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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 17:47

Retour au cinéma brésilien avec « Le chemin » film de Luciano Moura.

Sorti en 2014, « Le chemin » commence à São Paulo, ou Théo (Wagner Moura) un médecin brésilien aisé, vit une passe difficile en se séparant de Branca (Mariana Lima).

Le couple se dispute pour principalement la maison que Théo souhaite vendre au plus vite tandis que Branca y habite encore.

Mais entre deux coups de gueules, survient un élément majeur, la disparition de leur fils Pedro (Bras Moreo Antunes) qui après avoir refusé de partir étudier en Nouvelle-Zélande, s’évanouit dans la nature.

Très inquiet, le couple questionne son ami Levy (Max Huszar)  puis s’aperçoit que Pedro avait préparé sa fugue depuis longtemps en vendant son ordinateur pour se faire un peu d’argent.

Un passage dans un refuge leur fait comprendre que Pedro est parti sur un cheval noir en falsifiant ses papiers d’identité.

Théo se lance alors dans une quête effrénée en tenant au courant Branca restée seule pour garder la maison.

Un accident près d’une favela lui fait comprendre que Pedro, blessé a trouvé refuge pour une nuit et est ensuite parti vers Espirito Santo.

Théo suit la piste jusqu’à une rivière et tente désespérément de traverser malgré les réticences d’une famille modeste vivant sur une barge.

Après une nuit de sommeil sur la barge, Théo reprend ses recherches et trouve ensuite un homme (João Fabio Cabral) portant le même tee shirt que son fils.

Il lutte avec le paysan dans les champs qui le croit fou et qui finit par lui dire que son fils lui a donné ce tee shirt en échange d’un peu d’eau.

S’enfonçant de plus en plus dans la campagne brésilienne, Théo qui n’a plus de portable depuis une chute dans la rivière fait le forcing pour passer un coup de fil dans un modeste village de paysans mais se heurte à un refus obstiné du seul vieil homme (Rui Rezende) cardiaque possédant un portable.

Irrité, il prend le téléphone en donnant de l’argent au vieux monsieur mais part sous une pluie de pierres des villageois.

Dans l’état de Mina Gerais, il rencontre des jeunes auto-stoppeurs qu’il amène à un festival de rock-music hippie.

Théo continue de chercher son fils qui a passé quelques heures sur place avant de tailler la route.

Avant de partir, Il trouve le moyen d’accoucher une femme hippie refusant d’aller à l’hôpital.

Sur la route, Branca le rappelle en lui disant qu’elle a trouvé ou son fils a fui, dans la ferme de son grand-père à Espirito Santo pour lui offrir un cheval.

Choqué, Théo marche sur la route et se fait renverser par une voiture.

Custodio (Abrahão Farc) l’homme qui l’a frappé le recueille et le remet sur pieds, suffisamment pour que Théo emprunte une moto chez un garagiste ayant vu Pedro qui a dessiné pour lui.

Arrivé à la ferme du grand-père Sal Gadelha (Lima Duarte), Théo s’explique avec celui-ci et lui reparle après des années de brouille.

Menuisier, le vieil homme lui explique que son fils a hérité de lui d’un don pour le dessin…

Les retrouvailles familiales sont ensuite intenses, Branca pouvant enfin gouter à la piscine fraichement réparée…

En conclusion, « Le chemin » est un très bon film d’auteur brésilien prenant pour thématique les difficultés de communication familiales et les complexes relations père-fils.

L’histoire, tout d’abord extravagante, prend peu à peu du sens et met en valeur le parcours initiatique de ce médecin paulista écumant les campagnes de São Paulo, du Mina Gerais et d’Espirito Santo pour retrouver son fils.

Plaisant donc, riche et intense, un film intelligent et profond qui vaut le détour !

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 13:43
Lolita (Adrian Lyne)

Bouclons la boucle avec la version de « Lolita » d’Adrian Lyne.

Sorti en 1997, « Lolita » est une nouvelle adaptation du roman de Nabokov après celle de Kubrick.

La trame narrative est classiquement suivie, Humbert Humbert (Jeremy Irons) un séduisant quadragénaire européen s’établissant en Nouvelle-Angleterre pour écrire un livre sur la littérature française.

Mais l’auteur d’âge mur tombe sous le charme vénéneux de la fille de sa logeuse, Madame Haze (Melanie Griffiths), Dolores alias Lolita (Dominique Swain).

Agée de quatorze ans, Lolita joue un jeu dangereux avec Humbert à base d’attouchements, d’œillades et de provocation le tout dans le torride été américain d’une petite ville.

Séduit, Humbert tombe dans le piège et est d’autant plus triste quand Madame Haze place sa fille dans un camp d’été.

Il accepte par calcul de l’épouser pour rester au plus près de son amour tabou et commet l’erreur de consigner chaque jour ses pensées profondes, sensuelle pour la gamine, méprisante pour la mère, considérée comme une vache.

Après des nuits passés à la droguer et à songer sérieusement à l’éliminer, Humbert a la désagréable surprise de voir Madame Haze découvrir son secret et menacer de le quitter.

Malheureusement ou heureusement, Madame Haze meurt renversée par une voiture en allant poster des lettres de rupture/dénonciation.

Humbert saute alors sur l’occasion pour capter Lolita à la sortie du camp et l’emmener dans une longue ballade en voiture à travers les Etats-Unis.

Il devient son amant, supportant par amour les excentricités et les provocations de sa belle fille.

Mais la jalousie et la paranoïa s’installent également dans son esprit au point de pousser Lolita à arrêter l‘université…

Humbert se pense traqué par un détective ressemblant à son cousin et puis il y a cet homme, le producteur Clare Quilty (Frank Lagella) rencontré dans le hall d’un hôtel.

Lorsque Lolita le quitte brutalement, Humbert perd pied, revient sur ses pas, cherchant et cherchant en vain…

C’est elle qui le contracte, mariée et enceinte pour une grosse demande d’argent.

Humbert la rencontre, paye son du malgré son dégout pour son mari, un modeste mécano.
Il retrouve néanmoins Quilty l’homme qui l’a enlevé à lui pour l’amener à participer à des partouzes avec des adultes et le tue dans son manoir après un pénible dialogue et une douloureuse agonie.

Le film s’achève comme il a commencé, sur la malheureuse dérive du vieil écrivain…

En conclusion, ce « Lolita » colle très bien dans les grandes lignes au roman sulfureux de Nabokov même si Lyne vieillit un peu la gamine et donne à l’homme mur les traits séduisants du sex symbol Jerermy Irons.

Point fort du film, l’éclairage et la grande sensualité des scènes, censées montrer le désir naissant dans une atmosphère chaude et intime d’été américain…

Peu de critiques majeures donc sur l’adaptation classique d’une œuvre majeure et sur la qualité des acteurs, tous très bons dans leurs registres respectifs.

Lolita (Adrian Lyne)
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 21:53
Ventos de agosto (Gabriel Mascaro)

Sorti en 2014, « Ventos de agosto » est un film du réalisateur brésilien Gabriel Mascaro.

L’histoire se déroule dans un petit village perdu au fin fond du Nordeste, ou Shirley (Deandra de Morais) une jeune femme de São Paulo s’ennuie ferme à s’occuper de sa grand-mère âgée (Maria Salvino dos Santos).

Pour passer le temps Shirley écoute du punk-métal, couche avec Jeison (Geova Manoel dos Santos) un jeune pêcheur du village, l’accompagne dans ses longues sorties en mer mais aussi dans le rude exercice de la cueillette des noix de coco, source principale de revenus du village.

Le temps s’écoule lentement sous les tropiques jusqu’à ce que Jeison retrouve le corps d’un homme dans la mer.

Très choqué, Jeison ramène le cadavre au village pour tenter de l’identifier et lui accorder un enterrement digne de ce nom.

Malgré le poids des traditions, la présence du corps dans le village finit par incommoder les habitants, embarrassés par une mort violente occasionnée par blessure par balles.

Jeison tient tête avec obstination à son père (Antonio José dos Santos) lui-même pêcheur qui lui reproche de négliger son travail pour s’occuper du corps.

Alors qu’un chercheur (Gabriel Mascaro) sillonne la beauté du littoral pour enregistrer des sons de la mer et du vent, Jeison prend la décision radical de monter dans une barque pour remettre le corps au commissariat de police d’une ville plus grande amène de traiter ce cas embarrassant.

De guerre lasse, Jeison finit par laisser le corps devant le poste de police et revient au village ou il retrouve Shirley pour poursuivre leur contemplation enamourée.

En conclusion, « Ventos do agosto » est l’archétype du film d’auteur lent et contemplatif.

Peu de mots, peu d’actions, des acteurs inconnus travaillant sur l’intériorité pour un ensemble décrivant la vie particulière au bout du monde, dans une zone très reculée ou les gens vivent de peu dans une nature omniprésente.

Malgré une certaine sensibilité, des réflexions pertinentes autour de la vieillesse et de la mort, difficile d’accrocher à un film aussi mou et peu attractif…

Ventos de agosto (Gabriel Mascaro)
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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 10:53
Lolita (Vladimir Nabokov)

L’année dernière quasiment à la même époque j’avais dégusté le « Narcisa » de Sebastian Shaw je me devais logiquement de m’atteler à l’œuvre l’ayant inspiré le fameux « Lolita » de Vladimir Nabokov.

Sorti en 1955 et victime de à juste titre selon moi d’une forte censure, « Lolita » raconte sous la forme d’un récit d’un français nommé Humbert Humbert, la confession d’une folle passion amoureuse d’un écrivain français d’une quarantaine d’années pour une enfant de douze ans, Dolores Haze, surnommé Lolita.

Issu d’un milieu aisé possédant un hôtel de luxe sur la Cote d’Azur, Humbert commence par une pénible justification de ce qui pour lui l’incline à aimer les très jeunes filles, en évoquant une amourette ratée avec une fillette nommée Annabel.

Traumatisé par le souvenir de ce premier amour contrarié, Humbert la suite de sa vie amoureuse comme un pénible cheminement avec des femmes adultes et fait preuve très tôt de son attirance coupable qu’il ne peut étancher qu’avec des jeunes prostituées.

Quitté par sa première femme, Valeria, Humbert saisit l’occasion d’un héritage aux Etats-Unis pour quitter sa vieille Europe natale.

Après quelques aventures ratées, Humbert décide de s’établir en Nouvelle-Angleterre, dans la petite ville de Ramsdale.

Il prend une chambre louée par une certaine Charlotte Haze, divorcée elle aussi qui a une fille nommée Dolores qui le séduit instantanément.

Fasciné par le corps de « nymphette » de la petite, Humbert ne tarde pas à l’épier et entame dans un torride été américain un trouble jeu de séduction qu’il se doit de cacher à sa mère.

Selon ses écrits, la petite répond favorablement à ses taquineries, ses œillades et ses attouchements légers.

L’écrivain prend l’habitude risquée de coucher par écrit ses émois quotidiens, tout en prenant soin d’enfermer le résultat de sa production dans un meuble fermé.

Gamine impertinente et capricieuse, Lolita est souvent en conflit avec sa mère qui finit par la place dans un camp de vacances, au grand désespoir d’Humbert qui perd ce qui est devenu son unique source de plaisir.

Après le départ de Lolita, Charlotte déclare son amour à Humbert qui accepte uniquement par désir de s’attacher davantage à Lolita.

En réalité, cette femme mure et grasse le dégoute car ne correspond pas du tout à ses critères déviants.

Mais quand elle lui apprend qu’à son retour, Lolita va être placée à l’Université de Beardsley ce beau stratagème s’effondre totalement.
Près d’un lac, Humbert se sent alors de pulsions de meurtre qu’il ne peut assouvir par lâcheté.

La destin va prendre pourtant un autre tournant puisque Charlotte découvre le journal malsain de son mari et surtout toute la répugnance qu’elle lui inspire.

Prise d’un accès de folie, elle est renversée par une voiture en allant poster ce qu’on devine être des lettres de divorce et d’accusation de pédophilie.

L’occasion est trop belle pour Humbert, qui récupère Lolita à la sortie du camp, lui fait croire que sa mère est simplement malade et part dans une folle équipée à travers les Etats-Unis.

Le statut de beau père offre une frêle apparence de respectabilité à ce couple hors normes vis-à-vis de quelques questions embarrassantes et Humbert profite de ces longs tête à tête avec l’enfant pour la droguer, la manipuler et asseoir davantage son emprise sur elle.

Ils vivent dans des motels minables comme il en existe des milliers dans les petites villes des Etats-Unis et vont souvent au cinéma pour répondre aux exigences de Lolita, fasciné par le grand écran.

Jaloux et possessif, Humbert exige de tout savoir des expériences sexuelles avec une jeune fille et un jeune garçon au camp de vacances puis finit par lui révéler la vérité sur la mort de sa mère afin d’éradiquer pour de bon toute velléité de rébellion.

Cette cavale dure un an à travers la Nouvelle Angleterre, descend au Sud puis bifurque à l’Ouest jusqu’à atteindre les Rocheuses puis le Pacifique, remonte ensuite vers le Nord avant de revenir au point de départ pour se rendre à l’université de Beardsley dirigée par la rigide Mrs Pratt.

De cet long périple américain, Humbert ne retient que les grands espaces d’une beauté à couper le souffle, sans commune mesure avec la vieille Europe et les scènes de ménage avec sa chère protégée sur laquelle il veille jalousement en établissant des règles strictes visant à la tenir à l’écart des autres tentations éventuelles.

Mais le comportement étrange de ce père rigide va alerter Pratt qui va finir par le convoquer pour le pousser à quelques assouplissements nécessaires selon elle à l’épanouissement de Lolita comme aller à des boums ou participer au club de théâtre.

Puis sur un coup de tête, Lolita fait part à son désir d’arrêter l’université et ce couple atypique se retrouve à nouveau à écumer les routes des Etats-Unis.

La paranoïa de Humbert se traduit par la peur d’être suivi par un détective privé qu’il affuble du nom d’un de ses cousins européen corpulent, Gustav Trapp et dont la traque après la disparition de Lolita, internée à l’hôpital, deviendra obsessionnelle.

Sans Lolita, Humbert tente de trouver des substituts comme Rita, une adulte au physique gracile avec qui il vit quelques temps en couple à New-York puis reçoit finalement en 1952 une lettre de sa chère aimée, lui annonçant s’être mariée et avoir besoin d’argent.

Persévérant et armé d‘un colt, Humbert retrouve la trace de la jeune mariée enceinte comble du comble d’un rustre mécanicien manchot nommé Filler mais ne peut se résoudre à les tuer.

Il remporte sa haine contre Clare Quilty, un producteur de films avec qui il s'est enfuie et le tue dans son ranch après un dialogue houleux et une agonie aussi lente que douloureuse.

Finalement, Humbert se laisse prendre par la police mais meurt peu avant son jugement d’une crise cardiaque…

En conclusion, « Lolita » reste plus de soixante ans après sa sortie une œuvre sulfureuse dont les justifications permanente de l’auteur en puisant des références dans l’Histoire ou même la Géographie sont absolument abjectes.

Difficile de ne pas voir au premier abord une éloge de la pédophilie puisque bien que se reconnaissant malade, Humbert tend à décrire une forme de consentement de sa proie, du reste soigneusement maintenu sous un conditionnement sévère.

Mais en creusant davantage on pénètre l’esprit d’un homme torturé, vivant en esclave de sa dépendance à cet amour obsessionnel.

Délire de pureté ? De fraicheur ? D’innoncence ? Impossible à savoir précisément mais en tout cas très certainement déviance coupable à mon sens compte tenu des effets destructeurs même à retard, non évoqués sur le psychisme de la jeune femme.

Au-delà de son thème scandaleux, « Lolita » est aussi un road movie américain à travers l’Amérique profonde et un roman au style corrosif, unique souvent drôle et cruel.

Une œuvre donc assez inclassable que je ne saurais pour toutes les réticences évoquées plus haut qualifier de chef d’œuvre.

Lolita (Vladimir Nabokov)
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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 14:48
D'une famille à l'autre (Anna Muylaert)

Sorti en 2016, « D’une famille à l’autre » est un film brésilien d’Anna Muylaert.

Pierre (Naomi Nero) est un jeune homme vivant avec sa mère Arcay (Dani Defussi) et sa petite sœur Jaqueline dans la périphérie de São Paulo.

La famille vit modestement et Pierre se cherche beaucoup, jouant dans un groupe de rock et multipliant les aventures dans des sorties nocturnes.

Un autre de ses penchants est moins avouable : se maquiller et se vêtir en femme.

Un jour pourtant ce fragile équilibre bascule : la police civile débarque dans la maison et emmène Arcay qui est accusée de ne pas être la mère de Pierre.

Malheureusement cette accusation se vérifie après un test génétique et le pire est alors révélé : Pierre qui a été volé à sa naissance n’est pas le fils d’Arcay et doit être restitué à ses véritables parents Matheus (Nachtergaele) et Gloria (Dani Defussi également).

Yara (Luciana Paes) une tante de Campinas vient alors aider Jacqueline qui est mise sous la coupe d’une assistante sociale.

Pierre qui se nomme en réalité Felipe doit alors s’adapter à une nouvelle vie parmi la classe aisée de São Paulo.

Ses parents biologiques font tout pour l’intégrer mais les choses se passent mal pour Pierre qui peine à supporter cette situation difficile pour lui.

Par provocation, Pierre décide d’uniquement s’habiller en femme ce qui provoque de violentes altercations avec Matheus.

La police révèle que Jacqueline aussi a été enlevé et doit être restituée à ses véritables parents.

Ce nouveau déchirement réveille les pulsions bisexuelles de Pierre et sa frénésie d’expériences.

Gloria parvient à l’empêcher de partir pour visiter Arcay et le jeune homme accepte son jeune frère Joca (Daniel Bothello)…

En conclusion, « D’une famille à l’autre » porte sur un sujet original et fort : le déracinement adolescent.

Les acteurs sont excellents de justesse, notamment Dani Defussi extraordinaire dans deux rôles diamétralement opposés et Naomi Nero très bon en adolescent paumé et rebelle…

Intime et puissant donc, « D’une famille à l’autre » déçoit cependant avec sa fin trop rapide et à mon sens bâclée, qui laisse en plan le spectateur, pourtant bien immergé dans ce drame familial à tiroirs…

Dommage même si le film vaut assurément le détour !

D'une famille à l'autre (Anna Muylaert)
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 19:22
Una noche (Lucy Mulloy)

En 2012 « Una noche » un petit film Lucy Mulloy parvient à se frayer un joli succès d’estime notamment au festival de Deauville.

« Una noche » raconte l’histoire à La Havane d’un jeune garçon nommé Raul (Darriel Arrechaga) qui a pour ferme intention de quitter Cuba par tous les moyens pour fuir la misère et la maladie notamment de sa mère Hilda (Katia Caso), une prostituée malade du sida.

Travaillant comme cuisinier dans un restaurant, Raul parvient à convaincre son ami Elio (Javier Nunez Florian) de tenter avec lui la grande traversée de 145 km de mer mais dans un pays aussi surveillé que Cuba, l’entreprise prend du temps à se monter.

Lila (Anailin de la Rua de la Torre), la sœur de Elio qui fait du tae kwon do, ignore son projet de départ et rencontre par hasard Raul qui tombe sous son charme.

Mais la farouche jeune femme résiste, faisant fi des problèmes familiaux entre sa mère et son père, un militaire acariâtre qui entretient une relation secrète avec une autre militaire.

Les choses prennent une autre tournure lorsque Raul blesse un touriste client de sa mère.

Traqué par la police, il presse Elio de réunir les derniers éléments pour partir.

Celui-ci vend son vélo pour acheter deux chambres à air, un petit moteur de bateau, des lunettes de natation et une petite chaine en or.

Elio termine par deux larcins : le vol de provisions puis du GPS du père de sa copine Greisy (Greisy del Valle)

Il rattrape in extremis un Raul désespéré juché sur le toit d’un immeuble délabré pour échapper aux rafles et les duo décide d’aller sur la plage.

Les deux garçons découvrent que Lila a découvert leur secret et qu’elle a tenté de saboter leur embarcation.

Après une discussion orageuse, ils acceptent de l’emmener avec eux dans leur tentative.

Les trois adolescents grimpent donc sur leurs chambres à air et pagaient dans l’espoir d’arriver à Miami ou Raul croit pouvoir y retrouver son père.

Sur le frêle esquif la tension sexuelle est à son comble, Raul tentant de séduire une Lila de plus en plus réceptive à son charme et Elio jaloux, laissant apparaitre une attirance homosexuelle inattendue.

Mais sans moteur et sans GPS, l’expédition tourne court et le radeau chavire.

Elio est dévoré par les requins tandis que Raul et Lila s’accrochent à la vie avec l’énergie du désespoir.

Au petit matin, ils se réveillent en ayant l’impression d’avoir atteint Miami alors que de simples touristes américains présent à Cuba les ramènent à la dure réalité et à la police qui embarque Raul…

En conclusion « Una noche » est un joli petit film vantant la beauté d’une jeunesse cubaine pleine de vie et d’espoir, prête à prendre tous les risques pour fuir une ile ou tout manque.

Les acteurs, rayonnants de fraicheur et de justesse sont époustouflants…

L’intrigue simple mais efficace et rythmée, le dépaysement de l’ambiance de décadence ensoleillée vous emporte dans un tourbillon de plaisir réjouissant.

Une véritable leçon à tous ces réalisateurs français prétentieux, torturés et ennuyeux comme la pluie !

Una noche (Lucy Mulloy)
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 20:44
Breaking the waves (Lars Von Trier)

Grand cinéma toujours avec « Breaking the waves » du danois Lars Von Trier.

Sorti en 1996 et récompensé par divers prix européens donc cannois, « Breaking the waves » raconte l’histoire de de Bess Mc Neill (Emily Watson) qui épouse dans les années 70 un ouvrier du secteur offshore Jan Nyman (Stellan Skarsgard).

Le mariage se fait contre l’avis de la petite communauté religieuse de l’ile du nord de l’Ecosse ou le couple réside mais Bess reçoit malgré tout le soutien de sa sœur Dodo (Katrin Cartlidge) qui souhaite son bonheur avant tout.

Restée vierge pour le mariage, Bess découvre le plaisir charnel et l’amour fou avec Jan qui est un amant passionné.

Après quelques semaines, le départ de Jan de retour sur sa plateforme aux cotés de ses collègues Terry (Jean-Marc Barr) et Pits (Mikkel Gaup) est vécu comme un déchirement par Bess qui se tord de douleur à cause du manque.

Un jour Jan a un accident de travail et revient paralysé mais conscient.

Bess doit donc se résigner à l’invalidité de son mari et à suivre les traitements lourds du Docteur Richardson (Adrian Rawlins).

Mais Jan qui n’a plus aucune raison de vivre mis à part son amour pour Bess lui demande de coucher avec des hommes et de lui raconter ses aventures afin de soutenir sa libido.

Malgré quelques réticences notamment par rapport à sa foi, Bess accepte finalement par amour pour son mari et obtient quelques succès qui la font rapidement passer pour une dépravée auprès des autorités religieuses ou médicales de l’ile.

Le point culminant des aventures de Bess consiste à aller rendre visite à de dangereux marins en escale sur un cargo et à finalement s’enfuir pour sauver sa vie.

Incapable de supporter le scandale, Richardson force Jan à signer une décharge pour interner Bess et ainsi se faire éloigner à Glasscow pour subir de nouveaux traitements.

Choquée, Bess erre dans l’ile et se fait excommunier par le pasteur (Jonathan Hackett) pour son attitude et ses propos inconvenants.

Devenue une paria rejetée par sa propre mère (Sandra Voe), agressée par les enfants, Bess apprend par Dodo que Jan est mourant.

S’en est trop pour elle et elle est admise à l’hôpital après une chute ou elle y meurt après avoir vu une dernière fois son mari.

Miraculeusement Jan se remet de ses blessures et réapprend à marcher.

Plutôt que subir les foudres de l’église qui ne souhaite pas donner une sépulture, il dérobe avec ses amis le corps de sa femme et le jette dans la mer lui accordant la liberté à laquelle elle aspirait.

Finalement Richardson reconnait dans son témoignage médical un excès de bonté plutôt qu'une maladie mentale ce qui choque ses collègues médecins.

En conclusion, « Breaking the waves » est un film au sujet fort et dérangeant dont ni l’interprétation, ni la réalisation ne m’a séduit.

Lars Von Trier a visiblement des choses à dire et se montre intéressant sur le fond en tentant de montrer que le véritable amour est celui charnel, organique d’un être humain à un autre humain de chair et de sang et non par celui transcendant d’une religion.

Mais la forme de l’œuvre, sa longueur rébarbative, son atmosphère austère et froide, la simplicité rustique des personnages, la crudité de corps blancs et laids copulant m’ont particulièrement rebuté.

Reste une bande son superbe car rock des années 70 mais complètement décalée par rapport à l’ambiance froide et laide…

Dommage donc.

Breaking the waves (Lars Von Trier)
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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 08:52
Fin (Fernanda Torres)

Nouveau coup de projecteur sur la littérature brésilienne contemporaine avec « Fin » premier roman de l’actrice Fernanda Torres, présente au salon du livre de 2015.

Sorti en 2013, « Fin » relate le destin de cinq copains du Rio de Janeiro des années 70.

Alvaro est le premier d’entre eux a être honoré avec le portrait d’un vieil homme de 80 ans dont la vie a toujours été entaché d’un problème d’impuissance qui a conduit sa femme Irène à le tromper et le quitter avec Jairo un maitre nageur de son club de piscine.

Solitaire, amer et diminué physiquement, Alvaro finit tristement sa vie renversé par une femme en voiture à Copacabana.

Son enterrement dirigé par le père Graça, provoquent une émotion insoupçonnée chez Irène trainée presque de force par sa fille Rita.

Vient ensuite le tour de Silvio, qui a laissé tombé sa femme Norma et un confortable emploi de fonctionnaire à la Banco do Brasil, pour suivre sur un coup de tête Suzana, une jeune hippie-junky de Bauru, qu’il a ravi à son copain Ribeiro.

Silvio va vivre plusieurs mois de défonce et de liberté sexuelle en ménage à trois avec Brites, une autre jeune femme bisexuelle de Porto Alegre.

Finalement quitté par Suzana, Silvio erre seul dans le Centre de Rio avant de mourir seul d’une overdose en pleine rue.

Ribeiro, le sportif de l’équipe qui donnait des cours de gym ou de volley ball sur la plage de, aura connu un âge mur obsédé par la jeunes vierge, mourant d’une crise cardiaque occasionnée par une surdose de viagra à la veille d’un rendez vous galant avec une nymphette nommée Alda.

Contrairement à ses amis l’étalon Ribeiro est incinéré et ses cendres dispersées sur la plage de Botafogo.

Un long passage est ensuite consacré à Ruth qui fut la femme de Ciro, le beau parleur érudit et musicien de la bande, qui séduisait toutes les femmes.

Malgré la naissance d’un enfant, Ciro n’en continua pas moins sa vie de cavaleur ce qui rendit folle de jalousie Ruth.

Le Don Juan fut emporté aussi subitement que mystérieusement par une tumeur maligne extrêmement agressive et laissa Ruth dévastée s’éteindre à petits feux.

La dernière partie du livre permet cependant de réaliser que même cloué sur un lit d’hôpital après une opération de la dernière chance, Ciro réussit à convaincre une Maria Clara jeune infirmière de lui procurer quelques derniers instants de plaisir et de le débrancher pour abréger ses souffrances.

Neto le mulâtre connut lui aussi une passion pour Célia, belle mulâtresse comme lui mais ne supporta pas sa mort prématurée par rupture d’anévrisme et s’enfonça dans un cycle infernal de dépressions et de médicaments.

Pour finir le père Graça qui a supervisé les obsèques des cinq homme abandonne ses fonctions de prêtre à Rio de Janeiro et part se consacrer à une organisation écologique dans le Mato Grosso.

Au cours d’une exploration forestière il reçoit une balle et voit aussi sa dernière heure arriver.

En conclusion, « Fin » est une œuvre surprenante, profonde et puissamment écrite.

Torres nous fait vivre avec talent et maitrise le destin croisé de ces cinq copains de la même génération aussi différents les uns que les autres et parvient à nous émouvoir en nous montrant comment une vie se déroule en accélérée jusqu’au point que bien souvent personne ne veut prendre en considération : la fin, qu’elle soit brutale ou l’aboutissement d’un long processus de vieillissement.

On ressort donc charmé, bouleversé et admiratif par la qualité de ce roman hommage avec en toile de fond les beaux quartiers d’un Rio de Janeiro finalement assez discret.

Espérons donc que « Fin » ne soit que le début d’une longue œuvre littéraire !

Fin (Fernanda Torres)
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 21:13
Invictus (Clint Eastwood)

Tous les lecteurs de ce blog connaissent mon admiration pour Clint Eastwood aussi Est-ce avec un grand plaisir que je vais m’atteler à la chronique de « Invictus ».

C’est en 2009 très peu après un « Grand Torino » crépusculaire que sort ce film dédié à l’action de Nelson Mandela lors de la Coupe du monde de rugby en 1995.

Libéré en 1990 après 27 années de captivité, Mandela (Morgan Freeman) devient président d’Afrique du sud et doit composer avec un pays divisé entre les Noirs pauvres et majoritaires et les Blancs qui détiennent encore le pouvoir économique.

Souhaitant l’unification d’un pays divisé par des années d’apartheid, Mandela va tirer profit de la Coupe du monde de rugby organisée en Afrique du Sud pour apaiser les tensions raciales.

Pour cela il commence par mixer son service de sécurité en mélangeant flics noirs géré par Jason Tshabalala (Tony Kgoroge) et forces spéciales blanches gérée par Etienne Feyder (Julian Lewis Jones), puis convoque François Pienaar (Matt Damon), le capitaine des Springboks pour un entretient particulier afin de redonner confiance à une équipe méconnaissable accumulant défaites sur défaites.

Tout en agissant sur les Boks afin de les amener à se rendre dans les townships pour faire des démonstrations auprès des jeunes Noirs, Mandela demande aux cadres de son parti de l’ANC de soutenir massivement un sport jadis réservé à l’élite blanche.

La préparation des Boks s’achève par une visite de la cellule on était détenu le président durant ses longues années de captivité.

Lors du tournoi, l’effet Mandela semble agir puisque les Boks gagnent leur match devant une foule de plus en plus unie auteur de ses champions.

Le jour de la finale face aux redoutables All Blacks qui étaient largement favoris en raison de la présence de Jonah Lomu (Zak Feau‘nati), les Boks se surpassent et arrachent la victoire face à un pays entièrement acquis à leur cause.

En conclusion, bien que filmé avec savoir faire, « Invictus » un film d’un classicisme et d’une plateur absolue.

Eastwood réalise ici en pilotage automatique autour des ses deux stars, un Freeman vieilli et un Damon alourdi pour son rôle, sans prendre un centième de risque.

Le résultat est un film affreusement politiquement correct, d’une fadeur atroce qui ne séduira que les amateurs de rugby (et encore !) en raison des phases de jeu filmées avec la classe habituelle du réalisateur.

Immense déception donc après l’enchantement d’un « Grand torino » et sans doute le plus mauvais film qui m’ait été donné de voir de toute la carrière de ce génie du cinéma qu’est le grand Clint !

Invictus (Clint Eastwood)
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 13:20
Samba triste (Jean-Paul Delfino)

Le Brésil toujours avec « Samba triste » de Jean-Paul Delfino, écrivain marseillais mais brésilien de cœur.

Sorti en 2008, « Samba triste » évoque une période dite noire pour le Brésil, les années de dictature ou les généraux étaient au pouvoir entre les années 60 et 80.

Journaliste de Globo et opposante politique exilée à Marseille avec son jeune fils Jorge, Lucina Zumbi décide en 1972 de revenir dans sa ville à Rio de Janeiro après avoir reçu l’autorisation des autorités.

Mais dès son arrivée à l’aéroport elle est interceptée par le SNI, le Syndicat National d’Information la police secrète du gouvernement qui lui fait subir un interrogatoire afin de lui intimer de se tenir à carreau.

Tétanisée par le souvenir des séances de torture, Lucina se promet pour Jorge de rester à distance de la politique en se cantonnant à des critiques musicales pour Globo et reprend peu à peu ses habitudes à Rio auprès de son père Bartolomeu et de sa mère Eilis, personnages emplis de spiritualité de la religion du candomblé, le vaudou brésilien.

La ville qu’elle retrouve la surprend par l’explosion de la pauvreté et de la violence.

Les favelas ont poussé comme des champignons sur les morros de la ville, gangrenant la ville en charriant ses hordes de gosses des rues, les pivetes qui mendient, volent ou se prostituent pour simplement survivre ou se droguer.

Lucina fait néanmoins quelques belles rencontre, le père Thomas Fragoso qui aide les pivetes et Ze Biscate, un de ces gosses qu’elle prend en amitié.

Dans les hautes sphères du pouvoir, Haroldo de Mello tire les ficelles demandant à Paulinho Domar da Cunha, le chef du SNI et ex amant de Lucina, d’utiliser tous les moyens pour faire évacuer la favela de Catacumba et pouvoir ainsi bâtir des résidences haut de gammes pour touristes avec vue sur le Corcovado.

Mais Catacumba ne se laisse pas faire, les habitants se coalisant en associations afin de résister à l’expropriation forcée.

C’est alors que Domar entre en action, agressant ceux qui ne veulent pas se faire acheter ou céder à l’intimidation.

Bien entendu, les favelados ne pèsent pas lourd face à l’armée et les bulldozers finissent par démolir un des multiples verrues défigurant le Rio maravilhoso des cartes postales.

Muté dans le Nord du pays ou il s‘emploie à aider les classes les plus pauvres, Thomas entretient une correspondance enflammée avec Lucina, lui déclarant son amour, qui s’avère du reste réciproque.

Proche des décideurs qui ouvrent volontairement le Brésil aux capitaux étrangers pour s’enrichir, Paulinho mène en réalité un double jeu, continuant devant son père et Bartolomeu à se prétendre comme le protecteur de Lucina mais menant en secret une étroite surveillance de son ex petite amie qui se rapproche de plus en plus des mouvements d’oppositions clandestins de gauche.

Lorsque Thomas revient à Rio et mettant de coté son engagement de prêtre, pour devenir l’amant de Lucina, la jalousie de Paulinho explose et le tout puissant directeur du SNI décide en profitant du passe droit que lui offre de Mello, de faire liquider le prêtre.

Les Escadrons de la mort, groupes d’élite de la police, recruté pour leur violence et leur absence de remords, sont alors envoyés pour rafler et tuer les pivetes, déclarés « bêtes noires » par de Mello.

Lors de l’assassinat de Thomas, Dido, un pivete proche de Biscate devenu un trafiquant respecté de tous dans les favelas de Rio, voit Paulinho sur place et devient un témoin clé dans son implication.

Après quelques péripéties, Ze parvient à prévenir Lucina qui découvre horrifié les mensonges de Paulinho.

La mort Thomas et l’implication de Paulinho, sont un électrochoc pour Lucina qui décide, avec l’aide de Ze de Rio, de pénétrer dans Rocinha la plus grande favela de Rio pour observer le quotidien de misère et désespoir des habitants puis celui des pivetes opérant à Copacabana, Ipanema ou Leblon.

En 1985, sous la poussée des mouvements populaires et libertaires du Brésil, les militaires sont contraints de laisser la place à un système plus démocratiques.

Cette ouverture relâche la censure sur les médias et permet à Lucina, soutenue par la direction de Globo de publier des articles décrivant la réalité du quotidien des laissés pour compte du Brésil.

En couple à présent avec Roberto Guimarães, journaliste réputé de Globo au sein duquel travaille également Jorge également passionné à 20 ans par le journalisme, Lucina assiste au tournant décisif avec l’élection de Tancredo Neves opposant à la dictature par le congrès.

Inquiété par ce revirement les Etats-Unis de Ronald Reagan sont soupçonnés d’avoir assassiné Neves qui incarnait l’espoir de tout un peuple au profit de José Sarney, réputé plus favorable à leur régime.

La mort de Neves est une commotion nationale pour tout le Brésil mais vient télescoper celle de Eilis, parti rejoindre ses ancêtres.

Peu après, Bartolomeu part rejoindre sa chère au cours d’une belle nuit étoilée bénie par le Corcovado.

En conclusion, « Samba triste » est un roman particulièrement abouti et documenté, se penchant sur une période assez oubliée de l’histoire, celle de la dictature militaire qui enserra dans une poigne de fer la population pendant une vingtaine d’années.

On retrouve certes les clichés négatifs souvent associé au Brésil et à Rio de Janeiro en particulier, c’est-à-dire la violence, la misère et le désespoir des favelas poussant des enfants sur le chemin de la drogue, de la prostitution ou des gangs.

La corruption et la violence agite aussi les hautes sphères de la politique et de la police dont les célèbres Escadrons de la mort, tristement célèbres mis au service d’assassinat politiques ou de simples opérations de « nettoyages ».

Delfino brosse donc un portrait particulièrement sombre et déprimant de Rio de Janeiro par les yeux d’une journaliste revenant au pays pour témoigner.

Un livre intéressant donc même si souvent caricatural dans ses personnages et dans ses descriptions de Rio qui ne se limite pas au clivage Copacabana/Favelas.

Samba triste (Jean-Paul Delfino)
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