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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 15:00

Fantastic_four_1966.jpg5

 

 

Après l’émotion pure, retour au monde des super héros avec « Fantastic four, l’intégrale 1966 » avec toujours aux manettes le duo le plus connu de Marvel, Stan Lee et Jack Kirby.

Cette intégrale prend le relais des aventures précédentes des FF, avec d’entrée un choc frontal terrible entre les Inhumains venus rechercher Médusa la compagne de leur monarque Flèche noire.

Flèche noire, mystérieux monarque muet d’une race aussi mystérieuse est un second couteau de l’écurie Marvel des plus intéressants.

Ses pouvoirs terrifiants (agilité, force physique, émission d’ondes de chocs capables de raser une ville) le conduisent à un mano à mano contre la Chose tandis que l'aquatique Triton privé du contact avec l’élément liquide par Mr Fantastic et l’Invisible est contraint de quitter le Baxter Building pour se refugier dans l’eau.

Profitant de la diversion du combat, un mystérieux ennemi appelé le Chercheur parti en chasse des Inhumains enlève la créature appelé Dragon-Man qui avait été drogué par les Fantastic.

La nouvelle de la capture de Triton par le Chercheur obligent les Inhumains à la retraite d’autant plus que Flèche noire est épuisé après avoir tenté de rivaliser physiquement avec la Chose.

Mais poussés par le désir de la Torche humaine amoureux de l’Inhumaine Crystal, les FF remontent la piste du Chercheur qui leur révèle que les Inhumains sont une race préhistorique modifiée génétiquement vivant depuis des millénaires dans un lieu caché appelé le refuge.

Lorsque Dragon-man se réveille, le colossal androïde brise ses liens et se déchaine à nouveau, plongeant la base du Chercheur dans le chaos.

Après que la Torche humaine ait astucieusement neutralisé Dragon-man par une surdose de rayons UV, les FF partent sur les traces du Chercheur parti livrer Triton à son nouveau monarque Maximus dans le grand refuge des Inhumains.

Mais surplace, Flèche noire revenu en forme a tôt fait de faire valoir ses droits et reprend sa couronne à son demi frère Maximus qui espère en réalité éradiquer la race humaine à l’aide d’un canon atmo capable de générer des ondes mortelles les affectant seules.

Même si son plan échoue, Maximus se venge en créant une zone négative autour du grand refuge ce qui isole son peuple de l’extérieur.

Privé de l’élue de son cœur Crystal enfermée à tout jamais à l’intérieur de la zone négative, la Torche humaine est inconsolable quand un plus grand péril vient alors menacer la planète Terre.

Le Surfer d’argent fait en effet sa première apparition dans le monde Marvel.
Héraut cosmique d’une divinité de l’espace appelée Galactus, le Surfer sillonne l’espace sur sa planche afin de lui dénicher des mondes à dévorer.

Ayant jeté son dévolu sur la planète Terre, le Surfer lance un message à son maitre avant d’être à moitié assommé par la Chose, prévenu comme les autres Fantastiques par une autre divinité de l’espace appelée le Gardien de l’imminence de la menace.

Devant la puissance de Galactus, les FF s’aperçoivent  malgré leur vaillance de leur insignifiance.

Le Gardien accepte donc malgré son serment d’impartialité de leur donner un coup de pouce en envoyant la Torche humaine dans l’espace prendre une arme supposée suprême appelée l’annihilateur ultime.

La surprise vient alors du Surfer d’argent, qui a trouvé refuge auprès d’Alicia Masters, l’aveugle petite amie de la Chose qui parvient à lui faire comprendre de la noblesse de l’âme humaine et de la nécessité d’épargner la planète Terre.

Le Surfer prend alors une des décisions les plus importantes de l’histoire de Marvel et se retourne contre Galactus.

Il joint alors ses forces aux FF pour empêcher l’inévitable contre un maitre qui retient ses coups face à son ancien serviteur.

C’est pourtant la Torche humaine revenue de l’espace qui fournira l’issu du combat.

Armé de l’annihilateur seul dispositif capable de faire reculer Galactus, Richards parvient à négocier son départ, même si avant de partir il tient à punir le Surfer de sa rébellion en le privant de ses pouvoirs de voyager dans l’espace.

L’attirance qu’éprouve Alicia pour ce beau gladiateur d’argent met à rude épreuve la jalousie de la Chose qui nourrit à nouveau des complexes sur la difformité de son apparence physique.

Un scientifique jaloux du succès de Richards profite de cette amertume pour ravir l’apparence et les pouvoirs de la Chose et se faire passer pour lui auprès des ses coéquipiers.

Mais il s’aperçoit de son erreur de jugement quand Richards lui montre son désintérêt total pour l’argent ou la gloire en tentant une expérience risquée d’exploration de la zone négative crée par l’Inhumain Maximus.

Renonçant à ses plans de revanche il accepte finalement de se sacrifier afin de sauver Richards d’un mort programmée.

Tandis que la Torche humaine inscrit à l’université sous le nom de Johnny Storm sympathise avec un indien athlétique appelé Wyatt Wingfoot qui accompagnera les FF dans leurs aventures, vient ensuite le tour d’une nouvelle apparition dans le monde Marvel, la Panthère noire, un des rares super héros noir et de surcroit africain.

Monarque d’un imaginaire royaume africain devant sa richesse aux mines d’un métal rares appelé le vibranium, la Panthère noire va tester ses pouvoirs et ses impressionnantes armes technologiques sur les Fantastiques afin de se préparer à affronter son ennemi juré, un ingénieur appelé Klaw, désireux de mettre la main sur les mines de vibranium.

Capable de convertir à l’aide de machines le son en matière solide pour créer des créatures monstrueuses, Klaw est un adversaire redoutable qui préféra se jeter dans ses machines plutôt que de se rendre une fois ses plans déjoués.

Après une courte histoire ou la Torche humaine dérobe une arme magique à un pretre du royaume d’Avalon dans l’espoir de briser le dôme retenant prisonnière sa chère Crystal avant de se raviser, le récit se concentre à nouveau sur le Surfer d’argent qui tant bien que mal tente de s’acclimater à sa nouvelle vie au contact des humains dont le caractère belliqueux et peu tolérants à la différence le déçoit beaucoup.

Ivre de jalousie par rapport à sa relation avec Alicia, la Chose l’agresse et un combat homérique s’engage alors, durant lequel la Chose s’entête à combattre malgré la supériorité du pouvoir cosmique du Surfer.

Raisonné in extremis par ses coéquipiers, la Chose reconnait finalement que sa jalousie était le fruit de son hyper susceptibilité et renonce à sa vindicte une fois les excuses du Surfer prononcées et la confiance en Alicia retrouvée.

Par la suite les FF doivent faire face au retour de Klaw métamorphosé cette fois en créature d’énergie sonique pure.

Devenu un des plus dangereux criminels du monde Marvel, Klaw parvient à inquiéter à lui seul les FF et à prendre le dessus sur la Chose à l’aide de ses surpuissantes ondes soniques.

Seul Richards trouve la solution en se dotant de gants en vibranium, seul métal capable d’affecter Klaw.

On se remet dans ses émotions avec un vieil ennemi des FF, le Penseur fou qui réactive un androïde appelé la première Torche humaine dans l’espoir en réalité assez vain de vaincre ses adversaires, pour basculer sur une nouvelle aventure passionnante ou le Docteur Fatalis abuse de la naïveté du Surfer d’argent pour lui dérober ses immenses pouvoirs cosmiques.

L’intégrale se termine donc sur la nouvelle et terrible menace d’un Fatalis plus fort que jamais restant en suspens …

En conclusion, on est forcé à sa lecture de considérer « Fantastic four, l’intégrale 1966 » comme un must de la bande déssinée.

Tous les épisodes ou presque sont devenus des classiques du monde Marvel et font prendre conscience que si les FF n’ont rien en eux même de bien fascinants, leurs aventures ont en revanche permis de lancer bon nombres de personnages devenus cultes par la suite.

Jugez en plutôt, les Inhumains sont encore plus vivaces que jamais aujourd’hui avec la découvertes d’origines extra terrestres (Krees) puis mutantes …

Le Surfer d’argent et Galactus sont devenus des pilliers de l’univers Marvel, le surfeur cosmique aux immenses pouvoirs mais à l’âme pacifiste et mélancolique devenant moi super héros préféré.

Derriere, Klaw est un criminel redoutable, qui deviendra lui aussi une valeure sure.

Premier super héros 100% africain, la Panthère noire malgré des pouvoirs plus restreint (force, vitesse et quelques gadjets) aura lui aussi un bel avenir.

Coté FF, c’est en revanche plutôt le calme plat dans le couple Red-Jane avec Johnny en kid américain amoureux transi.

Seule la Chose souffrant de troubles intérieurs et de complexes relatifs à son apparence physique est réellement intéressant.

Les FF en font un combattant courageux, gouailleur et increvable, jamais réellement battu par ses adversaires pourtant plus puissants, comme le Surfer, Klaw ou Flèche noire battu à l’usure.

Si on peut donc estimer que Stan Lee et Jack Kirby ont atteint le niveau « génies créatifs » en 1966 avec ces histoires formidablement imaginatives et innovantes, on peut aussi trouver que les dessins de ce dernier, d’habitudes assez basiques ont aussi bien progréssé avec de belles trouvailles au niveau des couleurs ou d’incrustations d’images de vaisseaux spatiaux aux formes bizarres et compliquées.

A mon sens, si vous ne devez posséder qu’une seule intégrale des FF, choisissez celle de 1966 !

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 21:18

planete_hulk_1.jpg4

 

 

Pour finir ce week end hautement productif voici une bande dessinée qui m’a toujours tenu à cœur, « Hulk,  tome 3, Planète Hulk  » de Greg Pak sur des dessins Carlo Pagulayan.

Sortie en 2007, cette passionnante série en deux volumes servira de prélude au sensationnel « World war Hulk » dans lequel le géant vert se révoltera ni plus moins contre la planète Terre entière !

« Hulk,  tome 3, Planète Hulk  » commence lorsqu’une association secrète de super héros influents appelé les Illuminati composée de Mister Fantastic, Iron-man, Professeur X, Docteur Strange et Flèche noire décide pour écarter la menace permanente que Hulk fait peser sur la planète Terre de l’exiler à bord d’un vaisseau spatial vers un monde dans lequel il pourra vivre en paix.

Mais les plans de Illuminati échouent et le vaisseau de Hulk s’écrase sur Sakaar, une planète peuplée d’êtres évolués sur lesquels règne un humanoïde à peu rouge appelé le roi rouge.

Désirant capturer des gladiateurs pour ses jeux du cirque, le roi rouge envoie ses troupes équipées d'armes sophistiquées pour capturer Hulk.

Malgré sa force physique, Hulk est neutralisé et livré en pâture aux monstres des jeux cruels du roi.

Bien entendu dans l’arène, il fait un malheur mais fidèle à sa réputation d’in contrôlabilité s’en prend au roi lui-même qu’il parvient à blesser avant d’être neutralisé.

Le roi l’épargne mais lui greffe un disque d’obéissance destiné à le rendre docile et  l’envoie dans les fosses pour devenir au milieu d’autres prisonniers un authentique gladiateur.

C’est dans ce monde de feu, que Hulk fait la connaissance de ses compagnons d’infortune avec qui il se liera puissamment par un indéfectible serment d’alliance.

Parmi les Liés-en-guerre figure un Brood horrible race insectoide bien connu des X-men, Miek fragile et timide insectoide, Korg un colosse de pierre, un humanoïde issue de la race des ombres et deux créatures à  peaux rouges Skee (homme) et Elloe (femme), issues de la même race que celle du roi.

Ensemble et soutenu par la force inarretable de Hulk, les Liés-en-guerre réalisent des miracles et se font connaitre des populations de la planète oubliées par leur roi et livrés aux razzia d’horribles créatures appelés les sauvag-bots.

Ainsi nait l’espoir d’une rébellion autour d’un sauveur que pourrait incarner Hulk.

Lorsque Hulk décime les robots cranes surarmés du roi et survit à l’explosion d’une bombe d’une puissance terrifiante, le roi rouge commence à prendre la menace au sérieux et envoie contre lui le Surfer d’argent lui-même réduit en esclavage par un disque d’obéissance.

Le combat dans l’arène est titanesque entre ses deux êtres aux pouvoirs hors du commun.

Aidé par ses amis, Hulk parvient à surprendre le Surfer et à lui arracher son disque d’obéissance.

Rendu à son autonomie, il détruit tous les disque d’obéissance rendant sa liberté aux Liés-en-guerre.

Le Surfer n’a ensuite aucun mal à reprendre sa route dans les étoiles et reçoit un refus poli de Hulk quand il lui propose de lui faire quitter Sakaar.

Hulk se plait en effet à présent dans ce monde ou il incarne un héros, un libérateur, l’incarnation du fils de Sakaar.

Puis l’histoire évolue, le fragile Miek raconte l’histoire de son peuple d’insecte décimé par les peaux rouges et effectue une impressionnante mue physique qui le place comme nouveau roi de sa tribu.

Hulk interrompt pourtant ses désirs de vengeance, augmente l’union des espèces en guerre contre le roi rouge de plus en plus mégalomane qui revêtu de son armure de combat assassine ses propres sujets et charge Caiera son garde du corps personnel, une femme de la race des ombres de tuer Hulk.

L’ombre déchaine une puissance physique hors du commun appelée l’ancienne force mais s’aperçoit qu’elle ne peut venir à bout du géant vert.

Leur combat est interrompu par une invasion de piques, insectes parasitaires infectant les êtres vivant pour les mener à l’état de zombies.

Hulk a fort à faire pour vaincre ces horribles créatures qui ne peuvent mourir qu’en étant incinérées vivantes.

Quand Caiera découvre que c’est le roi rouge qui a envoyé les piques et une bombe pour raser le camps retranché de Hulk, elle se rebelle contre son ancien maitre et rejoint le camps de Hulk.

Le premier tome de « Planète Hulk » s’achève, mais le lecteur non encore rassasié aura droit à un copieux double bonus avec savoureuse une aventure concoctée par Peter David sur des dessins de Jae Lee ou Hulk en pleine atmosphère londonienne gothique, est guidé par le fantôme d’une sorcière appelée Tricia pour trouver son meurtrier et lui permettre ainsi de reposer en paix.

En guise de dessert, l’équipe de scénaristes-dessinateurs revisite un classique Marvel ou Hulk affronte brièvement les Champions, association assez improbable composée de Hercule, Darkstar, Angel, Iceberg, la Veuve Noire, le Motard Fantome.

En conclusion, « Hulk,  tome 3, Planète Hulk  » est un pari audacieux débouchant sur une vraie réussite.

Le scénario imaginé par Pak est formidablement imaginatif et plonge Hulk dans un univers inhabituel vaguement inspiré de celui de l’Empire romain ou son apparence monstrueuse, sa force et sa brutalité bestiales ne sont pas des handicaps.

Devenu une sorte de messie pour tout un peuple opprimé par un tyran hégémonique et cruel, Hulk se fait des amis, est respecté, aimé et donne enfin un sens à sa vie qui semble en voie d’apaisement.

Bien entendu, la présence de Hulk sur un monde aussi sauvage se solde par son lot de combat épique ou la puissance incalculable du géant vert lui permet de triompher de périls redoutables, y compris le Surfer d’argent en guest star de luxe et le belle Caiera au charme exotique assez sexy pour une alien.

Plus que le scénario riche et dense, on appréciera le formidable travail de Pagulayan insufflant force et vie dans un foisonnement permanent de couleurs vives.

Tout est donc réunit ici pour faire de « Hulk,  tome 3, Planète Hulk  » un must du monde Marvel contemporain !

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 19:45

moore.jpg2

 

 

Bonne idée a priori de la part de DC comics de publier en 2005 « L’univers des super héros DC par Alan Moore » tant le génial scénariste britannique est responsable de classiques comme « Watchmen », « V pour Vendetta » ou « Swamp Thing ».

Dans les faits, l’ouvrage contient un patchwork de quelques épisodes forts des années 80 scénarisés par le gourou du monde des super héros.

A tout seigneur, tout honneur le premier d’entre eux est consacré à Superman avec Curt Swan au dessin.

Dans cette histoire aux forts relents de fin du monde, Lois Lane remariée avec un homme ordinaire raconte à un journaliste la fin de son ex chéri super héros obligé de combattre en Antarctique une fusion de ses deux plus terribles ennemis le robot Brainiac et le génie du mal Lex Luthor.

Brainiac ayant colonisé le corps de Luthor manipule le ridicule Kryptonite-man pour tenter de tuer son adversaire de toujours.

Mais Superman reçoit l’aide de ses amis (Batman, Wonder woman, Captain Marvel ) ou le chien Krypto qui se sacrifie pour tuer Kryptonite-man.

Brainiac et Luthor définitivement éliminés, Superman s’aperçoit que son réel ennemi est le sorcier Mxyzptlk mais disparait après l’avoir vaincu.

Sous la plumme de Dave Gibbons, Moore décrit une aventure très intéressante ou un conquérant de l’espace appelé Mogul paralyse Superman en utilisant une plante parasite plongeant ses victimes dans un état de rêve permanent.

Secouru par un trio de choc composé de Batman-Robin et Wonder woman qui n‘hésitent pas à affronter un ennemi à la force colossale, Superman parvient à se libérer de l’emprise de la plante et engage un combat de titan face à Mogul.

C’est finalement Robin qui trouve la clé en usant des gants manipulateurs de Mogul pour retourner la plante contre lui.

Plongé à son tour dans des rêves de conquêtes sans fin, le conquérant de l’espace tombe à son tour en catalepsie.

Avec Rick Veitch, Moore provoque la rencontre entre Superman et son héros fétiche Swamp Thing seul capable de l’aider par sa connexion avec le monde végétal à combattre l’infection mortelle que provoque en lui l’arrivée d’un champignon de l’espace.

Malgré un coté Franck Miller sur les dessins de Klaus Janson, le petit épisode consacré à Green Arrow luttant contre un criminel archer d‘élite comme lui, ne dépasse pas le cadre de l’anecdotique.

Renouant sa collaboration avec Gibbons puis Kevin O‘neill, Moore s’attaque ensuite à l’histoire des Green lantern, en envoyant Abin Sabur, le prédécesseur de Hal Jordan qui dut pour sauver un enfant dont le vaisseau spatial, aller sur la planète d’Ysmault ou étaient détenues en captivité des créatures maléfiques capable de prédire l’avenir et notamment la mort de Sabur et la fin du corps des Green lantern.

Très à l’aise dans cette atmosphère fantastique et surnaturelle, Moore offre avec Bill Willimgham un petit dessert avec l’échec du recrutement d’un gardien aveugle avec qui il est impossible de communiquer.

Le dernier épisode consacré à Batman avec George Freeman aux crayons, met à l’honneur son ennemi Gueule d’argile, criminel défiguré vivant dans l’obsession de son ex femme morte qu’il croit reconnaitre dans les mannequins en celluloïds d’un magasin de vêtements.

En conclusion, « L’univers des super héros DC par Alan Moore » est d’un niveau global assez faibles.

Mis à part le choc avec Mogul, les aventures de Superman sont peu intéressantes, la première flirtant à mon sens parfois avec le ridicule avec ses personnages aux noms ridicules (Kryptonite-man, Mxyzptlk).

Pas à grand-chose à dire sur les pales exploits de Green Arrow, de toute façon comme pour Œil de faucon, je suis assez rétif au concept du super héros archer.

Que reste il alors ? Des dessins irréprochables de pratiquement tous les artistes véritablement surdoués, l’univers presque Lovecraftien des aventures des Green lantern aux prises avec des créatures monstrueuses et le dernier volet impressionnant consacré à un ennemi particulièrement atteint psychologiquement de Batman.

Ceci suffit tout juste à arracher une mention correcte à cet ouvrage assez hétérogène et dispensable.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 18:12

luke_cage.jpg3

 

 

Après Daredevil place à Luke Cage dans la collection Marvel noir parue en 2009.

Le principe est ici toujours identique, revisiter les origines d’un héros des années 60-70 en les plaçant dans une ambiance de polar des années 30.

Avec Cage alias Power man, l’un des premiers héros noir de Marvel crée en 1972,  les scénaristes Mike Benson et Adam Glass disposaient d’un sujet en or.

L’homme a en effet une forte personnalité, des pouvoirs intéressants (super force, invulnérabilité importantes) et incarne le héros afro américain type pret  à se battre pour défendre la fierté de sa communauté dans la rue.

Benson et Glass exploitèrent le sujet en créant « Luke Cage : clair de lune sur Harlem » avec Shawn Martinbrough aux dessins.

Nous sommes ici dans le Harlem des années 30, celui des artistes mais aussi des redoutables gangs.

Après dix ans passés en prison pour avoir frappé un policier blanc et avoir servi de cobaye pour des expérimentations faisant de lui ce qu‘il est à présent, Luke Cage retrouve un quartier qu’il ne reconnait plus.

Son ami d’enfance Stryker est devenu le gangster le plus puissant du quartier et sa  girl friend Joséphine Ball est morte dans un incendie.

Un peu perdu, Cage se voit proposé de travailler pour Banticoff un riche blanc, dont la femme a été assassinée à Harlem.

Fidèle à sa réputation de héros à louer, Cage accepte et se lance dans une ténébreuse enquête ou il ne tardera pas à tomber sur son vieil ennemi Tombstone, noir albinos  à la peau presque aussi dure que la sienne.

Alors après avoir échappé à un piège organisé par des flics ripoux en cheville avec Tombstone, Cage va commencer à se méfier de son employeur et réaliser que celui-ci l’a engagé pour lui faire porter le chapeau de la mort de sa femme.

Il va également retrouver Joséphine, vivante mais défigurée au couteau par Tombstone sur ordre de Stryker.

Ivre de vengeance Cage met le feu à l’immeuble de son ancien ami et le laisse à son tour défiguré par les flammes.

Mais Stryker, Tombstone, le policier ripoux  et Banticoff s’unissent pour kidnapper le fils que Cage a eu avec Joséphine.

Le héros de Harlem est alors forcé d’éliminer ses rivaux un par un et termine par le cerveau de l’histoire, Banticoff, ex GI noir américain revenu de la première guerre mondiale en se faisant blanchir le peau pour séduire et épouser une femme blanche riche qui aura le malheure de tomber enceinte ce qui le conduira à l’assassiner.

 

Après avoir triomphé de ses ennemis, Cage honorera avec joie son mythe d'homme noir invincible qui donnera du baume au coeur de la communauté afro-américaine.

 

En conclusion, « Luke Cage, clair de lune à Harlem » est une solide histoire écrite dans la plus parfaite tonalité des polars glauques et sordides de la série noire.

Benson et Glass nouent une intrigue retorse ou le héros désabusé s’embourbe davantage à chaque pas.

Bien entendu dans cet univers de gangsters noirs, la violence est extrême et les morts nombreux sans toutefois atteindre le niveau d’hémoglobine d’un Wolverine.

Le style élégant et sombre de Martinbrough parvient à recréer un Harlem des années 30 glauque à souhait ou Cage archétype du héros solitaire, fier, viril et macho évolue sur fond de racisme envers la communauté noire.

Nous ne sommes donc pas en présence d’un chef d’œuvre mais devant une commande bien honorée par des artistes de talent.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 17:22

Iron_man_1968.jpg1

 

 

On continue avec les aventures du vengeur doré sur , « Iron-man, l’intégrale, 1968 » avec la prise de pouvoir définitive d’Archie Goodwin au scénario sur des dessins de George Tuska, Johnny Craig et Gene Colan.

L’intégrale commence par la conclusion de l’histoire précédent ou Iron-man se sort sans trop d’encombre des griffes de l’A.I.M organisation terroriste commandée par le savant fou Mordius qui désirait mettre la main sur les secrets de son armure.

Mais au cours du naufrage du bateau de la Maggia, l’agent du S.H.I.E.LD Stiwell chargé d’assurer la sécurité de Tony Stark noue contact avec une jolie brune nommée Whitney Frost qui s’avèrera sous des dehors avenants être le leader de l’organisation mafieuse cherchant à infiltrer Stark Industries.

Dés lors, le brave mais naïf Stiwell aveuglé par ses sentiments sera manipulé comme pion pour atteindre Stark.

Dans les aventures suivantes, Iron-man affronte un énième (mais coriace) robot appelé le Démolisseur.

Cord, le savant fou qui l’a crée se rend compte de son erreur quand Iron-man s’interpose pour sauver sa propre fille et se sacrifie pour permettre la défait de son robot.

Puis Stark est de nouveau victime de problèmes cardiaques et doit disparaitre de la circulation.

Désespéré il appelle son ami Happy Hogan pour l’aider à lui confectionner une armure encore plus performante capable de stimuler efficacement son cœur déficient.

Mais lors des manipulations Happy est encore une fois exposé au rayons de cobalt et de transforme en monstre.

Iron-man intervient et parvient à inverser le processus tout en ménageant son ami.

L’épisode suivant est plus intéressant puisqu’il marque le retour d’un vieil ennemi russe d’Iron-man, la Licorne dont les pouvoirs ont été augmenté à la suite d’un traitement qui le tue à petit feu.

Rendu fou par le désespoir, la Licorne se rebelle contre ses maitres soviétiques puis prend d’assaut un congrès de scientifiques américain dans l’espoir de trouver un remède au mal qui le ronge.

Présent au congrès, Stark se change en Iron-man et parvient après une lutte au couteau à désactiver l’équipement électronique de son adversaire ce qui lui fait perdre les pédales et l’amène à se jeter dans une eau glacée.

Puis Iron-man est précipité dans le futur du XXIV iéme siècle ou il parvient à désactiver Cérébrus un super ordinateur qu’il aurait lui-même crée et qui aurait par la suite pris le contrôle de la planète terre.

Après avoir une nouvelle fois vaincu le grotesque Crusher caricatural criminel sud américain ivre de revanche, Iron-man a maille à partir avec le Gladiateur qui travaillant pour le compte de la Maggia prend en otage les amis de Stark.

Avec une armure aux capacités augmentées notamment des disqueuses capables d‘entamer la cuirasse d‘Iron-man, le Gladiateur jusqu’alors adversaires de la classe du plus modeste Daredevil, parvient par une suite de malentendu à donner assez de fil à retordre à son adversaire pour que Whitney Frost et son équipe pénètre dans l’usine de Stark.

Mais l’intervention courageuse de Stiwell ajoutée au subit retournement du Gladiateur trop sur de lui contre Frost permettent à Iron-man de reprendre la situation en main malgré la déception amoureuse de Stiwell trompé par ses sentiments et incapable d’arrêter Miss Frost.

Enfin en bonus on notera un épisode de 1998 écrit par Kurt Busiek et dessiné par Patrick Zircher revisitant le mythe de la naissance d’Iron-man, avec la prise d’otage vietnamienne faisant passer le play boy doué mais insouciant qu’était Tony Stark au statut d’industriel responsable et de super héros en armure.

En conclusion, « Iron-man, l’intégrale, 1968 »  est d’un bien piètre niveau.

Si avec Goodwin l’anti communisme primaire des débuts s’estompe peu à peu, l’inspiration fait du surplace reprenant au mieux des idées déjà exploitées précédemment comme l’attaque d’un gros robot ou la ridicule transformation de Happy en monstre de Frankenstein.

Mis à part la Licorne rendu pathétique par sa maladie et l’amusante variation d’un Iron-man combattant un ordinateur du futur qui montre que la SF des années 60 avait déjà exploité ce thème, les aventures du vengeur doré et de son alter égo Tony Stark n’ont ici pas grand intérêt.

Et ce n’est pas le surgonflé Gladiateur profitant d’une inconcevable série de malchances et de dysfonctionnements qui pourra prétendre rehausser le niveau.

Certes le dernier épisodes au graphisme superbe de Zircher sauve un peu les meubles mais tout ceci demeure d’un niveau bien médiocre.

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 13:38

Iron_man_1966_1968.jpg4

 

 

Troisième série des aventures du vengeur doré, « Iron-man, l’intégrale, 1966-1968 » voit la consolidation du règne du dessinateur Gene Colan aux cotés du scénariste Stan Lee qui se fait néanmoins aider de Roy Thomas et d’Archie Goodwin.

On retrouve Iron-man en fâcheuse posture, alors que le Sénat américain a déclaré Tony Stark hors la loi en raison de son absence à sa demande de comparution.

Traqué, stressé, affaibli sans ses habituelles recharges électriques, Stark erre et finit en désespoir de cause par vouloir se rendre à la justice.

Mais il est violemment pris à parti par Namor, le Prince des mers, qui lui reproche d’avoir repoussé son ennemi Krang en fuite de son royaume Atlantis après l’avoir trahi en emmenant sa fiancée Dorma.

Opposé à l’un des plus formidables personnages de l’univers Marvel, un souverain fier à la puissance terrible, Iron-man doit en raison de ses faibles ressources ruser pour survivre et prendre une nouvelle armure chargée à bloc.

Namor étant également au sommet de sa puissance physique, le combat entre deux poids lourds de l’univers Marvel est fantastique et si Iron-man semble l’emporter à l’usure alors que les forces de Namor finissent par décliner en surface, ce dernier échappe à la défaite en retrouvant la trace des traitres et en se dérobant à l’affrontement.

Alors que Stark accepte de comparaitre devant le sénateur Byrd, les Soviétiques profitent de l’aubaine en lançant à nouveau l’Homme de Titanium contre Iron-man avec une armure encore plus puissante et plus manœuvrable que la précédente.

Iron-man l’emporte une nouvelle fois après une lutte d’une intensité inouïe et le choc de la chute de l’Homme de Titanium fait retrouver la mémoire à Happy Hogan présent lors de l’affrontement.

Happy se souvient donc que Stark est Iron-man.

Même si après ce nouveau coup d’éclat le Sénat américain renonce aux poursuites contre Stark, les soviétiques ne tolèrent pas un deuxième échec de leur champion et abandonnent l’Homme de Titanium en pleine mer.

Lors de sa comparution devant le Sénat, Stark fait un malaise et le monde entier apprend sa terrible maladie cardiaque tandis que la presse a de plus en plus de soupçons sur sa double identité.

C’est donc le courageux Happy qui va endosser le costume de Tête de fer pour donner le change et protéger la double identité de son patron.

Bien sur cet intérim ne tarde pas à lui attirer les pires ennuis et Happy se trouve capturé par le Mandarin, toujours ivre de revanche.

Stark est alors obligé de le secourir et confectionne pour ceci une nouvelle armure encore plus performante en poussant ses capacités puissance/résistance au maximum.

Le choc entre les deux rivaux est une nouvelle fois formidable.

Iron-man regonflé à bloc parvient à vaincre le Mandarin en terminant le combat sans ses gants dans un corps à corps d’homme à homme.

Vient ensuite le tour d’un ennemis traditionnels des Fantastiques, l’Homme taupe, génie scientifique régnant sur un monde sous terrain composé de sub terriens humanoïdes asservis à sa volonté et doté d’énormes armes de guerre.

Pour déjouer les plans de l’Homme taupe qui souhaite profiter d’une invention de Stark pour envahir la Terre, Iron-man doit donc se rendre sous terre et secourir la belle Pepper retenue prisonnière de l’affreux criminel.

Iron-man retrouve ensuite son vieil ennemi Melter qui ayant amélioré son rayon fondeur l’oblige à revêtir son ancienne armure afin de le pousser à une guerre d’usure provoquant une défaillance de son équipement.

On passera très vite sur le pitoyable épisode du Crusher, savant fou cubain devenu un colosse invulnérable pour retrouver un autre épisode tendancieux mettant aux prises le vengeur doré à Half-face scientifique chinois ayant récupéré l’Homme de Titanium rendu encore plus redoutable qu’auparavant.

Même si Iron-man parvient encore une fois à prendre le dessus sur ce redoutable adversaire, c’est le revirement de Half-face désireux de retrouver une vie paisible avec sa famille qui provoquera la chute définitive du géant de métal.

La dernière partie de l’intégrale donnera deux nouveaux adversaires difficiles pour Iron-man, la Gargouille grise, criminel de pierre capable de changer en pierre ses adversaires et désireux d’acquérir les armes de Stark pour prendre sa revanche contre Thor et Whiplash tueur à gage employé par la Maggia du Comte Nefaria.

Lors de ces deux aventures délicates, Iron-man reçoit l’aide de Jasper Sitwell jeune agent du S.H.I.E.L.D chargé de prêter main forte à Stark.

Personnage naïf, idéaliste, plastronneur et tête brulée, Sitwell apportera une petite touche d’humour à ses histoires violentes ou Iron-man sera une nouvelle fois sérieusement mis à mal par ses puissants ennemis.

L’intégrale se termine alors que Iron-man considérablement affaibli par son combat contre la Gargouille a été vaincu par Whiplash, et son armure initialement livrée à un navire occupée par la Maggia est en passe d’être récupérée par l’organisation criminelle appelée A.I.M.

En conclusion, « Iron-man, l’intégrale, 1966-1968 » est un excellent cru avec des aventures riches, foisonnantes et très bien amenées.

En grande difficulté dans sa vie privée avec les menaces sur sa double identité et l’attraction naturelle finissant par se nouer entre Happy et Pepper, Iron-man doit de surcroit affronter des ennemis autrement plus puissants que le Chevalier Noir ou le Fantôme.

Tous en effet sont des criminels de premier rang et parviennent à le pousser aux portes de la défaite.

Outre le choc du Prince des mers, on appréciera les classiques revisités du Mandarin et de l’Homme de Titanium, ainsi que les petits nouveaux Gargouille grise et Whiplash.

Le style de Gene Colan fait indiscutablement la différence, en donnant au super héros en armure un coté plus émouvant, fragile et expressif que Heck.

Tout concoure donc pour faire de cette intégrale un véritable classique.

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:45

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3

 

 

Iron-man la suite avec « Iron-man, l’intégrale, 1964-1966 » de Stan Lee, Don Heck, Adam Austin et Gene Colan aux dessins.

Les aventures du vengeur doré débutent par un classique affrontement avec le Chevalier noir, super criminel de second plan dont les principaux atouts reposent sur des armes plus ou moins technologiques dont une lance multi usages.

Après avoir écarté la menace, Tony Stark réalise qu’il ne peut plus enlever l’armure d’Iron-man sans courir le risque de voir son cœur s’arrêter.

Il a alors l’idée de dire à Happy et Pepper (transformée en belle rousse aux yeux verts, visiblement l’archétype de la femme parfaite pour Lee !) que Stark est en vacances et qu’Iron-man reprend en son absence la direction de Stark Industries.

Mais cette position éveille les soupçons de ses employés, de la presse, de la police et devient au fur et à mesure de plus en plus intenable d’autant plus qu’Iron-man doit faire face aux retours d’Œil de Faucon et du terrible Mandarin qui a élaboré un rayon destructeur pour tuer son ennemi à distance.

Cette fois ci encore, Iron-man défait son redoutable ennemi sur ses terres non sans avoir frôlé la défaite.

Après avoir réussi à améliorer le rendements de transistors alimentant le dispositif de survie de son cœur, Stark peut ensuite réapparaitre et rassurer son entourage.

Il écarte facilement la menace du Fantôme qui sabotait les usines Stark, défait encore une fois Œil de Faucon et sa Veuve noire dotée pourtant de son premier costume de super héroïne.

Après un épisode amusant ou un voleur lui dérobe son armure et l’oblige à endosser l’ancienne pour le neutraliser, on passe aux choses plus sérieuses avec la menace d’Attuma, sorte de double maléfique aux Prince des mers, qui désire envoyer un missile privant les humains d’oxygène.

Iron-man doit ainsi s’employer pour déjouer un ennemi de premier plan, puissant et doté d’armes technologiques évoluées.

L’incartade du Maitre des rêves rappelle trop les ennemis du style Docteur Doll, tandis que le mélange entre une invasion extra terrestre et les manigances du Comte Nefaria, patron de la Maggia, utilisant le cousin Morgan de Stark ne prend pas vraiment.

Le réel grand moment de cette intégrale est la naissance de l’Homme de Titanium (Boris Bullski), super héros soviétique dotée d’une imposante armure conçue spécialement pour défaire le champion de l’Amérique en combat singulier retransmis dans chacun des deux pays.

Malgré sa puissance inférieure, Iron-man sort vainqueur de ce combat de boxe à l’échelle planétaire en utilisant un canon ionique spécialement conçue pour désactiver les formidables défenses de son ennemi.

Mais la victoire est acquise au prix fort puisque son ami Happy Hogan est grièvement blessé en portant secours à son patron.

Après avoir écarté la menace du Penseur fou et de son androïde métamorphe, Iron-man va secourir son ami enlevé par le Chevalier Noir et lui administre un traitement révolutionnaire sensé le ranimer.

Mais l’opération est un échec et Happy est transformé en grotesque monstre de Frankenstein qu’Iron-man doit maitriser pour le guérir à nouveau.

Si Happy finit par retrouver la santé, il a en par contre perdu la mémoire et ne se souvient pas avoir deviné que Stark et Iron-man étaient la même personne.

Cité à comparaitre au Ministère de la Défense qui souhaite connaitre les secrets d’Iron-man, Stark se voit intercepté par l’éternel Mandarin qui lui oppose son arme ultime, un monstre gigantesque nommé Ultimo.

Si Iron-man parvient à détruire Ultimo en l’attirant dans un volcan en fusion, sa dérobade à sa convocation, entraine un mandat d’arrêt contre Stark, la fermeture de ses usines et l’arrêt de tous ses contrats en cours.

En conclusion,« Iron-man, l’intégrale, 1964-1966 » est pour moi inférieure aux premières saisons.

Les scénaristes se reposent un peu sur leurs acquis en réactivant simplement d’anciens ennemis du Vengeur doré dont les piètres Œil de Faucon ou Chevalier Noir.

Le véritable moment dramatique du récit est le sacrifice de Happy pour aider Iron-man à vaincre son ennemi le plus dangereux avec le Mandarin, le terrible Homme de Titanium, le seul qui lui soit supérieur en puissance pure.

Cet affrontement épique a un fort gout de Rocky IV ou de Rambo II technologique, avec le choc de deux super puissances animant le bloc américain et le bloc soviétique.

Mis à part ce moment fort, un travail sérieux mais rien de réellement extraordinaire.

On noter l’évolution graphique dans les dessins avec l’arrivée de Adam Austin et de Gene Colan au style plus adulte, sombre et inquiétant que celui de Don Heck.

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 11:23

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  Iron_man_1963_1964-copie-4.jpg

 

Après les premiers Hulk, Spider-man et les X-men, voici un autre grand moment de l’histoire de comic books avec « Iron-man, l’intégrale 1963-1964 » soit les tous premiers épisodes narrant la naissance du super héros en armure.

Même si Jack Kirby est associé aux cotés de l’inévitable Stan Lee à la genèse d’Iron-man, c’est surtout Don Heck qui fut le premier à donner vie à l’homme de fer.

On découvre donc la vie d’un industriel milliardaire américain Tony Stark, dont le génie scientifique permet à son entreprise Stark industries de décrocher d’énormes contrats avec la défense américaine.

Bel homme, séducteur et sur de lui, Stark est également un patriote qui met ses dons d’inventeurs au service de son pays dans la course à l’armement contre le bloc communiste sino-soviétique.

Mais le destin du génial play boy bascule lorsqu’il est capturé au Viet Nam par un chef de guerre communiste appelé Wong Chu.

Wong Chu fait demande à Stark de lui fabriquer des armes en faisant pression sur son état de santé critique depuis qu’il a appris qu’il avait un éclat d’obus enfiché dans une région prêt du cœur.

Désespéré, Stark s’allie avec un savant chinois également détenu, le professeur Yinsen pour fabriquer une armure de fer disposant d’une électronique complexe capable de maintenir son cœur en vie.

Devenu le premier Iron-man, Stark parvient à échapper à ses bourreaux même si Yinsen doit se sacrifier pour permettre son évasion.

Revenu aux Etats unis, Stark contraint de porter en permanence la plaque de métal maintenant son cœur en vie et à recharger périodiquement ses batteries, décide de mener une double vie en tant qu’Iron-man, garde du corps officiel de Tony Stark, défenseurs des intérêts de son patron et par ricochet du gouvernement américain.

Le premier Iron-man ressemble plutôt à un bibendum, son armure est lourde, grossière, ses pouvoirs résidant dans ses rayons répulseurs, sa force surhumaine mais surtout l’intelligence aiguisée de son propriétaire.

Iron-man défait d’abord Gargantus, un énorme robot néandertalien envoyé par une race extra terrestre pour dominer les humains puis le ridicule Docteur Strange, super criminel capable de la manipuler à l’aide d’un dispositif électronique.

Puis vient le tour des ennemis idéologiques comme le Barbare rouge, général soviétique utilisant les dons de camouflage d’un espion appelé Acteur pour usurper l’identité de Stark et tenter de dérober ses secrets technologiques.

Bien que l’Acteur ait découvert la double identité de Stark, la bêtise de son patron le fait éliminer avant qu’il ne puisse révéler le secret à ses ennemis.

Les aventures du héros sont variées avec une intrusion dans l’infra monde des de Kala, reine des Atlantes qu’Iron-man empêche d’envahir la terre ou bien dans l’Egypte des pharaons, ou il apporte son aide à la reine Cléopâtre aux prises avec un sorcier ennemi appelé Hatap.

Plus classiquement, Iron-man défait des super criminels américains comme l’acrobate Epouvantail, Jack Frost, scientifique manipulateur du froid, le Melter seul capable d’abimer son armure à l’aide de son rayon à haute chaleur ou le dangereux Docteur Doll, capable de manipuler les être humains à l’aide de poupées façonnées à leur effigie.

Du coté de sa vie privée, il embauche Harry Hogan, surnommé Happy comme chauffeur et homme à tout faire.

Ex boxeur raté, Happy est un costaud un peu lourd mais fidèle et courageux, qui sauvera plus d’une fois la vie à son patron.

Amoureux de Virginia Pepper Potts, la secrétaire de Stark, il souffrira longtemps du fait que la belle ait une préférence marquée pour son insaisissable patron.

La menace rouge prend un tour plus étoffé avec l’arrivée de la Dynamo Pourpre alias le professeur Vanko, alter égo soviétique d’Iron man, dont l’armure bien que moins perfectionnée, lui posera quelques difficultés par sa capacité à créer des courants à haute intensité.

Après avoir vaincu son rival, Iron-man parviendra astucieusement à le retourner contre ses anciens patrons et à faire passer son génie scientifique à l’Ouest.

Avec l’Homme de Titanium et dans une moindre mesure la Licorne, la Dynamo Pourpre fera partie des ennemis soviétiques historiques d’Iron man.

Stark n’a de cesse d’améliorer son armure et finit par adopter un modèle rouge et or moins encombrant, lui assurant plus d’autonomie, de résistance et de manœuvrabilité.

Il teste son nouvel équipement sur Angel des X-men, devenu agressif à la suite d’une invraisemblable expositions à des radiations nucléaires puis affronte son plus dangereux rival, le Mandarin.

Le Mandarin est un scientifique chinois qui a pu maitriser la technologie d’un vaisseau spatial extra terrestre et qui possède dix anneaux dotés chacun d’un pouvoir particulier.

Aussi génial et bien armé que Stark, il est également un des meilleurs karateka au monde et est capable de briser l’armure d’Iron man d’un coup bien placé.

Iron-man le défait une première fois dans son château ce qui inaugurera une suite quasiment sans fin de duels acharnés entre les deux hommes.

Aux Etats unis il doit pour la première fois faire face à l’espionne russe Natacha Roumanov alias la Veuve noire, superbe jeune femme envoyée par les soviétiques pour l’éliminer.

La Veuve noire obligera Vanko à se sacrifier pour sauver Iron-man d’une deuxième Dynamo Pourpre et séduira l’archer américain Œil-de-Faucon pour le forcer à combattre son ennemi.

Outre les combats avec Œil-de-Faucon et son agaçant arsenal de flèches gadgets, le grand moment de la fin de cette intégrale est le choc avec Captain america que Iron-man confond avec le super criminel Caméléon passé maitre dans l’art du déguisement.

En conclusion, à ma grande surprise « Iron-man, l’intégrale 1963-1964 » s’est avéré beaucoup plus plaisant que je ne le pensais.

Bien entendu les affrontements contre les espions et super criminels communistes sont risibles avec une de forts relents de propagande, mais Marvel parvient à ne pas franchir le point de non retour en apportant juste ce qu’il faut de nuance.

Les aventures d’Iron-man sont exceptionnellement variées et le nombre de ses ennemis parait être quasiment sans fin, certains comme la Licorne, la Dynamo pourpre, le Melter, Jack Frost (qui deviendra Blizzard !) ou l’immortel Mandarin, deviendront d’authentiques stars du panthéon Marvel.

Alors qu’il pourrait être agaçant, Stark est rendu attirant par sa vulnérabilité cardiaque qui l’oblige à vivre dans le secret et  à dépendre de la technologie pour survivre.

Personnage flamboyant mais fuyant, le milliardaire est un héros au talon d’achille assez génial.

Si les scénario de Lee sont assez impeccables pour l’époque, le style de Heck est en revanche assez daté avec un trait assez simpliste et grossier.

Mais le reproche est aussi valable pour Kirby ou Ditko.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 20:41

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Vous avez pu constater que Spawn la créature crée par Todd Mc Farlane possède depuis longtemps les honneurs de ce blog, avec les bandes dessinées, les films d’animations et même les disques qu’il a pu inspirer comme « The dark saga » de Iced earth.

Il manquait donc pour compléter la panoplie le film réalisé par Mark Dippé en 1997.

« Spawn » est assez fidèle à la bande dessinée avec toutefois quelques variations qui pourront choquer les puristes.

Ainsi, le lieutenant colonel Al Simmons (Michael Jay White) est bien le soldat d’élite effectuant les sales besognes pour une agence du gouvernement américain présidée par Jason Wynn (Martin Sheen) qui le fait assassiner parce qu’il souhaitait démissionner en raison de problèmes de conscience.

Mais Wynn fait assassiner Simmons par une femme l’agent Jessica Priest (Melinda Clarke) en l’incinérant après l’avoir aspergé de produits chimiques dans une usine Nord Coréenne.

Etant sous la coupe du Violator (John le Guizamo) démon ayant revêtu l’apparence d’un horrible clown grossier et méchant, Wynn se laisse convaincre de s’implanter un dispositif électronique dans le corps qui à sa mort entrainera la relâche d’un gaz hautement toxique capable de se répandre à l’échelle planétaire.

Entre temps, Simmons passe un pacte avec le démon Malebolgia, qu’on peut assimiler à Satan, pour revenir sur terre revoir sa femme Wanda Blake (Theresa Randle) en échange de devenir son serviteur.

Revenu sur terre mais atrocement défiguré, Simmons erre complètement perdu dans les bas fonds de la ville ou il trouve refuge.

Malgré les séquelles psychologiques, il est parvient à se ressaisir et prend conscience des pouvoirs que Malebolgia lui a donné, à savoir une énergie mystique lui donnant une force surhumaine et des capacités de régénération, le tout complété par des griffes, chaines et un costume quasi vivant devenant une sorte de prolongement de sa volonté.

Devenu un Spawn, Simmons a pour mission de tuer le plus de victimes possible sur terre afin de gonfler les armées de Malebolgia pour l’affrontement final contre les forces du Bien.

Rebelle à son nouveau maitre, il est conseillé par un vieil homme nommé Cagliostro (Nicol Williamson) lui-même ancien Spawn mais il subit aussi l’influence du terrible Violator qui sous son apparence grotesque, cache en réalité un démon d’une puissance incroyable capable de le tenir en échec.

Torturé par le souvenir de Wanda remariée avec son meilleur ami Terry Fitzgerald (DB Sweeney) avec qui elle a eu une petite fille appelée Cyan, Spawn est dévoré par un esprit de revanche sur Wynn.
Il élimine Priest mais maitrisant encore mal ses nouveaux pouvoirs échoue à le tuer.

Cogliostro lui explique alors les plans du Violator qui espère justement qu’il tue Wynn pour libérer le gaz et provoquer une hécatombe.

Spawn se retourne donc contre son ancien maitre et va affronter avec Cogliostro Malebolgia sur son terrain en enfer.

En enfer, Spawn parvient à quasi tuer le Violator et utilise son pouvoir pour détruire l’armée de Malebolgia.

Revenu sur terre, il déconnecte le dispositif électronique de Wynn, l’élimine et libère Wanda détenue en otage.

Le film s’achève sur une vision de la créature puissante mais solitaire qu’il est devenue.

En conclusion, à sa sortie « Spawn » s’est fait tailler en pièce de manière assez injuste.

Il faut dire aussi qu’à l’époque, les films de super héros n’étaient pas encore à la mode et la technologie informatique bien que déjà avancée présentaient encore quelques lacunes.

Ainsi si l’animation et les effet spéciaux de Spawn sont globalement assez réussis, certains ratés subsistent comme l’animation grossière de Malebolgia et la vision des enfers.

Pour le fond, le passage au cinéma expurge l’intrigue de Spawn d’une partie de sa richesse notamment la connexion avec la maffia et ses tueurs, celle avec la sympathique équipe de policiers composée de Burke et Twitch ou la présence dérangeante du tueur d’enfant Billy Kingcaid.

Pourtant malgré ses défauts, le film Dippé tient correctement la route.

L’action est au rendez vous, les acteurs sont crédibles voir même bons comme l’excellent le Guizamo parfait en clown pervers tendance démoniaque.

 

Je vous recommande également la bande son, étrange mélange de heavy metal et d'artistes affiliés au mouvement techno.

 

Enfin on appréciera également l’interview de Mc Farlane dans les bonus, ou le volubile et créatif dessinateur explique sa vision du film et de son personnage fétiche, notamment sur le fait qu’il se soit inspiré de son colocataire noir pour créer un héros pauvre et moche aux antipodes des héros blancs riches et aisés comme Batman, Spider Man ou Superman.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 16:38

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Surfant sur la mode des films de super héros, Mark Steven Johnson réalise « Daredevil » en 2003.

Le film est assez fidèle au comic de Marvel et montre les origines du héros, le fragile Matt Murdock (Ben Affleck) fils d’un boxeur raté du quartier chaud de Hell’s Kitchen à New York, qui à la suite d’un accident de la route se trouve aveugle mais dotés d’hyper sens dont un sens radar palliant grandement son handicap.

Lorsque son père meurt assassiné par la mafia après avoir refusé de se coucher pendant un combat, Matt qui avait toujours écouté son père qui lui disait d’étudier pour devenir avocat plutôt que de se battre dans la rue, change d’opinion après ce meurtre odieux et décide de combattre le crime.

Le jour Matt Murdock fait équipe avec Foggy Nelson (Jon Favreau) en tant qu’avocat défenseur des petites gens et la nuit il redresse les erreurs de la justice en combattant le crime à New York sous le nom de Daredevil.

Mais la vie de l’avocat aveugle bascule lorsqu’il fait la connaissance d’Elektra Natchios (Jennifer Gardner) , fille d’un milliardaire grec sous la coupe du roi de la pègre New Yorkaise, le colossal Caïd (Michael Clarke Duncan).

Matt et la très athlétique Elektra tombent amoureux mais cet amour est brisé lorsque le Caïd fait assassiner malgré la présence de Daredevil, le père de cette dernière par son tueur d’élite le Tireur (Colin Farrell).

Le Tireur est un tueur psychotique doté de d’une adresse surhumaine qui lui permet de transformer chaque objet qui l’entoure en arme mortelle.

Il propose au Caïd de faire du rab et de régler son compte à Daredevil.

Mais ivre de douleur après la mort de son père, Elektra met à profit ses dons en arts martiaux pour tenter de tuer Daredevil qu’elle croit responsable de ce meurtre.

Après un combat féroce, Daredevil lui révèle son identité et parvient à la raisonner mais le Tireur surgit, le blesse et tue Elektra.

Il poursuit ensuite Daredevil venu trouver refuge dans une église.

Le combat entre les deux hommes atteint son paroxysme dans l’ambiance gothique de l’église et Daredevil finit pat tuer son ennemi.

Il ne lui reste plus qu’a régler ses comptes avec le commanditaire de tous ces meurtres, le Caïd.

Plus mobile et vif que son imposant adversaire, Daredevil le neutralise et préfère le livrer à la police après avoir un instant hésité à le tuer.

En conclusion, très critiqué à sa sortie surtout en raison de l’inexpressivité légendaire de Ben Affleck, « Daredevil » n’est tout compte fait pas une si mauvaise adaptation que cela.

Certes le film a un coté un peu trop pop corn pour l’univers sombre du héros de Franck Miller, plus proche d’un Batman que d’un Superman.

La romance avec Elektra tourne à vrai dire au ridicule avec la scène navrante du combat dans le parc.

On est également surpris de voir le Caïd devenu noir même si cela ne me choque pas autant que de voir le Nick Fury du S.H.I.E.L.D lui aussi forcer sur le fond de teint.

Alors que reste il pour sauver le film de la noyade ? Et bien des scènes d’action très efficaces, des effets spéciaux réussis (le réveil du jeune Murdock à l’hôpital découvrant ses nouvelles facultés) et Colin Farrell dans une version heavy metal bien déjantée du meilleur ennemi du super héros à cornes.

Bien sur cela ne suffit pas à crier au chef d’œuvre, mais à au moins passer un moment distrayant.

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