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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 20:57

Hulk montéen en puissance

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Retour à l'univers des comics avec le volume 1  d'une collection Marvel Monster : « Hulk, tome 1,montée en puissance »,

On retrouve dans cette aventure des valeurs sures de l’univers Marvel :  Bruce Jones au scénario avec les dessins de Mike Deddato Jr et Leandro Fernandez.

Accusé à tort du meurtre d’un petit garçon, Bruce Banner endosse  une nouvelle fois son rôle d’éternel paria traqué de par le monde.

Pour arranger le tout sa femme Betty Ross, intoxiquée suite à une transfusion de sang radioactif est maintenue dans un état de coma par son père le Général Ross.

Terriblement déprimé, traqué par une mystérieuse organisation qui cherche à lu voler son sang, Banner vit comme un clandestin, un clochard errant de villes en villes.

Mais « Hulk, montée en puissance » débute à New York par le retour d’un des plus vieux ennemis du Géant Vert, Crusher Creel alias, l’Homme-Absorbant , qui malgré sa réclusion dans une cellule dotée de barreaux au plasma, parvient à prendre le contrôle d’esprits pour perpétrer des meurtres.

Creel désire contrôler l’esprit de Banner pour obliger Hulk à le délivrer de sa prison.

Redoutable même à distance, l’Homme-Absorbant seme la confusion à New York et parmi ses gardiens dont le professeur Zhan, le génial chercheur qui a mis au point les faisceaux de plasma le retenant prisonnier.

Banner subit l’attaque de Creel mais parvient à résister à l’emprise mentale de son ennemi, qui se rabat sur le corps d’une petite fille pour l’obliger à le suivre à la prison souterraine ou il est enfermée.

Celle ci située sous un cimetière, donne un cadre particulièrement morbide au retrouvailles entre les deux ennemis.

Banner libère Creel qui se déchaîne.

L’affrontement entre Hulk et l’Homme-Absorbant est alors inévitable.

Ce dernier absorbe les propriétés du cimetière et sa change en géant de pierre et métal pour affronter Hulk.

Mais Creel est assez astucieusement piégé alors qu’il cherche à projeter son esprit dans le corps décédé du professeur Zhan pour comprendre si la voie de sa sortie est libre.

Juste vengeance donc pour ce meurtrier même si on se doute bien que l’Homme Absorbant ne meurt jamais vraiment.

La deuxième partie du récit reprend le thème du complot contre Banner.

L’histoire, plutôt touffue et difficile à suivre met en scène Doc Samson et une triplette de personnages féminins dont la mystérieuse Sandra Verdugo, plus Nadia Blonsky (l’ex femme de l’Abomination) et enfin Betty Ross, réchappée de son état comateux.

Tous luttent avec Banner pour l’aider à échapper à l’organisation secrète qui cherche à lui voler son sang pour fabriquer des super soldats aussi forts que Hulk.

Cette dernière lâche contre eux les Krills, minuscules créatures mi robots, mi animales chargées de mordre Hulk pour lui prélever une parcelle de son précieux sang.

Hulk aidé par Samson écarte le danger et se retourne contre la base secrète de l’organisation qu’il met à sac.

Le récit se termine sur un happy end (sans doute provisoire), Banner retrouvant non pas Betty mais Nadia avec qui il a une récente liaison.

En conclusion mon sentiment sur « Hulk, tome 1, montée en puissance » est plutôt partagé.

La première partie avec l’Homme Absorbant est fantastique, avec la révélation d’un nouveau et effrayant pouvoir de Creel ainsi que d’une certaine intelligence tactique qu’on ne le lui connaissait pas jusqu’alors.

Les dessins de la paire Deddato Jr-Fernandez sont superbes, mélangeant puissance et noirceur dans un New York gothique enveloppé d’un froid polaire.

La deuxième partie ne m’a pas en revanche passionnée.

Intrigue trop complexe, thème rabattu du complot pseudo gouvernemental, et pas d’ennemis réellement à la hauteur de Hulk.

Un demi plaisir donc ce qui aprés tout n'est déja pas si mal.


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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 20:27

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L’univers des comics toujours à l’honneur avec « Les 4 Fantastiques et le Surfer d’argent » de Tim Story, sorti sur les écrans en 2007.

Le premier opus du même réalisateur consacré à ces même FF, sorti deux ans plus tôt m’avait laissé un grand goût de déception.

Mais cette fois ci, Tim Story ayant eu l’idée habile d’adjoindre le Surfer d’argent pour doper les intrigues moribondes des quatre new yorkais, je me devais donc de jetter un œil sur ce film mettant en scène mon super héros favori avec les X-men.

L’histoire commence de la manière la plus banale qui soit avec la préparation du mariage entre Red Richards (Ioan Gruffud) et Susan Storm (Jessica Alba).

Tout semble donc se passer pour le mieux avec les continuelles chamailleries entre le massif Ben Grimm (Michael Chiklis) et Johnny Storm (Chris Evans) la bouillante Torche Humaine.

Mais d’étranges phénomènes physiques à l’échelle planétaire viennent troubler Richards qui est contacté par l’armée américaine pour mettre ses prodigieuses capacités scientifiques au service de son pays.

Mais rapidement ces phénomènes s’incarnent en la personne d’une mystérieuse créature à la peau argentée, chevauchant un surf et disposant de pouvoirs surnaturels.

Ce Surfer d’argent (Doug Jones)  perturbe la cérémonie de mariage de Richards et Storm et la Torche Humaine manque de se faire tuer en essayant de le suivre dans une folle course à des vitesses supersoniques.

Richards analyse les données, le témoignage de la Torche et découvre que son ennemi héréditaire Victor von Fatalis (Julian Mc Mahon) a lui aussi essayer d’approcher le Surfer afin d’utiliser ses fantastiques pouvoirs à son profit.

Fatalis révèle que le Surfer lui a dit que la Terre était condamnée à disparaître car menacée par une mystérieuse force destructrice.

Sous la pression du gouvernement américain, Fatalis et Richards collaborent pour arracher le Surfer à son surf, source de son terrible pouvoir cosmique.

Les deux hommes parviennent à leurs fins, capturent le Surfer et le retiennent dans une base secrète.

A cette occasion, le Surfer communique avec Susan Storm et lui révèle son vrai nom (Norrin Radd) ainsi que la nature de la menace qu’ils encourent : être dévorés par son maître, Galactus, demi dieu cosmique qui se nourrit de mondes habités pour survivre.

Le Surfer explique avoir accepté de le guider et de le servir en échange de l’épargnement de sa propre planète ou il a laissé sa bien aimée.

Mais inexorablement attiré par le pouvoir que représente le surf, Fatalis le dérobe et le chevauche, acquièrant les pouvoirs d'un dieu.

Le Surfer prend fait et cause pour les Terriens, et s’allie aux FF pour récupérer le surf.

Tous se lancent à la poursuite de Fatalis dans le Fantasticar, sorte de d’aéronef futuriste mis au point par le génie scientifique de Richards.

Pour avoir une chance, les FF donnent tous leurs pouvoirs à Johnny qui affronte Fatalis et profitant de son inexpérience, le bat, rendant le surf à son propriétaire.

Le Surfer d’argent récupère son bien à l’arrivée de Galactus, se rebelle contre son maître et provoque leur auto destruction mutuelle.

En conclusion, « Les 4 Fantastiques et le Surfer d’argent » fut comme beaucoup de comics éreinté par les critiques lui reprochant l’indigence de son scénario et le piètre niveau de ses acteurs.

Je ne serai pas aussi sévère même si certaines choses ne m’ont pas séduit.

Mes reproches sont les mêmes que ceux concernant le premier volet, le manque d ‘épaisseur de certains personnages, un Fatalis peu charismatique et peu inquiétant alors qu’il est une sorte de Dark Vador de l’univers Marvel et le couple Richards/Storm particulièrement plat.

En revanche, le Surfer est une superbe réussite visuelle et ses fantastiques pouvoirs cosmiques ainsi que sa bonne nature profonde sont remarquablement mis en valeur.

Les effets spéciaux fonctionnent donc à merveille, même si on aurait aimé une confrontation plus poussée entre le Surfer et les FF.

J’ai en revanche été agacé de voir que le film montrait que l’origine des pouvoirs du Surfer résidait dans son surf, cette simplification étant pour moi un peu trop facile.

Le premier film sur les Fantastiques était particulièrement médiocre, celui avec le Surfer d’argent est donc nettement meilleur, bien que le potentiel d’un personnage aussi riche soit encore complètement sous exploité.

Ainsi aurais je quelque indulgence avec ce film laissant l'espoir de peut être enfin voir un jour un film complet consacré à l’un des personnages les plus fascinants du monde Marvel.


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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 20:02

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Sorti en 2007, « Ghost rider » de Mark Steven Johnson, est l’adaptation éponyme controversée d’un comic book crée par Roy Thomas pour Marvel en 1972.

Le personnage de Ghost rider est un largement inspiré de l’histoire du mythe de Faust et voisin d’autres super héros maudits en connexion avec les forces de l’enfer tels que Hellboy ou Spawn.

Le film raconte les origines de Johnny Blaze (Nicolas Cage), fils de cascadeur et cascadeur lui même qui pour sauver son père du cancer accepte de passer un pacte avec Méphistophélès (Peter Fonda) en personne.

Bien entendu le diable le dupe et son père meurt non pas du cancer mais lors d’une cascade à moto.

Mais malgré sa révolte,  il est trop tard et il doit accepter de servir à son corps défendant son nouveau maître en devenant la nuit tombé, Ghost rider, sorte de démon au corps squelettique le crane baigné dans les flammes de l’enfer.

En tant que Ghost rider, Blaze possède une résistance et une force surhumaine le classant au niveau de spider man mais également la possibilité de projeter des flammes d’origine mystique rongeant l’ame de ses victimes alors condamnées à l’expiation.

Pour compléter ses infernales facultés, le rider possède une énorme chaîne qui lui sert d’arme offensive ainsi qu’une Harley customisée en moto de l’enfer, creusant un profond sillon enflammé sur son passage.

Pour toutes ces raisons, Ghost rider est un héros ambigu, effrayant et macabre, flirtant en permanence avec le bien et le mal.

Le scénario s’articule autour de l’émergence de Blackheart, fils renégat de Méphistophélès qui se rebelle contre l’autorité de son père et allié avec d’autres démons tente de le renverser.

Méphistophélès réagit et lance Ghost rider contre ses ennemis.

« Ghost rider » fut à la manière d’un « Daredevil » du même réalisateur éreinté par la critique à sa sortie en salle.

Pour donner du poids à cette thèse, on pourra reprocher le choix de Nicolas Cage pour incarner Johnny Blaze.

L’acteur, trop vieux et pas assez athlétique pour incarner un super héros, arbore ici un visage pathétique, massacré par la chirurgie esthétique, avec des traits liftés, bronzés, des dents d’une blancheur irréelle et une bouche lippue à la Emmanuelle Béart.

Sa partenaire, Eva Mendes, n’a malgré sa beauté latine, qu’un rôle de vulgaire petite amie du héros sans grande épaisseur.

Malgré ses écueils majeurs, on retiendra pour défendre le film, des effets spéciaux extrêmement impressionnants et réussis, particulièrement lors de la transformation de Blaze en Rider incandescent ou lors de ses combats contre les démons de Blackheart capables de se modifier la structure de leurs corps pour se couler en sable, eau ou air.

La minceur du scénario est certes avérée mais les films de super héros ne sont pas forcément réputés pour leurs réflexions métaphysiques très poussées.

Pour avoir lu quelques unes des aventures de Ghost Rider étant plus jeune, je me souviens d’un personnage effrayant mais de second plan dans l’univers Marvel, évoluant dans des aventures simplistes nimbées d’une atmosphère sataniste très marquée.

Mais Ghost Rider a survécu au fil des années, et son aura de motard-démoniaque traquant et jugeant de manière impitoyable les pêcheurs, a été suffisamment puissante pour maintenir un certain succès auprès du public.

Un « Ghost rider 2 » est en préparation.

Penser à mieux exploiter le potentiel du personnage et mettre Nicolas Cage en vacance serait je pense repartir sur de bonnes bases …

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 07:55

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J’aime tellement le personnage de Hulk que j’attendais avec un mélange d’appréhension et d’excitation le « Hulk » de Ang Lee, sorti sur les écrans en 2003.

Crée en 1962, Hulk est le plus puissant (physiquement) des super héros Marvel et sans doute le plus populaire derrière Spider Man.

Hulk est un peu une adaptation de la malédiction du Docteur Jekyll de Stevenson transformant à son insu un timide scientifique en monstre incontrôlable.

On garde aussi en mémoire avec beaucoup de nostalgie la série télévisé des années 80 avec le body buildé Lou Ferrigno incarnant la brute verte.

A l’arrivée, Ang Lee signe un film étonnant et déroutant, car pas vraiment fidèle au comic-book de Stan Lee et Jack Kirby.

L’histoire a été en effet largement modifiée et le réalisateur l’expose en un très (trop ?) long préambule de prêt d’une heure ou on assiste à la vie du jeune chimiste Bruce Banner (Eric Bana) réalisant des expériences sur des cellules appelés nanomédes.

Si du coté vie de sa vie professionnelle tout semble bien aller pour le prometteur Bruce, du coté de sa privée, c’est plut délicat, entre un béguin non pleinement assumée pour Betty (Jennifer Connelly) sa collègue scientifique, fille du général Ross et une histoire familiale en lambeaux avec une mère décédée et un père ex savant (Nick Nolte ) devenu fou après que Ross lui ait coupé les crédits quelques années auparavant.

On apprend qu’avant de disparaître Banner père s’était inoculé un sérum le rendant capable de cicatriser et que cette faculté s’est transmise à son fils.

Les recherches de Bruce Banner intéressent toujours le général Ross et l’US army qui tentent de racheter son laboratoire par l’intermédiaire de Atheon, une compagnie privée dirigée par Talbot (Josh Lucas) un jeune loup arriviste insupportable d’arrogance qui prend Banner de très haut.

Banner résiste à Talbot et à Ross mais a un jour un terrible accident lors d’une expérience qui tourne mal et se retrouve exposé aux rayons gamma qu’il tolère en raison du sérum circulant dans son organisme.

Il se découvre un terrible pouvoir, le transformant sous l’effet du stress en colosse vert aux capacités physiques croissant avec sa rage et le rendant quasi inarretable.

Entre temps, son père refait surface sous les traits d’un semi vagabond ivre de revanche et utilise un prélèvement sanguin du sang de son fils pour l’inoculer à des chiens.

Ayant obtenus des résultats incroyables sur les chiens changés en colossaux molosses, Banner père les lâche sur Betty et Bruce doit intervenir sous les traits de Hulk pour sauver sa bien aimée.

Par la suite Ross et l’armée américaine décident de capturer Bruce pour exploiter le formidable potentiel de Hulk et créer une race de super soldats mais Hulk s’avère incontrôlable, affrontant et défaisant soldats, tanks, hélicoptères et avions lors de spectaculaires affrontements.

Mais calmé par Betty, le King Kong de jade se laisse finalement capturer.

Banner père s’étant lui même exposé aux rayons gamma, il acquiert des super pouvoirs et devient capable d’absorber les propriétés physiques de tout ce qu’il touche.

Le père et le fils ne partageant pas les mêmes idéaux, s’affrontent lors d’un spectaculaire final se soldant par une explosion atomique se chargeant de les séparer.

A l’arrivée « Hulk » est une semi déception.

Le préambule d’exposition est trop long, les difficiles relations pére-fils inventées par Ang Lee se greffant assez mal dans un récit trop alambiqué.

Le choix des acteurs est également des plus discutables, Eric Bana étant beaucoup trop grand et costaud pour incarner le chétif Bruce Banner, Jennifer Connelly étant transparente dans un rôle de potiche et Nick Nolte vieillissant cabotinant un maximum assez peu crédible en Homme Absorbant.

D’ailleurs au passage si dans le comic l’Homme Absorbant est bien un des ennemis historique de Hulk, son identité est celle d’un simple bagnard à qui Loki le dieu du mal asgardien a conféré ses pouvoirs qui sont donc de nature magiques et non scientifiques.

Ang Lee a pris donc beaucoup trop de liberté avec la bande dessinée, introduisant une inutile histoire familiale embrouillée dont finalement on se soucie assez peu.

Pour sauver ce film il reste bien entendu les effets spéciaux, véritablement impressionnants lorsque Hulk flanque une raclée à l’armée américaine ou combat son père capable de se change en pierre, eau ou électricité pure.

Cependant le choix d’un Hulk complètement réalisé en image de synthèse n’est pas une réussite absolue à mes yeux, l’animation des traits du visage conservant un coté peu naturel.

Malgré toute mon indulgence pour ce type de production, une semi déception donc et un film somme toute moyen.

 

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 18:49

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Tout homme peut parfois avoir des moments de faiblesse, aussi est ce en pareille occasion que j’ai visionné « Catwoman » du français Pitof (à ne pas confondre avec l’acteur de porno Titof !) , film sorti en 2004 et disons le franchement éreinté par les critiques du monde entier jusqu’au point de décerner un razzie award à son actrice principale : Halle Berry.

Ce contexte étant posé, parlons du film en lui même.

N’étant pas le plus pointu du monde dans l’univers de DC comics, je connaissais assez mal le personnage de Catwoman mais savais qu’elle était une ancienne prostituée à mi chemin entre la criminelle et la justicière auxiliaire de Batman.

Le film de Pitof met en avant la vie de Patience Philips (Halle Berry), employée dans une grande entreprise de cosmétiques dirigé par le couple Hedare, George joué par le pédant Lambert Wilson et surtout Laurel incarnée féroce femme d’affaire incarnée par une Sharon Stone visiblement massacrée par son coiffeur.

Patience est l’archétype de la petite nana de bureau lambda, mignonne, célibataire timide et peu sure d’elle mais partageant tout avec sa meilleur collègue un peu boulotte et rigolote.

Elle flirte avec un séduisant officier de police Tom Lone joué par Benjamin Bratt dans un ersatz absolument ridicule de romance à l’eau de rose ou se succèdent tous les clichés de la rencontre fortuite avec ce flic au physique de mannequin, protecteur, galant, drôle et cultivé, bref en quelque sorte le Yves Régnier ou le Roger Hanin des Etats Unis.

Les choses se gâtent pour Patience quand elle tombe sur une conversation fortuite ou sa patronne déclare vouloir lancer une nouvelle gamme de cosmétique anti vieillissement rendant les gens dépendant et mettant leur santé en péril.

Surprise par les gorilles de l’affreuse PDGère, Patience est laissée pour morte dans les conduits d’évacuation d’une usine mais est contre toute attente sauvée par une déesse chat qui la dote de pouvoirs exceptionnels.

La timide Patience devient alors Catwoman, super heroine dotée d’une vision, d’une agilité exceptionnelle auxquels s’ajoutent des accessoires comme des griffes, un fouet et ..un accoutrement de maîtresse sado masochiste des plus sexy.

Après avoir pris connaissance des origines séculaires des pouvoirs des femmes chats et pris conscience des changements de personnalité qu’ils provoquent chez elle, la rendant plus sure d’elle voir dominatrice, Catwoman décide d’arrêter Laurel (sans Hardy ) avant qu’il ne soit trop tard.

« Catwoman » est il un nanard absolu ? Je ne saurai le dire car si bien entendu il ne s’agit pas d’un film réussi, il existe aussi bien pire.

Le scénario est à vrai dire bien faible et on est à vrai dire gêné de voir une Sharon Stone ridée, tirée, marquée par le poids des ans se lancer dans un corps à corps assez pathétique avec Halle Berry dans une scène finale très mauvaise.

L’idée de faire de Catwoman une héroïne black n’est pas choquante en soi mais plutôt curieuse.

La musique mélange d’affreux rnb commercial et de metal rock lyophilisé n’est vraiment pas à la hauteur non plus.

En réalité la seule raison d’apprécier le film est d’admirer l’impeccable physique de Halle Berry, incroyablement sexy dans ses tenues de cuir moulantes, ce qui fait au final assez peu.

Pour le reste, malgré ma tolérance légendaire en la matière, je peux dire qu’il s’agit bel et bien d’un massacre d’un personnage de comic books pourtant très réputé.

Michelle Pfeiffer, la précédente Catwoman immortalisée au cinéma avec talent par Tim Burton et qui par un sixième sens très félin refusa le film, doit encore en rire sous ses moustaches ..

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 20:21

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Poursuite de la passionnante saga des X-men avec « X-men, l’intégrale 1987, tome 1 » .

En ce début d’année 1987, l’inamovible Chris Claremont est toujours le scénariste attitré des ses X-men mais en revanche on assiste un peu la valse infernale des dessinateurs avec Alan Davis, puis Barry Windsor-Smith, puis le duo Jackson Guice-Dan Green, et Mark Sylvestri-Dan Green et enfin Jon Bogdanov (non pas le troisième jumeaux des frères Bogdanov !) .

Le cadre est planté quand après une terrible bataille contre les Maraudeurs de Mister Sinistre,  la plupart des Morlocks ont été décimés et quelques X-men grièvement blessés comme Diablo et Colossus plongés dans le coma ou la jeune Kitty Pride, piégé dans sa forme dématérialisée dont les atomes se désintègrent peu à peu dans une atroce agonie.

Choqués, les X-men pansent leurs plaies et tentent de se réorganiser pour faire éventuellement face à une nouvelle attaque des Maraudeurs.

Psylocke, puissante télépathe nouvellement incorporée, peine à faire ses preuves et manque de confiance en elle quand elle doit repousser presque à elle seule une attaque de Dents de Sabre venu achever les blessés hospitalisés aux manoir des X-men.

Heureusement pour elle, Psylocke reçoit le support de Wolverine qui se fait un plaisir de combattre à mort son plus vieil ennemi, aussi sauvage voir plus que lui.

Après une lutte d’une rare intensité, Dents de Sabre finit par s’échapper.

Le récit bascule alors sur Dazzler qui traverse également une très grande période de crise de confiance.

Pour ne rien arranger, Dazzler se trouve possédée par Malice des Maraudeurs, qui lance une attaque sur Wolverine, Malicia, Psylocke et Tornade sans parvenir à contrôler cette dernière dont la personnalité est trop forte.

Une curieuse aventure se produit donc ou une Tornade toujours amputée de ses pouvoirs se retrouve traquée dans une foret par trois ex super héros de la première guerre mondiale, le super rapide Estoc, le colossale Mur et le redoutable chasseur Baron Rouge.

Guidé par son sens de la survie Tornade échappe à ses trois has been aigris désireux de rendre une justice expéditive par eux même, et aidé par un Wolverine également en plein doute, les convainquent de se rendre à la police pour expier leurs crimes

Puis les X-men, délocalisés en Ecosse pour faire soigner leurs blessés par Moira Mc Taggert, se retrouvent aux prises avec le terrible Fléau qui saccage Edimbourg sans raison apparente.

Les X-men ont été alertés par la jeune et instable Dazzler qui a frôlé la mort en tentant de maîtriser seule le monstre pour faire ses preuves.

La bataille contre le Fléau à Edimbourg est extraordinaire.

Une fois de plus en conjuguant leurs pouvoirs et en travaillant en équipe, les X-men parviennent à la vaincre par l’action combiné de la force de Malicia, de l’agilité de Longshot, des effets de lumières de Dazzler et surtout des terribles rafales psychiques de Psylocke.

On peut donc considérer que cette nouvelle formation des X-men a rempli son examen d’entrée haut la main en battant l’un de leurs plus puissant ennemi historique.

Tandis qu’Havok inquiet pour le sort de ses amis, réintègre les X-men, les Maraudeurs reviennent sur le devant de la scène, attaquant Polaris, la fille de Magneto, qui finit par succomber à la possession de Malice.

Investies des immenses pouvoirs magnétiques de sa victime, cette dernière se proclame naturellement chefs des Maraudeurs.

Sous le crayon de Davis, les X-men affrontent Horde, un mutant doté des pouvoirs d’un dieu, qui les contraint à aller dans une mystérieuse citadelle dérober un cristal de vision ultime.

On retrouve donc les X-men plongés dans les atmosphères de magie, de rêve et d’irrationnel qu’affectionne tant Clermont.

C’est Wolverine qui prend possession du cristal et parvient à éliminer Horde.

Investi d’un pouvoir quasi divin, il a néanmoins la sagesse d’y renoncer, passant sans le savoir avec succès le test que réservait le cristal pour décider du sort de l’évolution de l’humanité.

La dernière partie de l’intégrale entièrement dessinée par Bogdanov met en scène une haletante course contre la montre pour trouver un traitement destiné à sauver Kitty Pride d’une mort atroce.

Contacté par les X-men, Red Richards des quatre fantastiques semble avoir crée une machine pouvant la guérir, mais le leader des FF, ébranlé par une crise de doute personnel, préfère renoncer ce qui aboutit à un affrontement court mais violent entre les deux groupe ou Tornade est grièvement brûlée par la Torche.

Contre toute attente, c’est finalement Fatalis qui accepte d’aider Kitty en réalisant le traitement à partir de la machine de Richards chez lui en Latvérie.

N’ayant pas d’autre alternative, les X-men suivent le sulfureux monarque dans son royaume.

Finalement après moultes revirements ce sont les efforts conjurés de Fatalis et de Richards qui permettent la guérison de Kitty.

En conclusion, cette « X-men, l’intégrale 1987, tome 1 » se montre malgré un coté assez hétérogène et désorganisé d’un très bon niveau.

J’ai assez peu accroché aux aventures avec les Maraudeurs, que je trouve peu intéressants, en revanche l’exploration des doutes et des fêlures internes de héros meurtris mentalement et physiquement a été des plus passionnantes entre une Tornade dépouillée des ses pouvoirs plus vulnérable que jamais, des jeunes recrues comme Psylocke et surtout Dazzler en mal de reconnaissance, une Malicia toujours aussi mal dans sa peau et même un Wolverine doutant des fabuleux instincts.

Pour l’affrontement, rien ne remplacera jamais sans doute une force de la nature comme le Fléau mais on peut surtout penser que cette première partie d’intégrale est plus psychologique que physiquement spectaculaire.

La dernière partie est terriblement touchante avec cette adolescente d’à peine quinze ans qui envisage sereinement la fin de sa courte vie.

Meme si malgré leur indéniable talent, aucun des multiples dessinateurs ne parvient à rivaliser avec le style de John Byrne, « X-men, l’intégrale 1987, tome 1 » confère un aspect encore plus profondément humains à des personnages plus fragiles et vulnérables que jamais.

Chapeau bas, messieurs.

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 18:25

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« X-men, l’intégrale 1977-1978 » marque une période cruciale dans l’histoire des X-men puisque cette période charnière voit le démarrage du duo Chris Claremont-John Byrne qui donna à la série ses plus belles aventures, emplies d’une folle créativité et d’une intense dramaturgie.

Mais tout d’abord, le dessinateur Dave Cockrum termine l’aventure entreprise lors de la saga précédente ou les X-men s’étaient fait capturés dans un château en Irlande par le criminel Tom Cassidy et son invincible associé le Fléau.

C’est l’insaisissable Diablo qui étant passé au travers des mailles du piége, parvient à libérer ses coéquipiers notamment le Hurleur qui projette son frère Cassidy dans l’eau glacée ce qui provoque l’arrêt instantané des hostilités avec le départ du Fléau parti secourir son ami.

De retour d’Irlande, les X-men sont cueillis par Magneto, qui a été libéré et rendu à la plénitude de ses facultés par le mystérieux Erik le Rouge.

Mais Magneto s’avère manipulé par Erik pour faire diversion afin que celui ci enlève Lilandra l’amie de Charles Xavier laissée sans défense à New York.

Les X-men comprennent la supercherie, rompent le combat avec Magneto mais arrivent trop tard pour empecher l’enlèvement.

Erik a en effet trouvé un allié de poids en la personne de Firelord, ex héraut de Galactus investis d’immenses pouvoirs cosmiques, lui aussi manipulé pour tenir en respect le terrifiant pouvoir de Phénix.

Après une vivifiante incartade ou des répliques des anciens X-men issus de l’esprit  « maléfique » de Xavier s’affrontent les nouveaux, l’équipe se lance dans un voyage intersidéral sur Shi’ar afin de retrouver Lilandra.

Les X-men se heurtent à la garde impériale télécommandée par D’ken le propre frère de Lilandra qui convoite une sphère dont le pouvoir lui permettrait d’obtenir une puissance illimitée.

Le talentueux John Byrne est alors chargé de terminer ce space opéra épique ou Phénix dans un acte de bravoure folle, interfère avec la sphère endommagée pour resserrer le maillage cosmique de l’univers.

L’ équipe revient ensuite sur terre au propre comme au figuré pour vivre des aventures plus proches de nous ou Wolverine se trouve aux prises avec son ami Gardian, venu le récupérer pour le compte du gouvernement canadien.

Contre Colossus, le Hurleur et Tornade venus aider Wolverine, Gardian préfère renoncer et revenir plus tard avec la Division Alpha au grand complet.

Arrive ensuite une aventure nettement en dessous des autres ou sous le crayon du quelconque Tony Dezuniga les X-men affrontent le très moyen Warhawk, super soldat s’étant introduit dans leur manoir.

Fort heureusement, Byrne revient et le monde des X-men bascule une nouvelle fois dans des aventures de haute volée avec un redoutable piége hypnotique tendu par Mesmero qui parvient à manipuler leurs esprits pour les obliger à travailler dans un cirque.

Seule l’arrivée du sympathique Fauve permet de libérer les héros de l’emprise diabolique du maître des illusions.

Mais il s’avère par la suite que Mesmero n’était qu’un pion manipulé par un Magneto plus revanchard que jamais.

Le maître du magnétisme enlève les X-men dans une roulotte qu’il emmène jusqu’à une base secrète située en Antarctique.

Magneto vaincs les X-men et même Phénix dont le pouvoir fléchit subitement au plus mauvais moments.

Immobilisés sur des siéges les privant de leurs pouvoirs, les X-men sont seuvrés par un robot nurse qui les infantilise comme ce qu’a pu vivre Magneto lui même lorsqu’il a été changé en nouveau né.

Cependant alors que privé d’ennemis à sa mesure, Magneto se déchaîne contre les bases militaires, les facultés de pickpocket de Tornade lui permettent de s’évader et de libérer ses amis.

L’affrontement qui suit est alors terrible, digne de figurer dans les annales de l’histoire des X-men.

Cette fois ces derniers combattent en équipe, brillamment coordonnée par Cyclope.

Il faut dire que l’immense pouvoir de Phénix contribue grandement à entamer la puissance de Magneto qui finalement préfère faire exploser se propre base plutôt que de se rendre.

L’histoire se termine donc de manière tragique avec le Fauve seul survivant portant Jean dans ses bras velus en pleine tempête de neige.

Alors qu’on croit que le Fauve et Jean sont les seuls survivants, on découvre avec ravissement que les autres X-men ont également échappé à la mort.

Ils redécouvrent par hasard la Terre Sauvage, pays préhistorique imaginaire gouverné par Ka-Zar sorte de Tarzan du monde Marvel.

Après un accrochage avec le redoutable Sauron, reptile volant voleur d’énergie vitale, les X-men aident Ka-Zar a vaincre Garok, homme de pierre s’étant proclamé dieu du soleil et souverain suprême de la Terre Sauvage.

Au cours de la bataille, Garok chute dans un précipice et Tornade rattrapé par ses vieux démons claustrophobes, renonce à la sauver.

Les X-men quittent donc la Terre Sauvage sur un fragile bateau pour tenter de rentrer vers la civilisation.

En conclusion ce « X-men, l’intégrale 1977-1978 » est une nouvelle fois de haute qualité.

Meme si on peut dire que Dave Cockrum fait de l’honnête travail, il faut reconnaître que seul John Byrne parvient par ses dessins fins et puissants, à sublimer le talent de scénariste de Claremont et que les aventures réalisés par l’ancien dessinateur (le Fléau en Irlande, les débuts de l’aventure Shi’ar) sont loin de pouvoir rivaliser avec celle du nouveau maître.

L’épopée spatiale du Phénix entrant en phase avec une sphère du cosmos puis la terrible revanche de Magneto conduisant en Antarctique puis dans le pays imaginaire de la Terre Sauvage, constituent des merveilles qui font véritablement rêver le lecteur transporté dans un ailleurs incroyablement riche.

Des années encore fois incroyablement prolifiques ..


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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 20:22

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Une fois n’est pas coutume, un peu de détente avec « Mystery men » film de Kinka Usher sorti en 1999 d’après un comics de Bob Burden.

Avec ce film nous avons affaire à une parodie complètement déjantée de films de super héros.

Le scénario ultra basique n’est donc qu’un prétexte à une série de situations loufoques mettant un scène un trio de types pathétiquement ordinaires se prenant pour des justiciers costumés.

Dans cette « dream team » de la loose, on retrouve La Pelle (William H Macy) quadragénaire honnête père de famille connu pour avoir un « sacré coup de pelle », le Fakir Bleu (Hank Azaria), jeune homme lanceur de fourchettes et de cuillères qui répugne par éthique personnelle à se servir de couteaux et l’inénarrable Monsieur Furieux (Ben Stiller) qui ne doit pas s’énerver sous prétexte de devenir totalement incontrolable.

Le destin semble leur sourire puisque le super vilain Casanova Frankenstein (Geoffrey Rush) aidé de ses acolytes les Disco Boys, capture le super héros Captain Admirable (Greg Kinnear).

Bien entendu Frankenstein est un savant fou désireux de détruire l’humanité à l’aide d’une machine infernale.

Le trio de super héros raté va donc essayer de le contrer et après s’être rapidement rendu compte de ses limites, se décider à recruter de nouveaux membres.

Un hilarant casting de super héros a donc eu lieu … pour que finalement soient retenus L’invisible (Kel Mitchell) qui ne peut l’être que quand on ne le regarde pas ( !), la Boule (Janeane Garofalo)  délirante lanceuse d’une boule magique contenant le crane de son père décédée et le caricatural Spleen (Paul Rubens) redoutable pétomane dont les vents plongent dans l’inconscience ses adversaires.

Rapidement les héros-loosers trouvent leur mentor en la personne du Sphinx (Wes Studi) , mystérieux sage parlant par énigmes incompréhensibles qui se charge de leur formation elle aussi hilarante.

L’équipe peaufine alors sa panoplie en incorporant les gadgets délirants du Docteur A Heller (Tom Waits) comme un rétrécisseur de vêtements, un générateur de disputes ou des boites de conserves contenant des mini tornades.

Toute cette joyeuse bande se lance à l’attaque du manoir de Frankenstein et une bagarre épique a lieu contre les Disco Boys.

Malgré la mort de Captain Admirable, nos loosers parviennent dans le feu de l’action à révéler d’authentiques pouvoirs et à mettre en déroute leur ennemi.

Au final l’équipe choisit de prendre le nom de « Mystery men ».

« Mystery Men » est donc une gigantesque farce qui provoquera l’indifférence voir l’irritation des plus de 20 ans ou des gens simplement hérmétiques au monde des comics, mais ravira les aficionados du genre.

Ben Stiller est de loin le plus drôle de la bande, avec un personnage de petite frappe travaillant dans un garage mais s’écrasant devant sa patronne une vieille femme âgée et essuyant râteaux sur râteaux avec une petite serveuse de bar.

Son personnage de leader frustré détenteur d’un fabuleux pouvoir qui ne se révèle jamais est à hurler de rire, révélant une fois de plus tout le génie comique de cet acteur exceptionnel.

Alors bien sur « Mystery men » n’est pas un chef d’œuvre du septième art mais ce film délirant et sans prétention fera passer un excellent moment avec son quasi n’importe quoi ce qui en ces temps de crise économique, de grippe A et d’échec du sommet de Copenhague fera le plus grand bien au moral !


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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 15:04


L’univers du comics et de Batman toujours avec « Joker » de Brian Azzarello sur de somptueux dessins de Lee Bermejo.

Le personnage du Joker n’en finit pas de fasciner et d’attirer les auteurs comme les lecteurs …

Dans ce comics, alors qu’on le pensait emprisonné à vie, le Joker sort de l’asile d’Arkham ou il était détenu et décide de reprendre le contrôle de son royaume que lui ont dérobé les autres chefs du crime de Gotham City pendant son absence.

L’histoire assez basique est décrite du point de vue du nouveau chauffeur du Joker, le dénommé Jonny Frost, petit truand sans envergure, prêt à suivre aveuglément son nouveau patron pour assouvir un désir inextinguible de reconnaissance.

Au fil de la reprise en main de son empire, apparaît à Frost la véritable personnalité psychopathe, intelligente, cruelle et imprévisible de son nouvel employeur.

Le Joker s’entoure de sa compagne-servante-tueuse Harley Quinn, de Croc, une immense brute noire body buildée à la tête d’un gang et se montre impitoyable avec ses anciens lieutenants qui l’ont trahis.

Dans cette spirale de violence et de reconquête, il fait pression sur d’autres figures de l’univers de Batman comme le Pingouin ou le Sphinx.

En face de lui se dresse pourtant Double Face, alias Harvey Dent, l’ex avocat devenu le maître de la criminalité de Gotham City après son terrible accident qui l’a défiguré et affublé d’une personnalité schizophrénique.

Entre les deux boss, la lutte est sanglante et tourne finalement en faveur du Joker.

Vaincu Double Face n’a d’autres choix que d’appeler à la rescousse le pire ennemi du Joker, Batman.

La présence de la chauve souris plane doucement pendant tout le récit, celle ci étant intuitivement sentie par le Joker.

Batman intervient avec force et fermeté, réduisant à néant les troupes du Joker.

Traqué et acculé, celui ci est victime d’une de ses crises de paranoïa et se retourne contre Frost dont il n’hésite pas à se servir comme bouclier humain contre Batman.

Le récit se termine par une lutte acharnée sur un pont entre Batman et le Joker avec Frost gisant agonisant, la moitié de la mâchoire emportée par une balle tirée par son ancien maître …

« Joker » est une bande dessinée pour adultes, d’une grande violence, fortement déconseillé aux ames sensibles.

Le dessin de Berjemo est superbe, à la fois soigné et d’une noirceur sans limite.

Personnage principal du récit, le Joker se montre tel que dans le film « The Dark knight », brillant, imprévisible, impitoyable mais semble toutefois poursuivre un but plus logique que dans le film ou il se révèle un agent du chaos plus qu’un criminel organisé.

J’ai trouvé l’idée d’une narration par un second couteau entrant dans une spirale tout d’abord enivrante puis ou tout finira par lui échapper extrêmement intéressante.

L’intervention de Batman, bien que tardive montre bien qu’il est le dernier rempart assez solide pour enrayer la terrible mécanique de destruction enclenchée par le Joker.

« Joker » est une œuvre impressionnante, âpre, dure et sans concession qui malgré ses qualités évidentes demeurera toutefois moins passionnante que le film de Chistopher Nolan.

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 12:23


Si on tient compte du léger décalage de parution entre les Etats Unis et la France dans les comics c’est sans nul doute avec « Spider-Man, l’intégrale 1978 » que enfant, j’ai découvert mes premiers épisodes de Spider Man vers le milieu des années 80.

En 1978, l’ère de Len Wein au scénario et de Ross Andru au dessin se termine par une longue aventure pratiquement exclusivement consacrée aux démêlées entre Spider Man et son irréductible ennemi le Bouffon Vert.

A la fin des années 70, le temps de l’innocence semble s’achever pour le jeune étudiant Peter Parker.

Sa petite amie, la splendide et solaire Gwen Stacy a été assassinée par Norman Osborn le premier Bouffon Vert qui lui même n’a pas survécu au combat avec Spider Man.

Après la mort du père de Gwen tué au cours d’un combat contre Octopus, la mort de Ben May l’oncle de Parker et les incessants problèmes de santé de sa tante, cette tragédie supplémentaire est un véritable traumatisme pour le lecteur habitué depuis de nombreuses années à voir la sémillante Gwen tourner autour de notre éternel étudiant.

Mais Parker n’a pas trop le temps de s’apitoyer sur son sort, puisque sa tante malade du cœur est de nouveau hospitalisée dans un état critique, tandis que le Bouffon Vert, que tout le monde pense être Harry Osborn le propre fils de Norman, refait parler de lui, désirant tuer Spider Man pour devenir l’un des parrains du crime.

Entre Spider Man et un Bouffon plus enragé que jamais, la bataille fait rage avec intensité et aboutit à la quasi élimination de Silvermane, l’un des grands patrons du crime qui a tenté  à ses dépens de doubler le Bouffon.

Le Tisseur finit par triompher de son rival et découvre qu’il s’agissait en fait de Bart Hamilton le propre psychiatre de Harry, qui ayant découvert ses secrets, s’est lancé par ivresse du pouvoir dans une carrière de super criminel.

Il se produit alors un terrible règlement de compte entre Harry Osborn et son psy, qui se conclut par la mort de ce dernier.

L’histoire se termine sur un happy end entre un Harry en apparence apaisé et un Parker cherchant à prendre un nouveau départ.

Par la suite Marv Wolfman prend le poste de scénariste pour entamer une aventure navrante avec Roller Skater, une ennemi de Super Man juché sur un skate équipé de fusées (!)

Ce personnage peu crédible fait penser au Rôdeur, faux criminel afro américain, qui a surtout tenu des rôles de faire valoir.

La conclusion de cet épisode sera néanmoins la demande en mariage de Parker a Mary Jane Watson, que celle ci s’empresse de refuser, prétextant comme les jeunes femmes de cette époque un trop grand besoin de liberté.  

Toujours dans le même registre, une nouvelle apparition du Caméléon, éternel has been ne relèvera pas le niveau d’une intrigue semblant à bout de souffle après l’épisode du Bouffon Vert.

Le dernier épisode superbement dessiné par Bob Mc Leod est le plus intéressant puisqu’il met en scène une rencontre entre Spider Man et Captain America deux des super héros les plus légendaires du monde Marvel.

Après une escarmouche, nos deux stars unissent leurs forces pour combattre la menace Electro qui a enlevé un enfant en échange d’une rançon.

L’originalité de cet épisode nimbé de mystère et d’agents du SHIELD est que l’enfant atteint de la peste, est une menace potentielle pour la santé du pays.

Electro se découvrant contaminé panique, provoquant la surcharge et l’explosion de la centrale électrique ou il s’était retranché.

En conclusion, « Spider-Man, l’intégrale 1978 », n’est pas globalement le meilleur des aventures du Tisseur de Toile.

Bien sur le long passage avec le Bouffon Vert ravira les fans, mais l’épisode s’étire un peu trop dans la durée pour ne pas finir par la lasser.

Meme si les dessins de Andru restent de très bonne qualité, les débuts de Wolfman pourtant talentueux sont poussifs avec une galerie de super criminels « bouche trous » d’assez piètre composition.

Seul le dernier épisode, court mais succulent, mettant aux prises la légende Captain America allié à notre Tisseur face à une double menace de grande envergure, constitue le must relevant le goût de ce volume un peu trop fade à mon goût.

A la fin des années 70, Peter Parker semble avoir franchi un cap, perdu sa première amie, terminé ses études, et donc quitté le monde de l’innocence et de l’adolescence qui faisait une de ses particularités.

Seul son attachement viscéral à sa tante malade reste le principal point d’encrage du personnage si touchant des débuts.

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