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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 21:06


C’est dans « Spider Man, l’intégrale 1969 », que les évènements politiques et historiques de la fin des années 60 commencent à entrer dans la vie du jeune étudiant Peter Parker.

Dans ce processus d’évolution, John Romita Sr va céder la place à John Buscema au dessin, Stan Lee conservant la main mise sur le scénario.

« Spider Man, l’intégrale 1969 », commence par un énième retour de l’increvable Caïd, quelque peu suremployé à l’époque.

Ici le parrain de la pègre décide de voler une tablette d’origine antédiluvienne réputée offrir d’extraordinaires secrets à celui qui parviendra à la déchiffrer.

La tablette est exposée à la faculté de science ou étudie Parker mais celle ci est le siége de violentes manifestations étudiantes dirigées contre le doyen de l’université qui refuse de céder un emplacement pour construire de nouveaux logements universitaires, préférant le réserver pour d’anciens étudiants aisés.

Parker fait la connaissance d’un jeune étudiant noir  Randy , fils de Robbie Robertson, rédacteur au Daily Bugle.

Complexé par la réussite de son père, Randy adhére aux mouvements de revendications raciales de l’époque dont le plus connu et le plus violent était les Black Panthers.

Profitant du trouble généré par les manifestations, le Caïd et ses hommes volent la tablette.

Spider Man intervient, récupère la tablette et après une bataille acharnée, défait une nouvelle fois le Caïd qui parvient toutefois à s’évader de prison.

Par la suite, John Buscema prend le crayon et provoque un affrontement entre Spidey et le mutant Vif Argent, capable de se déplacer à des vitesses surhumaines.

Vif Argent espérant capturer Spider Man et le livrer à la police pour réhabiliter son image publique, est un adversaire sérieux pour le Tisseur qui finit néanmoins par résoudre la problème de son insaisissabilité.

Le Shocker, criminel de seconde zone doté de bracelets capables de générer des ondes vibratoires, récupère la tablette que Spider Man avait caché chez Stacy, avant d’être assez facilement arrêté.

Avant cela il parvient à mettre la tablette en lieu sur chez une de ses amies.

Mais la Maggia, organisation criminelle commandée par un vieux parrain du nom de Silvermane, entre en lice et envoie un de ses hommes de main, Marko au surnom ridicule d’homme montagne récupérer ladite tablette.

Silvermane force alors le docteur Connors (alias le Lézard) à la déchiffrer sous la pression d’un enlèvement à l’encontre de sa famille.

Connors décrypte les secrets de la tablette et crée un élixir de jouvence qui fait rajeunir Silvermane.

Mais le processus étant continu, Silvermane ne cesse de rajeunir jusqu'à disparaître dans le néant.

Par la suite, le docteur Connors se transforme en Lézard son alter égo bestial, et se déchaîne aveuglément sur la ville.

Spider Man allié pour l’occasion avec la Torche Humaine, parvient à arrêter le Lézard tout en ménageant le Docteur Connors, et à inverser la transformation pour le rendre à nouveau humain.

Il affronte ensuite le Rôdeur, jeune et ingénieux homme noir, qui par désir de s’affirmer choisit la voie du crime en se confectionnant un costume et quelques armes comme des bracelets à gaz ou lanceur de balles.

Le Rôdeur n’étant pas un criminel endurci est rapidement maîtrisé par le Tisseur qui se montre clément et pédagogue envers lui.

Le dernier épisode mettant Spidey aux prises avec un redoutable télépathe du nom d’Homme Artificiel est le plus étrange du lot.

Spider Man se retrouve attaqué et psychiquement contrôlé, contraint de se rendre à la Nouvelle Orléans ou il échappe par miracle à la un ennemi contre lequel ses pouvoirs ne lui sont d’aucune aide.

« Spider Man, l’intégrale 1969 » est dans la moyenne des aventures du monte en l’air.

L’épisode à rebondissements autour de la tablette permet de mettre en scène de nombreux ennemis du Tisseur, certain de premier rang comme le Caïd ou le Lézard, d’autres plus anecdotiques comme le Shocker et enfin certains franchement minables comme Marko ou même Silvermane.

On appréciera l’élégance et le raffinement du style de Buscema, plus élaboré que celui de Romita mais il manque à cette intégrale un épisode marquant pour être totalement enthousiaste.

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 18:54



Spider Man toujours dans « Spider Man, l’intégrale, 1968 » avec le duo gagnant de la série à l’époque Stan Lee au scénario et John Romita Sr au dessin.

La fin des années 60 et tout particulièrement l’année 1968, voit la montée d’intenses mouvements de contestations politiques contre les gouvernements des principaux pays occidentaux.

Fidèle à son époque, Spider Man intégrera ce contexte historique mouvant mais par touches progressives.

Le début de l’intégrale commence de manière bien classique.

Devenu amnésique, Spider Man est exploité par son vieil ennemi le Docteur Octopus qui l’utilise comme sous fifre pour dérober un isotope nucléaire dans une base de l’armée américaine afin de compléter une arme annihilant tout forme de mécanisme appelée le nullificateur, précédemment volée par Octopus.

Au cours de sa mission, Spider Man retrouve progressivement des lambeaux de sa mémoire et sa conscience de super héros finit par lui faire réaliser de la duperie de son nouvel employeur.

Spider Man se rebelle contre Octopus et après une lutte intense, le capture et le livre à l’armée américaine.

Après cette aventure, Spider Man erre dans New York à la recherche de son passé tandis que la disparition de son alter ego Peter Parker provoque une vive inquiétude chez ses proches notamment Gwen et Tante May.

Spider Man affronte ensuite Ka-Zar manipulé par Jonah Jameson dont la haine ne cesse de croître contre le monte en l’air.

Ka-Zar, personnage ridicule trop fortement inspiré de Tarzan ne constitue pas un challenger trés valable.

Jameson poursuit sa croisade obsessionnelle et recrute à nouveau Smythe, un savant fou ayant crée un robot spécialement conçu pour vaincre l’homme araignée.

Mais Smythe désirant tuer Spidey et Jameson seulement le capturer entrent en conflit ce qui permet à Spider Man de détruire un robot et de se tirer d’une situation délicate.

Par la suite Spider Man affronte de nouveau son vieil ennemi le Caïd, parrain du crime, au corps d’obèse et à la force hors du commun.

Le Caïd à mis au point un système de lavage de cerveau qui lui permet de contrôler la volonté de ses victimes comme le capitaine Stacy, père de Gwen.

Parker doit donc lutter pour arrêter le Caïd tout en protégeant Stacy.

Il parvient à battre le Caïd, à sauver Gwen et à libérer Stacy de l’influence du lavage de cerveau.

Après cette aventure haletante, s’ensuit une courte récréation autour de Médusa, reine de la race des Inhumains à l’immense chevelure vivante, venue étudier les humains en se faisant embaucher pour faire de la publicité pour une marque de laque capillaire ( !)

Par un quiproquo assez poussif, Medusa affronte Spider Man avant de comprendre qu’elle a été manipulée par le directeur de l’agence de shampoing ( !)

L’épisode suivant voit les deux  criminels appelés Vautours régler leurs comptes, Blackie Drago ayant usurpé le costume d’Adrian Toornes, Vautour original.

Toornes ayant établi sa suprématie, attaque ensuite comme un enragé un Spider Man affaibli et blessé à un bras qui frôle la défaite de très prêt.

Inconscient et victime de sa mauvaise réputation, Spider Man est arrêté par la police et emprisonné.

Il reprend ses esprits et déjoue une mutinerie ayant capturé le capitaine Stacy décidément victime idéale de cette intégrale.

Spider Man affronte par la suite Mysterio, le maître des illusions qui lui donne l’impression d’être réduit à la taille d’un insecte prisonnier d’une fête foraine miniature.

Dans cet épisode Spidey guidé par son sixième sens surmonte les illusions pour vaincre Mysterio.

La dernière partie de l’intégrale est sans nul doute la plus intéressante à mes yeux.

Peter Parker se plonge dans son passé et cherche à faire la lumière sur la mort des ses parents, espions américains considérés comme traîtres à leur pays et  morts dans un mystérieux accident d’avion en Algérie.

Parker veut savoir si ses parents étaient réellement des traîtres à leur pays et se rend en Algérie ou il se heurte au terrible Crane Rouge, chef d’une organisation d’espions nazi.

Au cours d’une enquête passionnante et exotique, Spider Man apprend que ses parents avaient infiltré le mouvement de Crane Rouge et que celui ci les ayant découvert les avait fait disparaître.

Spider Man ne peut vaincre un ennemi aussi retors que Crane Rouge mais il parvient à apporter la preuve de l’innocence de ses parents sur l’accusation de trahison.

Il peut donc quitter l’Algérie le cœur en paix.

« Spider Man, l’intégrale, 1968 » bien que d’un niveau globalement tout à fait honnête, n’est pas pour moi le meilleur cru des aventures du Tisseur de Toile.

Si les dessins de Romita secondé par Don Heck sont de très bonne facture, les affrontements contre le Docteur Octopus et le Caïd sont trop classiques pour être pleinement intéressants.

Celui contre le Vautour, ennemi que j’ai toujours trouvé d’un petit calibre, est en revanche plus intense et dramatique en raison de la vulnérabilité du héros au moment de la bataille.

Coté privée, cela stagne un peu, Parker se rapprochant toujours plus de la belle Gwen Stacy et de sa famille, composée essentiellement de son vieux pére, capitaine de police à la retraite.

Il est à noter la similitude entre la situation de Parker très liée à la santé fragile de Tante May et celle de Gwen, liée elle à un pére âgé finalement assez vulnérable.

Cette intégrale vaut donc surtout pour moi par l’épisode ou Parker fait la lumière sur la mort de ses parents en Algérie.

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 21:49


Après les X-men, au tour de l’homme araignée donc avec « Spider-Man, l’intégrale 1966 ».

Meme si je ne suis pas un grand fan de Spider Man personnage pas assez sombre à mon goût, je dois reconnaître que son immense popularité que seul Superman peut sans doute égaler ou surpasser, en fait un personnage à ne pas négliger dans le monde des Comics.

Spider Man a été crée en 1962 par l’inépuisable Stan Lee et dessiné pour la première fois par Steve Dikto.

Dans ce volume on retrouve Dikto au dessin avant qu’il ne passe le relais à John Romita à la suite de divergences artistiques avec Lee.

L’intégrale commence par une histoire dramatique, Tante May la tante de Peter Parker est atteinte d’un mystérieux mal sous la forme de particules radioactives qui circulent dans son sang et menacent de la tuer.

Désespéré, Peter Parker fait appel au Docteur Connors (alias le Lézard) pour trouver un remède.

Connors commande un sérum particulièrement rare mais le Docteur Octopus en quête du même sérum pour contrôler la radio activité le dérobe.

Spider Man poussé par l’angoisse s’engage dans une course contre la montre pour retrouver le sérum et sauver May mourante.

Sa quête l’amène dans la base secrète d’Octopus et après une lutte farouche contre ses terribles bras mécaniques et ses mercenaires, Spider Man doit se surpasser pour se dégager d’une monstrueuse masse de métal qui l’immobilise.

Blessé après le combat contre Octopus, Spider Man parvient à sauver sa tante.

Du coté de sa vie privée, Peter Parker se débat toujours contre ses problèmes personnels, en rejetant l’amour de Betty Brant, une jeune secrétaire travaillant dans le même journal que lui au Daily Bugle, et en vivant très mal son inadaptation à la Fac ou il est la risée de ses camarades étudiants.

Spider Man relève ensuite le défi de Kraven le chasseur qui désire le posséder comme trophée.

Si l’Homme de Lave doté d’un corps de métal et d’une force prodigieuse est un ennemi plus redoutable en revanche le Pilleur, scientifique irradié par un gaz émanant d’une météorite, se montre aussi peu expérimenté que crédible.

Spider Man déjoue ensuite les plans du Professeur Storm, génie de la mécanique, créateur de robots destructeurs, qui cherche à se venger de Norman Osborn (le Bouffon Vert) son ex associé qui l’a fait incarcérer pour dérober toutes ses découvertes scientifiques.

Moins construit, l’épisode avec Joe Smith, boxeur raté, transformé en criminels après un choc électrique lui donnant une force surhumaine sombre dans le ridicule.

Mais le clou de cette intégrale est sans nul doute l’épisode entre Spider Man et le Bouffon Vert qui restera son ennemi le plus connu et le plus intime.

Dans cette aventure marquée par l’arrivé de John Romita, le Bouffon Vert découvre la véritable identité de Spider Man et enlève Parker en le prenant par surprise.

Ligoté par un câble d’acier, Parker joue la montre, et fait parler le Bouffon vert, jouant sur ses problèmes psychologiques pour le troubler.

On apprend que Osborn est devenu le Bouffon Vert à la suite d’une expérience chimique qui a mal tourné, acquérant force surhumaine, et une panoplie de gadgets infernaux comme son armure, des citrouilles explosives ou gazeuses, des chauves souris aux ailes tranchantes, des gans capable de lancer des décharges électriques et une sorte de manche à balais lui permettant de voler à grande vitesse.

Spider Man parvient à se libérer et lutte d’arrache pied contre le Bouffon et tout son arsenal diabolique.

Fort heureusement, le Bouffon est blessé dans l’affrontement par une décharge et à son réveil perd la mémoire ce qui délivre Spider Man du poids de savoir que son pire ennemi connaît sa double identité.

La dernière partie voit l’arrivé du Rhino, autre ennemi célèbre de Spider Man.

Le Rhino est un mercenaire, un colosse à qui des savants ont greffé une peau blindée et soumis à un traitement lui conférant une force gigantesque.

Le Rhino cherche à enlever le fils de Jonah Jameson, astronaute doté de super pouvoirs après son retour d’un vol mais Spider Man parvient d’extrême justesse et avec l’aide d’un produit spécial concocté par son ami Connors à vaincre un adversaire plus puissant que lui.

Coté vie privé, le timide Peter Parker s’affirme, s’achetant une moto, osant faire des avances à la sublime Gwen Stacy blonde solaire hyper féminine, et rencontrant Mary Jane Watson, superbe rousse fille d’une amie de tante May.

Gwen et surtout Mary Jane seront les deux femmes de la vie de Parker.

La dernière aventure montre comment Spider Man a manqué d’intégrer les Vengeurs en refusant de leur amener l’incroyable Hulk, Parker étant sensible à la malédiction de Bruce Banner.

En conclusion, « Spider-Man, l’intégrale 1966 » se lit plutôt bien.

Le style de Dikto passe assez bien pour l’époque même si certaines intrigues sont minimalistes et flirtent bien souvent avec le ridicule.

Celui de Romita est déjà plus élaboré et plus séduisant marquant la grande époque de Spidey.

Coté adversaires, Octopus, Kraven, le Bouffon Vert et le Rhino sont d’incontournables références assurant une solide opposition à notre Tisseur préféré.

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 21:20



Equipe artistique inchangée  en 1985 comme le retrace « X-men, l’intégrale, 1985, (1) »  première partie des aventures des X-men durant cette année : toujours Chris Claremont au scénario, le très moyen John Romita Jr au dessin avec quelques remplacements fugaces du très brillant Barry Windsor Smith.

L’intégrale débute par une histoire à dormir debout : Kulan Gath un sorcier ennemi juré de Spider Man a fait revenir une partie de Manhattan à l’époque de l’Antiquité.

Dans un immense château-ville il a asservi tous les Morlocks, la majeure partie des X-men et même quelques super héros comme Captain America,  la Vision, Starfox ou la Guêpe.

Kulan Gath est particulièrement cruel avec Spider Man qu’il fait crucifier et endurer les pires tourments.

Meme le Docteur Strange est impuissant et assiste à l’humiliation de Charles Xavier transformé en marionnette dont l’esprit à été fusionnée avec la conscience de Caliban.

Les X-men restant reçoivent l’aide inattendue de Séléné, rivale de Kulan Gath qui ne peut le vaincre seule.
Séléné qui a failli devenir la nouvelle Reine Noire de Sebastian Shaw est une superbe brune au look de dominatrice ténébreuse.

Tornade aidée de sa pire ennemi Callisto mène la révolte aidées en cela par Illyana Raspoutine dont les facultés mystiques font des ravages dans ce cadre de pure sorcellerie.

Illyana libère un à un les mutants et les héros prisonniers du sortilège, et ceux ci affrontent les autres héros encore sous l’emprise de Kulan Gath.

L’extra terrestre Warlock, hideuse créature à moitié cybernétique, se nourrissant de l’essence vitale des êtres vivants, fusionne avec Tornade pour détruire Kulan Gath puis Séléné.

Après cette aventure « larger than life » , Diablo, Malicia et Colossus défont une tentative de Magus, extra terrestre venu chercher son fils Warlock sur terre.

Le racisme anti mutant prenant de l’ampleur le Professeur Xavier est victime d’une agression qui le laisse très affaibli physiquement et mentalement.

Ses agresseurs seront sauvés de la mort par un Magneto repenti qui arrete in extremis la très vindicative Rachel.

Les X-men font ensuite face aux Hellions, protégés de Emma Frost qui manipule la colère du frère d’Epervier désireux de venger son frère mort au combat.

Mais les Hellions composés de Firestar, Empath, Roulette et Epervier ne font pas le poids longtemps face aux X-men.

Tandis que Ororo toujours privée de ses pouvoirs retourne en Afrique pour retrouver ses racines, Nemrod un nouvel et redoutable ennemi fait son apparition.

Nemrod est un robot venu du futur pour éliminer les mutants.

Ses pouvoirs et son arsenal semblent insurpassables … Il réussit le tour de force de neutraliser le pourtant réputé invincible Fléau en lui assénant des ondes hyper fréquences qui paralysent son système nerveux.

Les X-men ont les pires difficultés à lutter contre un être supérieurement évolué mais Malicia combinant les pouvoirs de Diablo et Colossus aux siens parvient à suffisamment l’endommager pour le faire renoncer .. temporairement.

On passera très vite sur les ridicules Puissance 4, bébés mutants destiné à un public enfantin comme sur les délires un peu répétitifs autour de ce bon vieil Arcade pour se concentrer sur la quête de sens de Tornade retournée vivre sur sa terre natale africaine comme un femme « presque » ordinaire.

Une nouvelle fois l’immense talent de Barry Windsor Smith éclate au grand jour, éclaboussant de toute sa classe ce récit grandiose ou Ororo blessée, parcourt le désert africain, rencontre un village ou les gens ont perdu leurs repères avec une technologie qu’ils ne savent pas maîtriser.

Meme privée de ses pouvoirs Ororo  retrouve le goût de vivre, se trouve une utilité, en aidant les gens selon ses moyens actuels.

Belle leçon d’humilité.

La dernière histoire avec ce grand bouffon d’Homme Impossible relève pour moi du gag récréatif le plus absolu.

En conclusion,  « X-men, l’intégrale, 1985, (1) »  peine grandement à retrouver de l’allant.

Le gigantesque cross over avec Kulan Gath tourne à vide avec des dessins médiocres de la part de Romita Jr, l’affaire avec les ridicules Hellions tombe vite à plat et les autres épisodes ne méritent même pas d’être signalés.

L’apparition du mystérieux Nemrod futur ennemi récurrent un peu à la manière d’un Ultron pour les Vengeurs relève un peu l’intérêt du récit mais la pauvreté du style de Romita Jr ternit quelque peu le plaisir qu’on pourrait goûter à ce nouveau rebondissement.

Reste evidemment et encore une fois Windsor Smith qui se surpasse avec Tornade comme si la belle mutante africaine l’inspirait de manière surnaturelle.

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 20:13



« X-men, l’intégrale, 1984 » voit un énième changement de dessinateur, John Romita Jr remplaçant le très doué Paul Smith.

Au scénario on retrouve toujours en revanche Chris Claremont.

Comme le dit si bien le préface, l’année 1984 ne marque pas de grands bouleversements dans le petit monde des X-men.

Pourtant cette intégrale commence très fort par un guet append terrifiant tendu à Colossus par la Confrérie des mauvais mutants emmenée par une Mystique ivre de vengeance contre les X-men après le départ de sa fille adoptive Malicia venue les rejoindre pour mieux maîtriser ses pouvoirs.

Pris en tenaille par le Colosse, Pyro puis Avalanche, Colossus est littéralement changé en statue de pierre suite à une réaction chimique provoquée.

Les X-men arrivant à la rescousse parviennent à contrer la Confrérie après une bataille homérique.

Mais le véritable plan de Mystique est de tuer Xavier, ce qu’elle manque de peu.

Malicia intervient, parvient à raisonner Mystique qui épargne finalement Xavier.

Cherchant un remède pour sauver Colossus dans le Baxter Building des Fantastiques, Kitty Pride se retrouve capturée par les Morlocks qui cherchent à lui faire honorer sa promesse d’ épouser Caliban.

Les X-men viennent la délivrer et Kitty accepte d’épouser Caliban si le guérisseur des Morlocks vient soigner Colossus grièvement blessé.

Celui ci combinant ses pouvoirs avec ceux de Malicia parvient à sauver le jeune Russe et Caliban comprenant que cela ne sert à rien de retenir Kitty contre son gré la libére de son serment.

Après une ridicule aventure au Japon ou les X-men affrontent un dragon géant dans un mauvais remake de Godzilla, on assiste aux errements de Malicia dont la personnalité mélangée à celle de Carol Danvers l’a fait devenir folle.

Kitty et Colossus revenu de l’espace après les Guerre Secrètes rompent leur liaison dans la douleur surtout pour la jeune X-man qui trés affectée décide de quitter le groupe.

Perdu lui aussi, Colossus s’en prend imprudemment seul au Fléau qui lui donne une sévère leçon de puissance physique.

Mais la véritable avancée de cette intégrale se situe dans l’apparition de Forge, mutant  infirme après la guerre du Vient Nam dont le pouvoir réside dans la conception d’inventions de haute technologie, qui met au point pour le gouvernement américain un prototype d’arme capable d’annihiler les super pouvoirs.

Forge ne sait pas que son arme sera détournée à de sombres fins.

Le récit voit aussi l’apparition de Rachel Summers, la fille de Jean Grey et Cyclope, qui vient d’un autre futur ou les mutants ont été décimés.

Rachel est traquée par la redoutable Séléné, mutante ancestrale, vampire psychique aux pouvoirs de manipulation de matière colossaux qui cherche à la prendre sous sa domination.

Malgré ses immenses pouvoirs psioniques et télékinésistes, Rachel ne peut vaincre seule Séléné, et il faut l’intervention de tous les X-men y compris Xavier pour la repousser.

Puis le drame arrive, Gyrich agent du gouvernement, responsable d’un programme anti mutant, utilise l’arme de Forge pour tirer sur Malicia mais il rate sa cible et touche Tornade qui perd ses pouvoirs.

La déesse des éléments, redevenue une femme normale et brisée, est recueillie par Forge dévoré par la culpabilité.

Entre eux se produit un joli jeu de séduction et peu à peu Ororo très vulnérable tombe amoureuse pour la première fois de sa vie.

Mais ce bonheur dure peu, le couple étant la proie des Spectres Noirs, race extra terrestres désirant vampiriser les humains.

L’épisode est très laborieux et peu intéressant.

En conclusion, « X-men, l’intégrale, 1984 », correspond à une année bien calme pour les X-men.

Les épisodes sont d’un niveau assez faible, le principal attrait étant la nouvelle vie d’une Tornade rendue plus vulnérable et femme que jamais.

A titre esthétique, on saluera la performance de Barry Windsor Smith dont les planches concernant la rencontre Ororo-Forge sont d’une magnifique sensualité.

Quand aux épisodes sur les Spectres Noirs, ils seront aussi vite oubliés que les aventures de leur ennemi attitré un robot extra terrestre nommé Rom.

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 10:16



« X-men, l’intégrale, 1983 » est la suite logique de  la saga des Broods commencée durant l’année 1982 et ne marque pas de prime abord de grandes orientations scénaristiques.

Au niveau dessin, Paul Smith prend la relève de l’inoxydable Dave Cockrum.

Son style, sophistiqué et élégant est une véritable merveille visuelle.

Ayant appris par Wolverine qu’ils contenaient chacun des œufs de Brood dans leur corps les X-men essaient de faire comme si de rien n’était pour tromper leurs angoisses.

La seule à avoir réagi violemment est Tornade qui s’est enfuie seule à bord d’un petit vaisseau spatial pour réfléchir dans la solitude de l’espace.

Malheureusement pour elle l’horrible transformation se déclenche plus vite que prévu.

Par désespoir la maîtresse des éléments dirige vers elle toute l’énergie qu’elle peut puiser dans l’espace et se soumet à un intense rayonnement ce qui a pour effet de tuer l’embryon mais qui la laisse mourante dérivante dans le vide.

Sur le vaisseau Shi’ar, la jeune Kitty Pride vit très mal sa condamnation et est assaillie de cauchemars que Colossus tente de calmer par une réflexion sur la brièveté de la vie et l’inéluctabilité du destin des mortels.

Puis les X-men sont capturés par un Acantis, énorme baleine planante de l’espace utilisée comme vaisseau par les Broods, et Tornade leur apparaît sous forme d’hologrammes pour leur expliquer que dans l’espace elle a établi un lien physique et psychique avec la race Acantis.

On apprend alors que les Acantis ont été réduit en esclavage par les Broods, que l’ame de leur prophète mort est retenue sur une planète des Broods et que tous leurs espoirs résident dans la naissance d’un nouveau bébé prophète avec lequel Tornade a établi une étroite connection.

Se sachant condamnés, les X-men décident d’aller libérer l’ame du prophète mort pour la transférer au bébé Acantis plutot que d’aller se venger sur les Broods.

La mission commence avec un fort climat de suspicion puisqu’à tout moment les embryons Brood peuvent se réveiller et éclore dans leurs corps.

Binaire et Tornade sous la forme du bébé Acantis attirent l’attention des Broods pendant que les autres X-men prennent d’assaut la planète ou gît le cadavre du prophète Acantis.

Dans les cavités, Kitty fait la connaissance d’un petit dragon, prédateur naturel des Brood qui deviendra Lockeed son animal de compagnie par la suite.

Mais Cyclope se transformant en Brood trahit ses coéquipiers pour les livrer aux horribles insectes.

Luttant contre lui même, le leader des X-men parvient à libérer Wolverine qui en prenant en otage la reine des Broods provoque l’arrêt des hostilités et la poursuite de la mission.

Arrivés au siége de l’ame Acantis, les X-men sont assaillis par leurs propres transformations internes et Wolverine le seul amène de poursuivre son but est piqué par le dard venimeux de la reine.

Alors qu’on croit tout perdu, Binaire surgit et à l’aide de son immense pouvoir de feu et de lumière libère l’ame de Acantis.

Reconnaissant, les Acantis usent de leurs facultés pour guérir les X-men et les libérer des embryons Broods.

Mais ceux ci n’ont pas dit tout à fat leur dernier mot et un ultime embryon de reine implanté dans le corps du professeur Xavier éclot alors brutalement.

Les X-men aidés par les jeunes nouveaux mutants sont alors forcés de combattre leur ancien père spirituel transformé en monstre.

Xavier maîtrisé, les savants de Shi’ar parviennent à cloner à Xavier un nouveau corps à partir d’échantillons prélevés antiereurement.

Celui ci serait donc théoriquement capable de marcher mais pratiquement cette tache lui est quasi impossible en raison d’atroces douleurs fantômes.

Par la suite, les X-men descendent dans les profondeurs des égouts de New York pour aller sauver Angel, fait prisonnier de Callisto la reine des Morlocks, mutants hideux se cachant dans les sous terrains.

A cette occasion, Tornade faillit à sa promesse de respect de la vie en manquant de tuer Callisto au cours d’un duel à l’arme blanche.

De son coté, Cyclope revenu à une vie plus solitaire fait la connaissance d’un pilote d’avion nommé Madelyne Pryor, sosie de Jean Grey avait qui il vit une troublante histoire d’amour.

Les X-men intègrent ensuite une Malicia en détresse, rendue à moitié folle par les conséquence des ses pouvoirs d’absorption de la personnalité des gens.

Son intégration provoque de vifs débats mais Xavier tranche pour le oui, ce qui provoque le départ de Binaire, irréconciliable avec son ancienne ennemie jurée.

La suite de l’intégrale propulse nos chers mutants au Japon pour la mariage de Wolverine avec Mariko Yoshida fille d’un riche homme d’affaires ayant commis l’erreur de s’allier aux Yakuza.

Cette liaison dangereuse abouti à un heurt avec les hommes de mains des Yakuza, notamment le Samouraï d’Argent frère de Mariko et sa compagne Vipère.

Mais les X-men triomphent, Wolverine sortant vainqueur d’un terrible duel singulier avec le Samouraï.

Alors qu’on pense que le mariage va enfin pouvoir être célébré, Mariko rejette violemment Wolverine qui le cœur brisé sans doute pour la première fois de sa vie pleure.

Dans le même temps, Cyclope qui a pour but d’épouser Madelyne, est lui aussi victime d’étranges coïncidences qui le torturent et lui rappellent sans cesse Jean Grey.

Il s’avère dans les deux cas, aussi pour lui que pour Wolverine, que le Cerveau est derrière tout cela, tentant de leur faire croire que le Madelyne est la réincarnation du Phénix pour semer le trouble chez eux et se venger des atroces souffrance que lui a fait subir Jean Grey au Club des Damnés.

Montés les uns contre les autres, les X-men luttent difficilement contre les illusions du Cerveau et c’est une nouvelle fois une Tornade plus dure qui leur permet de vaincre le redoutable mutant.

Après cette terrible épreuve, Cyclope peut donc épouser Madelyne et vivre une lune de miel pas si tranquille …

De son coté Wolverine sera moins chanceux, car Mariko empêtrée dans ses problèmes avec les Yakuza diffère leur mariage.

En conclusion « X-men, l’intégrale, 1983 » est un grand cru, une heureuse surprise.

L’implantation d’embryons Broods dans le corps des X-men les oblige chacun à une longue introspection, chacun réagissant à sa manière.

L’histoire des Acantis est une très belle variante poétique digne des meilleurs romans de Science Fiction.

Mais l’une des conséquences les plus importantes de l’aboutissement de la Saga des Broods est la métamorphose de Tornade avec une personnalité et un look plus agressif (symbolisé par une crête iroquoise et des vêtements heavy metal) bien loin de l’image  de sublime déesse, mère nourricière protectrice, maternelle, pure et respectueuse de la vie qu’elle projetait jusqu’alors.

J’ai également beaucoup aimé l’exotisme des aventures de Wolverine au Japon et ai été sensible à sa détresse lors de l’échec de son mariage avec Mariko alors que Cyclope lui  l’éternel torturé parvenait à trouver un semblant de stabilité et de bonheur avec Madelyne.

Au fil du temps les personnages des X-men évoluent et ce sont ces évolutions qui les rendent incroyablement attachants pour le lecteur, chacun présentant des failles intérieures le rendant finalement si humain et proche de nous, entre la solitude farouche d’un Wolverine, les tourments intérieurs d’un Cyclope, les phobies d’une Tornade partagée entre son humanité et ses pouvoirs de déesse, les complexes physiques d’un Diablo, le désir d’émancipation de la jeune Kitty amoureuse de Colossus ou l’incroyable complexité mentale d’un Charles Xavier.

« X-men, l’intégrale, 1983 » peut donc être considéré comme un quasi sans faute maîtrisé de bout en bout.

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 21:49


En 1982, l’équipe reconstituée Claremont-Cockrum se voit dans l’obligation de redonner un nouvel allant aux X-men en proposant de nouvelles aventures capables de renouveler la série après la saga du Phénix Noir dessinée par Byrne deux ans plus tôt.

« X-men, l’intégrale, 1982 » commence cette année charnière par un hommage aux contes elfiques sous la forme d’une histoire pour enfants racontée par la jeune Kitty Pride à Illyana la sœur de Colossus pour l’endormir.

Pas grand chose à dire sur cette récréation humoristique et légère ou les X-men sont caricaturés à la manière de personnages de cartoons.

La véritable grande idée des auteurs commence avec le retour impromptu du Corsaire, alias Christopher Summers, le père de Cyclope, qui vient chercher refuge sur Terre auprès des X-men pour échapper à de mystérieux poursuivants extra terrestres.

Le Corsaire explique à Tornade et Cyclope (qui ignore leur lien de parenté) qu’à la suite d’un complot ayant éclaté sur la planète Shi’ar, l’impératrice Lilandra a été enlevée et est supposée être détenue sur Terre.

Les Shi’ar lancent un ultimatum au Professeur Xavier, lui demandant de retrouver Lilandra sous quarante huit heures avant qu’ils n’aillent eux même la chercher sur Terre par la force avec toutes les conséquences tragiques qu’on peut imaginer en découler.

Les X-men se lancent alors à la recherche de Lilandra mais se heurtent à sa sœur Deathbird, qui s’est alliée aux Broods, race extra terrestres insectoides ressemblant à des Aliens, pour renverser l’impératrice et régner à sa place.

Deathbird parvient à enlever le Professeur Xavier et à blesser grièvement Colossus en lui lançant une pique recelant un acide assez puissant pour pénétrer son armure de métal.

Xavier et Lilandra sont envoyés dans l’espace et détenus dans un  le vaisseau des Broods, sorte d’immense baleine planant dans l’espace.

Les X-men s’allient aux Frères de l’Espace dont fait partie le Corsaire, et se lancent à l’assaut des Broods.

Après une lutte acharnée contre ces horribles monstres aussi cruels qu’intelligents, Xavier et Lilandra sont délivrés et Deathbird mise en fuite.

La deuxième phase est la reconquête du royaume Shi’ar et l’élimination de comploteurs infiltrés dans les plus hautes sphères dirigeantes.

Alors que l’histoire semble bien se terminer, Xavier tombe mystérieusement en catalepsie  ...

Les X-men regagnent néanmoins la Terre avec Xavier inconscient, et suite à la montée en puissance d’un fort mouvement anti-mutant crée par le sénateur Kelly, décident pour plus de sécurité d’aller au Pentagone effacer leurs fichiers de données.

Au Pentagone, ils tombent sur la mutante Mystique et la redoutable Malicia capable d’absorber les pouvoirs et les souvenirs de n’importe quel être vivant, dont ils ont les plus grandes peines à se débarrasser.

Mais ils parviennent à remplir leur mission et Carole Danvers, ex espionne puis Miss Marvel avant que Malicia ne lui vole ses pouvoirs, en profite pour également effacer ses données des fichiers du Pentagone.

Ensuite Cockrum passe le crayon à Bill Sienkiewiscz qui fait basculer l’univers des X-men dans le surnaturel en les mettant sur la route du Comte Dracula, cherchant en la belle et pure Tornade une reine à sa mesure.

Le plus puissant des vampires est bien entendu un ennemi de taille pour les X-men peu habitués à ce type d’adversaire mais c’est finalement Tornade qui brise par sa volonté et ses pouvoirs l’emprise du Comte.

Il y aura une suite en fin de l’intégrale, qui aboutira à la destruction de Dracula.

Surnaturelle et macabre toujours est l’aventure dans le royaume du démon Belasco qui a enlevé la jeune Illyana Raspoutine.

Une fois dans les limbes, les X-men luttent contre des réalités fluctuantes, des doubles, des illusions et des démons crées par les sortilèges de Belasco.

Encore fois Tornade se montre la plus douée dans cet univers de magie pure, et si Illyana est sauvée, elle vieillit mystérieusement de sept ans à son retour sur Terre et devient la propriétaire d’un étrange talisman …

Après ces incartades inhabituelles, le récit entamé avec Cockrum est repris, et Xavier parvient à s’arracher de sa torpeur mentale en revivant des souvenirs d’une lutte en Israël contre Hydra, une puissante organisation secrète d’anciens nazis.

Mais Deathbird réapparaît et capture à l’aide d’une bombe tous les X-men d’un coup.

Détenus sur l’immense vaisseau des Broods, ils reçoivent tous un traitement destinés à leur inoculer des embryons qui à leur maturation les transformeront en Brood.

Protégé par son système auto guérisseur qui élimine l’embryon, Wolverine est le seul à s’en sortir au prix d’une lutte acharnée qui manque de le rendre fou.

Carol Danvers est également chanceuse puisque son organisme à moitié Kree provoque le rejet du traitement des Broods.

Wolverine libère les X-men et tous parviennent à s’échapper du vaisseau des Broods à bord du « yacht » de Lilandra.

Mais alors que les X-men se retrouvent vite encerclés et en grosse difficulté face aux vaisseaux des Broods, Danvers se transforme soudain en une formidable créature appelée Binaire capable de générer une puissance incroyable qui décime instantanément la flotte des Broods.

Pourtant l’intégrale se termine sur une note angoissante : Wolverine révèle aux X-men l’existence d’embryons Brood dans leurs corps et par le fait leur condamnation à mort.

Sentiments assez mitigés sur cette « X-men, l’intégrale, 1982 ».

On sent une très nette volonté des auteurs de créer une aventure de grande amplitude, un space opera cosmique impliquant des voyages spatiaux et des races extra terrestres.

Malheureusement cela ne prend pas, Deathbird, sorte de femmes oiseau est assez ridicule quand aux personnages des Broods, il sont pour moi trop copiés sur le « Alien » de Ridley Scott sorti exactement  la même année.

On est donc pratiquement dans le plagiat pour moi …

La psychologie des personnages est assez peu fouillée et le récit n’est qu’une suite de folles cavalcades spatiales contre des ennemis aussi hideux que peu originaux.

J’ai en revanche trouvé originale l’idée de Sienkiewiscz de propulser les X-men dans des univers plus ténébreux et mystiques que d’habitude.

Son style plus sombre m’a également plus séduit que celui de Cockrum.

Je serai donc assez sévère avec cette « Saga des Broods » de 1982 qui pour moi manque cruellement de souffle et d'impact.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 22:10



Après le summum artistique de la Saga du Phénix Noir, il semble difficile de se renouveler et de conserver un niveau de créativité aussi élevé.

Pourtant, poursuivant sur sa géniale dynamique, le duo Claremont-Byrne fait preuve dans la première partie de  « X-Men, l’intégrale 1981 » d’une incroyable vitalité.

Le tandem génial propose alors une aventure dans un futur alternatif (de 2013 ! ) ou les Sentinelles, gigantesques robots crées à l’origine pour tuer les mutants auraient échappé à tout contrôle, pris le pouvoir sur Terre, éliminé la plupart des super héros et parqué les mutants privés de leurs pouvoirs dans des camps.

Seuls quelques mutants survivants dont Magneto, Wolverine, Colossus, Etincelle et Tornade auraient alors rejoint un mouvement de résistance clandestin.

L’histoire se découpe donc en deux parties, le futur et le présent (1980 !)  avec Kitty Pride (Etincelle) comme point de liaison entre les deux époques puisqu’elle semble mystérieusement capable de prévoir la catastrophe annoncée.

L’enjeu de cette aventure est donc d’empêcher l’assassinat du sénateur Kelly, militant anti mutant par la Confrérie des mauvais mutants, élément déclencheur de mesures de répression draconiennes à l’encontre des mutants aboutissant dans le futur au règne totalitaire des Sentinelles.

La Confrérie des mauvais mutants est cette fois ci commandée par Mystique, mutant métamorphe qui s’appuie sur Avalanche capable de créer des ondes sismiques, Pyro, pouvant manipuler le feu, Destinée capable de prédire le futur à court terme et du redoutable Colosse, obèse au corps invulnérable.

La bataille est féroce, superbe, remarquablement équilibrée entre X-men et Confrérie.

Alors que dans le futur Wolverine et Tornade sont assassinés en combattant les Sentinelles, Kitty parvient à empêcher l’assassinat de Kelly et donc la réalisation de ce futur apocalyptique.

Comme pour définitivement lancer le personnage, Etincelle est l’héroïne principale d’un épisode entier ou elle affronte un effrayant démon échappé de la stèle des N’garai.

Puis Byrne passe la main, remplacé temporairement par Bret Anderson dans une aventure exceptionnellement sombre mettant aux prises un Cyclope solitaire reconverti en marin à D’spayre démon capable de faire ressortir les pires peurs chez les être humains.

Pour l’occasion Cyclope trouve un allié  inattendu en la « personne » de  l’Homme Chose, créature boueuse et informe des marais réagissant parfois violemment aux émotions humaines

Confronté à ses pires angoisse, Cyclope puise en lui les ultimes ressources pour vaincre D’spayre.

Dans la suite de l’intégrale, Dave Cockrum reprend le dessin avec son style plus primitif et vieillot.

L’effet est immédiat et l’impact des X-men s’en trouve considérablement amoindri.

Dans la suite des aventures, Cyclope reconverti en marin échoue sur une île contrôlée par Magneto et les X-men se retrouvent face au Docteur Fatalis qui a capturé le tueur Arcade suite à un marché passé avec le Crapaud.

Miss Locke employée dévouée d’Arcade ayant enlevé des proches des X-men, exerce alors un chantage pour qu’ils aillent libérer son maître détenu dans le château de Fatalis.

Les X-men affrontent donc pour la première fois Fatalis, ses robots, ses infernaux gadgets électroniques et ses piéges aussi mortels que sophistiqués.

Dans un premier temps ils sont tous capturés et étudiés par le coté scientifique du Docteur ...

Mais ils s’échappent et Tornade libérée d’une paralysie ayant réveillé ses anciennes phobies claustrophobes manque de tuer Fatalis en déchaînant sur lui toute l’étendue de son pouvoir.

Finalement Fatalis plie devant les X-men et délivre Arcade tandis que pour plus de sûreté une seconde équipe composée de Polaris et Havok libère les proches des X-men à Murderwolrd le domaine d’Arcade.

La dernière partie de l’intégrale est plus poussive selon moi, après la courte apparition de Caliban, un mutant des profondeurs en mal d’affection ( !), les X-men revenus explorer la base de Magneto en Antarctique se débarrassent de Garokk, ex dieu vivant de la Terre Sauvage à moitié mutilé, recruté comme gardien par Magneto.

Ce personnage assez grotesque, aveuglé par un désir de vengeance est  peu crédible car comment Magneto pourrait il contraindre un dieu  de surveiller une base vide ?

Après ceci un Magneto plus fort que jamais menace à nouveau la planète et même si les X-men le mettent en déroute il faut reconnaître que l’affrontement est extrêmement intense et donne tout la mesure de l’immense pouvoir du maître du magnétisme capable de tenir tête à lui seul à tous les X-men réunis.

Les X-men sont ensuite de nouveaux aux prises avec le Club des Damnés, la principale originalité étant cette fois que la Reine Blanche (qui a survécu à son combat contre Phénix !) a interverti son corps avec celui de Tornade pour infiltrer les X-men tandis que son mari Sebastian Shaw fait jouer ses relations pour lâcher à nouveau les Sentinelles sur eux.

Cette attaque combinée manque d’avoir raison de nos valeureux mutants mais ils parviennent encore une fois à contrer le Club, Tornade prenant avec une violence inouïe le dessus sur le contrôle de la Reine Blanche.

Dernier volet de cette intégrale, une aventure extra terrestre assez creuse dessinée par Bret Anderson ou les X-men alliés aux quatre Fantastique volent au secours du royaume d’Arkon envahi par  des envahisseurs reptiliens assez ringards, les frères Badoons.

En conclusion « X-men, l’intégrale 1981 » vaut surtout le détour par les derniers épisodes issus du tandem Claremont-Byrne, même si le spin off avec Cyclope et l’Homme Chose ne manque pas de saveur.

Comme conscient de ses propres insuffisances, Cockrum s’associe avec d’ autres dessinateurs comme Josef Rubinstein et Bob Wlace avant même de laisser la place à Jim Sherman, Bob Mc Leod, Rubinstein et Brent Anderson dans la dernière partie de l’intégrale mais cela ne suffit pas à recréer la magie de l’association Claremont-Byrne.

Néanmoins, Fatalis et Magneto constituent des « valeurs sures » de l’univers Marvels et on ne peut pas dire que ces épisodes soient ratés, ils manquent simplement d’imagination et de style.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 20:40

 


Après une année 1979 déjà fantastique, l’équipe géniale Chris Claremont - John Byrne se surpasse et atteint son apogée en 1980 avec la Saga du Phénix Noir qui figure dans cette « X-men, l’intégrale 1980 ».
 

Les éléments patiemment mis en place en 1979 revêtent subitement toute leur signification et le chef d’œuvre intemporel prend alors forme. 

Cette fois le piége tendu par Jason Wyngarde alias le Cerveau se referme sur une Jean Grey subjuguée par les talents d’illusionniste de ce redoutable mutant qui lui fait vivre un conte de fée dans le milieu de la noblesse du XVIIIi éme siècle. 

L’idée du Cerveau est de s’emparer du formidable pouvoir que recèle Jean Grey depuis qu’elle est habitée du pouvoir du Phenix, qui fait d’elle l’égal d’un dieu du cosmos.  

Le Cerveau travaille en réalité pour le Club des Damnés, officiellement club privé pour richissimes industriels mais dont le cercle intérieur abrite en réalité une redoutable équipe de mutants prêt à tout pour conquérir le pouvoir. 

Le Club est composé de Leland mutant obèse capable d’accroître la masse des individus, Pierce longiligne cyborg hautain et haineux, Shaw le président capable d’absorber l’énergie cinétique pour accroître sa force physique et Emma Frost dit la Reine Blanche, télépathe d'une puissance inouie. 

L’organisation possède également des hommes de main, mercenaires masqués très entraînés et sans états d’ame. 

Du coté des X-men, l’école de Xavier tente de recruter la jeune Kitty Pride (14 ans) , dit Etincelle dont le pouvoir est de se rendre immatérielle et Alison Blaire dit Dazzler chanteuse de disco capable de transformer le son en lumière. 

Pendant que le Cerveau simule un mariage avec Jean Grey pour étendre  définitivement son emprise sur elle, le Club des Damnés envoie des hommes en armure pour capturer les X-men. 

Si les mercenaires échouent en revanche la Reine Blanche capture Wolverine, Tornade et Colossus. 

Mais Cyclope, Diablo et Jean aidés d’Etincelle et de Dazzler parviennent à les libérer. 

Au cours de l’affrontement Jean Grey usant du pouvoir du Phenix tue la Reine Blanche. 

Conscient du danger, les X-men décide alors d’enquêter sur le Club et se rendent à une soirée officielle. 

Ils tombent rapidement dans un piége et sont tous capturés. 

Jean Grey possédée alors entièrement par le Cerveau abat même en personne Cyclope et devient la nouvelle Reine Noire du Club. 

Seul Wolverine, fidèle à sa réputation s’échappe par les égouts. 

Shaw révèle alors le but de cet enlèvement, utiliser les X-men pour dupliquer des mutants à partir de leur gênes. 

Arrive le moment le plus passionnant, Cyclope use de son lien télépathique avec Jean pour affronter Wyngarde dans une succulente illusion de combat à l’épée au XVIII iéme siècle. 

Il est tué au cours de ce combat mais le choc de sa mort psychique libére Jean de l’emprise du Cerveau. 

Jean libére les X-men qui prennent une éclatante revanche sur le Club de Damnés. 

Devenu le Phenix au pouvoir incontrôlable, Jean se venge en tuant le Cerveau. 

Les X-men se retrouvent donc à affronter leurs ancienne amie pour essayer de la raisonner.

Consumée par le pouvoir du Phenix et par une faim inextinguible Jean commet l’irréparable en dévorant un soleil d’une lointaine galaxie ce qui provoque la mort de cinq milliards d’êtres vivants. 

De retour de son lointain voyage, le Phenix abat un croiseur Shi’ar venu l’intercepter.

A son retour le professeur Xavier parvient in extremis à contenir son pouvoir. 

Un alliance extra terrestre composé des Krees, des Skrulls et présidée par les Shi’ar  décide alors d’enlever Jean pour lui faire payer ses crimes. 

Les X-men se retrouvent alors sur Shi’ar à combattre la Garde Impériale pour essayer de sauver la vie de leur amie. 

L’affrontement ayant lieu sur la Lune est épique … les X-men luttent avec heroisme mais tombent un par un, le plus vaillant étant à mon sens Colossus qui tient la dragée haute au quasi invincible Gladiator, chef de la garde impériale. 

Le pouvoir du Phenix se réveille alors soudainement mais Jean se sentant coupable de ses crimes décide de se donner la mort sous les yeux de son bien aimé Cyclope. 

C’est donc pour moi le point culminant de l’histoire des X-men, la mort tragique de Jean Grey après une homérique bataille spatiale. 

La fin de l’intégrale montre l’enterrement de Jean, l’immense douleur des X-men et en particulier de Cyclope qui mentalement brisé, décide de quitter le groupe. 

Après ce chef d’œuvre et se dénouement déchirant, Byrne quitte l’aventure et est remplacé par le duo John Romita Junior-Bob Mc Leod. 

On assiste alors à un bel interlude inspiré de la « Divine comédie » de Dante, menant les X-men dans le monde du Docteur Strange, de la sorcellerie et des cercles de l’Enfer. 

Après ce court interlude, Byrne reprend alors la plume pour signer un somptueux spin off ou Wolverine allié à la Division Alpha règle ses comptes avec le monstre légendaire Wendigo, sorte de monstrueux Big Foot canadien aux pouvoirs d’origine mystique. 

En conclusion, « X-men, l’intégrale 1980 » est pour moi un des sommets de la bande dessinée. 

Le personnage central de cette tragédie est Jean Grey qui lutte contre un pouvoir sans limite capable de menaçer l’univers. 

Jean Grey est donc l’enjeu de la bataille avec le Club des Damnés, Jean Grey est également la raison pour laquelle les X-men acceptent, seuls et contre tous de lutter sur un monde extra terrestre pour la sauver. 

Amitié, amour, sacrifice, mort, deuil, noblesse des sentiments et grandeur des personnages font vibrer le lecteur au rythme d’une saga au souffle purement héroïque. 

Quand on ressort de cette saga on l’impression que les X-men sont des proches et on partage même la douleur cinglante de Cyclope devant la tombe de Jean. 

Bien entendu la splendeur tragique et grandiose des dessins de Byrne sont pour beaucoup pour rendre poignants les scenario géniaux de Claremont. 

Cerise sur le gâteau, l’épisode avec Wendigo, terrifiant de réalisme ne gâche rien à notre plaisir. 

Si vous ne devez en lire qu’un album des « X-men » …il faut que ce soit celui ci.

 

Magique, inoubliable, insurpassable.

 

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 19:58

 


Pour prendre en main les X-men en 1977,  le dessinateur John Byrne remplace Dave Cockrum et son association avec Chris Claremont va donner naissance aux plus fabuleuses années de la série avec l’apothéose de tragédie épique qui est la saga du Phénix Noir.
 

« X-men, l’intégrale, 1979 » regroupe les épisodes se  situant juste avant ce summum artistique mais le tandem Claremont-Byrne, déjà bien rodé, tourne à plein régime. 

Le récit prend place après une terrible bataille en Antarctique contre Magneto ou les X-men sont laissés pour mort. 

Charles Xavier lui vit avec Lilandra sur la planète Shi’ar et Jean Grey se ressource en Ecosse. 

En réalité les X-men ont survécu au choc avec Magnéto et dérivent en pleine tempête dans le Pacifique Sud  lorsqu’ils sont recueillis par un navire qui les emmène au Japon ou ils découvrent un pays ravagé par Moise Magnum, un industriel rival de Tony Stark, ayant par un accident lors d’un forage trouvé le moyen d’accumuler de puissantes quantités d’énergie pour créer des séismes de grande amplitude. 

Magnum demande la soumission du Japon contre sa clémence et s’appuie dans sa soif de conquête sur des Mandroides, homme de mains équipés d'armures truffées d’armes à haute technologie. 

Meme alliés à Feu du Soleil , le mutant protecteur du Japon, les X-men paraissent surclassés par les immenses pouvoirs de Magnum. 

Le Hurleur pousse alors son pouvoir sonique au maximum pour le contrer mais cet effort quasi surhumain le laisse inconscient et privé de ses facultés. 

Dans la seconde partie de l’intégrale, les X-men se heurtent à leurs homologues de la Division Alpha chargés par le gouvernement canadien de récupérer Wolverine.

La passe d’armes entre les deux équipes de légende est formidable, se soldant par un match quasi nul. 

Entre temps, Tornade à la recherche de son passé, retourne à Harlem pour retrouver l’ancien immeuble ou ses parents ont brièvement habités avant de revenir en Afrique. 

Elle tombe sur des junky squatters qui l’agressent ce qui la choque violemment.

Les X-men tombent ensuite entre les griffes d’Arcade, le tueur professionnel avec qui Tom Cassidy et le Fléau ont passé un contrat pour tuer les X-men. 

Arcade enléve les X-men par ruse et les plonge dans Murderland, un parc d’attraction géant truffés de piéges mortels ou il joue avec eux à la manière d’un tueur psychopathe. 

Les X-men s’échappent de ce cauchemar et se heurtent en Ecosse à un ennemi encore plus redoutable, le mutant Proteus fils de Moira Mc Taggert, capable de modifier la structure de la réalité. 

Pour survivre Proteus a besoin périodiquement de prendre possession de corps humains qu’il finit par vider de leur énergie vitale. 

Sa seule vulnérabilité semble être le métal. 

Les X-men le traquent dans toute l’Irlande et finissent difficilement à en venir à bout après une bataille épique ou Phenix, Wolverine puis au final Colossus achévent la redoutable créature. 

Le dernier volet de cette saga est consacré à Akron, monarque d’un autre monde dont la lumiére est assurée à partir d’une machine qui a besoin d’une énorme puissance d’énergie pour etre rechargée. 

Akron ne trouvant pas Thor, se rabat sur Tornade qu’il enléve en prenant par surprise les X-men. 

Ceux si suivent Akron dans son monde et affrontent toute ses troupes pour délivrer Tornade. 

Entre temps ils comprennent le fond des motivations d’Akron et finissent par conjuguer leurs pouvoirs pour aider Tornade à réalimenter la machine.

 

« X-men, l’intégrale, 1979 » est un très grand cru. 

Graphiquement parlant, on peut avancer sans crainte que si Kirby correspondait à la période de la préhistoire, Cockrum à celle du Moyen-Age, Byrne correspond assurément à celle de la Renaissance avec des dessins d’une beauté, d’une classe et d’une finesse exceptionnelles. 

Les scénario sont déjà fantastiques, car si l’affaire Moise Magnum n’a rien d’hors du commun (un brillant ingénieur rendu fou par le pouvoir qui prend en otage une nation), elle a pour conséquence le sacrifice du pouvoir du Hurleur qui traîne ensuite un terrible sentiment d’impuissance et d’inutilité pendant tout le reste de la série. 

La Division Alpha est une équipe presque aussi sympathique et attachante que les X-men, Arcade tueur psychopathe et inventif à la Joker est un charismatique adversaire quand au face à face avec Proteus il est d’un niveau proprement exceptionnel, plongeant chacun des X-men dans de grands troubles psychologiques. 

Outre ces merveilles on notera les premières passionnantes approches de séduction du Cerveau à l’encontre de Jean Grey, qui prenant l’apparence d’un magnifique gentilhomme, Jason Wyngarde, projette Jean dans un puissant monde d’illusions autour de l’époque du XVIII iéme siècle. 

Approches d’autant plus cruelles que dans le même temps Cyclope se détache de Jean en sortant avec Coleen Wing. 

En résumé « X-men, l’intégrale, 1979 » annonce déjà tout du chef d’œuvre à venir.

 

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