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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 21:30
Walking on a dream (Empire of the sun)

La musique n’est jamais loin dans ce blog avec un groupe réellement contemporain Empire of the sun, duo électro-pop australien ayant émergé en 2008 avec leur premier album très remarqué « Walking on a dream ».

Empire of the sun est composé de Luke Steel (voix/guitare) et Nick Littlemore (percussion, synthétiseurs, claviers) et marqué par une imagerie ultra colorée et excentrique comme le montre la pochette de leur premier album.

On débute sous de bons auspices de « Standing on the shore » au groove fluide, apaisant et zen puis découvre le tube « Walking on a dream » aux puissants effets rappelant les meilleures heures du disco.

Notons au passage la voix très agréable de Steel, aérienne et mélodique qui se coule parfaitement dans cette musique légère et déliée.

On descend certes de plusieurs niveaux avec « Half mast » qui se montre cependant agréable par son groove électro vintage, puis débouche sur « We are the people » nouveau tube qui glisse ses mélodies tout en finesse et en douceur.

Plus quelconque s’avère le très éthéré « Delta ray » et il est alors temps de prendre cinq minutes de repos sur l’instrumental atmosphérique « Country ».

On ne peut pas dire que « The world » soit beaucoup plus vif et enlevé et on trouve le temps plutôt long sur ses quatre longues minutes.

Naviguant dans le domaine de l’étrange, l’auditeur découvre un style proche de Michael Jackson sur « Swordfish hotkiss night » assez pénible à l’écoute par son coté heurté.

La fin du disque arrive alors avec « Tiger by my side » sympathique mais sans magie, enchainé de la longue ballade mélancolique tristoune à mourir « Without you »

En conclusion, après une première partie des plus rafraichissantes, « Walking on a dream » s’étiole graduellement en perdant peu à peu de son intérêt, démontrant si il était encore utile la difficulté pour des groupes de radio surtout si ils sont jeunes de tenir la distance d’un album.

Alors certes, Empire of the sun a pour lui l’originalité, un coté électro-dance qui peut s’avérer redoutable lorsqu’en plus la voix de Steel y met du sien et doit pour le vent de fraicheur qu’il fit courir en son temps être salué, mais passé le stade de la découverte et du charme éthéré, montrer plus de densité et de constance dans ses œuvres pour s’inscrire dans la durée comme un groupe qui compte.

Prometteur donc mais demande à confirmation …

Walking on a dream (Empire of the sun)
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 08:01
Computerworld (Kraftwerk)

« Computerworld» est mine de rien le septième album de Kraftwerk chroniqué en ces colonnes, ce qui prouve l’attrait qu’exerce sur moi ce pionnier de l’électro allemande des années 70.

Nous sommes ici en 1981, soit trois ans après le chef d’œuvre « The man machine » auquel ce « Computerworld » et sa pochette façon Minitel a la lourde charge de succéder.

« Computerworld » introduit les débats avec le style si caractéristique des Allemands : beat robotique froid et répétitif sur lequel se superposent nappes de sons électroniques harmonieux et voix désincarnées du duo Ralf Hutter-Florian Schneider Esleben.

Difficile de ne pas sourire en entendant les bruitages de jeux vidéos vintage de « Pocket calculator » qui évoquent les jeux à cristaux liquides de Nintendo du début des années 80.

« Numbers » se fait plus mécanique et rigide tandis que « Computerworld 2 » renoue avec les superbes mélodies du groupe insérées dans une ambiance d’étranges hommes machines.

Kraftwerk poursuit avec le doux et mièvre « Computer love » qui s’échine à infuser maladroitement une atmosphère de charme et d’émotion mais se montre plus inspiré sur « Home computer » dynamique, accrocheur et créatif dans ses évolutions.

On termine avec probablement un hymne précurseur pour tous les geeks, « It’s more fun to compute » particulièrement génial dans son ambiance puissamment hypnotique.

En conclusion, même si « Computerworld » n’est pas le meilleur album de Kraftwerk et demeure à quelques bonne encablure du célébrissime car parfait « The man machine », il convient cependant de ne pas en ignorer les qualités.

A l’orée des années 80 et d’un déclin inéluctable, Kraftwerk dont l’âge d’or restera à tout jamais dans les années 70, offre un album dans la continuité de ses œuvres précédentes, avec cette froide sophistication technologique qui se montre parfois si fascinante.

Manquant sans doute d’un ou deux titres « tubesque » avec gimmick irresistible, « Computerworld » n’en demeure pas moins un album de bon niveau qui honore la fin de carrière des Allemands.

Computerworld (Kraftwerk)
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 21:07
The man machine (Kraftwerk)

Impossible de parler de musique électronique sans Kraftwerk, dont « The man machine » constitue pour moi le chef d’œuvre.

Sorti en 1978, « The man machine », sa pochette culte d’ingénieurs en informatique soviétiques bien sous tout rapport débute par un petit bijou technologique, « The robots » qui marie à merveille voix désincarnée de Ralf Hutter et mélodies répétitives enivrantes des machines jusqu’à l’hypnotisation la plus complète de l’auditeur.

Après avoir été cueilli à froid par les samples diaboliques de « The robots », on embarque sans hésitation pour un voyage expérimental dans le « Space lab » des allemands, voyage lui aussi fascinant en raison de ses superbes gimmicks aériens qui vous emportent dans de lointaines galaxies.

La suite est du même acabit avec « Metropolis », son beat de batterie d’une sécheresse absolue sur lequel se superposent de somptueuses nappes électronique et une certaine mélancolie de la solitude de l’homme face à l’immensité de villes tentaculaires et déshumanisées.

Autre immense tube de Kraftwerk, peut être son plus célèbre, « The model » aux accents pop hyper entrainants.

La dernière ligne droite se compose enfin de « Neon lights » plut lent et mou malgré quelques instrumentaux technoïdes toujours plaisants et « The man machine » qui érige quand à lui un puissant mur de beats un tantinet répétitifs.

En conclusion, vous l‘aurez compris « The man machine » mérite pour moi fort bien ses lettres de noblesse au panthéon des meilleurs musiques de l’histoire de l’humanité.

Kraftwerk atteint ici la quintessence de son art, en restant créatif tout en rendant sa musique parfaitement accessible.

Froideur et rigidité électroniques habitent certes « The man machine » mais sont toujours contre balancées par des mélodies accrocheuses et planantes qui plongent l’auditeur dans un trip quasi permanent.

Impossible donc de passer à coté de ce chef d’œuvre qui se montre aussi fascinant que son concept, la cohabitation voir la fusion de l’homme et de la technologie.

C’était en 1978, aujourd’hui les gens passent plus de temps avec leurs I-phone qu’avec leurs proches, Kraftwerk était donc un groupe visionnaire.

The man machine (Kraftwerk)
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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 22:33

tour_france.jpg1.gif

 

 

De vous à moi, j’ai toujours trouvé curieuse cette passion des pays du nord pour le vélo, aussi l’album-concept « Tour de France » de Kraftwerk a de quoi alimenter cette perplexité pour un sport et une épreuve que je trouve insupportables à suivre chaque été à la télévision.

Nous sommes en 2003, Kraftwerk qu’on pensait mort et tout juste bon à être exposé dans des musées de la musique, refait surface après dix sept ans de mutisme pour le centenaire de cette institution du sport sous médicaments : le Tour de France.

Après un court « Prologue » léger et agréable, « Tour de France » commence à mouliner les jambes sur « Tour de France (étape 1) » aux paroles en français passablement ridicules apposées sur un beat électronique sec et puissant évoquant les soirées techno.

On embraye alors en toute continuité et fluidité sur « Tour de France (étape 2) » un peu moins rythmé et aux paroles tout aussi désespérantes.

Le troisième volet « Tour de France (étape 3) » ressemble plus au premier, avec son ambiance trance et sa haute cadence.

Poussant davantage sur le travail des mélodies et la désincarnation de la voix, « Chrono » passe un peu mieux et c’est finalement le très bon « Vitamin » (si cher à Lance Armstrong) qui ralentit le tempo pour peaufiner ses ambiances mélodico-robotisées qui se rapproche le plus du style historique des Allemands.

Difficile de se passionner pour « Aerodynamik », ses bruitages comiques, ses paroles débiles étalées sur cinq longues minutes et on ne peut pas dire que le sinistre « Titanium » produise un effet beaucoup plus convaincant.

On retrouve la fascination des Allemands pour l’appareillage technologique sur « Elektro kardiogramm » son ambiance austère et ses bruitages de respiration particulièrement pénibles sur cinq minutes.

L’auditeur aussi déboussolé qu’un cycliste en panne de ravitaillement, poursuit son voyage dans le monde du sport avec « La forme » plus nuancé dans son atmosphère, la courte accalmie de « Régénération » pour terminer par un nouveau « Tour de France » aux mélodies presque précieuses sur des paroles toutes aussi débiles.

En conclusion, « Tour de France » dépasse grandement mes capacités de tolérance et d’ouverture musicale et ressemble plus à un immense gag manqué des Allemands dont je ne doute pas par ailleurs de leur passion réelle pour la petite reine.

Musicalement très orienté techno voir rave party, « Tour de France » étouffe pour moi ce qui faisait la spécificité mélodique et rythmique de Kraftwerk.

Alors lorsque vous rajoutez un concept que je renie en bloc, des paroles digne des commentateurs sportifs de France 2 nous abrutissant chaque été sur les routes de l’Hexagone, vous obtenez un album pour moi complètement inécoutable.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 21:35

electric_cafe.jpg3.gif

 

 

Malgré ce revirement bruitiste je n’ai pour autant abandonné l’électro-pop teutonne de Kraftwerk.

Durant les années 80, la production des allemands chute fortement et « Electric café » voit le jour en 1986 soit cinq ans après le précédent album.

Nous sommes toujours ici dans le registre de la fascination technologique à l’image des musiciens représentés à l’aide de grossières images numériques, car rappelons le nous sommes bien au milieu des années 80 et la micro informatique n’en est qu’à ses balbutiements.

« Electric café » commence comme un gag avec « Boing boom tschak » doté malgré son minimaliste patent de bruitages toujours surprenants et du petit arrangement électro sorti d’une autre planète qui vient titiller favorablement les conduits auditifs.

L’usine à sons développe son art sur « Techno pop » aérien et plaisant mais qui peine à passionner sur ses plus de sept minutes comme « Musique non stop »  très représentatif du style des musiciens mais beaucoup trop froid et répétitif.

Plus de créativité et d’originalité sur « The telephone call » qui incorpore des bruitages de téléphones et des parties mélodiques chantées (en anglais) pour humaniser quelque peu le beat rigide de base.

L’usage de chant réussit décidément bien aux allemands comme le prouve « Sex object » réelle pop électronique très accrocheuse osant même suprême audace quelques accords de guitares.

En guise d’épilogue vient « Electric café » sur lequel quelques mots français puis allemands viennent caresser surplomber une musique très plaisante car créative.

En conclusion, souvent mésestimé par rapport aux classiques des années 70 et leurs célèbres tubes,  « Electric café » est un album de musique électronique qui même sans hit planétaire, reste très inspiré et agréable.

Kraftwerk reste incomparable dans la création de sons uniques à la fois mélodiques, froids et rigides.

Dernier disque des allemands avant une longue absence (près de vingt  !) « Electric café » permet de clôturer la tête haute seize ans d’une carrière devenue légendaire.

A écouter donc pour les plus curieux et ouverts d’entre vous.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:36

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Continuons l’exploration de Kraftwerk avec « Autobahn », l’un de ses tous premiers albums sorti en 1974.

Ce disque à la pochette minimaliste garni de seulement cinq titres débute une œuvre fleuve, « Autobahn » qui développe de longs instrumentaux sur plus de vingt deux minutes avec notons le tout de même un thème récurrent assez irritant.

On sort donc éprouvé de ce premier morceau à tiroirs assez peu palpitant et embraye à reculons sur le duo d’instrumentaux « Kometenmelodie 1 » insupportable atmosphérique à encéphalogramme bas enchainé de « Kometmelodie 2 » plus vivant et majestueux même si globalement bien ennuyeux.

Complètement déboussolé, l’auditeur découvre « Mittenacht » composé de bruitages électroniques étranges, angoissants évoquant parfois des cris de cétacés en détresse.

Comme si cela ne suffit pas, Kraftwerk achève son ouvrage par « Morgenspaziergang » atroce titre tentant de recréer par des machines une ambiance de promenade dans la nature avec cerise sur le gâteau flute à bec en prime.

En conclusion, « Autobahn » est un album beaucoup trop expérimental et barré pour moi.

Très déséquilibré avec un centre de gravité orienté vers son titre phare, du reste assez pénible par son coté rengaine pesante, « Autobahn » est une œuvre pointue et confidentielle à coté de laquelle je suis passé complètement à coté.

Peut être le signe que c’est à partir de « Radio-activity » que Kraftwerk présente le plus d’intérêt pour moi avec des structures plus accessibles et surtout l’apparition de véritables lignes de chant en lieu et place de cette musique électronique trop embryonnaire à mon gout.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 22:00

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Nous sommes à présent en 1977 et deux ans après le Kolossal succès de « Radio-activity », les allemands de Kraftwerk sortent « Trans-Europe Express » à la pochette toujours aussi minimaliste représentant les quatre musiciens en costume cravate.

L’album débute par un titre poids lourd, « Europe endless » qui promène sa mélodie synthétique raffinée et son chant aérien en anglais sur plus de neuf minutes trente.

La ballade un peu trop longue et duveteuse, finit par se montrer pénible sur la durée.

Construit sur le même format longue durée, « The hall of mirrors »  séduit davantage par son thème enivrant, son ambiance orientalisante et mélancolique.

Kraftwerk fait preuve de beaucoup d‘efficacité sur « Showroom dummies » en mariant voix désincarnée de Florian Schneider, nappes de synthétiseurs enveloppantes et sèches percussions électroniques du duo (Karl Bartos/Wolfgang Flur) puis prolonge encore plus loin l’expérience de deshumanisation sur « Trans-Europe-Express » qui bâtit sur un rythme de base évoquant la puissante mécanique d’un train en marche, de grandes envolées cybernétiques.

Les Allemands poursuivent leur terrible marche avant avec « Metal on metal » qui utilise les mêmes recettes pour hypnotiser l’auditeur par l’association redoutables des lourdes rythmiques et de thèmes de synthétiseurs répétées en boucle.

Survint enfin un peu de douceur avec « Franz Schubert » calme morceau atmosphérique qui à défaut d’être inoubliable a au moins le mérite de relâcher la pression avant le léger atterrissage en douceur de « Endless endless ».

En conclusion, dans son genre, « Trans-Europe-Express » constitue un chef d’œuvre capable d’emporter très loin l’auditeur dans son monde de froide puissance industrielle.

Kraftwerk gonfle ici sa production pour obtenir des rythmiques électroniques d’une puissance impressionnante sur lesquelles il parvient à distiller de redoutables gimmicks électro contre lesquels il semble difficile de résister.

Avec pareille pluie de tubes électroniques,  on ne pourra que recommander cet album sans doute moins aventureux que « Radio-activity » mais encore plus efficace dans son terrible processus de fusion entre l’homme et la machine.

Kraftwerk ou les prophètes de l’avènement d’un futur fascinant par sa monstrueuse deshumanisation ?

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 19:37

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La présence de la musique électronique dans ces colonnes va surement en surprendre plus d’un mais le groupe allemand Kraftwerk est un phénomène intéressant ayant une influence majeure sur le rock et peu de gens le savent sur les premiers rap, ce dernier fait de l’influence d’allemands de Düsseldorf sur une musiquedite urbaine et noire, demeurant pour moi assez savoureux.

Sorti en 1975, « Radio-activity » est déjà le cinquième album des allemands et ne dépareille pas dans la collection avec sa pochette austère.

L’introduction « Geiger counter » et son ambiance d’instrument bizarre plonge immédiatement dans l’ambiance du disque et lance le superbe « Radioactivity », son riff de synthétiseur assez génial, ses percussions industrielles sèches et la voix déshumanisée par la technologie de Florian Schneider.

Après un voyage hypnotique de plus de six minutes, l’auditeur plonge ensuite dans le lente léthargie de « Radioland », son atmosphère tristounette et son chant en allemand semblant venir d’une autre planète oubliée.

Lui succédant, l‘ovni « Airwaves » se montre un peu plus vivant avec une véritable mélodie électronique certes un peu irritante.

On enchaine ensuite trois titres courts expérimentaux « Intermission », « News » et l’hilarant  « The voice of energy » avec sa voix de robot détraqué pour déboucher sur un nouveau titre plus dévéloppé « Antenna » qui fait toute de même son effet en raison de ses puissantes rafales énergétiques.

Difficile en revanche de supporter le bruit d’alarme permanent de « Radio stars » enchainé de « Uranium » qui ressemble à un poignant message d’un extra terrestre agonisant.

La fin du disque se matérialise avec « Transistor » sans relief particulier et « Ohm sweet ohm » qui malgré son jeu de mot fracassant fait plus office de bande son de jeux vidéo que de réel titre marquant.

En conclusion, on comprend mieux à son écoute que « Radio-activity » fut en son époque un grand succès artistique et commercial car même sans être un amateur de musique électronique, il parait difficile quarante après d’échapper longtemps à son atmosphère technologique empruntant autant à la science fiction qu’à l’industrie.

La musique proposée se démarque par son coté novateur, expérimental mais aussi par un grand travail sur les mélodies, à l’instar du tube « Radioactivity ».

Déroutant donc pour les amateurs de rock électrique, mais parfaitement respectable et homogène dans sa démarche artistique.

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