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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 21:55

X_men_integrale_1969-1970.jpg5

 

 

Poursuite de la collection des intégrales X-men avec « X-men, l’intégrale, 1969-1970 ».

Avec Stan Lee et Arnold Drake au scénario sur des dessins de Werner Roth et Don Heck, le lecteur est plongé dans le feu de l’action, ou Cyclope déguisé en Erik le Rouge, parvient à pénétrer dans la base secrète insulaire d’un Magnéto, à profiter de ses pouvoirs amoindris pour prendre le dessus sur son féroce lieutenant Mesmero pour appeler ses collègues X-men à la rescousse.

Si on ajoute le fait que Iceberg  parvient également à retourner Polaris en lui affirmant que Magnéto n’est pas son père, on comprend que Mesmero et ses quelques gardes, ne font pas longtemps le poids et contraignent Magnéto à détruire son ile secrète.

La belle Polaris rejoint temporairement les X-men et fait rapidement fondre le jeune Iceberg.

Puis le Fauve se trouve contraint par super criminel appelé El conquistador, de dérober un amplificateur électronique d‘une centrale, afin d’augmenter son armure électrique.

Les histoires s’entrecoupent, Barry Smith prend la plume pour décrire un savoureux choc entre les X-men et le fougueux Blastaar attiré sur terre par une machine infernale du Professeur-X.

On comprend que la puissance physique et le pouvoir explosif de Blastaar surclassent les X-men mais une remise en marche importune de la machine, propulse fort opportunément le dangereux extra terrestre dans sa zone négative natale.

Roth revient terminer l’aventure consacrée au Conquistador, dont les rêves de puissance sont annihilés par le pouvoir mental du Professeur qui trafique le dispositif électronique pour faire exploser la centrale.

Avec Heck, le récit prend une tournure plus structurée ou Alex Summers, le frère de Cyclope, est capturé par un mutant égyptien appelé le Pharaon moderne, afin d’utiliser son potentiel mutant pour centupler ses pouvoirs.

Les grands pouvoirs (projection d’énergie, hypnotisme, manipulation soniques) du Pharaon ainsi que ses gardes fanatisés, le rendent particulièrement redoutable et lui permettent de tenir tête à tous les X-men réunis venus secourir Alex.

Après une courte aparté consacrée à la révélation des pouvoirs d’Angel, le récit se poursuit dans l’Egypte des pyramides, ou le Pharaon emmène Alex et Cyclope, vaincu en combat singulier.

Les deux frères parviennent à se libérer et obtiennent l’aide appréciable des X-men.

Sous l’impulsion de Neal Adams, dessinateur de grand talent, les X-men ne parviennent à venir à bout du Pharaon et de ses troupes, et ce dernier parvient à transmuter l’énergie cosmique drainée par le corps d’Alex pour se transformer en une créature surpuissante appelée le Monolithe vivant.

Géant quasiment invincible, le Monolithe est brutalement vaincu par Alex qui parvient à inverser le processus de transformation.

Le jeune homme a à peine le temps de se remettre du choc de la révélation de son pouvoir mutant de projection d'onde de chocs, qu’une nouvelle menace émerge avec une soudaine attaque des sentinelles, robots géants pilotés par Larry Trask, le fils du créateur Bolivar, qui désire venger la mort de son père en s’en prenant aux mutants.

Revenus à New-York pour secourir Lorna, le Fauve et Iceberg sont capturés par les robots géants et découvrent avec stupeur que Alex, transformé en héros costumé Havok, a rejoint le camps de Trask.

Aidé par un juge appelé Chalmers, Trask lâche ses robots déchainés sur tous les mutants du monde, capturant des mutants de renom comme le Hurleur,  Angel, Unus, le Colosse, Vif Argent, le Crapaud, la Sorcière rouge, Mesmero ou le Pharaon moderne.

Mais aveuglé par sa haine, Trask bascule dans la radicalité et après un conflit avec Chamlers, perd le médaillon qui masquait son identité mutante.

Démasqué, il est neutralisé par ses propres créations qui deviennent alors autonomes.

Cyclope, le Fauve et Strange Girls grimés en Vif argent, le Crapaud et la Sorcière rouge volent alors au secours de leurs amis, mais c’est le sacrifice de Chamlers qui permet de libérer la totalité des mutants, y compris Havok qui a tardivement compris son erreur.

Cyclope use alors d’une ruse habile en manipulant la logique bornée des sentinelles pour les envoyer au cœur du soleil afin de neutraliser pour eux la source de toute évolution.

Le lecteur décidément gâté découvre ensuite le terrible secret du psychiatre Karl Lykos, qui se transforme en Sauron suite à une morsure de ptérodactyle durant un séjour dans la Terre sauvage.

Perturbée par le rejet de la famille de la femme qu’il aime, Lykos use de ses pouvoirs de vampire pour absorber l’énergie de Havok.

Pris en chasse par les X-men, le Sauron comprend que son pouvoir s’épuise vite et se sentant redevenir humain préfère hypnotiser Angel pour l’amener en lieu sur.

Après avoir absorbé les pouvoirs de Polaris, Lykos décide de se venger du père de se promise en le tuant, mais réalisant finalement sa folie, prend la décision de se suicider en se jetant du haut d’une falaise enneigée de la Terre sauvage.

L’histoire se poursuit avec une aventure en plein milieu de la Terre sauvage, ou Magnéto privé de pouvoirs, a élu domicile et mène d’horribles expériences génétiques sur les sauvages afin d’en faire des mutants.

Aidé par Ka-zar, le tarzan de la zone, les X-men partent secourir Angel et affrontent les créatures de Magnéto : Equilibrius, Gaza, Amphibius, Timberius, Cervico et Syrinx et Lorelei et finissent par les surclasser, pour ensuite détruire sa machine infernale et ruiner ses plans de grandeur.

La suite de l’intégrale reprise par Don Heck, est consacrée au mutant atomique japonais Feu du soleil, qui attaque de front Washington, afin de venger l’affront fait à son pays à Hiroshima.

Malgré ses pouvoirs, Feu du soleil est sérieusement contrarié dans ses plans par les X-men et renonce tout à fait à ses plans, après la mort de son père tué par un fanatique.

Avec Dennis O’Neil au scénario, les X-men affrontent une race d’extra terrestres Z’nox désirant conquérir la Terre et doivent joindre leurs efforts pour canaliser toute la puissance mentale des cerveaux humains capturée par le Professeur X et repousser psychiquement l’attaque des Z’nox.

L’effort épuise le Professeur X qui tombe en catalepsie.

Pour le secourir, les X-men, doivent contacter sous la plumme de Sal Buscema, Bruce Banner seul amène de ranimer par sa science le professeur.

Mais les mutants se heurtent à son alter égo Hulk, qui malgré une jolie performance de Strange girl qui parvient à l’endormir temporairement, se révèle au final trop puissant pour être capturé par la force.

Banner conserve néanmoins assez de conscience pour aider les X-men à ranimer Xavier.

En conclusion, malgré quelques épisodes inutiles sur la genèse des héros (Angel, Strange girl), « X-men, l’intégrale, 1969-1970 » est une intégrale particulièrement riche et excitante.

La galerie des personnages est réellement passionnante avec l’arrivée du puissant mutant Havok capable d’envoyer de terrible ondes de choc et son flirt Polaris, qui finit par laisser tomber le pauvre Iceberg, pour le coup considérablement refroidi.

Coté ennemis, le choix est également pléthorique avec le Pharaon qui sous l’incarnation du Monolithe vivant est sans nul doute l’un des adversaires les plus puissants des X-men et dont le coté égyptien confère un surplus appréciable d’exotisme, les sentinelles à leur niveau de dangerosité maximum, l’arrivée du torturé Sauron et en bonus Feu du Soleil et Hulk qui viennent compenser un Magnéto certes affaibli mais toujours dangereux par le génie de son esprit.

Même si ces vieux X-men sont pour moi à la base moins intéressants que la version de Chris Claremont/John Byrne, le travail de Roy Thomas est ici de superbe qualité.

Coté dessins, l’arrivée de Neal Adams et son style travaillé/adulte, vient considérablement élever la représentation graphique de nos chers X-men.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 22:51

daredevil_without_feat_1.jpg2

 

 

Après Moon knight, on change de dimension avec Daredevil, dans « Daredevil, the man without fear, tome 1, sous l'aile du diable » vaste compilation parue en 2008.

On retrouve en première partie Kevin Smith au scénario avec Joe Quesada aux dessins.

Dans celle-ci, Matt Murdock peine à se remettre de la séparation de sa petite amie Karen Page et demeure profondément hanté par celle-ci.

Gwyneth une jeune femme en cavale qu’il sauve sous les traits de Daredevil vient bouleverser ses errements en lui confiant un nourrisson qui selon elle pourrait être le rédempteur.

Bon gré mal gré, Murdock accepte ce présent embarrassant mais appelle en soutien Natasha Roumanov, alias la Veuve noire, puis reçoit la visite d’un mystérieux homme d’affaire appelé Nicholas Macabes qui croyant que le bébé est en réalité l’antéchrist, tente de l’impressionner pour le lui livrer.

Mais assez curieusement, Daredevil tente de supprimer le bébé et seule une intervention de la Veuve noire l’empêche de commettre l’irréparable.

L’arrivée surprise de Karen Page qui lui annonce qu’elle a le sida vient encore plus bouleverser Murdock, pris dans la tourmente de l’inculpation pour meurtre de son amie Foggy Nelson, accusé d’avoir tué sa cliente-amante.

Tandis que Macabes entre en contact avec Page pour lui expliquer que sa maladie vient de son contact avec le bébé malsain, Daredevil est soumis à de violentes hallucinations qui l’amène à converser avec le dieu Baal qui lui parle également de l’enfant antéchrist.

Dans un ultime sursaut, Daredevil parvient à fuir la colossale apparition, reprend contact avec Natascha, résiste à une nouvelle pulsion pour tuer le bébé et se réfugie finalement dans une église pour chercher l’aide d’une religieuse.

Daredevil confie l’enfant à une sœur qu’il croit être sa mère (?) touchée par un besoin de rédemption après l’avoir abandonné, puis prend contact avec le Docteur Strange, pour explorer la nature mystique ou pas de l’enfant.

Strange use de ses puissants pouvoirs de sorcier suprême pour interroger le dieu du mal Méphisto, qui lui révèle la supercherie.

Strange va même plus loin, en révélant à Daredevil qu’il a été drogué et en le délivrant de ce poison par sa magie.

De retour dans l’église, Daredevil réalise que le commanditaire a cette fois embauche son pire ennemi le Tireur pour retrouver le bébé.

Comme à son habitude, le Tireur est un adversaire exceptionnellement dangereux qui domine Daredevil, accomplit sa mission et en bonus tue sa mère puis Karen.

Dévasté, Murdock songe au suicide puis se ressaisie, pour sous les traits de Daredevil remonter jusqu’au building ultra protégé de Macabes.

Sur place, il affronte une série de gardes, ninja et même le dieu Baal qui s’avère en réalité un androïde.

Daredevil comprend qu’il a en réalité affaire à Mysterio, l’ennemi de Spider-man et maitre des illusions.

Celui-ci lui révèle que, se sachant condamné à mort par un cancer, il a choisi en l’absence de Spider-man, Daredevil pour le rendre fou et obtenir ainsi une mort spectaculaire.

S’étant étroitement renseigné en profondeur sur ses faiblesses en négociant avec le Caïd, Mysterio explique à Daredevil qu’il a tout inventé de toutes pièces, les hallucinations de Foggy, la maladie de Karen, la manipulation de Gwyneth pour aboutir à celle de sa cible.

Mais malgré sa rage, Daredevil se concentre sur la sauvegarde du bébé, renonce à tuer un ennemi qu’il méprise et le laisse finalement se suicider.

Même si Daredevil met un terme final aux agissements de Mysterio et parvient à faire libérer Foggy, il n’en ressort pas moins profondément ébranlé par la mort de Karen.

David Mack prend alors le relais au scénario pour une nouvelle aventure ou Murdock est approché par une femme d’apparence charmante, la sourde Maya Lopez, mais en réalité une super héroïne dotée de puissants pouvoirs de mimétisme et manipulée par la Caïd pour tuer son ennemi qui le met une nouvelle fois sous la menace d’un emprisonnement en faisant témoigner contre lui d‘anciens employés.

Le Caïd semble pourtant passer aux travers des mailles de la justice en éliminant les témoins clés, mais est victime à la sortie du tribunal du frère d’une de ses victimes qui lui loge plusieurs balles dans le corps.

Malgré cela, l’inusable criminel survit à ses blessures en se cachant dans les égouts.

Après des combats hauts en couleurs, DD finit par amener une Maya devenue une experte en combat rapproché, à comprendre que le Caïd est le véritable assassin de son père qui était pourtant associé originel.

Maya se venge contre la Caïd en l’énucléant …

En conclusion, « Daredevil, the man without fear, tome 1, sous l'aile du diable » est une épais recueil à l’intrigue tortueuse et faiblarde qui peine à passionner le lecteur.

On sent l’homme sans peur peu à son aise dans une ambiance religio-apocalyptique à la Spawn, peine à s’émouvoir de ses problèmes avec Page, droguée, malade puis assassinée tout cela pour clore de manière qu’on imagine toute temporaire le chapitre de la mort de Mysterio.

Du coté de Mack, on est dans un registre plus classique, avec un fort gout de réchauffé : Caid vs Murdock + Daredevil vs beauté fatale et le seul petit plus de cette aventure demeure les quelques révélations concernant l’enfance et l’adolescence du puissant Caid.

Malgré donc un travail important et le graphisme léché d’un Quesada, « Daredevil, the man without fear, tome 1, sous l'aile du diable » se montre trop peu inspiré pour surprendre et séduire.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 20:39

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Lmoon_knight_marvel.jpge méconnu Moon knight remis au gout du jour en 2012 par la grâce d’un scénario de Brian Michael Bendis (scénario) et Alex Maleev (dessins) avec « Moon knight, tome 1, vengeur » chez Marvel knights.

Dans ce récit particulièrement étrange, Marc Spector alias Moon knight a mis en retrait ses activités de super héros pour devenir un producteur de films bas de gamme à Los Angeles.

Mais en tant que membre d’une unité de Vengeurs de second niveau pilotée tout de même par Captain america (avec Spider-man et Wolverine), Moon knight se voit assigné à la surveillance da la zone californienne ou bon nombre de super criminels ont élu domicile, trouvant sans doute la zone New yorkaise trop concurrentielle.

Lors d’une traditionnelle opération nocturne sur les quais pour intercepter deux truands, Moon knight tombe sur Mister Hyde et affronte vaillamment un ennemi que sa force surhumaine permet de classer dans les poids mi lourds du panthéon Marvel.

Après une lutte d’une grande violence, Moon knight récupère la tête du corps d’Ultron que Hyde cherchait à vendre tandis que son adversaire est brutalement châtié de son échec par mystérieux patron encore plus puissant.

Surpris de sa propre prise, Moon knight informe les Vengeurs et opère une descente dans un club de strip tease de LA afin de rencontrer le commanditaire.

Travesti dans une grossière imitation de Spider-man, Moon knight se heurte à la résistance de la patronne du club, Snapdragon, une redoutable combattante experte en close combat.

Neutralisé au taser après une prestation risible, Moon knight ne doit son salut qu’à Maya Lopez alias l’ex vengeur sourde Echo, qui tentait d’infiltrer le club en se faisant passer pour une strip teaseuse.

Le courant passe bien entre les deux et Spector drague ouvertement la sexy et athlétique Maya.

Tandis Snapdragon rend compte à son chef, le puissant comte Nefaria, Spector confie la tête d’Ultron à Buck un ancien agent du S.H.I.E.L.D et teste sa résistance au stress en se déguisant en Tireur.

Sous la pression de son chef, Snapdragon embauche six pseudo super criminel, appelé l’équipe de nuit pour récupérer la tête d’Ultron.

Moon knight et Echo font face à l’équipe de nuit et neutralisent la plus grande partie, en les livrant à la police, qui même libérée par Snapdragon, finit exécutée par Néfaria.

Après quelques heurts physiques, Moon knight finit par stabiliser sa relation avec Echo et envoie Bruce pour piéger Néfaria en lui proposant un marché en direct : tête d’Ultron contre forte somme d’argent.

L’habile Bruce parvient à déjouer la méfiance de Snapdragon et a approcher en directe Néfaria, qui se trouve piégé par une fausse tête d’Ultron, remplie d’une substance inhibitrice de ses pouvoirs.

Profitant de son avantage, Moon knight surgit alors et prend le dessus sur Néfaria.

Même si le comte parvient à s’enfuir, Snapdragon est capturée.

Venus relever les compteurs, les Vengeurs ont des avis divergents sur le succès mitigé de Moon knight, seul Wolverine critiquant le fait qu’il n’est pas remporté une victoire décisive sur le comte.

En conclusion, « Moon knight, tome 1, vengeur » est une histoire déroutante ou le sympathique mais mineur super héros se retrouve pris dans une histoire qui le dépasse fortement, avec comme ennemi un poids lourd comme le comte Néfaria.

L’histoire assez peu crédible, voit Moon knight tenir tête au surestimé Hyde et ensuite sombrer dans le ridicule face à Snapdragon et quelques gorilles de boites de nuit avant de trouver ennemi à sa main face à l’équipe de nuit.

Une histoire d’amour classique mais sympathique, quelques vengeurs égarés et un Ultron désactivé qui n’a rien demandé à personne, composent le reste de cette mosaïque biscornue.

Autre point négatif, le graphisme de Maleev, incroyablement laid, qui plombe très sérieusement le plaisir de la lecture.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:38

iron_man_3.jpg1

 

 

Fan des films d’Iron man, je me suis rué dans les salles obscures pour aller voir « Iron man 3 » repris par Shane Black en 2013 à la place de John Favreau, brillant réalisateur des deux premiers opus.

Dans ce troisième volet des aventures du vengeur en armure, Tony Stark (Robert Downey Jr) qui a avoué au monde entier être Iron man, mène une vie de couple en apparence plus rangée avec sa secrétaire Pepper Potts (Gwynet Paltrow) mais traumatisé par l’attaque alien d’Avengers, travaille en réalité d’arrache pied dans les sous sols de son atelier pour améliorer sans cesse ses armures en dotant par exemple la dernière d’entre d’elle, d’une capacité de rejoindre automatiquement son corps à distance.

Stark est donc mystérieusement angoissé et soumis à quelques inquiétants malaises, ce qui ne le rend pas particulièrement facile à vivre.

Son passé proche le rattrape pourtant lorsque le Docteur Killian (Guy Pearce), brillant scientifique éconduit par ses soins il y a plus de dix ans pour vivre une aventure avec la biologiste Maya Hansen (Rebecca Hall) prend contact avec Pepper au siège sociale de Stark Industries pour lui vendre un procédé scientifique révolutionnaire permettant dé régénérer et d’améliorer les tissus humains.

Prudente, Pepper repousse Killian mais Happy Hogan (John Favreau) le chef de la sécurité décide prendre en filature son garde du corps un dénommé Eric Savin (James Badge Dale).

Sa filature l’emmène à Hollywood Boulevard ou il est victime d’une horrible attentat après que Savin est fait exploser un homme.

L’attentat est revendiqué par un mystérieux terroriste planétaire appelé le Mandarin (Ben Kingsley).

Véritable réplique de Oussama Ben Laden, le Mandarin menace directement le président des Etats-Unis.

Stark qui jusqu’aux graves blessures de Happy était resté prudemment à l’écart en laissant son ami James Rhodes (Don Cheadle) traiter la menace sous le nom de code de Iron patriot jugé plus politiquement correct que War machine, fait du Mandarin une affaire personnelle et le défie ouvertement.

Travaillant avec concentration sur la liste des attentats du Mandarin, il sous estime grandement son ennemi qui envoie trois hélicoptères surarmés attaquer sa somptueuse villa de Malibu.

Hansen qui tentait de le prévenir du danger et Pepper sont miraculeusement épargnées, mais Stark qui endosse à la hâte sa nouvelle armure d’Iron man non encore mise au point est englouti dans la mer sous des tonnes de débris.

Dans un dernier sursaut l’armure parvient à extraire son maitre de la mort et le fait atterrir dans le Tennessee afin de poursuivre l’enquête sur un GI s’étant fait explosé dans une petite ville.

Mais l’armure à bout d’énergie se désactive et Stark se retrouve alors seul, dans la foret, le froid et la nuit.

Il parvient à gagner une habitation ou Harley (Ty Simpkins) un jeune garçon vivant seul avec sa mère le prend sous sa protection.

Après quelques frictions du à son incommensurable arrogance, Stark accepte l’aide du gamin et enquête seul dans la ville alors que le monde entier le croit mort.

Stark découvre que l’ex GI décédé ne s’est pas suicidé mais a été manipulé par Killian qui ayant mis en application les recherches de Hansen sur la régénération cellulaire, lui a fait croire qu’il serait de nouveau un super soldat.

Le projet scientifique de Hansen et Killian est appelé Extremis et contrôlé par une société appelée A.I.M.

Alors qu’il croit toucher au but, Stark est attaqué par deux agent du Mandarin, Savin et Brandt (Stéphanie Sczostak), qui semblent tous deux disposer de facultés de régénération surhumaines et du pouvoir de bruler les gens.

Sans son armure laissé à recharger dans le garage de Harley, Stark est vulnérable mais parvient par son intelligence à faire exploser Brandt, et à neutraliser le redoutable Savin d’un coup de répulseur en plein visage.

Après avoir fait des adieux assez froid au jeune homme qui lui sauvé la vie, Stark localise à Miami le Mandarin qui vient d’envoyer un nouveau message particulièrement agressif au président des Etats-Unis pour lui annoncer qu’il va prochainement le tuer.

Entre temps, Iron patriot lancé  en représailles sur les traces du Mandarin au Pakistan, tombe dans un piège et est neutralisé par un agent d’Extremis.

Toujours sans armure mais avec un équipement ingénieux bricolé par son génial cerveau, Stark parvient à déjouer toute la sécurité du Mandarin et arrive jusqu’à lui pour découvrir un acteur anglais minable, payé par Killian et l’A.I.M pour jouer un rôle de terroriste.

La surprise est de taille et Stark est lui aussi capturé.

Très agressif, Killian et Hansen lui révèlent les détails du projet Extremis, et lui montrent Pepper, elle aussi capturée et condamnée à subir l’injection.

Hansen a pourtant un ultime réflexe pour sauver son ancien amant, réflexe qu’elle paye de sa vie.

Tandis que Killian cherche à extraire Rhodes de l’armure d’Iron patriot pour la dérober, Stark parvient enfin à faire venir à lui son armure et se libère de ses geôliers.
S’ensuit alors une intense lutte, qui aboutit au sauvetage de Rhodes et Pepper, mais à ce que Savin s’engouffre dans l’armure d’Iron patriot pour se faire passer pour lui.

Dans ces conditions, il n’a aucun mal à pénétrer dans l’avion du président et élimine un par un tous les membres de la sécurité pour se retrouver face au président.

Heureusement Iron-man bondit sur l’avion et combat ardemment Savin qui même privé de son armure se révèle un adversaire redoutable en combat rapproché.

Iron-man finit par tuer la crapule et se lance dans un périlleux sauvetage aérien pour sauver la vie de treize membres d’équipage tombant en chute libre.

Killian fait de nouveau parler de lui pour annonce l’exécution du président dans un chantier navals, afin de faire de lui un exemple.

Stark appelle alors en renfort toutes ses armures commandées en mode drone et attaque Killian et ses super soldats, tous dotés de facultés surhumaines.

La combat sur une énorme structure métallique est intense mais ultra confus.

Les pertes sont importantes des deux cotés, le président est sauvé par une manœuvre audacieuse de Rhodes qui récupère du même coup son armure d’Iron patriot.

Finalement, Killian doté d’une puissance phénoménale reste seul en lice mais posent d’importantes difficultés à Stark qui usent plusieurs armures d’Iron man sans parvenir à le vaincre.

C’est finalement Pepper, qui ayant survécu au traitement Extremis et dotée elle aussi de super pouvoirs qui viendra détruire le savant fou alors que Stark avait le dessous.

Tout semble donc se solder par un happy end, avec la destruction de toues les armures d’Iron man, l’arrestation du faux Mandarin, le guérison de Pepper, le rétablissement de Happy, une récompense pour le jeune Harley mais surtout la libération de Stark après qu’on lui ait retiré les éclats d’obus proches de son cœur.

La fin très étrange, laisse donc penser que Stark n’a plus besoin d’etre Iron man et va mener une vie normale avec Potts, mais laisse entrevoir après un ultime twist assez incompréhensible qu’il n’en sera rien.

En conclusion, alors que j’ai toujours très bon public pour les comics en général et Iron man en particulier, « Iron man 3 » m’a foncièrement déçu.

L’histoire, qui s’annonce prometteuse avec l’émergence d’un réel ennemi charismatique et effrayant en la personne du Mandarin, glisse sur le ton de la mauvaise blague avec un numéro assez surprenant et affligeant de clown de Kingsley.

Alors qu’on pensait qu’Iron man allait affronter l’un des ses plus dangereux ennemis, on tombe donc de très haut pour basculer vers un histoire d’expérimentations scientifiques foireuses sur fond de vagues revendications pseudo terroristes.
L’inexpressif Guy Pearce (sosie de Stéphane Rousseau ?)  ne se montre clairement pas à la hauteur de nos espérances et maltraite un Tony Stark sans armure ou avec une armure défectueuse qui se montre plutôt pitoyable au point d’avoir recours à un enfant pour survivre.

Dans pareilles conditions, on tente donc de se rabattre sur les effets spéciaux et les combats, globalement médiocres, avec une recrudescences d’armures trop facilement en dommageables par des clones de série B des hommes de lave.

Si à toutes ces déceptions vous ajoutez l’abandon d’un bande son hard/rock, une fin incompréhensible qui laisse tout à penser à l’abandon du personnage avant un ridicule twist, vous comprendrez que malgré toute l’affection portée à Robert Downey Jr, cet « Iron man 3 » est pour moi un fiasco artistique complet.

Hâte de passer à la suite donc, que ce soit avec un nouvel Avengers ou Iron-man 4.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 20:27

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  secret_invasion_2-copie-1.jpg

 

Sorti en 2008, « Secret invasion » est une nouvelle grande saga Marvel dans la lignée des World War Hulk, Annihilation et autres Civil war des années 2000.

Toujours en 2008 parait dans la collection Marvel monster « Secret invasion, tome 2 » qui regroupe en réalité trois histoires globalement indépendantes et dont le seul léger fil conducteur est constitué de l’invasion de masse des Skrulls, race extra terrestre métamorphe poussée par la destruction de leur empire par des entités supérieures (Galactus, Annihilus), par une défaite contre leurs ennemis héréditaires Krees, mais également par une puissante prophétie religieuse à user de leurs facultés de transformation pour coloniser la Terre.

Disposant également de la capacité à copier les pouvoirs des super héros en sus de leur apparence, les Skrulls disposent à présent d’une puissance suffisante pour mettre en déroute les héros traditionnels du monde Marvel.

La première histoire, écrite par Paul Cornell et dessinée par Leonard Kirk montre la lutte entre Skrulls et super héros britanniques pour le contrôle du Royaume-Uni convoité par les Skrulls en raison du royaume d’Avalon et de ses êtres surnaturels détenteurs de pouvoirs magiques.

Sur ordre du MI 13, le leader Captain britain aidé d’un skrull félon appelé John, de Grimsdale et de la super héroïne Spitfire, mène la lutte pour défendre Avalon.

A Londres, le docteur Faiza Hussein qui soigne les blessés civils de cette sale guerre fait la connaissance du Chevalier noir, figure emblématique des héros made in UK et devient elle-même une super héroïne capable d’immobiliser et de soigner les êtres vivants.

La mort de Captain britain, se sacrifiant pour bloquer un missile skrull destiné à détruire Avalon, provoque un immense émoi dans la population britannique.

Les Skrulls s’engouffrent dans la brèche crée et envahissent le monde imaginaire, détruisant sans peine les créatures imaginaire à l’aide de leur puissant arsenal technomorphique.

Aidé par le seigneur Oberon, le trio survivant tente d’utiliser sans grand succès l’épée légendaire Excalibur et se montre vite débordé par la puissance de l’invasion.

Les Skrulls mettent donc la main sur les artefacts magiques de l’Angleterre et incarnent la puissance mystique résultante en l’un des leurs, un sorte de sorcier skrull à l’effigie de Docteur Strange.

Dès lors les héros restants sont balayés, John exécuté, le Chevalier noir grièvement blessé mais alors que tout semble perdu, Merlin l’enchanteur ressuscite Captain britain, qui armé d’Excalibur parvient après une lutte acharnée à tuer le sorcier skrull.

L’équilibre des forces bascule totalement lorsque les êtres maléfiques de l’imaginaire anglais qui gouvernés par le démon Satannish, éradiquent tous les Skrulls du sol anglais.
Après le triomphe héroïque de Britain et des siens, le récit bascule sans réelle transition sur l’aventure la plus audacieuse centrée sur le personnage pseudo mythologique d’Hercule flanqué d’Amadeus un adolescent doté de prodigieuses capacités intellectuelles et de son chiot coyote.

Sur un scénario de Greg Pak/Fred van Lente et des dessins de Rafa Sandoval, Hercule contacté brutalement par les Eternels Ikaris, Théna et Makkari est sommé de les rejoindre car appartenant selon le témoignage d’un géant céleste, à leur race.

Après un accrochage musclé plutôt destiné à étaler la puissance des protagonistes, le malentendu est dissipé et Hercule convoqué à une assemblée exceptionnelle de tous les dieux de la Terre : Inca, Egyptien, Africain, Japonais pour réagir face à la menace des dieux Skrulls : Kly’bn et son épouse Sl’gur’t qui cherchent en guidant l’invasion sur Terre à purement les remplacer.

Un commando de dieux est alors mis sur place pour terrasser les dieux Skrulls dans leur fief cosmique.

Hercule et son jeune ami représentent l’Olympe, Harfang de la Division alpha les dieux du Nord, Tecumotzin ou Ajak les dieux du Sud, Mikaboshi les dieux japonais et le sulfureux Atum, des dieux d‘Egypte, redouté de tous comme le dévoreur des dieux.

Ces deux dernières nominations font sortir Hercule de ses gonds car le fourbe dieu du mal Mikaboshi est réputé avoir décimé le royaume d’Olympe et Atum est l’ennemi par excellence.

Après de violentes explications auxquelles se mêlent Harfang et Ajak, la situation se normalise.

Devant la réticence des dieux africains à s’engager et l’absence des asgardiens jugés trop affaibli après un Ragnarok, le bouillant Hercule force les choses et embarque avec cette équipe hétéroclite sur un navire divin égyptien sensé les mener à bon port en voguant dans l’espace.

Pour trouver le chemin du royaume des dieux Skrulls, nos héros contactent le démon Cauchemar, maitre du royaume des rêves.

Mais en bon démon, Cauchemar tente de capturer les immortels en les enfermant dans leurs propres peurs, mais ceci est sans compter sans les capacités de dédoublement de Mikaboshi, qui lui permettent de se soustraire à leur ennemi et de lui subtiliser la carte menant jusqu’au dieux Skrulls tandis que Hercule parvenu à briser l’étreinte du rêve paralysant, rosse sévèrement le maitre des lieux.

Nanti de leur précieux parchemin, les héros parviennent sur place et affrontent tout d’abord d’étranges dieux cosmiques subalternes réduits en esclavage par les dieux Skrulls.

Pour vaincre l’un d’entre eux, doté d’une taille immense, Harfang est forcée de se changer en Neooqtoq, monstrueuse créature nordique seule amène de dévorer l’hideuse créature.

Mais la transformation est couteuse et semble irréversible.

Le commando de dieux laisse donc une Harfang méconnaissable et incontrôlable pour attaquer de front le couple de divinités Skrulls.

Incapable de contrôler sa faim, le Mange-dieu se rue sur Sl’gur’t, l’engloutit mais explose face à ces incessantes transformations.

De son coté, le puissant Kly’bn tue Ajak et engage une lutte en un contre un contre Hercule.

L’affrontement est si violent que Amadeus, projeté dans l’espace est sauvé par Harfang parvenu à reprendre une conscience et une forme plus cohérente.

Utilisant les os divin de Ajak comme arme, Harfang poignarde Kly’bn dans le dos et le tue.

Hercule parachève le triomphe en détruisant le palais puis s’enfuit sur le dos d’Harfang en emportant avec lui Amadeus.

L’histoire se solde par l’étonnante victoire de ce diable de Mikaboshi sur Sl’gur’t qu’il est parvenu à surpasser en capacités métamorphiques.

Mikaboshi devient donc le nouveau dieu de l’empire Skrull !

La dernière histoire écrite par Christos N Cage sur des dessins de Sean Chen, est consacrée à War-machine, alias Jim Rhodey, devenu un clone d’Iron-man.

Dans cette partie plus terre à terre, les Skrulls piratent tous les systèmes crées par Tony Stark donc une bonne partie de la défense américaine mais pire que cela désactive l’armure d’Iron-man ce qui provoque la mort de Stark.

Prévoyant, le magnat industriel avertit par hologrammes Jim que son armure War-machine a été crée volontairement indépendante des autres systèmes Stark et le charge d’une mission de la plus haute importance en regagnant un satellite privé caché dans l’espace.

En chemin, War-machine doit se débarrasser de justesse d’un redoutable guerrier Skrull doté des pouvoirs de Drax, Dargon-lune, Nova et Comète.

Une fois dans le satellite, Jim rencontre Suzi Endo, une super héroïne doté de pouvoirs informatiques devenue fugitive en raison de son opposition à la loi de recensement de Civil war.

Malgré une méfiance bien compréhensible, Jim accepte de faire équipe avec Suzi pour utiliser le satellite comme armure ultra sophistiquée afin de faire face à une flotte Skrull.
Puisant dans ses ressources ultimes et dans les conseils avisés de Suzi pour tirer le meilleur parti de l‘armure satellite, War-machine détruit la flotte Skrull à lui seul, puis laisse Suzi en orbite pour voler au secours des super héros russes de la garde hivernale, défendant âprement une base nucléaire face à une attaque Skrull.

Mais la garde hivernale commandée par la Dynamo pourpre, obéissant aux anciens réflexes de la guerre froide, repousse malgré ses difficultés l’aide de War-machine qui pris en traitre par les Skrulls est capturé.

Rhodey étant maintenu artificiellement en vie par son armure qui fait de lui un cyborg, comprend qu’il est en danger de mort lorsque la curiosité scientifique malsaine des Skrulls les poussent à vouloir le disséquer sur un bloc opératoire.

Puisant dans ses ultimes ressources, Rhodey active des armes de dernier recours et parvient à récupérer son armure de War-machine.

Regonflé à bloc, il revient aider une garde hivernale submergée, qui finit par comprendre l’intérêt de s’allier pour vaincre les envahisseurs.

La lutte contre des Skrulls surpuissants est fantastiquement âpre, mais les héros de la garde hivernale composée de Darkstar, Garde rouge et Grande ourse, se subliment pour aider War-machine à détruire les ennemis.

Au final, War-machine absorbe l’énergie d’un Skrull décidé à se changer en bombe vivante et reçoit un bel hommage de son rival Dynamo pourpre qui couvre sa retraite auprès des autorités de son pays.

En conclusion, « Secret invasion, tome 2 » est un recueil forcément hétérogène mais très riche, puissant et vivant.

Disons le tout de go, je ne goute guère à l’intrigue d’une énième attaque des Skrulls, personnages simplistes et laids, constituant depuis toujours des faire valoir idéaux des super héros.

L’aventure de la Grande Bretagne parait un tantinet confuse et manquant de rythme avec plus grave des super héros britanniques, considérés à juste titre comme des personnages de série B voir C.

On est en revanche emportée par cette jolie adaptation de l’Odyssée mélangeant un aréopage excitant des dieux de l’histoire de l’humanité unis autour du personnage de gros bras de Hercule même si il demeurera toujours derrière le héros plus charismatique et complet de Thor.

Agréable et prenante est aussi l’aventure de War-machine, pour une fois mis en lumière par rapport à son encombrant modèle, Iron-man.

Au final, magie, mythologie et technologie sont les ingrédients permettant de réussir le mélange audacieux de cette Secret Invasion, respectable dans sa volonté de mettre en avant des héros de second niveaux (Hercule en dessous de Thor, War-machine en dessous de Iron-man et Captain britain en dessous de Captain america).

Si on ajoute à cela une qualité de dessins/encrage de haut niveau de tous les dessinateurs, on comprend qu’il serait bien bête de faire la fine bouche devant ce nouveau grand morceau de bravoure made in Marvel qui si il reste inférieur à ses homologues, n’en demeure pas moins interessant.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 20:49

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Après Daredevil, retrouvons maintenant un autre super héros légendaire de chez Marvel, je veux bien entendu parler de Captain america avec « Captain america, un homme hors du temps » de  Mark Waid (scénario) et Jorge Molina (dessins).

Fraichement sorti (2012), « Captain america, un homme hors du temps » reprend de manière très peu originale les origines du héros à la bannière étoilée en remontant à la Seconde guerre mondiale, et la disparition tragique de son coéquipier Bucky Barnes alors qu’il tentait d’arrêter le vol d’un avion drone piraté par les allemands.

Choqué, Captain ne se réveille qu’en 2012, dans le monde contemporain et bien pris en charge par les Vengeurs qui veulent le soumettre à des batteries de tests.

L’adaptation au New-York des années 2010, sa circulation, sa multi culturalité et aussi sa violence juvénile exacerbée est difficile mais pas insurmontable pour Captain qui finit même par retrouver son Bucky en pleine rue, lui aussi voyageur temporel.

Les deux hommes enquêtent avec des moyens d’investigations modernes (internet) sur la disparition des Vengeurs et remontent la trace d’un extra terrestre qu’ils contraignent à inverser le processus de pétrification dont il a frappé les héros.

Une fois ses amis libérés, Captain continue de raccrocher les wagons avec le passé, découvrant avec émotion la mort de Theodore Roosevelt, le président héros américain de 1939-1940, les progrès technologiques (voyages spatiaux) mais également que plusieurs personnes ont endossé après sa disparition le costume de Captain america pour l’idéal qu’il représente.

Encadré par Tony Stark, Captain apprend de la bouche du président des Etats-Unis qu’il ne peut utiliser la technologie de Red Richards pour retourner le passé mais doit continuer à servir son pays dans le présent.

Passablement déprimé, Captain se fait secouer par Thor qui a une vision héroïque de la mort de Bucky et par un entretien dans un hôpital avec un vieux général américain de 39-45, amer face à l’évolution du monde (défaites militaires américaines, montée en puissance du sport business, de la pornographie et de l’informatique à outrance) au moment de rendre son dernier souffle.

Heureusement si l’on peut dire, l’attaque de Kang le conquérant et de ses hommes sur la planète terre, l’oblige à rejoindre en catastrophe les Vengeurs pour combattre cet ennemi redoutable dont les principaux atouts reposent sur la maitrise d’un armement ultra futuriste.

Sous estimant leur adversaire, les Vengeurs sont une première fois battus et emprisonnés.

Plus coriace que les autres, Cap parvient à blesser Kang, qui vexé, le renvoie en 1945 pour découvrir l’après guerre.

L’intervention de Richards lui permet de revenir den 2012, de surprendre les défenses de Kang, de libérer les Vengeurs qui tous unis parviennent à prendre le dessus sur le conquérant en le contraignant à battre en retraite vers le futur.

Cap comprend qu’il n’a pas d’autres choix que de ne pas vivre dans le passé et de s’accoutumer à son présent.

L’histoire se termine donc pas une retraite spirituelle lors d’un randonnée dans le Grand canyon avec pour seule compagnie un disque de Radiohead.

En conclusion, « Captain america, un homme hors du temps » est un ouvrage étrange gouverné par un fort sentiment de nostalgie.

On retrouve en effet assez peu voir pas le héros fringuant représentant l’américain athlétique, courageux et épris de grands idéaux, mais plutôt un homme isolé, perdu et mal à l’aise dans une époque qui n’est pas la sienne.

 

Le ton est donc majoritairement celui du regret, de l’amertume, de la nostalgie du passé, avant que les évènements ne finissent de manière diffuse à amener le héros à reconsidérer sa position sous un angle plus pragmatique voir optimiste.

 

Plombé par les dessins élégants mais trop froids de Molina, le lecteur fan de combats épiques sera donc un peu frustré de ce comics cérébral présentant le passé de Captain america sous un nouvel angle plus sombre et trouvera le combat avec Kang, certes bien mené mais relativement court.

Atypique sans aucun doute.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 19:50

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Sorti en 2007 chez la toujours prolifique Marvel, « Daredevil, battlin’ Jack Murdock » est un travail conjoint de Zeb Wells (scénario) et Carmine Di Giandomenico (dessins).

L’histoire a la particularité d’être tournée vers les origines de l’homme sans peur et tout particulièrement son père Jack Murdock, boxeur minable du quartier déshérité de Hell’s kitchen à New-York.

On découvre à rebours le quotidien sordide de Murdock, boxeur solitaire, finissant, fortement tourné vers la boisson et finissant par devenir en raison de sa carrure de poids lourds, l’homme d’un main d’un caïd local de la Maffia pour racketter les commerçants du quartier.

Abandonné par sa compagne Maggie, Murdock a la désagréable surprise de constater qu’elle lui a laissé un fils non désiré, Matt qu’il finit par accepter d’élever.

Tenaillé par un désir d’offrir une vie meilleure à sa progéniture, Murdock pousse Matt aux études et à la non violence.

Ceci réussit assez bien jusqu’au jour ou Matt est renversé par un camion transportant des produits radioactifs.

Il devient aveugle au grand désespoir de son père qui croit sa vie compromise par ce handicap, mais acquiert par la même occasion des sens super aiguisés qui feront de lui le super héros que l’on connait.

En parallèle, Matt entame de brillante études pour devenir avocat.

Jack qui désire s’extraire de l’influence de son chef appelé le Truqueur, obtient de lui de reprendre sa carrière de boxeur.

Il retourne au gymnase, arrête l’alcool, fréquente une serveuse nommé Josie, et  remporte plusieurs succès inespérés ce qui lui redonne un peu d’estime de lui.

Quand le Truqueur lui propose un championnats du monde poids lourd au Madison Square Garden, Jack comprend  qu’il est pris dans un système de matchs truqués et qu’il n’a d’autre choix que de se coucher pour laisser son adversaire l’emporter.

En effet, le Truquer exerce une pression sur lui en menaçant de mort son fils Matt.

Mais Jack a du mal à accepter d’être une fois de plus le dindon de la farce et subit également l’influence de Josie pour saisir réellement sa chance, ce qui oblige le Truquer à envoyer ses hommes de main pour le corriger.

Pris au piège dans son gymnase, Jack a la surprise de voir un jeune homme masqué (en réalité Matt) le défendre et mettre hors de combat les gorilles du Truqueur.

Il se rend alors au Madison Square Garden livrer le match de sa vie contre un adversaire nommé Crusher.

Le combat est âpre, violent, sanglant même, chacun des boxeurs se rendant coup pour coup.
Jack hésite, tergiverse, pèse le pour et le contre et décide finalement sous les regards de Josie et Matt de sauver son honneur.

Il terrasse alors son adversaire et devient le nouveau champion du monde poids lourds.

Malheureusement, le Truqueur va se montrer impitoyable, coincer un Murdock triomphant dans une ruelle sombre et l’exécuter d’une balle dans la tête.

Il ignore cependant que cette mort tragique va faire naitre un nouveau super héros : Daredevil.

En conclusion, « Daredevil, battlin’ Jack Murdock » est une série mineure qui a pour principal mérite de jeter un coup de projecteur sur le passé tumultueux de Daredevil.

L’histoire en elle-même est intéressante et montre l’ascension d’un enfant que son origine sociale et l’état catastrophique de sa famille aurait du condamner à la misère ou délinquance.

Le personnage du père, éternel raté mais désireux de donner une bonne éducation à son fils est particulièrement touchant, d’autant plus que cet homme choisit au final de mourir avec courage plutôt que de continuer à courber l’échine.

Rugueux et dur comme la survie dans les quartiers pauvres, « Daredevil, battlin’ Jack Murdock »  est donc parfaitement respectable, plus pour la puissance des idées qu’il véhicule que pour les dessins franchement moyens de Di Giandomenico.

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 18:15

Fantastic_four_1971.jpg3

 

 

« Fantastic four, l’intégrale 1971 » voit l’arrivée de John Buscema aux dessins en soutien de John Romita déjà apparu l’année précédente pour remplacer le vieux Jack Kirby aux coté de l’inamovible Stan Lee.

Avec Romita aux dessins, on termine laborieusement une aventure sans intérêt, ou les FF aident un scientifique pour sauver son fils, transformé en monstre irradiant d’énergie après une louable tentative de création d’une arme ultime destinée à arrêter la guerre du Viet Nam.

Ceci devient une habitude, c’est une nouvelle fois le génial cerveau scientifique de Richards qui permet au professeur de reconstituer la machine capable d’inverser la transformation de son fiston, ce qui soulage tout le monde, ouf.

Avec Buscema aux dessins, Richards parvient à mettre au point un processus fiable permettant à la Chose de se transformer à volonté en Ben Grimm, ce qui sur le papier se présente comme la solution idéale pour tous.

Tandis que Grimm tel le X-man Colossus, s’acclimate plus ou moins mal à ses multiples changement d’apparence, le récit prend un tournure bien étrange avec l’arrivée de Janus, ex ami d’université de Richards, qui dévoré par une double personnalité, a réussi à créer un double de lui-même issu de la zone négative, le Néga-man, usant des ses pouvoirs à des fins criminelles.

Après une apparition temporaire de Kirby pour brosser à rebours les prémisses de cette aventure tarabiscotée ou dans le passé, le Néga-man fut vaincu après une confrontation avec Janus, plus pacifique, Buscema revient dans le présent et montre le Néga-man acceptant de servir Annihilus pour sauver sa vie et lui fournir un moyen d’accès à la Terre.

Conscients de la menace, les FF se ruent sans Jane Storm dans la zone négative et affrontent de plein pied Annihilus, véritable maitre de ce monde étrange, lunaire et dangereux.

Dévoré par le pouvoir, le Néga-man essaie de se rapprocher du centre de la zone pour augmenter sa puissance et détrôner Annihilus mais disparait finalement englouti par atmosphère explosive pure.

Restés seul avec le redoutable Annihilus, les fantastiques profitent du sacrifice de Richards pour regagner la Terre, le leader des FF restant piégé et dérivant dans les confins de la zone.

Malgré d’étranges sautes d’humeur de Grimm, les FF forment une chaine pour lancer une balise à Richards, qui aidé par un sort de la sorcière Agatha Harkness, parvient à échapper à Annihilus et à regagner la Terre.

A peine remis de leurs émotions et de l’embarrassant cas Janus, les FF doivent faire face à l’un des multiples revirement de la Chose, rendu effectivement fou par le traitement de Richards.

Dévoré de rage, la Chose sillonne New-York à la recherche de tout ce qu’il peut casser et tombe sur le seul être qui lui soit supérieur dans ce domaine, Hulk.

Le combat entre les deux titans est une nouvelle fois, superbe, épique, digne des plus belles joutes Marvel et voit Hulk vaincre son adversaire à l’aide d’une seconde d’inattention, avouons le, bien commode.

Tandis que Richards peine à contenir l’ire des populations civiles, rendues folles par l’importance des dégâts du match Hulk-Chose, la Chose se remet péniblement de son retentissant KO pour comprendre qu’une nouvelle menace pèse sur le monde, l’arrivée annoncée par le puissant Gardien, d’un conquérant extraterrestre appelé Mastermind.

Suivant les recommandations du Gardien, les FF cherchent alors leur ennemi, sans comprendre que possédant la faculté de contrôle des esprit, Mastermind peut parfaitement se fondre dans la foule.

Le premier à le trouver est la Chose, qui même aidé par la Torche, comprend qu’il ne pourra vaincre un ennemi aussi puissant, capable d’effacer toute trace de leur rencontre dans leurs esprits.

Les pouvoirs occulte d’Agatha Harkness aident encore les FF puisque la sorcière parvient à entrer en contact avec le Gardien, qui leur révèle l’histoire de Mastermind, super guerrier de la race belliqueuse des Eternels, qui à la suite d’une cinglante défaite face à la planète Gigantus, reçut tout le pouvoir de l’esprit de son peuple et fut placé en hibernation dans un cocon spatial.

L’aventure se termine avec Archie Goodwin au scénario et voit Richards possédé par l’esprit de Mastermind secouru par ses coéquipiers dont les pouvoirs ne suffisent hélas pas.

Désespérée, L’Invisible se résout sous les conseils d’Agatha, à chercher de l’aide auprès du Docteur Fatalis, qui comprenant l’importance de la menace, accepte exceptionnellement de s’allier avec ses pires ennemis.

Fatalis apporte sa technologie à l’équipe, notamment un déflecteur psionique qui sert de bouclier au  attaques mentales du monstre.

Malgré son courage et la détermination du duo Torche/Chose, Fatalis est terrassé par le pouvoir de Mastermind, mais permet néanmoins à Richard de briser l’incroyable étreinte mentale du conquérant, juste avant de tuer sa propre femme.

Alors qu’on pensait que tout était perdu, apparait l’Etranger, déjà connu des X-men pour avoir châtié Magnéto en personne.

On apprend que l’Etranger est le prédateur naturel de Mastermind puisque dépositaire de l’esprit des habitants de Gigantus.

Le Gardien surgit alors pour expliquer que l’héroïque résistance des FF et de Fatalis a permis de retarder suffisamment Mastermind pour permettre à l’Etranger de le vaincre avant qu’il ne soit trop puissant.

La dernière aventure montre la quête de la Torche humaine pour retrouver sa bien aimée Crystal, manipulée par les filtres du sorcier Diablo, qui utilise ses pouvoirs élémentaux pour tenter de prendre le pouvoir d’un pays d’Amérique centrale tenue par un dictateur.

En conclusion, globalement inégal, « Fantastic four, l’intégrale 1971 » remporte toutefois largement la mise, car les pénibles voir incompréhensibles aventures du monstre irradiant et du ridicule Nega-man sont compensées par le match de titan Hulk vs Chose et surtout par la formidable aventure de Mastermind.

Avec ce nouvel ennemi aux pouvoirs sans limites, les FF trouvent un adversaire réellement épineux qui les obligent assez habilement à pactiser avec leur ennemi Fatalis dont le sacrifice constitue l’un des points culminant de l’intégrale.

Le lecteur trouvera donc son comptant de grandes luttes super héroïques et appréciera le style plus fin et délié d’un Buscema comparé à celui plus lourd et brutal du Kirby des années 60.

Et de se dire, que après dix ans d’existence, les FF sont encore une fois bien en forme à l’orée des années 70, compensant une certaine platitude des personnages : Richards dont le pouvoir ridicule d’élasticité est à peine compensé par ses bidouillages scientifiques, la Torche jeune homme immature et l’Invisible cantonnée dans un rôle de mère bien pratique pour la mettre en retrait, par une fantastique créativité d’adversaires ou d’univers parcourus.

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 17:10

Fantastic_four_1968.jpg4

 

 

Les dernières intégrales des Fantastic four non encore chroniquées ici avec « Fantastic four, l’intégrale, 1968 » des inamovibles Stan Lee et Jack Kirby.

Le lecteur est immédiatement plongé dans le vif du sujet puisque le début de l’histoire reprend la trame ou le Penseur fou usurpant l’identité d’un scientifique, le professeur Santini, a rendu la Chose fou et incontrôlable alors que Richards cherchait justement un traitement pour le guérir de son apparence monstrueuse.

Tandis que Grimm déchaine sa force brute dans les rues de New-York, les trois autres fantastiques s’attaquent à la racine du mal, l’antre du Penseur, comme il se doit soigneusement protégé par un assemblage de pièges et d’androïdes qui bien entendu ne suffisent qu’à ralentir nos super héros.

Une intervention courageuse de Santini détenu en otage, permet à Richards de vaincre le Penseur avant de tomber sur la Chose en personne fermement décidé à tuer ses anciens coéquipiers !

Vacillant sous la puissance brute de son ami, Richards a encore une fois recours à un gadget technologique pour neutraliser la rage aveugle de Grimm.

Ce répit est pourtant de courte durée, puisque le Penseur bien que détenu en prison, parvient à activer son androïde le plus puissant pour attaquer de front le Baxter Building.

D’une taille colossale et doté d’un armement quasi inépuisable (force du même niveau que la Chose, gaz, électricité, absorbeur de chaleur, rayons désintégrant), l’androïde met à mal tous les FF renforcés pourtant par Grimm revenu à ses esprits, jusqu’à ce que Richards l’expédie dans la pratique zone négative pour s’en débarrasser.

Ebranlé par l’intensité de la menace et la grossesse de sa femme, Richards envisage de mettre un terme à l’activité des FF, mais une brusque apparition du Gardien, avertissant son groupe que le Surfer d’argent, une nouvelle fois déçu par les humains, va retourner son pouvoir contre la Terre.

Les FF affrontent donc leur ancien ami pour tenter de le faire revenir à la raison.

La bataille est comme on pouvait s’y attendre épique, avec projection d’énergie cosmique, zig zag à toute allure dan les airs avec la Torche et un contre un physique avec la Chose.

Lorsque l’armée américaine décide d’envoyer un missile experimental draineur d’énergie cosmique pour tuer le Surfer, les FF interviennet et sauvent leur ami, qui finit par reconnaitre son égarement.

On passe ensuite à l’une des ses aventures sans queue ni tête, visant sur la base d’une stupide méprise à provoquer l’affrontement de super héros de premier plan.

Ici, Daredevil pris par les FF pour un robot de Fatalis est attaqué.

L’homme sans peur, étant malgré ses immenses qualités physiques, un peu juste pour tenir tête aux FF, les scénaristes lui joignent Spider-man et Thor curieusement amoindri, en secours.

La bataille finit aussi vite qu’elle a commencé et laisse grandement sur sa faim à l’exception d’un intense mano à mano entre Thor et la Chose, ce dernier grandement favorisé, arrachant un match nul pour moi faussé par les scénaristes.

On change de braquet avec la nouvelle menace de Galactus, qui rongé par la faim, revient sur Terre pour qu’on lui livre son héraut le Surfer d’argent, ou la dévorer pour se régénérer.

Galactus envoie le Chatieur, guerrier silencieux mi vivant mi robot doté d’immenses pouvoirs pour ramener le Surfer mais se heurte à une farouche résistance des FF, qui exaspère suffisamment son maitre pour le rapatrier dans son vaisseau.

Voyant que son héraut est introuvable, le demi dieu cosmique occupe les FF en envoyant de grossières répliques d’eux même les combattre et entame en réalité un radical processus de destruction de la Terre.

Après avoir vaincu leurs doubles, les FF s’embarquent sans Jane enceinte pour le micro monde sub atomique ou a trouvé refuge le Surfer pour échapper à son maitre.

Les FF ne parviennent pas à contraindre le Surfer des les rejoindre et se heurtent de plus à un nouveau robot surpuissant, celui de Psychoman seigneur du micromonde.

Meme si le robot met en déroute les FF, il disparait mystérieusement, laissant la place au Surfer qui accepte finalement de remonter à la surface pour épargner la Terre et assumer ses responsabilités.

Restés sur place, les FF sont capturés par Psychoman toujours en proie à des grands désirs d’invasion.

Sorte de Fatalis miniature doté d’un arsenal technologique ahurissant, Psychoman est un adversaire redoutable qui tient tete aux FF avant de comprendre que son interet est également de les laisser revenir en surface si il veut que son micro monde soit épargné.

En surface, le Surfer accepte de trouver une étoile pour nourrir Galactus et apaiser sa faim.

En echange, le dieu cosmique l’autorise à rester sur Terre mais le conserve à sa disposition en cas de fringale.

A peine remis d’une pareille bataille, surgit un ennemi plus modeste, le Sorcier qui doté de nouveaux gants miracles décide présomptueusement de s’attaquer seul aux FF.

L’attaque du Sorcier et sa défaite plus que prévisible offre un temps mort nécessaire pour intégrer le fait que la Chose a été grâce à une nouvelle machine infernale de Richards, transformé en Ben Grimm et peut ainsi mener une vie normale sans etre traité de monstre de briques.

Mais une nouvelle attaque d’un des innombrables androïdes du Penseur fou, oblige Grimm à se retransformer en la Chose, ce qui rend théoriquement le processus irreversible.

Courageux en apparence, Grimm semble assumer son choix et participe à une opération de secours à Wyatt Wingfoot l’ami indien de Johnny Storm, dont la réserve est attaqué par un robot géant crée par une compagnie soviétique désireuse de posséder les puits de pétrole enfouis sur le territoire indien.

Une nouvelle histoire farfelue propulse les FF à nouveau dans la zone négative à la recherche d’un substance d’anti matière seule capable de sauver le bébé irradiée de Jane.

Dans ce monde étrange, désertique et dangereux, les FF tombent sur Annihilus, le seigneur des lieux, rendu quasi invincible par une capsule cosmique portée sur sa poitrine.

Bien que capturés, les FF réussisent via une manœuvre incroyable de la Chose qui arrache pratiquement un immeuble à mettre KO Annihilus, ce qui permet à Richards de lui dérober sa capsule, seule capable de soigner sa femme.

Ivre de rage, Annihilus déchaine sur les FF en fuite, des hordes d’outre monde appelées les fouisseurs, grotesques créatures à tete de poisson, qui semblent submerger les héros sous leur nombre et leur puissance.

Richards utilise alors habilement les immenses pouvoirs de la capsule pour se tirer d’affaire mais comprend que lui et ses amis ont été piégés par Annihilus sur un morceau de matière dérivant dans la zone négative.

Pris au piège, il accepte après avoir prélevé une parcelle d’anti matière de rendre sa capsule à Annihilus en échange de la rétrocession de leurs harnais dorsaux afin de rentrer sur Terre.

L’échange a lieu, chacun respectant sa part du contrat et Jane peut finalement donner naissance à un petit garçon dans de bonnes conditions.

Le dernier épisode voir Crystal, la discrète petite amie de la Torche humaine, faire des débuts convaincants au sein du groupe en humiliant à l’aide des ses pouvoirs élément aux l’opiniatre Sorcier revenu une nouvelle fois seul à la charge.

Ayant fait ses preuves sur le terrain, Crystal est donc pleinement acceptée comme un membre à part entière des FF.

En conclusion, « Fantastic four, l’intégrale, 1968 » est une intégrale particulièrement riche et dense fourmillant d’aventures d’interet variable.
Bien entendu, il est toujours agréable de se régaler dans des aventures de science fiction de belle envergure avec Galactus et son serviteur maudit si attachant le Surfer d’argent, ou meme de gouter aux joies des mondes étranges comme l’univers sub atomique du redoutable Psychoman ou la zone négative d’Annihilus, personnage qui deviendra culte par la suite.

D’une manière plus négative, les énièmes tentatives du Penseur fou et ses pénibles androïdes ou du Sorcier incapable de compenser son manque flagrant de puissance par ses bidouillages électroniques, laissent de marbre.

Bien que partant sans doute d’une bonne idée, l’affrontement FF contre l’équipe improvisée DD/Spidey/Thor apparait bien baclé.

Il reste néanmoins que le duo Lee-Kirby fournit en 1968 une matière impressionnante, vivante et foisonnante, qui ne peut que finalement emporter la décision et faire passer au lecteur de véritables moment de magie.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 18:02

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Cette chronique va maintenant être consacrée à l’une des plus grandes aventures du monde Marvel, je veux bien sur parler de « Thanos » de Jim Starlin (scénario) et Ron Lim (dessins).

Paru en 1990, ce formidable récit complet Marvel comme on l’appelait à l’époque, est en réalité le prélude à la quête insensée du titan de l’espace, amoureux de la Mort, et prêt pour lui plaire à conquérir pour elle les six joyaux de l’infini faisant de lui le maitre incontesté de l’univers.

Nous sommes donc en plein cross over cosmique, ce style si prisé par les lecteurs de comic books.

Rendu à la vie par sa maitresse la Mort et doté de pouvoirs cosmiques étendus, Thanos scrute le puits de l’infini qui lui révèle les secrets de l’univers, dispersés en six joyaux détenus chacun par des êtres cosmiques d’une puissance inouïe, les gardiens de l’univers.

Comprenant que les possesseurs des gemmes n’ont pas conscience de leur pouvoir réel, Thanos parvient à convaincre sa maitresse de le laisser partir en quête de ce présent incommensurable.

Il fait preuve d’une filouterie hors normes pour dérober la première du front de l’Intermédiaire, être cosmique symbolisant l’équilibre entre l’Ordre et le Chaos.

Le jugeant trop puissant même pour lui, Thanos lui fait croire qu’il va l’aider à se libérer d’une prison dans laquelle ses maitres l’ont enfermé, dans le but de s’attirer sa protection pour échapper à la Mort.

Se sachant supérieur, l’Intermédiaire accepte et est finalement libéré mais s’aperçoit que Thanos l’a amené sur un terrain ou il est privé de ses immenses pouvoirs.

Devenu inoffensif, il est ainsi aisément vaincu et perd sa gemme, détentrice du pouvoir sur l‘âme.

Thanos s’attaque ensuite au Champion, doyen de l’univers doté par sa gemme d’une puissance physique insurpassable.

Il manipule la rage aveugle et l’arrogance belliqueuse de Champion pour le pousser à détruire la planète sur laquelle il combattait et promet alors de le ramener sur un monde habité ou il pourra à nouveau mesurer sa force, en échange de sa pierre frontale.

Champion finit par céder au chantage et donne sa pierre.

Fourbe jusqu‘au bout, Thanos l’expédie effectivement sur un monde habité mais en le catapultant depuis l’immensité de l’espace.

Avec deux gemmes, Thanos n’a aucun mal à vaincre le Jardinier, doyen devenu pacifique et usant des pouvoirs de contrôle du temps de sa pierre pour cultiver la magnifique végétation de la planète ou il élu domicile.
Malgré son refus initial pour opter pour la violence et son respect du Jardinier, Thanos devant l’obstination du gardien à défendre son bien, est contraint de le tuer en le faisant dévorer par ses propres plantes.

Le titan réalise ensuite un coup de maitre en récupérant deux pierre quasiment coup sur coup.

Il profite également de l’arrogance du Coureur, capable en raison de sa gemme de l’espace de se mouvoir plus vite que la lumière, pour fixer son attention et ainsi pouvoir exercer la maitrise du temps sur son corps et ainsi le réduire à l’état de vieillard.

Il se rend ensuite chez le Collectionneur, vieille crapule sans morale, et lui vend en échange de sa gemme alors le Coureur réduit à l’état de nourrisson inoffensif pour compléter sa collection d’espèces rares glanées dans tout l’espace.

Après avoir négocié une clause de non ingérence dans sa vie, le stupide doyen accepte ce marché de dupe sans se douter qu’il possédait ni plus ni moins que la gemme de contrôle du réel.

Thanos récupère donc sans difficulté la gemme si puissante et laisse ensuite le Coureur reprendre sa forme adulte et se déchainer sur le Collectionneur dépassé par les évènements.

Il reste enfin un dernier doyen, le plus dangereux d’entre tous, le Grand maitre qui fidèle à sa réputation de grand stratège a mis sous protection sa pierre et propose au tian de jouer à un combat psychique sur un échiquier mental, le gagnant emportant les gemmes de l’autre.

Thanos accepte, comprend qu’il a été leurré par le Grand maitre qui voulant être sur de l’emporter a introduit une bactérie mortelle dans son corps.

Mais le Grand maitre déchante à son tour lorsqu’il découvre que Thanos a laissé un androïde s’exposer à sa place.

Pris à son propre jeu de triche, il est tué psychiquement et donc physiquement laissant Thanos posséder les six joyaux de l’infini.

Nanti des pouvoirs de contrôler l’univers, il retourne donc fier de lui devant la Mort qui lui fait comprendre qu’il n’est plus à présent digne d’être son serviteur ni même son époux mais plutôt son maitre.

Thanos comprend alors qu’il est allé trop loin et qu’il a échoué dans sa tentative de séduction.

Le récit se termine donc provisoirement sur ce paradoxe, Thanos le titan fou est devenu un dieu omnipotent, mais demeure rongé par un sentiment d’exclusion, de solitude et de frustration devant celle qu’il aime.

En conclusion, vous l’aurez bien évidemment compris, « Thanos » est une exceptionnelle création emmenant le lecteur dans une dimension cosmique supérieure.

Le musculeux, dense et hideux Thanos est l’anti héros par excellence,  mais accompli néanmoins ses six travaux d’Hercule ou son Odyssée d’Ulysse en véritable héros grec en usant de force, de ruse et d’intelligence.

Puissant, audacieux, habile et ambitieux comme tout conquérant digne de ce nom, il parvient à vaincre des ennemis plus fort que lui, mais moins intelligents ou simplement moins déterminés.

L’exploit réalisé et la démesure associée forcent donc le respect.

Ce sont en réalité les motivations du personnage qui introduisent un début de sentiment empathique car Thanos se lance donc dans cette quête insensée par amour d’une maitresse par essence inaccessible, la Mort elle-même.

Derrière le coté morbide de cette attirance, se cache un puissant sentiment de romantisme avec un amour par avance voué à être impossible et donc prompt à engendrer son lot de souffrance qui ramène le conquérant à une dimension brusquement plus humaine, comme le montre l’ultime larme perlant sur son visage.

Comme les fans le savent, « Thanos » n’est que le prélude à la quête du gant de l’infini, mais pourrait tout aussi bien se suffire à lui-même tant il est déjà parfaitement abouti.

Pour parachever le chef d’œuvre on citera avec plaisir les dessins puissants et racés de Ron Lim, également parfais pour mettre en image cette formidable quête cosmique.

Je ne peux donc que m’agenouiller devant ce monument du comic book, que je relis chaque fois avec un plaisir renouvelé et qui introduit un fort esprit d’initiative et d’entreprise chez moi.

Reconnaissance éternelle aux deux artistes-auteurs de ce Picasso du comic book.

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Published by Seth - dans Comics
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