rock n’ont  jamais été aussi bon que lorsqu’ils se sont enrichis d’autres influences tout en parvenant à garder leurs fondamentaux.

C’est ce que Thin Lizzy est parvenu à faire dans les années 70 synthétisant une forme supérieurement novatrice de hard rock.

Ce groupe est pour moi à l’image de son regretté chanteur, métisse Afro-Brésilien et Irlandais capable d’intégrer aussi bien la culture noire que la culture celtique dans sa musique.

Comme sans doute son modèle Jimmy Hendrix, Phil Lynott synthétisait donc inconsciemment les cultures africaine et européenne ce qui donna à son hard rock ce son si particulier et envoûtant.

Il est pour moi toujours gênant de constater combien ce groupe est tombé dans l’oubli aujourd’hui.

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 16:18


Sorti en 1972, soit un an seulement après le très sombre « Killer », « School’s out » est le troisième album d’Alice Cooper.

Le ton de ce disque est plus décalé, moins menaçant que celui de son prédécesseur, comme le montre l’hilarante pochette représentant un pupitre d’écolier  largement « décoré » de graffitis.

Cette imagerie infantile faussement naïve est assurément une des caractéristiques les plus marquantes de la personnalité complexe de Vincent Fournier.

Le disque débute par « School’s out » l’un des plus grand tubes que j’ai jamais entendu de ma vie.

Comment en effet résister à la perfection de ce refrain magique porté par la voix puissante d’Alice, véritable hymne que devraient entonner tous les petits écoliers du monde à la fin de chaque année scolaire ?

Après un tube aussi mythique, bien entendu on redescend à des altitudes plus accessibles au commun des mortels.

« Luney tune » d’apparence bizarre et glauque recèle pourtant des passages sublimes, qui le rendent formidablement attachant.

L’enchaînement « Gutter Cat vs The Jet /Street Fight » voit l’album glisser dans une ambiance de cabaret autour du célèbre film « West Side Story » mettant en scène un affrontement entre bandes rivales de voyous américains des années 60.

« Blue turk » est une belle chanson à l’ambiance jazzy, mélodique et agréable.

Puissant et agrémenté d’une belle mélodie de piano, « My stars » voit tout le talent d’Alice Cooper s’exprimer avec ce refrain formidablement emballant qui se déclenche soudainement et vous emporte dans une autre dimension de plaisir.

Plus traditionnel et rock, « Public Animal » semble très influencé par les Rolling Stones.

La ballade « Alma Mater » puis « Grande Finale » constituent un final étonnant très influencé par la musique de cabaret et les bande originales de films des années 70.

En conclusion, « School’s out » moins violent que son prédécesseur, recèle en revanche une plus grande inspiration, une étonnante variété avec des chansons assez inclassables mélangeant avec réussite divers ingrédients comme le rock, le hard, le jazz, le cabaret et les musiques de film.

Certes l’auditeur adepte d’une musique très balisée pourra être désorienté par ces multiples variations ou déçu par le manque de punch du disque mais force est de constater que « School’s out » est une œuvre issue d’artistes inspirés dotés d’un imaginaire formidablement riche.

Et évidemment le morceau immortel et culte « School’s out », confére à lui seul à ce disque une aura éminemment respectable.

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 15:30

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Dans les années 70, un nouveau concept de musique apparaît avec Alice Cooper.

Ce groupe américain invente sous l’impulsion de son leader Vincent Fournier, le « shock rock » développant autour d’un rock durci une imagerie théâtrale, choquante, horrifique et macabre.

Les sulfureuses performances scéniques du groupe centrées sur les frasques du chanteur maquillé, déguisé, blafard, utilisant guillotines, potences, chaises électriques, sabres, serpents et bébés en plastique font alors rapidement connaître le nom d’Alice Cooper auprès des publics du monde entier.

Composé outre de Monsieur Fournier, des guitaristes Glen Buxton et Michael Bruce, le bassiste Dennis Dunaway du batteur Neal Smith, Alice Cooper sort en 1971, « Killer » son second album.

Comme le montre sa belle pochette reptilienne, « Killer » est un disque au son beaucoup plus dur et violent que tout ce qui se fait l'époque.

Ouvrant l’album, « Under my wheels »  morceau simple, doté d’un son de guitare agressif (pour l’époque)  et d’un refrain immédiatement mémorisable est sans doute le morceau idéal pour marquer les esprits.

Pourtant ce titre resté un classique d’Alice Cooper et encore joué sur scène aujourd’hui, m’a toujours semblé peu original.

Changement radical d’ambiance avec « Be my lover », ballade terriblement faiblarde  ennuyeuse aux chœurs assez ridicules.

« Halo of flies » de plus de 8 minutes à la structure complexe,  aux multiples et originales variations musicales est une superbe réussite montrant un groupe ambitieux et inspiré.

« Desperado » qui lui succède est plus linéaire et poussif.

« You drive me nervous » est dans la même veine simple, efficace et nerveuse qu’un « Under my wheels » .

« Yeah, yeah, yeah » très rock et basique me plait moins.

« Dead Babies » est pour moi le titre phare de ce disque.

Ce long morceau instaurant tout d’abord une atmosphère ténébreuse, faussement douce et inquiétante  est contre balancé par un refrain puissant et terriblement accrocheur lui conférant un statut d’hymne.

Autre excellente trouvaille, « Killer » est une sorte de  long cauchemar étrange, glauque qui achève l’album sur une mélodie d’orgue particulièrement sinistre.

En conclusion « Killer » est un album à mes yeux très inégal ou le très bon voir l’excellent côtoie le plus commun comme si Alice Cooper avait voulu trouver un équilibre entre musique ambitieuse, fantastiquement originale et ses influences rock plus accessibles susceptibles de faire mouche auprès d’un grand public friand de « singles »  à la « I’m eighteen ».

J’ai été également gêné par la production de l’époque qui sonnait assez datée, ce qui confère à ce disque un coté presque préhistorique.

Sans oublier l'aspect historique et novateur de « Killer » pour son époque, ce disque m’apparaît au final dans l’absolu globalement plutôt moyen.

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