Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 17:46
Before Watchmen, Minutemen, volume 1 (Darwyn Cooke)

Très belle initiative de DC comics en 2013 de relancer une série de Watchmen la célèbre bande dessinée des années 80 d’Alan Moore et de Dave Gibbons considérée aujourd’hui comme un classique.

Le premier d’entre eux, « Before Watchmen, Minutemen, volume 1 » est l’œuvre de Darwyn Cooke utilise le projet de Hollis Mason, ex Hibou, d’écrire en 1960 ses mémoires de super héros, pour raconter l’histoire des Minutemen, groupe de justiciers des années 40.

Policier, Mason décide d’endosser une carrière de super héros lorsqu’il constate la popularité d’un autre justicier appelé le Juge masqué, individu colossal exécutant sommairement les criminels.

Peu à peu les Minutemen se forment avec Sally Jupiter, une jeune femme sexy au physique de star dont la publicité est entretenue par son agent/amant Larry Schexnayder et le Comédien, jeune homme violent et psychotique.

L’Homme insecte, un riche industriel utilise ses compétences techniques pour se confectionner un costume lui permettant de voler, puis Bill Dollar, défenseur des banques, la Silhouette, ténébreuse jeune femme issue d’Autriche rejoignent le groupe dirigée par Capitaine Metropolis alias Nelson Gardner, un ancien officier de Marine qui leur trouve une base secrète à New-York.

Metropolis, Sally et Larry deviennent les leaders naturels des Minutemen mais leur premier acte d’éclat contre un dépôt d’armes se solde par un fiasco total qu’un plan de communication d’urgence via la presse parvient à masquer.

La Silhouette et le Hibou enquêtent ensuite sur une sombre histoire d’enlèvements d’enfants qui les mènent vers un cirque puis le Comédien se fait exclure du groupe pour ses actes incontrôlés.

Le jeune homme mène sa barque seul et ses capacités de tueurs le font se faire recruter pour servir dans les forces spéciales pendant la guerre entre les Etats-Unis et le Japon.

Malgré d’évidentes qualités de tueur, le Comédien fait preuve d’indiscipline vis-à-vis de la hiérarchie militaire et tue son Capitaine qui avait lui-même abattu une japonaise qui lui avait sauvé la vie.

Après la guerre, la Silhouette qui était en réalité lesbienne est assassinée avec sa compagne dans un horrible crime homophobe.

Les Minutemen traquent le tueur, un psychopathe appelé le Liquidateur mais Sally retrouve seule le meurtrier et le torture avant de le tuer puis démissionner.

En 1947, Bill Dollar qui n’avait lui-même aucune capacité physique surhumaine est abattu dans un hold up, ce qui réduit encore les effectifs des héros.

Aidé de la Tunique bleue et de l’Eclaireur, les Minutemen déjouent un acte terroriste japonais à New-York puis par fidélité envers la Silhouette, très sensibilisée par son histoire personnelle à la cause des maltraitance des enfants, le Hibou reprend l’enquête sur les enfants enlevés pour se heurter à l’énigmatique Juge masqué, principal suspect de l’affaire.

Le Juge est finalement lâché par Capitaine Metropolis et attaqué dans sa tanière par le Hibou et l’Homme insecte.

Après une lutte confuse, le Juge est tuée ce qui provoque la souffrance de Metropolis, qui était son amant.

Mais dans les années 60 le Comédien resurgit et démontre qu’il a manipulé le Hibou pour lui faire croire que le Juge était l’auteur des agressions pour enfants.

Le Comédien fait ensuite chanter le Hibou pour censurer certaines parties compromettantes de son livre, ce qu’il accepte… en partie seulement.

Le livre sort pourtant et le Hollis Mason fatigué de la vie de super héros se range en devenant un petit mécanicien de quartier, tandis que d’autres après lui vont prendre la relève.

En conclusion, « Before Watchmen, Minutemen, volume 1 » ouvre donc le bal de cette nouvelle et passionnante série.

Le procédé narratif adopté par Cooke est brillant et montre les souvenirs d’un ancien super héros ayant fréquenté des personnages peu recommandables, qui derrière leur masques de justiciers cachaient de grand troubles névrotiques.

Le fait marquant est que les Minutemen ressemblent plutôt à une imposture, un coup marketing des années 40 et que la plupart d’entre eux n’avaient aucune faculté particulière tel le ridicule emblème du capitalisme Bill Dollar.

Homosexualité, pédophilie et schizophrénie émaillent donc l’univers des Minutemen.

Parmi les personnages les plus intéressants on retiendra surtout le Comédien qui vole a vedette au Hibou et à un degré moindre le sinistre et mystérieux Juge masqué.

Une critique au travail de Cooke cependant, son style graphique assez pauvre voir à la limite de l’enfantin, qui ne rend pas assez justice selon moi au coté obscur de son œuvre.

Before Watchmen, Minutemen, volume 1 (Darwyn Cooke)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 12:30
DC comics anthologie, 16 récits majeurs de 1939 à nos jours (artistes divers)

Voici avec un grand plaisir « DC comics anthologie, 16 récits majeurs de 1939 à nos jours » qui comme son nom l’indique regroupe 16 grandes histoires de l’univers DC.

Tout débute dans les années 1939-1940 avec les premier épisodes des super héros qui n’ont de valeur que leur aspect historique.

Superman primitivement crée par Jerry Siegel et Joe Shuster, l’amazone Wonder woman personnage très librement inspirée de la mythologie grecque par le féministe William Moulton Marston sur des dessins de Harry G Peter, le plus sombre Batman en pourfendeur torturé du crime de Bill Finger et Bob Kane composent les premières bases essentielles de DC avec dès les années 50 leurs ennemis mythiques comme Lex Luthor et Joker.

Derrière ce triumvirat vient Flash crée par Gardner Fox et Carmine Infantino avec le choix d’un épisode au scénario particulièrement tortueux en 1961 dans lequel le nouveau Flash (Barry Allen) rencontre l’ancien Flash (Jay Garrick) au look plus ringard pour combattre des ennemis faire valoir comme le Penseur, l’Ombre ou le Violoneux.

Les groupes de super héros étant à la mode, la Justice League of America se forme en 1962 pour affronter des extra terrestres aux pouvoirs élémentaires menaçant la Terre.

Aquaman capable de contrôler les poissons, le mystérieux Manhunter ou Green lantern aux pouvoirs en principe illimités, rejoignent le quatuor précédemment formé.

Les années 60 sont donc l’occasion de développer un nouvel univers avec l’étonnant Green lantern (Hal Jordan) qui sous l’égide de John Broome et Gil Kane, affronte lui aussi un de ses doubles, Alan Scott venu d’une autre Terre avant d’unir le pouvoir de leurs anneaux pour triompher de leur ennemi commun Krona issu de la race des Oans.

Dans les années 70, Dennis O’Neil et Neal Adams apportent un graphisme plus travaillé et réaliste pour décrire une aventure très sombre de Batman en Inde qui évite un piège tendu par son ennemi Ra’s Al Ghul.

Mais après avoir triomphé de son robuste garde du corps Ubu, Batman a la surprise de recevoir une demande en mariage de la superbe Talia, fille de Ra’s Al Ghul.

Après un magnifique (mais un peu creux) délire littéraire et graphique de Jim Steranko qui décrit comment Superman va contribuer dans le futur à améliorer la race humaine, place dans les années 80 à Alan Moore et Kevin O’Neill pour développer une fascinante histoire du Green lantern Abin Sabur triomphant de créatures lovecraftiennes tapies dans le monde sous terrain de l’empire des larmes mais héritant en retour d’une malédiction aboutissant à un dysfonctionnement de son anneau au moment de survoler la Terre.

Si Alan Moore est assurément considéré comme un maitre, John Byrne (scénario) et George Perez (dessins) atteignent pour moi le summum du genre dans un génial crossover de 1988 ou Superman et Wonder woman un tant tenté par un flirt amoureux, s’unissent pour triompher du redoutable tueur de dieux, Darkseid.
Le talent narratif et graphique de leurs successeurs Grand Morrison, Mark Millar et Howard Porter ne saurait prétendre à égaler les maitres des années 80 et il parait difficile de se passionner sur une nouvelle bataille de la JLA contre des extra-terrestre/

Paul Dini et Alex Ross ne passionnent pas non plus dans leur roman graphique tentant sans conviction de modifier le passé du Joker, afin de défendre la thèse d’une normalité psychiatrique bien fragile.

Les aventures de Green lantern en 2007 et Wonder woman pourtant dessinée par George Perez en 2010 sont sans intérêt et il faut attendre Geoff Johns (scénario) et Jim Lee (dessins) pour avoir une version musclée et toujours aussi sombre d’un Batman faisant équipe avec un arrogant Green lantern pour mettre d’état de nuire un poseur de bombe cyborg envoyé par Darkseid avant de voir surgir Superman en personne pour rejoindre l’équipe !

En conclusion, « DC comics anthologie, 16 récits majeurs de 1939 à nos jours » est un superbe cadeau pour les amateurs de comics retraçant les grandes heures de l’une des plus célèbre écurie de super héros de l’histoire.

Tous les personnages ou ingrédients sont là ou presque, et Batman plus que Superman se taille la part du lion.

Peu d’intérêt à mes yeux pour les premières aventures de super héros jusqu’aux années 70 : scénario simplistes pour ne pas dire débiles, dessins grossiers…

Tout change avec des artistes comme Steranko ou Moore qui impose leurs univers litteraires influencé par la SF et le Fantastique, Byrne ou Perez avec leur style moderne et leur personnages emplis de vitalité et d’humanité.

Sortis des années 70-80, le niveau est globalement plus faible : style plus « adulte » ou lisse avec surabondance de couleurs sans développer d’histoires réellement passionnantes et il faut attendre quelques exceptions (comme Johns et Lee) pour conjuguer talent et modernité !

Reste que cet anthologie qui porte bien son nom constitue un objet de choix dans une bibliothèque d’amateur d’art graphique !

DC comics anthologie, 16 récits majeurs de 1939 à nos jours (artistes divers)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 09:12
Doggybags : South Central stories 1 (Neyef)

Editeur français indépendant de comic books, Ankama Editions sort en 2014 « Doggybags : South Central stories 1 » de Neyef.

L’histoire se déroule en 1993, en plein South Central le ghetto afro-américain de Los Angeles qui s’était embrasé après l’affaire Rodney King, ce chauffard tabassé par des policiers racistes finalement acquittés et avait requis l’intervention de la garde nationale pour ramener un semblant d’ordre.

Contrôlé par deux principaux gangs blacks, les Crips et les Bloods auxquels se rattachent quelques rappeurs célèbres, South Central contient d’autres gangs moins importants mais tout aussi violents qui font rêver une certaine jeunesse ravagée par le manque de perspectives économiques.

Deux adolescents noirs cherchent à intégrer le 66 street gang, mais doivent subir en guise de rituel d’intégration un test et éliminer Oncle Phil un proxénète bedonnant d’un gang rival, les Slains.

Soumis à un terrible stress, l’un des deux adolescents tente de dissuader son ami de commettre un crime tandis que celui-ci se montre déterminé en tuant un passant rencontré au hasard.

Le duo fait irruption dans la baraque d’Oncle Phil en plein Compton et après quelques tergiversations, finit par tuer la grosse brute à coups de couteaux.

Mais Cynthia une des prostituées réagit et plante à son tour le plus déterminé des deux apprentis tueurs.

En réaction le second garçon tue la fille et découvre son fils appelé Billy recroquevillé dans une baignoire.

L’enfant est épargné mais son frère Jacob, un ancien marine revenu échouer à Compton après s’être fait viré de l’armée, oublie ses bonnes résolutions de vie rangée pour se lancer dans une spirale de vengeance aux cotés des ses amis d’enfance membre des Slains.

Jacob ignore que Billy a accepté de passer un marché avec le Diable en personne pour à l’instar du bluesman Robert Johnson, protéger son frère.

Nanti d’un sort d’immortalité, Jacob se rend seul dans le QG des 66 street gang et les massacre…

Il retrouve ensuite l’adolescent coupable du meurtre de Cynthia, l’emmène dans le désert et le fait bruler vif dans une voiture.

Jacob se range ensuite des gangs pour se muer en bon chrétien et prêcher la paix à South Central.

Mais il ignore que Billy se trouvait dans le coffre de la voiture qu’il a brulé.

Le Diable vient réclamer son du, emmenant l’âme du pauvre Billy et fait ensuite pression pour que Jacob échange la sienne contre celle de l’enfant afin de le pousser au suicide…

Mais bien entendu, rien n’est jamais garanti dans ce type de marché…

En conclusion, « Doggybags : South Central stories 1 » est un ouvrage habile et excitant narrant à merveille le fonctionnement brutal et stupide des gangs américains avec un enrôlement précoce d’enfants promis à une mort rapide dans des guerres fratricides pour le contrôle des trafic locaux : drogue, armes ou prostituées.

Vengeance, cruauté, tirs aveugles et victimes collatérales composent donc ce monde lunaire ultra codifié ou les seuls blancs qui s’y risquent sont des policiers dépassés par autant de criminalité.

Seul reproche qu’on pourrait adresser à « South Central stories » : son graphisme grossier représentant sommairement des gangsters noirs aux traits hideux et simiesques.

Pour le reste, on ne pourra que frissonner à l’idée de cette (courte) plongée dans l’enfer de South Central et de sourire à l‘incrustation de ces petites publicités détournés singeant les vieilles habitudes commerciales des comics américains des années 60-70…

Doggybags : South Central stories 1 (Neyef)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 22:20
Captain america : civil war (Anthony Russo, Joe Russo)

Un printemps toujours riche en comic books avec « Captain america : civil war » de Anthony et Joe Russo.

Sorti en 2016, « Captain america : civil war » débute par une intervention à haut risques des Avengers au Nigéria, qui finissent par bloquer Crossbones (Frank Grillo) et ses redoutables mercenaires enquête d’une arme chimique détenue dans un complexe sécurisé par l’armée.

Le Faucon (Anthony Mackie), la Veuve noire (Scarlett Johansson), la Sorcière rouge (Elisabeth Olsen) et Captain america (Chris Evans) mènent à bien leur mission mais Crossbones surclassé par son rival préfère se faire exploser plutôt que de subir l’humiliation d’une arrestation, ce qui provoque la mort d’une dizaines de civils.

De retour aux Etats-Unis, les Avengers doivent subir une réaction des Nations Unies qui par la voix du Secrétaire d’état le général Ross (William Hurt), leur demandent de ratifier un accord les soumettant à leur contrôle.

Touché personnellement par la mort d’un jeune homme en Sokovie, Iron-man (Robert Downey Jr), accepte de se soumettre en considérant que les interventions des Avengers doivent être plus encadrées, tandis que Captain america s’y refuse, en avançant la perte de leur indépendance.

Alors que les Avengers débattent de la conduite à tenir, la situation se tend avec un attentat spectaculaire commis au siège de l’ONU qui provoque la mort de T’Chaka (John Kani) le roi du Wakanda que son fils et successeur T’Challa (Chadwick Boseman) jure de venger.

Assez rapidement, Bucky Barnes (Sebastian Stan) est identifié comme le terroriste auteur de l’acte et recherché par toutes les polices du monde.

Captain america le localise en premier en Roumanie mais se heurte à une farouche résistance.

Cernés dans un immeuble par les commandos Roumains, les deux hommes fuient mais leur combat est perturbé par l’intervention de T’Challa qui sous le costume de la Panthère noire possède des capacités physiques hors normes et un équipement (costumes/griffes) en vibranium aussi résistant que le bouclier de Captain america.

Après un combat spectaculaire auquel prend part le Faucon, Iron-man et War machine (Don Cheadle) interviennent et neutralise le quatuor.

Désarmés et incarcérés, ils sont traités comme des criminels dans l’attente de l’interrogatoire de Bucky.

Mais les choses ne se passent comme prévues avec le psychiatre chargé de l’interroger et l’homme nommé Helmut Zemo (Daniel Brühl) provoque un gigantesque blackout pour programmer Bucky à l’aide d’un vieux grimoire volée à une filiale russe de l’Hydra.

Zemo cherche en réalité la trace de quatre autres super soldats sibériens ayant subi le même traitement que Captain america et Bucky.

Maitrisé, Bucky se joint à Cap et au Faucon pour retrouver Zemo et chacun des deux camps s’arrange pour mobiliser le plus de héros possible à son coté.

La Veuve noire reste fidèle à Iron-man et War machine, tandis que la Sorcière rouge assignée à résidence et surveillée par Vision (Paul Bettany) l’énigmatique androïde aux pouvoirs extraordinaires est libérée par une intervention d’œil de Faucon (Jeremy Renner) pour rejoindre le camps de Captain et Faucon.

Spider-man (Tom Holland) un adolescent du Queens est débauché par Tony Stark tandis qu’Ant-man (Paul Ruud), le génial scientifique rejoint le camps des rebelles.

Le choc frontal a lieu dans une aéroport dans lequel les deux équipes se livrent à une terrible bataille.

Ant-man réduit sa taille pour infiltrer l’armure d’Iron-man mais est rejeté par le système de défense, puis accroit sa taille pour devenir aussi haut qu’un immeuble et faire le poids face aux deux héros en armure.

Le fantasque Spider-man qui pose des problèmes au Faucon et à Bucky, trouve la parade en emmaillotant les jambes d’Ant-man dans sa toile ce qui permet au duo en armure de le terrasser.

Séché par Captain america dont la science de combattant finit par surclasser les étonnantes capacités du jeune homme, Spider-man est mis sur la touche par Iron-man.

La poursuite du quinjet se dirigeant vers la Sibérie est stoppée net par la chute de War machine frappé par erreur par le faisceau frontal de Vision.

Iron-man se porte au chevet de son ami et le considère comme paralysé.

Il parvient à gagner la confiance du Faucon qui lui révèle la destination de Cap et Bucky en Sibérie.

Tout le monde se retrouve sur place, y compris la Panthère noire qui a finalement compris que Zemo avait manipulé tout le monde pour faire accuser Bucky.

Mais Zemo découvre ses véritables plans, non pas récupérer plusieurs soldats d’élite comme Bucky et montre seulement une vidéo de 1991 explicitant l’implication de ce Bucky dans la mort des parents de Tony Stark.

Fou de rage, Iron-man tente de tuer Bucky mais Captain le défend de toutes ses forces.

Après un combat terrible, Iron-man détruit le bras métallique de Bucky mais Captain america plante son bouclier dans son torse, touchant le point vital du générateur maintenant son cœur en vie.

Finalement Cap épargne Iron-man qui laisse partir Bucky.

Désireux de se suicider après la mort des siens en Sokovie, Zemo a la vie sauve par la Panthère noire.

Le film se termine sur la décision de remettre Bucky en cryogénisation et de laisser les dissidents libres…

En conclusion, « Captain america : civil war » est un bon film de super-héros surclassant le « Batman vs Superman » par la solidité supérieure de son scénario, la richesse de personnages et des scènes d’actions très bien menées avec des combats ultra spectaculaires dans lesquels s’illustrent les capacités surhumaines des héros.

Derrière les athlètes comme Captain, Bucky, la Panthère ou la Veuve noire, on retrouve des personnages à l’armement intéressant (Œil de Faucon ou le Faucon et son drone volant), des jokers excitants comme Spider-man ou Ant-man avant les poids lourds en armure ou les inclassables aux pouvoirs mystérieux comme la Sorcière rouge ou le fascinant androïde Vision.

Fort de toutes ses qualités, « Captain america : civil war » surclasse sans difficulté le dernier Avengers même sans Hulk, Thor ou Ultron !

Captain america : civil war (Anthony Russo, Joe Russo)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 22:02
Super-héros, une histoire française (Xavier Fournier)

Sorti en 2014, « Super-héros, une histoire française » est un colossal ouvrage du spécialiste Xavier Fournier.

Le point de vue adopté ici est de montrer les particularités françaises d’un genre généralement dévolu aux Américains, considérés à juste titre comme les maitres du genre.

Se déroulant de manière chronologique, « Super-héros, une histoire française » traite tout d’abord des personnages atypiques du XIX ième siècle comme François Picaud ou Eugène François Vidocq, qui s’inventèrent plusieurs identités pour assouvir un besoin compulsif de revanche sociale voir de vengeance sur leurs ennemis.

Mais si Eugène Sue et ses « Mystère de Paris » sont également cités, le précurseur en la matière demeure le Comte de Monte-Cristo, créature maudite des romans d’Honoré de Balzac qui fascine depuis des années les lecteurs français avec son masque de fer et ses trépidantes aventures.

Moins connu est Rocambole personnage lui aussi ambigu adeptes des déguisements tel un Arsène Lupin plus sombre crée par Pierre Alexis Ponson du Terrail, qui laissera malgré tout un adjectif dans la langue française.

Victor Hugo avec « L’homme qui rit », son Jean Valjean des « Misérables ou meme Jules Verne avec le Capitaine Némo de « Vingt mille lieues sous les mers » et « Robur le conquérant » rentrent aussi au chausse pied dans la catégorie des créateurs de surhommes…

Pour accréditer sa thèse, Fournier exhume plusieurs faits divers de personnages masqués du XIX ième siècle : amazones du Bois de Boulogne, baigneuses ou catcheur qui fascinèrent les opinions publiques et les journalistes.

L’inquiétant Fantomas crée par Pierre Souvestre et Marcel Alain en 1911 est en réalité à mille lieues de l’incarnation comique des films d’André Hunebelle dans les années 60 mais un authentique génie du mal opposé à un commissaire (Juve) aux capacités dignes de Sherlock Holmes.

Fort de son immense succès, Fantomas sera souvent imité notamment par son jumeau justicier Judex d’Arthur Bénède.

L’intérêt pour le surnaturel de Jean de la Hire aboutit à la création de galeries de super héros avant l’heure dont le plus connu est le Nyctalope, sorte de précurseur français de Batman tout comme l’Homme truqué de Jean Lebris peut être considéré comme un ancêtre de 1918 de Daredevil.

En 1940, Seconde guerre mondiale oblige, la production se fait moins subtile et avec de mauvaises copies des super héros américains comme François Imbattable, minable doublure de Superman ou un virage collaborationniste du Nyctalope en raison des sympathies pétainistes de son auteur.

Le grand héros de l’après guerre est Fantax musculeux et ambigu athlète aux faux airs de Batman crée par Marcel Navarro et Pierre Mouchot créateurs de la maison d‘édition S.A.G.E, qui comptera un nombre important de fans avant de sombrer dans l’oubli à la fin des années 50.

L’influence des western se fait sentir sur Big Bill le Casseur, celui des surhommes sur Salvator, Satanax avant un virage plus politiquement correct pour plaire à la censure en présentant des héros non masqués aux actions dénuées d’ambigüités : Mister X, le Chat (Michel Denys) ou Fulguros (Brantonne/Claude Ascain).

Dans les années 60, la science fiction tire son épingle du jeu avec Atome kid, Super boy (Robert Bagage), Tenax et Lord justice (Roger Lecureux).

Si le coté frondeur des Français s’exprimera dans les années 70 avec Superdupont parodie franchouillarde de Superman/Captain america de Jacques Lob et Marcel Gotlib, les maisons d’éditions Arédit-Artima et Lug contribuèrent dans les années 80 à diffuser en parallèle des comics américains aujourd’hui mondialement connus, d’autres super héros « made in France » comme le super trio microscopique de Mirkos (Jean-Yves Mitton), le maitre de la lumière Photonik (Arnt Cyrus Tota) ou le moins connu indien Ozark au travers de revues comme Futura, Fantask, Mustang ou Titans.

Plus proches de nous dans les années 2000-2010, certains auteurs tentèrent de belles réappropriations comme la série des héros de 1914-1918 des Sentinelles (Serge Lehman/Fabrice Colin/Gess), l’amazone Hoplitea (Roncevaux/Marti), le cosmonaute Patrouilleur (Pierre Minne) ou le plus étonnant car patriotique Garde républicain (Thierry Mornet), bien loin du semi-parodique Hero corp de Simon Astier et Alban Lenoir.

En conclusion, hyper complet et passionnant, « Super-héros, une histoire française » est une véritable anthologie qui m’a appris beaucoup de choses, notamment que les États-Unis n’avaient pas le monopole de la créativité dans le monde des comic books.

Ayant surtout une valeur historique autour de personnages aujourd’hui oubliés mais parfois encore présents dans notre inconscient collectif (voir Fantomas), « Super-héros, une histoire française » a également pour principale vertu de mettre en valeur des auteurs et maisons d’éditions courageuses qui jouant avec les codes de la censure les publièrent en leur temps.

Rien que pour rendre hommage à la S.A.G.E, Arédit-Artima ou Lug… je ne peux que recommander la lecture de cet ouvrage magnifique qui ne pourra que plaire aux passionnés de bandes dessinées !

Super-héros, une histoire française (Xavier Fournier)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 17:29
Batman v Superman : l'aube de la justice (Zack Snyder)

Grand fan de Zack Snyder, je suis allé voir avec plaisir « Batman v Superman : l’aube de la justice » en ce printemps 2016.

L’histoire assez confuse commence par l’implication de Superman (Henry Cavill) dans une série de meurtres commis dans le désert Saharien alors qu’en réalité le super héros n’a fait que porter secours à son amour Lois Lane (Amy Adams), capturée par un chef de guerre terroriste qu’elle cherchait à interviewer pour le Daily planet.

Superman sauve Lois mais une mystérieuse organisation dirigée par le mercenaire russe Anatoli Knyazev (Callan Muvley) massacre les hommes pour lui faire porter le chapeau.

Vivant en couple avec Clark Kent l’alter égo journaliste de Superman, Lois comprend que le gouvernement américain est probablement impliqué dans cette manœuvre afin de contrôler celui qui se prend pour un dieu ou un messie en devant rendre de compte à personne.

Il est vrai que le violent combat de Superman contre le général Zod (Michael Shannon) a causé d’énormes dégâts humains et matériels à la ville de Métropolis, ce qui provoque l’inimité de Bruce Wayne (Ben Affleck) dont l’immeuble de sa société est détruit, tuant ses employés et en laissant d’autres infirmes, comme Wallace Keefe (Scott Mc Nairy) qui y laisse ses jambes.

Le milliardaire torturé hanté par la mort de ses parents, qui rode la nuit dans les docks de Métropolis sous les traits de Batman pour rendre une justice expéditive n’est pas non plus apprécié de Kent, qui désire sans succès rendre publique le phénomène.

Le deux hommes se croisent à un gala de Lex Luthor (Jesse Eissenberg), le jeune et excentrique PDG de Lexcorp, une société high tech proposant au gouvernement américain d’exploiter des gisements de kryptonite, pour construire une arme anti Superman.

Aidé par son majordome Alfred Pennyworth (Jeremy Irons) qui supervise depuis la base secrète de son manoir ses activités, Wayne tente de pirater les données de Luthor mais se fait voler son appareil électronique par une brune longiligne Diana Prince (Gal Gadot) qui lui remet finalement en se montrant incapable de décrypter le système de protection des fichiers.

Après avoir vécu un rêve fou ou Batman est capturé dans le désert par Superman qui tue impitoyablement ses hommes, Wayne parvient à l’aide de sa puissante technologie à lire les fameux fichiers révélant les liens entre Knyazev et Luthor fournisseurs des armes à la CIA dans l‘opération du désert contre Superman, puis l’existence de quatre méta-humains, dont Diana Prince, une super héroïne déjà vivante en 1918 sous les traits de Wonder woman.
Le refus de la sénatrice June Finch (Holly Hunter) d’exploiter la kryptonite force Luthor a employer les grands moyens en faisant exploser le tribunal chargé d’évaluer la culpabilité de Superman dans la trouble affaire des meurtres du désert.

Keefe, brisé par son infirmité, transporte la charge explosive dans le fauteuil roulant que lui a crée Luthor.

Seul survivant à l’horreur, Superman devient de plus en plus suspect aux yeux de l'opinion publique.

Mais Batman parvient à dérober la kryptonite de Luthor placée dans un cargo en utilisant les fantastiques capacités offensives et défensives de sa Batmobile.

Dans sa fuite, il croise Superman qui l’humilie en le corrigeant sévèrement et jure de se venger.

Vexé par cette perte, Luthor tente finalement une expérience audacieuse sur le corps du général Zod en mélangeant son propre sang à celui du kryptonien puis augmente la pression sur son ennemi en enlevant sa mère Martha Kent (Diane Lane) afin de lui proposer un chantage infernal : tuer Batman en moins d’une heure pour revoir sa mère vivante.

Pris au piège, Superman tente de parler à Batman qui rendu furieux par sa précédente défaite a prévu un dispositif spécial pour le tuer.

Au début du combat, Superman prend logiquement l’avantage sur Batman par ses pouvoirs insurpassables mais Batman qui utilise un exosquelette renforçant sa force et sa résistance, place ensuite des cartouches de kryptonite afin de l’affaiblir pour reprendre l’avantage.

Superman souffre et finit par être surclassé par un Batman déchainé qui l’entraine dans des bas fonds pour le tuer à l’aide d’une lance de kryptonite pure.

Mais le nom de Martha, étant le même que celui de sa mère, le détourne de son acte fou et le pousse à aller la libérer.

Utilisant sa Batwing, Batman prend d’assaut seul un entrepôt puissamment gardé, décimant les mercenaires de Luthor au corps à corps.

Il libère Martha et tue Knyazev qui explose après avoir voulu bruler sa victime.

Luthor déploie alors son ultime carte, Doomsday, la créature hybride qu’il a crée pour tuer Superman.

Ce monstre invincible surclasse Superman qui désespéré l’amène dans l’espace pour tenter de s’en débarrasser.

Le gouvernement américain profite vicieusement de l’occasion pour placer une frappe nucléaire mais le missile assomme Superman et ne fait que renforcer par mutation Doomsday qui revient sur terre chargé à bloc d’une énergie surnaturelle.

Batman se retrouve alors seul pour lutter avec sa Batwing contre un adversaire invincible.

Il reçoit l’aide de Wonder woman, magnifique guerrière qui avec son bouclier et son épée tient tête à la brute le temps que Superman revienne sur terre pour l’ultime combat.

Batman oriente ensuite Lois et Superman sur la lance kryptonite comme seule arme capable de tuer Doomsday.

Tandis que Wonder woman retient le monstre avec son lasso magique, Superman lui plante la lance dans le corps mais est lui-même transpercé par la griffe de son adversaire.

Il se sacrifie donc pour tuer Doomsday.

La mort de Superman est vécu comme un drame national mais alors que la nation enterre un cercueil vide, Clark Kent est réellement enterré discrètement auprès de la famille Kent dans le Kansas.

Présents à ses funérailles discrètes, Batman et Wonder woman décident de contacter les autres méta humains : Flash, Cyborg et Aquaman en prévision d’un futur qu’ils devient incertain sans le meilleur défenseur de l’humanité.

Leur intuition semble se confirmer puisque Luthor emprisonné et instable, invoque l’arrivée d’une nouvelle et lointaine menace extraterrestre…

En conclusion, « Batman v Superman : l’aube de la justice » est un film dont on attendait beaucoup car présentant la rencontre des deux plus grands héros de l’univers DC comics mise en scène par le réalisateur le plus talentueux du moment dans l’univers du comic pur et dur.

Dans sa première partie le film déçoit : histoire incroyablement complexe, difficile à suivre et bancale… l’action de déroule lentement, les ingrédients ont du mal à se mettre en place et tout partait bien artificiel malgré quelques scènes visuellement extraordinaires représentant la grande force de Snyder.

Puis vient le combat tant attendu et un Batman alourdi et plus massif que Superman trouvant enfin la faille face à ce héros trop lisse et parfait.

Les combats au corps à corps sont impressionnants, intense et bien hardcore avec un Batman finalement convaincant en héros habile qui triomphe en prenant des coups…

Avec Doomsday , la Némésis de Batman on bascule dans une dimension supérieure avec des combats exceptionnels dans lesquels l’alliance Superman-Wonder woman-Batman contre une menace planétaire enfin digne d’un film de super héros.

Le sacrifice de Superman émeut, tout comme le recueillement de ce qui formera ensuite l’ossature de la ligue de justice.

Snyder ménage donc ses effets en laissant la porte ouverte à encore plus grand encore et à l’arrivée d’autres héros jusqu’alors non exploités par DC.

A l’arrivée un film somme toute inégal, laborieux dans sa première partie et grandiose dans sa seconde avec toute la puissance visuelle du génial Snyder.

De quoi regonfler DC pour une dizaine d’années ?

Batman v Superman : l'aube de la justice (Zack Snyder)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 14:36
Ant-man (Peyton Reed)

Autre film de super héros passé un peu plus inaperçu que les autres, voici « Ant-man » de Peyton Reed.

Sorti en 2015, « Ant-man » exploite pourtant un des plus vieux personnages Marvel qui soit et un des membres fondateurs des Vengeurs dans les années 60.

L’histoire est celle du Docteur Hank Pym (Michael Douglas) scientifique génial qui quitte Stark industries dans les années 80 après avoir mis au point un procédé révolutionnaire permettant de faire rétrécir des êtres vivants à l’état d’insectes.

Refusant que son invention serve des dessins militaires pour créer des super soldats indétectables, Pym se retire donc avec fracas jusqu’à ce qu’en 2015, un cambrioleur et électronicien surdoué franchement sorti de prison, Scott Lang (Paul Rudd) soit contraint de réaliser un casse dans sa maison.

Aidé par deux acolytes latinos faire valoirs dont son copain le baratineur Luis (Michael Pena), Lang déjoue tous les complexes systèmes de sécurité de la maison de Pym et récupère un casque et un étrange costume lui permettant de rétrécir jusqu’à a la taille d’une fourmi.

Capturé par la police, Scott reçoit l’aide de Pym vieilli qui communique avec lui par le casque et lui apprend à contrôler ses pouvoirs en tirant profit de sa force resté celle d’un être humain et de faculté de commander à toutes les variétés de fourmis : volantes ou piquantes ou intelligentes.

Lang reçoit également un entrainement de close combat par l’intermédiaire de Hope (Evangeline Lilly) la fille de Pym et est chargé de récupérer le Yellow jacket un costume de combat mis au point par son ancien associé Darren Cross (Corey Stoll) directeur de Pym industries qui cherche fiévreusement à finaliser le processus de réduction à des fins militaires ou pire à une vente à l’organisation criminelle H.Y.D.R.A.

Criblé de dettes et en difficulté avec son ex femme Peggy (Judy Greer) qui élève sa fille Cassie (Abby Ryder Forston) avec un policier appelé Paxton (Bobby Cannavale), Lang accepte une mission de récupération d’un composant électronique et doit utiliser toutes les capacités du costume et des fourmis pour pénétrer dans le QG des Vengeurs ou est entreposé le butin recherché.

Après avoir affronté le Faucon rouge (Anthony MacKie) gardien des lieux et endommagé ses ailes mécaniques pour s’échapper, Lang est chargé par Pym de pénétrer dans le laboratoire de Cross pour récuperer le Yellow jacket, enfin capable de rétrécir.

Mais il tombe sur un piège et affronte Cross armé du costume qui semble avoir les mêmes pouvoirs que lui avec en plus des rayons lasers mortels.

Après une lutte intense dans le micro monde, Cross est finalement temporairement neutralisé par un piège à moustique puis se ressaisit pour prendre en otage Cassie.

Lang est alors contraint de relancer le combat face à Cross et réussit à le vaincre en se miniaturisant jusqu’à un niveau subatomique lui permettant de court-circuiter le Yellow jacket.

Lang ressort vidé et choqué de ce voyage périlleux qui avait couté la vie à Janet Pym la femme de Hank avec qui il faisait équipe en tan que super héros.

Il se réconcilie avec Paxton et obtient un droit de visite de Cassie puis apprend par Luis que les Avengers le recherchent.

Avant de terminer, Hank propose le costume de la Guêpe à sa fille Hope.

En conclusion, « Ant man » ou l’Homme fourmi a toujours été le Vengeur pour lequel j’avais le plus de mépris en raison de pouvoirs que j’estimais ridicules par rapport à Hulk, Thor ou Iron-man.

A ma grande surprise, Reed se sort honorablement de l’exercice, construisant à partir d’une histoire simpl(iste) de super héros un film surtout renversant par la qualité de ses effets spéciaux.

Michael Douglas apporte ici toute sa stature et contribue fortement à épauler un Paul Ruud parfait en anti héros paumé endossant le costume d’un autre.

« Ant man » n’est donc pas un classique du film de super héros comme pourraient l’etre « Avengers », « X-men » ou les meilleurs « Hulk », « Iron-man » mais crée une petite surprise en tirant convenablement son épingle du jeu.

Beaucoup moins fun et créatif néanmoins que le phénomène « Deadpool » !

Ant-man (Peyton Reed)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 19:10
Deadpool (Tim Miller)

Les comics ne sont jamais loin dans ce blog aussi voici « Deadpool » de Tim Miller.

Sorti en 2016 suite à une forte pression des fans de l’anti héros sur les réseaux sociaux, « Deadpool » s’affiche d’entrée comme un comics certes Marvel mais avec une approche volontairement différente pour ne pas dire déjantée.

Monté à l’envers, « Deadpool » commence par un arrêt sur image d’une invraisemblable cascade en voiture sur un pont New-Yorkais.

Au cours de l’image figée, le héros (Ryan Reynolds) commence par remonter le fil de son histoire lorsqu’il s’appelait Wade Wilson, un ancien des forces spéciales devenu chasseur de primes minable.

Excentrique et violent, Wilson rencontre dans le bar à chasseurs de prime de son ami la Fouine (TJ Miller) une jolie prostituée du nom de Vanessa Carlysle (Morena Baccarin) aussi déjantée que lui et devient logiquement son petit ami.

Tout semble aller pour le mieux dans ce couple hors norme jusqu’au moment ou Wade apprend qu’il souffre d’un cancer ayant atteint son foie, ses poumons et son pancréas.

Désespéré, il quitte sans préavis Vanessa pour suivre un traitement expérimental de la dernière chance dans un laboratoire privé secret.

Mais sur place, Ajax (Ed Skrein) le directeur de recherche et sa musculeuse compagne Angel (Gina Carano) lui révèle la vérité, il va servir de cobaye pour des expériences sur les mutants à hauts risques.

Sanglé, Wilson subit un traitement sévère visant à lui injecter un sérum ne devant s’activer que sous l’effet du stress ou de la douleur.

Torturé nuit et jour par ses bourreaux, il finit par activer le gène mutant qui le guérit de son cancer mais le défigure des pieds à la tête.

Lorsqu’il comprend qu’Ajax va le livrer comme un objet à des terroristes pour servir de tueur spécial, Wilson pète les plombs et s’arrange pour faire exploser le caisson à rétention d’oxygène dans lequel on a joué avec son asphyxie.

Dans un immeuble en flamme, Wilson devenu immortel affronte Ajax dont les réflexes et la force ont eux aussi été augmenté par traitement mutant et perd.

Cloué au sol par une tige en métal, Wilson est bloqué par son rival meilleur combattant que lui.

Son nouveau facteur auto guérisseur lui permet de survivre à ses blessures et rendu à la vie civile, Wilson devient obsédé par la traque d’Ajax dont il estime être le seul à pouvoir lui rendre son apparence.

Conseillé par la Fouine, il adopte comme nom de super héros Deadpool et un ensemble de collants en cuir visant à masquer son aspect horrifique.

On comprend alors le pourquoi de la cascade sur le pont par le fait que Deadpool a enfin fini par localiser Ajax et ses hommes lourdement armés.

Devenu un surhomme invincible au corps à corps, Deadpool décime les gardes à l’aide d’armes à feu ou des sabres, se jouant des rafales de mitrailleuses et des voitures/moto lancées à pleine vitesse.

Mais cloué par un sabre, Ajax est sauvé par une intervention de deux X-men, Colossus le bien connu colosse de métal russe et Negasonic teenage warhead (Brianna Hildebrand), une adolescente renfrognée au look de punk.

Les deux X-men tentent de l’enrôler mais n’essuie qu’une réaction de rébellion de Deadpool qui se voit comme un anti héros asocial psychotique et instable.

Pire, Deadpool qui se heurte à l’invulnérabilité de la carapace de métal organique de Colossus, préfère se sectionner une main pour s’échapper plutôt que de suivre les X-men.

Il trouve refuge dans une sombre bicoque qu’il partage avec AL (Leslie Uggams), une vieille clocharde aveugle noire passionnée comme lui par le montage de meubles Ikea

Alors qu’il se remet de ses blessures, Deadpool est prévenu par la Fouine qu’Ajax a capturé Vanessa pour l’attirer à lui et l’éliminer

Il décide donc de prendre les devants, et se rend avec les deux X-men jusqu’à un immense dock ou se trouve un porte avion désaffecté.

En chemin il oublie toutes ses armes dans la voiture de Dopinder (Karan Soni) un ami indien chauffeur de taxi et doit donc affronter les gardes armés jusqu’au dents avec ses seuls sabre.

Colossus a fort à faire avec Angel dont la force surhumaine rivaliser avec la sienne.

Deadpool liquide les gardes un par un et se fait propulsé par Negasonic teenage warhead jusqu’au pont principal ou se trouve Ajax et Vanessa emprisonnée dans le meme caisson à oxygène que lui.

L’affrontement avec son pire ennemi est inéluctable et a lieu à l’arme à blanche.

Plus bas, Negasonic teenage warhead donne un coup de pouce décisif à Colossus mal embarqué face à Angel en générant une énorme boule d’énergie qui assomme la costaude mais fait également s’écrouler le porte avions.

Deadpool mieux remis que Ajax de la chute, finit par le tuer malgré un sermon de Colossus sur la beauté d’un geste de compassion à l’égard d’un ennemi.

Il peut ensuite retrouver Vanessa, qui accepte de l’aimer malgré son physique monstrueux.

En conclusion, « Deadpool » est un film aussi atypique, loufoque et déglingué que le comics dont il est issu.

Wolverine avec humour ou Kickass avec pouvoirs, Deadpool apporte un véritable vent de fraicheur par ses blagues incessantes, ses situations décalées et ses références musicales douteuses comme le boys band Wham ou le (mauvais) rap américain de années 90.

Le charisme et les pitreries de Reynolds ne peuvent malgré tout pas masquer le vide abyssale du scénario mais en mêlant habilement humour, violence et scènes d’actions endiablées, « Deadpool » parvient à trouver sa place au milieu de la rude concurrence des films de super héros.

Rafraichissant !

Deadpool (Tim Miller)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 21:50
300, la naissance d'un empire (Noam Murro)

Après l’énorme succès de « 300 » de Zack Snyder en 2006, la tache de Noam Murro de lui succéder huit ans après s’avérait aussi traitre qu’un piège du sournois Xerxès.

Pourtant en 2014 sot « 300, la naissance d’un empire » qui se veut se dérouler avant et pendant la fameuse batailles des Thermopyles qui inspira Frank Miller.

Ici, le personnage principal est l’Athénien Thémistocle (Sullivan Stapelton), chef des armées dont le fait d’arme principal est de blesser mortellement le roi perse Darius Ier (Ygal Naor) à la bataille de Marathon en lui plantant une lance dans le torse.

Rapatrié en Perse, Darius expire dans les bras de sa favorite Artémise Ier (Eva Green), stratège de son immense armée.

Son fils Xerxès (Rodrigo Santoro) lui succède logiquement et jure de le venger en conquérant cette Grèce rebelle.

Soutenu par Artémise, Xerxès se baigne dans une source censé faire de lui un dieu vivant et prend la tête de la Seconde guerre médique.

En Grèce, Thémistocle échoue à provoquer l’union sacrée avec Gorgo (Leana Hadey) la reine de Sparte qui refuse de s’allier à la maudite rivale de sa fille.

Tandis que Léonidas et ses 300 font face à Xerxès dans le défilé des Thermopyles, Thémistocle prend donc la tête d’une flotte pour tenter de vaincre Artémise et les trirèmes perses.

Callisto (Jack O’Connell) un jeune guerrier inexpérimenté mais courageux l’accompagne bientôt rejoint par son père le balafré vétéran Scyllias (Callan Mulvey).

En sous nombre face à une ex Grecque devenue Perse après le massacre de sa famille lorsqu’elle avait 13 ans, Thémistocle met à profit la vitesse et la maniabilité des petits navires grecs pour éperonner les lourde trirèmes de ses adversaires et leur infliger de lourdes pertes.

Surprise de cette résistance, Artémise fait exécuter le général Artaphène (Ben Turner) et charge le général Bandari (Ashraf Barom) de laver l’affront.

Celui-ci tombe dans le piège grossier de la retraite des Grecs qui les attirent dans un espace rocheux étroit ou leurs navires se retrouvent rapidement immobilisés et vulnérables à une contre attaque cinglante.

Après le massacre de Bandari, la réaction d’Artémise est de tenter de séduire Thémistocle en lui proposant une grande autonomie en échange de la soumission d’Athènes au grand Xerxès.

Mais après un début de nuit torride, Thémistocle refuse l’offre ce qui propose l’ire de la sulfureuse stratège.

Déterminée à détruire son adversaire, Artémise déploie sa garde privée qui nage depuis son énorme navire cuirassé pour se sacrifier en bombes incendiaires humaines recouvertes d’une huile épaisse.

Un combat confus et désespéré s’engage alors, aboutissant à la mort de Calisto et Scyllias et la destruction du navire de Thémistocle dans un gigantesque brasier.

Le stratège grec survit néanmoins et rejoint Athènes en apprenant la triste nouvelle de la mort de Léonidas par la bouche du difforme Ephialtès (Andrew Tiernan), hoplite traitre soumis à Xerxès.

Plutôt que de s’affliger de cette défaite et de la prise d‘Athènes par Xerxès, Thémistocle préfère prendre l’exemple du sacrifice de Léonidas et de ses 300 comme un modèle d’héroïsme pour galvaniser la résistance grecque et unifier les cités afin de combattre l’envahisseur.

Il finit par convaincre la veuve Gorgo de l’appuyer en lui envoyant des navires spartiates en renfort.

Le choc maritime final survient à Salamine ou les Grecs parviennent par leurs qualités de combattants à dominer les Perses dans de sanglantes joutes navales.

Même les fameux Immortels, censés représenter les soldats d’élite de Xerxès sont massacrés par Thémistocle au cours d’une improbable charge à cheval sautant de navire en navire.

Se retrouvant face à Artémise, Thémistocle affronte la stratège en un combat singulier acharné et finit par la tuer après un ultime refus de rédition.

En conclusion, malgré une louable tentative, « 300, la naissance d’un empire » échoue à égaler ne serait ce que la moitié de l’impact du premier opus de Zack Snyder.

Certes l’action est là avec des combats d’une violence inouïe ou le sang gicle abondamment et ou les Perses tombent comme des mouches sous les coups des invincibles guerrier grecs… mais le scénario et la puissance graphique de Murro se montre terriblement moins excitant.

Le choix de la filiforme Eva Green pour incarner une invincible guerrière est un échec et on ne retrouve pas les moment de grâce brutale et épique, fruits de l’imagination féconde de Snyder ou archers, rhinocéros, éléphants de guerre, géants, sorciers et demi dieux faisaient face à une petite phalange de durs à cuir soudés comme un pack de rugby dans la mêlée.

Ce manque criant d’ampleur et de magie empêchent pour moi cette suite de prétendre rivaliser avec le chef d’œuvre originel…

300, la naissance d'un empire (Noam Murro)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 20:40
Spider-man (Todd Mac Farlane, Rob Liefeld)

Toujours à l’honneur, Todd Mc Farlane signe chez Marvel dans les années 1990-1991 pour scénariser et dessiner Spider-man dans des aventures regroupées dans « Spider-man ».

Dans la première d’entre elles, Peter Parker marié à la sexy rousse Mary Jane Watson, se met sur la trace du Lézard, qui envouté par une sorcière formée par Kraven le chasseur, commet d’atroces meurtres à New-York.

Mais après avoir trouvé l’origine de la deshumanisation de son ancien ami/adversaire, Spider-man réalise que la Sorcière a la possibilité d’affaiblir ses pouvoirs en raison d’un venin magique injecté dans son corps à l’aide des griffes du Lézard.

Dans un atmosphère de violence et de magie noire, Spider-man ne sauve sa peau qu’en profitant du chaos de son combat contre le Lézard qui fait exploser une canalisation de gaz.

Alors que Mary Jane se console de l’absence de son mari en sortant seule faire la bringue dans le New-York by night, Spider-man rassemble ses dernières forces pour régler ses comptes au Lézard en l’étranglant avec des chaines ce qui provoque la disparition de la Sorcière.

Spider-man affronte ensuite un autre vieil ennemi, le Super bouffon et s’aperçoit qu’il traqué par Ghost rider en personne qui désire le châtier pour ses enlèvement d’enfants.

Le combat entre les trois hommes est confus, le Super bouffon illuminé se défendant avec la hargne de nouveaux pouvoirs mystiques face un adversaire le surclassant, tandis que Spider-man tente de s’interposer pour sauver la vie d‘un adolescent appelé Adam.

Une fois le Super bouffon mis KO par Ghost rider, Spider-man obtient du bourreau infernal de l’épargner pour préserver la vie d’Adam blessé dans la lutte.

L’action se transpose ensuite dans le Grand Nord canadien dans lequel le photographe Peter Parker appelé pour couvrir une série de meurtres d’enfants attribués au Wendigo, croise la route de Wolverine qui mène lui-même son enquête.

Après une enquête difficile faite de faux semblants dans lesquelles les peurs ancestrales de population militent pour accuser le monstre terrifiant des légendes canadiennes, Wolverine parvient à démasquer le vrai coupable, Krahn un policer pédophile poussant les habitants à faire des battues dans la foret afin de détourner les soupçons.

Wolverine laisse partir Krahn et permet à Thorpe l’un des chasseurs de le dénoncer en ayant entendu ses aveux dans la foret.

La journaliste canadienne Ann Brooks qui fait office de narratrice publiera elle aussi un article qui sera minoré par sa direction au motif qu’il était moins vendeur qu’un Bigfoot albinos tueur.

De retour à NY, Spider-man vétu de son costume noir de Vénom qui effraie tant sa femme, descend dans le égouts mettre en fuite le vampire Morbius qui a pris le contrôle des Morlocks pour lui ramener des victimes à consommer.

On termine par une histoire de Rob Liefeld dans laquelle la X-Force (Warpath, Feral, Shatterstar, Domino) aidée de Spider man affronte le Fléau dans un combat aussi confus qu’irritant sur le sommet des deux regrettées tours du World Trade Center.

Responsable d’une explosion au WTC, l’associé et ami du Fléau, Tom Cassidy est abattu par Câble

Après moultes improbables revirements, l’invulnérable colosse est pris en traitre par les épées magiques de Shatterstar qui parviennent à desceller son casque et mis en joue par Câble, se fait téléporter pour échapper au conflit, laissant la X-Force face aux hommes de S.H.I.E.L.D.

En conclusion, « Spider-man » montre déjà avant « Spawn » tout le talent et le style unique de Todd Mc Farlane composé de noirceur, de mysticisme, de violence et d’action.

Le Canadien est parfaitement à l’aise pour créer des atmosphères horrifiques dans lesquelles évoluent le Lézard, le Super bouffon ou Ghost rider dans des versions démoniaques d’eux même.

Il fait preuve de plus de subtilité dans l’affaire du Wendigo, qui fait plus ici figure de victime de la folie des hommes que de prédateur aussi implacable qu’effrayant, même si Spider-man n’a ici qu’un rôle de faire valoir face à un Wolverine taillé sur mesure pour la profonde foret du Grand Nord.

On déplorera cependant des scènes d'action surchargées parfois difficiles à apprécier et l'aventure de Morbius, éternel looser en Dracula de série B.

Enfin, même si Liefeld n’a pas son pareil pour dessiner des forces de la nature comme le Fléau ou Red dragon, son aventure reste de loin la plus faible et ridiculise un personnage censé balayer des semi amateurs comme la X-Force.

Malgré ces critiques, Mac Farlane impose indiscutablement une version plus sombre et violente du Tisseur bon enfant des années 60.

Spider-man (Todd Mac Farlane, Rob Liefeld)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens