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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 12:43
Doggybags, volume 6 (Céline Tran, Run, Jeremie Gasparutto, Florent Maudoux, Guillaume Singelin)

La franchise Doggybags tourne fort en 2014 avec « Doggybags, volume 6 ».

Cette fois l’originalité est de mise avec une carte blanche offerte à la star du porno Katsuni qui signe plusieurs histoires sous un nom plus civil : Céline Tran.

Associée à l’équipe de Doggybags : Run (scénario), Guillaume Singelin, Florent Maudoux et Jeremie Gasparutto (dessins), Kastuni parle de ce qu’elle connait : l’industrie du porno américaine.

Sous la plume de Gasparutto, deux recruteurs-casteurs abusent sans vergogne des velléités de succès de Sandy une ex paumée de la téléréalité, une blonde tatouée à belle poitrine pour la livrer en pâture à des démons-brutes désireux de se repaitre de son corps et de son sang dans un des multiples petits studios de la porn valley californienne.

Mais en plein calvaire, Celyna, une Némésis guerrière fait alors son apparition sous les traits de la porn star asiatique et massacre les démon à coup de katana.

Après avoir liquidé les monstres, Celyna termine en émasculant le recruteur.

Puis avec Maudoux le récit vire quelque peu à l’autobiographie d’une hardeuse, qui dit avoir plongé dans le milieu après une douloureuse rupture amoureuse.

Agressée par des monstres violeurs suceurs de sang, sa résistance hors du commun lui permet de devenir la favorite d’un démon supérieur qui lui alloue ses pouvoirs de tueuse-vampire.

Devenue Celyna la sépulkre, elle traque elle aussi ses proies hommes ou femmes pour se sustenter en sang frais avant de se rebeller contre ses créateurs et de les assassiner.

Dans la dernière partie, Singelin présente François Donatien un abominable notable très (trop ?) fortement inspiré du personnage de Sade et Dominique Strauss Kahn, pour décrire un monstre pervers aimant torturer des jeunes femmes et se repaitre de sang.

Traqué par Celyna qui n’a aucun mal à se débarrasser de ses gardes du corps, Donatien est finalement exécuté après avoir été forcé d’ingurgiter toute la collection de sang millésimé qui faisait l’objet de sa fierté malsaine.

En conclusion, « Doggybags, volume 6 » varie quelque peu les plaisirs en mixant cette fois les influences gore vampiriques avec le thème de la sexualité, abordé sous l’angle aujourd’hui moderne de l’envahissante pornographie.

La porn star Kastuni trouve dans ce style volontairement régressif l’occasion d’extérioriser d’autres facettes de ses « talents » artistiques produisant des scénarios basiques et autobiographiques ou on devine une certaine brutalité dans les tournages de style « gang bang ».

Pour le reste, les amateurs retrouveront le coté crade et grossier du graphisme des auteurs habituels.
Avec cet apport ponctuel et particulier, ce volume six change un peu la donne, sans bouleverser pour autant par son audace ou son génie.

Doggybags, volume 6 (Céline Tran, Run, Jeremie Gasparutto, Florent Maudoux, Guillaume Singelin)
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 22:18
Doggybags, volume 8 (Noellie Pravia, El diablo, Johnatan Garnier, Juliette le hégarat, Mathieu Bablet)

Fidèle à sa réputation sanglante et exotique, « Doggybags, volume 8 » voit le jour en 2015.

Ici, deux auteurs Noellie Pravia et Juliette Le hégarat sont mises en avant pour raconter une histoire de fantastique gore au Nicaragua, pays oublié d’Amérique centrale.

Soledad, une modeste serveuse d’un bar minable d’un petit village est victime d’un viol et d’un cruel assassinat par des truands locaux dirigés par leur chef Tuco.

Son frère Luis, endetté dans de stupides paris de rodéos ne tarde pas à la rejoindre sous terre.

Mais l’esprit de Soledad se réincarne dans celui d’une créature légendaire, une sorcière appelée la cégua qui est protégée par un chien surnaturel le cadejo.

Patiemment Soledad traque donc ses bourreaux et les étripe un par un, acceptant son statut de déesse vengeresse.

El diablo fait ensuite son retour pour compter l’horrible histoire de Jeffrey Dahmer tueur en série homosexuel du Milwaukee, qui massacre sa malheureuse jeune victime, un enfant de quatorze ans appelé Konerak malgré la courageuse intervention de deux femmes noires qui avaient tenté d’alerter deux stupides policiers blancs sur la détresse de la victime hagarde et blessée en pleine rue.

Habile et manipulateur comme tous les tueurs en série, Dahmer n’a aucune difficulté à berner les policiers qui gobent sans sourciller son histoire de dispute d’amoureux.

Pour finir, Jonathan Garnier (scénario) et Mathieu Bablet (dessins) nous entrainent dans le ghetto de Kowloon à Hong-Kong, ou Eddie un postier joue de la rumeur pour faire accuser le boucher Zhang, d’une série de meurtres horribles afin de mieux détourner les soupçons sur ses propres activités criminelles.

Sans remord, Eddie révèle sa vraie nature et tue celui qui demandait son aide.

En conclusion, « Doggybags, volume 8 » tourne à présent bien en rond, se contentant de recycler les mêmes histoires de vengeance sur fond de légendes latino-américaines.

Derrière ce nettoyage pour le moins radical des criminels, on goutera moins la fascination repoussante pour les tueurs en série, qu’ils soient américains ou asiatiques…

Ce volume 8 desservi par l’habituel graphisme grossier de ses dessinateurs, passe donc les bornes de l’abject et se montre d’un intérêt plutôt faible, comme si le soufflet finissait finalement par retomber.

Doggybags, volume 8 (Noellie Pravia, El diablo, Johnatan Garnier, Juliette le hégarat, Mathieu Bablet)
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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 21:40
Doggybags, volume 5 (El puerto, Neyef, Run, Aurélien Ducoudray,Tomeus, Katrinka)

« Doggybags, volume 5 » poursuit la série en 2014.

De petits nouveaux El puerto (scénario) et Tomeus (dessins) s’attèlent à une histoire dans la plus pure tradition hardcore des Doggybags dans laquelle deux braqueurs de banques latinos de Miami se réfugient dans les égouts de la ville pour fuir la police.

Malgré leur dureté et leur armement, les deux hommes sont impitoyablement traqués par un crocodile albinos géant qui les dévore avec la complicité bienveillante d’un gros shérif américain qui a déjà failli mourir dans ses mêmes égouts.

Le mentor Neyef travaille ensuite avec Aurélien Ducoudray pour un trip délirant dans lequel Shawn Nelson un paumé-toxicomane de San Diego, se sent investi d’une mission divine et s’inspirant de l’œuvre de Saint George, dérobe un tank de la garde nationale pour une folle ride avant d’être abattu par les flics.

Et comme si cela ne suffisait pas le duo Run/Ducoudray s’associé avec les dessins de Kartinka pour décrire un parc d’attraction patriotique géant ou le public peut tuer des zombies capturés dans l’espoir de modifier les grand défaites de l’histoire américaine : défaite du général Cluster, assassinat de Kennedy, 11 Septembre+ Guantanamo.

Richard un des gardiens du parc, perd contenance face aux provocations du petit ami noir et athlétique de la femme qu’il désire Linda et après avoir perdu au tir face à lui et encaissé ses brimades sur ses piètres performances au lit, livre le boyfriend indélicat aux zombies.

Mais l’affaire échappe à son contrôle et les zombies s’en prennent aux visiteurs, les mordant pour les contaminer en une sanglante et jouissive revanche.

En conclusion, « Doggybags, volume 5 » redresse un peu à la barre après un quatrième volume en dedans.

Rien à dire sur la première histoire, certes sans surprise mais plutôt jouissive ou d’affreux bandits se font traqués et dévorés mais grand doute métaphysique sur la pauvreté pour ne pas dire débilité de la seconde avec ce kif de conduire un tank face à la police.

Enfin, cynisme total et hommage vibrant à George Romero dans la dernière histoire avec une attaque en règle des valeurs patriotiques américaines.

Si ce cinquième volume n’atteint pas les sommets de la série, il s’en tire néanmoins correctement.

Doggybags, volume 5 (El puerto, Neyef, Run, Aurélien Ducoudray,Tomeus, Katrinka)
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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 20:03
Doggybags, volume 4 (El diablo, Run, Nicolab, Singelin)

Très alléché par les excellents premiers Doggybags, je me suis logiquement rué sur « Doggybags, volume 4 » toujours dirigé en 2014 de main de maitre par Run.

La première histoire concocté par El diablo sur des dessins de Nicolab montre le navire de André Bardochan puissant trafiquant d’armes faire naufrage, laissant l’homme survivant sur une ile déserte avec comme seuls partenaires sa femme Cécilia et Vassia un colossal cuisinier russe avec qui il avait eu une violente altercation à bord.

Profitant de sa supériorité physique, Vassia prend le dessus sur Bardochan, lui volant sa femme et l’obligeant à faire des basses besognes pour le servir.

Incapable de subir plus longtemps cet enfer, Bardochan se rebelle, tuant accidentellement Cécilia puis volontairement Vassia à coups de pierre.

Finalement recueilli par une marine sud américaine, Bardochan est mis en arrestation pour le double meurtre de l’ile…

On change brutalement d’univers pour se retrouver avec Run dans les épaisses forets de l’Oregon, ou un jeune couple perdu traqué par ce qu’il croit être un tueur en série, tombe dans les griffes de policiers psychopathes qui les enferment dans des cellules sous terraines et les nourrissent de chair humaine (!).

Pour terminer ce même Run s’associe à Singelin pour mettre en comics l’opération des Navy seals aboutissant à la mort d’Oussama Ben Laden, retranché dans une maison ultra sécurisée du Pakistan.

Les commandos perdent un hélicoptère et ont toutes les peines du monde à tuer le leader terroriste, qui semble à chaque fois reprendre vie par chacun de ses membres en une métaphore des réseaux terroristes proliférant par delà sa mort.

En conclusion, « Doggybags, volume 4 » est une déception après le puissant travail de recherche sur les narcotrafiquants mexicains ou les gangs blacks de LA effectués dans les numéros précédents.

La première histoire aussi radicale qu’absurde est joliment troussée par Nicolab dans un cadre pour une fois plus exotique et séduisant que les ruelles défoncées des crack-cities.

Ensuite après ce départ honorable c’est la chute et les auteurs ne se foulent pas beaucoup en recyclant les vieux codes des films d’horreurs ou d’action purs et durs US.

Quand en plus les dessins, surtout de Singelin sont affreux, on a surtout envie de passer au numéro 5 de la série pour voir la suite !

Doggybags, volume 4 (El diablo, Run, Nicolab, Singelin)
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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 22:41
Superman 3 (Richard Lester)

Voyage dans le temps avec « Superman 3 » de Richard Lester.

Sorti en 1983, ce troisième volet montre Superman (Christopher Reeves) toujours impeccable face aux pires catastrophes industrielles, aux prises avec Ross Webster (Richard Vaughn) un richissime industriel utilisant les compétences d’un génie de l’informatique August Gus Gorman (Richard Pryor) qui avait tenté de pirater une de ses sociétés.

Webster force Gus a pénétrer le réseau d’une petite société de Smallville, la ville d’origine de Superman au Kansas, pour prendre le contrôle d’un satellite appelé Vulcain et provoquer des dérèglement climatiques.

Mais lorsque Superman intervient pour protéger la Colombie de représailles de Webster face à une tornade, le génie du mal utilise le satellite pour identifier de la kryptonite, seule matière capable d’altérer les pouvoirs du plus grand super héros de la Terre.

Superman se fait berner par un stratagème grossier de Gus et s’expose au fameux minerais qui modifie son psychisme, le rendant individualiste, méchant et brutal.

Il délaisse ses fonctions et Lana Lang (Annette O’Toole) un ex copine de classe qu’il a retrouvé au cours d’une soirée des anciens à Smallville ainsi que son petit neveu et grand admirateur Ricky (Paul Kaethler).

Il redresse la Tour de Pise, éventre un cargo pour le faire dévier de sa route et a une brève relation avec Lorelei Ambrosa (Pamela Stephenson), la blonde volcanique petite amie de Webster.

Mais alors qu’il sort ivre d’un bar, Ricky lui fait la morale et provoque un conflit intérieur matérialisé par un lutte physique dans une casse entre Clark Kent le « bon Superman » contre le mauvais.

Après un combat spectaculaire, Kent triomphe et Superman reprend ses esprits.

Il se rend dans le Grand Canyon pour arrêter Webster qui a fait construire sur les recommandations de Gus un gigantesque ordinateur capable de contrôler le monde

Luttant contre des missiles et divers pièges destructeurs, Superman approche de l’ordinateur mais est bloqué par un rayon de kryptonite pur.

Gus a alors un sursaut et désactive le rayon.

Superman se reprend, bloque de Vera (Annie Ross) la rigide sœur de Webster qui avait fusionné avec l’ordinateur devenu autonome et finit par détruire l’infernale machine en utilisant des réservoirs d’acides.

Reconnaissant, il emmène Gus avec lui tandis que Ross et son équipe sont appréhendés par les autorités.

Lana refait sa vie hors de Smallville comme secrétaire, Pryor reprend un nouveau départ qu’on espère plus honnête (?) et Superman répare toutes ses erreurs, en penchant à nouveau la Tour de Pise.

En conclusion, « Superman 3 » est un honnête divertissement aux effets spéciaux aujourd’hui un peu has been mais qui plaira aux nostalgiques de la période Christopher Reeves, toujours aussi « armoire à glace » dans ce troisième volet.

Maniant humour avec l’extraverti Pryor mais aussi approche visionnaire des dangers des hackers avec l’informatique de 1983(!), ce troisième volet se montre plutôt léger et rafraichissant.

Un bon moment certes daté à savourer en famille au gré des multiples rediffusions télévisées !

Superman 3 (Richard Lester)
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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 19:45
Before Watchmen, Minutemen, volume 8 (Joe Michael Straczynski, Adam Hughes)

Urban comics continue de refaire l’histoire des Watchmen avec « Before Watchmen, Minutemen volume 8 » sorti en 2014.

Cette fois Joe Michael Straczynski et Adam Hughes s’attaque au plus puissant des Watchmen, Jon Osterman alias le Dr Manhattan en brossant une histoire d’une folle complexité, ou le physicien devenu une créature capable d’influencer le temps, l’espace et la matière en raison des formidables masses d’énergie que son corps recèle, explore les multiples alternatives de son histoire personnelle.

Jon qui a été irradié en 1959, retrouve donc ses premiers émois avec celle qui deviendra sa femme Janey Slater puis revit une terrible scène de ménage pour avoir manipulé le sort afin de patrouiller avec la sexy Spectre soyeux dans les années 60.

La crise de missiles de Cuba en 1962 est vu sous deux angles différents avec des issues diamétralement opposées, puis le temps s’accélère: la mort de Kennedy, la démission de Nixon et la chute du mur de Berlin marquant la fin de la Guerre froide.

Les questions tournoient sur fonde de physique quantique : poursuivi par les nazis lors de la fuite d’Allemagne en 1939 avec le sacrifice de sa mère Inge ? Mort et enterré en 1959 ? Présent sur Mars dans les années 80 en raison de sa dangerosité ou coulant une retraite heureuse avec Janey ?

Le flux temporel converge finalement vers Ozymandias, le riche industriel/aventurier visionnaire qui manipule le désarroi et la souffrance de Manhattan pour le convaincre de lui confier son immense pouvoir afin de faire régner la paix dans le monde.

Laissé de vivre parmi les hommes, celui qui a les pouvoirs d’un dieu s’exile enfin sur Mars pour y recréer de nouvelles conditions de vie…

En conclusion, malgré mon attachement très vif pour le Dr Manhattan en tant que seul réel super héros des Watchmen, je n’ai pas du tout accroché à « Before Watchmen, Minutemen volume 8 » qui constitue un véritable dédale incompréhensible de réalités alternatives superposées.

Straczynski se fait plaisir mais perd complètement le lecteur dans ses délires quantiques…au final de bien peu d’intérêt si ce n’est de comprendre le cheminement ayant mené le Dr maudit à tomber dans le piège tendu par l’habile Ozymandias.

Bien peu de plaisir donc dans l’histoire et dans le style froid et lugubre de Hughes.

Dommage…

Before Watchmen, Minutemen, volume 8 (Joe Michael Straczynski, Adam Hughes)
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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 15:43
Before Watchmen, Minutemen, volume 7 (Brian Azarello, J.G Jones)

En 2014, Urban comics continue la série des Minutemen avec « Before Watchmen, Minutemen, volume 7 » de Brian Azarello (scénario) et J.G Jones (dessins).

Dans ce septième volume, on découvre la vie d’Eddie Blake alias le Comédien, membre des Watchmen réputé pour son instabilité psychologique et sa grande violence.

Très tôt, Blake apparait comme un proche du clan Kennedy dans les années 60.

Homme de confiance de John Fitzgerald et Jackie Kennedy, il réalise pour eux des missions troubles ou ses capacités de tueurs froid et discret sont mises à contribution.

Mais en pleine mission d’éradication d’une bande criminelle menée par Moloch, le Comédien apprend la mort de son patron assassiné en pleine rue par un tireur isolé.

Le mercenaire gouvernemental change alors d’employeur et travaille pour Bobby Kennedy, qui l’envoie en mission secrète au Vietnam pour faire le sale boulot dans une guerre féroce et très couverte par les médias.

Lâché en pleine jungle, le Comédien étanche ses pulsions de violence face à des adversaires féroces et déshumanisés.

De retour aux États-Unis après un an, le Comédien est écœuré par les mouvements pacifistes et prend plaisir à déstabiliser les révoltes des minorités noires…

Lorsqu’il comprend que Kennedy se dirige à signer une paix contre une guerre qu’il ne peut gagner, il se surpasse dans la violence et la cruauté, au point d’exterminer à lui seul un village entier de civils vietnamiens.

Combinant folie et bravoure, le Comédien extraie de la jungle infestée de Viêt-Congs revanchard son ami William Benway qui meurt malheureusement avant d’avoir été secouru.

Il est ensuite sagement rappelé aux États-Unis pour des missions de lutte contre des bandes criminelles armées, aux cotés des premiers Watchmen (le Hibou et Rorschach).

Gordon, un ami de la CIA, le prévient qu’un faux terroriste palestinien va tenter d’assassiner Bobby Kennedy et le Comédien qui sait que le président lui a demander d’avouer publiquement ses crimes au Viet Nam, saisit alors l’occasion de l’éliminer.

En conclusion, « Before Watchmen, Minutemen, volume 7 » explore le passé d’un des membres les plus borderline des Watchmen, le controversé Comédien, personnage viril et instable, mais finalement assez proche d’un Wolverine ou d’un Punisher.

Solitaire, dangereux et sans état d’âmes, le Comédien n’est finalement qu’un outil d’élimination utilisé par le gouvernement, mais qui peut contrôlable finit par devenir embarrassant.

Peu d’intérêt au final dans cette version proposée par Azarello avec un personnage bien mince, sans passé, ni famille, ni femme et toujours la bonne vieille obsession des Etats-Unis pour le conflit du Viet Nam…

Grosse déception au finale donc que le style froid et assez pauvre de J.G Jones ne saurait atténuer.

Before Watchmen, Minutemen, volume 7 (Brian Azarello, J.G Jones)
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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 13:35
O.M.A.C (Jack Kirby)

Brillante idée de DC comics que de réunir en 2008 les principales histoires du super héros Omac (One Man Army Corps) dans « O.M.A.C » de Jack Kirby.

Ces aventures ciblées entre 1974 et 1975, montrent dans un monde futuriste un modeste employé souffre douleur de ses collègues appelé Otto choisi par une organisation internationale appelée APP (Agence Pour la Paix) pour devenir un super héros technologique œuvrant pour la paix dans la monde.

Pris en main par le professeur Myron Forest, lui-même membre de l’APP comme ses représentants masqués, Otto reçoit un traitement à distance administré par un œil géant en orbite autour de la terre et devient un être supérieur doté d’une force surhumaine.

La première tache d’Omac consiste à détruire une base secrète appelé Section D ou étaient crées des androïdes destructeurs.

En liaison permanente avec l’œil qui adapte en permanence ses pouvoirs en fonction de la situation, Omac se voit désigné un nouvel objectif en la personne de Mr Big, chef d’une puissante organisation armée qui lance face à lui des tueurs suréquipés.

Mais Omac révèle ses étonnantes capacités, surpassant physiquement un bataillon entier mais ne peut empêcher la mort de Forest, assassiné par les hommes de Mr Big.

Omac se montre rusé, simulant sa mort dans une luxueuse fête organisée dans la ville d’Electric city, ce qui permet à deux agents de l’APP d’approcher Mr Big et de l’arrêter.

Bombardé général en chef, Omac est ensuite envoyé combattre Kafka un dictateur militaire d’un pays d’Europe de l’Est menaçant le monde de destruction.

Kafka est dispose d’encore plus d’armes et d’hommes que Mr Big et Omac doit utiliser les capacités d’un sièges volant truffés d’armes technologiques pour survivre aux missiles, tanks et drones qui l’assaillent.

Le général utilise un gigantesque tank-bunker pour tenter de venir à bout de cet invincible adversaire, mais avec l’aide de l’œil, Omac triomphe et le remet à l’APP pour jugement.

Même emprisonné, Kafka reste menaçant et obtient l’aide du multi-tueur monstruosité animale ressemblant à une araignée géante se renforçant en absorbant l’énergie autour d’elle.

Omac livre alors son plus formidable combat contre un adversaire qui le surpasse même avec l’aide l’œil mais parvient à le désorienter son système de guidage en lui brisant une antenne, ce qui l’envoie exploser dans l’espace.

Dans l’aventure suivante, Omac démantèle la Cabal du Crime, une organisation qui envisage de développer un business permettant à de riches clients âgés de transférer leurs esprits dans des corps d’hommes et femmes jeunes préalablement capturés.

Omac fait pression sur Buck Blue, un modeste porte flingue de la Cabale pour atteindre Freddy Sparga, dit le Coquet, le responsable de cette triste affaire.

Affrontant mutants et gardes agressifs dans les sous sols de la base secrète de la Cabale, Omac parvient à mettre fin à ce projet fou et exonère Buck le repenti qui l’a guidé jusqu’à son but.

Pour finir, Omac affronte Skuba un dangereux scientifique qui a trouvé un moyen révolutionnaire pour absorber l’eau de la terre.

Redoutable, Skuba trouve un procédé capable d’ôter ses pouvoirs aux colosse qui redevient le frêle Otto.

Capturé aisément, Otto est guidé par les enfants de Skuba dans les tréfonds de la base et découvre les horribles manipulations génétiques du savant fou.

Skuba parvient même à attaquer à distance l’œil qui tentait de porter secours à Otto mais l’effort détruit ses machines et par conséquent tout sa base !

En conclusion, « O.M.A.C » est une belle surprise et un superbe projet assez méconnu, né de l’imagination fertile de Jack Kirby qui impose sa vision du future et son style puissant et grossier dans des aventures toutes plus extraordinaires les unes que les autres.

Omac est une sorte de Captain america du futur, affublé d’une crête d’iroquois à la Gladiator/Savage dragon, doté d’une mâchoire carrée et d’une musculature d’athlète.

Face aux militaires, criminels ou savants fous usant de technologies pour menacer l’ordre mondial, ce héros relié à un Œil ange gardien, livre des batailles titanesques déroulées sur un rythme d’enfer.

Certes les intrigues sont simplistes, les personnages assez caricaturaux mais Omac demeure un héros attachant, courageux et affublé de nobles idéaux.

Alors un nouveau grand coup de chapeau pour le génie créateur de Kirby !

O.M.A.C (Jack Kirby)
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 18:27
Doggybags, volume 3 (Run, Neyef, Florent  Maudoux)

Après avoir pris gout au premier Doggybags, je me suis logiquement dirigé vers d’autres expériences du même genre et ai dégusté « Doggybags, volume 3 ».

Sorti en 2012, « Doggybags, volume 3 » œuvre de Run (scénario) et Neyef (dessins) nous invite à une immersion dans le monde des grands cartels ultra violents qui sévissent au Mexique jusqu’à contester même la suprématie du président Calderon, qui s’appuie pourtant sur l’armée pour leur livrer la guerre.

On commence à Ciuadad Juarez par un assassinat sauvage de gangsters ayant voulu doubler un chef de cartel.

Coincés par des policiers corrompus, quatre hommes sont sauvagement décapités et leurs corps exposés dans la rue et sur Internet pour laisser un message explicite aux autres membres tentés par l’aventure.

Mais le féroce tueur responsable de l’expédition est lui-même harcelé par ses démons intérieurs dans la chambre d’hôtel minable ou il s’est retranché et finit par se suicider après avoir perdu les pédales.

Florent Maudoux prend ensuite les commandes pour une histoire encore plus construite dans laquelle deux immondes chefs de cartel et un chef de la police corrompu racontent leurs histoires de femmes et de meurtres dans un club de striptease.

Mais la stripteaseuse, une superbe brune typée qui effectue un sensuelle danse des sept voiles pour eux se révèle être la même femme indienne/brésilienne/chinoise qu’ils ont voulu exploiter et assassiner.

Les trois hommes sont alors sommairement égorgés par la déesse de la vengeance et même si ils se révèlent être des démons immortels proliférant sur le vice du monde, sont cependant durablement handicapés par leur démembrement.

La dernière aventure montre un raid de tueurs de trafiquants qui profitent du jour des morts dia de muertos sacré et festif au Mexique, pour liquider tout un gang.

Ces tueurs inspirés du mouvement Los Matas Zetas de Vera Cruz, s’habillent en squelettes pour se rendre plus effrayants et massacrent impitoyablement avec une efficacité paramilitaire des trafiquants pourtant surarmés et bien organisés.

Et même lorsque l’un d’entre eux, Guillermo accepte de l’argent d’un chef de cartel rival, la sanction impitoyable tombe : la mort pour le traitre.

En conclusion, « Doggybags, volume 3 » se montre d’un grand niveau de qualité dans son style gangster/horreur très gore.

Tout en livrant des histoires d’une grande violence ou les trafiquants sont finalement les victimes soit de leur conscience, soit d’esprit vengeurs, soit d’autres organisations populaires vengeresses, le comics apporte des analyses historiques et sociologiques passionnantes sur le phénomène des cartels mexicains, capables par leur puissance économique de s’équiper comme de véritables armées, d’acheter des policiers ou des politiciens et surtout de se livrer de barbares guerres de contrôle de territoires ou l’horreur succède à l’horreur.

Un comics pour adultes e qualité donc qui à coté des histoires de gangs blacks californiens, remplira les fans d’histoires de cartels et de folklore mexicain.

Doggybags, volume 3 (Run, Neyef, Florent  Maudoux)
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 18:53
Before Watchmen, Minutemen, volume 6 (Len Wein, Joe Michael Straczynski, Steve Rude, Eduardo Risso, John Higgins)

Toujours en 2013 sort « Before Watchmen, Minutemen, volume 6 ».

Dans la première partie, Len Wein (scénario) et Steve Rude (dessins) s’intéressent au destin de William Benjamin Brady, ex footballeur de Texas, qui à la suite d’une blessure handicapante abandonne le sport pour tenter sa chance comme acteur à New-York.

Essuyant refus sur refus, le jeune homme accepte de prêter son physique athlétique à un personnage costumé appelé Bill Dollar censé protéger les banques des gangsters.

Alliant chance et marketing, Bill Dollar devient une star New-Yorkaise et intègre sur la foi de sa popularité les Minutemen avec lesquels il se distingue par des actions courageuses.

Mais la chance finit par tourner un jour et Bill meurt stupidement en tentant d’empêcher un nouveau braquage.

Son mythe survira néanmoins…

Dans un genre plus sombre, Joe Michael Straczynski (scénario) et Eduardo Risso (dessins) décrivent le parcours d’Eddie Jacobi, enfant victime de persécutions en raison de son physique difforme qui tua un jour un de ses camarades par déception amoureuse.

Dans les années 60, Jacobi sera ensuite tenté par une carrière de magicien sous le nom de Moloch puis embrassa une carrière de criminel, devenant un caïd régnant sur le proxénétisme et le trafic de drogue.

Mais ses ambitions furent souvent contre carrées par les Minutemen qui le conduisirent en prison.

Entre quatre murs, Moloch fit son mea culpa et se convertit à la religion catholique.

A sa sortie dans les années 80, le milliardaire Adrian Veidt alias Ozymandias profite de sa volonté de rédemption pour le prendre sous son aile et l’assigner à une tache factice de contrôle des calculs d’une équipe de scientifiques œuvrant sur une programme nucléaire censé changer le monde.

Moloch se laisse manipuler, apporte à Janey Slater, l’ex femme du Docteur Manhattan, un colis comportant des médicaments contre la bronchite.

Mais Slater meurt peu à peu, s’ajoutant à la liste déjà longue des victimes de l’homme radioactif.

Moloch, comprend trop tard par l’intervention du Comédien puis de Rorschach, qu’on l’a instrumenté et lui a inoculé une substance radioactive qui le condamne à une mort lente par cancer de la prostate.

Veidt manipule en réalité l’opinion publique en faisant croire que Manhattan tue tous ses proches et Moloch ex adversaire des Watchmen.

Lorsque Veidt lui révèle la vérité, il parvient également à le convaincre qu’il a expié ses fautes en participant à un projet d’envergure qui changera à tout jamais l’avenir de l’humanité.

Moloch se suicide donc peu avant l’arrivée de Rorschach.

En guise de bonus, Len Wein et John Higgins (dessins) racontent l’histoire d’un ex officier de marine anglais Gordon Mc Clachlan, qui à la suite d’un naufrage doit accomplir des actes étranges pour racheter son âme possédée par une créature surnaturelle appelée le Corsaire sanglant.

Durant des aventures aussi exotiques que fantastiques Mc Clachlan s’allie avec la sorcière Juju qui l’aide à échapper à des Indiens adeptes de sacrifices humains et à triompher d’esclavagistes espagnols commandé par un homme appelé Tête de serpent.

Mais à la fin de son périple, Mc Clachlan comprend qu’i la été dupé et devient le nouveau Corsaire sanglant…

En conclusion, « Before Watchmen, Minutemen, volume 6 » est un album varié et hétérogène.

Les aventures de Bill Dollar sont d’un classicisme total et d’un intérêt limité, si ce n’est de provoquer une émotion vive au vu du destin de ce faux super héros crée de toute pièces, celles de Moloch sont plus sophistiquées et sombres, dans le plus pur esprit polar des Watchmen, quand au Corsaire sanglant, il se montre quelque peu décalé avec son mélange d’exotisme et d’horreur.

Malgré cette disparité, l’intérêt pour la démarche demeure intact avec des histoires de belles qualité portée par des artistes talentueux.

Before Watchmen, Minutemen, volume 6 (Len Wein, Joe Michael Straczynski, Steve Rude, Eduardo Risso, John Higgins)
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