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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 20:13



« X-men, l’intégrale, 1984 » voit un énième changement de dessinateur, John Romita Jr remplaçant le très doué Paul Smith.

Au scénario on retrouve toujours en revanche Chris Claremont.

Comme le dit si bien le préface, l’année 1984 ne marque pas de grands bouleversements dans le petit monde des X-men.

Pourtant cette intégrale commence très fort par un guet append terrifiant tendu à Colossus par la Confrérie des mauvais mutants emmenée par une Mystique ivre de vengeance contre les X-men après le départ de sa fille adoptive Malicia venue les rejoindre pour mieux maîtriser ses pouvoirs.

Pris en tenaille par le Colosse, Pyro puis Avalanche, Colossus est littéralement changé en statue de pierre suite à une réaction chimique provoquée.

Les X-men arrivant à la rescousse parviennent à contrer la Confrérie après une bataille homérique.

Mais le véritable plan de Mystique est de tuer Xavier, ce qu’elle manque de peu.

Malicia intervient, parvient à raisonner Mystique qui épargne finalement Xavier.

Cherchant un remède pour sauver Colossus dans le Baxter Building des Fantastiques, Kitty Pride se retrouve capturée par les Morlocks qui cherchent à lui faire honorer sa promesse d’ épouser Caliban.

Les X-men viennent la délivrer et Kitty accepte d’épouser Caliban si le guérisseur des Morlocks vient soigner Colossus grièvement blessé.

Celui ci combinant ses pouvoirs avec ceux de Malicia parvient à sauver le jeune Russe et Caliban comprenant que cela ne sert à rien de retenir Kitty contre son gré la libére de son serment.

Après une ridicule aventure au Japon ou les X-men affrontent un dragon géant dans un mauvais remake de Godzilla, on assiste aux errements de Malicia dont la personnalité mélangée à celle de Carol Danvers l’a fait devenir folle.

Kitty et Colossus revenu de l’espace après les Guerre Secrètes rompent leur liaison dans la douleur surtout pour la jeune X-man qui trés affectée décide de quitter le groupe.

Perdu lui aussi, Colossus s’en prend imprudemment seul au Fléau qui lui donne une sévère leçon de puissance physique.

Mais la véritable avancée de cette intégrale se situe dans l’apparition de Forge, mutant  infirme après la guerre du Vient Nam dont le pouvoir réside dans la conception d’inventions de haute technologie, qui met au point pour le gouvernement américain un prototype d’arme capable d’annihiler les super pouvoirs.

Forge ne sait pas que son arme sera détournée à de sombres fins.

Le récit voit aussi l’apparition de Rachel Summers, la fille de Jean Grey et Cyclope, qui vient d’un autre futur ou les mutants ont été décimés.

Rachel est traquée par la redoutable Séléné, mutante ancestrale, vampire psychique aux pouvoirs de manipulation de matière colossaux qui cherche à la prendre sous sa domination.

Malgré ses immenses pouvoirs psioniques et télékinésistes, Rachel ne peut vaincre seule Séléné, et il faut l’intervention de tous les X-men y compris Xavier pour la repousser.

Puis le drame arrive, Gyrich agent du gouvernement, responsable d’un programme anti mutant, utilise l’arme de Forge pour tirer sur Malicia mais il rate sa cible et touche Tornade qui perd ses pouvoirs.

La déesse des éléments, redevenue une femme normale et brisée, est recueillie par Forge dévoré par la culpabilité.

Entre eux se produit un joli jeu de séduction et peu à peu Ororo très vulnérable tombe amoureuse pour la première fois de sa vie.

Mais ce bonheur dure peu, le couple étant la proie des Spectres Noirs, race extra terrestres désirant vampiriser les humains.

L’épisode est très laborieux et peu intéressant.

En conclusion, « X-men, l’intégrale, 1984 », correspond à une année bien calme pour les X-men.

Les épisodes sont d’un niveau assez faible, le principal attrait étant la nouvelle vie d’une Tornade rendue plus vulnérable et femme que jamais.

A titre esthétique, on saluera la performance de Barry Windsor Smith dont les planches concernant la rencontre Ororo-Forge sont d’une magnifique sensualité.

Quand aux épisodes sur les Spectres Noirs, ils seront aussi vite oubliés que les aventures de leur ennemi attitré un robot extra terrestre nommé Rom.

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 10:16



« X-men, l’intégrale, 1983 » est la suite logique de  la saga des Broods commencée durant l’année 1982 et ne marque pas de prime abord de grandes orientations scénaristiques.

Au niveau dessin, Paul Smith prend la relève de l’inoxydable Dave Cockrum.

Son style, sophistiqué et élégant est une véritable merveille visuelle.

Ayant appris par Wolverine qu’ils contenaient chacun des œufs de Brood dans leur corps les X-men essaient de faire comme si de rien n’était pour tromper leurs angoisses.

La seule à avoir réagi violemment est Tornade qui s’est enfuie seule à bord d’un petit vaisseau spatial pour réfléchir dans la solitude de l’espace.

Malheureusement pour elle l’horrible transformation se déclenche plus vite que prévu.

Par désespoir la maîtresse des éléments dirige vers elle toute l’énergie qu’elle peut puiser dans l’espace et se soumet à un intense rayonnement ce qui a pour effet de tuer l’embryon mais qui la laisse mourante dérivante dans le vide.

Sur le vaisseau Shi’ar, la jeune Kitty Pride vit très mal sa condamnation et est assaillie de cauchemars que Colossus tente de calmer par une réflexion sur la brièveté de la vie et l’inéluctabilité du destin des mortels.

Puis les X-men sont capturés par un Acantis, énorme baleine planante de l’espace utilisée comme vaisseau par les Broods, et Tornade leur apparaît sous forme d’hologrammes pour leur expliquer que dans l’espace elle a établi un lien physique et psychique avec la race Acantis.

On apprend alors que les Acantis ont été réduit en esclavage par les Broods, que l’ame de leur prophète mort est retenue sur une planète des Broods et que tous leurs espoirs résident dans la naissance d’un nouveau bébé prophète avec lequel Tornade a établi une étroite connection.

Se sachant condamnés, les X-men décident d’aller libérer l’ame du prophète mort pour la transférer au bébé Acantis plutot que d’aller se venger sur les Broods.

La mission commence avec un fort climat de suspicion puisqu’à tout moment les embryons Brood peuvent se réveiller et éclore dans leurs corps.

Binaire et Tornade sous la forme du bébé Acantis attirent l’attention des Broods pendant que les autres X-men prennent d’assaut la planète ou gît le cadavre du prophète Acantis.

Dans les cavités, Kitty fait la connaissance d’un petit dragon, prédateur naturel des Brood qui deviendra Lockeed son animal de compagnie par la suite.

Mais Cyclope se transformant en Brood trahit ses coéquipiers pour les livrer aux horribles insectes.

Luttant contre lui même, le leader des X-men parvient à libérer Wolverine qui en prenant en otage la reine des Broods provoque l’arrêt des hostilités et la poursuite de la mission.

Arrivés au siége de l’ame Acantis, les X-men sont assaillis par leurs propres transformations internes et Wolverine le seul amène de poursuivre son but est piqué par le dard venimeux de la reine.

Alors qu’on croit tout perdu, Binaire surgit et à l’aide de son immense pouvoir de feu et de lumière libère l’ame de Acantis.

Reconnaissant, les Acantis usent de leurs facultés pour guérir les X-men et les libérer des embryons Broods.

Mais ceux ci n’ont pas dit tout à fat leur dernier mot et un ultime embryon de reine implanté dans le corps du professeur Xavier éclot alors brutalement.

Les X-men aidés par les jeunes nouveaux mutants sont alors forcés de combattre leur ancien père spirituel transformé en monstre.

Xavier maîtrisé, les savants de Shi’ar parviennent à cloner à Xavier un nouveau corps à partir d’échantillons prélevés antiereurement.

Celui ci serait donc théoriquement capable de marcher mais pratiquement cette tache lui est quasi impossible en raison d’atroces douleurs fantômes.

Par la suite, les X-men descendent dans les profondeurs des égouts de New York pour aller sauver Angel, fait prisonnier de Callisto la reine des Morlocks, mutants hideux se cachant dans les sous terrains.

A cette occasion, Tornade faillit à sa promesse de respect de la vie en manquant de tuer Callisto au cours d’un duel à l’arme blanche.

De son coté, Cyclope revenu à une vie plus solitaire fait la connaissance d’un pilote d’avion nommé Madelyne Pryor, sosie de Jean Grey avait qui il vit une troublante histoire d’amour.

Les X-men intègrent ensuite une Malicia en détresse, rendue à moitié folle par les conséquence des ses pouvoirs d’absorption de la personnalité des gens.

Son intégration provoque de vifs débats mais Xavier tranche pour le oui, ce qui provoque le départ de Binaire, irréconciliable avec son ancienne ennemie jurée.

La suite de l’intégrale propulse nos chers mutants au Japon pour la mariage de Wolverine avec Mariko Yoshida fille d’un riche homme d’affaires ayant commis l’erreur de s’allier aux Yakuza.

Cette liaison dangereuse abouti à un heurt avec les hommes de mains des Yakuza, notamment le Samouraï d’Argent frère de Mariko et sa compagne Vipère.

Mais les X-men triomphent, Wolverine sortant vainqueur d’un terrible duel singulier avec le Samouraï.

Alors qu’on pense que le mariage va enfin pouvoir être célébré, Mariko rejette violemment Wolverine qui le cœur brisé sans doute pour la première fois de sa vie pleure.

Dans le même temps, Cyclope qui a pour but d’épouser Madelyne, est lui aussi victime d’étranges coïncidences qui le torturent et lui rappellent sans cesse Jean Grey.

Il s’avère dans les deux cas, aussi pour lui que pour Wolverine, que le Cerveau est derrière tout cela, tentant de leur faire croire que le Madelyne est la réincarnation du Phénix pour semer le trouble chez eux et se venger des atroces souffrance que lui a fait subir Jean Grey au Club des Damnés.

Montés les uns contre les autres, les X-men luttent difficilement contre les illusions du Cerveau et c’est une nouvelle fois une Tornade plus dure qui leur permet de vaincre le redoutable mutant.

Après cette terrible épreuve, Cyclope peut donc épouser Madelyne et vivre une lune de miel pas si tranquille …

De son coté Wolverine sera moins chanceux, car Mariko empêtrée dans ses problèmes avec les Yakuza diffère leur mariage.

En conclusion « X-men, l’intégrale, 1983 » est un grand cru, une heureuse surprise.

L’implantation d’embryons Broods dans le corps des X-men les oblige chacun à une longue introspection, chacun réagissant à sa manière.

L’histoire des Acantis est une très belle variante poétique digne des meilleurs romans de Science Fiction.

Mais l’une des conséquences les plus importantes de l’aboutissement de la Saga des Broods est la métamorphose de Tornade avec une personnalité et un look plus agressif (symbolisé par une crête iroquoise et des vêtements heavy metal) bien loin de l’image  de sublime déesse, mère nourricière protectrice, maternelle, pure et respectueuse de la vie qu’elle projetait jusqu’alors.

J’ai également beaucoup aimé l’exotisme des aventures de Wolverine au Japon et ai été sensible à sa détresse lors de l’échec de son mariage avec Mariko alors que Cyclope lui  l’éternel torturé parvenait à trouver un semblant de stabilité et de bonheur avec Madelyne.

Au fil du temps les personnages des X-men évoluent et ce sont ces évolutions qui les rendent incroyablement attachants pour le lecteur, chacun présentant des failles intérieures le rendant finalement si humain et proche de nous, entre la solitude farouche d’un Wolverine, les tourments intérieurs d’un Cyclope, les phobies d’une Tornade partagée entre son humanité et ses pouvoirs de déesse, les complexes physiques d’un Diablo, le désir d’émancipation de la jeune Kitty amoureuse de Colossus ou l’incroyable complexité mentale d’un Charles Xavier.

« X-men, l’intégrale, 1983 » peut donc être considéré comme un quasi sans faute maîtrisé de bout en bout.

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 21:49


En 1982, l’équipe reconstituée Claremont-Cockrum se voit dans l’obligation de redonner un nouvel allant aux X-men en proposant de nouvelles aventures capables de renouveler la série après la saga du Phénix Noir dessinée par Byrne deux ans plus tôt.

« X-men, l’intégrale, 1982 » commence cette année charnière par un hommage aux contes elfiques sous la forme d’une histoire pour enfants racontée par la jeune Kitty Pride à Illyana la sœur de Colossus pour l’endormir.

Pas grand chose à dire sur cette récréation humoristique et légère ou les X-men sont caricaturés à la manière de personnages de cartoons.

La véritable grande idée des auteurs commence avec le retour impromptu du Corsaire, alias Christopher Summers, le père de Cyclope, qui vient chercher refuge sur Terre auprès des X-men pour échapper à de mystérieux poursuivants extra terrestres.

Le Corsaire explique à Tornade et Cyclope (qui ignore leur lien de parenté) qu’à la suite d’un complot ayant éclaté sur la planète Shi’ar, l’impératrice Lilandra a été enlevée et est supposée être détenue sur Terre.

Les Shi’ar lancent un ultimatum au Professeur Xavier, lui demandant de retrouver Lilandra sous quarante huit heures avant qu’ils n’aillent eux même la chercher sur Terre par la force avec toutes les conséquences tragiques qu’on peut imaginer en découler.

Les X-men se lancent alors à la recherche de Lilandra mais se heurtent à sa sœur Deathbird, qui s’est alliée aux Broods, race extra terrestres insectoides ressemblant à des Aliens, pour renverser l’impératrice et régner à sa place.

Deathbird parvient à enlever le Professeur Xavier et à blesser grièvement Colossus en lui lançant une pique recelant un acide assez puissant pour pénétrer son armure de métal.

Xavier et Lilandra sont envoyés dans l’espace et détenus dans un  le vaisseau des Broods, sorte d’immense baleine planant dans l’espace.

Les X-men s’allient aux Frères de l’Espace dont fait partie le Corsaire, et se lancent à l’assaut des Broods.

Après une lutte acharnée contre ces horribles monstres aussi cruels qu’intelligents, Xavier et Lilandra sont délivrés et Deathbird mise en fuite.

La deuxième phase est la reconquête du royaume Shi’ar et l’élimination de comploteurs infiltrés dans les plus hautes sphères dirigeantes.

Alors que l’histoire semble bien se terminer, Xavier tombe mystérieusement en catalepsie  ...

Les X-men regagnent néanmoins la Terre avec Xavier inconscient, et suite à la montée en puissance d’un fort mouvement anti-mutant crée par le sénateur Kelly, décident pour plus de sécurité d’aller au Pentagone effacer leurs fichiers de données.

Au Pentagone, ils tombent sur la mutante Mystique et la redoutable Malicia capable d’absorber les pouvoirs et les souvenirs de n’importe quel être vivant, dont ils ont les plus grandes peines à se débarrasser.

Mais ils parviennent à remplir leur mission et Carole Danvers, ex espionne puis Miss Marvel avant que Malicia ne lui vole ses pouvoirs, en profite pour également effacer ses données des fichiers du Pentagone.

Ensuite Cockrum passe le crayon à Bill Sienkiewiscz qui fait basculer l’univers des X-men dans le surnaturel en les mettant sur la route du Comte Dracula, cherchant en la belle et pure Tornade une reine à sa mesure.

Le plus puissant des vampires est bien entendu un ennemi de taille pour les X-men peu habitués à ce type d’adversaire mais c’est finalement Tornade qui brise par sa volonté et ses pouvoirs l’emprise du Comte.

Il y aura une suite en fin de l’intégrale, qui aboutira à la destruction de Dracula.

Surnaturelle et macabre toujours est l’aventure dans le royaume du démon Belasco qui a enlevé la jeune Illyana Raspoutine.

Une fois dans les limbes, les X-men luttent contre des réalités fluctuantes, des doubles, des illusions et des démons crées par les sortilèges de Belasco.

Encore fois Tornade se montre la plus douée dans cet univers de magie pure, et si Illyana est sauvée, elle vieillit mystérieusement de sept ans à son retour sur Terre et devient la propriétaire d’un étrange talisman …

Après ces incartades inhabituelles, le récit entamé avec Cockrum est repris, et Xavier parvient à s’arracher de sa torpeur mentale en revivant des souvenirs d’une lutte en Israël contre Hydra, une puissante organisation secrète d’anciens nazis.

Mais Deathbird réapparaît et capture à l’aide d’une bombe tous les X-men d’un coup.

Détenus sur l’immense vaisseau des Broods, ils reçoivent tous un traitement destinés à leur inoculer des embryons qui à leur maturation les transformeront en Brood.

Protégé par son système auto guérisseur qui élimine l’embryon, Wolverine est le seul à s’en sortir au prix d’une lutte acharnée qui manque de le rendre fou.

Carol Danvers est également chanceuse puisque son organisme à moitié Kree provoque le rejet du traitement des Broods.

Wolverine libère les X-men et tous parviennent à s’échapper du vaisseau des Broods à bord du « yacht » de Lilandra.

Mais alors que les X-men se retrouvent vite encerclés et en grosse difficulté face aux vaisseaux des Broods, Danvers se transforme soudain en une formidable créature appelée Binaire capable de générer une puissance incroyable qui décime instantanément la flotte des Broods.

Pourtant l’intégrale se termine sur une note angoissante : Wolverine révèle aux X-men l’existence d’embryons Brood dans leurs corps et par le fait leur condamnation à mort.

Sentiments assez mitigés sur cette « X-men, l’intégrale, 1982 ».

On sent une très nette volonté des auteurs de créer une aventure de grande amplitude, un space opera cosmique impliquant des voyages spatiaux et des races extra terrestres.

Malheureusement cela ne prend pas, Deathbird, sorte de femmes oiseau est assez ridicule quand aux personnages des Broods, il sont pour moi trop copiés sur le « Alien » de Ridley Scott sorti exactement  la même année.

On est donc pratiquement dans le plagiat pour moi …

La psychologie des personnages est assez peu fouillée et le récit n’est qu’une suite de folles cavalcades spatiales contre des ennemis aussi hideux que peu originaux.

J’ai en revanche trouvé originale l’idée de Sienkiewiscz de propulser les X-men dans des univers plus ténébreux et mystiques que d’habitude.

Son style plus sombre m’a également plus séduit que celui de Cockrum.

Je serai donc assez sévère avec cette « Saga des Broods » de 1982 qui pour moi manque cruellement de souffle et d'impact.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 22:10



Après le summum artistique de la Saga du Phénix Noir, il semble difficile de se renouveler et de conserver un niveau de créativité aussi élevé.

Pourtant, poursuivant sur sa géniale dynamique, le duo Claremont-Byrne fait preuve dans la première partie de  « X-Men, l’intégrale 1981 » d’une incroyable vitalité.

Le tandem génial propose alors une aventure dans un futur alternatif (de 2013 ! ) ou les Sentinelles, gigantesques robots crées à l’origine pour tuer les mutants auraient échappé à tout contrôle, pris le pouvoir sur Terre, éliminé la plupart des super héros et parqué les mutants privés de leurs pouvoirs dans des camps.

Seuls quelques mutants survivants dont Magneto, Wolverine, Colossus, Etincelle et Tornade auraient alors rejoint un mouvement de résistance clandestin.

L’histoire se découpe donc en deux parties, le futur et le présent (1980 !)  avec Kitty Pride (Etincelle) comme point de liaison entre les deux époques puisqu’elle semble mystérieusement capable de prévoir la catastrophe annoncée.

L’enjeu de cette aventure est donc d’empêcher l’assassinat du sénateur Kelly, militant anti mutant par la Confrérie des mauvais mutants, élément déclencheur de mesures de répression draconiennes à l’encontre des mutants aboutissant dans le futur au règne totalitaire des Sentinelles.

La Confrérie des mauvais mutants est cette fois ci commandée par Mystique, mutant métamorphe qui s’appuie sur Avalanche capable de créer des ondes sismiques, Pyro, pouvant manipuler le feu, Destinée capable de prédire le futur à court terme et du redoutable Colosse, obèse au corps invulnérable.

La bataille est féroce, superbe, remarquablement équilibrée entre X-men et Confrérie.

Alors que dans le futur Wolverine et Tornade sont assassinés en combattant les Sentinelles, Kitty parvient à empêcher l’assassinat de Kelly et donc la réalisation de ce futur apocalyptique.

Comme pour définitivement lancer le personnage, Etincelle est l’héroïne principale d’un épisode entier ou elle affronte un effrayant démon échappé de la stèle des N’garai.

Puis Byrne passe la main, remplacé temporairement par Bret Anderson dans une aventure exceptionnellement sombre mettant aux prises un Cyclope solitaire reconverti en marin à D’spayre démon capable de faire ressortir les pires peurs chez les être humains.

Pour l’occasion Cyclope trouve un allié  inattendu en la « personne » de  l’Homme Chose, créature boueuse et informe des marais réagissant parfois violemment aux émotions humaines

Confronté à ses pires angoisse, Cyclope puise en lui les ultimes ressources pour vaincre D’spayre.

Dans la suite de l’intégrale, Dave Cockrum reprend le dessin avec son style plus primitif et vieillot.

L’effet est immédiat et l’impact des X-men s’en trouve considérablement amoindri.

Dans la suite des aventures, Cyclope reconverti en marin échoue sur une île contrôlée par Magneto et les X-men se retrouvent face au Docteur Fatalis qui a capturé le tueur Arcade suite à un marché passé avec le Crapaud.

Miss Locke employée dévouée d’Arcade ayant enlevé des proches des X-men, exerce alors un chantage pour qu’ils aillent libérer son maître détenu dans le château de Fatalis.

Les X-men affrontent donc pour la première fois Fatalis, ses robots, ses infernaux gadgets électroniques et ses piéges aussi mortels que sophistiqués.

Dans un premier temps ils sont tous capturés et étudiés par le coté scientifique du Docteur ...

Mais ils s’échappent et Tornade libérée d’une paralysie ayant réveillé ses anciennes phobies claustrophobes manque de tuer Fatalis en déchaînant sur lui toute l’étendue de son pouvoir.

Finalement Fatalis plie devant les X-men et délivre Arcade tandis que pour plus de sûreté une seconde équipe composée de Polaris et Havok libère les proches des X-men à Murderwolrd le domaine d’Arcade.

La dernière partie de l’intégrale est plus poussive selon moi, après la courte apparition de Caliban, un mutant des profondeurs en mal d’affection ( !), les X-men revenus explorer la base de Magneto en Antarctique se débarrassent de Garokk, ex dieu vivant de la Terre Sauvage à moitié mutilé, recruté comme gardien par Magneto.

Ce personnage assez grotesque, aveuglé par un désir de vengeance est  peu crédible car comment Magneto pourrait il contraindre un dieu  de surveiller une base vide ?

Après ceci un Magneto plus fort que jamais menace à nouveau la planète et même si les X-men le mettent en déroute il faut reconnaître que l’affrontement est extrêmement intense et donne tout la mesure de l’immense pouvoir du maître du magnétisme capable de tenir tête à lui seul à tous les X-men réunis.

Les X-men sont ensuite de nouveaux aux prises avec le Club des Damnés, la principale originalité étant cette fois que la Reine Blanche (qui a survécu à son combat contre Phénix !) a interverti son corps avec celui de Tornade pour infiltrer les X-men tandis que son mari Sebastian Shaw fait jouer ses relations pour lâcher à nouveau les Sentinelles sur eux.

Cette attaque combinée manque d’avoir raison de nos valeureux mutants mais ils parviennent encore une fois à contrer le Club, Tornade prenant avec une violence inouïe le dessus sur le contrôle de la Reine Blanche.

Dernier volet de cette intégrale, une aventure extra terrestre assez creuse dessinée par Bret Anderson ou les X-men alliés aux quatre Fantastique volent au secours du royaume d’Arkon envahi par  des envahisseurs reptiliens assez ringards, les frères Badoons.

En conclusion « X-men, l’intégrale 1981 » vaut surtout le détour par les derniers épisodes issus du tandem Claremont-Byrne, même si le spin off avec Cyclope et l’Homme Chose ne manque pas de saveur.

Comme conscient de ses propres insuffisances, Cockrum s’associe avec d’ autres dessinateurs comme Josef Rubinstein et Bob Wlace avant même de laisser la place à Jim Sherman, Bob Mc Leod, Rubinstein et Brent Anderson dans la dernière partie de l’intégrale mais cela ne suffit pas à recréer la magie de l’association Claremont-Byrne.

Néanmoins, Fatalis et Magneto constituent des « valeurs sures » de l’univers Marvels et on ne peut pas dire que ces épisodes soient ratés, ils manquent simplement d’imagination et de style.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 20:40

 


Après une année 1979 déjà fantastique, l’équipe géniale Chris Claremont - John Byrne se surpasse et atteint son apogée en 1980 avec la Saga du Phénix Noir qui figure dans cette « X-men, l’intégrale 1980 ».
 

Les éléments patiemment mis en place en 1979 revêtent subitement toute leur signification et le chef d’œuvre intemporel prend alors forme. 

Cette fois le piége tendu par Jason Wyngarde alias le Cerveau se referme sur une Jean Grey subjuguée par les talents d’illusionniste de ce redoutable mutant qui lui fait vivre un conte de fée dans le milieu de la noblesse du XVIIIi éme siècle. 

L’idée du Cerveau est de s’emparer du formidable pouvoir que recèle Jean Grey depuis qu’elle est habitée du pouvoir du Phenix, qui fait d’elle l’égal d’un dieu du cosmos.  

Le Cerveau travaille en réalité pour le Club des Damnés, officiellement club privé pour richissimes industriels mais dont le cercle intérieur abrite en réalité une redoutable équipe de mutants prêt à tout pour conquérir le pouvoir. 

Le Club est composé de Leland mutant obèse capable d’accroître la masse des individus, Pierce longiligne cyborg hautain et haineux, Shaw le président capable d’absorber l’énergie cinétique pour accroître sa force physique et Emma Frost dit la Reine Blanche, télépathe d'une puissance inouie. 

L’organisation possède également des hommes de main, mercenaires masqués très entraînés et sans états d’ame. 

Du coté des X-men, l’école de Xavier tente de recruter la jeune Kitty Pride (14 ans) , dit Etincelle dont le pouvoir est de se rendre immatérielle et Alison Blaire dit Dazzler chanteuse de disco capable de transformer le son en lumière. 

Pendant que le Cerveau simule un mariage avec Jean Grey pour étendre  définitivement son emprise sur elle, le Club des Damnés envoie des hommes en armure pour capturer les X-men. 

Si les mercenaires échouent en revanche la Reine Blanche capture Wolverine, Tornade et Colossus. 

Mais Cyclope, Diablo et Jean aidés d’Etincelle et de Dazzler parviennent à les libérer. 

Au cours de l’affrontement Jean Grey usant du pouvoir du Phenix tue la Reine Blanche. 

Conscient du danger, les X-men décide alors d’enquêter sur le Club et se rendent à une soirée officielle. 

Ils tombent rapidement dans un piége et sont tous capturés. 

Jean Grey possédée alors entièrement par le Cerveau abat même en personne Cyclope et devient la nouvelle Reine Noire du Club. 

Seul Wolverine, fidèle à sa réputation s’échappe par les égouts. 

Shaw révèle alors le but de cet enlèvement, utiliser les X-men pour dupliquer des mutants à partir de leur gênes. 

Arrive le moment le plus passionnant, Cyclope use de son lien télépathique avec Jean pour affronter Wyngarde dans une succulente illusion de combat à l’épée au XVIII iéme siècle. 

Il est tué au cours de ce combat mais le choc de sa mort psychique libére Jean de l’emprise du Cerveau. 

Jean libére les X-men qui prennent une éclatante revanche sur le Club de Damnés. 

Devenu le Phenix au pouvoir incontrôlable, Jean se venge en tuant le Cerveau. 

Les X-men se retrouvent donc à affronter leurs ancienne amie pour essayer de la raisonner.

Consumée par le pouvoir du Phenix et par une faim inextinguible Jean commet l’irréparable en dévorant un soleil d’une lointaine galaxie ce qui provoque la mort de cinq milliards d’êtres vivants. 

De retour de son lointain voyage, le Phenix abat un croiseur Shi’ar venu l’intercepter.

A son retour le professeur Xavier parvient in extremis à contenir son pouvoir. 

Un alliance extra terrestre composé des Krees, des Skrulls et présidée par les Shi’ar  décide alors d’enlever Jean pour lui faire payer ses crimes. 

Les X-men se retrouvent alors sur Shi’ar à combattre la Garde Impériale pour essayer de sauver la vie de leur amie. 

L’affrontement ayant lieu sur la Lune est épique … les X-men luttent avec heroisme mais tombent un par un, le plus vaillant étant à mon sens Colossus qui tient la dragée haute au quasi invincible Gladiator, chef de la garde impériale. 

Le pouvoir du Phenix se réveille alors soudainement mais Jean se sentant coupable de ses crimes décide de se donner la mort sous les yeux de son bien aimé Cyclope. 

C’est donc pour moi le point culminant de l’histoire des X-men, la mort tragique de Jean Grey après une homérique bataille spatiale. 

La fin de l’intégrale montre l’enterrement de Jean, l’immense douleur des X-men et en particulier de Cyclope qui mentalement brisé, décide de quitter le groupe. 

Après ce chef d’œuvre et se dénouement déchirant, Byrne quitte l’aventure et est remplacé par le duo John Romita Junior-Bob Mc Leod. 

On assiste alors à un bel interlude inspiré de la « Divine comédie » de Dante, menant les X-men dans le monde du Docteur Strange, de la sorcellerie et des cercles de l’Enfer. 

Après ce court interlude, Byrne reprend alors la plume pour signer un somptueux spin off ou Wolverine allié à la Division Alpha règle ses comptes avec le monstre légendaire Wendigo, sorte de monstrueux Big Foot canadien aux pouvoirs d’origine mystique. 

En conclusion, « X-men, l’intégrale 1980 » est pour moi un des sommets de la bande dessinée. 

Le personnage central de cette tragédie est Jean Grey qui lutte contre un pouvoir sans limite capable de menaçer l’univers. 

Jean Grey est donc l’enjeu de la bataille avec le Club des Damnés, Jean Grey est également la raison pour laquelle les X-men acceptent, seuls et contre tous de lutter sur un monde extra terrestre pour la sauver. 

Amitié, amour, sacrifice, mort, deuil, noblesse des sentiments et grandeur des personnages font vibrer le lecteur au rythme d’une saga au souffle purement héroïque. 

Quand on ressort de cette saga on l’impression que les X-men sont des proches et on partage même la douleur cinglante de Cyclope devant la tombe de Jean. 

Bien entendu la splendeur tragique et grandiose des dessins de Byrne sont pour beaucoup pour rendre poignants les scenario géniaux de Claremont. 

Cerise sur le gâteau, l’épisode avec Wendigo, terrifiant de réalisme ne gâche rien à notre plaisir. 

Si vous ne devez en lire qu’un album des « X-men » …il faut que ce soit celui ci.

 

Magique, inoubliable, insurpassable.

 

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 19:58

 


Pour prendre en main les X-men en 1977,  le dessinateur John Byrne remplace Dave Cockrum et son association avec Chris Claremont va donner naissance aux plus fabuleuses années de la série avec l’apothéose de tragédie épique qui est la saga du Phénix Noir.
 

« X-men, l’intégrale, 1979 » regroupe les épisodes se  situant juste avant ce summum artistique mais le tandem Claremont-Byrne, déjà bien rodé, tourne à plein régime. 

Le récit prend place après une terrible bataille en Antarctique contre Magneto ou les X-men sont laissés pour mort. 

Charles Xavier lui vit avec Lilandra sur la planète Shi’ar et Jean Grey se ressource en Ecosse. 

En réalité les X-men ont survécu au choc avec Magnéto et dérivent en pleine tempête dans le Pacifique Sud  lorsqu’ils sont recueillis par un navire qui les emmène au Japon ou ils découvrent un pays ravagé par Moise Magnum, un industriel rival de Tony Stark, ayant par un accident lors d’un forage trouvé le moyen d’accumuler de puissantes quantités d’énergie pour créer des séismes de grande amplitude. 

Magnum demande la soumission du Japon contre sa clémence et s’appuie dans sa soif de conquête sur des Mandroides, homme de mains équipés d'armures truffées d’armes à haute technologie. 

Meme alliés à Feu du Soleil , le mutant protecteur du Japon, les X-men paraissent surclassés par les immenses pouvoirs de Magnum. 

Le Hurleur pousse alors son pouvoir sonique au maximum pour le contrer mais cet effort quasi surhumain le laisse inconscient et privé de ses facultés. 

Dans la seconde partie de l’intégrale, les X-men se heurtent à leurs homologues de la Division Alpha chargés par le gouvernement canadien de récupérer Wolverine.

La passe d’armes entre les deux équipes de légende est formidable, se soldant par un match quasi nul. 

Entre temps, Tornade à la recherche de son passé, retourne à Harlem pour retrouver l’ancien immeuble ou ses parents ont brièvement habités avant de revenir en Afrique. 

Elle tombe sur des junky squatters qui l’agressent ce qui la choque violemment.

Les X-men tombent ensuite entre les griffes d’Arcade, le tueur professionnel avec qui Tom Cassidy et le Fléau ont passé un contrat pour tuer les X-men. 

Arcade enléve les X-men par ruse et les plonge dans Murderland, un parc d’attraction géant truffés de piéges mortels ou il joue avec eux à la manière d’un tueur psychopathe. 

Les X-men s’échappent de ce cauchemar et se heurtent en Ecosse à un ennemi encore plus redoutable, le mutant Proteus fils de Moira Mc Taggert, capable de modifier la structure de la réalité. 

Pour survivre Proteus a besoin périodiquement de prendre possession de corps humains qu’il finit par vider de leur énergie vitale. 

Sa seule vulnérabilité semble être le métal. 

Les X-men le traquent dans toute l’Irlande et finissent difficilement à en venir à bout après une bataille épique ou Phenix, Wolverine puis au final Colossus achévent la redoutable créature. 

Le dernier volet de cette saga est consacré à Akron, monarque d’un autre monde dont la lumiére est assurée à partir d’une machine qui a besoin d’une énorme puissance d’énergie pour etre rechargée. 

Akron ne trouvant pas Thor, se rabat sur Tornade qu’il enléve en prenant par surprise les X-men. 

Ceux si suivent Akron dans son monde et affrontent toute ses troupes pour délivrer Tornade. 

Entre temps ils comprennent le fond des motivations d’Akron et finissent par conjuguer leurs pouvoirs pour aider Tornade à réalimenter la machine.

 

« X-men, l’intégrale, 1979 » est un très grand cru. 

Graphiquement parlant, on peut avancer sans crainte que si Kirby correspondait à la période de la préhistoire, Cockrum à celle du Moyen-Age, Byrne correspond assurément à celle de la Renaissance avec des dessins d’une beauté, d’une classe et d’une finesse exceptionnelles. 

Les scénario sont déjà fantastiques, car si l’affaire Moise Magnum n’a rien d’hors du commun (un brillant ingénieur rendu fou par le pouvoir qui prend en otage une nation), elle a pour conséquence le sacrifice du pouvoir du Hurleur qui traîne ensuite un terrible sentiment d’impuissance et d’inutilité pendant tout le reste de la série. 

La Division Alpha est une équipe presque aussi sympathique et attachante que les X-men, Arcade tueur psychopathe et inventif à la Joker est un charismatique adversaire quand au face à face avec Proteus il est d’un niveau proprement exceptionnel, plongeant chacun des X-men dans de grands troubles psychologiques. 

Outre ces merveilles on notera les premières passionnantes approches de séduction du Cerveau à l’encontre de Jean Grey, qui prenant l’apparence d’un magnifique gentilhomme, Jason Wyngarde, projette Jean dans un puissant monde d’illusions autour de l’époque du XVIII iéme siècle. 

Approches d’autant plus cruelles que dans le même temps Cyclope se détache de Jean en sortant avec Coleen Wing. 

En résumé « X-men, l’intégrale, 1979 » annonce déjà tout du chef d’œuvre à venir.

 

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 21:50


A la fin des années 60, les premiers X-men imaginés par Stan Lee et Jack Kirby voient leur popularité décliner.

La série est pour tout dire arrêtée en 1969, après 66 épisodes, c’est dire o combien même à partir d’une idée de base géniale, le succès peut mettre du temps à se concrétiser.

En 1975, Marvel revoit sa copie et décide de confier à Len Wein puis Chris Claremont la difficile tache de redonner un nouvel élan aux X-men.

Au dessin ce sera Dave Cockrum qui  aura la lourde tache d’insuffler la vie à ces nouveaux personnages.

« X-men, l’intégrale, 1975-1976 » regroupe les épisodes de cette renaissance.

Pour moi, si les années 60 faisaient surtout figure d’ébauche, 1975 marque la véritable naissance des X-men mythiques.

L’album débute par le recrutement par Charles Xavier de nouveaux X-men après que les X-men d’origine aient soit choisi comme le Fauve de quiter le groupe soit disparu dans des conditions troubles.

Le télépathe sillonne le globe à la recherche de mutants repérés par ses talents.
Il est à noter la remarquable représentatitvité ethnique du choix des nouveaux personnages ce qui montre le coté universel et humaniste de Marvel.

Avec Len Wein on assiste donc tout d'abord à présentation des nouveaux membres, que ce soit Diablo, mutant téléporteur à l’aspect diabolique né en Allemagne, Tornade considérée comme une déesse kenyane en raison de son pouvoir de contrôler les évènements, Colossus, sibérien capable de se transformer en colosse d’acier, le Hurleur, irlandais aux cordes vocales capable de lancer des rafales soniques, Epervier, indien apache à la force et vitesse surhumaines, Feu du soleil, japonais possédant une energie thermique impressionnante et bien entendu  Wolverine, canadien aux squelettes et griffes d’adamantium ajoutés à son pouvoir auto guérisseur.

Seul Cyclope reste le point d’union entre l’ancienne et la nouvelle génération.

La première mission de ces nouveaux X-men est d’aller sur Krakoa, une île du pacifique ou Angel, Iceberg, Marvel Girl, Polaris et Havok ont mystérieusement disparu.

La nouvelle équipe comprend vite que Krakoa est une île vivante irradiée par les essais nucléaires qui cherche à se nourrir de l’énergie des mutants pour croître.

Face à une telle menace, tous les X-men s’unissent et c’est Polaris suralimentée par Tornade, Havok et Cyclope qui parvient en utilisant de puissantes forces magnétiques à éjecter Krakoa dans l’espace.

Malgré le succès de cette première mission, l’effectif recruté par Xavier est trop important et de nombreux conflits éclatent notamment avec Feu du Soleil et Epervier.

Se sentant de trop ou plus à leur place, Feu du Soleil, Angel, Iceberg et Marvel Girl spontanément quittent l’équipe, le départ de cette dernière déchirant le cœur de Cyclope.

La prise d’une base américaine par le Comte Nefaria et ses ridicules créatures les Ani-Men aboutit à un drame, la mort d’Epervier qui se tue dans l’explosion d’un avion.

En tant que leader Cyclope culpabilise énormément de cette mort prématurée.

Les X-men combattent ensuite un mystérieux démon Kierrrok dans ce qui ressemble fort à un interlude.

Puis Charles Xavier hanté par de mystérieux rêves de galaxies lointaines décide de partir en voyage rendre visite à un de ses amis astro physicien de très haut niveau pour tenter de décrypter ce mystère.

Mais possédés mentalement par Eric le Rouge, Havok et Polaris tente de tuer Xavier que les autres X-me sauvent in extremis.

L’affrontement est terrible notamment le duel entre Polaris et Tornade, finalement remportée par cette dernière après une lutte acharnée.

Les X-men n’ont pas le temps de chercher des explications puisqu’ils sont attaqués par leurs ennemis historiques, de nouvelles Sentinelles immnses robots tueurs de mutants, crées par le Docteur Steven Lang à partir des travaux de Larry Trask.

Pris par surprise, Wolverine, Marvel Girl, le Hurleur et surtout Xavier sont capturés et retenus prisonnier sur une station orbitale.

Lang qui a crée des robots copiant les pouvoirs des mutants est finalement mis en déroute par Cyclope, Colossus, Diablo et Tornade venus délivrer leurs amis.

Au cours du retour sur Terre, la navette des X-men est prise dans une tempête cosmique et Jean Grey qui pilotait se retrouve irradiée par des doses d’énergies colossales provoquant sa transformation en Phénix.

Mais Jean tolère mal ce nouveau pouvoir et fait un malaise.

Elle se trouve hors de danger mais mise au repos.

Pour se reposer, les X-men à l’exception de Xavier et Cyclope qui restent au chevet de Jean, partent en vacances en Irlande chez le Hurleur qui possède un immense château sur l’île de Muir.

Mais la bas ils tombent sur un guet append mené par Tom Cassidy et son invincible associé le Fléau.

L’album se termine sur la défaite des X-men vaincu par le terrible pouvoir du Fléau.

Sans être un chef d’œuvre absolu, « X-men, l’intégrale, 1975-1976 » contient déjà pour moi les germes du renouveau et des futurs chefs d’œuvres à venir.

Meme si ils n’atteignent pas encore des sommets artistiques, les dessins de Cockrum sont pour moi considérablement plus fins et travaillés que ceux de Kirby, ce qui confère un coté plus réaliste et dynamique à la série.

A partir d’un effectif de personnage sans doute jugé ingérable par Claremont, un écrémage subtile a lieu, allant de pair avec une éviction progressive des anciens X-men comme Angel ou Iceberg que j’ai toujours trouvé beaucoup moins intéressants que les autres.

Les scénario sont habiles menant souvent à des affrontements fratricides (personnages possédés mentalement ou répliqués technologiquement)  et mènent continuellement aux incessants changements géographiques aux quatre coins du globe qui font toujours fantasmer le lecteur rêveur que je suis.

Coté adversaire, les Sentinelles ou le Fléau font partie de valeurs sures de l’histoire des X-men et on retiendra l’événement sans doute le plus marquant de la saga : la première transformation de la douce en Jean Grey en inquiétant Phénix.

Ici Wein et Claremont créent progressivement leur univers et jettent donc les premières bases de l’une des plus prodigieuse saga du monde de la bande dessinée.

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 22:15


Le premier volet de « X-Men,  l'intégrale 1963-1964 » fait pour moi quasiment  figure de pièce de musée.

Il s’agit en effet des tous premiers épisodes des X-men, crées par l’imagination fertile du tandem de génie Stan Lee-Jack Kirby peu après la naissance de l’écurie Marvel en 1961.

Dans les années 60, les premiers X-men des origines sont au nombre de cinq.

Il y a Cyclope, le leader sérieux mais finalement assez torturé et angoissé par le rayon optique jaillissant de ses yeux, Angel, richissime jeune play boy arrogant aux ailes d’oiseaux, Iceberg adolescent fougueux et immature capable de manipuler la glace puis le Fauve, brillant scientifique à l’agilité, la force et l’aspect quasi simiesque.

A ce quatuor vient se joindre Marvel Girl (Jean Grey),  jolie rousse aux pouvoirs télékinésiques, qui deviendra assez vite l’objet d’une rivalité amoureuse forte entre Cyclope l’introverti et Angel le flamboyant.

Les premiers épisodes montrent surtout la formation des jeunes mutant recrutés par le Professeur X (Charles Xavier), puissant télépathe paralysé des membres inférieurs, qui leur apprend à contrôler leur pouvoirs, à travailler en équipe dans le but de servir la race humaine.

Les X-men s’entraînent beaucoup dans la fameuse salle des dangers, truffées de piéges et développent ainsi leurs qualités spécifiques.

Ils se heurtent tout d’abord à leur plus grand ennemi historique, Magneto, mutant maître du magnétisme aux pouvoirs terrifiants, qui possède une vision opposée à celle de Charles Xavier en déclarant les mutants homo superior et donc devant dominer les humains.

Ayant pris le contrôle d’une base américaine, Magneto est surpris par la découverte des pouvoirs des X-men et mis en déroute.

On passera assez rapidement sur l’arrivée du Fantôme, mutant télé porteur vaincu par les pouvoirs télépathiques de Xavier pour apprécier avec délectation la découverte du Colosse, mutant obèse au corps invulnérable travaillant dans un cirque.

Le Colosse refuse de rejoindre l’école de Xavier et les X-men sont obligés de travailler en équipe pour parvenir à maîtriser sa force phénoménale et ses alliés issus des attractions foraines.

Les autres épisodes donnent une part prépondérante à Magneto, qui se cherche des alliés mutants pour combattre les X-men.

Magneto forme la Confrérie des Mauvais Mutants composée du Cerveau, redoutable mutant illusionniste, du Crapaud aux pouvoirs voisins de ceux du Fauve, de la Sorcière Rouge capable de lancer des sorts et de son frère Vif Argent se mouvant à des vitesses incroyables.

Magneto et sa troupe envahissent une république sud américaine (imaginaire) et créent une sorte de tyrannie ou les humains sont esclaves des mutants.

Le choc avec les X-men dans une ambiance de château médiéval est intense captivant tant les mauvais mutants imaginés par Lee et Kirby possèdent quasiment des pouvoirs symétriques à ceux des X-men.

Magneto tentera ensuite de s’allier au puissant Prince des Mers (Namor),  personnage historique du monde Marvel,  mais le fier Namor se montrera trop indépendant pour supporter le caractère tyrannique du maître du magnétisme.

Le dernier épisode avec Magneto, montrera son alliance éphémère avec le Colosse, mais une nouvelle fois son mépris pour son associé aboutira au désengagement de ce dernier qui préférera retourner vivre comme un monstre de foire dans son cirque.

L’album se termine sur  un épisode passable avec Unus, mutant entouré d’un champs de force le rendant intouchable qui sera surclassé par une ruse scientifique élaborée par le Fauve.

En résumé, j’ai moyennement apprécié cette intégrale.

J’ai trouvé les dessins de Kirby assez grossiers et très datés ce qui a grandement nui à l’appréciation visuelle de cette bande dessinée.

Les épisodes avec le Confrérie des Mauvais Mutants sont pour moi les plus captivants car ces derniers présentent également des failles psychologiques intéressantes, telles le double jeu permanent et les velléités de commandement du Cerveau ou les doutes et l’instinct de protection de Vif Argent pour sa sœur.

J’ai également toujours eu de la sympathie pour le personnage de monstre incompris du Colosse et les problèmes que son invulnérabilité pouvait poser à ses adversaires.

Malgré son coté expérimental et inabouti, « X-Men, l'intégrale 1963-1964 » peut néanmoins être vu avec le charme de la nostalgie et celui de l’aspect historique de cette série de prêt de 50 ans à présent.

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 17:39


« Daredevil : A chacun son du » est une série 100% Marvel en cinq épisodes.

J’ai lu la quatrième partie de cette saga scénarisée par Ed Brubaker et dessinée par le duo Michael Lark-Stephano Gaudino avec une première partie signée Lee Weeks.

Dans la première partie justement on retrouve les états d’ames de Milla Donovan, la femme de Matt Murdock qu’il a épousée peu après le décès brutal de Karen Page.

Milla, également aveugle raconte les difficultés de vivre avec un justicier, ses angoisses incoercibles lors de ses mystérieuses escapades nocturnes et sa peur de le voir mourir un jour.

Ce passage est l’occasion de comprendre les épisodes précédents, la mise à nue publique de la double identité de Murdock puis son arrestation, son incarcération et son évasion de la prison de Ryker’s island.

Après ce long monologue, l’histoire démarre véritablement avec Melvin Potter dit le Gladiateur, ennemi célèbre de Daredevil, qui lui même incarcéré à Ryker’s Island est soupçonné d’avoir tué deux de ses détenus.

Malgré quelques hésitations Murdock accepte de défendre son vieil ennemi qu’il croit innocent et son alter ego Daredevil constate dans le même temps une recrudescence des crimes dans son quartier de Hell’s kitchen ou des commerçants sont sauvagement assassinés sans raison apparente.

Mais l’interrogatoire de Potter ne mène à rien de probant et une mystérieuse équipe organise son évasion lors d’un transfert afin de déchaîner à nouveau le Gladiateur.

Potter, schizophrène notoire, retrouve en effet ses vieux démons et réendosse le costume du Gladiateur, composé d’une armure, d’un casque, de lames circulaires et de couteaux, complétant sa prodigieuse force physique.

Alors que les meurtres sanglants s’accumulent, Daredevil met tout en œuvre pour arrêter Potter qu’il veut néanmoins aider.

Mais celui ci s’en prend à Milla et manque de la tuer.

Daredevil finit par venir à bout du Gladiateur qui semble complètement perturbé mentalement au point de vouloir se suicider.

L’énigme des assassinats n’étant pas résolue, Daredevil trouve la piste de trafiquants ayant mis sur le marché une drogue d’une puissance inouïe donnant aux criminels un surplus de courage et des tendances suicidaires.

Mais il tombe dans un guet append et gazé se retrouve aux mains d’un inquiétant personnage nommé Larry Cranston alias Mister Fear, dont la peau sécrète une substance toxique générant panique, effroi et anxiété chez ses victimes.

L’album se termine sur une menace de Cranston qui apprend à un Daredevil réduit à sa merci qu’il est parvenu à approcher Milla en se faisant passer pour un psychiatre…

La partie 4 de « Daredevil : a chacun son du » présente une intrigue complexe, dense et sombre avec l’instrumentation par un maître stratège d’une force de la nature, le Gladiateur dans un but inconnu.

Cependant je n’ai pas été séduit par le style fin de Lark et n’ai jamais trouvé que le Gladiateur, ennemi finalement assez simplet aux armes primitives était un adversaire à la hauteur de Daredevil.

J’ai donc éprouvé quelques difficultés pour me passionner pour l’intrigue.

Coté cœur, les problèmes conjugaux de DD, me sont apparus également un peu « bateaux » tant on pouvait se douter sans peine des difficultés à vivre avec un justicier menant une double vie.

La cinquième partie sera sans à mon avis plus intéressante avec l'entrée en lice de Mister Fear, ennemi beaucoup plus retors et difficile à combattre qu’une brute épaisse et limitée comme le Gladiateur.

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 22:13


Riche idée qu’a eu Marvel de rééditer sous forme de collections intégrales les classiques des épisodes des super héros phares des années 60 comme Spider Man, Iron Man ,Daredevil, Hulk, les Quatre Fantastiques ou bien les X-Men.

Concernant Daredevil, le summum des aventures du justicier aveugle a été pour moi atteint sous la plume de Frank Miller dans les années 80.

Aussi ai je lu avec délectation « Daredevil : l’intégrale de 1982 ».

Cette compilation massive recèle une partie de l’age d’or de l’homme sans peur avec le génial Frank Miller au scénario, dessin et encrage.

Dans le premier épisode, les élections battent leur plein à New York et un scandale est alors révélé par Sheldon, un jeune journaliste du Daily Bugle.

En effet Cherryh, sérieux candidat au poste de maire est soupçonné d’avoir passé un marché avec Wilson Fisk alias le Caïd, le colossal chef de la pègre New Yokaise pour lui livrer la ville en échange de fonds.

Mis en accusation pour diffamation par Cherryh, le journal se voit défendu par l’avocat Matt Murdock.

Commence alors un jeu complexe entre manœuvres de corruption et d’intimidations politico maffieuses pour faire renoncer le journaliste et tentative de chantage de ce dernier qui a un terrible besoin d’argent.

Daredevil appuyé pour l’occasion par le tandem Iron Fist-Power Man, protége le jeune journaliste des griffes de la pègre et Ben Urich, autre journaliste plus chevronné du Daily Bugle, prend les choses en main avec la ferme décision d’établir les preuves de la collusion Cherryh-Fisk.

Urich, seul à connaître la véritable identité de DD, est un personnage très attachant avec son intégrité, sa ténacité, son vieil impair, ses grosses lunettes et ses éternelles cigarettes.

Pour résoudre ses problèmes, le Caïd décide de recruter un nouveau tueur et jette son dévolu sur Elektra, l’ex petite amie de Daredevil.

Elektra neutralise son ancien amant, manque de tuer Urich qui refroidi, finit par renoncer.

Alors que tout semble perdu, Murdock exploite une piste mystérieuse sur la base d’un cliché d’une femme clocharde pris prêt du domicile du Caïd.

Après une incursion mouvementée dans les égouts, Urich et Daredevil retrouvent la trace de Vanessa l’ex femme du Caïd devenue clocharde, qui constitue son seul et unique point faible.

Daredevil arrache Vanessa au monde sous terrain des marginaux et fait un chantage à Fisk pour revoir sa femme.

Forcé de reculer, le Caïd lâche Cherryh qui finit par se livrer.

Daredevil remporte le premier match dans son duel face au Caïd.

Dans la deuxième partie, on assiste au retour de Bullseye alias le Tireur dans la vie de Daredevil.

Ennemi  redoutable et charismatique, le Tireur est le double maléfique de DD, le révélateur sans lequel sa mission n’aurait pas la même saveur.

Le Tireur emprisonné et atteint de troubles mentaux, ne vit que pour son obsession de tuer son pire ennemi.

Utilisant ses dons de transformer tout objet en arme morelle, il s’évade et tue Elektra lors d’un duel épique afin de redevenir le tueur numéro un du Caïd.

Murdock dévasté par la douleur vit les heures les plus sombres de son existence.

Etrangement, le Tireur, « sent » instinctivement que Murdock et Daredevil ne font qu’un, il fait part de sa théorie au Caïd qui la juge heureusement extravagante.

Daredevil préserve in extremis son secret et son affrontement crépusculaire contre le Tireur s’avère un des sommets de la série.

Victime d’une chute terrible, le Tireur termine paralysé dans un lit d’hôpital mais son obsession de vengeance reste elle intacte.

La troisième partie consacrée à un crossover entre Daredevil et le Punisher autour d’une enquête alambiquée contre un trafic de drogue décimant les enfants a été pour moi d’une intensité moindre, même si le Punisher, héros sombre et torturé colle très bien à l’univers de l’homme sans peur.

L’album termine sur deux « Et si », avec pour le premier le thème assez décevant que DD soit devenu un agent du Shield ou pour le deuxième beaucoup plus émouvant le fait que Elektra n’ait pas été tuée par le Tireur.

En bonus et sans les dessins de Miller, on retrouvera une alliance hautement improbable entre Spider Man, Moon Knight, Iron Fist, Power Man et Daredevil pour contrer l’Homme Pourpre piloté par le Caïd.

En conclusion, cette intégrale brille surtout par l’enchaînement des deux premiers épisodes mêlant le quatuor mythique, Daredevil, Elektra, Bullseye et le Caïd.

Dans l’univers glauque et oppressant des bas quartiers du New York des années 80, Frank Miller imprime une atmosphère crépusculaire, étouffante et d’une noirceur sans nom à cette tragédie moderne ou chacun des protagonistes montre des fêlures d’une complexité exceptionnelle.

Une tueuse prises de remords et hantée par son amour passé, un justicier friable, fidèle en amitié et en amour, un impitoyable caïd de la pègre capable de plier dans l’espoir de revoir sa femme transformée en clocharde et un tueur malade, instable, instinctif, aussi mortel que génial composent donc le formidable univers imaginé par Miller.

La partie avec le Punisher est également d’un bon niveau, Murdock étant véritablement déchirant dans son refus de la mort d’Elektra.

On recommandera aussi le « Et si …Elektra n’était pas morte », nerveux et émouvant, créant pour une fois une belle happy end entre DD et Elektra.

En résumé, pour ces quelques raisons « Daredevil : l’intégrale 1982 » est un album culte, totalement, indispensable pour le fan de bande dessiné moderne, amateur d’univers sombres et de personnages aussi complexes que torturés.

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