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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 21:53

Beaucoup de gens pensent que Pierre Richard n’est plus de ce monde et ne jurent que par les multiples rediffusions de ses films comiques des années 70/80.
Pourtant le Grand Blond tourne encore comme le prouve « Un profil pour deux » de Stéphane Robelin.
Sorti en 2017, « Un profil pour deux » raconte l’histoire d’Alex (Yaniss Lespert) un écrivain raté obligé de vivre chez les parents de sa petite amie Juliette (Stéphanie Crayencour) en banlieue parisienne, qui se trouve forcé pour plaire à sa mère Sylvie (Stéphane Bissot), à donner des cours d’informatiques à son grand père Pierre (Pierre Richard)
Agé de 80 ans, Pierre vit dans un petit appartement dans le quartier populaire Belleville et se laisse lentement mourir depuis la mort de sa femme il y a deux ans malgré les remontrances de Sylvie sur son penchant sur l’alcool et son laisser aller alimentaire/vestimentaire.
Après un premier contact difficile, Pierre se laisse fléchir et saute sur l’idée de s’inscrire sur un site de rencontre en ligne.
Caché par l’anonymat d’un profil de trentenaire sinologue, il séduit Flora (Fanny Valette) une jeune femme et finit par proposer à Alex de la rencontrer à sa place à Bruxelles.
Réticent par rapport à Juliette qui ne sait rien de leurs petits arrangements, Alex finit par céder contre rétribution financière et se rend au rendez vous avec Pierre qui revit par procuration ses émois de jeunesse.
Sur place, Flora s’avère une femme superbe, intelligente et sensible.
Déjà séduite par les mots de Pierre et par leurs points communs concernant la perte d‘un être cher, elle succombe sans difficulté à la jeunesse d’Alex.
Après une nuit d’amour, Alex et Pierre rentrent, ce dernier exigeant des détails de leur aventure.
De retour à Paris, la correspondance amoureuse continue et Pierre s’enhardit, proposant à Flora de venir s’installer chez lui en se faisant passer pour le grand père d’Alex.
Flora accepte alors qu’Alex en froid avec Juliette qui s’est ouverte de ses problèmes de couple à son ex copain David (Pierre Kiwitt) parti vivre à Shangai pour quelques mois, décide de partir à Bruxelles pour la rencontrer.
Prévenu par Sylvie, Alex renvient en urgence à Paris et tombe sur Flora qui l’attendait chez Pierre.
Le ménage à trois s’avère succulent, chacun y trouvant son compte.
Lorsque Sylvie et Juliette débarquent pour vérifier les intentions de Flora qu’elle soupçonne d’être une amante vénale de Pierre, la situation vire au quiproquo hilarant.
Mais Alex sort finalement de la chambre et Juliette comprend la vérité sur ses sentiments.
Alors qu’elle se remet avec David de passage à Paris, Flora finit par se douter des mensonges d’Alex en voyant une photo de son ex copine soit disant morte mais en réalité découpée dans une publicité pour crème solaire.
Poussé par Pierre, Alex se rend en Belgique pour reconquérir la confiance de Flora, qui finit par avouer son amour à Pierre mais préfère de manière plus rationnelle le vivre physiquement avec Alex.
Ce ménage à trois se conclue de manière plaisante par la présentation d’une femme de son âge (Macha Méril)  Pierre…en jouant également au jeu de cache cache sur Internet.
En conclusion, une fois n‘est pas coutume, « Un profil pour deux » est un très beau petit film français montrant o combien Pierre Richard  parfait en vieillard triste redécouvrant la gout de vivre, reste un immense acteur.
Aux cotés de la star, Lespert traine son air de chien battu et Valette se révèle resplendissante en petite amie que tout homme normalement constitué rêverait d’avoir.
Film émouvant abordant avec justesse et profondeur les grands thèmes de la vie : le vieillesse, la mort, l’amour…  « Un profil pour deux » est un grand et beau film à voir absolument avec son amoureux ou son amoureuse.
Pour vibrer, espérer tout simplement.

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 16:37

Sorti en 2015, « Les cow-boys » est le premier film du scénariste Thomas Bidegain collant à l’actualité brulante.
Nous sommes en 1994 dans le département rural de l’Ain lorsqu’après un festival country les Balland, Alain (François Damiens) et Nicole (Agathe Dronne) découvre que leur fille Kelly a disparu.
Alain est le premier à réagir, vigoureusement et entamer une enquête de proximité auprès des ses camarades qui le renseigne sur un certain Ahmed (Mounir Margoum) que fréquentait la jeune fille en secret.
Mais la propre famille d’Ahmed avoue son impuissance et l’interrogatoire tourne mal lorsque Alain insiste auprès des collègues de travail dans le garage ou il travaillait.
Après la réception d’une lettre énigmatique de Kelly, Alain comprend que sa fille a été embrigadée par un islamiste et est en cavale.
Il se rend dans les quartiers arabes de Charleville-Mézières et est mis sur la piste de gitans de Sedan.
Alain tourne nuit et jour et finit par trouver une petite fille portant le foulard qu’il lui avait offert lors du festival country.
Sa quête l’emmène dans le camps gitan ou il obtient la certitude du passage de Kelly.
Lorsqu’il fait intervenir la police, c’est trop tard : Kelly a disparu.
L’histoire bascule quelques années plus tard après le 11 Septembre 2001 et montre Alain continuant sa recherche avec son fils Georges (Finnegan Oldfield) maintenant âgé de plus vingt ans.
On découvre qu’Alain a cherché partout Kelly de manière obsessionnelle se rendant en Turquie et au Yémen.
En contact avec les réseaux islamistes et maitrisant des rudiments d’arabe, Alain continue de mener la traque au mépris des risques.
Un trafiquant lui apprend que Kelly s’appelle à présent Aafia Khalid…
Le duo retrouve sa trace dans une clinique au Danemark mais la rate encore une fois d’un cheveu.
De retour une nouvelle fois bredouille dans l’Ain, on comprend qu’Alain s’est séparé de Nicole qui n’a pas supporté sa folie.
Nicole sait que Kelly a eu un enfant avec Ahmed puisqu’elle le lui a écrit…
Mais fatigué, Georges refuse de repartir sur les routes avec son père.
Alain qui n’a plus de vie professionnelle ni sociale, emprunte de l’argent auprès de ses derniers amis pour repartir mais s’endort au volant et finit par se tuer sur la route.
Après un nouveau saut dans le temps, on retrouve Georges seul employé dans une association humanitaire pour retrouver la trace de sa sœur à la frontière entre Pakistan et Afghanistan.
Le jeune homme n’hésite pas à plaquer Emma (Antonia Campbell-Hughes) sa petite amie du moment pour suivre un Américain (John C Reilly), un agent de la CIA réalisant des missions périlleuses de négociation pour libérer des otages occidentaux.
Prenant tous les risques, Georges accompagne l’Américain dans des zones tribales hostiles et finit par retrouver la trace d’Ahmed dans une grande ville pachtoune.
Il le suit jusqu’à sa maison et pénètre à l’intérieur dans l’espoir de voir enfin sa sœur.
Mais le face à face tourne mal et Georges tue Ahmed qui s’apprêtait à saisir une arme à feu.
Malgré le pistolet donné par l’Américain, Georges est arrété par la foule en colère et échappe de peu à un lynchage.
Jeté en prison, il retrouve Shazana (Ellora Torchia), la femme d’Ahmed qu’il avait pris pour sa sœur, mais qui soupçonné de l’avoir aidé est également menacée de mort.
Après un supplice cruel ou on fait creuser à Georges une tombe destinée en fait à Shazana et l’intervention de l’Américain pour négocier uniquement la récupération de son arme, le Français est finalement libéré par une intervention consulaire.
Ne pouvant laisser une innocente condamner à mort, Georges corrompt le garde pour la récupérer avec lui.
Cet étrange couple revient ensuite dans l’Ain ou Nicole l’accueille favorablement.
Le temps passe à nouveau et Georges épouse Shazana, à présent bien intégrée en France.
Un enfant nait de cette union.
Une ultime nouvelle du père d’Ahmed (Djemel Barek) apprend à Georges que Kelly serait en réalité en Belgique.
Georges s’y rend et la découvre mère de famille travaillant dans une boutique islamique…
Après un face à face mutique et intense, Georges s’efface, la mission et celle de son père ayant été enfin menées à bien…
En conclusion, avec son titre étrange et décalé, « Les cow-boys » s’attaque avec talent au thème de l’embrigadement dans les réseaux terroristes islamiques en prenant pour cadre le département rural et sauvage de l’Ain évoquant une sorte de havre « country » français.
En père déterminé et courageux, François Damiens livre une prestation exceptionnelle montrant l’étendue de son talent qui dépasse de loin le registre comique dans lequel on le connait habituellement.
Sa quête obsessionnelle face à une organisation monstrueuse fait figure de lutte de David contre Goliath et entraine le spectateur dans les méandres de complexes réseaux aux ramifications dans le Nord de l’Europe.
Dans sa seconde partie, le jeune Oldfield se montre lui aussi excellent dans la face extrême orientale du film dans un univers brutal et sauvage ou les femmes et les étrangers ne sont pas les bienvenus.
Même avec sa fin discutable ou l’impuissance de la famille est finalement acceptée avec une invraisemblable absence totale de vengeance ou de ressentiment compte tenu des lourds dommages infligés par la manipulation mentale subie par leur fille, « Les cow-boys » restent un film sombre d’une puissance impressionnante couronnant François Damiens comme l’un des meilleurs acteurs du cinéma français.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 15:28

Une fois n’est pas coutume, le cinéma français de Jean Becker est ici mis à l’honneur avec « Deux jours à tuer ».
Sortie en 2008, « Deux jours à tuer » est une adaptation franchouillarde d’un roman tout aussi franchouillard de François D’Epenoux.
Quadragénaire parisien travaillant dans une agence de publicité, Antoine Méliot (Albert Dupontel) effectue une spectaculaire sortie de route lors d’une réunion avec Mortez (Jean Dell) un gros client du yaourt.
Il se moque de lui et l’insulte en public puis quitte la salle de réunion.
Sébastien (Guillaume de Tonquédec), son associé et ami le rattrape dans un bistrot parisien et lui demande ce qui lui arrive.
Mais Antoine refuse de reprendre le travail et lui annonce vouloir lui vendre les parts de sa société.
Passant prendre sa belle mère (Marie Christine Adam) à la sortie de l’hôpital, il se montre particulièrement désagréable à son égard.
De retour dans sa bourgeoise maison de banlieue, Antoine essuie la colère froide de sa femme Cécile (Marie Josée Croze), qui est au courant d’une liaison extraconjugale.
Sans nier, Antoine lui explique son ras le bol de sa vie et se montre parfaitement odieux le jour de son anniversaire en rembarrant ses deux enfants.
En virée avec son ami Eric (Mathias Mlekuz), Antoine « emprunte » la jaguar d’un vieil homme très bourgeois (Thierry Lagre) et effectue un rodéo sauvage sur ses pelouses avant de lui rendre sous son regard ulcéré.
Revenu chez lui, il essuie la vraie-fausse surprise d’un anniversaire surprise dans lequel tous ses « amis » sont là.
Mais ceci ne calme pas Antoine qui dénigre ses cadeaux, pelote la sexy Virginie (Cristiana Reali) dans une cave à vins, puis le donne une gifle appuyée après en avoir reçu une pour son comportement outrageant.
A table, Antoine se déchaine et aligne un par un les convives : Clara (Claire Nebout) est traité de bourgeoise hypocrite se donnant bonne conscience en aidant les Africains, le psychiatre Paul (François Marthouret) de profiteur, Bérengère (Daphné Burki) d’idiote puis le gentil Eric est traité de « gros » ce qui le pousse à lui jeter son verre de vin au visage…
La situation dégénère franchement avec l’avocat Etienne (Samuel Labarthe) qui se bat avec lui lorsqu’il apprend qu’il a agressé sa femme dans la cave.
Après le départ de ses amis, Antoine embrasse ses enfants et leur annonce partir « pour longtemps ».
Il prend le volant de sa BMW et taille la route à 240 km/h vers la Normandie.
En chemin il prend un autostoppeur chômeur Marc (Xavier Gallais) et le laisse avec une forte somme d’argent.
Il prend ensuite le ferry à Cherbourg et se rend en Irlande trouver son père (Pierre Vaneck), qui vit en ermite en passant le plus clair de ses journées à pécher à la mouche.
Le dialogue est difficile entre le fils et le père, très taciturne.
La cohabitation vire à l’engueulade sur ses absences…puis Antoine accepte de partir pour une partie de pêche ensemble.
Dans la vaste lande irlandaise, père et fils se réconcilient le temps d’une belle prise mais soudainement Antoine s’écroule dans la rivière.
Il annonce enfin à son père être malade d’un cancer et condamné à court terme, ce que confirme plus tard à Paris, Marion Dange (Alessandra Martines), la liaison présumée d’Antoine.
Tous les éléments du puzzle se mettent donc ensemble : l’attitude incompréhensible d’Antoine, son refus des convenances bourgeoises, de la matérialité, de la routine et même de sa famille pour vivre pendant quelques jours pour la dernière fois des sensations fortes au contact de la nature et de quelques humains croisés sur la route…
En conclusion, « Deux jours à tuer » est un film comme je le pensais 200% français et 200% prise de tête, ce qui devrait en principe me le rendre insupportable.
Malgré cette approche, la performance d’Albert Dupontel dont les qualités d’acteur extrême se montre véritablement exceptionnelle et mérite à elle seule de s’accrocher au film.
Devant une œuvre aussi forte, difficile donc de ne pas à son tour virer à l’introspection et de se demander ce que l’on ferait si on avait que 2 jours à vivre….

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 17:33

Quinze longues années après la parution de son livre, Frédéric Beigbeder adopte lui-meme « L’amour dure trois ans » au cinéma en 2012.

On retrouve donc l’irritant trublion Marc Marronnier (Gaspard Proust) critique littéraire parisien en plein désarroi après le divorce d’avec sa femme Anne (Elisa Sednaoui) qui a découvert qu’il l’a trompait.

Après la sanction juridique, Marc s’enferme dans la solitude, la dépression et entreprend d’écrire un livre sur la prétendue limite biologique de l’amour fixée à trois petites années.

Au lieu de retracer son passé avec Anne, il n’évoque qu’Alice (Louise Bourgoin) la femme de son cousin Antoine (Nicolas Bedos) rencontrée à l’enterrement de sa grand-mère au Pays basque.

Excentrique et solaire, Alice le séduit en partageant les mêmes gouts que lui, notamment l’humour sarcastique et la musique de Michel Legrand.

Le couple hésite longtemps avant de passer franchement à l’acte mais tandis qu’il écrit son roman, Marc continue de courtiser Alice.

Autour de lui gravitent deux de ses amis, Jean-Georges (Joey Starr) macho hyper sexualisé et Pierre (Jonathan Lambert), petit intello vivant une irritante histoire d’amour avec Kathy une grande perche nymphomane (Frédérique Bel).

Ses parents divorcés ne lui sont pas d’un grand secours : son père hédoniste (Bernard Menez) sort avec une minette de vingt ans à qui il fait l’amour sous Cialis, tandis que sa mère (Anny Duperey) écrit des livres féministes.

Le passage à l’acte a finalement lieu mais Alice méfiante, refuse de quitter Antoine pour un être aussi instable et torturé que Marc.

Toujours désabusé sur le couple, Marc accueille avec dédain le mariage de Pierre et Kathy, les accusant de vivre un bonheur marketing…

La nouvelle de la grossesse subite de Kathy raisonne bizarrement lorsque Jean-Georges lui avoue avoir eu une aventure avec elle dans le dos de Pierre…

Contre toute attente, le manuscrit de Marc est finalement accepté par Francesca Vernesi (Valérie Lemercier) la directrice des éditions Grasset.

Géné, Marc qui a publié sous un pseudo ne dit rien de son succès à Alice, qui a finalement quitté son imbécile de mari pour lui mais lorsqu’il obtient le prix de Flore pour ce roman qu’elle juge stupide, elle le quitte à nouveau avec perte et fracas.

De nouveau en proie au vague à l’âme, Marc sabote sa promotion médiatique, se voit attribué un voyage en Australie par Vernesi puis assiste stupéfait au surprenant coming out de Jean-Georges qui finit par se marier avec un prof de surf  (Thomas Jouannet) dans une cérémonie new-age surréaliste !

Comble du comble, le fils de Kathy et Pierre est un métisse que la jeune femme attribue à des origines béké !

Mais durant la cérémonie Alice revient finalement avec Marc.

En conclusion, si vous avez aimé ou détesté le livre, « L’amour dure trois ans » vous fera le meme effet tant son adaptation lui est fidèle.

Malgré le ton tourné à l’auto-apitoiement et un scénario peinant à trouver la distance, le film sort la tête de l’eau par son étonnante distribution avec des contre emplois osés comme le rappeur Joey Starr, assez peu crédible en bourgeois viril virant homo…mais aussi de grands plaisirs comme de Jonathan Lambert ou Bernard Menez utilisés eux à meilleur escient.

Du Beigbeder égal à lui-meme en quelque sorte avec en bonus un carnet d’adresse ayant tourné à plein régime !

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 21:50
Two days in New-York (Julie Delpy)

Univers plus léger et féminin avec « Two days in New-York » de Julie Delpy.

Sorti en 2012, « Two days in New-York » raconte le bouleversement du couple moderne formé de Marion (Julie Delpy) et Mingus (Chris Carter) avec l’arrivée de la famille française de la première.

Quasi quadragénaires, séparés et avec enfants, Marion et Mingus sont également de pays et de couleurs différents : l’une est française et blanche, l’autre américain et noir.

Mingus découvre avec stupéfaction l’ouragan qui s’abat sur leur petit appartement new-yorkais avec l’arrivée de Jeannot (Albert Delpy) le père fraichement veuf, un vieil ours sans gène adepte de pinard, sexe et saucisson, Rose (Alexia Landeau) la sœur vicieuse et méchante, son boy friend Manu (Alex Nahon) un paumé de première catégorie venu s’incruster…

La guerre éclate rapidement avec Rose, qui jalouse sa sœur, provoque Mingus en se baladant dévêtue dans l’appartement.

Jeannot lui est ingérable quant à Manu, non content d’accumuler tous les clichés possibles sur les noirs américains, il ne trouve rien de mieux à faire que de faire venir un dealer lui livrer son herbe devant les enfants médusés.

Le couple Manu-Rose demeure malgré les remontrances de Mingus rapidement à bout, aussi ingérable que le reste de la bande… et provoque un conflit avec Bella (Kate Burton) une voisine après avoir fumé des joints dans l’ascenseur.

A cran, Marion invente une histoire de cancer pour attendrir l’acariâtre voisine qui les menace d’expulsion.

Cette histoire se retourne contre elle lorsque Ron (Dylan Baker) le mari médecin de Bella vient à son chevet pour l’aider à trouver un meilleur traitement.

Soumis à pareille pression à manque d‘intimité, le couple a du mal à faire face d’autant plus que Marion est effectivement soumises à de nombreux malaises.

Mingus évacue la tension à l’aide de son émission radio qu’il anime avec talent et avec des monologues avec une réplique de Barrack Obama, son idole/modèle.

Fort heureusement Manu est expulsé par la police pour avoir voulu acheter de la drogue près d’un commissariat et Marion peut se concentrer sur son exposition photo cruciale pour sa carrière artistique et financière.

Malheureusement l’exposition est échec, mis à part la vente symbolique de son âme achetée par un anonyme.

Mais contre toute attente, le coté morbide de la situation de santé Marion séduit au final les acheteurs qui la croient condamnée à mort.

Après une dispute surréaliste avec l’acheteur de son âme, l'acteur Vincent Gallo lui-même, Marion, commet un acte fou en grimpant sur le toit d’un château de Central park afin d’aider un pigeon à s’envoler.

Mingus qui a découvert qu’elle était en réalité enceinte de lui, court à sa poursuite et la sauve in extremis d’une chute mortelle…

Tout se termine alors en happy end avec une nouvelle naissance dans la famille et Rose qui découvre l’amour avec un policier américain…

En conclusion, « Two days in New-York » est un film léger et rythmé mais aussi incroyablement exagéré jouant à fond la carte des clichés sur les français, représentés de manière bien peu flatteuse : malpolis, beaufs, râleurs, arrogants, sales et trop libérés sexuellement.

La bonne surprise du film reste Chris Tucker véritablement excellent de justesse en mari tolérant soumis à rude épreuve…

Certains trouveront peut être cela too much avec ce couple mixte urbain vivant parfaitement ses importantes différences raciales et culturelles pour déboucher sur un happy end… mais le film de Delpy a pour lui son rythme enlevé, une certaine fraicheur et le cadre toujours plaisant de New-York, ce qui suffit pour moi à lui accorder une moyenne honorable...pour une comédie française.

Two days in New-York (Julie Delpy)
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 20:20
Soumission (Michel Houellebecq)

En janvier 2015 en pleine vague d’attentats Charlie hebdo/Hyper casher qui sort la France de sa torpeur, sort « Soumission », Michel Houellebecq qui annule dans la foulée sa tournée promotionnelle.

Plus d’un an après dans contexte toujours aussi crispé autour de l’intégration de l’Islam et des attentats en France, j’ai eu l’envie de lire cet ouvrage qui fit tant parler…et vendre.

Nous sommes en France en 2022 et François un professeur de lettres à la Sorbonne vieillissant dont l’unique moment de joie semble avoir été la publication d’une thèse universitaire appréciée sur l’écrivain Joris-Karl Huysmans se laisse glisser dans une vie de célibataire seulement égayée par quelques conquêtes étudiantes renouvelées chaque année, dont Myriam dernière jeune maitresse en date.

Malgré son détachement et un profond nihilisme, il s’intéresse à l’élection présidentielle qui se prépare sous un climat de haute tension entre militants identitaires de l’extrême droite et musulmans dont l’influence va grandissante.

Assez curieusement alors que des affrontements entre bandes armées ont lieu en plein cœur de Paris, les médias traditionnels n’en parlent pas préférant se centrer sur le débat politique âpre entre les candidats.

Mohamed Ben Abbes leader d’un parti musulman modéré appelé la Fraternité musulmane, ressort vainqueur du clivage droite-gauche classique entre une UMP de François Coppé dépassée et un PS de Manuel Valls rongé de l’intérieur pour affronter Marine Lepen ultime représentante de valeur chrétiennes et nationalistes.

Malgré sa position dite neutre en plein cœur de 13 ieme arrondissement, quartier asiatique imperméable aux influences islamiques, François prend la fuite en 4x4 vers le sud ouest ou il contemple à Rocamadour les merveilles passés de la civilisation chrétienne, médite fugacement sur Charles Martel avant de se laisser convaincre par le mari d’une collègue travaillant à la DGSI que le déclin de l’Occident au profit de l’Islam est inéluctable.

Le résultat montre en effet, l’habile Ben Abbes sortir vainqueur au second tour en s’alliant avec le PS et des parties centristes en perte de vitesse comme le Modem de François Bayrou.

Dès lors la France devient par la voie des urnes un pays musulman.

Les réformes de l’éducation deviennent une priorité, les études supérieures sont interdites aux femmes et la Sorbonne devient une université islamique dirigée par Robert Rédiger, fraichement converti à l’Islam après un passage à l’extrême droite.

François convaincu par le discours de l’ex de la DGSI que l‘arrivée d‘un Islam modéré est la meilleur chose qui puisse arriver à la France décadente, revient finalement piteusement à Chinatown, pour découvrir qu’il est mis précocement à la retraite en touchant une solde suffisante pour vivre confortablement sans travailler.

Il refuse de suivre Myriam, qui juive va suivre ses parents en Israël et met ainsi de fait fin à leur relation emplie de tendresse.

Après quelques errances sexuelles avec des escortes rencontrées sur Internet, de sombres considérations sur le sujet de sa thèse et la vacuité de son existence, François se laisse doucement glisser dans son nihilisme.

Ben Abbes qui a nommé l’opportuniste et stupide Bayrou comme premier ministre, se montre un habile réformateur ayant en apparence miraculeusement résolu tous les problèmes de la France : disparition du chômage par la sortie des femmes de la vie active, sécurité dans les banlieues et surtout grand projet impérial en faisant entrée des pays arabes au sein de l’Europe afin d’en élargir la puissance.

Les capitaux venant des pétromonarchies du Moyen-Orient finissent de parachever le tableau pour financer les réformes et obtenir progressivement une conversion à l’Islam de la population.

Alors qu’il se dirige vers un potentiel suicide, François est contacté par Rédiger qui lui propose d’éditer Huysmans dans la collection de la pléiade.

Flatté dans son orgueil, le vieux professeur se laisse approcher puis peu à peu séduire par la fièvre de Rédiger, extatique devant les vertus de l’Islam.

Il va basculer non pas en raison d’une révélation spirituelle, ou d’un poste confortable à l’Université que lui fait miroiter Rédiger mais après avoir compris qu’en vertu de l’application des lois sur la polygamie il pourrait avoir trois épouses soumises et jeunes à sa disposition.

Dès lors sa conversion, tout comme celle de son modèle Huysmans au catholicisme en son temps est inéluctable et lui apporte paix et bonheur.

En conclusion, jouant sur un sujet de société ultra polémique, Houellebecq signe avec « Soumission » un roman étrange dont on ne sait si il est parcouru de sincères convictions, basé sur un second degré provocateur assez malsain ou tout simplement sur un fantasme de décadence tout aussi malsain mais assez récurrent dans tous ses livres.

La thèse principale repose en effet sur une énormité : un basculement rapide mais bien accepté car en douceur de la France, pays laïc et républicain dans un régime islamique dit modéré.

L’anesthésie des classes politiques, des médias, la faiblesse de toute opposition, notamment d’une révolte populaire ou des castes militaires détentrices de la force armée sont tout bonnement ahurissantes et en réalité peu crédibles.

Face au principe de réalité sanglante, on le voit bien avec la violence des attentats de Daesch à coté duquel l’auteur passe complètement a coté, l’auteur préfère se réfugier dans ce qu’il préfère l’exposé de théories intellectuelles fumeuses et orientées visant à justifier sa vision personnelle et tronquée du monde occidental centré sur la décadence provenant de la perte de repères spirituels et la destruction du modèle patriarcal familial.

Les fans de Houellebecq y trouveront le ton habituel de « looser » de l’auteur, son dégout pour lui-même, sa peur des femmes et sa fascination pour le sexe, seule raison valable de l’existence selon lui.

Difficile donc d’adhérer à un livre aussi défaitiste et minable sur le fond, minable comme un homme qui se soumet aux évènements sans combattre ou même essayer et qui sur la forme s’étend péniblement sur l’écrivain Huysmans, grand maitre du naturaliste beaucoup moins connu que Zola et Maupassant, qui comme l’auteur finit par se convertir à la religion dominante de son époque.

Un très mauvais Houellebecq donc racoleur en diable parfait pour filer le cafard en cette période de rentrée !

Soumission (Michel Houellebecq)
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 20:42
Coluche, l'histoire d'un mec (Antoine de Caunes)

Coluche comme Louis de Funès est l’un des comiques français les plus populaires de l’histoire, aussi « Coluche, l’histoire d’un mec » d’Antoine de Caunes était très attendu en 2008.

Le réalisateur se focalise sur une période bien précise de la vie de l’humoriste à la veille des élections de 1981 ou Coluche (François-Xavier Demaison) qui fait salle comble chaque soir au théâtre du gymnase, se sent des velléités de candidats apolitique représentant les couches les plus pauvres de la population.

Soutenu par son manager Jacques Betruger (Olivier Gourmet) et par la bande d’amis avec laquelle il vit 24h/24 dans sa maison près du Parc Montsouris, Coluche décide finalement de jouer les troubles fêtes face aux poids lourds institutionnels de la gauche François Mitterrand et de la droite, Valery Giscard D’Estaing.

Rapidement sa gouaille et ses provocations séduisent les déçus de la politique et Coluche obtient les signatures des maires lui permettant de se présenter officiellement.

En dépit du soutien de ses copains motards qui forment une garde rapprochée autour de lui, la pression est énorme et derrière la carapace du comique commence à se fissurer.

Les dissensions éclatent certains, qui déçus de son alliance avec un mouvement de droite, le quittent mais aussi avec Véronique (Léa Drucker) sa femme qui prend également ses distances.

Placé sous protection policière après des menaces de mort d’un mouvement d’extrême droite et la mort par balles de son régisseur René (Albert Dray), Coluche est approché par Jacques Attali (Denis Podalydès) le conseiller de Mitterrand qui cherche à le rallier au Parti Socialiste.

Malgré les motos, les fêtes et le rock ‘n’ roll, Coluche sent que la situation lui échappe peu à peu lorsqu’il atteint les 17% de popularité et que tous les médias le blacklistent visiblement sous la pression des réseaux politiques de ses adversaires.

Pour protester il entame une grève de la faim en réalité factice et se plonge dans la cocaïne.

Furieux Betruger le pousse alors à se retirer et à assister en spectateur à la victoire historique de François Mitterrand aux élections de 1981.

Amer, le comique a un choc lorsqu’il observe un SDF chercher de la nourriture dans le parc…et décide ensuite de créer l’association des restaurants du cœur.

En conclusion, « Coluche, l’histoire d’un mec » est un film décevant montrant la vacuité d’une entreprise insensée ayant fini par dépasser son créateur.

Concentré sur la partie la plus politisée de la carrière de Coluche, « Coluche, l’histoire d’un mec » laisse de coté les origines, le passé et même le coté le plus intéressant pour moi artistique de Coluche comique inclassable, acteur populaire ou homme plus complexe, fragile et torturé ayant sombré dans la dépression et la drogue…

Peu d’intérêt donc au final pour ce film faible malgré la performance de François- Xavier Demaison métamorphosé pour le rôle…

Coluche, l'histoire d'un mec (Antoine de Caunes)
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 22:05
L'homme qui fait mal (Danielle d'Auteuil)

Littérature toujours avec en souvenir du passé un petit coup de projecteur sur une écrivain amateur, Danielle d’Auteuil, qui publia en 2005 chez Kalumé un court récit semi-poétique « L’homme qui fait mal ».

En une quarantaine de page à peine, « L’homme qui fait mal » tente de narrer l’une des choses les plus universelles que chacun d’entre nous a vécu : une rupture amoureuse.

Dans une ambiance onirique, flottante et bleutée, le récit navigue entre Paris ou eut lieu la dernière étreinte dans le mythique hôtel Lutetia et Marseille ou réside l’homme, qui a abandonné la femme, qui souffre.

L’homme qu’on devine grand et beau, est avocat à Marseille mais a d’autres activités plus sensuelles : musicien de rock, nautisme et plongée sous-marine.

Il a également vécu son enfance en Afrique et demeure très attaché à ce continent.

Mais on devine en lui une dureté, une froide insensibilité de prédateur une fois l’histoire jugée terminée.

Face à cette créature enjôleuse mais finalement reptilienne, la compagne délaissée souffre le martyr, réalimentant son désir en se remémorant les courts instants de bonheur passés au lit, imaginant la vie de l’amant de retour dans sa ville en un processus particulièrement pénible.

Les mots comme souvent sont un refuge et permettent d’extérioriser sa douleur.

Alors la femme écrit, écrit, écrit des mails sans réponse ou le récit de leur courte et douloureuse histoire…

En conclusion, « L’homme qui fait mal » est surtout remarquable par son style métaphorique, fluide, aérien et élégant qui masque la douleur intime et violente de se sentir en position de faiblesse vis-à-vis de quelqu’un qui ne partagera jamais la réciprocité des sentiments.

L’absence, le manque, l’attente vaine et impossible de quelque chose qui ne reviendra jamais sont des sentiments profonds, inconscients qui peuvent déstabiliser les plus forts d’entre nous et laisser des cicatrices durables.

Dans une vision plus positive, on peut aussi voir la courte mais intense aventure vécue comme une nouvelle expérience de vie à haute valeur ajoutée venant enrichir notre base de données interne.

Mais si ceci n’est pas le propos de l’auteure, « L’homme qui fait mal » demeure une œuvre délicate à savourer en esthète….

L'homme qui fait mal (Danielle d'Auteuil)
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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 17:50
Nuits tranquilles à Belém (Gilles Lapouge)

Gilles Lapouge est un amoureux du Brésil comme le prouve la production de quelques ouvrages remarqués sur le sujet comme « Nuits tranquilles à Belém ».

Sorti en 2015, ce court roman prend place dans la ville de Belém, dans l’immense état de l’Amazonie.

Le héros est un français amnésique et baroudeur qui étant reconnu par erreur comme son père par un gamin brésilien, décide de s’inventer une nouvelle vie en recollant un à un des nouveaux morceaux ou se mélangent des bribes de France métropolitaine, de Guyane et même d’Inde.

Etant venu au départ pour marcher sur les traces de l’explorateur géographe de Louis XIV Blaise de Pagan, le héros décide de rester à Belém en devenant le faux père du petit garçon nommé Ricardo.

Après avoir loué petite maison dans une favela à Marcelo Marboni, un ex employé de banque à la retraite, le héros reçoit le nom Louis Carlos, lutte contre la réputation de chercheur d’or baroudeur qu’on tente de lui faire endosser et comprend qu’il est un homme à femmes, avec toutes les complications que cela peut engendrer.

Marié à Maria de Lurdes, une belle indienne qui se refuse à trop d’intimité avec lui, il fréquente assidument un prêtre d’origine belge Olivier Vieira particulièrement expansif et travaille sur le port à décharger les poissons ramenés par les pécheurs du fleuve.

Pourtant le passé de cavaleur de Carlos le rattrape et une de ses anciennes conquêtes l’aborde au marché d’un ton menaçant.

Il comprend alors que son double a fui Belém pour une histoire de femmes et de règlement de comptes.

Mais il est trop tard lorsqu’il découvre avec stupeur son propre assassinat et assiste à son enterrement avec sa femme en deuil, son petit garçon immobile de tristesse et son chien Euclides.

En un dernier hommage il est honoré par l’Excelencia, le chant des morts entonné en son honneur par les femmes.

En conclusion, « Nuits tranquilles à Belém » est un roman étrange, lent, chaud et indolent comme des nuits sous les tropiques.

L’idée de disparaitre pour s’inventer une nouvelle vie dans est un vieux fantasme qui a agité plus de l’un d’entre nous mais… et le choix de Lapouge d’un pauvre docker de Belém au sang chaud vivant dans une favela se montre pour le moins original.

Mais malgré l’intérêt de l’idée de départ et la démarche générale, « Nuits tranquilles à Belém » peine à séduire par son manque de rythme, son ton introspectif satisfait de lui-même et donneur de leçon….

Court et faiblement construit, le livre ne parvient aucunement à captiver et reste pour moi au rang de l’anecdotique exercice de style.

Nuits tranquilles à Belém (Gilles Lapouge)
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 21:24
La grande nageuse (Olivier Frébourg)

En 2014, l’éditeur-écrivain Olivier Frébourg publie « La grande nageuse ».

Ce court roman on le devine fortement autobiographique raconte la liaison passionnée dans les années 80-90 de deux Bretons vivants originaire de Quiberon.

Entouré par la mer, l’homme qui est fils de marin embrasse par atavisme familial la même carrière mais entre à l’École navale pour intégrer la Marine nationale.

Mais il demeure en réalité agité par deux fortes passions, l’une pour la peinture qu’il peut exercer lors des ses périodes de calme au cours de ses longues traversées, l’autre pour Marion, une eurasienne issue d'un mélange d’un breton et d’une vietnamienne.

Grande, athlétique et dotée d’une beauté atypique fruit de son métissage, Marion fascine l’homme qui en fait fréquemment le sujet de ses peintures.

Les deux amants sont liés par une même passion pour l’élément liquide, même si Marion plus secrète la vit au travers de longues séances de natation.

Même la première affectation en Martinique ne vient pas briser leur couple, puisque Marion préparant une thèse sur le latin ancien parvient à rejoindre celui qui deviendra son mari.

Aux Antilles, le couple vit une période bénie que l’éclatement de la Première guerre du Golfe ne viendra pas briser.

Bercé par la sensualité et l’indolence des tropiques, l’homme donne libre court à sa passion pour la peinture tandis que la secrète Marion effectue de longues séances de natation entre deux lectures.

Une fille Louise, nait de cette union mais à Brest ou le marin a été réaffecté avec un poste de commandement sur des navires de formation.

Malgré un voyage au Vietnam sur la trace des ancêtres de Marion et un sauvetage mouvementé en pleine mer d’un navire de pêche en détresse, le couple se sépare insensiblement, Marion se consacrant à présent à un nouveau passe temps envahissant l’apnée en mer, tandis que le narrateur réhabilite un vieux chantier naval pour le reconvertir en atelier de peinture.

Puis alors qu’une offre alléchante d’un agent parisien lui donne l’occasion d’enfin quitter la Marine pour vivre de sa réelle passion, le narrateur apprend lors d’une de ses dernière sorties en mer la mort de sa femme tuée dans un accident d’apnée.

En guise de double peine, il découvre également qu’elle le trompait avec son moniteur d’apnée, ce qui n’altère en rien le puissant sentiment amoureux qu’il porte à celle qui était malgré tout la femme de sa vie.

En conclusion, « La grande nageuse » est un bouquin prodigieusement assommant de part le vide de son propos et le puissant narcissisme de son auteur dont les deux axes principaux de la vie : la peinture et la mer, se révèlent à mes yeux particulièrement ennuyeux.

Même l’histoire d’amour censée être le point « émouvant » du roman est racontée de manière froide et distante, à l’image de l’héroïne renfermée et sophistiquée.

Aucune excitation, aucune émotion, aucun plaisir, « La grande nageuse » prend l'eau de toute part et barbe autant qu’une journée entière passée sous la pluie bretonne.

La grande nageuse (Olivier Frébourg)
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