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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 22:02
Super-héros, une histoire française (Xavier Fournier)

Sorti en 2014, « Super-héros, une histoire française » est un colossal ouvrage du spécialiste Xavier Fournier.

Le point de vue adopté ici est de montrer les particularités françaises d’un genre généralement dévolu aux Américains, considérés à juste titre comme les maitres du genre.

Se déroulant de manière chronologique, « Super-héros, une histoire française » traite tout d’abord des personnages atypiques du XIX ième siècle comme François Picaud ou Eugène François Vidocq, qui s’inventèrent plusieurs identités pour assouvir un besoin compulsif de revanche sociale voir de vengeance sur leurs ennemis.

Mais si Eugène Sue et ses « Mystère de Paris » sont également cités, le précurseur en la matière demeure le Comte de Monte-Cristo, créature maudite des romans d’Honoré de Balzac qui fascine depuis des années les lecteurs français avec son masque de fer et ses trépidantes aventures.

Moins connu est Rocambole personnage lui aussi ambigu adeptes des déguisements tel un Arsène Lupin plus sombre crée par Pierre Alexis Ponson du Terrail, qui laissera malgré tout un adjectif dans la langue française.

Victor Hugo avec « L’homme qui rit », son Jean Valjean des « Misérables ou meme Jules Verne avec le Capitaine Némo de « Vingt mille lieues sous les mers » et « Robur le conquérant » rentrent aussi au chausse pied dans la catégorie des créateurs de surhommes…

Pour accréditer sa thèse, Fournier exhume plusieurs faits divers de personnages masqués du XIX ième siècle : amazones du Bois de Boulogne, baigneuses ou catcheur qui fascinèrent les opinions publiques et les journalistes.

L’inquiétant Fantomas crée par Pierre Souvestre et Marcel Alain en 1911 est en réalité à mille lieues de l’incarnation comique des films d’André Hunebelle dans les années 60 mais un authentique génie du mal opposé à un commissaire (Juve) aux capacités dignes de Sherlock Holmes.

Fort de son immense succès, Fantomas sera souvent imité notamment par son jumeau justicier Judex d’Arthur Bénède.

L’intérêt pour le surnaturel de Jean de la Hire aboutit à la création de galeries de super héros avant l’heure dont le plus connu est le Nyctalope, sorte de précurseur français de Batman tout comme l’Homme truqué de Jean Lebris peut être considéré comme un ancêtre de 1918 de Daredevil.

En 1940, Seconde guerre mondiale oblige, la production se fait moins subtile et avec de mauvaises copies des super héros américains comme François Imbattable, minable doublure de Superman ou un virage collaborationniste du Nyctalope en raison des sympathies pétainistes de son auteur.

Le grand héros de l’après guerre est Fantax musculeux et ambigu athlète aux faux airs de Batman crée par Marcel Navarro et Pierre Mouchot créateurs de la maison d‘édition S.A.G.E, qui comptera un nombre important de fans avant de sombrer dans l’oubli à la fin des années 50.

L’influence des western se fait sentir sur Big Bill le Casseur, celui des surhommes sur Salvator, Satanax avant un virage plus politiquement correct pour plaire à la censure en présentant des héros non masqués aux actions dénuées d’ambigüités : Mister X, le Chat (Michel Denys) ou Fulguros (Brantonne/Claude Ascain).

Dans les années 60, la science fiction tire son épingle du jeu avec Atome kid, Super boy (Robert Bagage), Tenax et Lord justice (Roger Lecureux).

Si le coté frondeur des Français s’exprimera dans les années 70 avec Superdupont parodie franchouillarde de Superman/Captain america de Jacques Lob et Marcel Gotlib, les maisons d’éditions Arédit-Artima et Lug contribuèrent dans les années 80 à diffuser en parallèle des comics américains aujourd’hui mondialement connus, d’autres super héros « made in France » comme le super trio microscopique de Mirkos (Jean-Yves Mitton), le maitre de la lumière Photonik (Arnt Cyrus Tota) ou le moins connu indien Ozark au travers de revues comme Futura, Fantask, Mustang ou Titans.

Plus proches de nous dans les années 2000-2010, certains auteurs tentèrent de belles réappropriations comme la série des héros de 1914-1918 des Sentinelles (Serge Lehman/Fabrice Colin/Gess), l’amazone Hoplitea (Roncevaux/Marti), le cosmonaute Patrouilleur (Pierre Minne) ou le plus étonnant car patriotique Garde républicain (Thierry Mornet), bien loin du semi-parodique Hero corp de Simon Astier et Alban Lenoir.

En conclusion, hyper complet et passionnant, « Super-héros, une histoire française » est une véritable anthologie qui m’a appris beaucoup de choses, notamment que les États-Unis n’avaient pas le monopole de la créativité dans le monde des comic books.

Ayant surtout une valeur historique autour de personnages aujourd’hui oubliés mais parfois encore présents dans notre inconscient collectif (voir Fantomas), « Super-héros, une histoire française » a également pour principale vertu de mettre en valeur des auteurs et maisons d’éditions courageuses qui jouant avec les codes de la censure les publièrent en leur temps.

Rien que pour rendre hommage à la S.A.G.E, Arédit-Artima ou Lug… je ne peux que recommander la lecture de cet ouvrage magnifique qui ne pourra que plaire aux passionnés de bandes dessinées !

Super-héros, une histoire française (Xavier Fournier)
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 17:29
Batman v Superman : l'aube de la justice (Zack Snyder)

Grand fan de Zack Snyder, je suis allé voir avec plaisir « Batman v Superman : l’aube de la justice » en ce printemps 2016.

L’histoire assez confuse commence par l’implication de Superman (Henry Cavill) dans une série de meurtres commis dans le désert Saharien alors qu’en réalité le super héros n’a fait que porter secours à son amour Lois Lane (Amy Adams), capturée par un chef de guerre terroriste qu’elle cherchait à interviewer pour le Daily planet.

Superman sauve Lois mais une mystérieuse organisation dirigée par le mercenaire russe Anatoli Knyazev (Callan Muvley) massacre les hommes pour lui faire porter le chapeau.

Vivant en couple avec Clark Kent l’alter égo journaliste de Superman, Lois comprend que le gouvernement américain est probablement impliqué dans cette manœuvre afin de contrôler celui qui se prend pour un dieu ou un messie en devant rendre de compte à personne.

Il est vrai que le violent combat de Superman contre le général Zod (Michael Shannon) a causé d’énormes dégâts humains et matériels à la ville de Métropolis, ce qui provoque l’inimité de Bruce Wayne (Ben Affleck) dont l’immeuble de sa société est détruit, tuant ses employés et en laissant d’autres infirmes, comme Wallace Keefe (Scott Mc Nairy) qui y laisse ses jambes.

Le milliardaire torturé hanté par la mort de ses parents, qui rode la nuit dans les docks de Métropolis sous les traits de Batman pour rendre une justice expéditive n’est pas non plus apprécié de Kent, qui désire sans succès rendre publique le phénomène.

Le deux hommes se croisent à un gala de Lex Luthor (Jesse Eissenberg), le jeune et excentrique PDG de Lexcorp, une société high tech proposant au gouvernement américain d’exploiter des gisements de kryptonite, pour construire une arme anti Superman.

Aidé par son majordome Alfred Pennyworth (Jeremy Irons) qui supervise depuis la base secrète de son manoir ses activités, Wayne tente de pirater les données de Luthor mais se fait voler son appareil électronique par une brune longiligne Diana Prince (Gal Gadot) qui lui remet finalement en se montrant incapable de décrypter le système de protection des fichiers.

Après avoir vécu un rêve fou ou Batman est capturé dans le désert par Superman qui tue impitoyablement ses hommes, Wayne parvient à l’aide de sa puissante technologie à lire les fameux fichiers révélant les liens entre Knyazev et Luthor fournisseurs des armes à la CIA dans l‘opération du désert contre Superman, puis l’existence de quatre méta-humains, dont Diana Prince, une super héroïne déjà vivante en 1918 sous les traits de Wonder woman.
Le refus de la sénatrice June Finch (Holly Hunter) d’exploiter la kryptonite force Luthor a employer les grands moyens en faisant exploser le tribunal chargé d’évaluer la culpabilité de Superman dans la trouble affaire des meurtres du désert.

Keefe, brisé par son infirmité, transporte la charge explosive dans le fauteuil roulant que lui a crée Luthor.

Seul survivant à l’horreur, Superman devient de plus en plus suspect aux yeux de l'opinion publique.

Mais Batman parvient à dérober la kryptonite de Luthor placée dans un cargo en utilisant les fantastiques capacités offensives et défensives de sa Batmobile.

Dans sa fuite, il croise Superman qui l’humilie en le corrigeant sévèrement et jure de se venger.

Vexé par cette perte, Luthor tente finalement une expérience audacieuse sur le corps du général Zod en mélangeant son propre sang à celui du kryptonien puis augmente la pression sur son ennemi en enlevant sa mère Martha Kent (Diane Lane) afin de lui proposer un chantage infernal : tuer Batman en moins d’une heure pour revoir sa mère vivante.

Pris au piège, Superman tente de parler à Batman qui rendu furieux par sa précédente défaite a prévu un dispositif spécial pour le tuer.

Au début du combat, Superman prend logiquement l’avantage sur Batman par ses pouvoirs insurpassables mais Batman qui utilise un exosquelette renforçant sa force et sa résistance, place ensuite des cartouches de kryptonite afin de l’affaiblir pour reprendre l’avantage.

Superman souffre et finit par être surclassé par un Batman déchainé qui l’entraine dans des bas fonds pour le tuer à l’aide d’une lance de kryptonite pure.

Mais le nom de Martha, étant le même que celui de sa mère, le détourne de son acte fou et le pousse à aller la libérer.

Utilisant sa Batwing, Batman prend d’assaut seul un entrepôt puissamment gardé, décimant les mercenaires de Luthor au corps à corps.

Il libère Martha et tue Knyazev qui explose après avoir voulu bruler sa victime.

Luthor déploie alors son ultime carte, Doomsday, la créature hybride qu’il a crée pour tuer Superman.

Ce monstre invincible surclasse Superman qui désespéré l’amène dans l’espace pour tenter de s’en débarrasser.

Le gouvernement américain profite vicieusement de l’occasion pour placer une frappe nucléaire mais le missile assomme Superman et ne fait que renforcer par mutation Doomsday qui revient sur terre chargé à bloc d’une énergie surnaturelle.

Batman se retrouve alors seul pour lutter avec sa Batwing contre un adversaire invincible.

Il reçoit l’aide de Wonder woman, magnifique guerrière qui avec son bouclier et son épée tient tête à la brute le temps que Superman revienne sur terre pour l’ultime combat.

Batman oriente ensuite Lois et Superman sur la lance kryptonite comme seule arme capable de tuer Doomsday.

Tandis que Wonder woman retient le monstre avec son lasso magique, Superman lui plante la lance dans le corps mais est lui-même transpercé par la griffe de son adversaire.

Il se sacrifie donc pour tuer Doomsday.

La mort de Superman est vécu comme un drame national mais alors que la nation enterre un cercueil vide, Clark Kent est réellement enterré discrètement auprès de la famille Kent dans le Kansas.

Présents à ses funérailles discrètes, Batman et Wonder woman décident de contacter les autres méta humains : Flash, Cyborg et Aquaman en prévision d’un futur qu’ils devient incertain sans le meilleur défenseur de l’humanité.

Leur intuition semble se confirmer puisque Luthor emprisonné et instable, invoque l’arrivée d’une nouvelle et lointaine menace extraterrestre…

En conclusion, « Batman v Superman : l’aube de la justice » est un film dont on attendait beaucoup car présentant la rencontre des deux plus grands héros de l’univers DC comics mise en scène par le réalisateur le plus talentueux du moment dans l’univers du comic pur et dur.

Dans sa première partie le film déçoit : histoire incroyablement complexe, difficile à suivre et bancale… l’action de déroule lentement, les ingrédients ont du mal à se mettre en place et tout partait bien artificiel malgré quelques scènes visuellement extraordinaires représentant la grande force de Snyder.

Puis vient le combat tant attendu et un Batman alourdi et plus massif que Superman trouvant enfin la faille face à ce héros trop lisse et parfait.

Les combats au corps à corps sont impressionnants, intense et bien hardcore avec un Batman finalement convaincant en héros habile qui triomphe en prenant des coups…

Avec Doomsday , la Némésis de Batman on bascule dans une dimension supérieure avec des combats exceptionnels dans lesquels l’alliance Superman-Wonder woman-Batman contre une menace planétaire enfin digne d’un film de super héros.

Le sacrifice de Superman émeut, tout comme le recueillement de ce qui formera ensuite l’ossature de la ligue de justice.

Snyder ménage donc ses effets en laissant la porte ouverte à encore plus grand encore et à l’arrivée d’autres héros jusqu’alors non exploités par DC.

A l’arrivée un film somme toute inégal, laborieux dans sa première partie et grandiose dans sa seconde avec toute la puissance visuelle du génial Snyder.

De quoi regonfler DC pour une dizaine d’années ?

Batman v Superman : l'aube de la justice (Zack Snyder)
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 14:36
Ant-man (Peyton Reed)

Autre film de super héros passé un peu plus inaperçu que les autres, voici « Ant-man » de Peyton Reed.

Sorti en 2015, « Ant-man » exploite pourtant un des plus vieux personnages Marvel qui soit et un des membres fondateurs des Vengeurs dans les années 60.

L’histoire est celle du Docteur Hank Pym (Michael Douglas) scientifique génial qui quitte Stark industries dans les années 80 après avoir mis au point un procédé révolutionnaire permettant de faire rétrécir des êtres vivants à l’état d’insectes.

Refusant que son invention serve des dessins militaires pour créer des super soldats indétectables, Pym se retire donc avec fracas jusqu’à ce qu’en 2015, un cambrioleur et électronicien surdoué franchement sorti de prison, Scott Lang (Paul Rudd) soit contraint de réaliser un casse dans sa maison.

Aidé par deux acolytes latinos faire valoirs dont son copain le baratineur Luis (Michael Pena), Lang déjoue tous les complexes systèmes de sécurité de la maison de Pym et récupère un casque et un étrange costume lui permettant de rétrécir jusqu’à a la taille d’une fourmi.

Capturé par la police, Scott reçoit l’aide de Pym vieilli qui communique avec lui par le casque et lui apprend à contrôler ses pouvoirs en tirant profit de sa force resté celle d’un être humain et de faculté de commander à toutes les variétés de fourmis : volantes ou piquantes ou intelligentes.

Lang reçoit également un entrainement de close combat par l’intermédiaire de Hope (Evangeline Lilly) la fille de Pym et est chargé de récupérer le Yellow jacket un costume de combat mis au point par son ancien associé Darren Cross (Corey Stoll) directeur de Pym industries qui cherche fiévreusement à finaliser le processus de réduction à des fins militaires ou pire à une vente à l’organisation criminelle H.Y.D.R.A.

Criblé de dettes et en difficulté avec son ex femme Peggy (Judy Greer) qui élève sa fille Cassie (Abby Ryder Forston) avec un policier appelé Paxton (Bobby Cannavale), Lang accepte une mission de récupération d’un composant électronique et doit utiliser toutes les capacités du costume et des fourmis pour pénétrer dans le QG des Vengeurs ou est entreposé le butin recherché.

Après avoir affronté le Faucon rouge (Anthony MacKie) gardien des lieux et endommagé ses ailes mécaniques pour s’échapper, Lang est chargé par Pym de pénétrer dans le laboratoire de Cross pour récuperer le Yellow jacket, enfin capable de rétrécir.

Mais il tombe sur un piège et affronte Cross armé du costume qui semble avoir les mêmes pouvoirs que lui avec en plus des rayons lasers mortels.

Après une lutte intense dans le micro monde, Cross est finalement temporairement neutralisé par un piège à moustique puis se ressaisit pour prendre en otage Cassie.

Lang est alors contraint de relancer le combat face à Cross et réussit à le vaincre en se miniaturisant jusqu’à un niveau subatomique lui permettant de court-circuiter le Yellow jacket.

Lang ressort vidé et choqué de ce voyage périlleux qui avait couté la vie à Janet Pym la femme de Hank avec qui il faisait équipe en tan que super héros.

Il se réconcilie avec Paxton et obtient un droit de visite de Cassie puis apprend par Luis que les Avengers le recherchent.

Avant de terminer, Hank propose le costume de la Guêpe à sa fille Hope.

En conclusion, « Ant man » ou l’Homme fourmi a toujours été le Vengeur pour lequel j’avais le plus de mépris en raison de pouvoirs que j’estimais ridicules par rapport à Hulk, Thor ou Iron-man.

A ma grande surprise, Reed se sort honorablement de l’exercice, construisant à partir d’une histoire simpl(iste) de super héros un film surtout renversant par la qualité de ses effets spéciaux.

Michael Douglas apporte ici toute sa stature et contribue fortement à épauler un Paul Ruud parfait en anti héros paumé endossant le costume d’un autre.

« Ant man » n’est donc pas un classique du film de super héros comme pourraient l’etre « Avengers », « X-men » ou les meilleurs « Hulk », « Iron-man » mais crée une petite surprise en tirant convenablement son épingle du jeu.

Beaucoup moins fun et créatif néanmoins que le phénomène « Deadpool » !

Ant-man (Peyton Reed)
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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 19:10
Deadpool (Tim Miller)

Les comics ne sont jamais loin dans ce blog aussi voici « Deadpool » de Tim Miller.

Sorti en 2016 suite à une forte pression des fans de l’anti héros sur les réseaux sociaux, « Deadpool » s’affiche d’entrée comme un comics certes Marvel mais avec une approche volontairement différente pour ne pas dire déjantée.

Monté à l’envers, « Deadpool » commence par un arrêt sur image d’une invraisemblable cascade en voiture sur un pont New-Yorkais.

Au cours de l’image figée, le héros (Ryan Reynolds) commence par remonter le fil de son histoire lorsqu’il s’appelait Wade Wilson, un ancien des forces spéciales devenu chasseur de primes minable.

Excentrique et violent, Wilson rencontre dans le bar à chasseurs de prime de son ami la Fouine (TJ Miller) une jolie prostituée du nom de Vanessa Carlysle (Morena Baccarin) aussi déjantée que lui et devient logiquement son petit ami.

Tout semble aller pour le mieux dans ce couple hors norme jusqu’au moment ou Wade apprend qu’il souffre d’un cancer ayant atteint son foie, ses poumons et son pancréas.

Désespéré, il quitte sans préavis Vanessa pour suivre un traitement expérimental de la dernière chance dans un laboratoire privé secret.

Mais sur place, Ajax (Ed Skrein) le directeur de recherche et sa musculeuse compagne Angel (Gina Carano) lui révèle la vérité, il va servir de cobaye pour des expériences sur les mutants à hauts risques.

Sanglé, Wilson subit un traitement sévère visant à lui injecter un sérum ne devant s’activer que sous l’effet du stress ou de la douleur.

Torturé nuit et jour par ses bourreaux, il finit par activer le gène mutant qui le guérit de son cancer mais le défigure des pieds à la tête.

Lorsqu’il comprend qu’Ajax va le livrer comme un objet à des terroristes pour servir de tueur spécial, Wilson pète les plombs et s’arrange pour faire exploser le caisson à rétention d’oxygène dans lequel on a joué avec son asphyxie.

Dans un immeuble en flamme, Wilson devenu immortel affronte Ajax dont les réflexes et la force ont eux aussi été augmenté par traitement mutant et perd.

Cloué au sol par une tige en métal, Wilson est bloqué par son rival meilleur combattant que lui.

Son nouveau facteur auto guérisseur lui permet de survivre à ses blessures et rendu à la vie civile, Wilson devient obsédé par la traque d’Ajax dont il estime être le seul à pouvoir lui rendre son apparence.

Conseillé par la Fouine, il adopte comme nom de super héros Deadpool et un ensemble de collants en cuir visant à masquer son aspect horrifique.

On comprend alors le pourquoi de la cascade sur le pont par le fait que Deadpool a enfin fini par localiser Ajax et ses hommes lourdement armés.

Devenu un surhomme invincible au corps à corps, Deadpool décime les gardes à l’aide d’armes à feu ou des sabres, se jouant des rafales de mitrailleuses et des voitures/moto lancées à pleine vitesse.

Mais cloué par un sabre, Ajax est sauvé par une intervention de deux X-men, Colossus le bien connu colosse de métal russe et Negasonic teenage warhead (Brianna Hildebrand), une adolescente renfrognée au look de punk.

Les deux X-men tentent de l’enrôler mais n’essuie qu’une réaction de rébellion de Deadpool qui se voit comme un anti héros asocial psychotique et instable.

Pire, Deadpool qui se heurte à l’invulnérabilité de la carapace de métal organique de Colossus, préfère se sectionner une main pour s’échapper plutôt que de suivre les X-men.

Il trouve refuge dans une sombre bicoque qu’il partage avec AL (Leslie Uggams), une vieille clocharde aveugle noire passionnée comme lui par le montage de meubles Ikea

Alors qu’il se remet de ses blessures, Deadpool est prévenu par la Fouine qu’Ajax a capturé Vanessa pour l’attirer à lui et l’éliminer

Il décide donc de prendre les devants, et se rend avec les deux X-men jusqu’à un immense dock ou se trouve un porte avion désaffecté.

En chemin il oublie toutes ses armes dans la voiture de Dopinder (Karan Soni) un ami indien chauffeur de taxi et doit donc affronter les gardes armés jusqu’au dents avec ses seuls sabre.

Colossus a fort à faire avec Angel dont la force surhumaine rivaliser avec la sienne.

Deadpool liquide les gardes un par un et se fait propulsé par Negasonic teenage warhead jusqu’au pont principal ou se trouve Ajax et Vanessa emprisonnée dans le meme caisson à oxygène que lui.

L’affrontement avec son pire ennemi est inéluctable et a lieu à l’arme à blanche.

Plus bas, Negasonic teenage warhead donne un coup de pouce décisif à Colossus mal embarqué face à Angel en générant une énorme boule d’énergie qui assomme la costaude mais fait également s’écrouler le porte avions.

Deadpool mieux remis que Ajax de la chute, finit par le tuer malgré un sermon de Colossus sur la beauté d’un geste de compassion à l’égard d’un ennemi.

Il peut ensuite retrouver Vanessa, qui accepte de l’aimer malgré son physique monstrueux.

En conclusion, « Deadpool » est un film aussi atypique, loufoque et déglingué que le comics dont il est issu.

Wolverine avec humour ou Kickass avec pouvoirs, Deadpool apporte un véritable vent de fraicheur par ses blagues incessantes, ses situations décalées et ses références musicales douteuses comme le boys band Wham ou le (mauvais) rap américain de années 90.

Le charisme et les pitreries de Reynolds ne peuvent malgré tout pas masquer le vide abyssale du scénario mais en mêlant habilement humour, violence et scènes d’actions endiablées, « Deadpool » parvient à trouver sa place au milieu de la rude concurrence des films de super héros.

Rafraichissant !

Deadpool (Tim Miller)
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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 21:50
300, la naissance d'un empire (Noam Murro)

Après l’énorme succès de « 300 » de Zack Snyder en 2006, la tache de Noam Murro de lui succéder huit ans après s’avérait aussi traitre qu’un piège du sournois Xerxès.

Pourtant en 2014 sot « 300, la naissance d’un empire » qui se veut se dérouler avant et pendant la fameuse batailles des Thermopyles qui inspira Frank Miller.

Ici, le personnage principal est l’Athénien Thémistocle (Sullivan Stapelton), chef des armées dont le fait d’arme principal est de blesser mortellement le roi perse Darius Ier (Ygal Naor) à la bataille de Marathon en lui plantant une lance dans le torse.

Rapatrié en Perse, Darius expire dans les bras de sa favorite Artémise Ier (Eva Green), stratège de son immense armée.

Son fils Xerxès (Rodrigo Santoro) lui succède logiquement et jure de le venger en conquérant cette Grèce rebelle.

Soutenu par Artémise, Xerxès se baigne dans une source censé faire de lui un dieu vivant et prend la tête de la Seconde guerre médique.

En Grèce, Thémistocle échoue à provoquer l’union sacrée avec Gorgo (Leana Hadey) la reine de Sparte qui refuse de s’allier à la maudite rivale de sa fille.

Tandis que Léonidas et ses 300 font face à Xerxès dans le défilé des Thermopyles, Thémistocle prend donc la tête d’une flotte pour tenter de vaincre Artémise et les trirèmes perses.

Callisto (Jack O’Connell) un jeune guerrier inexpérimenté mais courageux l’accompagne bientôt rejoint par son père le balafré vétéran Scyllias (Callan Mulvey).

En sous nombre face à une ex Grecque devenue Perse après le massacre de sa famille lorsqu’elle avait 13 ans, Thémistocle met à profit la vitesse et la maniabilité des petits navires grecs pour éperonner les lourde trirèmes de ses adversaires et leur infliger de lourdes pertes.

Surprise de cette résistance, Artémise fait exécuter le général Artaphène (Ben Turner) et charge le général Bandari (Ashraf Barom) de laver l’affront.

Celui-ci tombe dans le piège grossier de la retraite des Grecs qui les attirent dans un espace rocheux étroit ou leurs navires se retrouvent rapidement immobilisés et vulnérables à une contre attaque cinglante.

Après le massacre de Bandari, la réaction d’Artémise est de tenter de séduire Thémistocle en lui proposant une grande autonomie en échange de la soumission d’Athènes au grand Xerxès.

Mais après un début de nuit torride, Thémistocle refuse l’offre ce qui propose l’ire de la sulfureuse stratège.

Déterminée à détruire son adversaire, Artémise déploie sa garde privée qui nage depuis son énorme navire cuirassé pour se sacrifier en bombes incendiaires humaines recouvertes d’une huile épaisse.

Un combat confus et désespéré s’engage alors, aboutissant à la mort de Calisto et Scyllias et la destruction du navire de Thémistocle dans un gigantesque brasier.

Le stratège grec survit néanmoins et rejoint Athènes en apprenant la triste nouvelle de la mort de Léonidas par la bouche du difforme Ephialtès (Andrew Tiernan), hoplite traitre soumis à Xerxès.

Plutôt que de s’affliger de cette défaite et de la prise d‘Athènes par Xerxès, Thémistocle préfère prendre l’exemple du sacrifice de Léonidas et de ses 300 comme un modèle d’héroïsme pour galvaniser la résistance grecque et unifier les cités afin de combattre l’envahisseur.

Il finit par convaincre la veuve Gorgo de l’appuyer en lui envoyant des navires spartiates en renfort.

Le choc maritime final survient à Salamine ou les Grecs parviennent par leurs qualités de combattants à dominer les Perses dans de sanglantes joutes navales.

Même les fameux Immortels, censés représenter les soldats d’élite de Xerxès sont massacrés par Thémistocle au cours d’une improbable charge à cheval sautant de navire en navire.

Se retrouvant face à Artémise, Thémistocle affronte la stratège en un combat singulier acharné et finit par la tuer après un ultime refus de rédition.

En conclusion, malgré une louable tentative, « 300, la naissance d’un empire » échoue à égaler ne serait ce que la moitié de l’impact du premier opus de Zack Snyder.

Certes l’action est là avec des combats d’une violence inouïe ou le sang gicle abondamment et ou les Perses tombent comme des mouches sous les coups des invincibles guerrier grecs… mais le scénario et la puissance graphique de Murro se montre terriblement moins excitant.

Le choix de la filiforme Eva Green pour incarner une invincible guerrière est un échec et on ne retrouve pas les moment de grâce brutale et épique, fruits de l’imagination féconde de Snyder ou archers, rhinocéros, éléphants de guerre, géants, sorciers et demi dieux faisaient face à une petite phalange de durs à cuir soudés comme un pack de rugby dans la mêlée.

Ce manque criant d’ampleur et de magie empêchent pour moi cette suite de prétendre rivaliser avec le chef d’œuvre originel…

300, la naissance d'un empire (Noam Murro)
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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 20:40
Spider-man (Todd Mac Farlane, Rob Liefeld)

Toujours à l’honneur, Todd Mc Farlane signe chez Marvel dans les années 1990-1991 pour scénariser et dessiner Spider-man dans des aventures regroupées dans « Spider-man ».

Dans la première d’entre elles, Peter Parker marié à la sexy rousse Mary Jane Watson, se met sur la trace du Lézard, qui envouté par une sorcière formée par Kraven le chasseur, commet d’atroces meurtres à New-York.

Mais après avoir trouvé l’origine de la deshumanisation de son ancien ami/adversaire, Spider-man réalise que la Sorcière a la possibilité d’affaiblir ses pouvoirs en raison d’un venin magique injecté dans son corps à l’aide des griffes du Lézard.

Dans un atmosphère de violence et de magie noire, Spider-man ne sauve sa peau qu’en profitant du chaos de son combat contre le Lézard qui fait exploser une canalisation de gaz.

Alors que Mary Jane se console de l’absence de son mari en sortant seule faire la bringue dans le New-York by night, Spider-man rassemble ses dernières forces pour régler ses comptes au Lézard en l’étranglant avec des chaines ce qui provoque la disparition de la Sorcière.

Spider-man affronte ensuite un autre vieil ennemi, le Super bouffon et s’aperçoit qu’il traqué par Ghost rider en personne qui désire le châtier pour ses enlèvement d’enfants.

Le combat entre les trois hommes est confus, le Super bouffon illuminé se défendant avec la hargne de nouveaux pouvoirs mystiques face un adversaire le surclassant, tandis que Spider-man tente de s’interposer pour sauver la vie d‘un adolescent appelé Adam.

Une fois le Super bouffon mis KO par Ghost rider, Spider-man obtient du bourreau infernal de l’épargner pour préserver la vie d’Adam blessé dans la lutte.

L’action se transpose ensuite dans le Grand Nord canadien dans lequel le photographe Peter Parker appelé pour couvrir une série de meurtres d’enfants attribués au Wendigo, croise la route de Wolverine qui mène lui-même son enquête.

Après une enquête difficile faite de faux semblants dans lesquelles les peurs ancestrales de population militent pour accuser le monstre terrifiant des légendes canadiennes, Wolverine parvient à démasquer le vrai coupable, Krahn un policer pédophile poussant les habitants à faire des battues dans la foret afin de détourner les soupçons.

Wolverine laisse partir Krahn et permet à Thorpe l’un des chasseurs de le dénoncer en ayant entendu ses aveux dans la foret.

La journaliste canadienne Ann Brooks qui fait office de narratrice publiera elle aussi un article qui sera minoré par sa direction au motif qu’il était moins vendeur qu’un Bigfoot albinos tueur.

De retour à NY, Spider-man vétu de son costume noir de Vénom qui effraie tant sa femme, descend dans le égouts mettre en fuite le vampire Morbius qui a pris le contrôle des Morlocks pour lui ramener des victimes à consommer.

On termine par une histoire de Rob Liefeld dans laquelle la X-Force (Warpath, Feral, Shatterstar, Domino) aidée de Spider man affronte le Fléau dans un combat aussi confus qu’irritant sur le sommet des deux regrettées tours du World Trade Center.

Responsable d’une explosion au WTC, l’associé et ami du Fléau, Tom Cassidy est abattu par Câble

Après moultes improbables revirements, l’invulnérable colosse est pris en traitre par les épées magiques de Shatterstar qui parviennent à desceller son casque et mis en joue par Câble, se fait téléporter pour échapper au conflit, laissant la X-Force face aux hommes de S.H.I.E.L.D.

En conclusion, « Spider-man » montre déjà avant « Spawn » tout le talent et le style unique de Todd Mc Farlane composé de noirceur, de mysticisme, de violence et d’action.

Le Canadien est parfaitement à l’aise pour créer des atmosphères horrifiques dans lesquelles évoluent le Lézard, le Super bouffon ou Ghost rider dans des versions démoniaques d’eux même.

Il fait preuve de plus de subtilité dans l’affaire du Wendigo, qui fait plus ici figure de victime de la folie des hommes que de prédateur aussi implacable qu’effrayant, même si Spider-man n’a ici qu’un rôle de faire valoir face à un Wolverine taillé sur mesure pour la profonde foret du Grand Nord.

On déplorera cependant des scènes d'action surchargées parfois difficiles à apprécier et l'aventure de Morbius, éternel looser en Dracula de série B.

Enfin, même si Liefeld n’a pas son pareil pour dessiner des forces de la nature comme le Fléau ou Red dragon, son aventure reste de loin la plus faible et ridiculise un personnage censé balayer des semi amateurs comme la X-Force.

Malgré ces critiques, Mac Farlane impose indiscutablement une version plus sombre et violente du Tisseur bon enfant des années 60.

Spider-man (Todd Mac Farlane, Rob Liefeld)
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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 20:08
Spawn, tome 13, abomination (Todd Mc Farlane, Brian Holguin, Angel Medina, Nat Jones)

En 2015 sort « Spawn tome 13, abomination » confirmant la cadence élevée de production de l’écurie Todd Mc Farlane.

Ici le créateur canadien continue son association avec Brian Holguin, Angel Medina et Nat Jones (dessins) pour narrer le choc frontal et d’une violence extrême entre Spawn et le clown Violator qui a essaimé une horde de zombies possédés menaçant gravement la sécurité civile de New-York.

Mais Violator piège Spawn dans une zone appelée la zone aveugle, ou ses pouvoirs se trouvent annihilés et le livre ensuite aux atroces tortures de ses sbires.

Après que Violator se soit surpassé dans des mises en scènes aussi cruelles que délirantes, Spawn parvient à rassembler ses forces et à combattre le crime qui s’abat sur la ville et finit par échouer gravement blessé sous sa forme humaine aux urgences d’un hôpital.

De son coté le démon Mammon alias N’zzezheaal travaille au corps la sorcière Nyx pour la convaincre de passer un pacte avec lui : son pouvoir contre une visite en Enfer pour sauver l’âme de son amie d’enfance suicidée Théa.

Nyx finit par céder et se rend à l’hôpital pour profiter de la faiblesse de Simmons et lui dérober le pouvoir du Spawn.

Accompagné mentalement par le démon, Nyx tente de se frayer un chemin à travers les cercles de l’Enfer, traversant des paysages terrifiants ou des monstres brutaux et autres démons vicieux tentent de l’agresser ou de la perturber.

Grace aux pouvoirs du costume et de l’aide inattendue du Rédempteur laissé sur place par Spawn, Nyx parvient à arriver jusqu’à Théa mais comprend après un dialogue avec elle, que son amie souhaite disparaitre.

Elle s’exécute après un ultime adieu déchirant et obtient de N’zzezheaal un laissez passer également pour le Rédempteur qui souhaite revenir sur Terre.

De retour sur Terre, Nyx est prête à encourir le juste courroux de Spawn qui a retrouvé le contrôle de son pouvoir mais est secourue par le Rédempteur qui engage un combat acharné.

Si Spawn triomphe finalement de son adversaire, Mammon/N’zzezheaal fait ensuite tranquillement son apparition et lui démontre qu’il peut à présent complètement le contrôler et le persécuter à loisir.

Cruellement le démon choisit de relâcher Simmons en lui enlevant tous ses souvenirs.

On retrouve donc notre héros en vagabond échouant à Arcadia, petite ville sans histoire dans laquelle les habitants ont la curieuse manie d’effectuer tous les sept ans un sacrifice d’une jeune vierge afin d’apaiser les Oubliés des anges déchus garant de leur protection.

Usant de ses pouvoirs Spawn relève un défi audacieux visant à garantir la victime de sa protection face à des créatures usant de multiples transformations et tours de magie pour prendre le dessus.

En conclusion, « Spawn tome 13, abomination » garde le cap avec un scénario éprouvé ou Spawn se colletine avec un Violator déchainé menaçant New-York puis un flamboyant Rédempteur, sorte de symétrique en version positive de lui-même.

Derrière ses chocs hauts en couleurs, on appréciera l’épopée cauchemardesque de Nyx en Enfer dans un but particulièrement émouvant et louable.

Les compteurs sont donc au beau fixe pour cette équipe de scénaristes et dessinateurs de haute volée qui continuent de maintenir un haut niveau d’intérêt et de qualité dans cette série, sans pour l’instant connaitre d’essoufflement…

Pour combien de temps ?

Spawn, tome 13, abomination (Todd Mc Farlane, Brian Holguin, Angel Medina, Nat Jones)
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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 17:26
Spawn, tome 12, fascination (Todd Mc Farlane, Brian Holguin, Greg Capullo, Angel Medina)

En 2014 sort « Spawn, tome 12, fascination » de Todd Mc Farlane, Brian Holguín (scénario) Greg Capullo et Angel Medina (dessins).

On commence par un joli pastiche du style de comic Marvel des années 60 présentant un Spawn politiquement correct avec foyer épanoui, dialogues ringards et excellents rapports avec les forces de l’ordre, avant de montrer une réalité brutale torturant le malheureux Al Simmons livré à ses démons intérieurs dans la jungle New-yorkaise.

Tandis que la sorcière Nyx l’aide peu à peu à reprendre pied psychiquement en acceptant et contrôlant mieux qui il est en réalité, Wynn se fait largement influencé par le clown Violator, reprend ses habitudes de chef à poigne au sein de la NSA.

Simmons s’aventure à Rat city, quartier glauque du Lower east side pour aller chercher le major Forsburg, qu’il arrache à une horde de démons inférieurs formé de détritus et vermines diverses le détenant sous leur emprise.

Se remémorant une période douloureuse de son passé ou en mission spéciale dans un pays tropical, Simmons a abandonné son supérieur face à une horde de soldats fantômes réclamant vengeance, il cherche ainsi à racheter sa faute face à un homme devenu un clochard fou avec le temps.

Dans ses souvenirs, Simmons retrouve aussi de violentes disputes avec Terry Fitzgerald qui lui conseille avec son mariage d’arrêter les missions de terrain et de devenir comme lui un analyste travaillant dans un bureau, ou même avec Wanda, qui lui reproche la perte de son bébé et ses absences soudaines liés à ses activités de commando pro US.

On comprend ainsi le rapprochement fatal entre Terry et Wanda mais moins la décision du premier de démissionner de la NSA pour partir s’établir avec elle en Californie.

De son coté, cédant aux sombres pulsions du Violator, Wynn devient peu à peu un tueur en série psychopathe, éliminant de jeunes escort girls noires qu’il torture en pensant à Wanda.

Twitch Williams qui enquête sur le dossier Simmons, tient ce dernier responsable de la parte de son fils Max et le prenant par surprise dans une ruelle, le séquestre en menaçant dangereusement de se suicider ou de le tuer pour se venger.

Simmons doit se transformer en Spawn pour bousculer et faire retrouver la raison au flic au bout du roulot.

Sous les traits de Spawn il accepte d’aider Twitch à retrouver Max retenu dans une maison hantée près de Boston ou il a trouvé refuge comme bon nombre d’âmes égarées.

Tandis que Twitch qui a essayé de convaincre son fils de partir avec lui est grièvement blessé par balles, Spawn tient en respect de redoutables fantômes qui finissent par déchainer le démon principal régnant sur ce lieu.

L’horrible créature à l’aspect d’une araignée géante et repoussante est un formidable adversaire pour Spawn, mais finit néanmoins par être reléguée de manière spectaculaire dans le gouffre ou elle résidait.

Twitch peut être sauvé et retrouve bienheureusement toute sa petite famille à son chevet à l’hôpital.

Simmons fait ensuite équipe avec Twitch et Sam Burke pour se lancer sur les traces du tueur de femmes ressemblant à Wanda.

Il retrouve logiquement Wynn dont la folie meurtrière ne connait pas de limites et l’empêche de massacrer une nouvelle victime dans un chantier en construction.

Wynn préfère sauter d’un immeuble plutôt que d’être repris par Spawn et se révèle indemne de sa chute, car possédé par l’énergie vitale quasi immortelle du Violator.

Le Violator semble en effet prendre le dessus à présent, contaminant un petit dealer minable appelé Rex dont il fait son messager de mort.

Tandis que Spawn affronte son redoutable ennemi dans les ruelles de Rat city qu’il a transformé en son royaume de pourriture et d’adeptes à son effigie, Nyx est approchée par le démon Mammon qui lui parle de sa chère amie Théa, suicidée et morte dans ses bras…

On devine qu’un marché s’apprête à être passé…

En conclusion, l‘artillerie lourde est toujours de mise avec « Spawn, tome 12, fascination » ou comment refaire du neuf avec de l’ancien, ce qui ne gâchera pas le plaisir des vieux fans.

Jason Wynn refait surface plus retors et fou que jamais avant de céder la place à son maitre en la matière l’abominable Violator, personnage vicieux, pervers et cruel récurrent véritablement effrayant…

Pour le reste, Simmons navigue toujours dans les limbes de ses souvenirs douloureusement éclatés, revivant un passé de violence, de trahison et d’aveuglement, lui le bon chien de guerre un peu borné ayant tout négligé puis tout perdu pour obéir à des maitres qui le manipulaient.

On appréciera le coté enfin plus positif de l’histoire permettant à Twitch de trouver un apaisement en retrouvant son fils arraché de haute lutte à un démon n’ayant rien à envier en laideur et en férocité au Violator, si ce n’est le charisme…

Spawn ou une affaire qui roule en 2014, même si on s’attendrait à encore plus de frissons, de surprise et d’émotions de la part d’artistes aussi talentueux !

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 15:57
Spawn, tome 11, questions (Todd Mc Farlane, Brian Holguin, Steve Niles, Angel Medina)

Retour au comic de 2013 avec « Spawn, tome 11, questions » de Todd Mc Farlane, Brian Holguín, Steve Niles (scénario) et Angel Medina (dessins).

L’histoire commence au Japon, univers ayant souvent inspiré les auteurs de comics, ou un américain d’origine japonaise, Ben Nakadai revenu sur la terre de ses ancêtres pour affaires, est approché à son hôtel par mystérieux inconnu appelé Mykoto, qui lui révèle qu’il est le descendant d’un samouraï légendaire n’ayant jamais trouvé le repos pour ne pas avoir su affronter son « dragon » personnel dans les yeux.

Au cours d’un chantier devant décider ou non de raser une ancienne maison, Nakadai découvre ensuite un coffre qui libère des fantômes dans la ville d’Ajawi.

Présent sur place, Spawn intervient et reconduit pacifiquement les âmes égarées qui sèment une certaine panique auprès des vivants puis se retrouve avec Nakadai, le samouraï ancêtre de Ben.

Répondant au défi du fantôme guerrier, Spawn livre un féroce combat au sabre et tue le samouraï qui ayant affronté la mort en face peut enfin être libéré.

Dans la ville, Mykoto jubile ayant atteint son but même si il coute la vie à Ben, relégué à son tour au rang de spectre errant.

De retour à New-York, Spawn s’entretient avec son vieux maitre Cogliostro déclinant et sur le point de mourir et décide d’utiliser ses immenses pouvoirs pour remodeler le monde pour en faire un paradis.

Un nouvel adversaire, le Rédempteur fait son apparition en investissant le corps d’Eddie Frank, un adolescent fugueur ayant tenté de se suicider après un passé douloureux ou il a tiré sur son père en se disant possédé par le Diable.

Tenant Spawn pour responsable de ce meurtre qui a gâché son existence, le Rédempteur l’attaque dans le désert tunisien en utilisant ses immenses pouvoirs : super force, invulnérabilité, capacité de vol et surtout glaive enflammé capable de projeter d’énormes rafales d’énergie.

Face à un Spawn incrédule qui retient de surcroit ses coups, le Rédempteur triomphe en le transperçant de sa lame enflammée, livrant ainsi directement son corps aux démons de l’Enfer tapis sous le sable du désert.

Errant à travers diverses époque sous la forme de plusieurs avatars (chevalier celtique, arabe, viking ou Al Simmons) Spawn endure les pires souffrances, tandis que Cogliostro contacté par Mammon qui manipule également le Rédempteur comme il a manipulé Ben Nakadai, décide de se prendre au seul arbre du désert pour abréger ses souffrances et ainsi rejoindre à son tour l’Enfer.

Le duo Cogliostro-Spawn se trouve donc sous la coupe d’un horrible démon, qui repousse aisément une tentative du Rédempteur pour réparer son erreur.

Spawn se voit contraint de combattre le démon qui convoite le trône de l’enfer et finit par le vaincre après un horrible combat au cours duquel tous les autres Hellspawn viennent porter secours à leur frère devenu roi.

Se reprenant face aux innombrables démons répugnants qui l‘assaillent sans relâche, le Rédempteur apporte une aide cruciale à Spawn, en transmettant à Cogliostro une boite contenant un fragment du jardin d’Eden, capable de changer le monde.

Croyant bien faire, Spawn ouvre la boite et transforme l’Enfer en Paradis, mais cette transformation ne se montre que temporaire, Cogliostro révélant sa duperie en prenant le contrôle de l’Enfer et reléguant Spawn sous la forme d’Al Simmons dans les rues d’un New York froid et crasseux.

Récupéré hagard et partiellement amnésique par la police de la ville, Simmons qui détient sans le savoir toujours les pouvoirs de Spawn, s’évade sans s’en rendre compte, écorchant vif avant de partir un maniaque du rasoir qui se vantait un peu trop en cellule.

Bien entendu, il tente de reprendre contact avec Wanda qui a depuis sa mort épousé son meilleur ami Terry Fitzgerald et eu deux enfants avec lui.

Sa réapparition ne fait que semer le trouble chez les vivants que ce soit sa famille, les détectives Twitch Williams et Sam Burke mais aussi la NSA, qui fait sortir de sa cellule Jason Wynn, devenu fou pour l’interroger.

Simmons est finalement pris en charge par Nyx une apprentie sorcière qui usant d’un rituel magique lui permet de retrouver ses souvenirs et son alter égo, même si le résultat le rend fou de douleur et le pousse à sauter par la fenêtre.

Dans le même temps, Jason Wynn soutenu psychiquement par la force et la ruse du Clown diabolique Violator, reprend du poil de la bête, négociant son retour à la direction de la NSA en échange des informations ultra confidentielles qu’il est le seul à détenir sur le dossier Al Simmons.

En conclusion, « Spawn, tome 11, questions » confirme le filon quasi inépuisable de Spawn, capable de rebondir d’aventure en aventure pour après avoir été nommé roi de l’Enfer, lâcher son trône, puis le défendre et enfin… le reperdre au profit de son ex maitre le vieux Cogliostro.

Redevenu le pauvre hère Al Simmons seul, perdu et misérable dans un New York hostile, le héros revit une situation analogue aux premiers épisodes… avec un Wynn émergent des limbes de la folie allié au puissant Clown.

Tout ceci a bien entendu un arrière gout de déjà vu qui malgré toute l’habileté des scénariste peut non pas (encore) lasser mais diminuer le plaisir, même si les combats de Spawn en Enfer avec le Rédempteur à ses cotés sont toujours hallucinants de violence et d’horreur flamboyante sous la plume assez géniale dans son style particulier de Medina.

Spawn, tome 11, questions (Todd Mc Farlane, Brian Holguin, Steve Niles, Angel Medina)
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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 11:03
Marvel universe n°21, le dévoreur (Dan Abnett, Andy Lanning, Chris N Cage, Paul Pelletier, Brad Walker, Andrea Di Vito, Carlos Magno)

On poursuit en 2010 avec « Marvel universe n°21, war of kings » pour découvrir sous la férule de Dan Abnett et Andy Lanning (scénario) sur des dessins de Paul Pelletier, une complexe guerre de pouvoir pour le contrôle de l’empire Shi’ar, depuis la prise du trône par le puissant Vulcan et les partisans de l’impératrice Lilandra.

Face aux volontés expansionnistes de Vulcan, la guerre est inévitable et fait rage avec dans l’autre camps les Krees qui dirigés par la caste de Inhumains de Flèche noire opposent une vaillante résistance.

Sur leur planète d’Hala, Ronan devenu le représentant des Krees et le mari de Crystal donne son accord pour exposer son peuple aux brumes tératogènes visant à améliorer sa race.

Lilandra est pourtant libérée de sa prison par un commando de Star jammers (Havok, Polaris, Rachel Summers, Korvus) appuyés par les Gardiens de la galaxie, qui par l’intermédiaire de Rocket Racoon semble posséder une arme ultime capable de neutraliser l’invincible Gladiator, un canon quantique xarthien.

Sans Gladiator, la garde impériale lutte courageusement mais est logiquement surclassée par ses adversaires avant que le préteur ne réalise que cette arme n’est en réalité qu’une attaque psychique de Rachel Summers pour le faire douter.

Pourtant après avoir balayé tout le commando à lui tout seul, Gladiator se retourne contre les Shi’ar, tuant même Smasher pour signifier son allégeance à Lilandra.

Avec Brad Walker aux dessins, Adam Warlock affronte courageusement Vulcan mais se retire face à la puissance supérieure de son adversaire, un mutant de niveau oméga capable de manipuler toute forme d’énergie y compris celles émanant de sa magie.

Pisté par un marqueur de Magique une des membres de la garde impériale, Warlock conduit toute la garde impériale menée par Mentor jusqu’à Attilan ou un entretien tendu avait lieu entre Inhumains et le reste des Gardiens de la galaxie commandé par Starlord.

Sur Chandilar, siège des instances dirigeantes des Shi’ars, Gladiator participe au rétablissement de la suprématie de Lilandra en la poussant à se manifester face au chancelier pro Vulcan Araki.

De son coté, l’actuel colérique empereur reçoit l’aide inattendue de Talon, guerrier casqué et ailé chargé de le protéger.

En connexion avec plusieurs sources d’informations de l’univers, Talon révèle à Vulcan les plans qui se trament contre lui et lui révèle l’existence d’un pacte avec le roi Blastaar de la zone négative qui nanti d’un bâton cosmique et à la tête d’une armée devient une force non négligeable dans le combat qui se trame.

Talon se montre d’une efficacité implacable en intervenant dans un combat entre un commando de la mort de Araki (Blackcloack, Offset, Warshot, Shell, Hypernova, Krait, le super skrull Flaw) et des proches de Lilandra, pour planter une lance dans le ventre de l’ex impératrice.

L’autre combat sur Attilan se trouve déplacé dans le continuum du chien télépathe Cosmo et se solde par la fuite de Flèche noire et Crystal tandis que plusieurs adversaires s’affrontent dans les multiples niveaux du complexe.

Face aux derniers Inhumains et surtout aux Gardiens de la galaxie qui défendent bec et ongles leur base, Mentor et ses troupes sont contraints de rebrousser chemin.

Dans la dernière partie, Nova dessiné par Andrea Di Vito intervient lui aussi dans la guerre Kree-Shi’ars en sauvant des membres de son corps agressé par le guerrier robotique Warstar, membre lui aussi de la garde impériale Shi’ar.

A la recherche de son frère, Robbie Rider, Nova reçoit l’autorisation du commandement de Xandar de le chercher sur la planète Kree Nil-Rast.

Sur place après une courte échauffourée face à Triton et ses guerriers, Nova découvre que le robot Qubit qui accompagnait son frère a été partiellement détruit après une agression ayant coutée la vie à des dizaine de Nova corps.

L’action se déplace, montrant Vorace, devenu roi de Kree-lar tenir le choc face à une invasion Shi’ar, mais ensuite agressé à mort par la Strontienne, une femme humanoïde à la force égale à Gladiator obéissant à Vulcan, avant que Nova en personne n’intervienne pour bloquer l’exécution.

Pour finir, Christo N Cage (scénario) et Carlos Magno (dessins) relatent la poussée terrifiante du brutal Blastarr qui avide de pouvoir tue son propre père Grandaar pour prendre la tête d’une armée et posséder ainsi toute la zone négative qu’il convoite depuis une éternité à son grand rival Annihilus aujourd’hui disparu.

Après avoir pris la possession de Ballur, Blastaar se montre plus subtil qu’on pourrait le penser, en voulant faire cavalier seul face aux manigances des Krees et des Shi’ars qui veulent juste utiliser sa force explosive brute comme un outil jetable.

En conclusion, « Marvel universe n°21, war of kings » est un étourdissant space opéra d’une grande complexité montrant un combat intergalactique entre super puissances du monde Marvel : Krees, Shi’ars avec comme arbitres Inhumains et Gardiens de la galaxie.

Malgré une certaine confusion et difficulté de compréhension devant ses intrigues entremêlées, on prend plaisir à ces luttes de pouvoir, l’ambition démesurée de Vulcan face à la légitimité de Lilandra, le revirement du noble et fidèle Gladiator, le coté fun et complètement barré des Gardiens, le mutisme hautain de Flèche noire, la droiture de Nova…

Les rebondissement multiples rendent excitant la déroulé de l’histoire, l’arrivée du mystérieux Talon tueur masqué appartenant à un ordre secret capable tout de même de dégommer une Sentinelle Kree en un tour de main, l’implacable Strontienne et les archétypes de conquérants brutaux à la Vorace ou Blastaar, certes plus classiques mais toujours jouissifs dans leurs roles de méchants.

Ambitieux et brillamment dessiné, ce Marvel Universe n°21 a tout pour tenir en haleine, même si on récit parfois embrouillé et certains combats trop chargés, gagneraient à parfois à plus de simplicité/clarté.

Marvel universe n°21, le dévoreur (Dan Abnett, Andy Lanning, Chris N Cage, Paul Pelletier, Brad Walker, Andrea Di Vito, Carlos Magno)
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