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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 21:50


A la fin des années 60, les premiers X-men imaginés par Stan Lee et Jack Kirby voient leur popularité décliner.

La série est pour tout dire arrêtée en 1969, après 66 épisodes, c’est dire o combien même à partir d’une idée de base géniale, le succès peut mettre du temps à se concrétiser.

En 1975, Marvel revoit sa copie et décide de confier à Len Wein puis Chris Claremont la difficile tache de redonner un nouvel élan aux X-men.

Au dessin ce sera Dave Cockrum qui  aura la lourde tache d’insuffler la vie à ces nouveaux personnages.

« X-men, l’intégrale, 1975-1976 » regroupe les épisodes de cette renaissance.

Pour moi, si les années 60 faisaient surtout figure d’ébauche, 1975 marque la véritable naissance des X-men mythiques.

L’album débute par le recrutement par Charles Xavier de nouveaux X-men après que les X-men d’origine aient soit choisi comme le Fauve de quiter le groupe soit disparu dans des conditions troubles.

Le télépathe sillonne le globe à la recherche de mutants repérés par ses talents.
Il est à noter la remarquable représentatitvité ethnique du choix des nouveaux personnages ce qui montre le coté universel et humaniste de Marvel.

Avec Len Wein on assiste donc tout d'abord à présentation des nouveaux membres, que ce soit Diablo, mutant téléporteur à l’aspect diabolique né en Allemagne, Tornade considérée comme une déesse kenyane en raison de son pouvoir de contrôler les évènements, Colossus, sibérien capable de se transformer en colosse d’acier, le Hurleur, irlandais aux cordes vocales capable de lancer des rafales soniques, Epervier, indien apache à la force et vitesse surhumaines, Feu du soleil, japonais possédant une energie thermique impressionnante et bien entendu  Wolverine, canadien aux squelettes et griffes d’adamantium ajoutés à son pouvoir auto guérisseur.

Seul Cyclope reste le point d’union entre l’ancienne et la nouvelle génération.

La première mission de ces nouveaux X-men est d’aller sur Krakoa, une île du pacifique ou Angel, Iceberg, Marvel Girl, Polaris et Havok ont mystérieusement disparu.

La nouvelle équipe comprend vite que Krakoa est une île vivante irradiée par les essais nucléaires qui cherche à se nourrir de l’énergie des mutants pour croître.

Face à une telle menace, tous les X-men s’unissent et c’est Polaris suralimentée par Tornade, Havok et Cyclope qui parvient en utilisant de puissantes forces magnétiques à éjecter Krakoa dans l’espace.

Malgré le succès de cette première mission, l’effectif recruté par Xavier est trop important et de nombreux conflits éclatent notamment avec Feu du Soleil et Epervier.

Se sentant de trop ou plus à leur place, Feu du Soleil, Angel, Iceberg et Marvel Girl spontanément quittent l’équipe, le départ de cette dernière déchirant le cœur de Cyclope.

La prise d’une base américaine par le Comte Nefaria et ses ridicules créatures les Ani-Men aboutit à un drame, la mort d’Epervier qui se tue dans l’explosion d’un avion.

En tant que leader Cyclope culpabilise énormément de cette mort prématurée.

Les X-men combattent ensuite un mystérieux démon Kierrrok dans ce qui ressemble fort à un interlude.

Puis Charles Xavier hanté par de mystérieux rêves de galaxies lointaines décide de partir en voyage rendre visite à un de ses amis astro physicien de très haut niveau pour tenter de décrypter ce mystère.

Mais possédés mentalement par Eric le Rouge, Havok et Polaris tente de tuer Xavier que les autres X-me sauvent in extremis.

L’affrontement est terrible notamment le duel entre Polaris et Tornade, finalement remportée par cette dernière après une lutte acharnée.

Les X-men n’ont pas le temps de chercher des explications puisqu’ils sont attaqués par leurs ennemis historiques, de nouvelles Sentinelles immnses robots tueurs de mutants, crées par le Docteur Steven Lang à partir des travaux de Larry Trask.

Pris par surprise, Wolverine, Marvel Girl, le Hurleur et surtout Xavier sont capturés et retenus prisonnier sur une station orbitale.

Lang qui a crée des robots copiant les pouvoirs des mutants est finalement mis en déroute par Cyclope, Colossus, Diablo et Tornade venus délivrer leurs amis.

Au cours du retour sur Terre, la navette des X-men est prise dans une tempête cosmique et Jean Grey qui pilotait se retrouve irradiée par des doses d’énergies colossales provoquant sa transformation en Phénix.

Mais Jean tolère mal ce nouveau pouvoir et fait un malaise.

Elle se trouve hors de danger mais mise au repos.

Pour se reposer, les X-men à l’exception de Xavier et Cyclope qui restent au chevet de Jean, partent en vacances en Irlande chez le Hurleur qui possède un immense château sur l’île de Muir.

Mais la bas ils tombent sur un guet append mené par Tom Cassidy et son invincible associé le Fléau.

L’album se termine sur la défaite des X-men vaincu par le terrible pouvoir du Fléau.

Sans être un chef d’œuvre absolu, « X-men, l’intégrale, 1975-1976 » contient déjà pour moi les germes du renouveau et des futurs chefs d’œuvres à venir.

Meme si ils n’atteignent pas encore des sommets artistiques, les dessins de Cockrum sont pour moi considérablement plus fins et travaillés que ceux de Kirby, ce qui confère un coté plus réaliste et dynamique à la série.

A partir d’un effectif de personnage sans doute jugé ingérable par Claremont, un écrémage subtile a lieu, allant de pair avec une éviction progressive des anciens X-men comme Angel ou Iceberg que j’ai toujours trouvé beaucoup moins intéressants que les autres.

Les scénario sont habiles menant souvent à des affrontements fratricides (personnages possédés mentalement ou répliqués technologiquement)  et mènent continuellement aux incessants changements géographiques aux quatre coins du globe qui font toujours fantasmer le lecteur rêveur que je suis.

Coté adversaire, les Sentinelles ou le Fléau font partie de valeurs sures de l’histoire des X-men et on retiendra l’événement sans doute le plus marquant de la saga : la première transformation de la douce en Jean Grey en inquiétant Phénix.

Ici Wein et Claremont créent progressivement leur univers et jettent donc les premières bases de l’une des plus prodigieuse saga du monde de la bande dessinée.

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 22:15


Le premier volet de « X-Men,  l'intégrale 1963-1964 » fait pour moi quasiment  figure de pièce de musée.

Il s’agit en effet des tous premiers épisodes des X-men, crées par l’imagination fertile du tandem de génie Stan Lee-Jack Kirby peu après la naissance de l’écurie Marvel en 1961.

Dans les années 60, les premiers X-men des origines sont au nombre de cinq.

Il y a Cyclope, le leader sérieux mais finalement assez torturé et angoissé par le rayon optique jaillissant de ses yeux, Angel, richissime jeune play boy arrogant aux ailes d’oiseaux, Iceberg adolescent fougueux et immature capable de manipuler la glace puis le Fauve, brillant scientifique à l’agilité, la force et l’aspect quasi simiesque.

A ce quatuor vient se joindre Marvel Girl (Jean Grey),  jolie rousse aux pouvoirs télékinésiques, qui deviendra assez vite l’objet d’une rivalité amoureuse forte entre Cyclope l’introverti et Angel le flamboyant.

Les premiers épisodes montrent surtout la formation des jeunes mutant recrutés par le Professeur X (Charles Xavier), puissant télépathe paralysé des membres inférieurs, qui leur apprend à contrôler leur pouvoirs, à travailler en équipe dans le but de servir la race humaine.

Les X-men s’entraînent beaucoup dans la fameuse salle des dangers, truffées de piéges et développent ainsi leurs qualités spécifiques.

Ils se heurtent tout d’abord à leur plus grand ennemi historique, Magneto, mutant maître du magnétisme aux pouvoirs terrifiants, qui possède une vision opposée à celle de Charles Xavier en déclarant les mutants homo superior et donc devant dominer les humains.

Ayant pris le contrôle d’une base américaine, Magneto est surpris par la découverte des pouvoirs des X-men et mis en déroute.

On passera assez rapidement sur l’arrivée du Fantôme, mutant télé porteur vaincu par les pouvoirs télépathiques de Xavier pour apprécier avec délectation la découverte du Colosse, mutant obèse au corps invulnérable travaillant dans un cirque.

Le Colosse refuse de rejoindre l’école de Xavier et les X-men sont obligés de travailler en équipe pour parvenir à maîtriser sa force phénoménale et ses alliés issus des attractions foraines.

Les autres épisodes donnent une part prépondérante à Magneto, qui se cherche des alliés mutants pour combattre les X-men.

Magneto forme la Confrérie des Mauvais Mutants composée du Cerveau, redoutable mutant illusionniste, du Crapaud aux pouvoirs voisins de ceux du Fauve, de la Sorcière Rouge capable de lancer des sorts et de son frère Vif Argent se mouvant à des vitesses incroyables.

Magneto et sa troupe envahissent une république sud américaine (imaginaire) et créent une sorte de tyrannie ou les humains sont esclaves des mutants.

Le choc avec les X-men dans une ambiance de château médiéval est intense captivant tant les mauvais mutants imaginés par Lee et Kirby possèdent quasiment des pouvoirs symétriques à ceux des X-men.

Magneto tentera ensuite de s’allier au puissant Prince des Mers (Namor),  personnage historique du monde Marvel,  mais le fier Namor se montrera trop indépendant pour supporter le caractère tyrannique du maître du magnétisme.

Le dernier épisode avec Magneto, montrera son alliance éphémère avec le Colosse, mais une nouvelle fois son mépris pour son associé aboutira au désengagement de ce dernier qui préférera retourner vivre comme un monstre de foire dans son cirque.

L’album se termine sur  un épisode passable avec Unus, mutant entouré d’un champs de force le rendant intouchable qui sera surclassé par une ruse scientifique élaborée par le Fauve.

En résumé, j’ai moyennement apprécié cette intégrale.

J’ai trouvé les dessins de Kirby assez grossiers et très datés ce qui a grandement nui à l’appréciation visuelle de cette bande dessinée.

Les épisodes avec le Confrérie des Mauvais Mutants sont pour moi les plus captivants car ces derniers présentent également des failles psychologiques intéressantes, telles le double jeu permanent et les velléités de commandement du Cerveau ou les doutes et l’instinct de protection de Vif Argent pour sa sœur.

J’ai également toujours eu de la sympathie pour le personnage de monstre incompris du Colosse et les problèmes que son invulnérabilité pouvait poser à ses adversaires.

Malgré son coté expérimental et inabouti, « X-Men, l'intégrale 1963-1964 » peut néanmoins être vu avec le charme de la nostalgie et celui de l’aspect historique de cette série de prêt de 50 ans à présent.

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 17:39


« Daredevil : A chacun son du » est une série 100% Marvel en cinq épisodes.

J’ai lu la quatrième partie de cette saga scénarisée par Ed Brubaker et dessinée par le duo Michael Lark-Stephano Gaudino avec une première partie signée Lee Weeks.

Dans la première partie justement on retrouve les états d’ames de Milla Donovan, la femme de Matt Murdock qu’il a épousée peu après le décès brutal de Karen Page.

Milla, également aveugle raconte les difficultés de vivre avec un justicier, ses angoisses incoercibles lors de ses mystérieuses escapades nocturnes et sa peur de le voir mourir un jour.

Ce passage est l’occasion de comprendre les épisodes précédents, la mise à nue publique de la double identité de Murdock puis son arrestation, son incarcération et son évasion de la prison de Ryker’s island.

Après ce long monologue, l’histoire démarre véritablement avec Melvin Potter dit le Gladiateur, ennemi célèbre de Daredevil, qui lui même incarcéré à Ryker’s Island est soupçonné d’avoir tué deux de ses détenus.

Malgré quelques hésitations Murdock accepte de défendre son vieil ennemi qu’il croit innocent et son alter ego Daredevil constate dans le même temps une recrudescence des crimes dans son quartier de Hell’s kitchen ou des commerçants sont sauvagement assassinés sans raison apparente.

Mais l’interrogatoire de Potter ne mène à rien de probant et une mystérieuse équipe organise son évasion lors d’un transfert afin de déchaîner à nouveau le Gladiateur.

Potter, schizophrène notoire, retrouve en effet ses vieux démons et réendosse le costume du Gladiateur, composé d’une armure, d’un casque, de lames circulaires et de couteaux, complétant sa prodigieuse force physique.

Alors que les meurtres sanglants s’accumulent, Daredevil met tout en œuvre pour arrêter Potter qu’il veut néanmoins aider.

Mais celui ci s’en prend à Milla et manque de la tuer.

Daredevil finit par venir à bout du Gladiateur qui semble complètement perturbé mentalement au point de vouloir se suicider.

L’énigme des assassinats n’étant pas résolue, Daredevil trouve la piste de trafiquants ayant mis sur le marché une drogue d’une puissance inouïe donnant aux criminels un surplus de courage et des tendances suicidaires.

Mais il tombe dans un guet append et gazé se retrouve aux mains d’un inquiétant personnage nommé Larry Cranston alias Mister Fear, dont la peau sécrète une substance toxique générant panique, effroi et anxiété chez ses victimes.

L’album se termine sur une menace de Cranston qui apprend à un Daredevil réduit à sa merci qu’il est parvenu à approcher Milla en se faisant passer pour un psychiatre…

La partie 4 de « Daredevil : a chacun son du » présente une intrigue complexe, dense et sombre avec l’instrumentation par un maître stratège d’une force de la nature, le Gladiateur dans un but inconnu.

Cependant je n’ai pas été séduit par le style fin de Lark et n’ai jamais trouvé que le Gladiateur, ennemi finalement assez simplet aux armes primitives était un adversaire à la hauteur de Daredevil.

J’ai donc éprouvé quelques difficultés pour me passionner pour l’intrigue.

Coté cœur, les problèmes conjugaux de DD, me sont apparus également un peu « bateaux » tant on pouvait se douter sans peine des difficultés à vivre avec un justicier menant une double vie.

La cinquième partie sera sans à mon avis plus intéressante avec l'entrée en lice de Mister Fear, ennemi beaucoup plus retors et difficile à combattre qu’une brute épaisse et limitée comme le Gladiateur.

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 22:13


Riche idée qu’a eu Marvel de rééditer sous forme de collections intégrales les classiques des épisodes des super héros phares des années 60 comme Spider Man, Iron Man ,Daredevil, Hulk, les Quatre Fantastiques ou bien les X-Men.

Concernant Daredevil, le summum des aventures du justicier aveugle a été pour moi atteint sous la plume de Frank Miller dans les années 80.

Aussi ai je lu avec délectation « Daredevil : l’intégrale de 1982 ».

Cette compilation massive recèle une partie de l’age d’or de l’homme sans peur avec le génial Frank Miller au scénario, dessin et encrage.

Dans le premier épisode, les élections battent leur plein à New York et un scandale est alors révélé par Sheldon, un jeune journaliste du Daily Bugle.

En effet Cherryh, sérieux candidat au poste de maire est soupçonné d’avoir passé un marché avec Wilson Fisk alias le Caïd, le colossal chef de la pègre New Yokaise pour lui livrer la ville en échange de fonds.

Mis en accusation pour diffamation par Cherryh, le journal se voit défendu par l’avocat Matt Murdock.

Commence alors un jeu complexe entre manœuvres de corruption et d’intimidations politico maffieuses pour faire renoncer le journaliste et tentative de chantage de ce dernier qui a un terrible besoin d’argent.

Daredevil appuyé pour l’occasion par le tandem Iron Fist-Power Man, protége le jeune journaliste des griffes de la pègre et Ben Urich, autre journaliste plus chevronné du Daily Bugle, prend les choses en main avec la ferme décision d’établir les preuves de la collusion Cherryh-Fisk.

Urich, seul à connaître la véritable identité de DD, est un personnage très attachant avec son intégrité, sa ténacité, son vieil impair, ses grosses lunettes et ses éternelles cigarettes.

Pour résoudre ses problèmes, le Caïd décide de recruter un nouveau tueur et jette son dévolu sur Elektra, l’ex petite amie de Daredevil.

Elektra neutralise son ancien amant, manque de tuer Urich qui refroidi, finit par renoncer.

Alors que tout semble perdu, Murdock exploite une piste mystérieuse sur la base d’un cliché d’une femme clocharde pris prêt du domicile du Caïd.

Après une incursion mouvementée dans les égouts, Urich et Daredevil retrouvent la trace de Vanessa l’ex femme du Caïd devenue clocharde, qui constitue son seul et unique point faible.

Daredevil arrache Vanessa au monde sous terrain des marginaux et fait un chantage à Fisk pour revoir sa femme.

Forcé de reculer, le Caïd lâche Cherryh qui finit par se livrer.

Daredevil remporte le premier match dans son duel face au Caïd.

Dans la deuxième partie, on assiste au retour de Bullseye alias le Tireur dans la vie de Daredevil.

Ennemi  redoutable et charismatique, le Tireur est le double maléfique de DD, le révélateur sans lequel sa mission n’aurait pas la même saveur.

Le Tireur emprisonné et atteint de troubles mentaux, ne vit que pour son obsession de tuer son pire ennemi.

Utilisant ses dons de transformer tout objet en arme morelle, il s’évade et tue Elektra lors d’un duel épique afin de redevenir le tueur numéro un du Caïd.

Murdock dévasté par la douleur vit les heures les plus sombres de son existence.

Etrangement, le Tireur, « sent » instinctivement que Murdock et Daredevil ne font qu’un, il fait part de sa théorie au Caïd qui la juge heureusement extravagante.

Daredevil préserve in extremis son secret et son affrontement crépusculaire contre le Tireur s’avère un des sommets de la série.

Victime d’une chute terrible, le Tireur termine paralysé dans un lit d’hôpital mais son obsession de vengeance reste elle intacte.

La troisième partie consacrée à un crossover entre Daredevil et le Punisher autour d’une enquête alambiquée contre un trafic de drogue décimant les enfants a été pour moi d’une intensité moindre, même si le Punisher, héros sombre et torturé colle très bien à l’univers de l’homme sans peur.

L’album termine sur deux « Et si », avec pour le premier le thème assez décevant que DD soit devenu un agent du Shield ou pour le deuxième beaucoup plus émouvant le fait que Elektra n’ait pas été tuée par le Tireur.

En bonus et sans les dessins de Miller, on retrouvera une alliance hautement improbable entre Spider Man, Moon Knight, Iron Fist, Power Man et Daredevil pour contrer l’Homme Pourpre piloté par le Caïd.

En conclusion, cette intégrale brille surtout par l’enchaînement des deux premiers épisodes mêlant le quatuor mythique, Daredevil, Elektra, Bullseye et le Caïd.

Dans l’univers glauque et oppressant des bas quartiers du New York des années 80, Frank Miller imprime une atmosphère crépusculaire, étouffante et d’une noirceur sans nom à cette tragédie moderne ou chacun des protagonistes montre des fêlures d’une complexité exceptionnelle.

Une tueuse prises de remords et hantée par son amour passé, un justicier friable, fidèle en amitié et en amour, un impitoyable caïd de la pègre capable de plier dans l’espoir de revoir sa femme transformée en clocharde et un tueur malade, instable, instinctif, aussi mortel que génial composent donc le formidable univers imaginé par Miller.

La partie avec le Punisher est également d’un bon niveau, Murdock étant véritablement déchirant dans son refus de la mort d’Elektra.

On recommandera aussi le « Et si …Elektra n’était pas morte », nerveux et émouvant, créant pour une fois une belle happy end entre DD et Elektra.

En résumé, pour ces quelques raisons « Daredevil : l’intégrale 1982 » est un album culte, totalement, indispensable pour le fan de bande dessiné moderne, amateur d’univers sombres et de personnages aussi complexes que torturés.

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 20:40


Retour à la bande dessinée et plus précisément aux comics avec « Wolverine : Logan » du dessinateur argentin Eduardo Risso et du talentueux scénariste de la série « Lost » :  Brian K Vaughan.

Ce court  « graphic novel » comme appelé sur la couverture traite une nouvelle fois du passé de Wolverine et tout particulièrement des liens mystérieux qui l’unissent au Japon.

Le mutant canadien revient ici au pays du soleil levant  pour régler des comptes avec un ennemi effrayant, sorte de monstrueux squelette enflammé qui le met dangereusement à mal.

Après cette introduction aussi musclée que difficilement compréhensible, le lecteur plonge dans le passé de Wolverine alors que, soldat canadien pendant la seconde guerre mondiale, il est capturé par l’armée japonaise.

Durant sa détention, Logan rencontre un autre prisonnier, Warren Ethan, lieutenant  seul rescapé d’un navire américain coulé par les Japonais.

Les deux hommes s’entraident pour s’évader de leur prison et au cours de leur cavale, Wolverine empêche Ethan de tuer une femme civile japonaise croisée par hasard.

Wolverine refuse en effet de céder à la haine et au racisme aveugles d’Ethan.

Recueilli par la jeune femme Astuko, Logan découvre son premier vrai amour et vit quelques heures aussi délicieuses qu’ inoubliables.

Atsuko révèle le nom de l’endroit ou elle vit : Hiroshima.

Mais ivre de vengeance, Ethan revient et tue Astuko sous les yeux de Logan.

Wolverine découvre qu’Ethan est un mutant comme lui, insensible à la douleur et pratiquement immortel.

Alors que les deux hommes sont engagés dans une lutte à mort, un avion de l’US air force largue la fameuse bombe atomique « Little Boy » qui dévaste toute la ville tuant des millions de personnes.

De manière assez stupéfiante, Wolverine brûlé et défiguré survit, protégé par son pouvoir auto guérisseur.

Assez similairement Ethan survit sous la forme d’un fantôme revêtant l’apparence d’un squelette enflammé.

On comprend alors que Wolverine est revenu à Hiroshima afin de retrouver l’assassin d’Astuko et venger son ame defunte.

Après une lutte acharnée, il parvient à ses fins et à tuer Ethan, réglant ainsi ses comptes avec un passé qui le tiraillait.

La fin du récit se déroule sous la forme d’un rêve ou Logan retrouve l’espace d’un instant son amour perdu.

Bien que mineure dans la longue et riche carrière du mutant griffu, « Wolverine : Logan » est une courte histoire bien construite, ou règnent un certain désenchantement, une forte mélancolie et un  romantisme poignant.

Wolverine montre ainsi les seules blessures auxquelles il ne guérit jamais vraiment : celles infligées par ses liaisons tragiques avec les quelques femmes qu’il a aimées au cours de sa vie tumultueuse.

Inscrit dans le cadre historique et tragique de la bombe d’Hiroshima, « Wolverine : Logan » permet donc de découvrir le coté le plus humain d’un personnage tiraillé sans relache par son passé.

Au niveau des critiques :  j ’ai trouvé le personnage du méchant Warren Ethan peu original, le graphisme de Risso assez particulier, beau, dépouillé et sombre mais manquant de finesse dans le dessin des personnages notamment dans les traits des visages.

Belle citation pour finir «  Aucune vie n’est épargnée par les bombes, échec, malheur, rupture, mais même le pékin lambda peut survivre à une ou deux explosions. Ce qui nous tue c’est ce qui vient après : les retombées.
La longue chute de toutes les conséquences de nos erreurs.

Elles pleuvent sur nous sans qu’on les voie et quand on remarque enfin le poison qui s’accumule, on s’est déjà noyé dedans ».

A méditer.

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 22:06


Le volume 2 de « X-men, la fin » est la première bande dessinée de style comics chroniquée dans ces colonnes , ce jour est donc à marquer d’une pierre blanche !

Au menu de ce deuxième opus, scénario du légendaire Chris Claremont, qui donna ses lettres de noblesse aux X-men dans les années 80 et dessins de Sean Chen.

N’ayant pas lu le volume 1, j’ai directement attaqué par le volume 2 sorti en 2009.

L’histoire de la fin des X-men s’annonce d’entrée très complexe et on a du mal parfois à raccrocher les morceaux sans avoir lu le volume 1.

On comprend que la réapparition du Phénix dans Jean Grey  a semé une belle pagaille sur terre et que des attaques préventives ont eu lieu contre les X-men causant un certain nombre de pertes dans leur rangs.

Les X-men survivants suspectent l’empire extra terrestre des Shi’ar d’être derrière ces attaques depuis leur planète Chandilar.

Si Cyclope et la majeur partie des X-men sont partisans de représailles, le professeur X est lui pour une médiation afin de s’assurer que ces sont bien le Shi’ar les coupables.

Magneto et sa fille Polaris conjuguent alors leurs fabuleux pouvoirs pour créer un pont d’energie entre la Terre et Chandilar.

Une délégation diplomatique formée de Charles Xavier, Gambit déguisé en Sinistre, Rachel Grey et Forge (Nathan Summers) se rend sur Chandilar afin de parlementer avec les Shi’ar.

Ils sont reçus par un mystérieux chancelier qui ne rend de compte qu’à l’impératrice Lilandra ex femme de Charles Xavier.

La situation sur Chandilar paraît très confuse avec beaucoup de tension et de lutte de pouvoirs internes entre le chancelier et Lilandra.

Entre temps, sur terre on apprend que la jeune Kitty Pride (Etincelle ) a pris du galon et se présente aux élections municipales de Chicago.

Cette candidature mutante mal acceptée par certains humains permet de remettre en avant l’éternel problème de la cohabitation entre mutants et humains, et de raviver la vieille (et belle) parabole du racisme comme thème central caché derrière les aventures des X-men.

Sur Chandilar, les choses se gâtent, Xavier s’aperçoit trop tard que Lilandra est manipulée par sa sœur Cassandra Nova et tombe sous son emprise psychique.

Dans le même temps la délégation de mutants est agressée physiquement et Magneto en symbiose mentale avec sa fille est pratiquement vidé de son énergie vitale par une créature du nom de Plutonia.

Cette attaque provoque la mort de Polaris et blesse grièvement le maître du magnétisme qui survit néanmoins sous forme énergétique.

Un commando de X-men commandé par Cyclope se lance alors à la rescousse de leurs amis.

L’affrontement entre X-men et Garde impériale Shi’ar donne lieu à un superbe duel épique comme seul Marvel en a  le secret.

Bien que l’action paraisse confuse, les deux groupes se rendent coups pour coups et les pertes sont sanglantes des deux cotés.

Sur le plan psychique, Cassandra Nova ravit les pouvoirs de Xavier, assassine Lilandra et fait porter le chapeau aux X-men pour envenimer la situation.

Décidement redoutable, Cassandra Nova réussit également à capturer Jean Grey en manœuvrant pour la ravir aux Broods qui l’avaient capturée et enfermé dans un cocon.

Une autre équipe de X-men avec Tornade, Iceberg et Dazzler arrive en soutien.

L’intervention de Tornade oblige Cassandra Nova à se dévoiler et les deux camps comprennent alors la supercherie.

Garde impériale Shi’ar et X-men unissent donc leurs forces pour combattre la vraie menace.

Il s’agit encore une fois d’un duel épique et classique du monde Marvel ou un groupe de héros affronte un être surpuissant les surpassant tous individuellement ce qui les oblige à travailler en équipe.

Les multiples combats provoquent la libération du phénix en Jean Grey mais Cassandra Nova parvient habilement à lui ravir son pouvoir.

Dotée des pouvoirs du Phénix, Cassandra Nova décime tous ses ennemis avec une facilité déconcertante.

J’ai été choqué et déçu de voir avec quelle facilité elle éliminait un Gladiator curieusement féminisée, chef de la garde impériale à la force physique pourtant réputée quasi illimitée.

Les X-Men parviennent pourtant à neutraliser Cassandra Nova par Pyslocke et la subite nouvelle renaissance Jean Grey vient terminer un peu en queue de poisson cette saga.

L’épilogue montre 20 ans après une belle fin avec une Kitty Pride « Obamaisée » élue à la Maison Blanche …

Une fin donc optimiste montrant la réussite du vieux rêve de Charles Xavier avec enfin la vie en harmonie entre humains et mutants.

Deuxième histoire de cette BD, entièrement consacrée à la fin de Wolverine avec Paul Jenkis au scénario et Claudio Castellini au dessin/encrage.

On y voit un Wolverine de plus de 200 ans, vieilli, affaibli , rechercher ses origines après la mort de son vieil ennemi Dents de Sabre.

Sa rechercher l’amène au Japon ou il rencontre son propre frère aîné, John Howlett.

Son passé lui est alors révélé avec ce qui l’a conduit à devenir l’Arme X mais avec aussi  tout de même quelques zones d’ombres.

Wolverine refuse l’alliance que lui propose son frère pour faire exploser Las Vegas et déstabiliser le système financier américain.

Une lutte fratricide les oppose, se soldant par la mort de Howlett qui emporte avec lui bon nombres de ses secrets.

Mon sentiment sur ces histoires, la fin des X-Men essaie de renouer avec le chef d’œuvre des années 80 qui était l’avènement puis la mort du Phénix.

Pourtant cette aventure ne contient pas le coté dramatique et l’émotion surnaturelle que dégageait l’original.

Les dessins de Sean Chen sont propres et lisses, trop à mon goût, et le nombre très élevé de personnages présents rend presque impossible le développement de sentiments d’attachement pour leurs personnalités.

Quand à la fin de Wolverine, moi qui m'attendais comme le laissait supposer la couverture (mensongère !)  à un affrontement épique avec Dents de Sabre, elle m’a encore plus déçue, en effet, le fait de voir un Wolverine vieux, en fin de course, ayant du mal à rentrer ses légendaires griffes m’a énormément déplu.

Et finalement la question profonde de ses origines m’intéressant au final assez peu, je me suis assez vite désintéressé de cet affrontement entre deux papys mutants aux griffes émoussées.

En résumé, une belle tentative, très ambitieuse qui se solde par une déception.

Et si  tout simplement au final, les aventures des X-men et de Wolverine n’étaient pas faites pour avoir une fin ?

Quelque part ces personnages sont immortels donc avec éventuellement un début mais surtout pas de fin …

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 18:28


« Batman : the dark knight » sorti en 2008 est la suite brillantisime de « Batman begins » par Christopher Nolan.

Les acteurs sont ici quasiment les mêmes que pour le film précédent mais l’histoire diffère grandement.

Le film commence par un braquage spectaculaire réalisé par le Joker (Heath Ledger) , criminel schizophrène notoire, réputé pour sa cruauté et son tempérament imprévisible.

Le Joker vole l’argent des parrains de la pègre de Gotham et les fait chanter, leur proposant d’éliminer Batman contre la moitié de leur magot, proposition que le syndicat du crime ne peut accepter.

Du coté de la Justice, un nouveau procureur Harvey Dent (Aaron « Fossette » Eckhart à la beauté germanique) réputé pour son intransigeance et sa droiture, fait son apparition.

Dent représente l’espoir de Gotham et ses actions courageuses contre les gros bonnets du crime apportent une aide estimable à celle de l’inspecteur Gordon (Gary Oldman) et de Batman (Christian Bale).

De plus Dent noue une relation avec Rachel Dawes, l’ex petite amie de Bruce Wayne ce que ce dernier semble placidement accepter.

Batman va arrêter un parrain clé à Hong Kong et le ramène aux Etats Unis pour le faire témoigner contre les autres parrains.

Acculés, les autres parrains de la pègre n’ont plus d’autres choix que d’accepter l’offre du Joker.

Celui ci  va donc semer une vague de terreur Gotham pour débusquer Batman.

Le Joker s’en prend aux politiciens, juges ou policiers combattant la pègre, il les fait assassiner de manière cruelle, astucieuse et perverse.

Dent protégé in extremis par Batman est le seul rescapé de cette vague d’assassinats.

Un combat  passionnant et sans merci s’engage alors entre Batman et le Joker.

Batman le fait arrêter après une poursuite spectaculaire ou la Batmobile grièvement endommagée laisse la place à une Batmoto en position très couchée sur la route.

Mais le Joker a plus d’un tour dans son sac et même en prison il redouble de piéges.

Il fait enlever Dent et Rachel et après un terrible chantage, fait assassiner cette dernière.

Dent, brûlé et à moitié défiguré, change pendant sa convalescence.

Il oublie ses idéaux de justice, devient enragé et cède à des pulsions de violence, de vengeance.

Le dernier coup tordu du Joker a lieu lors d’une prise d’otage ou deux ferry boats truffés d’explosifs se voient dotés chacun du pouvoir de faire sauter l’autre en échange de leur sauvegarde.

L’un des deux ferries rempli de prisonniers refuse pourtant de faire sauter son homologue rempli d’honnêtes gens.

Le film se termine en un mano à mano paroxysmique entre le Joker et Batman puis la dramatique spirale de violence et d’auto destruction dans laquelle s’engage Dent.

« Batman : the dark knight » surclasse par sa profondeur, sa noirceur et sa dimension philosophique assurément tous les précédents opus de la série et la quasi totalité des films de super héros.

Heath Ledger est grandement responsable de cette performance tant il éclipse tous les autres acteurs par son interprétation d’un personnage complexe, mégalomane, intelligent, cyclothymique, tour à tour terrifiant ou pathétique.

Dans ce film, Batman trouve ainsi son ennemi historique, son double maléfique sans lequel son action n’aurait aucune ampleur ou dimension tragique.

Le Joker non attiré par le profit et  n’obéissant à aucune règle se distingue grandement des criminels classiques beaucoup plus prévisibles.

Il est un authentique agent du chaos et de l’anarchie.

La manière dont il parvient à corrompre Dent le « Chevalier Blanc » est une brillante démonstration sur le fait que la pureté des idéaux ou de la morale a toujours une limite relative à sa dimension humaine et que la frontiére entre le bien et le mal est parfois plus ténue qu'on ne le pense.

Quand à Batman, sa position est aussi trouble, à mi chemin sans doute entre la pureté de Dent et la dangereuse psychose du Joker.

C’est sans nul doute cette frontière floue entre le bien et le mal qui fait tout le coté passionnant du personnage.

Mais le succès colossal du film ne saurait s’expliquer seulement par son approche quasi philosophique des notions de justice, de bien et de mal, il a également pour cause la disparition peu avant sa sortie au cinéma de Heath Ledger, mort d’une overdose.

On peut alors soupçonner une fascination du public comparable à celle apparue pour « The Crow » à la mort de Brandon Lee.

Indépendamment de ce fait tragique, « Batman : the dark knight » restera pour moi un film culte dépassant allégrement le simple cadre de film de super-héros.

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 17:19

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J’ai été fan de Batman dans mon enfance puis cela m’est passé avec la découverte des personnages de l’écurie Marvel.
 

Je n’ai jamais vraiment accroché aux adaptations cinématographique de l’Homme Chauve Souris même si j’ai toujours pensé que le personnage avait une dimension sombre et torturée très intéressante. 

Et puis il y a eu « The Dark Knight » époustouflant qui m’a donné envie de me réinteresser à Batman. 

Ainsi j’ai remonté le temps d’un cran et visionné « Batman begins » de Chistopher Nolan, film sorti en 2005. 

Ce film sensé parler des origines de Batman, commence par la quête d’un homme Bruce Wayne (Christian Bale) , parti en Chine pour côtoyer des criminels et comprendre leur psychologie. 

Alors qu’il est détenu dans une prison, Wayne est contacté par un homme mystérieux (Liam Neeson) qui dit appartenir à une société secrète  dite la Ligue des Ombres, oeuvrant contre le Mal depuis la nuit des temps. 

L’homme invite Wayne à les rejoindre, aussi celui ci se rend il en pèlerinage dans les montagnes chinoises pour accéder à un monastère secret, siége de la société. 

Avec Neeson, Wayne s’initie aux arts martiaux, apprend les techniques de déplacement et de combat des ninja mais à la suite de son refus d’exécuter de sang froid un criminel, une terrible brouille éclate aboutissant à la destruction du temple. 

Wayne sauve tout de même son Maître qu’il dépose inconscient dans un village de montagne. 

Par la suite quand Wayne revient aux Etats Unis dans sa ville de Gotham, tout s’éclaire et le passé du jeune homme ressurgit. 

Wayne est le fils d’un milliardaire philanthropique, qui fut assassiné ainsi que sa femme par un gangster sous les yeux du jeune garçon qu’il était à l’époque. 

Traumatisé par ce double crime, le jeune homme a disparu de Gotham pour se chercher spirituellement. 

Revenu à Gotham, Wayne reprend contact avec la société que lui a laissé son père. 

L’idée de combattre le crime et la corruption germe peu à peu dans son esprit. 

Il est soutenu en cela par son majordome (Michael Caine) et Lucius Fox (Morgan Freeman) ingénieur, tous deux au courant de sa double identité. 

Wayne utilise les gadgets technologiques que fabriquait la branche R et D  militaire de la société de son père pour les adapter à son imagination. 

Ailes planantes, filin tracteur, armure en kevlar, boomerangs en acier puis Batmobile aussi puissante que technologiques constituent sa panoplie. 

Il prend l’aspect d’une chauve souris pour incarner la peur pour les gangsters. 

Il contacte les principaux « justes » de Gotham dont Jim Gordon (Gary Oldman) flic intègre et Rachel Dowes (Katie Holmes), jeune avocate combattant la pègre et se dresse contre Falcone le plus grand parrain de Gotham. 

Falcone est (trop) facilement mis hors course et un premier dangereux maniaque fait son apparition, il s’agit de Jonathan Crane, psychologue ayant mis au point un gaz toxique provoquant des hallucinations provenant des plus grandes phobies tapies chez un individu. 

Mais derrière Crane se dresse une menace encore plus grande encore, provenant de la Ligue des Ombres … 

Le plan de la Ligue des Ombres est d’une envergure exceptionnelle…. Il a pour but la purification de Gotham par la destruction en vaporisant le produit toxique de Crane dans les canalisations. 

Batman va alors tout mettre en œuvre pour les arrêter.

 

Au final j’ai assez peu aimé « Batman begins » . 

J’ai trouvé le film très long, l’histoire du parcours initiatique en Asie un peu éculé et plus grave encore l’opposition criminelle inintéressante au possible. 

Seul Crane par son aspect de maniaque et l’utilisation d’un masque d’épouvantail grossier de type Leatherface présentait un profil de cinglé assez  terrifiant ….  

Mais la société secrète de Ninja redresseurs de tort ne m’a guère enthousiasmé. 

Ce qui m’intéresse chez Batman c’est son coté schizophrénique, asocial, toujours à la limite de déraper ..  

J’aime donc quand ses ennemis présentent eux aussi une pathologie mentale ou une déformité physique qui les rend encore plus cruels et effrayants. 

Au niveau des cascades, les explosions abondent jusqu’à l’écœurement, quand aux courses de voitures, la Batmobile y apparaît très lourde et à peu prêt aussi maniable et véloce qu’un tank …  

Peu d’intérêt donc pour moi globalement pour ce film malgré son fort succès commercial.

 

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 21:04


Comme entre les X-Men et moi c’est une longue histoire remontant à mon enfance je suis allé voir « X-Men origins : Wolverine » de Gavin Hood au cinéma.

 

Je suis toujours content de voir l’engouement pour les personnages Marvel portés à l’écran et Wolverine fait assurément partie des plus intéressants en raison de sa complexité, de son coté bestial et anti-héros affirmé.

 

Alors si en la personne du chéri de ces dames Hugh Jackman, Wolverine a trouvé son incarnation cinématographique idéale, je dirais tant mieux, même si simple détail dans le comics notre mutant griffu est d’une taille bien plus modeste (dans les 1,60 m) comparée au 1,90 m du sex symbol australien.

 

Si je connaissais assez bien l’histoire de Wolverine depuis son passage dans une base secrète canadienne ou il est devenu ce qu’il est aujourd’hui j’ignorais en revanche tout de son passé.

 

Le film répond grandement à cette question.

 

On découvre un jeune Logan né au XIX iéme siècle dans le Nord canadien.

 

Une enfance perturbée, entachée par un meurtre et la révélation de son pouvoir.

 

Et la liaison avec son demi frère Victor Creed dit Dent de Sabre, lui aussi mutant doté de griffes, de pouvoir auto guérisseur et de sens bestiaux.

 

Les deux « siamois » viellissant plus lentement que les humains, participent aux principaux conflits mondiaux du XX iéme siècle et sont ensuite enrôlés par un colonel du nom Striker pour servir dans une force de commando-mutants chargé de faire le sale boulot lors d’opérations secrètes pour le compte du gouvernement américain.

 

Moins bestial que Dent de Sabre, écœuré par les horreurs de la guerre, Wolverine quitte pourtant le commando pour refaire sa vie comme bûcheron dans le grand nord canadien.

 

Las bas il rencontre une institutrice avec qui il semble filer le parfait amour.

 

Voir Wolverine amoureux d’une femme « normale » m’a je l’avoue fait tiquer, j’ai trouvé que cela cadrait peu avec le personnage par nature asocial, brutal et extrême.

 

Finalement l’institutrice est tuée par Creed et Wolverine par désir de vengeance contre lui décide de participer aux projet Arme-X dirigé par Stryker afin qu’on lui coule un métal indestructible du nom d’adamantium autour de son squelette.

 

Et Logan devient alors le « vrai » Wolverine tout en dureté métallique et en férocité animale.

 

Ensuite l’intrigue initiale se complexifie terriblement et devient passionnante avec de multiples retournement de situations.

 

L’histoire amène Wolverine dans une centrale nucléaire ou sont séquestrés des mutants kidnappés par Stryker afin de créer un parfait tueur de mutant en combinant un échantillon de tous leurs pouvoirs.

 

Il s’agit du projet  Arme-XI qui deviendra en fin de compte le super héros Deadpool.

 

Le point culminant de l’histoire est la bataille au sommet de la centrale nucléaire entre Wolverine et Dents de Sabre ligués contre Deadpool.

 

Finalement tout rentre (à peu prêt ) dans l’ordre après moultes retournements et scènes spectaculaires, Stryker est mis en déroute et Wolverine découvre la vérité sur son institutrice.

 

Egal à lui même, le héros finit par tailler la route en loup solitaire indomptable.

 

« X-Men Origins : Wolverine » est un film d’action réussi et spectaculaire ne lésinant pas sur les effets spéciaux, ce qui est le minimum requis pour ce type de film.

 

J’ai reconnus quelques personnages bien connus des X-Men, notamment Gambit, le Colosse (qui combat Wolverine en un hilarant match de boxe ), le jeune Cyclope mais également une flopée de personnages secondaires faisant un peu tapisserie notamment un mutant noir inconnu et  télé porteur comme par hasard très bon ami de Logan.

 

Les personnages les plus intéressants outre notre brute préférée et son alter ego Dent de Sabre sont Stryker et son obsession ainsi que Deadpool, super héros réputé instable psychologiquement pour ne pas dire complètement fou.

 

L’histoire d’amour avec l’institutrice paraît être une tentative artificielle pour féminiser un personnage  viril, ambigu, violent, torturé, souvent sans concession n'hésitant pas à tuer sans état d'ame si son instinct le lui commande.

 

Néanmoins ce premier spin-off est à mes yeux largement réussi.

 

J’espère que ce premier volet rencontrera du succès pour que des suites viennent alimenter un personnage incroyablement riche et charismatique, une sorte de rebelle devant lutter en permanence contre sa part animale.

 

Aujourd’hui dans l’univers Marvel, il y a la star Wolverine immensément populaire héros d'innombrables aventures en bande dessinée ...  et puis les autres !

 

 

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 15:05


En tant que fan de comics et de Zack « 300 » Snyder  je me devais d’aller voir « Watchmen » au cinéma.

 

Bien que plus fan de Marvel que de DC comics, j’avais lu la bande dessinée d’Alan Moore et de Dave Gibbons et en avais apprécié le coté sombre et la belle réussite technique sans toutefois trouver ce « roman graphique » culte.

 

Que dire du film donc ? Il est long, complexe et très voir trop fidèle à l’univers du comics.

 

L’histoire se déroule aux Etats Unis sous Nixon dans les années 80, en plein milieu d’une crise de la guerre froide laissant présager une attaque nucléaire imminente de l’URSS contre le sol américain et probablement la fin du monde annoncée par une sorte de compte à rebours macabre sur une horloge géante.

 

Les « Watchmen » (Gardiens en français ) sont d'anciens super héros des années 60-70  faisant partie d’un groupe que le président Nixon a dissous.

 

Le récit commence par le meurtre de l’un d’entre eux, le Comédien.

 

L’un de ses ex collègues, Rorschach, petit homme au masque énigmatique, enquête sur cette mort mystérieuse en soupçonnant que quelqu’un cherche pour une raison politique à éliminer les Gardiens.

 

Rorschach tient une sorte de journal intime et sa voix off rocailleuse accompagne une bonne partie du film dans un univers nocturne urbain glauque et déprimant.

 

Petit à petit au cours de son enquête, Rorschach retrouve la trace de ses ex coéquipiers.

 

On découvre donc progressivement qui sont les Gardiens, leurs histoires personnelles, leurs nouvelles vies et leurs personnalités complexes, souvent contrastées.

 

La je dois dire que c’est souvent ce qui m’a déplu chez DC Comic, c’est à dire que ces « supers héros » sont souvent des types banals avec des costumes ridicules et des pouvoirs en fin de compte super-ordinaires.

 

Ainsi le Hibou, est un  type entre deux ages avec un physique bedonnant et une bonne tête de brave couillon à la Tom Hanks, ses seuls « pouvoirs » étant des gadgets assez pitoyables et une sorte d’aéronef ridicule en forme de hibou.

 

Niveau personnalité il est aussi lisse qu’un miroir et parfaitement insignifiant.

 

Pas vraiment captivant donc, tout comme Ozymandias, sorte de beauté masculine aryenne glacée à la Flash Gordon et richissime homme d’affaire ayant pour but de libérer le monde de sa dépendance aux énergies fossiles.

 

A t il des « pouvoirs » ? Il semble plus rapide (capable d’arrêter une balle en plein vol ) et plus fort qu’un être humain normal mais la encore aucune profondeur chez ce personnage qu’on devine vite mégalomane et calculateur, bref une sorte de Jean Marie Messier en plus sportif ..

 

Dans le registre « tocarde de premier plan » , le « Spectre Soyeux se pose également la, c’est à dire une nana sexy et athlétique qui fait un peu de karaté, bref potiche idéale, dont le seul intérêt est d’être la petite ami d’un Gardien aux pouvoirs eux réellement hors normes : Le Docteur Manhattan.

 

Rien à voir avec Benoît Poolevorde en effet, derrière ce nom ridicule se cache un physicien qui irradié par des radiations nucléaires se retrouve disposant des pouvoirs d’un Dieu, capable de plier la matière à sa volonté, de voyager dans l’espace, de modifier sa taille, de générer des champs de force ou d’énergie mortelle mais également de prévoir le futur ou de faire revivre le passé aux autres êtres humains.

 

Le Docteur Manhattan est donc une force de dissuasion vivante des Etats Unis et sa puissance en fait un des personnages clés du récit.

 

La contre partie de ce pouvoir quasi illimité est qu’il se sent de plus en plus étranger au monde des humains et éprouve les plus grandes peines à éprouver des sentiments pour sa petite amie qui finalement le quitte.

 

Comment en effet un Dieu vivant pourrait il se sentir proche des insectes humains ?

 

De plus d’étranges rumeurs de cancers dont seraient victime les gens l’ayant cotoyé commencent à le miner …

 

Les deux derniers Gardiens les plus intéressants pour moi sont le Comédien, qui bien que non doté de véritable pouvoirs, se révèle ère un anti héros et un salopard amoral de premier ordre, n’hésitant pas à  abuser de sa force pour violer ou assassiner des gens.

 

Rorschach, personnage au psychisme perturbé est sans doute le plus captivant du lot.

 

Sa brutalité, sa violence, sa vision sombre de l’existence et son absence de concession  avec le crime le rapprocheraient presque de personnages comme Punisher ou Wolverine bien qu’il n’ait lui non plus pas de super pouvoirs à proprement parler.

 

Pendant 2h43 , l’intrigue se noue donc … avant que la théorie du complot n’éclate.

 

La philosophie simpliste qui éclate au grand jour, utiliser le Docteur Manhattan pour provoquer deux attaques nucléaires simultanées sur le front de l’Est et de l’Ouest  ce qui serait sensé pacifier le monde, ne tient pas vraiment la route.

 

Peu d’action et de rythme dans ce film plutôt lent et contemplatif, des combats façon « film de karaté » moins bon qu’un Transporteur dans une maison de retraite, ce qui s’avère un sérieux handicap pour un film de super héros sensé blaster tous les sens du spectateur.

 

Zack Snyder se lâche un maximum dans les scènes cosmiques avec le Docteur Manhattan qui sont il est vrai magnifiques bien qu’un ton en dessous du choc visuel permanent de « 300 ».

 

Le film m’a globalement beaucoup moins plus que les super productions Marvel avec leurs personnages plus flamboyants, plus attachants et  plus denses.

 

En cette période de crise, on pourra attendre la sortie en DVD ou lire la BD dans une bonne bibliothèque …

 

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