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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 19:50

daredevil_battling.jpg3

 

 

Sorti en 2007 chez la toujours prolifique Marvel, « Daredevil, battlin’ Jack Murdock » est un travail conjoint de Zeb Wells (scénario) et Carmine Di Giandomenico (dessins).

L’histoire a la particularité d’être tournée vers les origines de l’homme sans peur et tout particulièrement son père Jack Murdock, boxeur minable du quartier déshérité de Hell’s kitchen à New-York.

On découvre à rebours le quotidien sordide de Murdock, boxeur solitaire, finissant, fortement tourné vers la boisson et finissant par devenir en raison de sa carrure de poids lourds, l’homme d’un main d’un caïd local de la Maffia pour racketter les commerçants du quartier.

Abandonné par sa compagne Maggie, Murdock a la désagréable surprise de constater qu’elle lui a laissé un fils non désiré, Matt qu’il finit par accepter d’élever.

Tenaillé par un désir d’offrir une vie meilleure à sa progéniture, Murdock pousse Matt aux études et à la non violence.

Ceci réussit assez bien jusqu’au jour ou Matt est renversé par un camion transportant des produits radioactifs.

Il devient aveugle au grand désespoir de son père qui croit sa vie compromise par ce handicap, mais acquiert par la même occasion des sens super aiguisés qui feront de lui le super héros que l’on connait.

En parallèle, Matt entame de brillante études pour devenir avocat.

Jack qui désire s’extraire de l’influence de son chef appelé le Truqueur, obtient de lui de reprendre sa carrière de boxeur.

Il retourne au gymnase, arrête l’alcool, fréquente une serveuse nommé Josie, et  remporte plusieurs succès inespérés ce qui lui redonne un peu d’estime de lui.

Quand le Truqueur lui propose un championnats du monde poids lourd au Madison Square Garden, Jack comprend  qu’il est pris dans un système de matchs truqués et qu’il n’a d’autre choix que de se coucher pour laisser son adversaire l’emporter.

En effet, le Truquer exerce une pression sur lui en menaçant de mort son fils Matt.

Mais Jack a du mal à accepter d’être une fois de plus le dindon de la farce et subit également l’influence de Josie pour saisir réellement sa chance, ce qui oblige le Truquer à envoyer ses hommes de main pour le corriger.

Pris au piège dans son gymnase, Jack a la surprise de voir un jeune homme masqué (en réalité Matt) le défendre et mettre hors de combat les gorilles du Truqueur.

Il se rend alors au Madison Square Garden livrer le match de sa vie contre un adversaire nommé Crusher.

Le combat est âpre, violent, sanglant même, chacun des boxeurs se rendant coup pour coup.
Jack hésite, tergiverse, pèse le pour et le contre et décide finalement sous les regards de Josie et Matt de sauver son honneur.

Il terrasse alors son adversaire et devient le nouveau champion du monde poids lourds.

Malheureusement, le Truqueur va se montrer impitoyable, coincer un Murdock triomphant dans une ruelle sombre et l’exécuter d’une balle dans la tête.

Il ignore cependant que cette mort tragique va faire naitre un nouveau super héros : Daredevil.

En conclusion, « Daredevil, battlin’ Jack Murdock » est une série mineure qui a pour principal mérite de jeter un coup de projecteur sur le passé tumultueux de Daredevil.

L’histoire en elle-même est intéressante et montre l’ascension d’un enfant que son origine sociale et l’état catastrophique de sa famille aurait du condamner à la misère ou délinquance.

Le personnage du père, éternel raté mais désireux de donner une bonne éducation à son fils est particulièrement touchant, d’autant plus que cet homme choisit au final de mourir avec courage plutôt que de continuer à courber l’échine.

Rugueux et dur comme la survie dans les quartiers pauvres, « Daredevil, battlin’ Jack Murdock »  est donc parfaitement respectable, plus pour la puissance des idées qu’il véhicule que pour les dessins franchement moyens de Di Giandomenico.

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 18:15

Fantastic_four_1971.jpg3

 

 

« Fantastic four, l’intégrale 1971 » voit l’arrivée de John Buscema aux dessins en soutien de John Romita déjà apparu l’année précédente pour remplacer le vieux Jack Kirby aux coté de l’inamovible Stan Lee.

Avec Romita aux dessins, on termine laborieusement une aventure sans intérêt, ou les FF aident un scientifique pour sauver son fils, transformé en monstre irradiant d’énergie après une louable tentative de création d’une arme ultime destinée à arrêter la guerre du Viet Nam.

Ceci devient une habitude, c’est une nouvelle fois le génial cerveau scientifique de Richards qui permet au professeur de reconstituer la machine capable d’inverser la transformation de son fiston, ce qui soulage tout le monde, ouf.

Avec Buscema aux dessins, Richards parvient à mettre au point un processus fiable permettant à la Chose de se transformer à volonté en Ben Grimm, ce qui sur le papier se présente comme la solution idéale pour tous.

Tandis que Grimm tel le X-man Colossus, s’acclimate plus ou moins mal à ses multiples changement d’apparence, le récit prend un tournure bien étrange avec l’arrivée de Janus, ex ami d’université de Richards, qui dévoré par une double personnalité, a réussi à créer un double de lui-même issu de la zone négative, le Néga-man, usant des ses pouvoirs à des fins criminelles.

Après une apparition temporaire de Kirby pour brosser à rebours les prémisses de cette aventure tarabiscotée ou dans le passé, le Néga-man fut vaincu après une confrontation avec Janus, plus pacifique, Buscema revient dans le présent et montre le Néga-man acceptant de servir Annihilus pour sauver sa vie et lui fournir un moyen d’accès à la Terre.

Conscients de la menace, les FF se ruent sans Jane Storm dans la zone négative et affrontent de plein pied Annihilus, véritable maitre de ce monde étrange, lunaire et dangereux.

Dévoré par le pouvoir, le Néga-man essaie de se rapprocher du centre de la zone pour augmenter sa puissance et détrôner Annihilus mais disparait finalement englouti par atmosphère explosive pure.

Restés seul avec le redoutable Annihilus, les fantastiques profitent du sacrifice de Richards pour regagner la Terre, le leader des FF restant piégé et dérivant dans les confins de la zone.

Malgré d’étranges sautes d’humeur de Grimm, les FF forment une chaine pour lancer une balise à Richards, qui aidé par un sort de la sorcière Agatha Harkness, parvient à échapper à Annihilus et à regagner la Terre.

A peine remis de leurs émotions et de l’embarrassant cas Janus, les FF doivent faire face à l’un des multiples revirement de la Chose, rendu effectivement fou par le traitement de Richards.

Dévoré de rage, la Chose sillonne New-York à la recherche de tout ce qu’il peut casser et tombe sur le seul être qui lui soit supérieur dans ce domaine, Hulk.

Le combat entre les deux titans est une nouvelle fois, superbe, épique, digne des plus belles joutes Marvel et voit Hulk vaincre son adversaire à l’aide d’une seconde d’inattention, avouons le, bien commode.

Tandis que Richards peine à contenir l’ire des populations civiles, rendues folles par l’importance des dégâts du match Hulk-Chose, la Chose se remet péniblement de son retentissant KO pour comprendre qu’une nouvelle menace pèse sur le monde, l’arrivée annoncée par le puissant Gardien, d’un conquérant extraterrestre appelé Mastermind.

Suivant les recommandations du Gardien, les FF cherchent alors leur ennemi, sans comprendre que possédant la faculté de contrôle des esprit, Mastermind peut parfaitement se fondre dans la foule.

Le premier à le trouver est la Chose, qui même aidé par la Torche, comprend qu’il ne pourra vaincre un ennemi aussi puissant, capable d’effacer toute trace de leur rencontre dans leurs esprits.

Les pouvoirs occulte d’Agatha Harkness aident encore les FF puisque la sorcière parvient à entrer en contact avec le Gardien, qui leur révèle l’histoire de Mastermind, super guerrier de la race belliqueuse des Eternels, qui à la suite d’une cinglante défaite face à la planète Gigantus, reçut tout le pouvoir de l’esprit de son peuple et fut placé en hibernation dans un cocon spatial.

L’aventure se termine avec Archie Goodwin au scénario et voit Richards possédé par l’esprit de Mastermind secouru par ses coéquipiers dont les pouvoirs ne suffisent hélas pas.

Désespérée, L’Invisible se résout sous les conseils d’Agatha, à chercher de l’aide auprès du Docteur Fatalis, qui comprenant l’importance de la menace, accepte exceptionnellement de s’allier avec ses pires ennemis.

Fatalis apporte sa technologie à l’équipe, notamment un déflecteur psionique qui sert de bouclier au  attaques mentales du monstre.

Malgré son courage et la détermination du duo Torche/Chose, Fatalis est terrassé par le pouvoir de Mastermind, mais permet néanmoins à Richard de briser l’incroyable étreinte mentale du conquérant, juste avant de tuer sa propre femme.

Alors qu’on pensait que tout était perdu, apparait l’Etranger, déjà connu des X-men pour avoir châtié Magnéto en personne.

On apprend que l’Etranger est le prédateur naturel de Mastermind puisque dépositaire de l’esprit des habitants de Gigantus.

Le Gardien surgit alors pour expliquer que l’héroïque résistance des FF et de Fatalis a permis de retarder suffisamment Mastermind pour permettre à l’Etranger de le vaincre avant qu’il ne soit trop puissant.

La dernière aventure montre la quête de la Torche humaine pour retrouver sa bien aimée Crystal, manipulée par les filtres du sorcier Diablo, qui utilise ses pouvoirs élémentaux pour tenter de prendre le pouvoir d’un pays d’Amérique centrale tenue par un dictateur.

En conclusion, globalement inégal, « Fantastic four, l’intégrale 1971 » remporte toutefois largement la mise, car les pénibles voir incompréhensibles aventures du monstre irradiant et du ridicule Nega-man sont compensées par le match de titan Hulk vs Chose et surtout par la formidable aventure de Mastermind.

Avec ce nouvel ennemi aux pouvoirs sans limites, les FF trouvent un adversaire réellement épineux qui les obligent assez habilement à pactiser avec leur ennemi Fatalis dont le sacrifice constitue l’un des points culminant de l’intégrale.

Le lecteur trouvera donc son comptant de grandes luttes super héroïques et appréciera le style plus fin et délié d’un Buscema comparé à celui plus lourd et brutal du Kirby des années 60.

Et de se dire, que après dix ans d’existence, les FF sont encore une fois bien en forme à l’orée des années 70, compensant une certaine platitude des personnages : Richards dont le pouvoir ridicule d’élasticité est à peine compensé par ses bidouillages scientifiques, la Torche jeune homme immature et l’Invisible cantonnée dans un rôle de mère bien pratique pour la mettre en retrait, par une fantastique créativité d’adversaires ou d’univers parcourus.

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 17:10

Fantastic_four_1968.jpg4

 

 

Les dernières intégrales des Fantastic four non encore chroniquées ici avec « Fantastic four, l’intégrale, 1968 » des inamovibles Stan Lee et Jack Kirby.

Le lecteur est immédiatement plongé dans le vif du sujet puisque le début de l’histoire reprend la trame ou le Penseur fou usurpant l’identité d’un scientifique, le professeur Santini, a rendu la Chose fou et incontrôlable alors que Richards cherchait justement un traitement pour le guérir de son apparence monstrueuse.

Tandis que Grimm déchaine sa force brute dans les rues de New-York, les trois autres fantastiques s’attaquent à la racine du mal, l’antre du Penseur, comme il se doit soigneusement protégé par un assemblage de pièges et d’androïdes qui bien entendu ne suffisent qu’à ralentir nos super héros.

Une intervention courageuse de Santini détenu en otage, permet à Richards de vaincre le Penseur avant de tomber sur la Chose en personne fermement décidé à tuer ses anciens coéquipiers !

Vacillant sous la puissance brute de son ami, Richards a encore une fois recours à un gadget technologique pour neutraliser la rage aveugle de Grimm.

Ce répit est pourtant de courte durée, puisque le Penseur bien que détenu en prison, parvient à activer son androïde le plus puissant pour attaquer de front le Baxter Building.

D’une taille colossale et doté d’un armement quasi inépuisable (force du même niveau que la Chose, gaz, électricité, absorbeur de chaleur, rayons désintégrant), l’androïde met à mal tous les FF renforcés pourtant par Grimm revenu à ses esprits, jusqu’à ce que Richards l’expédie dans la pratique zone négative pour s’en débarrasser.

Ebranlé par l’intensité de la menace et la grossesse de sa femme, Richards envisage de mettre un terme à l’activité des FF, mais une brusque apparition du Gardien, avertissant son groupe que le Surfer d’argent, une nouvelle fois déçu par les humains, va retourner son pouvoir contre la Terre.

Les FF affrontent donc leur ancien ami pour tenter de le faire revenir à la raison.

La bataille est comme on pouvait s’y attendre épique, avec projection d’énergie cosmique, zig zag à toute allure dan les airs avec la Torche et un contre un physique avec la Chose.

Lorsque l’armée américaine décide d’envoyer un missile experimental draineur d’énergie cosmique pour tuer le Surfer, les FF interviennet et sauvent leur ami, qui finit par reconnaitre son égarement.

On passe ensuite à l’une des ses aventures sans queue ni tête, visant sur la base d’une stupide méprise à provoquer l’affrontement de super héros de premier plan.

Ici, Daredevil pris par les FF pour un robot de Fatalis est attaqué.

L’homme sans peur, étant malgré ses immenses qualités physiques, un peu juste pour tenir tête aux FF, les scénaristes lui joignent Spider-man et Thor curieusement amoindri, en secours.

La bataille finit aussi vite qu’elle a commencé et laisse grandement sur sa faim à l’exception d’un intense mano à mano entre Thor et la Chose, ce dernier grandement favorisé, arrachant un match nul pour moi faussé par les scénaristes.

On change de braquet avec la nouvelle menace de Galactus, qui rongé par la faim, revient sur Terre pour qu’on lui livre son héraut le Surfer d’argent, ou la dévorer pour se régénérer.

Galactus envoie le Chatieur, guerrier silencieux mi vivant mi robot doté d’immenses pouvoirs pour ramener le Surfer mais se heurte à une farouche résistance des FF, qui exaspère suffisamment son maitre pour le rapatrier dans son vaisseau.

Voyant que son héraut est introuvable, le demi dieu cosmique occupe les FF en envoyant de grossières répliques d’eux même les combattre et entame en réalité un radical processus de destruction de la Terre.

Après avoir vaincu leurs doubles, les FF s’embarquent sans Jane enceinte pour le micro monde sub atomique ou a trouvé refuge le Surfer pour échapper à son maitre.

Les FF ne parviennent pas à contraindre le Surfer des les rejoindre et se heurtent de plus à un nouveau robot surpuissant, celui de Psychoman seigneur du micromonde.

Meme si le robot met en déroute les FF, il disparait mystérieusement, laissant la place au Surfer qui accepte finalement de remonter à la surface pour épargner la Terre et assumer ses responsabilités.

Restés sur place, les FF sont capturés par Psychoman toujours en proie à des grands désirs d’invasion.

Sorte de Fatalis miniature doté d’un arsenal technologique ahurissant, Psychoman est un adversaire redoutable qui tient tete aux FF avant de comprendre que son interet est également de les laisser revenir en surface si il veut que son micro monde soit épargné.

En surface, le Surfer accepte de trouver une étoile pour nourrir Galactus et apaiser sa faim.

En echange, le dieu cosmique l’autorise à rester sur Terre mais le conserve à sa disposition en cas de fringale.

A peine remis d’une pareille bataille, surgit un ennemi plus modeste, le Sorcier qui doté de nouveaux gants miracles décide présomptueusement de s’attaquer seul aux FF.

L’attaque du Sorcier et sa défaite plus que prévisible offre un temps mort nécessaire pour intégrer le fait que la Chose a été grâce à une nouvelle machine infernale de Richards, transformé en Ben Grimm et peut ainsi mener une vie normale sans etre traité de monstre de briques.

Mais une nouvelle attaque d’un des innombrables androïdes du Penseur fou, oblige Grimm à se retransformer en la Chose, ce qui rend théoriquement le processus irreversible.

Courageux en apparence, Grimm semble assumer son choix et participe à une opération de secours à Wyatt Wingfoot l’ami indien de Johnny Storm, dont la réserve est attaqué par un robot géant crée par une compagnie soviétique désireuse de posséder les puits de pétrole enfouis sur le territoire indien.

Une nouvelle histoire farfelue propulse les FF à nouveau dans la zone négative à la recherche d’un substance d’anti matière seule capable de sauver le bébé irradiée de Jane.

Dans ce monde étrange, désertique et dangereux, les FF tombent sur Annihilus, le seigneur des lieux, rendu quasi invincible par une capsule cosmique portée sur sa poitrine.

Bien que capturés, les FF réussisent via une manœuvre incroyable de la Chose qui arrache pratiquement un immeuble à mettre KO Annihilus, ce qui permet à Richards de lui dérober sa capsule, seule capable de soigner sa femme.

Ivre de rage, Annihilus déchaine sur les FF en fuite, des hordes d’outre monde appelées les fouisseurs, grotesques créatures à tete de poisson, qui semblent submerger les héros sous leur nombre et leur puissance.

Richards utilise alors habilement les immenses pouvoirs de la capsule pour se tirer d’affaire mais comprend que lui et ses amis ont été piégés par Annihilus sur un morceau de matière dérivant dans la zone négative.

Pris au piège, il accepte après avoir prélevé une parcelle d’anti matière de rendre sa capsule à Annihilus en échange de la rétrocession de leurs harnais dorsaux afin de rentrer sur Terre.

L’échange a lieu, chacun respectant sa part du contrat et Jane peut finalement donner naissance à un petit garçon dans de bonnes conditions.

Le dernier épisode voir Crystal, la discrète petite amie de la Torche humaine, faire des débuts convaincants au sein du groupe en humiliant à l’aide des ses pouvoirs élément aux l’opiniatre Sorcier revenu une nouvelle fois seul à la charge.

Ayant fait ses preuves sur le terrain, Crystal est donc pleinement acceptée comme un membre à part entière des FF.

En conclusion, « Fantastic four, l’intégrale, 1968 » est une intégrale particulièrement riche et dense fourmillant d’aventures d’interet variable.
Bien entendu, il est toujours agréable de se régaler dans des aventures de science fiction de belle envergure avec Galactus et son serviteur maudit si attachant le Surfer d’argent, ou meme de gouter aux joies des mondes étranges comme l’univers sub atomique du redoutable Psychoman ou la zone négative d’Annihilus, personnage qui deviendra culte par la suite.

D’une manière plus négative, les énièmes tentatives du Penseur fou et ses pénibles androïdes ou du Sorcier incapable de compenser son manque flagrant de puissance par ses bidouillages électroniques, laissent de marbre.

Bien que partant sans doute d’une bonne idée, l’affrontement FF contre l’équipe improvisée DD/Spidey/Thor apparait bien baclé.

Il reste néanmoins que le duo Lee-Kirby fournit en 1968 une matière impressionnante, vivante et foisonnante, qui ne peut que finalement emporter la décision et faire passer au lecteur de véritables moment de magie.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 18:02

thanos_quete.jpg5

 

 

Cette chronique va maintenant être consacrée à l’une des plus grandes aventures du monde Marvel, je veux bien sur parler de « Thanos » de Jim Starlin (scénario) et Ron Lim (dessins).

Paru en 1990, ce formidable récit complet Marvel comme on l’appelait à l’époque, est en réalité le prélude à la quête insensée du titan de l’espace, amoureux de la Mort, et prêt pour lui plaire à conquérir pour elle les six joyaux de l’infini faisant de lui le maitre incontesté de l’univers.

Nous sommes donc en plein cross over cosmique, ce style si prisé par les lecteurs de comic books.

Rendu à la vie par sa maitresse la Mort et doté de pouvoirs cosmiques étendus, Thanos scrute le puits de l’infini qui lui révèle les secrets de l’univers, dispersés en six joyaux détenus chacun par des êtres cosmiques d’une puissance inouïe, les gardiens de l’univers.

Comprenant que les possesseurs des gemmes n’ont pas conscience de leur pouvoir réel, Thanos parvient à convaincre sa maitresse de le laisser partir en quête de ce présent incommensurable.

Il fait preuve d’une filouterie hors normes pour dérober la première du front de l’Intermédiaire, être cosmique symbolisant l’équilibre entre l’Ordre et le Chaos.

Le jugeant trop puissant même pour lui, Thanos lui fait croire qu’il va l’aider à se libérer d’une prison dans laquelle ses maitres l’ont enfermé, dans le but de s’attirer sa protection pour échapper à la Mort.

Se sachant supérieur, l’Intermédiaire accepte et est finalement libéré mais s’aperçoit que Thanos l’a amené sur un terrain ou il est privé de ses immenses pouvoirs.

Devenu inoffensif, il est ainsi aisément vaincu et perd sa gemme, détentrice du pouvoir sur l‘âme.

Thanos s’attaque ensuite au Champion, doyen de l’univers doté par sa gemme d’une puissance physique insurpassable.

Il manipule la rage aveugle et l’arrogance belliqueuse de Champion pour le pousser à détruire la planète sur laquelle il combattait et promet alors de le ramener sur un monde habité ou il pourra à nouveau mesurer sa force, en échange de sa pierre frontale.

Champion finit par céder au chantage et donne sa pierre.

Fourbe jusqu‘au bout, Thanos l’expédie effectivement sur un monde habité mais en le catapultant depuis l’immensité de l’espace.

Avec deux gemmes, Thanos n’a aucun mal à vaincre le Jardinier, doyen devenu pacifique et usant des pouvoirs de contrôle du temps de sa pierre pour cultiver la magnifique végétation de la planète ou il élu domicile.
Malgré son refus initial pour opter pour la violence et son respect du Jardinier, Thanos devant l’obstination du gardien à défendre son bien, est contraint de le tuer en le faisant dévorer par ses propres plantes.

Le titan réalise ensuite un coup de maitre en récupérant deux pierre quasiment coup sur coup.

Il profite également de l’arrogance du Coureur, capable en raison de sa gemme de l’espace de se mouvoir plus vite que la lumière, pour fixer son attention et ainsi pouvoir exercer la maitrise du temps sur son corps et ainsi le réduire à l’état de vieillard.

Il se rend ensuite chez le Collectionneur, vieille crapule sans morale, et lui vend en échange de sa gemme alors le Coureur réduit à l’état de nourrisson inoffensif pour compléter sa collection d’espèces rares glanées dans tout l’espace.

Après avoir négocié une clause de non ingérence dans sa vie, le stupide doyen accepte ce marché de dupe sans se douter qu’il possédait ni plus ni moins que la gemme de contrôle du réel.

Thanos récupère donc sans difficulté la gemme si puissante et laisse ensuite le Coureur reprendre sa forme adulte et se déchainer sur le Collectionneur dépassé par les évènements.

Il reste enfin un dernier doyen, le plus dangereux d’entre tous, le Grand maitre qui fidèle à sa réputation de grand stratège a mis sous protection sa pierre et propose au tian de jouer à un combat psychique sur un échiquier mental, le gagnant emportant les gemmes de l’autre.

Thanos accepte, comprend qu’il a été leurré par le Grand maitre qui voulant être sur de l’emporter a introduit une bactérie mortelle dans son corps.

Mais le Grand maitre déchante à son tour lorsqu’il découvre que Thanos a laissé un androïde s’exposer à sa place.

Pris à son propre jeu de triche, il est tué psychiquement et donc physiquement laissant Thanos posséder les six joyaux de l’infini.

Nanti des pouvoirs de contrôler l’univers, il retourne donc fier de lui devant la Mort qui lui fait comprendre qu’il n’est plus à présent digne d’être son serviteur ni même son époux mais plutôt son maitre.

Thanos comprend alors qu’il est allé trop loin et qu’il a échoué dans sa tentative de séduction.

Le récit se termine donc provisoirement sur ce paradoxe, Thanos le titan fou est devenu un dieu omnipotent, mais demeure rongé par un sentiment d’exclusion, de solitude et de frustration devant celle qu’il aime.

En conclusion, vous l’aurez bien évidemment compris, « Thanos » est une exceptionnelle création emmenant le lecteur dans une dimension cosmique supérieure.

Le musculeux, dense et hideux Thanos est l’anti héros par excellence,  mais accompli néanmoins ses six travaux d’Hercule ou son Odyssée d’Ulysse en véritable héros grec en usant de force, de ruse et d’intelligence.

Puissant, audacieux, habile et ambitieux comme tout conquérant digne de ce nom, il parvient à vaincre des ennemis plus fort que lui, mais moins intelligents ou simplement moins déterminés.

L’exploit réalisé et la démesure associée forcent donc le respect.

Ce sont en réalité les motivations du personnage qui introduisent un début de sentiment empathique car Thanos se lance donc dans cette quête insensée par amour d’une maitresse par essence inaccessible, la Mort elle-même.

Derrière le coté morbide de cette attirance, se cache un puissant sentiment de romantisme avec un amour par avance voué à être impossible et donc prompt à engendrer son lot de souffrance qui ramène le conquérant à une dimension brusquement plus humaine, comme le montre l’ultime larme perlant sur son visage.

Comme les fans le savent, « Thanos » n’est que le prélude à la quête du gant de l’infini, mais pourrait tout aussi bien se suffire à lui-même tant il est déjà parfaitement abouti.

Pour parachever le chef d’œuvre on citera avec plaisir les dessins puissants et racés de Ron Lim, également parfais pour mettre en image cette formidable quête cosmique.

Je ne peux donc que m’agenouiller devant ce monument du comic book, que je relis chaque fois avec un plaisir renouvelé et qui introduit un fort esprit d’initiative et d’entreprise chez moi.

Reconnaissance éternelle aux deux artistes-auteurs de ce Picasso du comic book.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 23:30

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Abordons à présent un des musts de l’univers Marvel des ses dernières années, je veux bien sur parler de « World war Hulk » de Greg Pak (scénario) et John Romita Jr (dessins) qui en 2007-2008, donnèrent un sérieux coup de fouet à la franchise à l’aide de ce cross-over musclé.

« World war Hulk » suit logiquement le savoureux et consistant apéritif « Planète Hulk » de ce même Pak et met en place la vengeance de Hulk revenu sur Terre de la planète Sakaar après avoir renversé le tyran en place, contracté des alliances avec des extra terrestres liés avec lui par les combats dans l’arène mais surtout perdu sa compagne Cariera tuée par une bombe envoyée depuis la Terre.

On comprendra aisément que la rage de Hulk a atteint alors un niveau jamais encore vu, ce qui le rend plus fort que jamais et capable de s’en prendre à tous les super héros de la Terre en même temps !

Cette rage incoercible est toutefois principalement dirigée vers les Illuminati, ce groupement de leaders (Mr Fantastic, Iron-man, Docteur Strange, Flèche noire) ayant décidé d’envoyer Hulk dans l’espace pour se débarrasser de lui.

Hulk commence par attaquer celui qu’il estime être le plus dangereux de tous, Flèche noire et ses immenses pouvoirs sonores et réussit de manière assez inexpliquée à le vaincre lors d’un combat sur la Lune.

Il adresse alors un ultimatum à la ville de New-York pour qu’on lui livre les trois autres Illuminati sous peine de raser la ville.

Bien entendu, les héros réagissent et s’unissent pour tenter de vaincre cet Hulk en armure de gladiateur plus puissant que jamais.

Fidèle à lui-même, Iron-man tente à l’aide de son armure la plus puissante, la Hulkbuster, de vaincre seul son ennemi.

Le combat est hallucinant de violence pure, rasant plusieurs blocs d’immeubles mais laisse au final, comme on pouvait s’y attendre Hulk.

Après cette deuxième victoire éclatante, Hulk laisse ses alliés (Korg, Hiroim, Miek, Brood, Elloe) prendre le relais pour affronter des Vengeurs, certes moins puissants que Flèche-noire ou Iron-man renforcé, mais constitués néanmoins de poids lourds comme Wonder-man, Doc Samson ou Miss Marvel.

Hulk prend néanmoins le soin de se débarrasser personnellement de deux des Vengeurs les plus redoutable : sa cousine Miss Hulk et du demi dieu Arès, qui malgré leur courage, ne pèsent pas bien lourds face à sa furie.

Une fois l’obstacle des Vengeurs franchis, Hulk s’attaque à sa troisième cible, Mr Fantastic, défendu pourtant bec et ongles par ses coéquipiers aidés de la Panthère noire et de sa femme Tornade.

Malgré une puissance de feu capable de raser un immeuble, l’attaque conjuguée de la flamme à haute intensité de la Torche et des éclairs de Tornade ne vient pas à bout de Hulk, et même le magnifique baroud d’honneur de la Chose qui rend coup pour coup avant de plier, ne semble que reculer l’inéluctable.

Après que le champs de force de Jane Richard soit enfoncé et que la dernière ruse de Richard pour calmer Hulk, échoue, le colosse de Jade peut alors se défouler sur le faible corps élastique de son ennemi et le saouler de coups.

Survient alors une attaque du Docteur Strange qui tente de calmer l’esprit de Hulk en profitant d’une impressionnante attaque aérienne à coups de balles d’adamantium du général Ross.

Mais Hulk se montre véritablement plein de ressources en triomphant à la fois de la puissance de feu de Ross et en surprenant Strange, afin de lui briser les poignets, qui lui permettent de lancer des sorts.

Strange abat alors sa dernière carte en se laissant envahir par le démon Zom afin de vaincre Hulk par la force brutale.

Le combat est encore une fois homérique, digne de celui avec Iron-man, mais Strange finit lui aussi par céder physiquement.

Revanchard, Hulk place des disques d’obéissance sur les corps des Illuminati capturés et les obligent à combattre dans l’arène des monstres puis les uns contre les autres.

Malgré leur situation en apparence désespérée, les Illuminati gagnent un précieux répit grâce à Stark qui parvient à utiliser ses capacités d’interfaces cybernétiques pour bloquer les disques d’obéissance.

C’est alors que Sentry, réputé être l’humain le plus puissant de l’univers Marvel (après Phénix ?) décide devant l’urgence de la situation d’outre passer son désir de solitude et de retrait pour affronter Hulk, dont il s’estime par ailleurs proche.

Le combat Sentry-Hulk dépasse en intensité tout ce qui a pu être décrit avant et demeure digne de figurer dans les annales de Marvel.

Les deux héros terminent épuisés par un match nul qui a le mérite de rendre à Hulk son apparence de Banner.

Mais après une ultime confusion ou Rick Jones est tué par Miek, Banner se retransforme et est finalement définitivement stoppé par l’action conjugués de rayons satellites pilotés par Stark.

Hulk est alors emprisonné sous terre sous sa forme humaine tandis que sur Sakaar, son fils émerge du néant …

En guise de digestif, une histoire post crash montre les héros survivant à la guerre s’unir finalement  avec les alliés de Hulk afin de réparer les dégâts occasionnés par l’assaut du colosse de jade.

En conclusion, « World war Hulk » est un grand crossover épique qui ne pourra que emballer le lecteur avide de sensation fortes et d’histoires larger than life.

Disons le franchement, le scénario reste malgré tout minimaliste, se limitant à un unique mais irrésistible désir de vengeance d’un Hulk bafoué dans son esprit et sa chair par son exil spatial.

Mais « World war Hulk » compense allégrement cette petite carence par une intensité hors norme en proposant des combats à la vie à la mort entre un Hulk en état de grâce et des super héros déterminés à vendre chèrement leur peau.

Même si je ne suis pas un fan absolu du style de Romita Jr, un peu trop grossier pour moi, force est de constater celui-ci donne un formidable impact aux assauts d’une violence inouïe entre les différents protagonistes.

Pour toutes ces raisons, « World war Hulk » est à recommander derrière les sagas « Civil War » et « Annihilation » comme le troisième grand cross over du monde contemporain Marvel.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 22:00

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Avec « Hulk, tome 2, Banner » de Brian Azzarello (scénario) et Richard Corben (dessins), nous sommes toujours dans la collection 100% Marvel démarrée en 2001.

On démarre cette fois beaucoup plus fort avec une scène d’une rare violence ou Hulk en proie à un violent accès de rage, rase ni plus ni moins qu’une petite ville américaine en faisant des centaines de blessés civils.

Epaulée par le psychiatre Doc Samson, lui aussi exposé aux rayons gamma et doté à ce titre d’une fraction des pouvoirs de Hulk, l’armée américaine arrive à rebours sur les lieux pour constater l’importance des dégâts et se mettre en quête du coupable.

Ils ne savent pas Hulk transformé à nouveau en Bruce Banner découvre avec effroi l’horreur des dégâts et a le plus grand mal à encaisser le choc psychologique.

Il tente même de se suicider, mais son alter égo prend alors le relais et recrache brutalement la balle destinée à mettre un terme à ses jours.

La transformation a au moins le mérite d’attirer sur lui l’attention de l’armée et Doc Samson prend alors la tête d’une expédition hélico portée.

Bien entendu, Hulk survit aux tirs des hélicoptères, mais est pourtant frappé par un étrange missile tiré depuis l’appareil de Samson.

Très cynique, Samson organise le sacrifice des trois quarts de son escadrille pour couvrir sa fuite puis rend compte au général Ross avec qui un dialogue musclé s’engage.

Redevenu sous l’effet du stress Hulk, Banner sème la pagaille dans une station service ce qui oblige Samson à engager un match à un contre un contre son homologue.

Le combat est assez ridicule tant Samson est rapidement écrasé par Hulk et encaisse une volée surpuissante de coups.

Il ne doit la vie sauve qu’en indiquant à un Hulk écervelé que son alter égo dans une zone éloignée.

Redevenu une nouvelle fois Banner, Hulk est endormi par un puissant gaz et enfermé dans une cellule sous oxygène pour l’empêcher de se transformer sous l’effet du stress.

Samson lui révèle que le missile lui a injecté un traceur résistant aux radiations gamma pour le localiser, puis que Ross a contacté une neurochirurgienne pour le lobotomiser afin de le rendre complètement inoffensif.

Mais au final, Samson est pris d’un remord tardif et refusant de laisser charcuter son ennemi, lui permet de mourir par asphyxie dans sa  cellule accédant ainsi à son désir le plus profond.

En conclusion, « Hulk, tome 2, Banner » surclasse sans aucun doute le tome 3.
Le scénario beaucoup plus riche et excitant, fait preuve d’un réalisme froid en mettant Banner devant ses responsabilités en tant que monstre dont les accès de colère incontrôlables rendent particulièrement dangereux pour la société.

A Samson échoit pour une fois un rôle de salaud arrogant et cynique, qui finalement fait preuve in extremis d’une humanité insoupçonnée.

Pour compléter le tout, le style de Corben grossier mais sombre et brutal, sied parfaitement à l’ambiance générale.

J’ai donc beaucoup apprécié cette inhabituelle version pessimiste voir désespérée du plus célèbre gros bras de Marvel.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 20:48

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Paru en 2002-2003 chez 100% Marvel, « Hulk, tome 3, gris » de Jeph Loeb (scénario) et Tim Sale (dessins) présente sous forme d’hommage une énième variation sur la genèse du monstre de jade réalisée dans les années 60 par le duo Lee-Kirby.

On retrouve donc le traditionnel point de départ raconté sous la forme d’aveux de Banner à son psychiatre Leonard Samson, avec l’accident nucléaire ayant conduit à l’exposition aux rayons gamma du physicien Bruce Banner faisant de lui sous l’effet de brusques poussées de stress un monstre invincible au cerveau plus que limité.

La seule variation est ici d’avoir un Hulk gris au lieu de vert, pour le reste la brute incontrôlable est persécutée par les troupes du Général Ross, le père de Betty, l’ex petite amie de Banner, qu’il essaie de recontacter maladroitement sous son alter égo mastodonte.

Dans sa quête quasi obsessionnel de capturer ou tuer Hulk, Ross contacte Rick Jones, le jeune homme que Banner a voulu protéger de l’explosion de la bombe nucléaire, et qui se sent à ce titre redevable au docteur.

Incontrôlable, Hulk prend d’assaut la prison ou est retenu Jones, agresse Ross, libère son ami et kidnappe la belle Betty pour la retenir maladroitement sous sa protection à l’instar d’un King Kong grisonnant.

Mais Hulk se heurte à son premier ennemi de valeur, Iron-man, qui vêtu de sa première armure de bibendum jaune engage un féroce combat à coups de rayons répulseurs de bottes propulsives.

Malgré son arsenal, son intelligence et sa combativité, Iron-man est finalement logiquement surclassé par Hulk qui frappe pendant le combat par inadvertance Betty.

Conscient d’avoir blessée son amoureuse, Hulk tente encore une fois gauchement de réparer les dégâts en la soignant et l’emmènes dans une grotte isolée et humide ou il espère naïvement la retenir ad vitam eternam.

Ross intervient alors en personne pour sauver sa fille et tente de vaincre Hulk à l’aide d’un hélicoptère de combat.

Son appareil est détruit et il se trouve pris en otage par Hulk.

Mais le vieux militaire est trop faible pour capituler et intime l’ordre à ses hommes de tirer sur le monstre, ce qu’ils refusent devant les risques de ricochets sur la peau épaisse de Hulk.

Au final, Hulk bizarrement ému par Betty en larmes devant cet affrontement entre son père et décide brusquement de quitter la scène du combat.

C’est alors Banner un peu paumé qui refera son apparition pour donner le change quand à sa double identité, ce qui conclut l’entretien avec Samson.

En conclusion, « Hulk, tome 3, gris » n’apporte au final strictement rien à l’histoire de Hulk et colle trop au modèle original pour présenter un intérêt.

L’histoire mainte fois rabâchée est connue de tous les amateurs de comics et voir Hulk face aux troupes du général Ross ou un Iron-man vintage et pataud, ne constitue pas un motif d’excitation suffisant.

Si on ajoute à cela le graphisme sommaire de Tim Sale, on comprendra qu’il est difficile de s’enthousiasmer pour ce comic supplémentaire, surfant désagréablement sur les bonnes idées des maitres des années 60.

On serait donc fortement enclin à demander un peu plus d’audace et d’innovation chez Loeb !!

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 20:23

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Tout comme Deadpool, Hellboy ou Spawn, Ghost rider appartient à la catégorie des super héros maudits, se situant sur une fine frontière entre bien et mal.

Au début des années 2000, Devin Grayson (scénario) et Trent Kaniuga (dessins) s’associent pour continuer les aventures du motard fantôme dans la collection 100% Marvel avec « Ghost rider, tome 1, train d’enfer ».

Dans cette histoire ultra simpliste, Johnny Blaze l’alter égo du Ghost rider a raccroché sa tenue de cascadeur moto pour trouver un travail de bureau plus stable mais aussi largement plus ennuyeux.

Pourtant malgré son désir de se ranger dans les habits de monsieur tout le monde, Blaze est rapidement rattrapé par son double démoniaque lorsqu’un motard est fauché par un chauffard poids lourd.

Fidèle à lui-même, le Ghost rider enfourche sa Harley enflammée et prend en chasse le chauffeur qu’il tue juste après que celui lui révèle que son patron le directeur de la société Hadlan, les pousse à cette conduite dangereuse.

Dans un torrent de violence et de flammes, le Rider remonte la piste et trouve un autre commanditaire, la société Corbal.

Mais entre deux traques, le vengeur implacable laisse la place à Blaze, complètement retourné par ces transformations qu’il ne peut que subir.

Martyrisé par son lourd secret, le cascadeur vit en paria de la société, incapable de mener une vie normale et cherche par tous les moyens à s’affranchir de sa malédiction.

Désespéré, il contacte ainsi Gunmetal un tueur réputé infaillible pour mettre un contrat sur le Ghost rider.

Malgré sa puissance de feu, Gunmetal échoue à tuer Ghost rider, qui bien que largement supérieur, le laisse filer indemne.

Alors que l’enquête sur Corbal s’oriente sans logique apparente sur un détective privé appelé Smith, responsable de la mort du père de Corbal, Gunmetal lance un camion rempli de nitrogène sur Ghost rider dans l’espoir de venir à bout de son invulnérabilité.

La manœuvre échoue mais produit un grand nombre de morts dans les environ, ce qui oblige Blaze à vouloir annuler son contrat.

Malheureusement, Gunmetal en fait à présent une affaire personnelle et ayant compris que le Rider et Blaze ne faisaient qu’un, entreprend de tuer son client.

Cette fois, le Rider, vexé par le rejet de son hôte refuse de l’aider et Blaze ne doit compter que sur ses capacités de cascadeur pour échapper aux griffes de Gunmetal et son associé Magnus.

Après une intense course poursuite à moto, Magnus est tué, ce qui accroit encore davantage la haine de Gunmetal contre Blaze finalement réinvesti des pouvoirs du Rider.

Impuissant face au Ghost rider, il lance alors un défi à Blaze en corps à corps devant une foule avide de paris.

Lors du combat, Gumetal incapable de vaincre le Rider, tue pour le provoquer un membre de la foule ce qui provoque son lynchage.

Ecœuré par l’absence de morale du tueur, Blaze délaisse son apparence et décide d’en découdre à mains nues avec son ennemi.

Il terrasse Gunmetal mais le laisse en vie avant de tailler la route sur la moto d’une jolie fille rencontrée au cours de ses errements.

En conclusion, « Ghost rider, tome 1, train d’enfer » ne brille pas par son scénario sans queue ni tête et flirtant souvent avec le débile.

L’ennemi désigné est un tueur de faible acabit, ne disposant d’aucune arme pour sérieusement menacer un être aussi puissant que Ghost rider.

Que reste il alors à ce récit pour séduire le lecteur ? Et bien on retiendra le graphisme puissant et coloré de Kaniuga qui fait du Ghost rider, un héros imposant et flamboyant, définitivement cool avec sa dégaine de biker-squelette tout droit sorti des entrailles de l’enfer.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 10:16

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Super héros atypique, provocateur et déjanté, Deadpool parvient derrière les poids lourds du genre à se tailler son petit succès et bénéficie d’une bonne expositions chez Marvel avec « Deadpool max, tome 1, un penchant pour la violence » de David Lapham (scénario) et Kyle Baker (dessins).

Sorti en 2010, « Deadpool max, tome 1, un penchant pour la violence » dépeint l’univers trouble et complexe des opérations secrètes de la CIA, ou l’agent Bob est sensé utiliser les formidables capacités (force, agilité, endurance) de Deadpool pour en faire le tueur ultime pour éliminer les adversaires de l’organisation.

Le principal problème de Bob est de canaliser l’instabilité psychologique patente de Deadpool et pour cela l’agent se doit d’utiliser des stratagèmes grossiers comme de lui faire croire que les cibles désignées appartiennent tous à l’organisation Hydra, ennemie jurée du tueur psychopathe.

Lors de la première mission, Bob devient par devoir (!) l’amant du chef de la sécurité de Hammerhead, le puissant chef maffieux, pour parvenir à déjouer le dispositif de sécurité autour du caïd.

Après de nombreuses humiliations sexuelles et quelques péripéties glauques ou Bob met en évidence le corps d’un faux Deadpool pour persuader Hammerhead qu’il a éliminé le tueur venu pour lui, le stratagème finit par fonctionner et Hammerhead est décapité par un coup de sabre.

Bob rend donc compte auprès de ses supérieurs du succès de la mission mais fait aussi étalage de ses difficultés à gérer un fou, ce qui n’émeut guère ses chefs, qui reste focalisés sur une problématique d’efficacité optimale.

Deadpool se rend ensuite dans une clinique ou Inez, une psychologue ultra sexy, tente de guérir son mal en explorant l’enfance parfaitement abjecte du jeune Wade Wilson, violenté physiquement et sexuellement par ses parents.

Contre toute attente, la pulpeuse Inez cède au charme déstabilisant du tueur et couche avec lui pour en réalité de puissantes drogues destinées à le neutraliser.

Tiraillée par le remord, Inez avoue à Deadpool que Harry est un docteur tuant des gens pour prélever leurs organes et faire ainsi tourner de manière lucrative sa clinique.

Le tueur est adouci par ses aveux et se contente ironie suprême de placer Inez en hôpital psychiatrique avant d’avoir préalablement tué Harry.

Quand à l’inutile Bob, Deadpool le laisse se faire torturer par un malade mental de l’hôpital après une mission d’infiltration ratée.

L’intrigue bascule ensuite sur le Baron Zemo, nazi assumé et leader d’une organisation du Klux Klux Klan ayant pris le contrôle d’une petite ville des Etats Unis ou il peut à loisir persécuter ceux qu’il appelle « minorités ».

L’approche se fait ici à la façon d’une opération parachutes-commando.
Bien entendu Bob atterrit dans un arbre et prend une balle, tandis que Deadpool déguisé en rabbin, nargue les nazi avant de les exterminer.

Les choses se complexifie un tant soit peu, lorsque lors d’une opération face à Sauza un puissant narco trafiquant d’Amérique centrale, Bob est maltraité par son ex petite amie Coleen Liu, tandis que Deadpool entre en contact avec un autre mercenaire appelé Câble, qui insinuent le doute dans leur entreprise d’assassinats aveugles pour le compte d’un gouvernement aux motivations souvent troubles.

Mais l’entreprise de pacification de Deadpool tourne en réalité plus à la blague qu’autre chose et le duo reprend vite sa sanglante marche en avant pour faire exploser l’ile de Sauza.

La mission suivante face à la tueuse la Maitresse de corvée, que Deadpool doit éliminer avant qu’elle ne tue un sénateur américain, révèle une autre facette de l’enfance du héros, ou livré à lui-même il fut éduqué à la dure par cette mercenaire experte en maniement d’armes et close combat, pour devenir le monstre qu’il est aujourd’hui.

Persuadé que la Maitresse de corvée est sa mère adoptive, Deadpool se montre incapable de la tuer et la laisse éliminer le sénateur.

La pilule est amère pour Bob lorsqu’il découvre finalement que la CIA avait prévu l’échec de Deadpool et cherchait en réalité à tuer le sénateur.

Au cours d’une mission au Moyen-Orient pour délivrer une directrice de la CIA enlevée par des djihadistes,  Deadpool tombe sur l’agent Domino, qui lui révèle être à l’origine de l’enlèvement de la directrice mais également enceinte de lui.

Cette révélation boulverse Deadpool et est si puissante qu’elle le pousse à raccrocher de sa carrière de tueur, sous le regard dépité et médusé de Bob, qui se trouve face à des terroristes disposant d’un nouveau gaz toxique …

En conclusion, je n‘ai pas apprécié « Deadpool max, tome 1, un penchant pour la violence ».

Le scénario est quasiment inexistant et n’est qu’une succession d’assassinats de personnalités du monde Marvel grossièrement revisitées par Lapham qui ne s’est pour l’occasion guère foulé.

Lapham croit compenser la vacuité assumée du scénario par une débauche de violence et de sexe, qui atteint ici un point limite difficilement dépassable.

Deadpool évolue donc avec sa folie et son détachement dans un monde scatologique, dégradant et dégueulasse qui ne peut que révulser.

Difficile d’apprécier l’humour macabre du comic et surtout le rôle de souffre douleur de Bob, réduit à la condition de larbin sexuel gay chez Hammerhead.

Si vous ajoutez pour couronner le tout, le style graphique particulièrement pauvre et hideux de Baker, vous obtenez un comic classé X strictement sans intérêt !

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 22:43

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Cinéma toujours mais avec un passage abrupt d’une adaptation d’un classique intouchable de la littérature française à celle d’un comic book ancestral « Flash Gordon » de Mike Hodges.

Sorti en 1980, « Flash Gordon » est une audacieuse adaptation de l’œuvre d’Alex Raymond datant de 1934 que je lisais étant enfant avec un certain plaisir devant l’univers futuriste délirant, ayant constitué une inspiration majeure pour George Lucas et son « Star wars ».

« Flash Gordon » raconte donc l’attaque de la planète Terre par un conquérant d’un monde extra terrestre appelé Mogo, le cruel Ming (Max Von Sydow) capable par l’usage de technologies très avancées, de déchainer de grandes catastrophes naturelles.

Flash (Sam J Jones) une star du football américain et Dale Arden (Melody Anderson), une journaliste se trouvent par hasard dans un petit avion lorsqu’ils sont frappés par une des catastrophes lâchées par Ming.

Malgré la mort des pilotes, ils parviennent à conserver le contrôle de l’appareil et à se poser en catastrophe chez un savant illuminé nommé Zarkov (Topol) qui embarque accidentellement avec eux dans une fusée pour Mogo.

Sur place, le trio découvre un monde exubérant ou les palais de Ming est juché dans les airs.

Capturé par les soldats-robots du tyran, les terriens sont amenés dans sa salle d’audience ou son général en chef Klytus (Peter Wyngarde) sorte de Dark vador du pauvre, seconde fidèlement son maitre, qui ne tolère à ses cotés que sa fille, la belle et perverse Aura (Ornella Mutti).

Ils assistent à des scènes d’une grande cruauté ou des machines de destruction éliminent un roi refusant de payer un tribut à Ming, et constatent également la forte rivalité entre le prince Barin (Timothy Dalton) roi d’un peuple vivant dans les arbres et Vultan (Brian Blessed) robuste roi d’un peuple d’hommes ailés.

Attiré par l’aura de Dale, Ming désire en faire son épouse, ce qui ne plait à Flash, qui parvient par sa puissance athlétique à démolir plusieurs gardes-robots avant d’être finalement maitrisé.

Impitoyable, Ming décide de tuer Flash et de conditionner mentalement Zarkov pour utiliser sa prodigieuse intelligence à son avantage.

Mais Flash aidé par Aura qui succombe à son charme de sportif sain et blond, désobéit à son père et s’enfuit à l’aide d’un aéronef avec son protégé pour le mettre en lieu sur chez Barin, ennemi juré de Ming.

Ancien amant d’Aura, Barin désobéit à ses consignes une fois partie et entreprend d’éliminer Flash à l’aide d’un jeu cruel ou il doit plonger la main dans un arbre afin d’éviter la morsure d’un hideux scorpion.

Flash se montre plus malin que son rival et les deux adversaires sont finalement capturés en plein combat dans les sables mouvant par les hommes oiseaux de Vultan.

Tandis que Aura capturée par le froid Klytus, subit avec l’approbation de Ming des tortures sado-maso, Dale drogue ses gardiennes et en profite pour s’enfuir avec Zarkov en bénéficiant de l’aide des hommes oiseaux de Vultan.

Tout ce beau monde se retrouve donc dans la cité suspendue du robuste monarque ailé mais la brusque irruption de Klytus les oblige à oublier leurs différents personnels pour combattre leur ennemi commun.

Flash interrompt sa lutte à mort avec Barin sur une plate forme inclinable dotée de pointes rétractables à volonté et parvient à tuer Klytus sur celle-ci après une lutte acharnée.

Cette mort donne alors le signal d’une union entre les troupes de Barin et Vultan pour lancer une attaque d’envergure contre le palais de Ming.

Bien entendu, Flash monté sur une sorte de jet ski volant, mène la charge et finit après une lutte épique par triompher du tyran que sa technologie ne peut sauver.

En conclusion, « Flash Gordon » est-ce qu’on peut appeler une curiosité franchement kitsch voir pour certain un authentique navet aux effets spéciaux involontairement comiques.

On sent Hodges inspiré par l’univers étrange et fascinant de Raymond, mais ne parvenant pas faute de budget ou de talent à lui rendre parfaitement hommage sur pellicule.

Le résultat est donc bancal, déroutant et globalement raté.

Même les acteurs de premier plan comme Von Sydow méconnaissable grimé en chinois de pacotille, Timothy Dalton doté d’une prestance à la Errol Flynn ou Ornella Mutti, vamp sexy ne parviennent pas à s’extirper de cette mélasse cinématographique alors que dire de ce grand abruti de Sam Jones, sorte de Dolph Lundgren de seconde zone ou de la transparente potiche Dale Arden ?

Les amateurs de rock gouteront certes la composition musclée de Queen, répétée à l’envie tout le long du film mais en toute honnêteté, « Flash Gordon » est bien plus notable par ses robots patauds, ses décors en carton pate et ses masques grotesques.

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