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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:45

Iron_man_1964_1966.jpg

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Iron-man la suite avec « Iron-man, l’intégrale, 1964-1966 » de Stan Lee, Don Heck, Adam Austin et Gene Colan aux dessins.

Les aventures du vengeur doré débutent par un classique affrontement avec le Chevalier noir, super criminel de second plan dont les principaux atouts reposent sur des armes plus ou moins technologiques dont une lance multi usages.

Après avoir écarté la menace, Tony Stark réalise qu’il ne peut plus enlever l’armure d’Iron-man sans courir le risque de voir son cœur s’arrêter.

Il a alors l’idée de dire à Happy et Pepper (transformée en belle rousse aux yeux verts, visiblement l’archétype de la femme parfaite pour Lee !) que Stark est en vacances et qu’Iron-man reprend en son absence la direction de Stark Industries.

Mais cette position éveille les soupçons de ses employés, de la presse, de la police et devient au fur et à mesure de plus en plus intenable d’autant plus qu’Iron-man doit faire face aux retours d’Œil de Faucon et du terrible Mandarin qui a élaboré un rayon destructeur pour tuer son ennemi à distance.

Cette fois ci encore, Iron-man défait son redoutable ennemi sur ses terres non sans avoir frôlé la défaite.

Après avoir réussi à améliorer le rendements de transistors alimentant le dispositif de survie de son cœur, Stark peut ensuite réapparaitre et rassurer son entourage.

Il écarte facilement la menace du Fantôme qui sabotait les usines Stark, défait encore une fois Œil de Faucon et sa Veuve noire dotée pourtant de son premier costume de super héroïne.

Après un épisode amusant ou un voleur lui dérobe son armure et l’oblige à endosser l’ancienne pour le neutraliser, on passe aux choses plus sérieuses avec la menace d’Attuma, sorte de double maléfique aux Prince des mers, qui désire envoyer un missile privant les humains d’oxygène.

Iron-man doit ainsi s’employer pour déjouer un ennemi de premier plan, puissant et doté d’armes technologiques évoluées.

L’incartade du Maitre des rêves rappelle trop les ennemis du style Docteur Doll, tandis que le mélange entre une invasion extra terrestre et les manigances du Comte Nefaria, patron de la Maggia, utilisant le cousin Morgan de Stark ne prend pas vraiment.

Le réel grand moment de cette intégrale est la naissance de l’Homme de Titanium (Boris Bullski), super héros soviétique dotée d’une imposante armure conçue spécialement pour défaire le champion de l’Amérique en combat singulier retransmis dans chacun des deux pays.

Malgré sa puissance inférieure, Iron-man sort vainqueur de ce combat de boxe à l’échelle planétaire en utilisant un canon ionique spécialement conçue pour désactiver les formidables défenses de son ennemi.

Mais la victoire est acquise au prix fort puisque son ami Happy Hogan est grièvement blessé en portant secours à son patron.

Après avoir écarté la menace du Penseur fou et de son androïde métamorphe, Iron-man va secourir son ami enlevé par le Chevalier Noir et lui administre un traitement révolutionnaire sensé le ranimer.

Mais l’opération est un échec et Happy est transformé en grotesque monstre de Frankenstein qu’Iron-man doit maitriser pour le guérir à nouveau.

Si Happy finit par retrouver la santé, il a en par contre perdu la mémoire et ne se souvient pas avoir deviné que Stark et Iron-man étaient la même personne.

Cité à comparaitre au Ministère de la Défense qui souhaite connaitre les secrets d’Iron-man, Stark se voit intercepté par l’éternel Mandarin qui lui oppose son arme ultime, un monstre gigantesque nommé Ultimo.

Si Iron-man parvient à détruire Ultimo en l’attirant dans un volcan en fusion, sa dérobade à sa convocation, entraine un mandat d’arrêt contre Stark, la fermeture de ses usines et l’arrêt de tous ses contrats en cours.

En conclusion,« Iron-man, l’intégrale, 1964-1966 » est pour moi inférieure aux premières saisons.

Les scénaristes se reposent un peu sur leurs acquis en réactivant simplement d’anciens ennemis du Vengeur doré dont les piètres Œil de Faucon ou Chevalier Noir.

Le véritable moment dramatique du récit est le sacrifice de Happy pour aider Iron-man à vaincre son ennemi le plus dangereux avec le Mandarin, le terrible Homme de Titanium, le seul qui lui soit supérieur en puissance pure.

Cet affrontement épique a un fort gout de Rocky IV ou de Rambo II technologique, avec le choc de deux super puissances animant le bloc américain et le bloc soviétique.

Mis à part ce moment fort, un travail sérieux mais rien de réellement extraordinaire.

On noter l’évolution graphique dans les dessins avec l’arrivée de Adam Austin et de Gene Colan au style plus adulte, sombre et inquiétant que celui de Don Heck.

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 11:23

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  Iron_man_1963_1964-copie-4.jpg

 

Après les premiers Hulk, Spider-man et les X-men, voici un autre grand moment de l’histoire de comic books avec « Iron-man, l’intégrale 1963-1964 » soit les tous premiers épisodes narrant la naissance du super héros en armure.

Même si Jack Kirby est associé aux cotés de l’inévitable Stan Lee à la genèse d’Iron-man, c’est surtout Don Heck qui fut le premier à donner vie à l’homme de fer.

On découvre donc la vie d’un industriel milliardaire américain Tony Stark, dont le génie scientifique permet à son entreprise Stark industries de décrocher d’énormes contrats avec la défense américaine.

Bel homme, séducteur et sur de lui, Stark est également un patriote qui met ses dons d’inventeurs au service de son pays dans la course à l’armement contre le bloc communiste sino-soviétique.

Mais le destin du génial play boy bascule lorsqu’il est capturé au Viet Nam par un chef de guerre communiste appelé Wong Chu.

Wong Chu fait demande à Stark de lui fabriquer des armes en faisant pression sur son état de santé critique depuis qu’il a appris qu’il avait un éclat d’obus enfiché dans une région prêt du cœur.

Désespéré, Stark s’allie avec un savant chinois également détenu, le professeur Yinsen pour fabriquer une armure de fer disposant d’une électronique complexe capable de maintenir son cœur en vie.

Devenu le premier Iron-man, Stark parvient à échapper à ses bourreaux même si Yinsen doit se sacrifier pour permettre son évasion.

Revenu aux Etats unis, Stark contraint de porter en permanence la plaque de métal maintenant son cœur en vie et à recharger périodiquement ses batteries, décide de mener une double vie en tant qu’Iron-man, garde du corps officiel de Tony Stark, défenseurs des intérêts de son patron et par ricochet du gouvernement américain.

Le premier Iron-man ressemble plutôt à un bibendum, son armure est lourde, grossière, ses pouvoirs résidant dans ses rayons répulseurs, sa force surhumaine mais surtout l’intelligence aiguisée de son propriétaire.

Iron-man défait d’abord Gargantus, un énorme robot néandertalien envoyé par une race extra terrestre pour dominer les humains puis le ridicule Docteur Strange, super criminel capable de la manipuler à l’aide d’un dispositif électronique.

Puis vient le tour des ennemis idéologiques comme le Barbare rouge, général soviétique utilisant les dons de camouflage d’un espion appelé Acteur pour usurper l’identité de Stark et tenter de dérober ses secrets technologiques.

Bien que l’Acteur ait découvert la double identité de Stark, la bêtise de son patron le fait éliminer avant qu’il ne puisse révéler le secret à ses ennemis.

Les aventures du héros sont variées avec une intrusion dans l’infra monde des de Kala, reine des Atlantes qu’Iron-man empêche d’envahir la terre ou bien dans l’Egypte des pharaons, ou il apporte son aide à la reine Cléopâtre aux prises avec un sorcier ennemi appelé Hatap.

Plus classiquement, Iron-man défait des super criminels américains comme l’acrobate Epouvantail, Jack Frost, scientifique manipulateur du froid, le Melter seul capable d’abimer son armure à l’aide de son rayon à haute chaleur ou le dangereux Docteur Doll, capable de manipuler les être humains à l’aide de poupées façonnées à leur effigie.

Du coté de sa vie privée, il embauche Harry Hogan, surnommé Happy comme chauffeur et homme à tout faire.

Ex boxeur raté, Happy est un costaud un peu lourd mais fidèle et courageux, qui sauvera plus d’une fois la vie à son patron.

Amoureux de Virginia Pepper Potts, la secrétaire de Stark, il souffrira longtemps du fait que la belle ait une préférence marquée pour son insaisissable patron.

La menace rouge prend un tour plus étoffé avec l’arrivée de la Dynamo Pourpre alias le professeur Vanko, alter égo soviétique d’Iron man, dont l’armure bien que moins perfectionnée, lui posera quelques difficultés par sa capacité à créer des courants à haute intensité.

Après avoir vaincu son rival, Iron-man parviendra astucieusement à le retourner contre ses anciens patrons et à faire passer son génie scientifique à l’Ouest.

Avec l’Homme de Titanium et dans une moindre mesure la Licorne, la Dynamo Pourpre fera partie des ennemis soviétiques historiques d’Iron man.

Stark n’a de cesse d’améliorer son armure et finit par adopter un modèle rouge et or moins encombrant, lui assurant plus d’autonomie, de résistance et de manœuvrabilité.

Il teste son nouvel équipement sur Angel des X-men, devenu agressif à la suite d’une invraisemblable expositions à des radiations nucléaires puis affronte son plus dangereux rival, le Mandarin.

Le Mandarin est un scientifique chinois qui a pu maitriser la technologie d’un vaisseau spatial extra terrestre et qui possède dix anneaux dotés chacun d’un pouvoir particulier.

Aussi génial et bien armé que Stark, il est également un des meilleurs karateka au monde et est capable de briser l’armure d’Iron man d’un coup bien placé.

Iron-man le défait une première fois dans son château ce qui inaugurera une suite quasiment sans fin de duels acharnés entre les deux hommes.

Aux Etats unis il doit pour la première fois faire face à l’espionne russe Natacha Roumanov alias la Veuve noire, superbe jeune femme envoyée par les soviétiques pour l’éliminer.

La Veuve noire obligera Vanko à se sacrifier pour sauver Iron-man d’une deuxième Dynamo Pourpre et séduira l’archer américain Œil-de-Faucon pour le forcer à combattre son ennemi.

Outre les combats avec Œil-de-Faucon et son agaçant arsenal de flèches gadgets, le grand moment de la fin de cette intégrale est le choc avec Captain america que Iron-man confond avec le super criminel Caméléon passé maitre dans l’art du déguisement.

En conclusion, à ma grande surprise « Iron-man, l’intégrale 1963-1964 » s’est avéré beaucoup plus plaisant que je ne le pensais.

Bien entendu les affrontements contre les espions et super criminels communistes sont risibles avec une de forts relents de propagande, mais Marvel parvient à ne pas franchir le point de non retour en apportant juste ce qu’il faut de nuance.

Les aventures d’Iron-man sont exceptionnellement variées et le nombre de ses ennemis parait être quasiment sans fin, certains comme la Licorne, la Dynamo pourpre, le Melter, Jack Frost (qui deviendra Blizzard !) ou l’immortel Mandarin, deviendront d’authentiques stars du panthéon Marvel.

Alors qu’il pourrait être agaçant, Stark est rendu attirant par sa vulnérabilité cardiaque qui l’oblige à vivre dans le secret et  à dépendre de la technologie pour survivre.

Personnage flamboyant mais fuyant, le milliardaire est un héros au talon d’achille assez génial.

Si les scénario de Lee sont assez impeccables pour l’époque, le style de Heck est en revanche assez daté avec un trait assez simpliste et grossier.

Mais le reproche est aussi valable pour Kirby ou Ditko.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 20:41

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Vous avez pu constater que Spawn la créature crée par Todd Mc Farlane possède depuis longtemps les honneurs de ce blog, avec les bandes dessinées, les films d’animations et même les disques qu’il a pu inspirer comme « The dark saga » de Iced earth.

Il manquait donc pour compléter la panoplie le film réalisé par Mark Dippé en 1997.

« Spawn » est assez fidèle à la bande dessinée avec toutefois quelques variations qui pourront choquer les puristes.

Ainsi, le lieutenant colonel Al Simmons (Michael Jay White) est bien le soldat d’élite effectuant les sales besognes pour une agence du gouvernement américain présidée par Jason Wynn (Martin Sheen) qui le fait assassiner parce qu’il souhaitait démissionner en raison de problèmes de conscience.

Mais Wynn fait assassiner Simmons par une femme l’agent Jessica Priest (Melinda Clarke) en l’incinérant après l’avoir aspergé de produits chimiques dans une usine Nord Coréenne.

Etant sous la coupe du Violator (John le Guizamo) démon ayant revêtu l’apparence d’un horrible clown grossier et méchant, Wynn se laisse convaincre de s’implanter un dispositif électronique dans le corps qui à sa mort entrainera la relâche d’un gaz hautement toxique capable de se répandre à l’échelle planétaire.

Entre temps, Simmons passe un pacte avec le démon Malebolgia, qu’on peut assimiler à Satan, pour revenir sur terre revoir sa femme Wanda Blake (Theresa Randle) en échange de devenir son serviteur.

Revenu sur terre mais atrocement défiguré, Simmons erre complètement perdu dans les bas fonds de la ville ou il trouve refuge.

Malgré les séquelles psychologiques, il est parvient à se ressaisir et prend conscience des pouvoirs que Malebolgia lui a donné, à savoir une énergie mystique lui donnant une force surhumaine et des capacités de régénération, le tout complété par des griffes, chaines et un costume quasi vivant devenant une sorte de prolongement de sa volonté.

Devenu un Spawn, Simmons a pour mission de tuer le plus de victimes possible sur terre afin de gonfler les armées de Malebolgia pour l’affrontement final contre les forces du Bien.

Rebelle à son nouveau maitre, il est conseillé par un vieil homme nommé Cagliostro (Nicol Williamson) lui-même ancien Spawn mais il subit aussi l’influence du terrible Violator qui sous son apparence grotesque, cache en réalité un démon d’une puissance incroyable capable de le tenir en échec.

Torturé par le souvenir de Wanda remariée avec son meilleur ami Terry Fitzgerald (DB Sweeney) avec qui elle a eu une petite fille appelée Cyan, Spawn est dévoré par un esprit de revanche sur Wynn.
Il élimine Priest mais maitrisant encore mal ses nouveaux pouvoirs échoue à le tuer.

Cogliostro lui explique alors les plans du Violator qui espère justement qu’il tue Wynn pour libérer le gaz et provoquer une hécatombe.

Spawn se retourne donc contre son ancien maitre et va affronter avec Cogliostro Malebolgia sur son terrain en enfer.

En enfer, Spawn parvient à quasi tuer le Violator et utilise son pouvoir pour détruire l’armée de Malebolgia.

Revenu sur terre, il déconnecte le dispositif électronique de Wynn, l’élimine et libère Wanda détenue en otage.

Le film s’achève sur une vision de la créature puissante mais solitaire qu’il est devenue.

En conclusion, à sa sortie « Spawn » s’est fait tailler en pièce de manière assez injuste.

Il faut dire aussi qu’à l’époque, les films de super héros n’étaient pas encore à la mode et la technologie informatique bien que déjà avancée présentaient encore quelques lacunes.

Ainsi si l’animation et les effet spéciaux de Spawn sont globalement assez réussis, certains ratés subsistent comme l’animation grossière de Malebolgia et la vision des enfers.

Pour le fond, le passage au cinéma expurge l’intrigue de Spawn d’une partie de sa richesse notamment la connexion avec la maffia et ses tueurs, celle avec la sympathique équipe de policiers composée de Burke et Twitch ou la présence dérangeante du tueur d’enfant Billy Kingcaid.

Pourtant malgré ses défauts, le film Dippé tient correctement la route.

L’action est au rendez vous, les acteurs sont crédibles voir même bons comme l’excellent le Guizamo parfait en clown pervers tendance démoniaque.

 

Je vous recommande également la bande son, étrange mélange de heavy metal et d'artistes affiliés au mouvement techno.

 

Enfin on appréciera également l’interview de Mc Farlane dans les bonus, ou le volubile et créatif dessinateur explique sa vision du film et de son personnage fétiche, notamment sur le fait qu’il se soit inspiré de son colocataire noir pour créer un héros pauvre et moche aux antipodes des héros blancs riches et aisés comme Batman, Spider Man ou Superman.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 16:38

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Surfant sur la mode des films de super héros, Mark Steven Johnson réalise « Daredevil » en 2003.

Le film est assez fidèle au comic de Marvel et montre les origines du héros, le fragile Matt Murdock (Ben Affleck) fils d’un boxeur raté du quartier chaud de Hell’s Kitchen à New York, qui à la suite d’un accident de la route se trouve aveugle mais dotés d’hyper sens dont un sens radar palliant grandement son handicap.

Lorsque son père meurt assassiné par la mafia après avoir refusé de se coucher pendant un combat, Matt qui avait toujours écouté son père qui lui disait d’étudier pour devenir avocat plutôt que de se battre dans la rue, change d’opinion après ce meurtre odieux et décide de combattre le crime.

Le jour Matt Murdock fait équipe avec Foggy Nelson (Jon Favreau) en tant qu’avocat défenseur des petites gens et la nuit il redresse les erreurs de la justice en combattant le crime à New York sous le nom de Daredevil.

Mais la vie de l’avocat aveugle bascule lorsqu’il fait la connaissance d’Elektra Natchios (Jennifer Gardner) , fille d’un milliardaire grec sous la coupe du roi de la pègre New Yorkaise, le colossal Caïd (Michael Clarke Duncan).

Matt et la très athlétique Elektra tombent amoureux mais cet amour est brisé lorsque le Caïd fait assassiner malgré la présence de Daredevil, le père de cette dernière par son tueur d’élite le Tireur (Colin Farrell).

Le Tireur est un tueur psychotique doté de d’une adresse surhumaine qui lui permet de transformer chaque objet qui l’entoure en arme mortelle.

Il propose au Caïd de faire du rab et de régler son compte à Daredevil.

Mais ivre de douleur après la mort de son père, Elektra met à profit ses dons en arts martiaux pour tenter de tuer Daredevil qu’elle croit responsable de ce meurtre.

Après un combat féroce, Daredevil lui révèle son identité et parvient à la raisonner mais le Tireur surgit, le blesse et tue Elektra.

Il poursuit ensuite Daredevil venu trouver refuge dans une église.

Le combat entre les deux hommes atteint son paroxysme dans l’ambiance gothique de l’église et Daredevil finit pat tuer son ennemi.

Il ne lui reste plus qu’a régler ses comptes avec le commanditaire de tous ces meurtres, le Caïd.

Plus mobile et vif que son imposant adversaire, Daredevil le neutralise et préfère le livrer à la police après avoir un instant hésité à le tuer.

En conclusion, très critiqué à sa sortie surtout en raison de l’inexpressivité légendaire de Ben Affleck, « Daredevil » n’est tout compte fait pas une si mauvaise adaptation que cela.

Certes le film a un coté un peu trop pop corn pour l’univers sombre du héros de Franck Miller, plus proche d’un Batman que d’un Superman.

La romance avec Elektra tourne à vrai dire au ridicule avec la scène navrante du combat dans le parc.

On est également surpris de voir le Caïd devenu noir même si cela ne me choque pas autant que de voir le Nick Fury du S.H.I.E.L.D lui aussi forcer sur le fond de teint.

Alors que reste il pour sauver le film de la noyade ? Et bien des scènes d’action très efficaces, des effets spéciaux réussis (le réveil du jeune Murdock à l’hôpital découvrant ses nouvelles facultés) et Colin Farrell dans une version heavy metal bien déjantée du meilleur ennemi du super héros à cornes.

Bien sur cela ne suffit pas à crier au chef d’œuvre, mais à au moins passer un moment distrayant.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 15:57

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Décidément attaché au personnage de Batman, Jeph Loeb est également à l’origine de la grande saga « Silence » avec Jim Lee au dessin.

Encore une fois, Loeb propulse le super héros nocturne dans une histoire très complexe ou ses ennemis habituels semblent manipulés par un nouveau et mystérieux adversaire au visage masqué par des bandelettes.

Après avoir déjoué une tentative d’enlèvement d’enfant orchestrée par son ennemi Killer Croc, Batman voit son filin sectionné alors qu’il se lançait à la poursuite de l’opportuniste Catwoman, qui avait dérobé la rançon livrée par les parents.

Victime d’une chute vertigineuse, Batman tombe inconscient et grièvement blessé dans les ruelles de Gotham.

Livré aux bandes de voyous, il s’en tire miraculeusement grâce à l’intervention de Huntress qui permet au système informatique piloté par Oracle (ex Batwoman) d’envoyer la Batmobile pour le secourir.

Tandis que Batman est soigné par son ami d’enfance le brillant neuro chirurgien Thomas Elliot, Catwoman manipulée par les phéromones chimiques de Poison Ivy, lui livre la rançon.

Remis de ses blessures, Batman utilise Killer Croc dont la mutation parait de plus en plus monstrueuse, pour remonter jusqu’à Catwoman qui lui révèle que Poison Ivy est à Metropolis la ville de Superman.

C’est sous la forme de Bruce Wayne que Batman s’y rend.

Il retrouve Poison Ivy à l’aide de Catwoman mais découvre que la vénéneuse femme a également envouté Superman pour lui faire office de garde du corps de luxe.

Batman utilise donc toute sa ruse et sa technologie pour tenir en respect le plus puissant héros de la terre et briser son envoutement.

Une fois Poison Ivy neutralisée, les deux amis se réconcilient.

Mais le répit pour le couple Wayne-Kyle est de courte durée puisque ils sont agressés par Harley Quinn, la petite amie du Joker en plein opéra.

Lors de l’affrontement, Thomas Elliot est tué par le Joker lui-même ce qui provoque des envies de meurtre chez Batman.

Le policier Jim Gordon intervient in extremis et empêche le héros de commettre l’irréparable.

Très tourmenté par la mort de son ami, Batman comprend après enquête que le Joker n’a pas tué Elliott.

Il reçoit l’aide de Dick Grayson et ensemble ils effectuent une mission de quasi routine pour arrêter le Sphinx après un hold up manqué.

Puis Harvey Dent/Double face refait une apparition.

Ayant été opéré, il semble avoir retrouvé son équilibre mental et se ranger à nouveau du coté de la loi.

Batman réoriente son enquête vers Ra’s Al Ghul, qui vit en ermite dans le désert nord africain et semble posséder via des cendres issues des puits de Lazare du pouvoir de régénérer les disparus.

Après l’avoir vaincu dans un duel au sabre, Ra’s lui révèle qu’un des ses ennemis à dérobé des cendres d’un des ses puits.

Puis Tim Drake (Robin) fait à nouveau irruption et finit malgré quelques friction par accepter la relation entre son maitre et Catwoman.

Après Robin, c’est au tour de l’Epouvantail de refaire surface.

Batman le bat mais ne peut obtenir beaucoup d’informations de ce psychopathe.

A l’issue de ce combat, il découvre que son ennemi principal semble être un Jason Todd, le troisième Robin mort jadis au combat.

Batman affronte à contre cœur son ancien protégé mais s’aperçoit qu’il s’agissait en réalité d’un faux, imité par le super criminel Gueule d’argile.

Le mystère reste donc aussi épais qu’une choucroute alsacienne pour notre pauvre Chauve Souris.

Aidé par Oracle, Batman prend alors conscience qu’il a été trahi par son ancien électronicien Harold en échange d’une opération chirurgicale.

Cette fois son adversaire l’homme aux bandelettes se révèle et Batman découvre avec stupeur qu’il s’agit de Elliot ivre de rancœur après que le père de Batman ait secouru ses parents dans l’accident de voiture qu’il avait provoqué.

Batman est sauvé par Harvey Dent qui tire sur Eliott ce qui provoque sa chute dans l’eau glacée.

Le dernier morceau du puzzle est le Sphinx qui a manipulé tous les criminels pour le compte d’Eliott en cherchant à toucher Batman en réactivant le souvenir du disparu Jason Todd.

Batman le rencontre dans sa cellule et le menace de le livrer à Ra’s Al Ghul si il divulgue sa double identité.

Le récit peut alors se conclure avec un semblant d’happy end entre Catwoman et la Chauve Souris la plus coriace de Gotham.

En conclusion, « Batman, silence » est un gros morceau du comic book made in DC.

Loeb confirme son penchant pour les histoires à tiroirs, truffées de personnages sortant souvent de nulle part pour venir perturber le cours du récit.

Par conséquent il est parfois difficile de ne pas perdre le fil et de ne pas trouver les retournements de situations quelques fois un peu gros.

Pourtant malgré ce défaut majeur, « Batman, silence » est une aventure riche et dense ou le super héros voit se fissurer les certitudes de sa petite enfance et découvrir qu’un de ses meilleurs amis était en réalité un de ses ennemis les plus acharnés.

Toujours fragile psychologiquement, Batman reçoit toutefois le support de Catwoman qui lui permet de consolider leur relation et de lui rappeler que tout solitaire qu’il est, il dispose d’une famille de proche autour de lui avec son majordome Alfred, Oracle, Drake et Grayson.

Et ce n’est à vrai dire pas de trop dans cette avalanche de périls ou resurgit toute la galerie d’ennemis de la Chauve Souris, le massif monstre Killer Croc, la sexy femme plante Ivy, le médiocre Epouvantail ou les plus traditionnels Sphinx, Joker ou Double Face.

Un mot enfin sur le style de Lee, incroyable de puissance et de majesté, surclassant en force la finesse désuète d’un Tim Sale.

Ce Batman viril, intelligent, en phase avec la technologie informatique est à vrai dire tout à fait en phase avec son époque.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 15:21

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« Batman, dark victory, 3 » de Jeph Loeb et Tim Sale sort dans la foulée du tome 2 en 2003.

L’implication de Harvey Dent/Double Face dans la série d’événements semble ici clairement prouvée lorsqu’il se montre à la tête d’une association de super criminels chargée d’établir si le criminel appelé l’homme calendrier est le véritable tueur au pendu.

Pourtant,  Double Face bien qu’étroitement liés aux meurtres de policiers ne semble pas en être l’auteur et chercher lui aussi de de son coté, en parallèle de ses ennemis Batman et le commissaire Gordon.

Le fait qu’il soit l’amant du procureur Porter chargée de l’enquête lui donne un avantage très net sur Gordon et lui permet de frapper au cœur même de son équipe de policiers d’élite.

Lors d’une tentative d’assassinat contre le commissaire, Batman, Gordon et Double Face comprennent alors qu’il ont le même objectif ce qui n’empêche pas ce dernier de lâcher un Joker plus déchainé que jamais sur la famille Falcone.

Seul Holiday Falcone parvient à l’empêcher de tuer sa sœur Sophia avant que Batman ne vienne stopper in extremis son éternel ennemi et d’arrêter toute la famille Falcone.

En parallèle, on assiste au rapprochement entre Batman et Dick Grayson un enfant de la balle dont les parents travaillant dans un cirque ont été assassiné par la mafia.

Batman, lui-même orphelin après le meurtre des ses parents par un criminel, ne peut rester insensible à la requête de l’enfant et le prend sous son aile allant jusqu’à mettre à sa disposition l’immense fortune de son alter ego le milliardaire Bruce Wayne.

Le tome 3 s’achève avec une opération commando montée par Gordon dans les égouts de Gotham pour débusquer Double Face et les membres de son gang.

Batman intervient en support aidant à vaincre Mister freeze et le nain agressif appelé le Chapelier ce qui aide Gordon a contraindre Double Face à la réédition.

A la fin des opérations, le gang de Double Face a donc été démantelé, la famille Falcone mise sous les verrous, et Batman a recruté un nouveau protégé, dont on comprendra aisément qu’il deviendra son Robin.

En conclusion, « Batman, dark victory, 3 » pourrait fort ressembler à un dénouement même si en réalité, la véritable identité du tueur au pendu ne semble pas clairement établie.

L’histoire, jusqu’alors bien complexe, dénoue enfin ses fils pour laisser filtrer plus de lumière.

L’aspect guerre des gangs mafieux prend ici une place plus en retrait, ce qui laisse le champs libre à une histoire plus intéressante mettant en jeu des composantes plus dignes d’un comic book de Batman autour du Joker, de Double Face et de la rencontre probable avec son partenaire le jeune Robin.

Enfin, les dessins de Sale, assurent toujours un niveau de qualité optimale à cette histoire sentant bon le polar des années 30.


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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:48

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Rarement un super héros aura autant inspiré les auteurs de bande dessinées que Batman.

En témoigne, la trilogie « dark victory » de 2002-20003 écrite par Jeph Loeb sur des dessins de Tim Sale.

Le second tome « Batman, dark victory, 2 » montre le justicier nocturne enquêter sur le dossier complexe du tueur au pendu, qui assassine des policiers de Gotham City en laissant derrière lui pour unique indice des mystérieuses feuilles de papier lardées de rébus incompréhensibles.

Le dernier policier tué ayant des liens avec le crime organisé, Batman examine cette piste pour remonter jusqu’à l’Epouvantail, super criminel travaillant en sous main avec la branche mafieuse de la famille Falcone, commandée par Sophia, clouée sur un fauteuil roulant mais dirigeant ses affaires comme une vraie chef de clan.

Ivre de vengeance depuis la mort de son père tué par le procureur Harveu Dent/Double Face, Sophia charge ses hommes de retrouver son corps et le procureur mystérieusement disparu après le drame.


Aprés la mort de Falcone père, les clans mafieux Maroni et Falcone s’entre déchirent dans une sanglante guerre de succession tandis que le fils tente de liquider en toute légalité les embarassantes affaires des son pére.

Batman oriente logiquement son enquête vers Holiday Falcone, le frère de Sophia, ex tueur tuant lui aussi selon des dates précises comme le tueur au pendu puis décide d’aller explorer les égouts à la recherche de Harvey Dent ou se cachent de super criminels échappés de l’asile d’Arkham.

Il travaille en parallèle de Jim Gordon, le célèbre commissaire incorruptible de Gotham City qui monte une équipe de policiers d ‘élite afin de faire la lumière sur cette ténébreuse affaire.

Cette équipe travaille sous la responsabilité du procureur Porter, belle jeune femme blonde également liée à Dent.

L’intrigue se corse avec l’arrivée de la Catwoman (Selena Kyle) petite amie officielle de Batman, qui cherche à extorquer un million de dollar à Sophia pour récupérer le corps de son père.

Mais leur relation complexe ne tiendra pas bien longtemps.

Tandis que les mafieux Falcone sont eux même menacés dans leurs intérêts par les super criminels comme le Pingouin ou l‘Epouvantail, Batman comprend un peu tardivement que Dent est l’instigateur de ce mouvement mais ne peut ni empêcher les meurtres ni prouver leur lien avec Dent.

Le tome 2 s’achève avec peu après que Double Face ait forcé le Joker à travailler pour lui et que Batman soit pris sur un lieu de meurtre par la police de Gotham.

En conclusion, « Batman, dark victory, 2 »  ressemble à un vrai roman policier avec un décor sombre et feutré des années 30.

L’histoire trop emberlificotée peine à séduire, d’autant plus que les histoires de rivalités entre clans mafieux ont déjà été surexploitées.

Dans cette guerre des gangs, Batman ne trouve pas d’ennemis réellement menaçants et il se défait relativement facilement des faiblards Epouvantail, Pingouin ou même Solomon Grundy, sorte de monstre de Frankenstein à l’intelligence d’un enfant.

Il reste cependant la qualité des dessins de Tim Sale, dont la finesse exceptionnelle colle parfaitement à l’ambiance de films policiers du récit.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 14:40

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Devenu plus populaire auprès du grand public après son adaptation sur grand écran en 2011, Thor est avant tout un héros de comic book Marvel inspiré de la mythologie scandinave.

On saluera à ce propos l’habileté (ou l’opportunisme) de l’écurie Marvel qui a su capter l’univers des dieux grecs et scandinaves pour créer d’authentiques stars comme Thor ou Hercule.

« Thor, l’intégrale 1985 : tome  2 » reprend la suite de la longue saga imaginée par Walter Simonson amenant le dieu du tonnerre à lutter contre des hordes démoniaques envoyées sur terre par Surtur, démon de feu régnant sur une région d’Asgard appelée Muspellheim.

L’histoire prend place alors que Surtur s’est emparé d’une épée magique appelé glaive du crépuscule qui a augmenté suffisamment ses pouvoirs pour menacer Asgard et Midgard (la Terre).

Tandis que ses troupes démoniaques se déchainent sur Midgard, Surtur s’en prend à Asgard pour tremper son glaive dans la flamme éternelle ce qui le rendra invincible et provoquera la fin du monde appelée Ragnarok en langue viking.

Conscient de l’immense menace, Thor par pour Asgard et laisse son alter ego chevalin Beta Ray Bill commander les défenseurs de la Terre composés d’Asgardiens, de soldats américains et des super héros comme les Vengeurs et les Fantastiques.

Mais Surtur semble trop puissant, il élimine le valeureux Heimdall, brise Bifrost le pont reliant Asgard à Midgard, défait Thor et place en congélation Odin afin de s’approcher de l’éternelle flamme.

Sur Terre, les héros ont plus de chance et parviennent à bloquer le passage inter dimensionnel provoquant l’afflux massif de démons puis à remonter jusqu’à leur base cachée dans le Sahara pour les vaincre.

Sur Asgard, Loki pourtant à l’origine dieu du mal et demi frère de Thor intervient alors et permet de ralentir le démon juste assez pour que Odin et Thor reprennent le combat.

Les trois dieux les plus puissants d’Asgard combinent alors leurs forces pour lutter contre Surtur.

Thor parvient à arracher le glaive des mains du démon qui disparait dans les entrailles de la terre après un corps à corps terrible avec Odin, emportant le père de tous les dieux avec lui.

S’ensuit alors quelques longueurs et une situation de statut quo avec les Asgardiens victorieux mais bloqués sur Terre après la destruction de Bifrost et Thor questionnant la déesse des morts Héla pour retrouver son père.

Mais Héla est puissante et stoppe la quête de Thor en l’ensevelissant sous une avalanche.

Affaibli et démoralisé, le dieu du tonnerre est recueilli par un vieil homme énigmatique qui l’aide spirituellement et physiquement à reprendre pied en lui rappelant son serment de retirer du royaume des morts des mortels enlevés par Héla.

Thor le quitte en comprenant qu’il s’agit de son grand père, appelé Tiwaz.

Tandis que Thor évolue dans le monde mystique et légendaire d’Asgard, Beta Ray Bill aidé par la déesse Sif, assume sur Terre ses fonctions de protecteur, en tenant en échec le criminel soviétique Homme de Titanium qui avait utilisé d’anciens militaires américains déçus pour créer un commando de soldats en armure destiné à cambrioler des banques.

S’ensuit un court épisode ou Loki manipule Lorelei, la sœur de l’Enchanteresse pour qu’elle séduise Thor à l’aide d’un philtre d’amour et l’aide à régner sur Asgard, avant que celui aidé par l’Enchanteresse parvienne à briser l’enchantement et à châtier son demi frère.

Mais cet épisode laisse des traces dans sa relation avec Sif qui se sent elle-même attirée par Beta Ray Bill.

Thor unit ses force à Beta Ray Bill pour permettre aux siens de revenir en Asgard et part avec ses troupes à l’assaut du royaume d’Héla.

Balder revenu de Hel et l’Exécuteur se joignent lui, se dernier pour oublier que sa bien aimée l’Enchanteresse l'a oublié.

On assiste alors à une vraie épopée mystique ou les ruses de la déesse des morts sont à deux doigts de triompher de la volonté des guerriers.

Thor affronte pourtant Héla en combat singulier en prenant soin de protéger sa peau nue du toucher mortel même pour lui de la déesse.

Il la bat, lui arrache la promesse de revenir sain et sauf avec les âmes des mortels emprisonnés mais demeure blessé et défiguré par le combat.

Lors de la retraite, Héla manipule l’Exécuteur pour qu’il détruise son navire Naglfar et lui donne un prétexte pour revenir sur son serment.

Poursuivis par des hordes de morts, les Asgardiens sont sauvé par un revirement inattendu de l’Exécuteur qui accepte de se sacrifier dans un spectaculaire baroud d’honneur afin de leur laisser le temps de s’enfuir.

Le récit s’achève sur l’accomplissement de la mission de sauvetage même si Thor en revient affaibli et obligé de masqué son visage mutilé.

En conclusion, « Thor, l’intégrale, 1985, tome 2 » est une retranscription « larger than life » des légendes nordiques à la sauce Marvel.

Le talent de Simonson est certes suffisant pour créer le souffle épique nécessaire à une histoire de cette dimension comme en témoignent les combats passionnants contre Surtur et Héla ou le sacrifice héroïque de l’Exécuteur, réputé pourtant l’un des pires ennemis de Thor.

On apprécie également les manigances toujours vicieuses de Loki ou le rôle de fidèle second de Beta Ray Bill malgré un aspect toujours trop repoussant à mes yeux.

Principaux reproches : le sous emploi des héros de la terre (Vision, Hercule ou la Torche humaine) , réduits à de simples rôles de faire valoir dans des affrontements sans aucun intérêt contre des démons informes mais surtout le style de Simonson manquant pour moi de finesse et d’élégance.

Malgré cela, ce second volet de l’intégrale de 1985 permet de s’évader de son quotidien en humant le délicieux fumet des légendes nordiques.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 20:23

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Vous le savez les super héros ne sont jamais très loin dans ce blog, c’est pourquoi je vais à présent chroniquer « Incassable » film de Night Shyamalan sorti en 2000.

Fort du succès du « Sixième sens » un an auparavant, le réalisateur indien récidive avec le même acteur Bruce Willis dans le rôle principal.

L’histoire est celle de David Dunn (Bruce Willis) modeste agent chargé de la sécurité dans les stades de base ball, qui à la suite d’un horrible accident de train dont il est le seul survivant, commence à se poser des questions sur son invulnérabilité physique.

Peu à peu, David prend conscience du fait qu’il n’a en effet jamais été ni malade, ni blessé dans sa vie et qu’il est d’une force exceptionnelle pour un homme de son gabarit.

Bien entendu sa vie privée s’en trouve altérée, notamment  ses relations avec son épouse Audrey (Robin Wright Penn) et son fils  …

Puis David est contacté Elijah Price (Samuel L Jackson), collectionneur d’art spécialisé dans les comic books.

Price perce à jour les facultés de David et lui révèle qu’à l’inverse il souffre d’une extrême faiblesse physique qui rend ses os plus fragiles que du papier.

Lors d’un match au stade, David s’aperçoit qu’il peut par simple contact physique deviner la vie des gens.

Cette découverte le perturbe beaucoup surtout lorsqu’il découvre qu’un agent de nettoyage est en train de commettre un horrible crime en séquestrant une femme et un  enfant.

David intervient et arrête le malfaiteur, accédant malgré lui au statut de super héros.

Mais le film prend une tournure étrange lorsqu’il comprend qu’Elijah a été la cause des nombreux attentats dans le but simplement de trouver son symétrique dans l’échelle de l’humanité …

En conclusion, malgré un sujet à priori alléchant « Incassable » déçoit en tant que film de super héros en manquant franchement d’action et de spectaculaire.

Le rythme est lent, mou et le jeu d’acteur de Bruce Willis des plus prévisibles.

Le twist final ne contribue pas à raviver l’intérêt du film.

Seul le personnage de Samuel L Jackson, ayant une vision artistique et sociologique des comic books se présente sous un jour sympathique.

Mais tout ceci, manquant d’allant et de punch demeure bien décevant.

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 10:17

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Je cherchais depuis longtemps le premier volume des aventures de Spawn, je l’ai donc cette fois ci trouvé avec « Spawn : tome 1 : résurrection » de Todd Mc Farlane qui créa ce personnage de toutes pièces en 1995.

L’histoire est à présent bien connue, Al Simmons ex militaire des forces spéciales à la solde de la NSA (Agence Nationale pour la Sécurité) a été assassiné au Botswana dans des circonstances troubles.

Il se réveille pourtant à New York en état d’amnésie et dans le corps de Spawn, créature monstrueuse dotée de pouvoirs et d’attributs surnaturels comme une cape et des chaines magiques.

Simmons va donc devoir dans un premier temps tenter de reconstituer ses souvenirs épars et de comprendre ce qui lui est arrivé tout en apprivoisant sa nouvelle condition.

Considérablement perturbé, il va naturellement se cacher dans les bas fonds de la ville et trouver un refuge parmi les sans abris, seules personnes à l’accueillir.

En échange, Spawn va peu à peu devenir leur protecteur contre les bandes de voyous mais également les flics trop brutaux.

Ses rencontres successives avec le Violator, démon aux traits d’un clown grotesque, provocateur et menaçant, faisant un carnage parmi les pontes de la Mafia va néanmoins lui donner des informations importantes sur ses fonctions de Spawn, créature de l’enfer, chargé de servir son maitre le dieu des enfers Malebolgia.

Peu à peu, Spawn va comprendre qu’il a accepté de devenir un soldat de Malebolgia pour ressusciter et revoir son épouse Wanda.

Mais bien entendu, le diable l’a dupé et Wanda est incapable de le reconnaitre sous ses traits difformes.

Plus cruellement encore, Spawn découvre qu’elle a refait sa vie avec Terry Fitzgerald son meilleur ami et qu’elle a eu un enfant de lui, une petite fille nommée Cyan.

Incapable de résister il approche Wanda en se déguisant en vétérinaire et sa venue parvient à troubler son ex-femme qui commence à faire d’étrange rêves.

Outre cet aspect douloureux de sa vie privée, Spawn est également torturé par les circonstances de son assassinat et cherche du coté de son ex employeur de la NSA,  Jason Wynn avec qui il avait quelques différents concernant la corruption.

Mais Spawn s’endurcit, apprend à tirer parti de ses nouvelles facultés, force surhumaine, projection d’énergie, téléportations, capacité à se régénérer et chaines/costumes doués de volonté propres capables d’attaquer et de défendre pour lui.

Virtuellement immortel, Spawn apprend néanmoins que son pouvoir diminue à chaque fois qu’il l’utilise le rapprochant donc peu à peu de la mort définitive.

Après un terrible combat contre le Violator, Malebolgia lui révèle qu’il attend de lui qu’il tue un maximum de personnes pour renforcer son pouvoir et lui permettre d’anéantir les forces célestes.

Mais Spawn est un être indépendant qui n’hésite pas à se rebeller contre son maitre.

Outre l’aspect surnaturel de l’histoire, on découvre une autre dimension plus terre à terre avec la sortie de prison de Billy Kincaid, tueur d’enfant ayant assassiné la fille d’un sénateur mais remis en liberté pour bonne conduite.

La libération de ce personnage inquiétant, se déguisant en marchant de glaces pour mieux approcher ses victimes provoque la colère des policiers Burke et Twitch qui envisagent d’outre passer leurs pouvoirs pour l’éliminer.

Si Kincaid est finalement éliminé par Spawn, une autre menace fait alors son apparition en la personne de Overtkill, monstrueux cyborg blindé engagé par Antonio Twistelli de la Mafia New Yorkaise pour éliminer Spawn, suspecté des assassinats de ses lieutenants.

Désireux d’économiser son pouvoir, Spawn parvient à endommager Overtkill mais est finalement battu à mort par le monstre.

Il utilise son pouvoir pour se régénérer et voler des armes lourdes à la NSA.

Il revient armé jusqu’aux dents et élimine son rival après une lutte titanesque sur les quais.

Après une digression d'Alan Moore ou Spawn rêve de l’accueil qui est fait à Kingcaid aux enfers, le niveau de l’intrigue baisse sous la plumme de Franck Miller avec une guerre de gangs entre les Werds et les Creeds que Spawn fait astucieusement s’entre tuer, puis remonte quand Wynn suspecte Fitzgerald du vol de ses armes.

Fitzgerald jusqu’ici honnête fonctionnaire sans histoire va donc se retrouver happé par l’intrigue, entrainant avec lui Wanda, Cyan et par ricochet Spawn.

Dans la dernière partie du tome 1, Spawn réalise que son assassin est Chapel, son ancien partenaire de l’armée, tueur impitoyable qui n’a pas hésité à le liquider froidement en suivant les ordres de Wynn.

Chapel faisant partie d’un groupe de super héros appelés gouvernementaux appelés les Youngbloods, Spawn doit donc prendre de nombreuses précautions pour l’isoler de ses co équipiers et régler avec lui ses comptes dans la jungle.

Assez étrangement, Spawn épargne Chapel et le laisse choqué dans la jungle africaine.

En conclusion, « Spawn : tome 1 : résurrection » ne déçoit pas en posant les premières briques d’un univers qui par la suite prendra une dimension supérieure en gagnant en complexité, en ramifications et en suspense.

Place donc ici au choc initial et à la découverte.

Les personnages se mettent peu à peu en place, Fitzgerald, le duo Burke/Twitch et même Wynn jouant des rôles pour l’instant assez secondaires.

Les stars du premier volume sont donc le Violator, clown obscène capable de se muer en démon gigantesque moissonneur de vie humaines, Overtkill pour son incroyable puissance de feu technologique et Kingcaid, représentatif des recoins les plus sombres de l’humanité.

A noter que ce dernier personnage est plus réussi dans la série d’animation ou son coté débonnaire, presque doux et rassurant augmente le sentiment de malaise qu’il véhicule.

Personnage torturé, choqué, à cheval entre vie et mort, à la fois fort et vulnérable,
tiraillé entre ses nouvelles responsabilités vis-à-vis du Mal et ses aspirations humaines encore vivaces, Spawn ne peut que séduire par sa dimension tragique.

Un mot sur le style remarquable de Mc Farlane, coloré, puissant et flamboyant.

A sa sortie, comme le dit Miller en guise d'épilogue, « Spawn » fut une révolution dans le monde du comic book.

Mc Farlane n’appartenait ni à Marvel ni à DC Comics, il créa donc un style nouveau, puissant et une nouvelle maison d’édition Image Comics.

Honneur lui soit donc rendu pour cette remarquable innovation.

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