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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 12:51

Films brésiliens toujours avec « Confessions d’une call girl brésilienne » de Marcus Baldini.

Sorti en 2011, « Confessions d’une call girl brésilienne » reprend et particularise les romans à succès de confessions d’escorts girls qui surfant sur la fascination glauque autour de leur activités de « pute de luxe » se sont multipliés à cette époque.

Ici Bruna (Deborah Secco) est une jeune fille adoptée de la classe moyenne supérieure brésilienne qui mal à l’aise dans sa famille, décide à 17 ans de quitter le giron familial pour devenir prostituée à São Paulo.
Elle ne laisse pas grand-chose derrière elle, des parents dépassés, un demi frère Rodrigo (Sergio Guizé) qui ne la supporte pas et une expérience traumatisante avec Miguel (Gustavo Machado) un camarade de classe qui l’a filmé en train de le sucer et a diffusé la vidéo sur Internet.
Dans la grande ville de São Paulo, Bruna rencontre Larissa (Drica Moares), directrice d’une maison close qui convaincue de son potentiel accepte de la prendre à l’essai.
Bruna doit donc s’intégrer à un groupe de filles déjà sur place : Gabi (Cristina Lago), Janine (Fabiula Nascimento) mère d’un enfant, Mel (Erika Puga), Yasmine (Simone Illescu) et Kelly (Brenda Ligia).
Rapidement, Bruna fait ses premiers clients et rencontre un fort succès malgré un aspect général négligé.
Les homme sont séduits par sa jeunesse et son innocence supposée.
L’un d’entre eux Huldson (Cassio Gabus Mendes) son premier client devient un régulier.
L’argent afflue et Bruna apprend peu à peu les ficelles du métier qui connait surtout des heures pleines durant la journée.
Elle semble s’épanouir dans cet univers, même si Rodrigo parvient à la retrouver, l’accable de reproches et la menace de la détruire si il la revoit un jour.
La situation se tend lorsque Bruna comprend qu’on lui a volé son argent et les bijoux qu’elle avait elle-même volé à sa mère…
Elle suspecte un temps Janine qui nie farouchement mais parvient à obtenir les aveux de Yasmine, toxicomane en employant la force.
Faisant son méa culpa, Yasmine accepte de la rembourser et les choses semblent alors rentrer dans l’ordre.
Au cours d’une soirée dans une boite de nuit branchée, Raquel fait la connaissance de Carol (Guta Ruiz), une escort girl haut gamme entretenue par une homme mur.
Séduite par son coté plus élégant et raffiné, Carol lui donne sa carte de visite et l’initie aussi à la cocaïne.
Les deux femmes sympathisent et se retrouvent régulièrement.
Cette relation tombe à point nommé lorsque Larissa qui a découvert que ses filles prenaient de la drogue, pique une colère et exclue Gabi ainsi que Raquel qui avait pris sa défense.
Raquel appelle donc Carol et décide sous ses conseils de se mettre à son compte.
Elle loue un luxueux appartement avec piscine au somment d’une tour de la ville et embauche Gabi comme assistante.
Assez habilement, Raquel crée un site internet et s’invente un personnage de « surfeuse » pour capitaliser sur son physique de blonde sportive et bohème.
Le succès est rapidement au rendez vous et les clients se succèdent avec des tarifs en hausse.
Raquel tient également à jour un blog ou elle note ses clients ce qui provoque l’explosion de sa clientèle, attirée par ce procédé astucieux.
Mais avec le succès vient une montée en flèche de sa consommation de drogue, soigneusement entretenue par son amie Carol.
Raquel finit par négliger ses clients et dépenser plus qu’elle ne gagne.
Elle licencie Gaby après une altercation et aux abois financièrement se montre de plus en plus odieuse avec les gens.
La drogue et le succès déclinant obligent Raquel a aligner les passes minables dans la rue et s’enfonce dans la déchéance.
Carol coupe les ponts avec elle et Huldson réapparait comme une providence, en l’invitant à diner.
Raquel accepte mais se montre très froide lorsque celui-ci lui offre un somptueux bijou tout en lui demandant de vivre avec lui pour changer de vie.
Après une période d’hésitation de pause, elle rempile comme escort pour six mois et stoppe ensuite son activité pour vivre avec un ex client qu’on devine être Huldson.


En conclusion,  « Confessions d’une call girl brésilienne » est un film sulfureux présentant la prostitution sous l’angle d’un choix délibéré, libre et assumé.
On peut être gêné de cette approche et de l’apologie de ce mode de vie, se résumant principalement dans sa première partie « maison close » à un esclavage.
A aucun moment l’aspect risque qu’il soit sexuel (maladie sexuellement transmissibles) ou purement physique (viol, vol, agression, humiliation) n’est abordé, et le tout est enveloppé dans un nuage de glamour assez dérangeant.
Seule la seconde partie via la drogue présente un aspect dérive aboutissant à une décadence, encore que celle-ci soit atténuée et se termine en simili « conte de fée » avec la porte de sortie représenté par un client amoureux (mais quelconque).
Malgré son coté « documentaire » et la plastique athlétique de la trentenaire Deborah Secco, « Confessions d’une call gril brésilienne » ne dépassera donc pas le stade de l’anecdote épicée.

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 11:30
Un été japonais (Romain Slocombe)

Ecrivain adepte de science fiction et de fétichisme oriental, Romain Slocombe publie en 2000 « Un été japonais » premier volet d’une tétralogie intitulée « La crucifixion en jaune ».

Gilbert Woodbrooke est un photographe anglais passionné de Japon qui se rend régulièrement à Tokyo pour réaliser des photos fétichistes représentant de jeunes japonaises en uniformes militaires blessées.

Cette fois la raison officielle de sa visite est la rencontre avec Julius B Hacker, musculeux marchand d’art d’origine juive polonaise qui expose son travail dans sa galerie d’exposition Deep.

Parlant bien japonais puisque marié à une japonaise restée à Londres, Woobrooke se fait prêter un appartement par Julius puis flanqué de ses contacts locaux (sa maquilleuse Kaoru, les gérants et employés de la boutique sadomasochiste B.I.Z.A.R ) sillonne la ville à la recherche de jeunes modèles acceptant de poser gratuitement en profitant de son statut d’étranger (gaijin) célèbre dans le milieu artistique underground.

Sa passion le conduit à entrer en contact avec Komatsuzawa, un homme étrange se disant agent de modèle, que Woodbrooke néglige au premier abord.

Mais lors d’une soirée organisée par Négative books, maison de production de films érotiques et pornographiques fétichistes japonais, Woodbrooke qui tente d’approcher de jeunes potentiels futurs modèles, fait une mauvaise rencontre et se trouve tabassé par d’authentiques yakuza travaillant pour un certain Suzuki.

Le lendemain Suzki et Komatsuzawa viennent lui rendre visite et exigent de lui de traduire un manuscrit en anglais écrit par leur patron Mr Takashi Terakoshi afin de rembourser une dette imaginaire.

Le manuscrit est une hagiographie de l’écrivain Yukio Mishima mais Woodbrooke qui ne lit ni n’écrit pas le japonais n’a ni le temps ni les capacités de s’acquitter de la tache demandée par le chef yakuza.

Cette mésaventure ne stresse pas outre mesure Woodbrooke qui continue de laisser libre court à ses fantasmes, ayant un rapport sexuel intense quoiqu’incomplet en raison d’une blessure aux parties génitales, avec Takako la propre maitresse de Julius.

Passionné lui aussi par les jeunes japonaises, Julius laisse Woodbrooke faire l’amour avec Takako dans les toilettes d‘un restaurant, préférant garder ses visées sur Akiko Tanaka, une amie de Woodbrooke travaillant comme hôtesse de l’air.

Mais devant l’insistance de Komatsuzawa , Woodbrooke finit par fuir en moto avec Hiroaki un des employés de B.I.Z.A.R, pour échapper aux yakuza de plus en plus menaçants.

Dès lors, Woodbrooke comprend qu’il doit écourter son séjour à Tokyo et rentrer par le premier avion.
Mais l’argent lui manque pour faire changer son billet.

Hayasi le directeur d’un des magazines de Negative books qui se dit indépendant des agissements du dangereux Terakoshi, lui propose alors de le payer pour des clichés de Natsué, une nouvelle modèle dénichée dans le métro.

Après quelques péripéties, Woodbrooke finit par coucher avec l’étudiante à forte poitrine et prend ensuite des clichés de la japonaise délurée.

A l’approche de son départ, les évènements se précipitent, Komatsuzawa panique en découvrant qu’il a confié par erreur l’original du manuscrit à un homme s’apprêtant à quitter le territoire, l’ancien appartement de Woodbrooke prêté par Julius est cambriolé par les yakuza et Hayasi réclame un petit délai pour développer les négatifs avant de payer le photographe.

Woodbrooke découvre que Julius a couché avec Akiko en guise de représailles de sa courte relation avec Takako et en déçu.

Profitant du sacrifice d’Harumi Aikawa une nouvelle potentielle modèle qui préfère se mordre la langue au sang plutôt que de parler aux yakuzas de plus en plus agressifs, Woodbrooke parvient à se faire payer par Hayashi et peut prendre son avion malgré une course poursuite frénétique avec les yakuzas dans les gares et les aéroports.

Woodbrooke apprend dans la presse la mort de Komatsuzawa exécuté par ses chefs et prend son vol, accompagné par deux yakuza, qui se révèlent en réalité des hommes d’affaires désireux de l’embaucher pour promouvoir leur société de sex toy en Europe.

En conclusion, « Un été japonais » est un roman complètement fou et déjanté traduisant la passion de l’auteur pour le Japon mais surtout ses fantasmes plus troubles concernant les jeunes japonaises en uniforme.

Le scénario est bien léger, souvent improbable et sert de prétexte pour développer les fantasmes machistes, egocentriques, amoraux et pervers de l‘auteur devant des jeunes filles forcément consentantes face au GRAND artiste gaijin d’âge mur.

Malgré ces défauts, on passe à vrai dire un moment plutôt agréable dans l’univers exotique et pervers du Tokyo underground…

Un été japonais (Romain Slocombe)
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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 21:31
Fantasmes de femmes (divers auteures)

Atypisme toujours avec « Fantasmes de femmes » recueil de nouvelles érotiques de diverses auteures françaises.

Paru en 2001, « Fantasmes de femmes » débute par « Chienne de vie » de Marianne Angot, qui relate les fantasmes de domination d’une femme qui réduit son amant au rang de fidèle quadrupède lui procurant docilement jouissance avant de finir étranglé par sa laisse !

Moins directement puissant, « Laida » de Marie Boman surpasse en revanche en originalité la précédente nouvelle en racontant la vie d’une culotte sexy de type string portée par Melissa une jeune et sexy danseuse noire à la sexualité libérée.

La culotte connait diverses aventures au gré des partenaires et des envies de sa maitresse, connait un moment d’angoisse en ayant peur d’être abandonnée à un inconnu dans une cabine téléphonique, avant retrouver sa propriétaire.

« L’anniversaire avec un grand A » de Sophie Caladen raconte un fantasme d’amour thrash d’une femme pour les 30 ans de son mari.

Plus intéressant, « Bleu piscine » d’Anne Cécile exploite l’érotisme moite des piscines municipales pour décrire une relation sexuelle bridée avec un inconnu athlétique surmembré digne des performances sexuelles d’un Rocco Siffredi.

L’ambiance vire au cauchemar noir dans « Une concession à perpétuité » de Laure Clergerie, narrant les désirs d’humiliation d’une femme se prostituant par simple jouissance d’expiation jusqu’à atterrir la mort et l’Enfer.

On passe au mauvais plan à 3 de « Champagne » d’Estelle avec un serveur servant de complément à un couple en mal de situations fortes à la bizarrerie d’un fantasme d’amour pervers vécu par cryogénisation dans le « Ressuscitée » d’Elisabeth Herrgott.

« Echanges de petites culottes » d’Isabelle Deschamps de Paillette, traite d’un plaisir fétichiste aboutissant à une fin ridicule, « Fantôme d’amour » d’Hélène Girard ajoute une pointe de surnaturel avec les ébats d’un couple de fantômes assassinés.

On passe au plaisir exhibitionniste d’un peintre noir avec « La chair de la chair » de Michèle Larue, à celui plus crade de l’amour menstruel de « Jouissance menstruelle » de Sandrine le Coustumer.

Sexualité morbide sur fond de danse sur « Paso noble » de Caroline Lamarche, brutale et pornographique sur « Affinités » d’Agnès Pareyre, puis apothéose de délire mêlant sexualité dégradante et mort sur « L’homme d’Albuquerque » de Julie Saget ou une femme court les ports pour s’offrir à des marins étrangers afin de terminer en victime volontaire d’un snuff movie au Soudan.

On termine sur des réminiscences de désirs adolescents dans « Papier couché » de Fabienne Swiataly puis un classique fantasme de plan à trois dans un train avec « Paris-Bruxelles » de Geraldine Zwang.

En conclusion « Fantasme de femmes » recèle les défauts de ce type de recueil une certaine hétérogénéité dans les productions, certaines étant à mon sens très peu dignes d’intérêt car trop classiques.

Mais bien sur quelques œuvres plus audacieuses et radicales se détachent du lot avec en mention spéciale à « Concession pour l’éternité » et « L’homme d’Albuquerque » d’une incroyable violence sexuelle, suivies de prés par « Bleu piscine » et « Laida » dans un registre heureusement plus sensuellement positif.

Mis à part ce quatuor de tête, on reste dans des fantasmes moins surprenants et/ou des nouvelles moins abouties recelant une écriture plus terne…

Malgré cela, « Fantasmes de femmes » pourra émoustiller certains lecteurs ou lectrices avide des fantasmes se voulant finalement parfois aussi directs et extrêmes que ceux de leurs homologues masculins.

Fantasmes de femmes (divers auteures)
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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 09:06
Neuf semaines et demi (Adrian Lyne)

Sorti en 1986, « Neuf semaines et demi » est un vieux classique des années 80 d’Adrian Lyne adapté d’un roman d’Elisabeth Mc Neill, « Le corps étranger ».
Basé sur une trame très simple, « Neuf semaines et demi » raconte la rencontre coup de foudre entre une jeune femme fraichement divorcée, Elisabeth Mc Graw (Kim Basinger) travaillant dans une galerie d’art new-yorkaise et un mystérieux inconnu John Gray (Mickey Rourke) qui l’aborde dans un restaurant chinois.
Magnétiquement attirée par le beau jeune homme, Elisabeth le suit imprudemment jusqu’à une sorte de baraque près des quai mais ne couche pas avec lui, sans doute déroutée par les étranges propos qu’il lui tient.
Le couple se revoit pourtant assez vite et couche ensemble. Il s’avère que John qui travaille comme courtier dans la finance vit dans un bel appartement de Manhattan au design épuré et fonctionnel.
Adepte de jeux érotiques, il s’ingénue à titiller et manipuler Elisabeth, lui demandant de sa caresser à heures fixes en pensant à lui et en jouant avec de la nourriture (surtout du miel et de l’eau pétillante) dont il la badigeonne consciencieusement .
Malgré quelques rebuffades lorsqu’il menace de la fesser, Elisabeth rentre progressivement dans son jeu tombant sous l’emprise du manipulateur.
Elle accepte d’autant mieux que Molly (Margaret Whitton), sa meilleure amie et collègue de bureau sorte avec son ex mari un dénommé Bruce.
Détachée de son travail qui consiste à organiser des expositions, Elisabeth devient passionnément attirée par son amant, se prêtant à un désormais célèbre strip tease sur fond de musique blues de Joe Cocker.
Mais le psychisme tordu de John finit par la rattraper, lorsqu’il lui demande de se mettre à quatre pattes pour aller ramasser de l’argent, lorsqu’il la cravache dans un magasin d’équitation.
Tombant toujours plus bas, Elisabeth change pourtant une fois la donne en se rendant sur le lieu de travail de Gray, et se prête ensuite à un curieux jeu de travestissement en homme dans un restaurant, enchainé d’une prise de risques excitante en provoquant des voyous, qui leur courent après et qu’ils finissent par affronter dans une ruelle sombre avant de faire l’amour sous une pluie battante.
Elisabeth coince pourtant lorsque John la fait se faire caresser les yeux bandés par une prostituée latina (Cintia Cruz) puis l’emmène dans un peep show pour l’exhiber et la faire tripoter par des voyeurs agglutinés devant le spectacle d’un couple copulant sur scène.
Au final Elisabeth décide de rompre après avoir vécu plus de neuf semaines de folle passion l’amenant au bord du gouffre psychique.
Elle abandonne John, qui regrette piteusement ses attitudes et lui avoue sans trop de conviction l’avoir follement aimé..
En conclusion, « Neuf semaines et demi » est film sans scénario et construction, reposant sur une superposition de scènes faussement érotiques dans lesquelles tout est plutôt suggéré que montré.
Le style de vidéo clip de Lyne transparait dans le film ainsi qu’une bande son horriblement datée années 80.
Les acteurs font ce qu’ils peuvent, Kim Basinger archétype de la (fausse) blonde américaine devenant un sex symbol et Mickey Rourke, alors jeune homme aux traits fins et délicats, bien avant que la boxe, l’âge et la chirurgie esthétique ne le défigurent à tout jamais.
Sorte d’ancêtre de « Fifty shades of grey » des années 80, « Neuf semaines et demi » irrite plus que n’attire par son érotisme soft et son maniérisme permanent…
A révérer aux inconditionnels de l’époque et du duo Basinger-Rourke donc.

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 09:48
In bed (Lydia Frost, Kalonji)

Printemps oblige, voici dans un domaine beaucoup plus léger, l’érotisme de « In bed » de Lydia Frost (scénario) et Kalonji (dessins).

Sorti en 2014, « In bed » narre de façon sensuelle la relation adultère entre un homme Luka et une femme Rachel en plein centre de Manhattan.

Les protagonistes sont deux jeunes actifs urbains, lui est un cadre supérieur, elle une écrivain, tous deux ont une famille, pour lui sa femme Julia, pour elle son mari Henry, et leurs deux enfants.

Sur fond de rock music (The kills, Black keys, Queens of the stone age) qu’écoute Rachel en permanence, l’histoire se construit après un premier rendez vous clandestin dans un hôtel cossu près de Central park.

Les deux amants paraissent absents et peinent à donner le change à leurs proches, surtout Luka déstabilisé par une soirée surprise chez lui ou le retrouvent ses amis.

Il accumule gaffes sur gaffes, se trompe sur les prénoms, sert du vin à une femme enceinte et reçoit les piques de son ami John qui se doute d’une liaison.

Lorsque Julia parle ouvertement de son désir de maternité et des traitements hormonaux qu‘elle va s‘administrer, Luka comprend qu’il se ment à lui-même et qu’il ne souhaite pas avoir d’enfants avec elle.

Tout à ses rêves érotiques, Luka revit par flashs particulièrement explicites son après midi à tel point qu’il lui est impossible de faire l’amour avec Julia, qui met cela sur le compte de la fatigue ou du stress.

Le constat est le même pour Rachel qui refuse que son mari la rejoigne dans son bain et fuit le contact direct au lit, préférant rêver à son amant.

De son coté, Julia qui travaille dans le milieu de la peinture, se confie à sa meilleure amie Angela, qui met en lumière les oppositions évidentes entre Luka et elle.

Poussée par Angela, Julia décide d’accepter un rendez vous avec un inconnu qui a griffonné son numéro de téléphone sur une carte de visite.

Dans un Manhattan plus vivant que jamais, Julia se laisse emporter avec délice dans le tourbillon de la séduction, acceptant un verre, puis un diner, puis une sortie en club pour terminer dans sa galerie d’art par une relation sexuelle que l’homme refuse finalement.

Les choses se passent moins bien pour Luka qui exprime son mécontentement face au choix de Rachel de passer quelques jours dans un chalet de montagne isolée en pleine foret.

Après avoir mis sa mauvais humeur de coté devant la splendeur des paysages, Luka crie le nom de sa femme pendant l’amour ce qui rompt immédiatement le charme.

Le couple illégitime se sépare en écourtant son escapade romantique.

De retour chez lui, Luka est exécrable avec sa femme et quitte le domicile conjugal pour dormir quelques jours chez son ami John, pensant ainsi faire pression à tort sur Julia.

Rachel tombe aussi sur sa famille rentrée plus tôt et se trouble.

Elle aussi confie à Jane son besoin de quitter la routine de la vie conjugale, l’excitation du risque…sans remettre en cause son mariage.

Le monde de Luka vacille en revanche puis explose, lorsqu’il réalise le manque qu’il éprouve sans Rachel, qu’il essuie les remarques de sa hiérarchie devant ses absences ou son manque d’entrain et que finalement Julia le quitte, profitant pour emménager dans un bel appartement que lui prête un couple d’ami à Soho.

On laisse donc Luka prostré sur son lit avec la lettre de rupture de Julia…

En conclusion, « In bed » est une bande dessinée pour adultes traitant d’un sujet difficile car profondément immoral même si incroyablement commun : l’adultère.

L’aspect psychologique est admirablement bien vu avec la déconnexion de leur monde habituel des deux amants, tout étourdis par le gout enivrant de la nouveauté et de l’interdit de leur relation clandestine.

Sans parler du poids du remord, on ressent tout de même de manière indirecte le mal être ou la souffrance des protagonistes vis-à-vis de leurs proches, avec les mensonges, les dérobades, les sourires de façade et les cadeaux de compensation (bouquet de fleur) spectaculairement offerts.

La peur de la paternité pour l’homme, l’étouffement de la routine pour la femme, chacun se débat avec ses propres raisons, aussi mauvaises soient elles.

On appréciera la manière dont l’histoire se retourne pour la femme légitime de l’amant, qui trouve en elle la force et la lucidité de s’arracher à une situation malsaine, retrouve son indépendance et connait à nouveau le charme (même fantasmé) de la séduction.

Mais plus que son scénario fin et subtil, « In bed » attire par la superbe qualité graphique de Kalonji, qui dans un style dépouillé en noir et blanc, crée une œuvre d’une grande puissance érotique ou les actes sexuels (fellations, cunnilingus, pénétrations) sont exécutés par des corps masculins athlétique et féminins voluptueux, avec pour cadre la magie du centre de New-York, temple de la branchitude citadine.

Une belle œuvre donc aussi bien sur le fond que la forme, à réserver à un public esthète et averti…

In bed (Lydia Frost, Kalonji)
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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 09:06
Maitresse (Barbet Schroeder)

Exploration d’un réalisateur franco-suise reconnu mais controversé pour ses films dérangeants, Barbet Schroeder avec « Maitresse ».

Sorti en 1975, « Maitresse » traite d’un thème vieux comme le marquis de Sade (voir l’humanité !) le sadomasochisme, tendance qui avec le succès de « Fifty shades of grey » semble se démocratiser.

Olivier (Gérard Depardieu) débarque à Paris pour avec son ami Mario (André Rouyer) faire de la vente de livres en porte à porte.

En réalité, les deux vendeurs amateurs sont à l’affut de coups tordus et décident de cambrioler un appartement après avoir secouru une jeune femme Ariane (Bulle Ogier) d’un dégât des eaux.

Une fois dans l’appartement, les deux apprentis cambrioleurs tombent sur un étonnant attirail sado-maso et sont pris sur le fait par Ariane qui peut descendre à loisir depuis son logement au moyen d’un escalier rétractile télécommandé.

Tenus en respect par un doberman agressif, les deux hommes sont ligotés.

Olivier est cependant sélectionné par Ariane pour participer à une étrange séance ou revêtue d’une combinaison de cuir moulante, elle maltraite un homme déguisé en femme avec perruque et mini jupe-bustier en cuir.

Olivier est forcé d’uriner sur le malheureux qui y prend visiblement un intense plaisir et se fait de surcroit grassement rémunérer.

Choqué mais attiré par cette expérience, Olivier éconduit son acolyte et invite Ariane à diner.

La maitresse accepte et de retour dans son appartement fait l’amour avec ce jeune voyou viril et rustre.

Le lendemain, le couple part à la campagne en décapotable et Olivier découvre dans une château les activités déviantes de sa compagne qui humilie le propriétaire, un homme d’âge mur déguisé en valet appelé Emile (Tony Taffin) et fouette abondamment une jeune femme complaisamment livrée par son mari.

Inquiet mais excité, Olivier entre dans le jeu pervers et fesses la femme au fessier déjà rougi.

Il déjeune ensuite avec le châtelain dans une ambiance redevenue normale.

La passion amoureuse semble s’installer avec Ariane qui l’installe dans son appartement.

Olivier découvre qu’Ariane gagne sa vie en recevant des hommes et plus rarement des femmes, qu’elle domine et humilie dans l’appartement du dessous transformé en donjon.
Les séance varient suivant les gouts des clients mais recèlent une importante part de mise en scène/scénario.

Les hommes sont grossièrement travestis en prostituées, harnachés, ligotés ou même mis en cage et alimentés par de la pâtée pour chien (!).

Les sévices corporels sont courants, cravache, pinces, chevalet de torture ou aiguilles/clous enfichés dans des parties sensibles du corps (prépuce ou tétons).

Olivier semble accepter le mode de vie d’Ariane mais se braque lorsqu’il découvre qu’elle est sous la coupe d’un puissant proxénète, Gautier (Holger Lowenadler) à qui elle remet d’importantes sommes d’argent dans des terrains vagues.

Incapable de supporter cette domination, Olivier agit par jalousie, pénètre en force dans ses bureaux servant de couverture à un respectable homme d’affaires, le violente et lui extorque sous la menace 10 000 francs.

Après un difficile détour dans un bar et un abattoir chevalin ou il assiste à la mort horrible d’un cheval électrocuté puis vidé encore vivant, Olivier revient à l’appartement en pensant avoir résolu le problème à sa manière, directe et brutale.

Mais la réaction d’Ariane le surprend. Apeurée, elle le met dehors et quitte son appartement sans donner d’explications.

Passé le choc de la surprise, Olivier retire l’argent de leur compte commun à la banque, revient à l’appartement dans l’intention de le donner à Ariane et découvre deux hommes de main de Gautier en train de vider les lieux.

L’altercation est inévitable et Olivier met KO les deux voyous dont l’un pourtant armé de couteau.

Il se rue alors en moto jusqu’au château de Gautier situé à la campagne et découvre Ariane déjeunant paisiblement dans son jardin.

Prise de remords, la jeune femme suit Olivier qui rebrousse chemin après avoir déposé l’argent dans la boite au lettres et les deux amants ont ensuite un accident de voiture après avoir fait l’amour en conduisant.

Superficiellement blessés, ils émergent de la carcasse de la décapotable et marchent ensemble dans la foret, heureux.

En conclusion, « Maitresse » est bien entendu un film sulfureux et parfois dérangeant.

Il correspond à une époque, les années 70 ou la liberté y compris de choquer était très importante, contrairement aux années 2010 ou un repli de façade vers des valeurs morales est observé.

L’univers du sadomasochisme est exploré avec ses codes et son puissant jeu intellectuel consistant à créer des situations de frustration, humiliation ou douleur stimulant le désir.

Ces jeux assimilés par certains à une forme de déviance, sont en réalité réservé à une élite adepte de plaisirs cérébraux plus sophistiqués que le commun des mortels.

Si on peut comprendre que le sentiment de perte de contrôle puisse exciter certains, on ne peut pourtant s’empêcher de trouver pathétiques ces êtres prenant plaisir à être traités comme des larves humaines.

Film choc tourné dans un Paris vieillot aujourd’hui méconnaissable, « Maitresse » brille par l’interprétation magistrale de Depardieu, parfait en petit voyou tombant amoureux d’une femme singulière aux faux airs de Miou-Miou, qui l’initie à un monde sous terrain et secret.

A ne pas mettre devant tous les yeux donc, mais respectable pour les esprits les plus ouverts/curieux.

Maitresse (Barbet Schroeder)
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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 16:28

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Nous allons de nouveau aborder les rivages des bandes dessinées érotisantes avec « Djinn, l’intégrale tome 1 » de Jean Dufaux (scénario) et Ana Miralles (dessins).

Sorti en 2001, « Djinn, l’intégrale tome 1 » recoupe quatre albums se déroulant dans l’ambiance moite et mystérique d’Istanbul.

Kim Nelson, une jeune femme moderne anglaise bien que également typée orientale se rend dans l’Istanbul des années 2000 sur les traces de sa grand-mère, Jade, la favorite du harem du puissant sultan Murati.

A l’aube de la première guerre mondiale, la Turquie dont l’empire Ottoman décline, est convoitée à la fois par l’Allemagne et par l’Angleterre qui intriguent via des émissaires à Istanbul pour s’attirer les bonnes grâce du sultan.

Kim ne passe pas inaperçue dans sa recherche et est approchée par un homme appelé Ibram Malek, qui pour accélérer ses recherches parvient à l’entrainer dans le harem de la mère maquerelle Dame Fazila.

Surmontant ses réticences, Kim pénètre dans le bordel mais est enlevée par son premier informateur le brutal Kemal.

Après avoir s’être connectée en rêve à son aïeul, Kim se retrouve prisonnière d’un bel homme d’affaires véreux appelé Amin Doman qui lui révèle être à la recherche d’un trésor amassé par Murati pour aider l’Allemagne pendant le guerre.

Fin stratège, Murati a utilisé la beauté et les talents de courtisane de Jade pour semer le trouble auprès du couple d’ambassadeurs anglais venu lui attirer ses faveurs, les Nelson.

Aidée par une drogue aphrodisiaque, Jade a immédiatement séduit la femme de l’ambassadeur et l’ayant rendu dépendante amoureusement, l’a utilisée pour son maitre à des fins politiques.

Dans le monde moderne, Kim arrache des informations de première main à un informateur d’Istanbul et aidée par Ibram, parvient à échapper à la surveillance étroite de Doman.

Kim apprend qu’un homme mystérieux nommé Ebu Sarki pourrait être la clé de la recherche et mener jusqu’au trésor.

Repliée chez Faiza, elle devient l’amante de son sauveur Ibram mais leurs étreintes sont de courtes durée puisque le puissant Doman fait irruption au bordel pour faire pression sur Faiza afin qu’elle lui livre Kim qui réussit à fuir avec son amant.

Dans le passé, Lord Nelson apprend de la bouche de son supérieur à Istanbul Sir Hawking, la liaison adultère de sa femme et son intégration dans le harem du sultan.

Cette révélation pousse l’ambassadeur à prendre des risques pour tenter seul de récupérer sa femme, sous l’emprise totale de Jade.
Dans le présent, la course pour retrouver Sarki bat son plein et Kim aidée par Ibram, réussit une épreuve éreintante, laissée seule plusieurs jours dans une tente en plein désert sans eau ni nourriture, pour obtenir le luxe d’être amenée jusqu’au palais de l’homme mystérieux.

Pourtant, Kim devra elle aussi se soumettre aux lois du harem pour parvenir au terme de sa quête et vivre comme Lady Nelson, l’épreuve des trente clochettes passée autour de sa taille, une d’entre elle étant enlevée à chaque fois que l’apprentie du harem avait réussi une étape sexuelle dans sa formation.

Cet apprentissage diabolique est donc le prétexte à moultes scènes érotiques généralement saphiques ou la blonde Lady Nelson unit sa peau blanche d’anglaise à des peaux brunes, le but final (et terriblement pervers) étant de la livrer au militaire allemand Von Henzig, allié de Murati.

La déchéance absolue de Lady Nelson ne peut être empêchée par son mari, qui en guise de contre attaque parvient cependant à kidnapper Jade au nez et à la barbe du sultan.

De son coté, Kim un moment sauvée de son sort par Ibram, est finalement obligée de se plier aux règles du harem, lorsque son amant est torturé et menacé d’exécution.

Débarrassée des trente clochettes, Kim reçoit donc l’honneur de parler à Sarki, petit fils de l’homme de main de Murati, Youssouf chargé de retrouver sa femme.

Les histoires se croisent et s’emmêlent, Kim étant finalement retrouvée par le rusé Doman toujours sur les traces de son trésor et Jade finissant par nouer une relation d’amour-haine pour son kidnappeur, Lord Nelson, hors de tout contrôle politique, et animé par l’unique désir de délivrer sa femme.

Finalement, Sarki livre par hypnose à Kim, les secrets menant au trésor caché de l’empire ottoman, ce qui tombe à propos puisque le coriace Ibram parvient à s’extirper seul de ses geôles et pousse son amante à dérober les plans pour mener jusqu’au trésor.

Le couple est néanmoins contraint d’emmener avec lui Doman, seul capable de piloter un hélicoptère.

Dans le passé, un équilibre semble se faire façon ménage à trois lorsque Lady Nelson, finalement retrouvée par son mari, accepte de faire la faire valoir entre son amante Jade et son mari.

Jade bénéficie du retournement de Youssouf qui fait croire au sultan que les anglais sont morts pour couvrir sa maitresse.

Rassuré, le sultan demande à Jade de mener Von Henzig au trésor à travers un long chemin dans le désert.

Pourtant l’irruption de Sir Hawking et ses menaces pour que le sultan lui livre les Nelson, lui font comprendre que Youssouf et Jade l’ont trahi.

Le vieil homme comprend le terrible pouvoir de celle qu’il nomme djinn et réalisant que son règne prend fin, libère les esclaves de son harem mais charge Youssouf d’une ultime mission retrouver Jade et la tuer.

La quête du trésor se superpose dans les deux époques, Van Henzig trouvant la mort dans le passé et le cupide Doman basculant dans la folie complète.

Après que Youssouf préfère se suicider plutôt que de tuer sa maitresse, les Nelson et Jade fuient vers l’Angleterre pour entamer une nouvelle vie.

Jade tombe enceinte du beau lord et donne naissance à la mère de Kim qui de son coté, rentre également en Angleterre sans avoir retrouvé son précieux héritage.

Le mystère reste donc aussi épais que la brume sur le détroit du Bosphore.

En conclusion, « Djinn, l’intégrale tome 1 » est une longue quête fantastico-érotique brillant par son atmosphère d’élégance raffinée et glacée.

Pour être honnête, l’arrière plan historique ainsi que l’intrigue très emberlificotée et sans doute trop cérébrale ne recèlent qu’un intérêt limité, et le point fort de l’intégrale repose sur l’atmosphère instaurée qui joue à fond la carte des mystères de l’Orient pour entrainer le lecteur dans un monde de luxe caché source de nombreux fantasmes surtout masculins.

On saluera donc une œuvre excitante sexuellement (relatant la corruption de jeunes femmes offrant leurs jeunes corps à un maitre souverain), la beauté plastique des dessins de Miralles, mais trouvera sans doute un certain maniérisme et un manque de dynamisme dans l’intrigue.

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 20:52

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Nous nous dirigeons à présent vers un sujet encore plus érotique voir même pornographique avec « Druuna, l’intégrale, tome 1 » de Paulo Eleuteri Serpieri.

Regroupant les trois premières histoires « Morbus gravis » « Druuna » et « Creatura » parues à la fin des années 80,  « Druuna, l’intégrale, tome 1 » est un volumineux ouvrage qui m’a été offert il y a 10 années de cela.

Dès les premières pages, le lecteur est immédiatement plongé dans un univers glauque, futuriste et ultra inquiétant, dans lequel l’héroïne, une plantureuse brune peu vêtue du nom de Druuna tente de tant bien que mal survivre.

Tout n’est pas forcément très clair, mais on comprend que la jeune femme vit avec une sorte de monstre informe et gluant appelé Schastar et qu’elle doit pour l’aider, sortir dans une ville dévastée à la recherche d’un précieux sérum.

Mais le chemin jusqu’au dispensaire médical est particulièrement dangereux, Drunna y croise des policiers ultra violents traquant des gens infectés d’un mystérieux mal les transformant en mutants pour les rejeter dans les sous terrains de la ville.

Les policiers semblent dirigés par des prêtres encapuchonnés qui vantent une éventuelle ascension vers le monde du dessus pour ceux qui sauront s’en montrer digne.

Echappant de peu à une rafle, Drunna reçoit l’aide d’un petit homme au visage à demi dévoré qui la guide dans des sous terrains infestés de mutant pour se frayer un passage en évitant les patrouilles de police.

En réalité, le parcours reste tout de même risqué et la belle échappe de peu à un viol de mutants avant de parvenir à trouver un chef hermaphrodite qui lui révèle que Schastar qui était autrefois un homme, en sait beaucoup sur le pourquoi de cette situation apocalyptique.

Aidé par le petite homme, Drunna retourne à la surface et usant d’une promesse faite à un garde gradé appelé Jock, parvient à obtenir un entretien avec le docteur distribuant les vaccins, en réalité un vieil homme libidineux qui lui donne 8 doses en échange d’un coït anal.

Malheureusement, Drunna est agressée sur le chemin du retour par deux brutes qui lui dérobent les fioles avec comme but de la tuer.

Elle doit effectuer une fellation pour éviter le pire et leur promet plus de fioles chez elle avant de les faire tuer par les tentacules de son compagnon Schastar.

Une fois le sérum injecté, Schastar reprend presque totalement forme humaine et se révèle être l’ancien amant de Druuna.

Rassemblant ses dernières forces et bribes de lucidité, Schastar guide Drunna au travers de la ville, l’aidant à éviter patrouilles et mutants, jusqu’à arriver à un complexe scientifique soigneusement caché.

Se sentant devenir à nouveau un monstre, Schastar demande a Drunna d’abréger ses souffrances d’une balle fichée en plein cœur.

Mais Drunna est alors guidé télépathiquement par une voix dans sa tête, d’un vieil homme appelé Lewis l‘ancien responsable de la cité, qui lui révèle tous les secrets du monde dans lequel elle vit : vaisseau spatial envoyé hors de la Terre pour éviter la destruction de l’humanité, vaisseau confié à un ordinateur central Delta, devenu fou suite à son infection par un organisme extra terrestre contaminant peu à peu tous les survivant.

Delta a mis en place un semblant de société gouvernés par des prêtres robots commandant les policiers, pour prélever les sujets encore sains dont les corps sont utilisés comme générateurs vivants.

Pour permettre à Drunna d’encaisser ce terrible choc et aussi pour profiter un peu de ses rondeurs appétissantes, Lewis crée une illusion dans son esprit l’amenant à s’accoupler avec un beau jeune homme blond dans un décor paradisiaque de plage.

Une fois l’illusion dissipée et quelques ébats torrides jetés en pâture au lecteur, Drunna est guidée par Lewis pour accomplir une mission périlleuse, désactiver le terrible ordinateur tyran Delta.

En chemin, elle rencontre un père grièvement blessé achevé par les policiers, et dont la fille Hale est copieusement violée le long du chemin.

Mais même transformé en monstre, Schastar trouve la force de veiller sur son amour et dévore cruellement les brutes violeuses.

Pourtant, Druuna échoue dans les griffes de Jock qui livre Hale à ses soldats, mais qu’elle pense elle amadouer par ses charmes.

Malgré sa forte attirance, Jock n’est pas dupe et comprend que Druuna intrigue contre l’ordre de la cité.

Il prend alors comme décision cruelle de la livrer à un groupe de tortionnaires sadiques commandés par une femme aux faux airs de SS mutant.

Dans sa cellule, Druuna découvre le chef mutant des sous terrains agonisant, et après avoir été fouettée, reçoit l’aide du petit homme pour s’échapper.

Avant de fausser compagnie à ses bourreaux elle prend le soin de démasquer le prêtre pour révéler à tous sa nature robotisée.

Le petit homme guide une nouvelle fois Druuna à travers un enfer sous terrain pour arriver à la tour du pouvoir ou se trouve Delta.

Suivant les conseils télépathique de Lewis, elle place un corps robotisé dans son faisceau d’énergie, actionnant sans le savoir le compte à rebours de l’explosion de la cité.

Comprenant qu’elle a été manipulée par Lewis, Drunna rétablit Delta avant de s’éloigner plus abattue que jamais.

La dernière partie intitulée « Creatura » commence par mettre en scène un vaisseau spatial terrien dont le commandant Will, entre en communication avec Drunna par le biais de rêves pour lui incompréhensibles.

La fréquence et l’intensité des rêves s’accroissent lorsque son vaisseau découvre celui de Drunna, entièrement colonisé par la substance extra terrestre toxique.

Prenant ses responsabilités, Will décide d’aller explorer le vaisseau avec une petite équipe composée de Terry une sculpturale blonde nymphomane et Doc, un scientifique plus expérimenté.

De son coté, Druuna se réveille d’un long sommeil et tombe dans les griffes d’une famille de reproducteurs gouvernée par une matrone appelée Lornah, qui désire la faire accoupler de force à ses trois fils.

Après une séance de partouze très chaude ou Drunna comme d’habitude dit non avant de prendre son plaisir, la belle parvient à s’évader en compagnie de Terry capturée au cours de l’expédition.

Guidée par un profond instinct, Druuna se dirige vers un temple érigé en l’honneur d’un dieu mystérieux appelé Sha, et découvre son ancien amant Schastar, dont l’esprit a fusionné avec Lewis et dont le corps a été partiellement régénéré par transplantation biomécanique.

Soumise à l’influence de Schastar-Lewis, Drunna s’accouple avec ses deux amants fusionnés et découvre ensuite le commandant Will qui erre dans les boyaux de la cité infernale.

Cette rencontre s’avère salutaire, puisque Will et son équipage prennent Druuna à leur bord pour finalement échapper au vaisseau maudit.

Dernière inquiétude pour Drunna, et si elle avait été fécondée par un mutant ??

En conclusion, « Druuna, l’intégrale, tome 1 » est réellement une œuvre pour adultes, à réserver à un public averti.

Tout est très choquant dans l’univers de Serpieri, qui prend un malin plaisir à souiller son héroïne amazone, à la sexualité, la force, la fraicheur plus puissantes que l’horreur qui l’entoure.

Bien entendu, la plupart des scènes sont dégradantes, avec le réduction de la femme à la condition de poupée Barbie brune, toute en seins et en fesses, dont le but est de satisfaire des hommes rebutant et brutaux qui généralement profitent assez peu de leur plaisir et finissent généralement très mal.

Ne cachons pas cependant que le superbe coup de crayon de Serpieri et la perfection des formes de Drunna, rendent certaines scènes hardcore assez excitantes pour tout  homme (voir femme) normalement constitué.

Mais encore plus dur et étouffant encore, est l’environnement de science fiction horrifique avec ses monstres hideux purulents et ses flics fascistes qui incline franchement à la révulsion complète.

Pour autant, l’histoire de Serpieri fait plus que se tenir, utilisant des thèmes récurrent comme l’intelligence artificielle, la télépathie, l’infection par un organisme extérieur ou tout simplement l’exploration spatiale.

Bien que le cocktail de Drunna soit un peu trop repoussant pour moi, ces qualités d’auteur de science fiction ne peuvent pour autant être ignorées.

Drunna ou quand Manara rencontre Resident Evil ?

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 17:13

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Quittons un instant le mondes super héros body buildés et des rockers tatoués pour nous aventurer vers un film assez peu connu mais très interessant  « La secrétaire » de Steven Shainberg.

Sorti en 2002, « La secrétaire » traite d’un thème original et souvent tabou, le sadomasochisme.

Lee Holloway (Maggie Gyllenhaal) est une jeune américaine fragile qui sort d’un long traitement pour dépression nerveuse.

Timide et mal dans sa peau, elle aime pour exorciser ses difficultés se meurtrir les chairs à l’aide de petites aiguilles qu’elle cache précautionneusement dans une boite.

Avec un père alcoolique et malade, Lee est soutenue par sa mère Joan (Lesley Ann Warren) pour décrocher un diplôme de secrétaire à l’ancienne, c’est-à-dire plutôt dactylographe, ou elle doit taper pendant des heures à la machine sans faire de faut et comprendre ce qu’elle écrit.

Ce travail monotone et abrutissant convient tout à fait à Lee, qui se trouve embauchée dans le cabinent d’avocat de Edward Gray (James Spader), un bel homme froid aux faux airs de Hugh Grant.

Entre l’avocat et l’employée va peu à peu se nouer une attirance complexe et trouble, centrée autour d’une relation de dominant à soumis.

En réalité, Lee a besoin de se sentir dominée pour prendre du plaisir, ce qui convient tout à fait à Edward, dominateur par nature.

Au fil des jours, Lee va développer une fascination pour son patron, qui à l’aide de petits jeux, va la punir pour des motifs futiles généralement des fautes d’orthographes ou un comportement déplacé.

Découvrant les joies de la fessées et des mises en scènes humiliantes, Lee va sans doute pour la première fois de son existence être heureuse.

Du coté de la vie normale, elle subit pourtant la sollicitude embarrassée de sa mère et surtout les ridicules avances de son fiancé officiel Peter (Jeremy Davis), minable au physique ingrat et aux aspirations au ras de pâquerettes, avec comme but principal de l’épouser et de fonder une famille.

Incapable d’éprouver le moindre plaisir avec cet amant maladroit et sans imagination, Lee va se jeter à corps perdu dans la relation avec son patron/maitre.

Un beau jour, le couple va avoir une véritable relation sexuelle au bureau, mais Edward va se refuser à la pénétrer, préférant se masturber sur son postérieur offert et éjaculer sur son dos.

Lee va en garder un souvenir inoubliable et fantasmer davantage sur l’homme de sa vie.

Malheureusement, Edward considérant sans doute que les choses sont allées trop loin pour lui va brutalement congédier Lee, sans lui donner une seule explication valable.

Brisée par l’effondrement de cette relation étrange mais néanmoins d’une force inouïe, Lee va accepter par faiblesse d’épouser Peter avant de se rétracter au dernier moment, incapable sans doute de supporter la médiocrité de son fiancé.

Même si elle constatera que Edward compte déjà la remplacer par une autre secrétaire, Lee va faire irruption chez lui, le bousculer et lui déclarer son amour.

Surpris, Edward va hésiter puis finalement reconnaitre lui aussi sa passion amoureuse.

L’union naturelle entre deux êtres se complétant parfaitement aura donc lieu, avec une vie certes en marge mais formidablement épanouissante pour les époux.

En conclusion, « La secrétaire » est un film très intelligent et audacieux qui ne pourra que heurter les esprits trop étroits et moralistes.

Le sadomasochisme est généralement l’affaire de personnes cérébrales et imaginatives, qui ne peuvent se contenter d’actes physiques bestiaux pour assouvir leurs pulsions intimes.

Shainberg a très bien saisi cet aspect intérieur et décrit très bien les mécanismes de scénario fabriqués de toutes pièces entre dominants et soumis pour étancher cette soif de puissance et d’avilissement provoquant jouissance.

Le sexe est ici bien entendu secondaire puisque le plaisir est surtout atteint au niveau cérébral.

En sus de son beau plaidoyer pour une sexualité différente, mais sans doute plus riche et tout aussi épanouissantes pour ses adeptes, le film bénéficie de la formidable interprétation sans aucune vulgarité des acteurs principaux, et surtout Maggie Gyllenhaal grande et belle jeune femme au visage triste, doux et formidablement expressif, qui ne pourra que faire chavirer les plus esthètes d’entre vous.

Et de ne plus voir cet été les relations au bureau sous le même angle ?

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 22:20

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Voici un film culte qui marqua toute une génération, « Basic instinct » polar fortement érotique de Paul Verhoeven.

Sorti en 1992 dans un parfum de scandale, « Basic instinct » raconte l’enquête à San Francisco du policier Nick Curran (Michael Douglas), à la suite du meurtre de Boz, une ancienne rockstar devenue homme politique, assassiné en pleins ébats sexuels à coups de pic à glace.

Catherine Tramell (Sharon Stone) la petite amie de Boz vue avec lui à la sortie d’une boite de nuit est immédiatement suspectée, aussi Curran et son coéquipier Gus (George Dzundza) viennent ils l’interroger.

Dans sa riche villa côtière, Tramell n’est nullement impressionnée par les policiers et leur tient tête avec un mélange d’assurance et de séduction.

Il est vrai que la riche héritière est doté d’un physique de femme fatale.

L’enquête de police révèle un passé trouble avec la mort de de ses parents dans un accident de voiture, la mort de son premier mari boxeur et d’autres de ses connaissances elles aussi liées de prêt ou de loin à des meurtres.

De plus Tramell est également écrivain et a écrit un polar mettant en scène la mort de Boz.

La jeune femme passe pourtant sans sourciller les interrogatoires de police les plus serrés, allant jusqu’à croiser et décroiser les jambes dans une scènes culte ou une partie très intime de son anatomie est dévoilée.

Mais fasciné par cette femme qui le provoque ouvertement, Curran ne la lâche pas, entrant dans un éprouvant jeu de séduction.

Très libérée sexuellement, Tramell affiche également ouvertement sa bisexualité et sa relation avec Roxy (Leilani Sarelle) qu’elle considère comme sa compagne.

Au contact de ténébreuse écrivain, Curran renoue avec ses pulsions les plus bestiales, renouant avec l’alcool, le tabac et des relations sexuelles violentes avec son amante la psychologue de police le docteur Elisabeth Gardner ( Jeanne Tripplehorn).

Il réagit également violemment contre son collègue Marty Nilsen (Daniel von Bargen) après qu’il ait découvert qu’il ait communiqué son dossier à Tramell et le moleste devant témoin.

La mort de Nilsen tué d’une balle dans la tête le place dans une situation délicate.

Aidé par le fidèle Gus, Curran s’accroche dans sa conviction et résiste aux insinuations perfides de Tramell concernant le meurtre accidentel de deux touristes lors d’une fusillade.

Sous la pression, le policier perd les pédales et couche avec Tramell, dans une déferlement de passion sexuelle débridée.

Pris dans les filets de Catherine qui dit écrire un livre dont il est le sujet, il doit faire face à la jalousie de Roxy qui tente de l’assassiner en le percutant à l’aide de sa voiture de sport.

Curran la prend en chasse et la pousse à faire une sortie de route fatale.

C’est alors que l’intrigue se complexifie lorsque poussé par une révélation alambiquée de Catherine sur une étudiante obsédée durant ses années d’études, Liz révèle à Curran qu’elle a connu Catherine à la Fac et qu’elle a été son amante.

Dès lors, c’est la parole de Catherine contre celle de Liz.

Curran est perturbé dans ses jugements lorsque Catherine lui annonce brutalement que ayant fini son livre, leur relation est à présent terminée.

Gus tente de raisonner son ami et se rend à un mystérieux rendez vous pour enfin faire la lumière sur cette histoire mais il est assassiné sur place à coup de pic à glace.

Curran surgit alors pour secourir son ami et découvre Liz sur place.

Le flic réagit instantanément et tue Liz.

On découvre après coup que toutes les preuves matérielles accablent le psychologues, obsédée par Catherine Tramell, et prête à tout pour l’incriminer.

Curran renoue ensuite avec Catherine et semble vivre une relation stabilisée.

Pourtant le doute subsiste lorsque on découvre la présence du pic à glace sous le lit …

En conclusion, plus qu‘un simple film érotique, « Basic instinct » est un fantastique thriller tenant le spectateur en haleine dans une intrigue touffue mêlant univers de luxe californien, de violence et sexe désinhibé.

Le déroulement du film est porté par un couple d’acteurs géniaux, Michael Douglas parfait en policier viril pris au piège de la séduction irrésistible d’une Sharon Stone au charme vénéneux.

A prêt de trente cinq ans, Stone est en effet au firmament de sa beauté et dénude sans gène un corps mince et bien proportionné.

Plus de vingt ans après, « Basic instinct » n’a pas pris une ride et demeure un classique absolu du polar sexy de haute volée qui fit de Stone une star de premier plan et le plus grand sexe symbole de son époque même si son coté femme fatale aurait de quoi rebuter plus d’un homme dans la réalité.

A déguster sur une terrasse en dégustant un martini-glaçons.

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