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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 20:40


Retour à la bande dessinée et plus précisément aux comics avec « Wolverine : Logan » du dessinateur argentin Eduardo Risso et du talentueux scénariste de la série « Lost » :  Brian K Vaughan.

Ce court  « graphic novel » comme appelé sur la couverture traite une nouvelle fois du passé de Wolverine et tout particulièrement des liens mystérieux qui l’unissent au Japon.

Le mutant canadien revient ici au pays du soleil levant  pour régler des comptes avec un ennemi effrayant, sorte de monstrueux squelette enflammé qui le met dangereusement à mal.

Après cette introduction aussi musclée que difficilement compréhensible, le lecteur plonge dans le passé de Wolverine alors que, soldat canadien pendant la seconde guerre mondiale, il est capturé par l’armée japonaise.

Durant sa détention, Logan rencontre un autre prisonnier, Warren Ethan, lieutenant  seul rescapé d’un navire américain coulé par les Japonais.

Les deux hommes s’entraident pour s’évader de leur prison et au cours de leur cavale, Wolverine empêche Ethan de tuer une femme civile japonaise croisée par hasard.

Wolverine refuse en effet de céder à la haine et au racisme aveugles d’Ethan.

Recueilli par la jeune femme Astuko, Logan découvre son premier vrai amour et vit quelques heures aussi délicieuses qu’ inoubliables.

Atsuko révèle le nom de l’endroit ou elle vit : Hiroshima.

Mais ivre de vengeance, Ethan revient et tue Astuko sous les yeux de Logan.

Wolverine découvre qu’Ethan est un mutant comme lui, insensible à la douleur et pratiquement immortel.

Alors que les deux hommes sont engagés dans une lutte à mort, un avion de l’US air force largue la fameuse bombe atomique « Little Boy » qui dévaste toute la ville tuant des millions de personnes.

De manière assez stupéfiante, Wolverine brûlé et défiguré survit, protégé par son pouvoir auto guérisseur.

Assez similairement Ethan survit sous la forme d’un fantôme revêtant l’apparence d’un squelette enflammé.

On comprend alors que Wolverine est revenu à Hiroshima afin de retrouver l’assassin d’Astuko et venger son ame defunte.

Après une lutte acharnée, il parvient à ses fins et à tuer Ethan, réglant ainsi ses comptes avec un passé qui le tiraillait.

La fin du récit se déroule sous la forme d’un rêve ou Logan retrouve l’espace d’un instant son amour perdu.

Bien que mineure dans la longue et riche carrière du mutant griffu, « Wolverine : Logan » est une courte histoire bien construite, ou règnent un certain désenchantement, une forte mélancolie et un  romantisme poignant.

Wolverine montre ainsi les seules blessures auxquelles il ne guérit jamais vraiment : celles infligées par ses liaisons tragiques avec les quelques femmes qu’il a aimées au cours de sa vie tumultueuse.

Inscrit dans le cadre historique et tragique de la bombe d’Hiroshima, « Wolverine : Logan » permet donc de découvrir le coté le plus humain d’un personnage tiraillé sans relache par son passé.

Au niveau des critiques :  j ’ai trouvé le personnage du méchant Warren Ethan peu original, le graphisme de Risso assez particulier, beau, dépouillé et sombre mais manquant de finesse dans le dessin des personnages notamment dans les traits des visages.

Belle citation pour finir «  Aucune vie n’est épargnée par les bombes, échec, malheur, rupture, mais même le pékin lambda peut survivre à une ou deux explosions. Ce qui nous tue c’est ce qui vient après : les retombées.
La longue chute de toutes les conséquences de nos erreurs.

Elles pleuvent sur nous sans qu’on les voie et quand on remarque enfin le poison qui s’accumule, on s’est déjà noyé dedans ».

A méditer.

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 22:06


Le volume 2 de « X-men, la fin » est la première bande dessinée de style comics chroniquée dans ces colonnes , ce jour est donc à marquer d’une pierre blanche !

Au menu de ce deuxième opus, scénario du légendaire Chris Claremont, qui donna ses lettres de noblesse aux X-men dans les années 80 et dessins de Sean Chen.

N’ayant pas lu le volume 1, j’ai directement attaqué par le volume 2 sorti en 2009.

L’histoire de la fin des X-men s’annonce d’entrée très complexe et on a du mal parfois à raccrocher les morceaux sans avoir lu le volume 1.

On comprend que la réapparition du Phénix dans Jean Grey  a semé une belle pagaille sur terre et que des attaques préventives ont eu lieu contre les X-men causant un certain nombre de pertes dans leur rangs.

Les X-men survivants suspectent l’empire extra terrestre des Shi’ar d’être derrière ces attaques depuis leur planète Chandilar.

Si Cyclope et la majeur partie des X-men sont partisans de représailles, le professeur X est lui pour une médiation afin de s’assurer que ces sont bien le Shi’ar les coupables.

Magneto et sa fille Polaris conjuguent alors leurs fabuleux pouvoirs pour créer un pont d’energie entre la Terre et Chandilar.

Une délégation diplomatique formée de Charles Xavier, Gambit déguisé en Sinistre, Rachel Grey et Forge (Nathan Summers) se rend sur Chandilar afin de parlementer avec les Shi’ar.

Ils sont reçus par un mystérieux chancelier qui ne rend de compte qu’à l’impératrice Lilandra ex femme de Charles Xavier.

La situation sur Chandilar paraît très confuse avec beaucoup de tension et de lutte de pouvoirs internes entre le chancelier et Lilandra.

Entre temps, sur terre on apprend que la jeune Kitty Pride (Etincelle ) a pris du galon et se présente aux élections municipales de Chicago.

Cette candidature mutante mal acceptée par certains humains permet de remettre en avant l’éternel problème de la cohabitation entre mutants et humains, et de raviver la vieille (et belle) parabole du racisme comme thème central caché derrière les aventures des X-men.

Sur Chandilar, les choses se gâtent, Xavier s’aperçoit trop tard que Lilandra est manipulée par sa sœur Cassandra Nova et tombe sous son emprise psychique.

Dans le même temps la délégation de mutants est agressée physiquement et Magneto en symbiose mentale avec sa fille est pratiquement vidé de son énergie vitale par une créature du nom de Plutonia.

Cette attaque provoque la mort de Polaris et blesse grièvement le maître du magnétisme qui survit néanmoins sous forme énergétique.

Un commando de X-men commandé par Cyclope se lance alors à la rescousse de leurs amis.

L’affrontement entre X-men et Garde impériale Shi’ar donne lieu à un superbe duel épique comme seul Marvel en a  le secret.

Bien que l’action paraisse confuse, les deux groupes se rendent coups pour coups et les pertes sont sanglantes des deux cotés.

Sur le plan psychique, Cassandra Nova ravit les pouvoirs de Xavier, assassine Lilandra et fait porter le chapeau aux X-men pour envenimer la situation.

Décidement redoutable, Cassandra Nova réussit également à capturer Jean Grey en manœuvrant pour la ravir aux Broods qui l’avaient capturée et enfermé dans un cocon.

Une autre équipe de X-men avec Tornade, Iceberg et Dazzler arrive en soutien.

L’intervention de Tornade oblige Cassandra Nova à se dévoiler et les deux camps comprennent alors la supercherie.

Garde impériale Shi’ar et X-men unissent donc leurs forces pour combattre la vraie menace.

Il s’agit encore une fois d’un duel épique et classique du monde Marvel ou un groupe de héros affronte un être surpuissant les surpassant tous individuellement ce qui les oblige à travailler en équipe.

Les multiples combats provoquent la libération du phénix en Jean Grey mais Cassandra Nova parvient habilement à lui ravir son pouvoir.

Dotée des pouvoirs du Phénix, Cassandra Nova décime tous ses ennemis avec une facilité déconcertante.

J’ai été choqué et déçu de voir avec quelle facilité elle éliminait un Gladiator curieusement féminisée, chef de la garde impériale à la force physique pourtant réputée quasi illimitée.

Les X-Men parviennent pourtant à neutraliser Cassandra Nova par Pyslocke et la subite nouvelle renaissance Jean Grey vient terminer un peu en queue de poisson cette saga.

L’épilogue montre 20 ans après une belle fin avec une Kitty Pride « Obamaisée » élue à la Maison Blanche …

Une fin donc optimiste montrant la réussite du vieux rêve de Charles Xavier avec enfin la vie en harmonie entre humains et mutants.

Deuxième histoire de cette BD, entièrement consacrée à la fin de Wolverine avec Paul Jenkis au scénario et Claudio Castellini au dessin/encrage.

On y voit un Wolverine de plus de 200 ans, vieilli, affaibli , rechercher ses origines après la mort de son vieil ennemi Dents de Sabre.

Sa rechercher l’amène au Japon ou il rencontre son propre frère aîné, John Howlett.

Son passé lui est alors révélé avec ce qui l’a conduit à devenir l’Arme X mais avec aussi  tout de même quelques zones d’ombres.

Wolverine refuse l’alliance que lui propose son frère pour faire exploser Las Vegas et déstabiliser le système financier américain.

Une lutte fratricide les oppose, se soldant par la mort de Howlett qui emporte avec lui bon nombres de ses secrets.

Mon sentiment sur ces histoires, la fin des X-Men essaie de renouer avec le chef d’œuvre des années 80 qui était l’avènement puis la mort du Phénix.

Pourtant cette aventure ne contient pas le coté dramatique et l’émotion surnaturelle que dégageait l’original.

Les dessins de Sean Chen sont propres et lisses, trop à mon goût, et le nombre très élevé de personnages présents rend presque impossible le développement de sentiments d’attachement pour leurs personnalités.

Quand à la fin de Wolverine, moi qui m'attendais comme le laissait supposer la couverture (mensongère !)  à un affrontement épique avec Dents de Sabre, elle m’a encore plus déçue, en effet, le fait de voir un Wolverine vieux, en fin de course, ayant du mal à rentrer ses légendaires griffes m’a énormément déplu.

Et finalement la question profonde de ses origines m’intéressant au final assez peu, je me suis assez vite désintéressé de cet affrontement entre deux papys mutants aux griffes émoussées.

En résumé, une belle tentative, très ambitieuse qui se solde par une déception.

Et si  tout simplement au final, les aventures des X-men et de Wolverine n’étaient pas faites pour avoir une fin ?

Quelque part ces personnages sont immortels donc avec éventuellement un début mais surtout pas de fin …

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 18:28


« Batman : the dark knight » sorti en 2008 est la suite brillantisime de « Batman begins » par Christopher Nolan.

Les acteurs sont ici quasiment les mêmes que pour le film précédent mais l’histoire diffère grandement.

Le film commence par un braquage spectaculaire réalisé par le Joker (Heath Ledger) , criminel schizophrène notoire, réputé pour sa cruauté et son tempérament imprévisible.

Le Joker vole l’argent des parrains de la pègre de Gotham et les fait chanter, leur proposant d’éliminer Batman contre la moitié de leur magot, proposition que le syndicat du crime ne peut accepter.

Du coté de la Justice, un nouveau procureur Harvey Dent (Aaron « Fossette » Eckhart à la beauté germanique) réputé pour son intransigeance et sa droiture, fait son apparition.

Dent représente l’espoir de Gotham et ses actions courageuses contre les gros bonnets du crime apportent une aide estimable à celle de l’inspecteur Gordon (Gary Oldman) et de Batman (Christian Bale).

De plus Dent noue une relation avec Rachel Dawes, l’ex petite amie de Bruce Wayne ce que ce dernier semble placidement accepter.

Batman va arrêter un parrain clé à Hong Kong et le ramène aux Etats Unis pour le faire témoigner contre les autres parrains.

Acculés, les autres parrains de la pègre n’ont plus d’autres choix que d’accepter l’offre du Joker.

Celui ci  va donc semer une vague de terreur Gotham pour débusquer Batman.

Le Joker s’en prend aux politiciens, juges ou policiers combattant la pègre, il les fait assassiner de manière cruelle, astucieuse et perverse.

Dent protégé in extremis par Batman est le seul rescapé de cette vague d’assassinats.

Un combat  passionnant et sans merci s’engage alors entre Batman et le Joker.

Batman le fait arrêter après une poursuite spectaculaire ou la Batmobile grièvement endommagée laisse la place à une Batmoto en position très couchée sur la route.

Mais le Joker a plus d’un tour dans son sac et même en prison il redouble de piéges.

Il fait enlever Dent et Rachel et après un terrible chantage, fait assassiner cette dernière.

Dent, brûlé et à moitié défiguré, change pendant sa convalescence.

Il oublie ses idéaux de justice, devient enragé et cède à des pulsions de violence, de vengeance.

Le dernier coup tordu du Joker a lieu lors d’une prise d’otage ou deux ferry boats truffés d’explosifs se voient dotés chacun du pouvoir de faire sauter l’autre en échange de leur sauvegarde.

L’un des deux ferries rempli de prisonniers refuse pourtant de faire sauter son homologue rempli d’honnêtes gens.

Le film se termine en un mano à mano paroxysmique entre le Joker et Batman puis la dramatique spirale de violence et d’auto destruction dans laquelle s’engage Dent.

« Batman : the dark knight » surclasse par sa profondeur, sa noirceur et sa dimension philosophique assurément tous les précédents opus de la série et la quasi totalité des films de super héros.

Heath Ledger est grandement responsable de cette performance tant il éclipse tous les autres acteurs par son interprétation d’un personnage complexe, mégalomane, intelligent, cyclothymique, tour à tour terrifiant ou pathétique.

Dans ce film, Batman trouve ainsi son ennemi historique, son double maléfique sans lequel son action n’aurait aucune ampleur ou dimension tragique.

Le Joker non attiré par le profit et  n’obéissant à aucune règle se distingue grandement des criminels classiques beaucoup plus prévisibles.

Il est un authentique agent du chaos et de l’anarchie.

La manière dont il parvient à corrompre Dent le « Chevalier Blanc » est une brillante démonstration sur le fait que la pureté des idéaux ou de la morale a toujours une limite relative à sa dimension humaine et que la frontiére entre le bien et le mal est parfois plus ténue qu'on ne le pense.

Quand à Batman, sa position est aussi trouble, à mi chemin sans doute entre la pureté de Dent et la dangereuse psychose du Joker.

C’est sans nul doute cette frontière floue entre le bien et le mal qui fait tout le coté passionnant du personnage.

Mais le succès colossal du film ne saurait s’expliquer seulement par son approche quasi philosophique des notions de justice, de bien et de mal, il a également pour cause la disparition peu avant sa sortie au cinéma de Heath Ledger, mort d’une overdose.

On peut alors soupçonner une fascination du public comparable à celle apparue pour « The Crow » à la mort de Brandon Lee.

Indépendamment de ce fait tragique, « Batman : the dark knight » restera pour moi un film culte dépassant allégrement le simple cadre de film de super-héros.

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 17:19

2
J’ai été fan de Batman dans mon enfance puis cela m’est passé avec la découverte des personnages de l’écurie Marvel.
 

Je n’ai jamais vraiment accroché aux adaptations cinématographique de l’Homme Chauve Souris même si j’ai toujours pensé que le personnage avait une dimension sombre et torturée très intéressante. 

Et puis il y a eu « The Dark Knight » époustouflant qui m’a donné envie de me réinteresser à Batman. 

Ainsi j’ai remonté le temps d’un cran et visionné « Batman begins » de Chistopher Nolan, film sorti en 2005. 

Ce film sensé parler des origines de Batman, commence par la quête d’un homme Bruce Wayne (Christian Bale) , parti en Chine pour côtoyer des criminels et comprendre leur psychologie. 

Alors qu’il est détenu dans une prison, Wayne est contacté par un homme mystérieux (Liam Neeson) qui dit appartenir à une société secrète  dite la Ligue des Ombres, oeuvrant contre le Mal depuis la nuit des temps. 

L’homme invite Wayne à les rejoindre, aussi celui ci se rend il en pèlerinage dans les montagnes chinoises pour accéder à un monastère secret, siége de la société. 

Avec Neeson, Wayne s’initie aux arts martiaux, apprend les techniques de déplacement et de combat des ninja mais à la suite de son refus d’exécuter de sang froid un criminel, une terrible brouille éclate aboutissant à la destruction du temple. 

Wayne sauve tout de même son Maître qu’il dépose inconscient dans un village de montagne. 

Par la suite quand Wayne revient aux Etats Unis dans sa ville de Gotham, tout s’éclaire et le passé du jeune homme ressurgit. 

Wayne est le fils d’un milliardaire philanthropique, qui fut assassiné ainsi que sa femme par un gangster sous les yeux du jeune garçon qu’il était à l’époque. 

Traumatisé par ce double crime, le jeune homme a disparu de Gotham pour se chercher spirituellement. 

Revenu à Gotham, Wayne reprend contact avec la société que lui a laissé son père. 

L’idée de combattre le crime et la corruption germe peu à peu dans son esprit. 

Il est soutenu en cela par son majordome (Michael Caine) et Lucius Fox (Morgan Freeman) ingénieur, tous deux au courant de sa double identité. 

Wayne utilise les gadgets technologiques que fabriquait la branche R et D  militaire de la société de son père pour les adapter à son imagination. 

Ailes planantes, filin tracteur, armure en kevlar, boomerangs en acier puis Batmobile aussi puissante que technologiques constituent sa panoplie. 

Il prend l’aspect d’une chauve souris pour incarner la peur pour les gangsters. 

Il contacte les principaux « justes » de Gotham dont Jim Gordon (Gary Oldman) flic intègre et Rachel Dowes (Katie Holmes), jeune avocate combattant la pègre et se dresse contre Falcone le plus grand parrain de Gotham. 

Falcone est (trop) facilement mis hors course et un premier dangereux maniaque fait son apparition, il s’agit de Jonathan Crane, psychologue ayant mis au point un gaz toxique provoquant des hallucinations provenant des plus grandes phobies tapies chez un individu. 

Mais derrière Crane se dresse une menace encore plus grande encore, provenant de la Ligue des Ombres … 

Le plan de la Ligue des Ombres est d’une envergure exceptionnelle…. Il a pour but la purification de Gotham par la destruction en vaporisant le produit toxique de Crane dans les canalisations. 

Batman va alors tout mettre en œuvre pour les arrêter.

 

Au final j’ai assez peu aimé « Batman begins » . 

J’ai trouvé le film très long, l’histoire du parcours initiatique en Asie un peu éculé et plus grave encore l’opposition criminelle inintéressante au possible. 

Seul Crane par son aspect de maniaque et l’utilisation d’un masque d’épouvantail grossier de type Leatherface présentait un profil de cinglé assez  terrifiant ….  

Mais la société secrète de Ninja redresseurs de tort ne m’a guère enthousiasmé. 

Ce qui m’intéresse chez Batman c’est son coté schizophrénique, asocial, toujours à la limite de déraper ..  

J’aime donc quand ses ennemis présentent eux aussi une pathologie mentale ou une déformité physique qui les rend encore plus cruels et effrayants. 

Au niveau des cascades, les explosions abondent jusqu’à l’écœurement, quand aux courses de voitures, la Batmobile y apparaît très lourde et à peu prêt aussi maniable et véloce qu’un tank …  

Peu d’intérêt donc pour moi globalement pour ce film malgré son fort succès commercial.

 

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 21:04


Comme entre les X-Men et moi c’est une longue histoire remontant à mon enfance je suis allé voir « X-Men origins : Wolverine » de Gavin Hood au cinéma.

 

Je suis toujours content de voir l’engouement pour les personnages Marvel portés à l’écran et Wolverine fait assurément partie des plus intéressants en raison de sa complexité, de son coté bestial et anti-héros affirmé.

 

Alors si en la personne du chéri de ces dames Hugh Jackman, Wolverine a trouvé son incarnation cinématographique idéale, je dirais tant mieux, même si simple détail dans le comics notre mutant griffu est d’une taille bien plus modeste (dans les 1,60 m) comparée au 1,90 m du sex symbol australien.

 

Si je connaissais assez bien l’histoire de Wolverine depuis son passage dans une base secrète canadienne ou il est devenu ce qu’il est aujourd’hui j’ignorais en revanche tout de son passé.

 

Le film répond grandement à cette question.

 

On découvre un jeune Logan né au XIX iéme siècle dans le Nord canadien.

 

Une enfance perturbée, entachée par un meurtre et la révélation de son pouvoir.

 

Et la liaison avec son demi frère Victor Creed dit Dent de Sabre, lui aussi mutant doté de griffes, de pouvoir auto guérisseur et de sens bestiaux.

 

Les deux « siamois » viellissant plus lentement que les humains, participent aux principaux conflits mondiaux du XX iéme siècle et sont ensuite enrôlés par un colonel du nom Striker pour servir dans une force de commando-mutants chargé de faire le sale boulot lors d’opérations secrètes pour le compte du gouvernement américain.

 

Moins bestial que Dent de Sabre, écœuré par les horreurs de la guerre, Wolverine quitte pourtant le commando pour refaire sa vie comme bûcheron dans le grand nord canadien.

 

Las bas il rencontre une institutrice avec qui il semble filer le parfait amour.

 

Voir Wolverine amoureux d’une femme « normale » m’a je l’avoue fait tiquer, j’ai trouvé que cela cadrait peu avec le personnage par nature asocial, brutal et extrême.

 

Finalement l’institutrice est tuée par Creed et Wolverine par désir de vengeance contre lui décide de participer aux projet Arme-X dirigé par Stryker afin qu’on lui coule un métal indestructible du nom d’adamantium autour de son squelette.

 

Et Logan devient alors le « vrai » Wolverine tout en dureté métallique et en férocité animale.

 

Ensuite l’intrigue initiale se complexifie terriblement et devient passionnante avec de multiples retournement de situations.

 

L’histoire amène Wolverine dans une centrale nucléaire ou sont séquestrés des mutants kidnappés par Stryker afin de créer un parfait tueur de mutant en combinant un échantillon de tous leurs pouvoirs.

 

Il s’agit du projet  Arme-XI qui deviendra en fin de compte le super héros Deadpool.

 

Le point culminant de l’histoire est la bataille au sommet de la centrale nucléaire entre Wolverine et Dents de Sabre ligués contre Deadpool.

 

Finalement tout rentre (à peu prêt ) dans l’ordre après moultes retournements et scènes spectaculaires, Stryker est mis en déroute et Wolverine découvre la vérité sur son institutrice.

 

Egal à lui même, le héros finit par tailler la route en loup solitaire indomptable.

 

« X-Men Origins : Wolverine » est un film d’action réussi et spectaculaire ne lésinant pas sur les effets spéciaux, ce qui est le minimum requis pour ce type de film.

 

J’ai reconnus quelques personnages bien connus des X-Men, notamment Gambit, le Colosse (qui combat Wolverine en un hilarant match de boxe ), le jeune Cyclope mais également une flopée de personnages secondaires faisant un peu tapisserie notamment un mutant noir inconnu et  télé porteur comme par hasard très bon ami de Logan.

 

Les personnages les plus intéressants outre notre brute préférée et son alter ego Dent de Sabre sont Stryker et son obsession ainsi que Deadpool, super héros réputé instable psychologiquement pour ne pas dire complètement fou.

 

L’histoire d’amour avec l’institutrice paraît être une tentative artificielle pour féminiser un personnage  viril, ambigu, violent, torturé, souvent sans concession n'hésitant pas à tuer sans état d'ame si son instinct le lui commande.

 

Néanmoins ce premier spin-off est à mes yeux largement réussi.

 

J’espère que ce premier volet rencontrera du succès pour que des suites viennent alimenter un personnage incroyablement riche et charismatique, une sorte de rebelle devant lutter en permanence contre sa part animale.

 

Aujourd’hui dans l’univers Marvel, il y a la star Wolverine immensément populaire héros d'innombrables aventures en bande dessinée ...  et puis les autres !

 

 

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 15:05


En tant que fan de comics et de Zack « 300 » Snyder  je me devais d’aller voir « Watchmen » au cinéma.

 

Bien que plus fan de Marvel que de DC comics, j’avais lu la bande dessinée d’Alan Moore et de Dave Gibbons et en avais apprécié le coté sombre et la belle réussite technique sans toutefois trouver ce « roman graphique » culte.

 

Que dire du film donc ? Il est long, complexe et très voir trop fidèle à l’univers du comics.

 

L’histoire se déroule aux Etats Unis sous Nixon dans les années 80, en plein milieu d’une crise de la guerre froide laissant présager une attaque nucléaire imminente de l’URSS contre le sol américain et probablement la fin du monde annoncée par une sorte de compte à rebours macabre sur une horloge géante.

 

Les « Watchmen » (Gardiens en français ) sont d'anciens super héros des années 60-70  faisant partie d’un groupe que le président Nixon a dissous.

 

Le récit commence par le meurtre de l’un d’entre eux, le Comédien.

 

L’un de ses ex collègues, Rorschach, petit homme au masque énigmatique, enquête sur cette mort mystérieuse en soupçonnant que quelqu’un cherche pour une raison politique à éliminer les Gardiens.

 

Rorschach tient une sorte de journal intime et sa voix off rocailleuse accompagne une bonne partie du film dans un univers nocturne urbain glauque et déprimant.

 

Petit à petit au cours de son enquête, Rorschach retrouve la trace de ses ex coéquipiers.

 

On découvre donc progressivement qui sont les Gardiens, leurs histoires personnelles, leurs nouvelles vies et leurs personnalités complexes, souvent contrastées.

 

La je dois dire que c’est souvent ce qui m’a déplu chez DC Comic, c’est à dire que ces « supers héros » sont souvent des types banals avec des costumes ridicules et des pouvoirs en fin de compte super-ordinaires.

 

Ainsi le Hibou, est un  type entre deux ages avec un physique bedonnant et une bonne tête de brave couillon à la Tom Hanks, ses seuls « pouvoirs » étant des gadgets assez pitoyables et une sorte d’aéronef ridicule en forme de hibou.

 

Niveau personnalité il est aussi lisse qu’un miroir et parfaitement insignifiant.

 

Pas vraiment captivant donc, tout comme Ozymandias, sorte de beauté masculine aryenne glacée à la Flash Gordon et richissime homme d’affaire ayant pour but de libérer le monde de sa dépendance aux énergies fossiles.

 

A t il des « pouvoirs » ? Il semble plus rapide (capable d’arrêter une balle en plein vol ) et plus fort qu’un être humain normal mais la encore aucune profondeur chez ce personnage qu’on devine vite mégalomane et calculateur, bref une sorte de Jean Marie Messier en plus sportif ..

 

Dans le registre « tocarde de premier plan » , le « Spectre Soyeux se pose également la, c’est à dire une nana sexy et athlétique qui fait un peu de karaté, bref potiche idéale, dont le seul intérêt est d’être la petite ami d’un Gardien aux pouvoirs eux réellement hors normes : Le Docteur Manhattan.

 

Rien à voir avec Benoît Poolevorde en effet, derrière ce nom ridicule se cache un physicien qui irradié par des radiations nucléaires se retrouve disposant des pouvoirs d’un Dieu, capable de plier la matière à sa volonté, de voyager dans l’espace, de modifier sa taille, de générer des champs de force ou d’énergie mortelle mais également de prévoir le futur ou de faire revivre le passé aux autres êtres humains.

 

Le Docteur Manhattan est donc une force de dissuasion vivante des Etats Unis et sa puissance en fait un des personnages clés du récit.

 

La contre partie de ce pouvoir quasi illimité est qu’il se sent de plus en plus étranger au monde des humains et éprouve les plus grandes peines à éprouver des sentiments pour sa petite amie qui finalement le quitte.

 

Comment en effet un Dieu vivant pourrait il se sentir proche des insectes humains ?

 

De plus d’étranges rumeurs de cancers dont seraient victime les gens l’ayant cotoyé commencent à le miner …

 

Les deux derniers Gardiens les plus intéressants pour moi sont le Comédien, qui bien que non doté de véritable pouvoirs, se révèle ère un anti héros et un salopard amoral de premier ordre, n’hésitant pas à  abuser de sa force pour violer ou assassiner des gens.

 

Rorschach, personnage au psychisme perturbé est sans doute le plus captivant du lot.

 

Sa brutalité, sa violence, sa vision sombre de l’existence et son absence de concession  avec le crime le rapprocheraient presque de personnages comme Punisher ou Wolverine bien qu’il n’ait lui non plus pas de super pouvoirs à proprement parler.

 

Pendant 2h43 , l’intrigue se noue donc … avant que la théorie du complot n’éclate.

 

La philosophie simpliste qui éclate au grand jour, utiliser le Docteur Manhattan pour provoquer deux attaques nucléaires simultanées sur le front de l’Est et de l’Ouest  ce qui serait sensé pacifier le monde, ne tient pas vraiment la route.

 

Peu d’action et de rythme dans ce film plutôt lent et contemplatif, des combats façon « film de karaté » moins bon qu’un Transporteur dans une maison de retraite, ce qui s’avère un sérieux handicap pour un film de super héros sensé blaster tous les sens du spectateur.

 

Zack Snyder se lâche un maximum dans les scènes cosmiques avec le Docteur Manhattan qui sont il est vrai magnifiques bien qu’un ton en dessous du choc visuel permanent de « 300 ».

 

Le film m’a globalement beaucoup moins plus que les super productions Marvel avec leurs personnages plus flamboyants, plus attachants et  plus denses.

 

En cette période de crise, on pourra attendre la sortie en DVD ou lire la BD dans une bonne bibliothèque …

 

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