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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 20:54
And before Elf... they were Elves (The electric elves)

Peu de gens le savent mais Ronnie James Dio avait bel et bien une vie non seulement avant Black sabbath mais aussi Rainbow et sortit trois albums au début des années 70 avec le groupe Elf.

Sorti en 2011 , « And before Elf… they were Elves » est une compilation de douze titres s’intéressant à la période précédent Elf à l’époque ou la formation New-Yorkaise appelée The electric elves comptait David Fenstein/Nick Pantas aux guitares, Gary Driscoll à la batterie, Doug Thaler aux claviers, Dio assurant également la basse en plus du chant.

Nous sommes donc à la fin des années 60, le hard rock n’existe pas encore et The electric elves débute par une reprise blues déchirante « You shook me » de Willie Dixon et J.B Lenoir.

Déjà la voix de Dio, mélange de puissance et d’émotion pures, en impose dans ce registre pourtant ultra balisé.

Ce blues pesant s’éveille cependant dans son dernier tiers beaucoup plus rythmé en flirtant avec un rock ‘n’ roll plus endiablé.

On reste dans le même registre avec « Stay with me » reprise blues de Rod Stewart certes correctement exécutée mais manquant par trop d’originalité et d’intensité pour séduire.

Plus court, « Four day creep » reprise de Jesse Crump balance un peu plus un groove sexy enchainé d’un intense « Buckingham blues » aux faux airs de « Purple haze » de Jimmy Hendrix.

The electric elves changent registre avec « Wakeup sunshine » et « Driftin » deux ballades, l’une cristalline et légère, l’autre plus longue et triste sur lesquelles la voix d’or de Dio se fait déjà renversante de beauté.

Porté par un chanteur aussi exceptionnel, il parait impossible de résister à « Smile for me lady » nouvelle ballade atteignant pleinement sa cible : activer nos glandes lacrymales.

On finit malgré tout par trouver le temps long et à s’endormir franchement sur les trop doucereuses « You felt the same way » et « Simple man » reprise de Graham Nash.

Le son lourd des guitares électriques revient sur « Drown me in the river » qui flirte par son agressivité avec le hard rock avant l’heure.

L’album se termine par « Cold ramona » bien faible malgré son rythme soutenu et « Little queenie » archétype de la reprise blues rock linéaire et ennuyeux sauvé in extremis par une reprise de « Johnny b Goode » de Chuck Berry.

En conclusion, « And before Elf… they were Elves » est un album sympathique pour tous les amateurs de vieilleries blues rock… mais pas que ! Tant le son de guitare de la paire Fenstein/Pantras dense et puissant lorgne déjà vers ce que le style dans lequel Dio explosera : le hard rock.

Alors certes les reprises blues/folk se montrent parfois pesantes, mais réduire « And before Elf… they were Elves » à cela constituerait une grave erreur qui ferait passer l’auditeur à coté de petites pépites principalement illuminées par le talent vocal déjà hors normes dans les années 60 de Dio.

Rien que pour écouter Dio chanter dans ce registre plus feutré, je ne peux que recommander cet album enfoui sous les strates de l’histoire musicale.

And before Elf... they were Elves (The electric elves)
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 09:59
Fire and water (Free)

Le rock des années 70 avec « Fire and water » troisième album des britanniques de Free.

Formé à Londres la fin des années 60 durant la pleine explosion du rock british, Free est composé de Paul Rodgers (chant), Paul Kossof (guitare), Andy Fraser (basse) et Simon Kirke (batterie).

Avec trois albums en deux ans, les prolifiques Anglais sortent en 1970 « Fire and water » à la pochette simplissime à souhait montrant les quatre jeunes chevelus de l’époque.

On entame avec « Fire and water » qui déroule mid tempo blues-rock solide mais sans folle inventivité ou génie.

Le feeling est identique sur « Oh I wept » blues encore sans doute plus calme que le titre précédent.

La léthargie s’installe profondément sur « Remember » qui persévère dans le même filon absolument soporifique et quitte à aller dans la douceur la plus prononcée, la ballade « Heavy load » s’en sort plus honorablement en raison principalement du grain de voix sensuel de Rodgers.

Ce même Rodgers pousse un tantinet davantage sur ses cordes vocales en un « Mr Big » qui peine toutefois à s’extraire de ses pesantes racines bluesy.

Ce bref regain est toutefois immédiatement annihilé par une langoureuse ballade « Don’t say you love me » dégoulinante de mièvrerie sur six longues minutes insupportables et il faut attendre le dernier titre, « All right now » pour trouver un titre un peu plus enlevé et rock bien que tout ceci reste fort timide.

En conclusion, malgré tout le respect qu‘on peut avoir pour un groupe de pionniers cités comme référence par Ac/Dc en raison de leur son similaire, « Fire and water » est un album fort décevant, ne parvenant jamais à se démarquer de ses racines blues.

Alors certes, les musiciens se montrent plutôt maitres de leur style et Rodgers chanteur de grande renommée au style tout de même très marqué par son époque, est plutôt agréable à l’écoute, mais aucune innovation ou prise de risque majeure ne vient pour moi justifier d’un intérêt particulier pour « Fire and water ».

A réserver donc pour les amateurs de vieux son bluesy…les autres comme votre serviteur passeront allégrement leur chemin !

Fire and water (Free)
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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 23:20
Still got the blues (Gary Moore)

Sorti en 1990 dans la foulée de son prédécesseur, « Still got the blues » est un nouvel album de Gary Moore marquant un changement d’orientation musicale vers un virage vers le blues.

Pour arriver à ses fins, le guitariste va recruter des cuivres (trompettes, saxophones), des cordes, un piano, embaucher Nick Hopkins au clavier et même s’attacher les services d’autres guitaristes complémentaires Albert King et Albert Collins.

Avec sa pochette sympathique et vintage montrant une chambre d’adolescent répétant devant un poster de Jimi Hendrix, « Still got the blues » débute par « Movin on » qui présente l’aspect d’un blues rock somme toute assez vivant et entrainant.

Assez rapidement, Moore cède à son péché mignon, reprendre des morceaux de ces bluesmen préférés, ainsi « Oh pretty woman » de A.C Williams plaisant, « Walking by myself » de Jimmy Rogers, plus convenu avec son harmonica et son rythme balisé.

Mais c’est dans le registre de la ballade blues sensuel et languissante que Moore marque des points comme le prouve « Still got the blues » modèle d’un genre … qui me laisse à vrai dire plutôt de marbre.

Les choses bougent un peu plus sur « Texas strut » de facture par ailleurs beaucoup trop classique, avant que Moore ne reprenne son entreprise d’hommage à Maxwell Davies, Saul Bihari et Johnny Watson en reprenant « Too tired ».

On déroule du blues au kilomètre, « King of the blues » composition singeant ses ainés, « As the years go passing by » lancinante reprise de Deadric Alone, toute en lenteur mélancolique à laquelle « Midnight blues » n’a rien à enlever, surclassant même par endroit son modèle par sa douleur tout en retenue.

Le Beatles George Harrison fait une apparition pour reprendre « That kind of woman » ce qui n’empêche pas ce morceau trainard et mollasson d’être ennuyeux comme la pluie.

L’album se termine par deux ultimes reprises, « All your love » d’Otis Rush correct et « Stop messing around » un tantinet plus animée de Clifford Davis et Peter Green.

En conclusion, plus grand succès de Gary Moore aux Etats-Unis, « Still got the blues » est un authentique disque de bleus qui comblera d’aise les fans … de blues et laissera complètement froid les personnes extérieures à ce style si particulier.

L’auditeur profane que je suis ne pourra donc pas adhérer à ce disque insupportablement long à l’écoute lorsqu’on ne goute pas le style ici proposé.

Virage important dans la carrière solo de Gary Moore, « Still got the blues » marque le détachement pour le monde du hard rock et un voyage quasiment sans retour dans celui du blues rock.

Avis aux amateurs … que je ne suis pas.

Still got the blues (Gary Moore)
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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 20:10
Bad for you baby (Gary Moore)

C’est avec un certain émoi que vais-je aborder « Bad for you baby » dernier album solo de Gary Moore avant sa mort en 2011.

Pour cet ultime disque sorti en 2008, Gary opte pour une pochette à l’artwork sobre ou on voit l'artiste jouer sous la pluie.

On débute par « Bade for you baby » solide boogie sur lequel le doigté du guitariste donne son plein rendement et c’est en mode énervé que déboule ensuite « Down the line » qui déroule un tempo rock plus que soutenu.

Sur une robuste ossature de riffs se pose le mid tempo « Umbrella man » avant que l’Irlandais aux doigts de fée ne lève le pied sur « Holding on » premier titre réellement bluesy excellemment chanté.

Les guitares redeviennent offensives sur « Walkin thru the park » reprise de Muddy Waters remarquablement enlevé qui laisse la place à « I love you more than you’ll ever know » languissante ballade bluesy de Al Kooper telle que Moore aime jouer à chacun de ses albums.

Passé les dix minutes soporifiques de cette ballade particulièrement statique, l’heure du réveil sonne avec « Mojo boogie » reprise de JB Lenoir bienvenue bien que volontairement rétro.

Gary poursuit au train avec « Someday baby » nouvelle reprise de Waters qui ne fait guerre d’étincelles, s’enfonce dans son cher blues stéréotypé « Did you ever feel lonely ? » qui s’étire sur plus de six minutes.

La fin du disque arrive alors avec « Preacher man blues » blues chaud et fiévreux comme une lourde soirée orageuse d’été et « Trouble ain’t for behind » ultime ballade bluesy toute en toucher qui permet à cette légende du hard et du blues de tirer sa révérence sur une jolie note de sensibilité.

En conclusion, avec son titre un tantinet passe partout, « Bad for you baby » constitue une belle sortie de scène pour Gary Moore, un peu à l’image de sa prolifique carrière, mêlant rock parfois musclé et blues racé peut être un peu trop influencés par leurs vénérables modèles mais toujours de haute voir très haute qualité.

Plus complet, équilibré et inspiré que son prédécesseur, « Bad for you baby » est un bon album de blues rock qui fait honneur au style et confirme tout le plaisir qu’on pouvait avoir à écouter Gary Moore placer riffs et solo magiques tout en n’oubliant pas de soigner son chant, souvent incroyablement émouvant.

Le rideau tombe donc sur la carrière et la vie d’un des plus grands guitaristes de rock qui ait foulé cette terre, ce qui ne peut que laisser un fort parfum de tristesse.

So long Mr Moore et saluez donc Mr Hendrix de notre part.

Bad for you baby (Gary Moore)
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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 19:59
Close as you get (Gary Moore)

Nous abordons à présent les derniers albums de la vie de Gary « bluesy » Moore avec notamment « Close as you get ».

Sorti en 2007, « Close as you get » témoigne d’une belle productivité du guitariste irlandais, capable sur la fin de sortir quasiment un album studio ou live par an.

Il s'entoure ici de Pete Rees (basse), Brian Downey (batterie) et Vic Martin (claviers)

Avec sa pochette sobre montrant le visage raviné par le temps de l’artiste, « Close as you get » débute par « If the devil made whisky » blues-rock plutôt rythmé bien que d’inspiration classique (alcool et femmes enlacés par le Diable en personne).

On plonge dans le spleen enveloppant de « Trouble at home » dans la lignée des ballades mélancoliques habituelles du chanteur puis se réveille avec plaisir sur le « Thirty days » de Chuck Berry repris avec conviction.

Gary reste tout de même très rock ‘n’ roll avec « Hard times » qui fait preuve d’une belle énergie mais replonge l’auditeur dans sa léthargie avec l’assommante ballade bluesy « Have you heard » reprise de John Mayall douloureusement étirée sur près de six minutes.

Les choses bougent un peu plus sur « Eyesight to the blind » reprise de Sonny Willamson agréable et très bien maitrisée au niveau guitare/chant mais ceci n’est qu’une nouvelle diversion pour introduire « Evening » nouvelle ballade triste, élégante et planante à laquelle « Nowhere fast » succède dans une ambiance d’aussi grande sensibilité.

Après avoir arraché des larmes à l’auditeur, Gary le fait de nouveau bouger sur la nouvelle reprise de Willamson « Checkin’ up my baby » nouvelle reprise de Willamson qui rock de manière convaincante.

Le disque se termine en douceur sur le rêveur « I had a dream » et l’acoustique « Sundown » sur lequel le guitariste exprime tout son feeling manche en main.

En conclusion, à n’en pas douter « Close as you get » s’inscrit dans la lignée des œuvres précédents de Gary Moore et ne décevra pas ses admirateurs même si il contient un nombre quasi inexistant de surprises.

Gary fait donc ce qu’il sait et aime faire, du blues déchirant agrémenté de temps à autre de bon vieux rock pour égayer l’ensemble qui serait autrement beaucoup trop tristounet et larmoyant.

Rien à dire donc sur les qualités d’interprétation du chanteur-guitariste, avec ce toucher toujours impeccable mais au détriment sans doute d’une certaine créativité.

« Close as you get » demeurera une valeur sure pour les fans de rock-blues, et plaira sans doute aussi aux autres, sans les bouleverser.

Close as you get (Gary Moore)
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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 09:33
After hours (Gary Moore)

Les dieux de la guitare toujours avec « After hours » de Gary Moore.

A sa sortie en 1992, la carrière solo de Gary Moore est en pleine explosion nourrie par le beau succès commercial de « Still got the blues » un an plus tôt.

L’Irlandais s’entoure ici d’un parterre de musiciens fluctuant Graham Walker/Anon Fig à la batterie, Will Lee/Bob Daisley/Johnny B Gaydon à la basse en plus des quelques cuivres, piano et chœurs de rigueur.

Le très accrocheur « Cold day in hell » rappelle instantanément que nous sommes ici loin du hard rock étincelant de Thin Lizzy mais bel et bien dans une veine blues rock si chère à Moore.

On reprend un classique du genre années 1930/1940 « Don’t lie to me » de Tampa Red interprété de manière trop classique à mon gout et c’est dans le registre plus personnel et émotionnel du superbe « Story of the blues » que Moore parvient à toucher la corde sensible.

Avec la légende du genre BB King, vient « Since I met you » dont les moins de trois minutes sont assez vite oubliées et encore une fois Moore se fait géant avec « Separate ways » ou sa voix magique soutenu par des chœurs sensuels se marie à merveille avec le toucher subtil et feutré de sa guitare.

Déchirante chanson de rupture, « Separate ways » peut être considérée comme un des musts de la carrière du guitariste.

On reprend un peu de vie sur « Only fool in town » enchainé du court et musclé « Key to love » bref rappel du passé rock ‘n’ roll du guitariste.

More prend ensuite le parti de nous endormir avec « Jumpin at shadows » assommante reprise de Duster Benett et s’accroche mordicus au classicisme avec « The blues is alright » de Milton Campbell.

Deux compositions personnelles pour terminer, « The hurt Inside » léger et délicat enchainé de « Nothing is the same » superbe ballade en lévitation à fendre le cœur du GI le plus endurci.

En conclusion, bien que ne figurant pas dans le style de musique que j‘affectionne le blues, « After hours » est néanmoins dans son genre, très réussi.

Je trouve que la démarche de reprendre des classiques du blues n’a pas grand intérêt, si ce n’est de faire plaisir à Gary Moore, mais que celui-ci confine au divin lorsqu’il pond des merveilles de ballades bluesy emplies de souffrance, de solitude et de désespoir.

Guitariste exceptionnel évoluant ici dans un registre plus subtil, Gary Moore se montre également comme un excellent chanteur.

Reste que « After hours » aurait pu selon moi encore gagner en grandeur en officiant dans un registre plus personnel.

After hours (Gary Moore)
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