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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 07:51

En 2014, Janis Jonevs écrivain letton crée la surprise avec son premier roman à succès « Metal ».
« Metal » est le récit d’une passion de jeunesse, la musique « metal » que l’auteur rencontra au milieu des années 90 peu après la mort de Kurt Cobain le leader de Nirvana, suicidé en avril 1994.
Dans sa ville de Jelgava, Janis raconte la naissance d’une passion tout d’abord centrée exclusivement sur Nirvana en raison de l’aspect torturé, rebelle et tragique de la personnalité de Cobain.
De fil en aiguille, l’adolescent maigre et intello rencontre d’autres garçons partageant la même passion, des copains affublés de surnom comme la Mort, Zombis ou l’Embrouille.
Ils s’échangent beaucoup de cassettes audio afin de découvrir de nouveaux groupes toujours plus underground et discutent à n’en plus finir sur les mérites de chacun.
C’est aussi le temps des premières picoles et des bagarres avec les autres clans qui n’aiment pas leur look à cheveux longs.
Assez rapidement, Nirvana passe au second plan et le groupes plus violents et extrêmes de death, doom et black metal obtiennent leurs faveurs avec une prédilection pour les groupes nordiques ouvertement sataniques entachés de violence comme Mayhem ou Burzum.
Pour faire comme ses idoles, Janis achète une guitare et s’y exerce…
Face à l’incompréhension des adultes, parents ou professeurs, il raconte la construction de ce monde parallèle et les innombrables virées pour assister à des concerts d’une scène locale en plein développement dont les musiciens lettons font figure d’idoles.
Au registre plus anecdotique, on notera la fréquentation de truands russes l’ayant pris en sympathie, la victoire dans un match de streetball, une partie de pêche à la dynamite ratée et les plans concerts foireux dans des lieux improbables…
Mais Janis n’ira jamais au bout de ses rêves et ne fondera jamais un groupe de metal extrême…
Dix ans après, lorsqu’il retrouve ses copains trentenaires, chacun a pris une voie plus sage et s’est éloignée de la furie de ses jeunes années.
Ils restent alors les souvenirs teintés de nostalgie qu’on prend plaisir à évoquer.
En conclusion, malgré son succès générationnel qui aurait du me toucher, « Metal » ne m’a pas du tout passionné.
Je ne partage pas cette passion de la recherche de la musique la plus extrême et ai trouvé la plupart des groupes cités difficilement écoutables.
« Metal » est surtout pour moi le récit d’une dérive d’adolescents rebelles et mal dans leur peau, trouvant dans cette musique violente et nihiliste une marque de rejet de la société.
On aurait tout aussi pu appeler ce livre « Les années loose » car la plupart des récits traitent d’épisodes assez peu valorisants : correction reçus par des groupes plus forts et violents, peur des Tziganes, des gangsters, des skinheads, bitures, incommunicabilité totale avec la gente féminine..
Une vision plus positive du rock ‘n’ roll est pour moi possible !

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 23:05

against.jpg3

 

 

Avec Sepultura on s’attaque ici à un nouveau monument du metal lourd et extrême.

Transposant avec violence le thrash metal américain des années 80 sur la scène brésilienne, Sepultura a su s’affranchir des ses modèles pour créer en 1996 son propre style plus ethnique avec le célèbre « Roots » hommage à ses origines indiennes.

Pourtant, le groupe explose peu après le succès phénoménale de ce disque pourtant toujours violentissime et le leader chanteur Max Cavalera s’en va fonder son propre groupe Soulfly.

De son coté, le frère batteur de Max Igor Cavalera continue bravement de tenir contre vent et marées son groupe avec le guitariste Andreas Kisser et le bassiste Paulo Jr.

Leur persévérance paye et Sepultura est capable en 1999 de sortir un nouvel album « Against » avec un nouveau chanteur, un robuste afro américain nommé Derrick Green.

Avec sa belle pochette ethnique et asiatique, « Against » débute par une petite bombe, « Against » qui explose au visage de l’auditeur en maximisant son impact sur moins de deux minutes.

Direct, surpuissant et incisif, « Against » parait irréprochable avec le chant hurlé de Green.

La cadence se ralentit brusquement avec « Choke » plus sinueux et contrasté malgré des refrains un peu trop bourrins.

Sepultura surprend davantage avec le très réussi « Rumors » qui mâtine son habituel thrash-death apocalyptique de passages ténébreux ou la voix de Green se fait chuchotante et rampante.

Cette nouvelle tendance intéressante se poursuit avec « Old earth » qui fait harmonieusement ressortir la violence de Sepultura au milieux d’ambiances planantes assez inhabituelles.

Les percussions (udu, agogo, roto, djembé) point fort des Brésiliens reviennent sur « Floaters in mud » pourtant concentré de puissance brute.

Mais Sepultura reste bourrin et malgré quelques innovations vocales de Green, ne fait pas dans la dentelle sur le pachydermique « Boycott » flirtant avec le seuil maximum de violence supportable.

On reproduit la formule sur « Common bounds » avec ce mélange de sonorités relativement calmes voir agréables préludant à de brutales déferlantes.

Un solide instrumental plus loin (« F.O.E ») , Sepultura dépasse les limites du tolérable avec le déjanté « Reza » et son style extrémiste heureusement de courte durée.

Le niveau chute alors avec un « Unconscious » particulièrement brutal et déstructuré.

Plus intéressant, l‘instrumental « Kamaitachi » voit les Brésiliens incorporer dans leur métal ethnique des instruments traditionnels japonais du groupe Kodo.

Le contraste avec les durs, violents et linéaires « Drowned out », « Hatred Inside »  vomissant leur haine, n’en est que plus marqué.

On termine enfin sur une note plus apaisée avec « T3Rcermillenium » instrumental calme et relaxant.

En conclusion, après le succès phénoménal de l‘avant-gardiste « Roots »,
« Against » sans son tyran-leader se fit logiquement tailler en pièces par les critiques et eut un succès commercial médiocre.

En toute objectivité, la première partie du disque est réellement ébouriffante et d’une très grand qualité avec un Sepultura inspiré, percutant et revigoré par l’arrivée d’une nouvelle recrue de poids.

Le chant de Derrick Green est intéressant et apporte une variété insoupçonnée par rapport au style de hurleur monolithique de Max Cavalera.

Capable de tabasser autant que l’ancien leader, Green peut également officier dans un registre légèrement plus tamisé.

Trop long, « Against » peine cependant à maintenir le cap et s’auto étouffe en tournant un peu en boucle.

Cependant, sans être un chef d’œuvre cet album encourageant mérite le respect.

Treize ans  et cinq albums après, Derrick Green est toujours derrière le micro de Sepultura, ce qui prouve que l’homme a aujourd’hui pleinement convaincu le public de ses larges capacités.

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 20:02

4 black_metal.jpg

 

 

Après les comic books et la littérature classique, retour à la musique avec dans son genre un pur monument de l’histoire du rock extrême, je veux parler du « Black metal » des britanniques de Venom.

Venom est un trio formé au début des années 80, qui fit des ravages par son heavy metal teinté de speed et par ses références très nettes à au satanisme juste effleuré jusqu’alors par Black sabbath et consorts.

Avec Cronos (basse/chant), Mantas (guitare) et Abbadon (batterie), Venom sort en 1982 son second album au titre  et à l’imagerie satanique parfaitement réussie « Black metal ».

On débute avec « Black metal » titre particulièrement rapide ou la guitare de Mantas se montre sonne très trash sur des vocaux particulièrement rauques de Cronos.

Le style n’est pas aussi débridé ni inaudible que pressenti et fait penser à une version plus musclée de Motorhead matinée de Metallica.

Cette bonne impression se poursuit avec l’excellent « To hell and back » mid tempo lourd aux refrains sinistres puissamment martelés.

On change de registre en ralentissant le tempo pour s’enfoncer dans les ténèbres de « Buried alive » magnifique cauchemar d’outre tombe mettant en avant le jeu de guitare plutôt mélodique de Mantas.

Le réveil est particulièrement brutal sur le court, dense et musclé « Raise the dead » faisant figure d’hymne pour tous les films de zombies.

Venom fait toujours preuve d’une grosse puissance de feu sur le rugueux « Teacher’s pet » qui conserve malgré tout un groove minimal le rendant suffisamment accessible.

L’entreprise de destruction se poursuit avec « Leave me in hell » ultra rythmé dont l’ambiance dure et infernale contraste avec l’élégance du solo.

Agressivité et rage sourde composent l’impitoyable « Sacrifice » tandis que « Heaven’s on fire » mise tout sur sa vitesse d’exécution supersonique.

Inutile de chercher une accalmie ici, et Cronos pousse sa voix dans les extrêmes sur « Countess Báthory » donnant corps à la légende de la comtesse vampire qui sera reprise de nombreuse fois par les groupes extrémistes.

La fin du disque arrive à coups de poings et de bracelets à clous, avec « Don’t burnt the witch » brillant par ses riffs tranchants comme des lames et la puissance irrésistible de la rythmique et l’épilogue « At war with Satan » véritable plongée dans le cœur des enfers malheureusement de trop courte durée.

En conclusion, « Black metal » correspond bien à ma conception du rock, avec un coté sombre, agressif, ésotérique et dérangeant.

Pourtant le disque ne part pas dans tous les excès et le n’importe quoi comme le style « Black »   qui naitra à sa suite, mais montre plutôt une puissante structuration autour de la voix rauque et dure de Cronos (précurseur du style chant death), d’une rythmique sans pitié et du jeu de guitare de Mantis, puissant mais aussi certaine fois étonnamment mélodique par contraste.

On pense à du heavy durçi, suralimenté au punk/speed, lorgnant également vers le thrash pour la puissance du feu.

Premier disque de Venom que j’écoute, « Black metal » est donc une révélation qui me donne envie de poursuivre avec les autres réalisations de ce groupe underground devenu avec l’histoire culte pour sa férocité et son imagerie extrême.

A recommander à tout amateur de thrash in your face ou de heavy sombre.

Peu probable en revanche que le hargneux Venom passe très bien dans un diner familial avec belle maman ou pour un premier diner romantique aux chandelles.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 19:15

sworn_great_divide.jpg

4

 

 

En 2007 a atteint son rythme de croisière d’un album tous les deux ans et produit « Sworn to a great divide » avec cette fois une pochette œuvre d’art aussi magnifique qu’effrayante.

Comme dans toute entreprise humaine s’étalant sur la durée, les défaillances se suivent inévitablement.

Cette fois la perte est grande puisque c’est le guitariste Peter Wichers pilier du son Soilwork depuis les débuts du groupe qui part et est remplacé par Daniel Antonsson.

Le premier morceau « Sworn to a great divide » produit une entame agressive, virile, surpuissante, à peine atténuée des quelques touchettes mélodiques habituelles du groupe.

Après le choc initial vient « Exile » magnifique titre sur lequel les flambées de violence sont instantanément noyées par de grands et beaux refrains.

La même formule est appliquée avec un talent inouï sur « Breeding thorns » rehaussé de gimmick de claviers et de refrains emballants atténuant le coté bulldozer initial.

Sur « Your beloved scaperont » , Soilwork réussit le tour de force de frapper à assommer un troupeau d’Aurochs tout en distillant juste ce qu’il faut de fluidité et d’émotion.

Le très rapide et agressif « Pittsburgh syndrom » rappelle le death metal old school des débuts tandis que « I, vermin » n’est également pas en reste niveau puissance de feu.

Le groupe adoucit ensuite sensiblement le ton sur « Light, discovering darkness » qui malgré quelques relents de violence, contient sans nul doute les plus belles parties vocales chantées par Strid.

Le niveau baisse un peu sur « As the sleeper awakes » aux transitions trop maladroites puis revient au nominal avec « Silent bullet » retrouvant la bonne carburation entre couplets hautement cadencés et refrains cristallins.

Strid hurle tout son saoul sur « Sick heart river » assez lourdingue mais se rattrape sur le final « 20 more miles » aux refrains très accrocheurs.

En conclusion, en toute objectivité, « Sworn to a great divide » beaucoup plus agressif et heurté que son prédécesseur n’arrive pas à en égaler la fluidité.

La formule qui fit la renommée du groupe est assénée sans grande variation sur les onze titres du disque.

Les structures sont simples, un peu stéréotypées mais Soilwork maitrise à la perfection son art et demeure capable de produire des titres d’une puissance ahurissante tout en conservant une légère touche mélodique pour ne pas totalement asphyxier l’auditeur.

Tout en reconnaissant la très efficacité de « Sworn to a great divide » , je lui préfère toutefois l’approche plus aérienne et émotionnelle de « Stabbing the drama ».

Malgré sa rudesse bien au delà du seuil de tolérance de l’humain moyen, Soilwork fait partie de mes groupes préférés, sans doute parce que sa musique contient des éléments qui me font partie de moi : dureté, énergie, violence mais aussi douceur, sensibilité, besoin de calme, de détachement, de solitude.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 18:24

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En 2005, Soilwork remplace son batteur Henry Ranta par Dirk Verbeuren et continue sur sa lancée avec « Stabbing the drama » à l’austère pochette rappelant l’iconographie soviétique.

Je confesse une attirance toute particulière pour cet album qui me fit découvrir Soilwork alors que j’étais dans une période de fort doute et souffrance dans ma vie personnelle.

A cette époque, alors que je fonçais dans les brumes de la nuit et de l’hiver 2005,  la force et la beauté de « Stabbing the drama » écouté en boucle dans ma voiture m’émouvait jusqu’aux larmes.

Difficile donc sans doute pour moi d’être pleinement objectif dans la chronique de ce disque six ans après.

Le premier morceau « Stabbing the drama »  annonce la couleur avec la traditionnelle alternance entre couplets hardcore en acier trempé et fantastiques envolées aériennes sur les refrains.

Vient ensuite « One with the flies » qui inverse habilement la tendance en adoucissant les couplets et en musclant les refrains hyper entrainants.

Très en verve, Soilwork aligne une troisième merveille surclassant encore les deux premières bombes, « Weapon of vanity » qui pousse la vitesse des couplets au maximum tout en magnifiant les refrains empli d’une grâce purement divine.

On poursuit sur l’excellente dynamique avec « The crest fallen » avant de remonter dans les nuages de l’extase sur « Nerve » aux mélodies gavées d’émotion.

Aucune baisse de régime sur « Stalemate » mid tempo balancé et rugueux enchainé d’un « The distance » légèrement moins punchy.

La fête continue avec « Observation slave » et le génial « Fate in motion » dopé par les formidables envolées de la voix de Bjorn Speed Strid aussi à l’aise dans le registre death rentre dedans que dans celui plus apaisé du rock mélodique

Retour à la violence sur le plus extrême « Blind eye halo » qui avec sa grosse cylindrée taille sa route impitoyablement en ligne droite.

Soilwork ne rate pas sa sortie avec « Wherever thorns may grow » aux refrains mélodiques soignées.

En conclusion, malgré les années qui ont inévitablement filées, « Stabbing the drama » me comble toujours de joie.

Il est certes moins violent que les précédents albums du groupe que les esprits étroits accuseront de s’être « vendu » au dieu du commerce mais présente en réalité le rapport parfait entre puissance métallique toujours impressionnante et fulgurantes inspirations angéliques.
Certes les compositions sont toutes plus ou moins construites sur le même moule, mais Soilwork pousse la formule au maximum de son rendement, en faisant cohabiter brutaux déchainements orageux et grandes traversées lumineuses venant réchauffer les âmes endolories ne croyant plus à la rédemption.

Le fait « Stabbing the drama » fut une vraie béquille dans ma vie ne rentre donc pas en ligne de compte dans l’appréciation de cet album exceptionnel, pour moi le meilleur dans la carrière du groupe.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 22:09

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Une fois trouvée la formule magique et le succès afférent, nul besoin de tergiverser surtout lorsqu’on est un jeune groupe en pleine ascension dans l’atteinte probable d’une nouvelle maturité.

C’est ainsi que Soilwork sort « Figure number five » en 2003 soit une année seulement après le déjà excellent « Natural born chaos ».

Cinquième album des suédois, « Figure number five » (à ne pas confondre avec Mambo number five de Lou Bega !) , ne dispose pas une pochette aussi travaillée et réussie que son prédécesseur.

Pour ce qui est de la musique, « Rejection hole » ouvre la danse en proposant le traditionnel cocktail du groupe à base de couplets lourds et rageurs contrebalancés par des refrains plus doux.

Malgré son gimmick de claviers à la Ramstein, « Overload » se montre ensuite un brin pataud et chaotique.

Soilwork ressort l’artillerie lourde sur « Figure number five » extrêmement brutal et intense mais aussi très mono dimensionnel.

Le tempo frénétique s’adoucît juste peu avec « Strangler » qui reste rugueux puis vient le meilleur titre du disque, « Light the torch » mariant habilement puissance dévastatrice, effets de clavier et refrains mélodiques.

On brise enfin cette cadence infernale avec « Departure plan » mid tempo allégé un peu convenu et « Crancking the sirens » aux refrains très fluides.

Avec « Brickwalker » Soilwork se cantonne au minimum syndical puis redonne un violent coup de fouet avec « The mindmaker » gavé de punch et de mélodie.

Rien à dire sur « Distorsion sleep » et « Downfall » certes impeccablement ficelés par mais si manquant un peu de génie.

En conclusion, « Figure number to five » n’est intrinsèquement pas un mauvais album de Soilwork mais semble avoir été écrit en pilotage automatique en reprenant les bonnes vieilles recettes de « Natural born chaos » mais avec moins d’envie, de fraicheur et d’inspiration.

Attention, le résultat est de qualité et Soilwork déploie toujours autant d’impact qu’un bataillon de tank lancés à pleine vitesse sur une plaine de Russie mais le groupe réussit moins bien ses habituels décrochages mélodiques.

Très robuste, dense et homogène, « Figure number five » a comme défaut de ne proposer aucun titre de très fort calibre capable de lui faire atteindre le top niveau.

C’est sans doute le problème des albums composés trop vite et se suivant dans la foulée.

Soilwork n’en demeure pas moins un groupe de premier plan à suivre de très prêt.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 22:19

natural_born_chaos.jpg4

 

 

Plongée dans un style jusqu’alors boudé en ces colonnes, le death metal avec un des ses plus valeureux représentants, le groupe suédois Soilwork.

Après deux albums de pur death violent réalisés à la fin des années 90, Soilwork a la bonne idée d’apporter un peu de mélodie à son style jusqu’alors très abrasif.

La mue s’opère peu à peu avec « A predator’s portrait » puis encore plus nettement avec « Natural born chaos » en 2002 dont il est ici question.

A la paire de guitariste composée de Peter Wichers et Ola Frenning s’ajoute la section rythmique Ola Flink (basse) Henry Rata (batteur) sur lesquels viennent se greffer les particularités du groupe le clavier Sven Carlsson remplaçant de Carlos Del Olmo Holmberg et le chanteur Bjorn Strid dit Speed.

Avec l’une des pochettes les plus artistiquement réussies que je connaisse, « Natural born chaos » débute par « Follow the hollow »  titre ultra tonique au groove hyper entrainant.

L’auditeur se sent bousculé, pris de vitesse mais en même temps puissamment stimulé.

Les premières incursions mélodiques se font sentir avec « As we speak » alternant couplets rugueux et refrains extrêmement aériens emplis de grâce.

La formule est reprise avec succès sur « The flameout » avec toutefois un peu moins de magie.

Soilwork durçit le ton avec « Natural born chaos » « Mindfields » morceaux rapides qui développent une puissance brute réellement impressionnante.

L’aspect mélodique resurgit brillamment avec « The bringer » aux refrains particulièrement soignés mais surtout avec « Black star deceiver » véritable joyau alternant couplets destructeurs gavés de riffs assassins et refrains en pur état d’apesanteur.

Même si on descend de plusieurs étages, « Mercury shadow » et « No more angels » remplissent efficacement leurs rôles, ce dernier dans un registre plus trapu.

Le dernier titre « Soilworker’s song of the damned » pousse la formule gagnante encore plus loin avec encore plus de mélodies sur les refrains et les solo tout en conservant le coté hargneux du death.

En conclusion, « Natural born chaos » est un immense album de death metal mélodique.

Alors qu’on pensait le metal figé dans ses codes, Soilwork apporte sa pierre à l’édifice en insufflant un vrai vent de modernité à ce style volontiers passéiste.

La musique ici proposée est bien sur toujours violente, mais au milieu de ces sombres nuées les douces accalmies qui la traversent n’en sont que plus belles grandement aidées il est vrai par le très grand talent vocal de Bjorn Speed Strid.

La maitrise des suédois est ici réellement impressionnante avec des structures moins alambiquées que celles d’un Fear factory mais un style frais, direct, spontané et gavé d’énergie.

Avec ce quatrième album impeccable digne des plus grands, Soilwork se positionne comme la vraie relève du metal des années 2000.

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