Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 11:01
Daredevil, saison 1, épisode 10 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 10 » , Foggy Nelson (Elden Henson) retrouve Daredevil (Charlie Cox) bléssé chez lui, le fait soigner par Claire (Rosario Dawson) et lui demande des comptes sur sa double identité.

Le dialogue vire à l’explication orageuse sur fond de flash backs narrant la rencontre des deux hommes à l’Université de droit aboutissant à une belle amitié et à un projet professionnel de deux avocats idéalistes.

Mal en point, Murdock justifie l’emploi de la violence par l’inefficacité dans certaines situations de l’application stricte de la loi, notamment vis-à-vis d’hommes puissants comme Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio).

Tandis que les deux amis se disputent, Urich (Vondie Curtis Hall) se rend au chevet de sa femme malade et apprend que son assurance ne lui permet plus de couvrir ses soins.

Alors qu’on lui fait une proposition de promotion professionnelle au Daily bugle, Urich annonce à Karen (Deborah Ann Woll) qu’il se retire de l’enquête délicate sur les activités supposées frauduleuse de Fisk pour se consacrer aux soins de sa femme Doris (Adrian Lenox).

Après la mort de Nobu ((Peter Shinkoda), le parrain de New-York doit rendre des comptes à Madame Gao (Wai Ching Ho) et à Osley (Bob Gunton) qui lui reprochent d’être devenu négligent depuis sa rencontre avec Vanessa Marianna (Ayelet Zurer).

Alors que Karen parvient à trainer Urich dans une luxueuse maison de retraite pour lui présenter une vielle dame s’avérant en réalité la mère de Fisk, ce dernier voit une de ses multiples soirée de communication publique ou son invités des politiciens et des hommes d’affaires tourner au drame lorsque un poison est versé dans le champagne.

L’épisode se termine sur une vision de Vanessa, inconsciente la bave aux lèvres dans les bras d’un Fisk désespéré.

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 10 » tourne à un véritable face à face entre les deux amis avocats, sur fond d’amitié trahie et de justifications philosophiques sur l’emploi ou non d’un don au service de la justice lorsque le droit classique se montre inefficace.

De l’autre coté, Karen fait preuve d’une persévérance hors du commun pour conserver le vieux journaliste fatigué à ses cotés dans la lutte contre Fisk qui se montre lui-même étrangement vulnérable face à des ennemis mystérieux…

Daredevil, saison 1, épisode 10 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 07:24
Doggybags, volume 1 (Run, Singelin, Florent Maudou)

Sorti en 2011 chez Ankama, « Doggybags tome 1 » fit mine de rien l’effet d’une petite bombe dans la BD française avec l’arrivée d’un style inspiré des séries Z américaines à base de sexe et de violence décomplexés.

Le scénariste Run fait ici travailler le dessinateur Singelin pour une première histoire bien basique de gang de motards californiens pourchassant une jeune femme pour la réintégrer dans le clan, en réalité formé de loups-garous.

Après une cavale intense et une violente étreinte dans la foret avec le chef du gang, la femme retrouve sa forme originelle de louve et rejoint la meute.

Avec Florent Maudoux on change d’univers pour mettre en scène Masiko, une tueuse à gage experte en couteaux poursuivie avec son bébé par un gang asiatique dirigée par une femme nommée la Duchesse.

Mais Masiko élimine les tueurs et capture vivant l’un de leurs pisteurs, un homme masqué dont assez curieusement elle finit par devenir amante.

L’homme finit par disparaitre en laissant un simple mot laissant à penser qu’il va tenter à lui seul de tuer la Duchesse.

Paniquée, Masiko se rend dans les bains ou la Duchesse à ses habitudes et découvre son amant dans un bain de sang.

Elle prend alors le relai, luttant à mort avec une femme capable de se transformer en panthère noire.

Vient ensuite le tour de la duchesse elle-même capable de se transformer en animal encore plus redoutable, un cobra au venin mortel.

Masiko la leurre en la faisant mordre une réplique en plastique de son bébé, puis la neutralise et sectionne sa jambe.

Se tordant de douleur par terre, la Duchesse consent pour sauver sa vie à la blanchir de toute poursuite.

Lorsque les secours arrivent, les policiers reconnaissent comme l’un des leurs l’homme masqué tué dans la fusillade, le lieutenant Law.

Run prend lui-même les commandes des dessins du dernier épisode pour narrer une histoire bien hardcore dans laquelle Curtis Sauvage un flic motard solitaire ex lutteur d’ultimate fighting poids lourd traque un braqueur dans le désert de l'Arizona.

Le braqueur réussit à le tuer mais se retrouve pris au piège, menotté au corps massif du policier.

Il traine alors son fardeau dans le désert sous une chaleur accablante.

Il se pense sauver en rongeant avec ses dents le bras de Sauvage mais meurt dévoré encore vivant par des vautours après avoir été foudroyé sous l’œil rigolard de son ex victime.

En conclusion, « Doggybags, volume1 » plante dès le début le décor mélangeant série Z et fantastique-horreur sur fond de beacoup violence et d'un peu de sexe.

Volontairement premier degré et dénué d’humour, ce premier numéro présente le noyau de base de l’équipe avec des histoires simples voir simplistes, tout particulièrement la première trop fortement influencée pour moi par l’univers de Sons of anarchy.

Au niveau graphisme, la pauvreté de Singelin choque, Maudoux et Run relevant tout de même le niveau avec un trait plus soigné.

Rien de bien renversant au final mais une nouveauté mal élevée qui a au moins le mérite de bousculer un peu les codes trop figées du genre, ce qui à mon avis mérite un minimum de respect/intérêt.

Doggybags, volume 1 (Run, Singelin, Florent Maudou)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 08:47
Daredevil, saison 1, épisode 9 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

« Daredevil, saison 1, épisode 9 » commence par un violent affrontement entre Daredevil (Charlie Cox) et un ninja armé d’une chaine.

Après ceci, le quatuor infernal Murdock-Nelson (Elden Henson)-Page (Deborah Ann Woll) -Urich (Vondie Curtis Hall) réfléchit au meilleur moyen de trouver une faille dans le système mis en place par Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio).

Mais le puissant mafieux semble à chaque fois avoir pris ses précautions, utilisant de multiples sociétés écrans dirigés par des intermédiaires intouchables comme Osley (Bob Gunton), Wesley (Toby Leonard Moore) ou Tilly.

En désespoir de cause, Murdock décide de trouver Vanessa Marianna (Ayelet Zurer) la femme étant apparue à ses cotés au cours de son intervention publique

Il se fait passer pour un acheteur potentiel d’une des couteuses toiles de la marchande d’art mais ce stratagème fondé sur la séduction ne fait pas long feu lorsque Fisk surgit et entame un dialogue frontal avec ce petit avocat qui se dresse contre lui dans l’affaire de l’expropriation d’Elena Cardenas (Judith Delgado).

Murdock bat alors en retraite et prend conseil auprès du père Lantom (Peter Mc Robbie) son confident de toujours qui connaissait si bien son père, Battlin Jack (John Patrick Hayden).

Murdock sait que l’unique espoir d’atteindre Fisk est alors d’utiliser Daredevil mais assassiner un homme lui pose un cas de conscience délicat.

Le meurtre brutal de Cardenas change pourtant la donne et le force à traquer impitoyablement le meurtrier un minable junky payé par Fisk.

Remontant la piste, Daredevil tombe alors sur le ninja, en réalité, Nobu (Peter Shinkoda) en personne qui se révèle un redoutable expert en arts martiaux.

Le chef de la mafia japonaise a en effet passé un accord avec Fisk pour éliminer lui-même Daredevil en échange d’une part importante du programme immobilier d’Union allied une fois les embarrassants locataires expulsés.

Le combat entre les deux surhommes est terrible.

Surclassé par ce tueur maniant à merveille une chaine destructrice, Daredevil réussit malgré de sévère blessures à enflammer la pièce et à bruler sévèrement son adversaire.

Fisk et Wesley apparaissent alors pour l’achever mais le héros parvient à s’échapper en un sursaut qui le fait plonger dans une rivière.

Fisk laisse Nobu, son exigeant associé bruler tandis que Wesley tente de le rassurer sur la maitrise de la situation avec toutes les forces de police contre Daredevil et la traque d’Hoffman (Daryl Edwards), le flic ripoux en fuite après son faux témoignage pour le meurtre de Blake (Chris Tardio).

En pleine nuit, Foggy inquiet de ne pas pouvoir joindre Murdock pénètre dans son appartement et trouve Daredevil blessé et inconscient à terre.

Il fait le lien entre les deux hommes…

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 9 » monte d’un cran avec cette fois un affrontement direct entre Daredevil et le Caïd, en nette défaveur du justicier qui si il triomphe du ninja Nobu en paye le prix fort et perd de surcroit sa double identité auprès de son ami Foggy.

Le Caïd apparait encore une fois largement dominant dans le jeu avec son système quasi inattaquable et ses stratégies à tiroirs jouant sur les faiblesses de ses ennemis, comme la sensibilité de Daredevil auprès des faibles pour les abattre.

Un neuvième épisode intense donc avec un justicier solitaire plus démuni que jamais face à la puissance de l’argent et du crime !

Daredevil, saison 1, épisode 9 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 09:13
Daredevil, saison 1, épisode 8 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

« Daredevil, saison 1, épisode 8 » se concentre sur le passé de Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio), qui enfant rondouillard a été soumis à la violence d’un père tyrannique et ambitieux Bill Fisk (Dominic Lombardozzi) qui n’hésitait pas à cogner ses opposants à sa candidature à la mairie ou se propre femme Marlene (Angela Reed), qu’il accusait de ses propres échecs.

Tiraillé par ses souvenirs déplaisants, Fisk doit également faire face au courroux de Nobu (Peter Shinkoda) furieux de la perte de l’enfant appelé Black sky.

Malmené, le caïd grassouillet fait profil bas à la grande surprise de son conseiller James Wesley (Toby Leonard Moore),

Madame Gao (Wai Ching Ho) l’autre grande figure du trafic de drogue New-Yorkais croit alors bon de le mettre en garde contre les dérives de son organisation qui lui déplaisent fortement et menace de l’écarter du jeu au profit de son comptable Leland Osley (Bob Gunton) lui aussi fraichement agressé par Daredevil (Charlie Cox)

Fisk a alors du mal à canaliser sa rage d’autant plus que le réveil de l’inspecteur Blake (Chris Tardio) finalement vivant après qu’il ait essayé de le tuer met potentiellement en péril sa structure.

Sous les conseils de Wesley, Fisk fait alors pression sur Hoffman (Daryl Edwards), le coéquipier de Blake pour déjouer la protection policière et le tuer à l’hôpital.

Malgré une vieille amitié, la peur et l’appât du gain sont plus forts pour Hoffman qui accepte finalement cette mission à haut risques.

Il se heurte pourtant à Daredevil qui ne pouvant empêcher la mort de Blake tente maladroitement de lui arracher des aveux sur l’implication de Fisk dans le crime organisé à New-York.

Sans preuves matérielles tangibles, Ben Urich (Vondie Curtis Hall) rechigne à écrire un article sur Fisk dans le Daily Bugle, et alors qu’il change d’avis derrière son ordinateur, il constate tout comme Daredevil et Page (Deborah Ann Woll), que le Caïd les a pris de vitesse en choisissant de se présenter à l’opinion publique comme un défenseur de Hell’s kitchen face à la menace d’un psychopathe masqué ayant assassiné le policier Blake.

L’épisode se termine sur la fin des révélations sur la vie privée de Fisk, ses terribles aveux à Vanessa (Ayelet Zurer) qui se rapproche de plus en plus de lui acceptant tacitement ses activités criminelles et surtout l’assassinat de son père et la découpe de son corps aidé de sa mère…

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 8 » se montre plus intéressant en creusant le passé du Caïd pour expliquer les raisons de ce basculement criminel.

Homme puissant mais en proie au doute, Fisk doit rendre des comptes à ses associés japonais et chinois et éliminer des témoins gênants comme des policiers ripoux susceptibles de trop parler.

Animé de passion envers Vanessa, le super criminel se taille donc dans cet épisode la part du lion, reléguant Daredevil au rôle de figurant emprunté.

Daredevil, saison 1, épisode 8 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 19:02
Daredevil, saison 1, épisode 7 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

« Daredevil, saison 1, épisode 7 » montre une évolution majeure avec l’apparition de Stick (Scott Glenn), le mentor aveugle de Daredevil (Charlie Cox) qui lui apprit alors enfant, orphelin et aveugle à maitriser les étonnantes capacités que l’accident de camion lui avait conféré.

Vieux maitre dur et acariâtre, Stick disparut une fois la formation de son protégé achevée pour réapparaitre vingt ans après afin de lui confier une étrange mission : détruire une arme mystérieuse appelée Black sky devant être livrée sur les quais de New-York à Nobu (Peter Shinkoda) chef d’une branche mafieuse japonaise.

De son coté, Karen Page (Deborah Ann Woll) continue sa quête effrénée et dangereuse de la vérité sur son ancien employeur Union allied, en acceptant sur les conseils du vieux journaliste prudent Ben Urich (Vondie Curtis Hall), d’établir un lien avec pressions immobilières de Tulley pour évacuer les locataires tenace comme Elena Cadenas (Judith Delgado).

Mais en sortant de l’appartement de la vieille dame latina, Karen est agressée par deux hommes de main et ne doit son salut qu’à Foggy (Elden Henson) qui l’aide à se dégager à coups de batte de base ball.

Sur les docks sombres de la ville, Daredevil accepte de distraite les hommes de Nobu armés de fusil mitrailleurs, tandis que Stick s’apprête à liquider Black sky, en réalité un enfant entravé par des chaines.

En un sursaut, Daredevil intercepte la flèche tueuse de son ancien maitre et met un terme à l’opération.

De retour dans son appartement, Stick lui avoue avoir ensuite rattrapé le camion et tué Black sky.

S’ensuit une lutte farouche entre les deux hommes.

Finalement vaincu, Stick retourne d’où il est venu au Japon sur un ton amer et rend compte à un homme mystérieux le dos couturé de cicatrices.

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 7 » se démarque par l’entrée en scène de Stick, personnage trouble et solitaire, reprochant le mode de vie amolli de son ancien élève et se montrant prêt à exécuter sans état d’âmes un enfant pour le compte d’un mystérieux commanditaire japonais.

L’histoire avance donc pas à pas sur fond de relation obscure maitre-disciple et de close combat… tandis que sur le front de l’enquête tout piétine allégrement.

On attend avec impatience une accélération dans la seconde partie de la première saison !

Daredevil, saison 1, épisode 7 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 21:58
Doggybags, volume 2 (Ozanam, Run, Kieran, Singelin, Mathieu Bablet)

Sorti en, 2012 « Doggybags, volume 2 » continue la série de comics gore inaugurée un an auparavant chez Ankama.

Ici, Ozanam (scénario) et Kieran (dessins) brossent une histoire typique de tueur en série américain, avec Elwood un pauvre type du Texas, qui persuadé que les femmes sont des créatures démoniaques envoyées pour coloniser la Terre, se met à tuer à coups de pelle dans sa station service.

Elwood va ensuite trouver son copain Joe Bill, à peu près aussi attardé que lui, qui adhère sans coup férir à son projet dément de tuer des jeunes femmes sexy au hasard de leur folle cavale.

Après le meurtre chaotique de deux auto stoppeur, le duo trouve refuge chez un vieux fermier aussi fou qu’eux qui leur prête assistance.

Joe Bill est tué par une femme policière mais Elwood continue sa folle course avec une femme comme associée qui gagne sa confiance après un sanglant massacre dans une boite de nuit.

Dans la seconde histoire, Run (scénario) et Singelin (dessins) s’attachent à décrire la vie de deux Minutemen appartenant à des milices armées américaines chassant les émigrés clandestins mexicains cherchant traverser la frontière vers les Etats-Unis.

Mais les Minutemen qui se vantent de leur tableau de chasse vont payer le prix fort en retour et finir dévorés par une créature légendaire mexicaine appelée Chupacabra.

Enfin Run toujours lui s’associe avec Mathieu Bablet (dessins) pour une atroce histoire de détournement d’avion par Auburn Calloway, un ancien pilote désireux de se venger après avoir été recalé d’une compagnie aérienne.

Dans ce récit inspiré comme toujours par un histoire vraie, l’homme parvient à blesser grièvement les membres de l’équipage à coups de marteaux et avec un harpon de chasse sous marine, avant d’être maitrisé avec un avion échappant de justesse à la destruction.

En conclusion, après un premier numéro pilote, « Doggybags, volume 2 » lance pour de bon la série avec des histoires bien gores de tueurs en série et de psychopathes dans une Amérique malade de sa propre violence.

Outre la violence, le sexe est également très présent tout particulièrement dans la première histoire quasi pornographique de Ozanam et Kieran.

Difficilement supportable par cette débauche hardcore, ce second volet des Doggybags se fait néanmoins remarquer par son style particulier « Tarantinesque » des scénaristes et des dessinateurs.

Doggybags, volume 2 (Ozanam, Run, Kieran, Singelin, Mathieu Bablet)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 10:16
Before Watchmen, Minutemen, volume 6 (Joe Michael Straczynski, Andy Kubert)

Sixième volet de la série consacrée au renouveau des Watchmen, « Before Watchmen, Minutemen, volume 6 » voit le jour en 2014 chez Urban comics fiiale de DC.

Joe Michael Straczynski (scenario) et Andy Kubert (dessins) se consacrent ainsi au personnage du Hibou (Hollis Mason), ou plutôt son admirateur Daniel Dreiberg, adolescent rêveur des années 60 en proie à des difficultés familiales avec un père qui battait sa mère pour affirmer sa virilité.

Danny va développer une fascination pour ce justicier masqué jusqu’à retrouver sa piste et parvenir à se faire embaucher comme assistant.

Inventif et motivé, Danny regorge d’idées pour améliorer l’équipement de son maitre à tel point que Mason, se sentant en bout de course envisage à moyen terme une passation de pouvoir.

A la mort de son père décédé dans une crise cardiaque en train de dérouiller sa mère, Daniel investit son héritage dans le développement d’un aéronef visant à augmenter la puissance du Hibou.

Alors qu’il vient de déjouer une nouvelle émeute, il est approché par le sombre Rorschach qui cherche un associé.

De fil en aiguille, les deux hommes ne tardent pas rejoindre les Vigilants, embryon de ce que seront les Watchmen.

Après une course poursuite, le Hibou fait la connaissance de la Dame du crépuscule, une maitresse dominatrice qui l’attire profondément au grand dépit de Rorschach habité d’un sens moral rigide.

Mason s’oppose également à l’idée d’une relation avec une femme dirigeant une agence de call girls pour clients fétichistes.

Mais n’écoutant que ses pulsions, le Hibou revoit la Dame du crépuscule et débute une liaison complexe avec elle.

L’histoire se développe ensuite autour Rorschach personnage ambigu, obsédé par le sens du devoir et par un idéal de pureté qui se heurte à la corruption du monde qui l’entoure.

Travaillant dans le civil dans une église pour le compte du révérend Taylor Dean le jeune homme enfile la nuit son vieil imper et son costume à taches pour étancher physiquement son besoin de justice.

Le duo traque ensuite un tueur de prostituées des bas fond, ce qui à des degrés divers leur rappelle le pourquoi de leur engagement : la révolte sur le fait que certaines personnes « ne comptent pas » aux yeux de la société comme les immigrés et les prostituées.

La Dame du crépuscule aiguille le Hibou sur le commanditaire présumé des meurtres un proxénète colombien répondant au nom de Carlos Onofrio.

Mais Onofrio sévèrement tabassé dans sa luxueuse propriété ne s’avère être qu’un intermédiaire et non le tueur principal.

Daniel se détache de plus en plus d’Hollis qui porté sur la bouteille entreprend de rédiger ses mémoires…

Ce sera pourtant Rorschach qui malgré lui découvrira que le révérend Dean est le véritable tueur en tombant sur une pile de corps dans les sous-sols de l’église.

Véritable psychopathe misogyne, Dean désire allumer un gigantesque braisier pour tout consumer, Rorschach y compris.

Mais le Hibou et la Dame du crépuscule trouvent également que tout concorde vers l’église de Dean et arrivent un point nommé pour l’empêcher de mettre à exécution son plan macabre.

Après une lutte confuse dans l‘église, la Dame du crépuscule désarme le révérend psychopathe mars Rorschach sort alors tel un ange vengeur du brasier de l’enfer et le tue.

Alors que le scandale éclate sur Dean, la Dame du crépuscule préfère s’éloigner du Hibou dont elle est en train de tomber amoureuse… et Hollis passe définitivement la main.

En conclusion, « Before Watchmen, Minutemen, volume 6 » est une œuvre sombre, profonde et très bien maitrisée mettant à nue les fêlures de deux personnages clés des Watchmen, le Hibou adolescent mal dans sa peau, s’identifiant à un personnage masculin fort et Rorschach, au profil presque similaire, mais qui lui va s’orienter vers une action plus radicale et moraliste contre le crime.

Ce numéro aborde plusieurs thèmes intéressants malheureusement toujours d’actualité en 2016 : les femmes battues et le traitement des prostitués, avec en toile de fond l’attirance trouble d’un homme pour une dominatrice sado-maso.

Malgré le trait un peu simpliste à mon gout de Kubert, un des meilleurs numéros donc de la série car plus intelligent et sensibles que les autres !

Before Watchmen, Minutemen, volume 6 (Joe Michael Straczynski, Andy Kubert)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 09:09
Daredevil, saison 1, épisode 6 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 6 », Daredevil (Charlie Cox) parvient à échapper aux policiers ripoux payés par Fisk (Vincent D‘onofrio) pour liquider les derniers Russes victimes des attaques à l’explosif et embarque avec lui Vladimir Ranskahov (Nikolai Nikolaeff) sérieusement blessé par balles.

Sergei (David Vadim) le bras droit de Vladimir est en revanche tué.

Les deux survivants trouvent refuge dans un entrepôt désaffecté de Hell’s kitchen mais se retrouvent rapidement cernés par les forces de police qui les pensent suspects des tueries.

Tenace, Murdock travaille Vladimir pour obtenir un maximum d’informations sur Fisk mais le gangster même blessé et soigné artisanalement par le super héros qui bénéficie de quelques conseils à distance de Claire Temple (Rosario Dawson), refuse de livrer tous ses secrets.

L’arrivée d’un policier en ronde force Daredevil à le neutraliser mais les renforts sont déjà en route, isolant encore plus les deux hommes coupables à présent de prise d’otages.

Alors que Foggy (Elden Henson) est admis à l’hôpital pour une blessure au ventre et que Karen Page (Deborah Ann Woll) se morfond d’inquiétude pour Murdock, Daredevil cherche une issue à ce piège mortel par les égouts.

Il reçoit un coup de téléphone de Fisk et engage un dialogue tendu avec lui, car tout en affichant un respect de façade pour ses convictions, le Caïd lui annonce qu’il va être éliminé ce soir car il représente un obstacle trop important à ses grands projets.

Mettant ses menaces à exécution, Fisk fait assassiner plusieurs policiers dont l’embarrassant Blake (Chris Tardio) qui meurt dans les bras d’Urich (Vondis Curtis Hall) venu couvrir l’évènement pour le Daily bugle.

Le dialogue entre Fisk et Daredevil fait voler en éclat les derniers doutes de Vladimir qui même blessé accepte d’aider le héros à fuir dans les égouts.

Les deux hommes se débarrassent de trois tueurs surarmés puis Vladimir trop blessé, révèle à son partenaire d’un soir le nom du comptable de Fisk et ses associés : Leland Owsley (Bob Gunton).

Le Russe se sacrifie donc dans les égouts tandis que Daredevil parvient à fuir échappant de peu à la mort que lui avait prévu Fisk.

En conclusion, l‘action prend de l‘ampleur dans « Daredevil, saison 1, épisode 6 » traine un peu en longueur avec un épuisant face à face dans un entrepôt avec un gangster russe qui n’en finit par de mourir avant de finir par livrer ses derniers secrets.

Daredevil échappe certes à la mort, demeurant une épine embarrassante dans le pied du Caïd, mais se trouve maintenant discrédité car tenu pour responsable de la vague d’explosions et de meurtres de flic ayant secoué New-York.

Seul et pauvre, Daredevil apparait bien faible face à son puissant adversaire capable d’acheter juges et policiers…

Daredevil, saison 1, épisode 6 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 17:41
Marvel saga n°5, what if ? (Jim Mc Cann, Brian Reed, Paul Tobin, Steven Grant, Karl Bollers, Mark Sumerak, Paolo Pantalena, Patrick Scherberger, Gus Vasquez, Jorge Molina, Trevor Goring)

Ultra actif sur le front des super-héros, Pannini sort « Marvel saga n°5, what if ? » en 2010.

On commence ce numéro ultra riche avec la série House of M de Jim Mc Cann, Brian Reed (scénario) et Paolo Pantalena (dessins) montrant suite à un sort lancé par la Sorcière rouge, des super-héros sans pouvoirs désemparés face à la montée de le criminalité.

Sans les Vengeurs démantelés, seul Iron-man qui puise ses pouvoirs de son armure semble en mesure de contrecarrer les plans de Crane rouge, qui avec un cube cosmique même amoindri, demeure le leader criminel numéro un, ralliant à lui des organisations puissantes comme l’Hydra ou la Main.

Malgré leur bonne volonté, les jeunes Vengeurs (Patriot, Vision II, Kate Bishop) en font les frais et sont massacrés par Crane rouge et ses nouveaux alliés.

Se sentant pousser des ailes, Crane rouge attaque les 4 Fantastiques qui sans pouvoirs sont une cible facile pour être exécutés.

Iron-man réagit alors dotant les Vengeurs déchus d’armures compensant partiellement la perte de leurs pouvoirs.

Mais War-machine est tué au combat et Iron-man lui-même plie face à la puissance du cube.

Devant l’héroïsme de leur ex -collègues, les X-men (Cyclope, Tornade, Colossus, Gambit) arrivent en soutien, mais eux non plus ne pèsent pas lourd et il faut attendre un tour de passe passe de Peter Parker pour subtiliser le cube à son possesseur et le briser.

Sans son cube, Crane rouge et les siens sont moins fringants et doivent faire face à la population de New-York venue aider ses héros.

On retrouve quelques années plus tard un monde apaisé vivant sans super héros…

Dans une revisite du récit complet Marvel consacré à Thanos signée Paul Tobin (scénario), Patrick Scherberger (dessins) , le titan fou possesseur du gant d’éternité plie l’Univers à sa guise pour séduire sa bien aimée la Mort.

Surclassés, les héros se divisent et refusent de suivre Adam Warlock, le Docteur Strange et le Surfer d’argent dans leur plan de bataille.

La solution va venir de Wolverine, qui manipule les sentiments du titan pour évincer son conseiller Méphisto et lui suggérer d’abaisser ses défenses pour oser enfin toucher sa bien aimée.

Pris par ses désirs, Thanos qui a fort affaire avec Iron-man qui utilise l’armure d’un céleste pour tenter de le vaincre, relâche sa vigilance et perd son bras, sectionné d’un coup de griffes de Wolverine.

Le gant est récupéré par Parker qui annule les meurtres de masse perpétrés dans une tentative de séduction infantile.

En une fatigante variante signée Steven Grant (scénario) et Gus Vasquez (dessins de la même histoire du meurtre de Tante May qui aboutit en réalité à celui de Mary Jane, Spider-man devient enragé contre le commanditaire, le Caïd en personne détenu à Ryker.

Mais le criminel reçoit la protection d’Iron-man, car Spider-man est considéré comme un hors la loi pour avoir refuser de se soumettre à la loi du recensement.

Après un combat acharné toile/adresse contre puissance/technologie, Spider-man réussit à court circuiter l’armure qu’il avait conçu pour Stark et tue le Caïd, qui avait pourtant fait enlever May afin de se constituer une assurance vie vis-à-vis de la réaction de son ennemi.

Une fois sa vengeance exaucée, Parker se laisse emmener par la police sans opposer de résistance.

On continue par le meilleur, Fatalis qui dans un monde alternatif, sous la férule de Karl Bollers (scenario) et Jorge Molina (dessins) se montre capable de garder le pouvoir du Beyonder lors des Guerre secrètes.

Doté d’un pouvoir infini, Fatalis s’en prend d’abord à la Terre, prend le dessus facilement même sur le royaume d’Atlantis de Namor avant de briser les Eternels, les Asgardiens de Thor et les Inhumains de Flèche noire.

Les derniers héros de la Terre plie, même le Docteur Strange dont la magie avancée est désactivée ou Iron-man rendu perpétuellement alcoolique pour le neutraliser.

La Terre soumise à sa botte, il s’attaque aux autres mondes de l’Univers soumettant les races Krees, Skrulls, Shi’ars, Badoons ou Broods.

Avec les gemmes de l’infini volés aux Doyens de l’Univers, Fatalis devient invincible, libérant sa mère des griffes de l’Enfer et se payant le luxe de disperser son maitre, Méphisto.

Après 407 années de combat face aux Célestes les divinités cosmiques les plus puissantes de l’Univers, Fatalis ressort vainqueur mais épuisé.

Sans plus de pouvoir qu’un mortel, Fatalis apaisé revient sur Terre pour aider à faire redémarrer l’humanité sur d’autres bases.

L’ultime histoire montre Tony Stark tué par Tom Foster, le neveu du Goliath noir décédé pendant Civil war pour s’être rebellé.

Dans une ambiance sinistre signée Mark Sumerak (scénario) et Trevor Goring (dessins) les funérailles de Stark ont lieu face aux autorités gouvernementales, ses partenaires, anciens amis comme Captain america… même ses ennemis observent un temps de recueillement en ce moment.

En conclusion, « Marvel saga n°5, what if ? » se distingue nettement des productions habituelles relayés par Panini pour délivrer une œuvre aussi impressionnante sur le plan de la qualité que de la quantité.

Les fameux « What if ? » permettent aux artistes de lâcher la bride et après le tour de chauffe des Vengeurs sans pouvoirs face au démoniaque Crane rouge, un pale remake de Thanos médiocrement dessiné par Scherberger dont le talent n’arrive pas à la cheville de Jim Starlin, vient le gros morceau constitué du powetrip total de Fatalis usant à sa guise du pouvoir du Beyonder pour régler ses comptes avec l’Univers avant de revenir à plus de modestie/humanisme.

Le style graphique sombre et adulte de Molina trouve un écho dans celui de Goring, qui bien que plus laid et moins travaillé, va comme un gant à l’histoire de l’enterrement de Tony Stark.

Et tout compte fait même la vendetta de Spider-man face au Caïd post Civil war passe plutôt bien…

Au final, malgré quelques inégalités, on ne peut que savourer ce copieux festin de comic books !

Marvel saga n°5, what if ? (Jim Mc Cann, Brian Reed, Paul Tobin, Steven Grant, Karl Bollers, Mark Sumerak, Paolo Pantalena, Patrick Scherberger, Gus Vasquez, Jorge Molina, Trevor Goring)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 16:18
Spider-man, hors série n°26 (Michael Avon Oeming, Mel Rubi)

Les fans de Spider-man sont gâtés puisque en cette même année 2008 sort « Spider-man, hors série n°26 ».

Complètement prise en main par Michael Avon Oeming (scénario) et Mel Rubi (dessins), ce numéro nous fait revivre le bon vieux temps en mixant une aventure de grande ampleur dans laquelle Spider-man s’associe à Red sonja, la guerrière d’Hyrcanie, ayant pris possession du corps de sa chère petite amie Mary Jane Watson pour combattre l’abominable sorcier Kulan Gath désireux d’envahir New-York.

Usant de magie noire, Kulan Gath fait déferler ses hordes de soldats pour prendre possession des rues de la ville.

Fidèle à lui-même Spider-man combat les soldats du passé, bientôt aidé par la sculpturale Red Sonja et son glaive qui après un sévère accrochage comprend que leur intérêt est d’unir leurs forces.

L’affaire se corse lorsque Venom, ennemi intime de Spider-man se rend sur place et fini absorbé par Gath, fasciné par la puissance de la créature.

Tandis qu’Eddie Brock, l’humain parasité par Venom prend place parmi les victimes humaines promises au sacrifice, Gath fusionne avec Venom pour le pense t il devenir invincible.

Sonja et Spider-man triomphe prennent le dessus sur les soldats, libérant un maximum de prisonniers, puis affrontent les ennemis du Tisseur : le Scorpion, le Lézard et le Super-bouffon tous possédés par Kulan Venom.

Après une féroce empoignade, Sonja parvient à contrer le redoutable Super bouffon tandis que Spider-man tient en respect ses deux autres adversaires.

L’arrivée de Kulan Venom change pourtant l’équilibre des forces et le sorcier-parasite triomphe sans difficulté de Spider-man qu’il désire offrir en sacrifice.

Blessée à l’épaule par une balle perdue de la police lors de son combat face au Bouffon, Red Sonja est elle aussi finalement capturée par les hommes du sorcier.

Alors que tout est perdu, les héros bénéficient de l’aide de Brock, qui parvient à faire revenir vers lui Venom, rendant du coup Gath plus vulnérable.

Un coup de glaive bien ajusté vient briser l’amulette de Gath qui avait accaparé le corps d’un sénateur trop curieux et mettre fin à cette nuit de cauchemar.

En conclusion, malgré un petit gout de réchauffé, « Spider-man, hors série n°26 » ne lésine pas sur les moyens pour offrir une superbe aventure de super-héros« larger than life » comme on les aime.

Tous les ingrédients sont là ou presque pour cette grande saga, quitte à trop en mettre (cf tous les ennemis de Spidey invités à la fête macabre !)

On se délecte donc, profitant de l’ingénieuse intervention de Venom devenu une créature additionnelle au pouvoir du sorcier maléfique et de la sculpturale plastique de Red Sonja, héroïne sexy en diable, confirmant l’attachement de Stan Lee pour les rousses flamboyantes !

Spider-man, hors série n°26 (Michael Avon Oeming, Mel Rubi)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens