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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 15:51
Spider-man n°107 (Zeb Wells, Kevin Grevioux, Warren Ellis, Chris Bacchalo, Ray Height, Mikeodato)

En 2008 sort « Spider-man n°107 » chez Panini comics devenu distributeur de Marvel en France.

Dans une première aventure signée Zeb Wells (scénario) et Chris Bacchalo (dessins), l’increvable tisseur de toile suit un avertissement mystérieux du Docteur Strange pour s’allier avec son vieil ami/ennemi Wolverine pour combattre un groupe de dangereux guerriers mayas qui ont agressé une équipe de scientifiques travaillant sur des équations mathématiques qu’ils estiment sacrées.

Dans le froid glacial New-Yorkais les deux héros triomphent plutôt aisément des féroces mayas qu’ils remettent aux autorités pour le moins incrédules lorsque Rabin le scientifique rescapé leur explique que les équations risquent d'ouvrir une porte entre les divinités mayas et la Terre.

De son coté, Spider-man retourne contre son gré sur place chercher le reste de l’équipe scientifique calfeutrée dans un camion, rencontre un sympathique clochard appelé Verne et découvre dans la neige une première divinité maya aux pouvoirs terrifiants qui le surclasse physiquement avant de continuer sa route en vue de trouver un être à sacrifier.

Sonné, Spider-man secourt difficilement le reste des scientifiques qui l’avertissent que Rabin est en réalité un fou, ce qui semble se vérifier lorsqu’il massacre au couteau les Mayas en prison.

Dans une histoire beaucoup plus classique et soft signée Kevin Grevioux (scénario) et Ray Height (dessins), Spider-man s’allie avec Iron-man pour arrêter Arsenal un robot américain de la Seconde guerre mondiale conçu par le père de Stark mais réactivé par deux adolescents fans de jeux vidéos.

Malgré son importante puissance de feu, Arsenal est finalement vaincu lorsqu’Iron-man lui injecte un virus qui l’amène à s’auto détruire.

Beaucoup plus sombre, la dernière histoire de Warren Ellis (scénario) et Mike Deodato (dessins) montre Norman Osborn le devenu le chef des Thunderbolts après Civil war, traquer sous la forme de son alter égo le Bouffon vert, le malheureux Swordsman qui s’était introduit dans sa base scientifique.

Passablement agressif et psychotique, le bouffon prend aisément le dessus sur un adversaire lui aussi instable psychologiquement et le crucifie cruellement à titre d’exemple.

Moonstone retrouve son corps martyrisé et le fait soigner tandis que le bouffon s’en prend également à ses propres gardes pour les punir de leur négligence…

En conclusion, « Spider-man n°107 » propose une première histoire réellement impressionnante par son atmosphère de sorcellerie maya en pleine tempête de neige New-Yorkaise mais derrière cette pièce maitresse, on a plutôt l’impression d’avoir affaire à du remplissage vite troussé.

L’aventure entre Spider-man et Iron-man face à un vilain robot fou déclenché par erreur empeste le déjà vu, tandis que malgré sa noirceur, les délires psychotiques du Bouffon vert s’acharnant sur une équipe de seconde zone ne passionnent guère…

Fort heureusement grâce à Wells et Bacchalo, ce Spider-man évite le zéro pointé !

Spider-man n°107 (Zeb Wells, Kevin Grevioux, Warren Ellis, Chris Bacchalo, Ray Height, Mikeodato)
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 10:17
Daredevil, saison 1, épisode 5 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 5 », Vladimir Ranskahov (Nikolai Nikolaeff) jure de venger son frère en traquant et tuant l’homme masqué, mais Turk Barrett (Rob Morgan), un modeste voyou gravitant dans l’équipe de Wesley (Toby Leonard Moore) lui livre l’information qu'en réalité Daredevil (Charlie Cox) travaille pour Fisk (Vincent D‘onofrio) en personne qui le manipule donc.

Mais le Caïd a en réalité déjà tout prévu et pris les dispositions nécessaires pour éliminer les russes du trafic et partager les bénéfices avec ses associés du crime, Leland Owsley (Bob Gunton), Madame Gao (Wai Ching Ho) et Nobu (Peter Shinkoda).

Du coté de la vie du cabinet d’avocat Murdock (Charlie Cox) & Nelson (Elden Henson), le duo accepte de défendre les intérêts d’une modeste dame latina, Madame Cardenas, menacé d’expulsion par un promoteur immobilier véreux, Tulley.

Sachant qu’il s’attaque à un gros poisson de New-York, Foggy n’en mène pas large mais reçoit le soutien de Karen Page (Deborah Ann Woll) qui l’accompagne pour un premier contact face aux avocats de la partie adverse.

Foggy découvre que Marci Stahl (Amy Rutberg) son ex flirt de Fac, une blonde carriériste va être son adversaire mais tient fermement tête face à la puissance financière que représente son client.

Pétris de bons sentiments, Foggy et Karen aident Madame Cardenas à faire quelques menues réparation dans son taudis abimé par les ouvriers de Tulley.

Au commissariat de police, Murdock découvre que certains policiers sont de mèche avec Fisk puisque d’eux d’entres eux, Hoffman (Daryl Edwards) et Blake (Chris Tardio) assassinent un gangster prêt à livrer leur patron en prétextant la légitime défense.

Mais Murdock changé en Daredevil traque Blake et le frappe jusqu’à ce qu’il avoue que Fisk a travesti la mort d’Anatoli Kashkahov (Gideon Emery) pour le faire accuser à sa place.

Alors que les Russes préparent une action d’envergure pour tuer Fisk à coups de fusils mitrailleurs et de lances grenades, Fisk envoie des chinois de Madame Gao pour actionner plusieurs détonateurs faisant exploser tous leurs entrepôts.

Les Russes se font donc tous décimer même si Vladimir et son bras droit Sergei (David Vadim) survivent blessés, sous les yeux de Daredevil lui aussi soufflé par l’explosion et donc aux yeux des mafieux russes directement inféodé à Fisk.

Sonné, il se fait alors cueillir par les policiers.

En plein diner avec Vanessa Marianna (Ayelet Zurer) qu’il tente péniblement de reconquérir après le scandale du dernier diner, Fisk se dévoile, ne cherchant pas à nier sa dangerosité mais préférant souligner sa volonté de reconstruire Hell’s kitchen.

Vanesse demeure séduite lorsqu’elle contemple avec lui les explosions dans la ville, réduisant en fumée l’empire russe.


En conclusion, l‘action prend de l‘ampleur dans « Daredevil, saison 1, épisode 5 » avec une combinaison manipulation/attaque d’envergure de Fisk face à des adversaires russes redoutables qui laisse Daredevil malgré toute sa bonne volonté, démuni par tant de puissance et d’organisation.

Derrière le personnage Caïd se dessinent pourtant quelques fêlures, notamment cet amour naissant pour Vanessa…de plus en plus séduite par la dangerosité de cet homme au physique colossal.

On appréciera aussi les bonnes actions de Foggy et Karen pour venir en aide aux plus faibles, avec pour une fois une action pour redorer le blason du métier d’avocats !

Tout ceci laisse une impression d’affaire bien menée.

Daredevil, saison 1, épisode 5 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 09:45
Daredevil, saison 1, épisode 4 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 4 », les frères Ranskahov, Vladimir (Nikolai Nikolaeff) et Anatoly (Gideon Emery) reçoivent une pression terrible de Wesley (Toby Leonard Moore) qui ne peut plus supporter que les actions de Daredevil (Charlie Cox) portent atteinte à leurs trafics.

Les deux russes, qui ont récupéré Veldes la compagnie de taxi de Prohashka (Peter Claymor) assassiné à l’épisode précédent, font alors parler Semyon (Alex Falberg) leur partenaire pourtant sévèrement tabassé par Daredevil.

Leurs hommes peuvent ainsi remonter la piste menant jusqu’à Claire Temple (Rosario Dawson) et l’enlever brutalement.

Claire qui a eu le temps d’appeler son ange gardien peu avant l’enlèvement voir donc Daredevil retrouver sa trace dans les sous sols de la compagnie de taxi.

Il coupe alors l’électricité et profite de cet avantage pour neutraliser les tueurs surarmés.

Sauvée, Claire reste néanmoins choquée par l’irruption de tant de violence dans sa vie.

Pourtant un début de relation amoureuse se dessine entre eux lorsque Daredevil l’accueille chez lui pour la protéger et lui révèle qu’il est avocat dans le civil.

Embarrassés par ce nouvel échec, les Ranskahov doivent accepter l’aide de Fisk (Vincent D‘onofrio) en personne mais Vladimir qui refuse de plier face à qui que ce soit, laisse son frère Anatoly plus conciliant rencontrer le magnat du crime.

Mais le gros homme qui dine avec la directrice de galerie d’art Vanessa Marianna (Ayelet Zurer) est furieux de cette irruption et fait alors tomber un déchainement de violence contre Vladimir qui finit décapité à coups de portière (!).

Inflexible, Fisk envoie les restes à son frère en laissant Daredevil se faire accuser.

De son coté, la tenace Karen Page (Deborah Ann Woll) s’allie avec le journaliste Ben Urich (Vondie Curtis Hall) pour dénoncer le scandale Union allied, mais le vieux journaliste lui recommande la plus grande prudence et discrétion compte tenu de la dangerosité de ce qui se cache derrière cette association.

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 4 » continue à installer dans une ambiance de polar ténébreux son histoire, dessinant un peu mieux les personnages de l’intrigue, que ce soit Murdock qui noue une relation avec une femme noire, Claire ou le complexe Fisk, qui combine tentative de séduction et manœuvres brutales pour évincer ses associés russes, devenus encombrants à ses yeux.

De plus en plus prenant donc…

Daredevil, saison 1, épisode 4 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 08:35
Daredevil, saison 1, épisode 3 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

« Daredevil, saison 1, épisode 3 » commence par un meurtre, John Healy (Alexander Morfov) massacrant dans un bowling Prohashka (Peter Claymor) un patron de l’immobilier pourtant gardé par de robustes gardes du corps.

Healy est logiquement arrêté mais James Wesley (Toby Leonard Moore) représentant de Union allied vient démarcher Murdock (Charlie Cox) et Nelson (Elden Henson) pour les embaucher afin de défendre le tueur.

Si Nelson se montre appâté par l’argent, Murdock est plus méfiant et demande plus d’informations sur leur interlocuteur ce qu’il refuse de communiquer.

Le duo d’avocats accepte néanmoins de rencontrer Healy et comprend que l’inculpé n’a rien d’un homme normal s’étant défendu en état de légitime défense.

Pourtant Murdock change de position et accepte d’assurer sa défense, exploitant les failles juridiques comme l’absence de testament des gorilles ou celui plutôt favorable de la réceptionniste du bowling.

Dans le même temps, Karen Page (Deborah Ann Woll) se voit proposé une belle somme de la part de l’avocat d’Union allied pour garder le silence mais au lieu d'accepter temporise.

Après avoir rencontré Jennifer Fisher (Wendy Moniz), la veuve du juriste assassiné, Page comprend qu’elle aussi a été approchée par Union allied et que malgré ses soupçons sur la mort de son mari, a choisi d’accepter l’offre et de déménager pour ses enfants.

Tout en respectant la décision de la veuve, Page se rend voir Ben Urich (Vondie Curtis Hall) journaliste au Daily Bugle, qui se montre toujours intéressé contre l’avis de sa hiérarchie pour révéler les scandales de corruption de New-York.

Daredevil entre de son coté en action pour décourager un gros bras faisant pression sur une des jurés (Kate Grimes) tandis que son alter ego Murdock plaide avec brio à la cour, obtenant un acquittement de son client pour faute de preuves.

Mais Healy se fait méchamment secouer à sa sortie de prison par Daredevil et après un combat acharné, finit par donner le non de son employeur un certain Wilson Fisk (Vincent D‘onofrio).

Terrorisé par cet homme, Healy préfère se donner la mort plutôt que d’attendre d’être traqué et exécuté.

On termine cet épisode par un plan de Fisk rencontrant une belle jeune femme Vanessa Marianna (Ayelet Zurer) à une galerie d’art.

En réalité Fisk et Wesley ont fait assassiner Prohashka pour laisser le champs libre à leur homme de paille Leland Owsley (Bob Gunton) afin de racheter sa société immobilière.


En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 3 » se montre enfin un peu plus intéressant en développant l’intrigue qui se complexifie avec une trouble histoire de meurtre établissant un lien entre le cabinet d’avocats, l’affaire Page et la sulfureuse Union allied qui semble de plus en plus être une société écran pour blanchiment d’argent sale.

Aussi à l’aise dans les prétoires que dans les ruelles sombres d’Hell’s kitchen, Daredevil commence à comprendre à quel gros morceau il s’attaque !

La suite ? Oui !

Daredevil, saison 1, épisode 3 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 11:33
Daredevil, saison 1, épisode 2 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 2 » de Steven S Deknight et Drew Goddard, Claire Temple (Rosario Dawson) une habitante hispanique d’un modeste immeuble de Hell’s kitchen, récupère Daredevil (Charlie Cox) très mal en point dans une benne à ordures.

Médecin de formation, elle le recueille et le soigne avec les moyens du bord constatant des entailles profondes et fractures notamment aux cotes.

Reconnaissant, Daredevil refuse de s’étendre sur ses activités pour protéger la médecin et bien lui en prend puisque Semyon (Alex Falberg) un faux policier travaillant pour la mafia russe le recherche dans l’immeuble.

Claire accepte de le couvrir mais Daredevil comprend aux battements du cœur du flic que cela ne suffira pas.

Les deux versions de l’histoire s’affrontent en effet : d’un coté le flic parle d’un cambriolage ayant mal tourné et de l’autre Daredevil avoue s’être fait piégé par l’enlèvement d’un enfant pour l’attirer dans un piège tendu par les Russes afin de le liquider.

Se reprenant, Daredevil assomme le flic en jetant adroitement un extincteur sur lui.

Lorsqu’il reprend ses esprits, il n’hésite pas secondé par Claire masquée, à le torturer pour obtenir des informations.

Le russe finit par avouer sous la pression que le gosse est détenu dans les sous sols d’un restaurant mais se montrant provocateur à l’égal du super héros finit lui aussi jeté dans une benne à ordure.

Daredevil demande à Claire de quitter l’immeuble pour se mettre à l’abri des représailles russes et se lance à la recherche du gosse enlevé.

De son coté, Foggy Nelson (Elden Henson) embarque la jolie Karen Page (Deborah Ann Woll) dans une virée nocturne dans les bars de Hell’s kitchen, notamment le minable Josie's (Susan Varon) ou les deux avocats ont leurs habitudes.

Enivrée, la belle blonde semble céder au charme de l’excentrique avocat mais les deux noctambules préfèrent rentrer sagement chez Matt…pour trouver porte close.

Le justicier masqué est en train en vérité d’affronter de robustes gangsters russes dans les sous sols glauques d’un restaurant et fini même diminué physiquement par les terrasser à main nues pour sauver le gosse.

En d’émouvants flash backs, Murdock jeune revoit le destin tragique de son père Jack (John Patrick Hayden) tué par des mafieux pour avoir refusé par fierté de se coucher dans un combat truqué.

En conclusion, on ne peut pas dire que « Daredevil, saison 1, épisode 2 » élève franchement le niveau par rapport au premier épisode mais assomme plutôt l’intrigue par une très (trop) longue scène ou le héros diminué et fragile se fait soigner par une bonne samaritaine de passage.

Lorsqu’enfin ils émerge de son état comateux, c’est pour livrer un combat franchement poussif face à des gorilles bons à pas grand-chose sinon servir de punching balls humains.

Il y a certes le flash back convenu sur l’histoire tragique du jeune Matt et un début de séduction entre Foggy et Karen, mais tout ceci ne suffit pas à lancer pour moi la série à ce stade…

Daredevil, saison 1, épisode 2 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 14:34
Daredevil, saison 1, épisode 1 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Piqué au gout de série, me voici à présent sur « Daredevil, saison 1, épisode 1 » de Steven S Deknight et Drew Goddard .

Sorti en 2015 et diffusé uniquement sur Netflix, « Daredevil, saison 1, épisode 1 » revisite le mythe du célèbre super héros aveugle crée dans les années 60 par la paire Stan Lee-Jack Kirby et qui connaitrait une exploitation au cinéma malheureuse en 2003.

Ici on découvre deux avocats débutants et fauchés, Matt Murdock (Charlie Cox) et Foggy Nelson (Elden Henson) qui faute de ressources s’établissent dans le quartier ravagé par le 11 Septembre de Hell’s kitchen à New-York.

La première affaire du duo d’idéalistes concerne une jeune femme Karen Page (Deborah Ann Woll), accusée du meurtre de Daniel Fischer son collègue au service juridique.

Murdock qui est aveugle après un accident dans sa jeunesse, dispose en réalité d’une exacerbation de ses autres sens qui lui confère des capacités surhumaines comprend assez rapidement que Karen lui ment.

Après qu’elle ait échappé de justesse à une tentative de meurtre dans sa cellule par un policier victime de chantage, Karen est hébergée par les deux avocats qui gagnent progressivement leur confiance.

Karen leur avoue avoir eu accès par erreur à un fichier compromettant dans l’entreprise ou elle travaillait Union allied, qui sous couvert d’une fondation pour reconstruire New-York, blanchissait de l’argent sale.

Après avoir voulu contacter Fischer pour l’avertir du problème, Karen s’est retrouvé droguée et accusée de meurtre.

Mais lorsqu’elle tente de récupérer le clé USB contenant les fichiers compromettant, Karen est agressée par un tueur travaillant pour son employeur, en réalité un homme de paille d’une organisation criminelle dont le bras droit est James Wesley (Toby Leonard Moore).

Très irrité par une intervention de Daredevil, l’alter ego costumé de Murdock sur les docks pour empêcher le trafic de femmes, Wesley l’est encore plus lorsque celui-ci intervient pour sauver Page de son tueur.

Décidant que la meilleure défense était l’attaque, Murdock convainc le timoré et fantasque Nelson de faire éclater l’affaire de blanchiment d’argent d’Union allied afin de protéger Page d’autres attaques mortelles.

Dans le même temps, Wesley fait liquider les tueurs ayant failli et rend compte à son mystérieux patron d’une situation plus qu’agaçante.

Alors que Murdock va boxer dans le gymnase miteux ou son père Jack (John Patrick Hayden) boxeur minable mais courageux s‘entrainait, on comprend la puissance de l’organisation de Wesley qui contrôle le trafic d’armes, de drogue de la ville et a une position dominante sur les autres gangs de la ville : les Russes, les Japonais de Nobu (Peter Shinkoda) et les Chinois de Madame Gao (Wai Ching Ho).

Mais Page qui a décidé d’intégrer le cabinet miteux de Murdock et Nelson en guise de reconnaissance, vient à présent renforcer cette nouvelle équipe contre le crime !

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 1 » pose les personnages en un premier round d’observation.

Les origines de DD sont exposées par petites touches : son accident de jeunesse, son père boxeur, même si l’accent est plus mis sur l’aspect civil du personnage avec son implication comme avocat des causes perdues, contrairement à son copain Foggy, truculent et rondouillard sidekick.

L’aspect super héros n’est ici donc qu’esquissé qu’avec quelques combats contre le crime : gangsters des docks ou tueur professionnel expert au maniement de couteau.

Le choix de Charlie Cox est celle d’un homme de taille moyenne au physique étrangement « banal » sans musculature ou signe distinctif larger than life, évoluant en parfait défenseur des faibles dans un univers sombre ou règne la toute puissante pègre de New-York.

On attend donc de voir la suite de l’histoire se développer pour se forger un avis.

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 12:43
Doggybags, volume 6 (Céline Tran, Run, Jeremie Gasparutto, Florent Maudoux, Guillaume Singelin)

La franchise Doggybags tourne fort en 2014 avec « Doggybags, volume 6 ».

Cette fois l’originalité est de mise avec une carte blanche offerte à la star du porno Katsuni qui signe plusieurs histoires sous un nom plus civil : Céline Tran.

Associée à l’équipe de Doggybags : Run (scénario), Guillaume Singelin, Florent Maudoux et Jeremie Gasparutto (dessins), Kastuni parle de ce qu’elle connait : l’industrie du porno américaine.

Sous la plume de Gasparutto, deux recruteurs-casteurs abusent sans vergogne des velléités de succès de Sandy une ex paumée de la téléréalité, une blonde tatouée à belle poitrine pour la livrer en pâture à des démons-brutes désireux de se repaitre de son corps et de son sang dans un des multiples petits studios de la porn valley californienne.

Mais en plein calvaire, Celyna, une Némésis guerrière fait alors son apparition sous les traits de la porn star asiatique et massacre les démon à coup de katana.

Après avoir liquidé les monstres, Celyna termine en émasculant le recruteur.

Puis avec Maudoux le récit vire quelque peu à l’autobiographie d’une hardeuse, qui dit avoir plongé dans le milieu après une douloureuse rupture amoureuse.

Agressée par des monstres violeurs suceurs de sang, sa résistance hors du commun lui permet de devenir la favorite d’un démon supérieur qui lui alloue ses pouvoirs de tueuse-vampire.

Devenue Celyna la sépulkre, elle traque elle aussi ses proies hommes ou femmes pour se sustenter en sang frais avant de se rebeller contre ses créateurs et de les assassiner.

Dans la dernière partie, Singelin présente François Donatien un abominable notable très (trop ?) fortement inspiré du personnage de Sade et Dominique Strauss Kahn, pour décrire un monstre pervers aimant torturer des jeunes femmes et se repaitre de sang.

Traqué par Celyna qui n’a aucun mal à se débarrasser de ses gardes du corps, Donatien est finalement exécuté après avoir été forcé d’ingurgiter toute la collection de sang millésimé qui faisait l’objet de sa fierté malsaine.

En conclusion, « Doggybags, volume 6 » varie quelque peu les plaisirs en mixant cette fois les influences gore vampiriques avec le thème de la sexualité, abordé sous l’angle aujourd’hui moderne de l’envahissante pornographie.

La porn star Kastuni trouve dans ce style volontairement régressif l’occasion d’extérioriser d’autres facettes de ses « talents » artistiques produisant des scénarios basiques et autobiographiques ou on devine une certaine brutalité dans les tournages de style « gang bang ».

Pour le reste, les amateurs retrouveront le coté crade et grossier du graphisme des auteurs habituels.
Avec cet apport ponctuel et particulier, ce volume six change un peu la donne, sans bouleverser pour autant par son audace ou son génie.

Doggybags, volume 6 (Céline Tran, Run, Jeremie Gasparutto, Florent Maudoux, Guillaume Singelin)
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 22:18
Doggybags, volume 8 (Noellie Pravia, El diablo, Johnatan Garnier, Juliette le hégarat, Mathieu Bablet)

Fidèle à sa réputation sanglante et exotique, « Doggybags, volume 8 » voit le jour en 2015.

Ici, deux auteurs Noellie Pravia et Juliette Le hégarat sont mises en avant pour raconter une histoire de fantastique gore au Nicaragua, pays oublié d’Amérique centrale.

Soledad, une modeste serveuse d’un bar minable d’un petit village est victime d’un viol et d’un cruel assassinat par des truands locaux dirigés par leur chef Tuco.

Son frère Luis, endetté dans de stupides paris de rodéos ne tarde pas à la rejoindre sous terre.

Mais l’esprit de Soledad se réincarne dans celui d’une créature légendaire, une sorcière appelée la cégua qui est protégée par un chien surnaturel le cadejo.

Patiemment Soledad traque donc ses bourreaux et les étripe un par un, acceptant son statut de déesse vengeresse.

El diablo fait ensuite son retour pour compter l’horrible histoire de Jeffrey Dahmer tueur en série homosexuel du Milwaukee, qui massacre sa malheureuse jeune victime, un enfant de quatorze ans appelé Konerak malgré la courageuse intervention de deux femmes noires qui avaient tenté d’alerter deux stupides policiers blancs sur la détresse de la victime hagarde et blessée en pleine rue.

Habile et manipulateur comme tous les tueurs en série, Dahmer n’a aucune difficulté à berner les policiers qui gobent sans sourciller son histoire de dispute d’amoureux.

Pour finir, Jonathan Garnier (scénario) et Mathieu Bablet (dessins) nous entrainent dans le ghetto de Kowloon à Hong-Kong, ou Eddie un postier joue de la rumeur pour faire accuser le boucher Zhang, d’une série de meurtres horribles afin de mieux détourner les soupçons sur ses propres activités criminelles.

Sans remord, Eddie révèle sa vraie nature et tue celui qui demandait son aide.

En conclusion, « Doggybags, volume 8 » tourne à présent bien en rond, se contentant de recycler les mêmes histoires de vengeance sur fond de légendes latino-américaines.

Derrière ce nettoyage pour le moins radical des criminels, on goutera moins la fascination repoussante pour les tueurs en série, qu’ils soient américains ou asiatiques…

Ce volume 8 desservi par l’habituel graphisme grossier de ses dessinateurs, passe donc les bornes de l’abject et se montre d’un intérêt plutôt faible, comme si le soufflet finissait finalement par retomber.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 21:40
Doggybags, volume 5 (El puerto, Neyef, Run, Aurélien Ducoudray,Tomeus, Katrinka)

« Doggybags, volume 5 » poursuit la série en 2014.

De petits nouveaux El puerto (scénario) et Tomeus (dessins) s’attèlent à une histoire dans la plus pure tradition hardcore des Doggybags dans laquelle deux braqueurs de banques latinos de Miami se réfugient dans les égouts de la ville pour fuir la police.

Malgré leur dureté et leur armement, les deux hommes sont impitoyablement traqués par un crocodile albinos géant qui les dévore avec la complicité bienveillante d’un gros shérif américain qui a déjà failli mourir dans ses mêmes égouts.

Le mentor Neyef travaille ensuite avec Aurélien Ducoudray pour un trip délirant dans lequel Shawn Nelson un paumé-toxicomane de San Diego, se sent investi d’une mission divine et s’inspirant de l’œuvre de Saint George, dérobe un tank de la garde nationale pour une folle ride avant d’être abattu par les flics.

Et comme si cela ne suffisait pas le duo Run/Ducoudray s’associé avec les dessins de Kartinka pour décrire un parc d’attraction patriotique géant ou le public peut tuer des zombies capturés dans l’espoir de modifier les grand défaites de l’histoire américaine : défaite du général Cluster, assassinat de Kennedy, 11 Septembre+ Guantanamo.

Richard un des gardiens du parc, perd contenance face aux provocations du petit ami noir et athlétique de la femme qu’il désire Linda et après avoir perdu au tir face à lui et encaissé ses brimades sur ses piètres performances au lit, livre le boyfriend indélicat aux zombies.

Mais l’affaire échappe à son contrôle et les zombies s’en prennent aux visiteurs, les mordant pour les contaminer en une sanglante et jouissive revanche.

En conclusion, « Doggybags, volume 5 » redresse un peu à la barre après un quatrième volume en dedans.

Rien à dire sur la première histoire, certes sans surprise mais plutôt jouissive ou d’affreux bandits se font traqués et dévorés mais grand doute métaphysique sur la pauvreté pour ne pas dire débilité de la seconde avec ce kif de conduire un tank face à la police.

Enfin, cynisme total et hommage vibrant à George Romero dans la dernière histoire avec une attaque en règle des valeurs patriotiques américaines.

Si ce cinquième volume n’atteint pas les sommets de la série, il s’en tire néanmoins correctement.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 20:03
Doggybags, volume 4 (El diablo, Run, Nicolab, Singelin)

Très alléché par les excellents premiers Doggybags, je me suis logiquement rué sur « Doggybags, volume 4 » toujours dirigé en 2014 de main de maitre par Run.

La première histoire concocté par El diablo sur des dessins de Nicolab montre le navire de André Bardochan puissant trafiquant d’armes faire naufrage, laissant l’homme survivant sur une ile déserte avec comme seuls partenaires sa femme Cécilia et Vassia un colossal cuisinier russe avec qui il avait eu une violente altercation à bord.

Profitant de sa supériorité physique, Vassia prend le dessus sur Bardochan, lui volant sa femme et l’obligeant à faire des basses besognes pour le servir.

Incapable de subir plus longtemps cet enfer, Bardochan se rebelle, tuant accidentellement Cécilia puis volontairement Vassia à coups de pierre.

Finalement recueilli par une marine sud américaine, Bardochan est mis en arrestation pour le double meurtre de l’ile…

On change brutalement d’univers pour se retrouver avec Run dans les épaisses forets de l’Oregon, ou un jeune couple perdu traqué par ce qu’il croit être un tueur en série, tombe dans les griffes de policiers psychopathes qui les enferment dans des cellules sous terraines et les nourrissent de chair humaine (!).

Pour terminer ce même Run s’associe à Singelin pour mettre en comics l’opération des Navy seals aboutissant à la mort d’Oussama Ben Laden, retranché dans une maison ultra sécurisée du Pakistan.

Les commandos perdent un hélicoptère et ont toutes les peines du monde à tuer le leader terroriste, qui semble à chaque fois reprendre vie par chacun de ses membres en une métaphore des réseaux terroristes proliférant par delà sa mort.

En conclusion, « Doggybags, volume 4 » est une déception après le puissant travail de recherche sur les narcotrafiquants mexicains ou les gangs blacks de LA effectués dans les numéros précédents.

La première histoire aussi radicale qu’absurde est joliment troussée par Nicolab dans un cadre pour une fois plus exotique et séduisant que les ruelles défoncées des crack-cities.

Ensuite après ce départ honorable c’est la chute et les auteurs ne se foulent pas beaucoup en recyclant les vieux codes des films d’horreurs ou d’action purs et durs US.

Quand en plus les dessins, surtout de Singelin sont affreux, on a surtout envie de passer au numéro 5 de la série pour voir la suite !

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